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samedi 30 avril 2011

Conférence le 5 mai : le cours ECR vu par les parents soucieux

Une table ronde sur le programme Éthique et culture religieuse se tiendra le jeudi 5 mai à 19h30 au Musée de la civilisation, 85 rue Dalhousie à Québec.


Le panel se penchera sur le cours ECR, tel que vu par les parents soucieux. Les panélistes compren­dront :

  1. Madame Sarah Bouchard, enseignante en ÉCR en Secondaire V à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ;
  2. Monsieur Paul Donovan, directeur de l’École secondaire Loyola à Montréal, et
  3. Madame Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec.

Le table ronde sera animée par madame Catherine Lachaussée, animatrice à la première chaîne de Radio-Canada.

Une contribution volontaire est bien appréciée. Tous sont bienvenus !






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mardi 5 avril 2011

Deuxième baisse successive de la fécondité au Québec, les coûts de la politique dite familiale ne font qu'augmenter

L'indice synthétique de fécondité du Québec a baissé pour une seconde année en 2010 pour s'établir à 1,704 enfant/femme en moyenne. Cet indice était de 1,731 pour 2009 et de 1,738 en 2008. Ce taux atteignait 1,666 en 1992 lors de la mise en place de la politique d'allocation universelle à la naissance.



Le nombre des naissances a également diminué en 2010 par rapport à 2009. Alors qu'en 2009 88 600 enfants avaient vu le jour au Québec, 88 300 y sont nés en 2010.

La population du Québec en 2010 étant estimée à 7 907 375, le taux de natalité en 2010 devrait être de 11,16 ‰ (c'est-à-dire 11,16 naissances par 1000 habitants) alors qu'il était de 11,3 ‰ en 2009. Cette diminution s'explique non seulement par cette faible baisse des naissances, mais aussi par l'augmentation de la population due principalement à l'immigration et, dans une moindre mesure, à l'accroissement naturel de la population. Pour une cinquième année de suite, le nombre de décès a augmenté au Québec pour atteindre 58 400 en 2010, alors qu'en 2009 le chiffre était de 57 200.

Investissements croissants dont le rendement diminue ?

La croissance démographique du Québec semble donc s'essouffler alors que des sommes considérables et sans cesse croissantes sont investies dans sa politique « familiale » non universelle qui consiste principalement à encourager les mères à retourner au travail par le biais de garderies fortement subventionnées (7 $ par jour payés par les parents, 44,91  $/enfant par jour de subventions dans les CPE) et des aides directes aux familles pauvres ou monoparentales. Il ne s'agit pas à proprement parler de mesures natalistes universelles. En 2009, les services éducatifs à l’enfance représentaient une aide d’un peu plus de 2,4 milliards de dollars, à laquelle il fallait ajouter le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde qui permettait de verser 194 millions de dollars aux familles utilisant la garde à tarif régulier.

Entre 2003 et 2009, l’aide financière accordée aux familles par le gouvernement du Québec a augmenté de plus de 58 %. Cette aide financière comprend l'aide à la garde des enfants (2,6 milliards [source, page 33]), le régime québécois d’assurance parentale (1,2 milliard), l'allocation de soutien aux enfants plus généreuse pour les familles monoparentales ou pauvres (2,2 milliards) et la prime au travail (255 millions). Pendant cette période, le taux de natalité a augmenté de 14,8 % et le taux de fécondité de 16,7 %.

Rappelons que le programme d'allocation universelle à la naissance avait coûté de 1989 à 1996 1,406 milliard de dollars pour toute cette période soit environ 240 millions de nos dollars de 2011 par an. La fécondité était alors passée de 1,415 enfant par femme en 1988 à 1,611 en 1996, soit une augmentation moyenne de 13,8 %. L'abolition par le Parti québécois de ce programme en 1997 et l'instauration des garderies dites à 5 $ a été suivie d'un abaissement de la fécondité ; l'indice synthétique de fécondité avait alors atteint en 2002 1,475 enfant par femme. Il faut noter que l'économie n'a enregistré aucun recul pendant toute la période de 1997 à 2008, celle-ci ne peut donc expliquer la baisse de la natalité de 1997 à 2002.

Emprunter pour payer les garderies, frais des ententes de la fin 2010

Le gouvernement québécois a emprunté 219 millions $ en 2009 (dernière année disponible pour les chiffres du vérificateur général) pour financer les services de garde à l’enfance et leurs immobilisations. Ces emprunts augmentent de façon constante depuis 2006.

En outre, le régime de retraite des employés des CPE et des garderies privées conventionnées accusait un déficit de 66,7 millions $ au 31 décembre 2009. Il s’agit d’une promesse de paiements futurs que le gouvernement devra un jour honorer. Soit en puisant dans les poches de contribuables, soit en haussant le tarif des garderies.

Pire : ces chiffres n’incluent pas les coûts de l’entente collective des quelque 10 000 éducatrices en milieu familial nouvellement syndiquées par la CSN et la CSQ à la fin 2010. Selon les estimations, cette convention collective coûtera au bas mot 200 à 300 millions $ supplémentaires à l’État, dès 2011.

Perte de libertés

Rappelons enfin que la « politique familiale » étatiste du Québec s'accompagne d'une perte de liberté et de choix des parents. C'est ainsi qu'on interdit désormais tout acte religieux ou explication d'un fait religieux dans les garderies subventionnées, alors que si les parents recevaient directement des allocations de garderie (ou étaient moins imposés) égales aux subventions perçues par les garderies ils pourraient plus facilement choisir des garderies religieuses ou non, selon leur préférence.




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dimanche 27 février 2011

L'immigration, le remède imaginaire

Pour une fois, tout le monde, ou presque, est d’accord : le Québec est une société vieillissante dans laquelle le départ à la retraite des baby-boomers conduira à une pénurie de main-d’œuvre. Il est donc opportun d’augmenter les niveaux d’immigration. La chose va de soi.

Vraiment ?

Les études des démographes disponibles pour le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres pays européens montrent sans l’ombre d’un doute que l’immigration n’a qu’un impact marginal sur la structure par âge de la population de la société d’accueil. En outre, dans la recherche économique européenne et nord-américaine, on a depuis longtemps constaté que les difficultés d’intégration économique des immigrants compromettaient sérieusement la possibilité que l’immigration ait un impact favorable sur l’économie et les finances publiques.

Le Remède imaginaire se concentre sur les aspects économiques et démographiques de l'immigration, qui ont été largement négligés dans le débat public. Les auteurs ont la conviction que le public et les décideurs entretiennent une idée fausse de l’effet de l’immigration sur l’économie et la démographie québécoises, qui empêche d’évaluer de façon objective la politique québécoise d’immigration, tout en créant des attentes qui, un jour ou l’autre, seront forcément déçues.

Extrait du livre 

mardi 4 janvier 2011

Écoles lavalloises — vague d'immigration, pauvreté et tensions raciales

Le journal La Presse de ce mardi 4 janvier nous dresse le portrait de l'évolution de la population scolaire ces dix dernières années :
Le portrait a bien changé dans les écoles de Laval au cours des dernières années. La commission scolaire est débordée par la vague d'immigration qui déferle sur l'île Jésus depuis 10 ans. La pauvreté et les tensions raciales font désormais partie du paysage scolaire. Six enseignants témoignent de leur réalité.

À l'école primaire Saint-Norbert, au cœur du quartier Chomedey, les classes de maternelle sont remplies, parfois aux trois quarts, d'enfants d'immigrés qui ne parlent pas un mot de français. La tâche est titanesque pour les enseignants, qui se plaignent d'une décision qu'a prise la commission scolaire il y a huit ans: supprimer les classes d'accueil à la maternelle.

Selon les enseignants, la commission scolaire de Laval est submergée par la vague d'immigration qui déferle sur l'île Jésus depuis 10 ans. « Ça augmente continuellement. Et avec le métro, les déménagements Montréal-Laval sont devenus plus fréquents que l'inverse », souligne une enseignante, qui travaille en classe d'accueil à Saint-Norbert, et qui a préféré conserver l'anonymat.

Selon des chiffres du ministère de l'Immigration du Québec, entre 1998 et 2007, 21 000 nouveaux arrivants ont posé leurs valises à Laval. «Pas nécessairement des gens qui débarquent au pays: il y a aussi un exode vers la banlieue d'immigrés installés à Montréal depuis quelques années», explique le porte-parole Claude Fradette.

Ils sont d'origine roumaine, libanaise, marocaine, algérienne, haïtienne.

[...]

Environ 15 % de ces Lavallois d'adoption ont le statut de réfugié.

[...]

L'école Saint-Norbert reflète cette nouvelle réalité et ressemble donc beaucoup à certaines écoles de Montréal. « Quand je dis à des gens de Montréal que je travaille à Laval, les gens disent : " Ah, une belle petite école tranquille. " Mais non! C'est comme à Montréal dans certains quartiers difficiles », raconte notre enseignante.

Et c'est d'autant plus difficile que la Commission scolaire de Laval ne semble pas avoir pris acte de ce changement. « Chaque année, on commence avec cinq ou six classes d'accueil et on augmente à une douzaine en cours de route. Chaque année, on commence au minimum et il faut réinventer la roue », dit une autre enseignante de Saint-Norbert, qui travaille elle aussi en classe d'accueil depuis des années.

Il y a quelques années, la Commission scolaire a même songé à fermer toutes les classes d'accueil. On voulait intégrer les enfants au secteur ordinaire en ajoutant un volet francisation. Une aberration, disent les profs. « Il a fallu se battre, monter des dossiers. Les enfants qui ne connaissent pas le français seraient un boulet dans les classes régulières », souligne une enseignante.

Les enseignants notent également un changement de mentalité chez les immigrés qui s'établissent à Laval. « Il y a 10 ans, nos enfants étaient motivés, ils voulaient apprendre. Le prof était vu comme une figure d'autorité. Aujourd'hui, on a des enfants différents, qui ont un rapport différent avec l'autorité, dit l'une des deux profs. On a beaucoup plus de problèmes de discipline. »

Conflits entre Québécois de souche et jeunes arabes

Un vent sec et glacial souffle en cet après-midi de février 2010. Ce jour-là, le terrain de l'école secondaire Saint-Maxime a l'air d'un champ de bataille. Environ 200 élèves et des dizaines de policiers de l'escouade anti­émeute, matraques à la main, se font face. Quelques policiers sont atteints par des morceaux de glace et des pierres.

Les élèves interrogés ce jour-là sont unanimes: un conflit entre Québécois de souche et jeunes d'origine arabe est à l'origine de cette escalade de violence.

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« Une simple dispute au sujet d'une fille peut se transformer en affrontement ethnique », croit Julie Bossé, qui enseigne les mathématiques.

« L'affrontement avec les policiers était un jeu, pour eux », enchaîne son collègue, qui préfère garder l'anonymat. Les élèves ont avant tout un problème avec l'autorité, et d'abord avec les policiers, ajoute-t-il.

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Pour les deux profs, le plus grave problème des élèves de Saint-Maxime ne se trouve pas dans la cour d'école ou dans les corridors, mais bien dans les salles de classe. « Nos élèves sont extrêmement faibles en général », résume Julie Bossé.

Dans son palmarès annuel publié par le magazine L'actualité, l'école Saint-Maxime était classée au 423e rang provincial sur 477 en 2008. « En fait, notre plus grande difficulté, c'est la langue. Pour au moins 50% de la clientèle, le français n'est pas la langue maternelle, ni même la deuxième ou la troisième langue, dit l'autre enseignant. On observe alors qu'il n'y a pas de bagage culturel commun. Pour une élève afghane qui ne sait pas lire ou écrire en français, les fables de La Fontaine ne veulent pas dire grand-chose. »

Immigration et pauvreté à Laval

Le visage de Laval a beaucoup changé au cours des dernières années avec la vague d'immigration qui y a déferlé. Et cette nouvelle réalité se reflète notamment dans les écoles.

Leurs boîtes à lunch sont presque vides, quelques-uns n'ont qu'un sandwich au ketchup. Certains n'ont pas de manteaux ou de bottes d'hiver et leurs parents ne peuvent acquitter la facture d'électricité. Plusieurs élèves de l'école élémentaire L'Escale vivent dans des conditions comparables à celles d'un pays du tiers-monde.

« Ici, c'est les Nations unies ! » lance Silvia Arantio, qui enseigne depuis 10 ans dans l'école de 325 élèves du quartier Saint-François.

Les pupitres de sa classe sont occupés par 23 enfants de six nationalités. Ils sont philippins, algériens, asiatiques. Environ 40% d'entre eux sont d'origine haïtienne.

Tricotées serré, les familles de ces élèves s'entassent souvent à 12 ou 15 dans un bungalow, dans des quartiers aux noms bucoliques: de l'Harmonie, de la Joie, de la Rosée.

Mais derrière le mirage banlieusard, la pauvreté est omniprésente. « Très souvent, les enfants n'ont pas déjeuné le matin, se sentent faibles et n'ont pas de vêtements d'hiver. Parfois, ils passent deux ans avec des chaussures de pointure 9 même s'ils devraient porter des 7 », décrit Mme Arantio.

Pour les enseignants de L'Escale, l'éducation ne se fait pas seulement devant un tableau noir, mais aussi à la maison. Il faut dire que les familles vivent souvent dans des conditions de grande austérité. «Les Haïtiens envoient souvent de l'argent à leurs familles en Haïti, surtout depuis le tremblement de terre alors qu'ils ne peuvent pas payer leur électricité», souligne Michel Gingras, aussi professeur à L'Escale, au service de la Commission scolaire depuis 20 ans. « On fait de l'éducation à tous les points de vue. Même pour l'hygiène. Ce n'est pas rare qu'on dise à des jeunes de sixième année de retourner à la maison prendre une douche », dit Silvia Arantio.

[...]

Laval est selon lui victime de sa réputation. « C'est la ville des extrêmes entre riches et pauvres. Le plus triste, c'est que ça ne s'améliorera pas. Il faut faire de l'éducation auprès des familles, parce que la pauvreté se transmet d'une génération à l'autre », prévient M. Gingras.

Secteur en mutation, lente ghettoïsation

Native de Saint-François, autrefois un quartier ouvrier blanc et francophone, Silvia Arantio a vu le secteur se muer avec les années en une sorte de prolongement du quartier Montréal-Nord. Les familles haïtiennes se sont en quelque sorte ghettoïsées.

Il y a quelques années, Saint-François était le terrain de jeu des gangs de rue dans l'île Jésus. La situation s'est améliorée dans les dernières années, de l'avis même des policiers. En fait, les problèmes se sont déplacés dans d'autres quartiers de Laval. Le quartier demeure extrêmement pauvre, et tente de peine et de misère de devenir plus prospère.

[...]




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mardi 20 juillet 2010

Délit de parents trop originaux... Québec serre la vis aux parents qui instruisent leurs enfants à la maison

La HSLDA dans son dernier numéro de Court Report révèle que les commissions scolaires québécoises continuent d'adopter une ligne intransigeante quant aux choix de programmes qu'elles sont prêtes à accepter et au processus d'évaluation des enfants instruits à la maison.

La Direction de la « protection » de la jeunesse (DPJ) ne ménagerait pas ses menaces et ses interventions. Le fruit de certaines de ces interventions est désormais devant les tribunaux et d'autres actions pourraient bientôt être portées en justice.

Quand les parents optent pour un programme d'études qui n'est pas « approuvé » par la commission scolaire ou refusent les évaluations faites en fonction du programme officiel du Monopole de l'Éducation du Québec (MELS), les administrateurs hésitent de moins en moins à faire intervenir la DPJ.

L'intérêt de l'enfant interprété par l'État juge et partie

Quel est le prétexte invoqué pour cette rigidité ? L'« intérêt de l'enfant » ! Il faut que l'enfant reçoive à la maison une instruction aussi proche  que possible de celle donnée dans les écoles publiques du Québec (que beaucoup de parents fuient précisément parce que cette instruction leur déplaît) et cela parce que ce serait dans le meilleur intérêt de l'enfant qu'il puisse  retourner à tout moment au secteur public. L'État, ici les commissions scolaires, juge donc que le meilleur intérêt de l'enfant c'est de pouvoir suivre le programme de l'État dans les écoles de l'État. Juge et partie. Voilà pourquoi, parents, vous n'avez plus besoin de choix.

Quelle est la prochaine étape ? Quand l'État interviendra-t-il pour décider du meilleur collège ou de l'université pour vos enfants ? Ces enfants devraient-ils oui ou non aller à l'église le dimanche ? Est-ce vraiment dans leur intérêt ? L'État recourra-t-il à des experts qu'il rétribuera pour en décider à la place des parents ?

De plus en plus de menaces suivies d'effet

Un nombre croissant des menaces proférées par les commissions scolaires seraient exécutées. La HSLDA précise que, pour elle, il semble « parfois plus facile de faire affaire avec les représentants de la DPJ que les administrateurs des commissions scolaires ». À plusieurs reprises, les dossiers de plainte provenant des commissions scolaires auraient été clos une fois que les parents eurent démontré à la DPJ qu'ils ne négligeaient pas l'instruction de leurs enfants (même si le programme qu'ils suivaient n'était pas rigoureusement celui du MELS).

Volonté d'imposition de « contrats » aux parents

Une commission scolaire, tristement célèbre pour signaler systématiquement à la DPJ des familles qui instruisent à la maison ces deux dernières années, l'a encore fait cette année. Cette fois-ci, toutefois, les anciens agents de la DPJ ont été remplacés par de nouveaux résolus à faire signer aux parents des « contrats » concoctés par la commission scolaire qui leur imposeraient que leurs enfants soient évalués par la commission scolaire en fonction du programme du MELS alors que les parents veulent fournir des évaluations faites par des organismes autonomes ou des experts tiers sur la base d'un programme américain.

La commission scolaire demeure intraitable et la DPJ a donc déposé une accusation de négligence contre une famille devant le tribunal. L'action en justice est toujours en cours.

Inspection systématique sur la base du choix éducatif

Ailleurs, un groupe de familles avait commencé à instruire leurs enfants à la maison après que le Monopole de l'Éducation ait décidé de fermer leur école « illégale » il y a quelques années.

L'hiver dernier, des travailleurs sociaux ont commencé à frapper à toutes les portes des parents de la région connus pour avoir envoyé leurs enfants à cette école. Ils ont alors poursuivi leur enquête sous le prétexte que le développement des enfants pouvait être compromis étant donné que les enfants « étaient surprotégés » à la maison et dans leur communauté. Pas assez d'exposition aux drogues, à l'intimidation à l'école et à la violence sans doute...

Fuite vers les écoles privées et les autres provinces

Les pressions constantes de la commission scolaire et de la DPJ à se conformer ont poussé plusieurs familles nombreuses à déménager au loin (parfois pour fuir le Québec) au grand désespoir des commerçants locaux. Plusieurs parents en ont profité pour inscrire leurs enfants dans des écoles privées. Depuis lors, la plupart des poursuites ont été suspendues. Faire fuir des familles nombreuses, un grand gain pour le Québec ! Ceci n'est pas sans rappeler le départ des mennonites de Roxton Falls (voir ici et ).

Deux litiges bientôt devant les tribunaux

Deux litiges concernant ces parents devraient probablement se retrouver devant les tribunaux. Deux avocats de la HSLDA planchent sur ces affaires.

Lors d'audiences interlocutoires, les tribunaux ont reconnu que les agents sociaux sont responsables et doivent agir raisonnablement. Il semble que ces décisions judiciaires expliquent l'interruption du harcèlement de ces travailleurs sociaux auprès de ces familles qui instruisent leurs enfants à la maison dans cette région. En effet, ce que ces décisions établissent c'est que des parents ne peuvent pas être harcelés et soumis à des enquêtes approfondies par les services sociaux uniquement sur la base de leur appartenance à une communauté particulière (ici les parents qui instruisent à la maison dans cette région).




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dimanche 20 juin 2010

Pauline Marois : « L'école publique se doit donc de respecter le libre choix »

Pauline Marois, alors Ministre de l'Éducation, déclarait le 26 mars 1997 à l'Assemblée nationale :
« L'école publique se doit donc de respecter le libre choix ou le libre refus de la religion, cela fait partie des libertés démocratiques. »

« Le libre choix entre l'enseignement moral et l'enseignement religieux catholique et protestant continuera d'être offert, en conformité avec la Charte québécoise des droits et libertés. »

« Cette école devra être capable d'offrir le libre choix aux parents qui la fréquenteront... c'est-à-dire aux parents des enfants qui la fréquenteront, soit la possibilité d'une formation religieuse catholique, protestante ou une formation morale. »

« Je répète, M. le Président, que l'école publique doit respecter le libre c
hoix comme le libre refus de la religion qu'expriment les parents. » 1

[1] Journal des débats, 26 mars 1997, Déclaration ministérielle de la Ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/35-2/journal-debats/19970326/6771.html










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mardi 6 avril 2010

Essoufflement du « mini baby-boom » ?

Mise à jour, 6 avril

Le nombre de naissances et la population estimés au Québec pour 2009 viennent d'être publiés par l'Institut de la statistique du Québec.

La population du Québec en 2009 est estimée à 7 828 879 habitants, le nombre de naissances en 2009 fut selon les estimations publiées le 2 mars de 88 700. En 2008, le nombre de naissances dénombrées avait été de 87 700. L'augmentation du nombre de naissances entre 2008 et 2009 a donc été de 1,1 % alors que celle entre 2007 et 2008 avait été de 3,8 %.



En 2009, le taux de natalité du Québec a donc atteint 11,33 ‰ (c'est-à-dire 11,33 naissances pour mille habitants), en 2008 ce taux s'élevait à 11,31 ‰. Chiffre que quelques journalistes qualifiaient de nouveau pic de natalité (« baby-boom »). À titre de comparaisons, en 2009, les taux de natalité étaient de 7,64 ‰ pour le Japon, 14,00 ‰ pour la Chine, 12,57 ‰ pour la France, 13,83 ‰ pour les États-Unis, 27,62 ‰ pour le Pakistan et 42,63 ‰ pour le Congo Kinshasa d'après le CIA World Factbook.

Le graphique ci-dessous permet de mieux apprécier l'évolution de la natalité québécoise et de mettre en perspective le prétendu « baby-boom » que nous vivrions selon certains chroniqueurs. Le « baby-boom » de l'après-guerre pendant lequel le nombre d'enfants par femme était d'environ quatre enfants y est indiqué par la mention « pic de natalité ».

Évolution de la natalité au Québec de 1900 à 2010


Le taux de natalité n'est pas la meilleure mesure de la vitalité démographique puisque ce taux est affecté par l'espérance de vie : une population nombreuse de femmes âgées qui n'a plus d'enfants déprime le taux de natalité. L'indice synthétique de fécondité est une meilleure mesure puisqu'il permet d'établir le nombre moyen d'enfants par femme. Ces chiffres n'étaient pas encore disponibles.

[Mise à jour du 6 avril 2010 : L'indice synthétique de fécondité s'établit à 1,731 enfant par femme en 2009 en légère baisse par rapport à celui de l'année 2008 (1,735). Une légère augmentation du nombre de femmes en âge d'avoir des enfants explique que le taux de fécondité ait baissé alors que le nombre de naissances a très légèrement augmenté.


Observer que les axes ne commencent pas à zéro ce qui tend à exagérer les petites variations, aussi le nombre absolu de naissances n'est pas une mesure très intéressante dans une population qui continue de croître grâce, notamment, à une immigration importante.



Radio Canada insiste aujourd'hui sur "La tendance à la hausse du nombre de naissances", alors que, d'une part, la tendance à la hausse baisse rapidement comme on l'a vu, et que, d'autre part, cette mesure est trompeuse puisque la population croît et qu'il est donc normal que le nombre de naissances augmente, mais augmente-t-il relativement à la population féconde ? Ce n'est plus le cas !
Il ne faut pas désespérer le bobo du Plateau-Mont-Royal, les nouvelles sont toujours excellentes, même si le Québec continue de ne pas assurer le renouvellement de ses générations.]

Le taux de remplacement des générations s'établit à 2,1 enfants par femme.

Investissements croissants dont le rendement s'effouffle ?

La croissance démographique du Québec semble donc s'essouffler alors que des sommes considérables et sans cesse croissantes sont investies dans sa politique « familiale » non universelle qui consiste principalement à encourager les mères à retourner au travail par le biais de garderies fortement subventionnées (7 $ par jour payés par les parents, 43 $/enfant par jour de subventions) et des aides directes aux familles pauvres ou monoparentales. Il ne s'agit pas à proprement parler de mesures natalistes universelles. En 2009, les services éducatifs à l’enfance représentaient une aide d’un peu plus de 2,4 milliards de dollars, à laquelle il fallait ajouter le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde qui permettait de verser 194 millions de dollars aux familles utilisant la garde à tarif régulier.

Entre 2003 et 2009, l’aide financière accordée aux familles par le gouvernement du Québec a augmenté de plus de 58 %. Cette aide financière comprend l'aide à la garde des enfants (2,6 milliards [source, page 33]), le régime québécois d’assurance parentale (1,2 milliard), l'allocation de soutien aux enfants plus généreuse pour les familles monoparentales ou pauvres (2,2 milliards) et la prime au travail (255 millions). Pendant cette période le taux de natalité a augmenté de 14,8 % et le taux de fécondité de 16,7 %.



Rappelons que le programme d'allocation universelle à la naissance avait coûté de 1989 à 1996 1,406 milliard de dollars pour toute cette période soit environ 240 millions de nos dollars de 2010 par an. La fécondité était alors passée de 1,415 enfant par femme en 1988 à 1,611 en 1996, soit une augmentation moyenne de 13,8 %. L'abolition par le Parti québécois de ce programme en 1997 et l'instauration des garderies dites à 5 $ a été suivie d'un abaissement de la fécondité ; l'indice synthétique de fécondité avait alors atteint en 2002 1,475 enfant par femme. Il faut noter que l'économie n'a enregistré aucun recul pendant toute la période de 1997 à 2008, celle-ci ne peut donc expliquer la baisse de la natalité de 1997 à 2002.


Voir aussi


Garderies à 50 $, nouvelle promesse du PQ au coût de 1,5 milliard de $.

Les garderies ruineuses et non universelles (elles avantagent les femmes qui retournent travailler, pas les autres) du Québec augmentent-elles la natalité, font-elles des enfants mieux préparés ?

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école.






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samedi 20 février 2010

Calendrier scolaire : deux poids, deux mesures

Lettre ouverte du philosophe, juriste et théologien Guy Durand sur les changements au calendrier scolaire. Elle a été publiée ce samedi dans la Voix de l'Est.
(Dunham) L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

La ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, vient d'annoncer un changement au calendrier scolaire à l'effet de compter en heures et non plus en jours les exigences de l'enseignement aux élèves. Sous des airs anodins, le décret abolit la liste des congés scolaires établie par le Régime pédagogique de la Loi sur l'instruction publique (article 19). Dorénavant, les écoles pourront donc offrir des cours les samedis et les dimanches, le 1e juillet, le premier lundi de septembre, le deuxième lundi d'octobre, les 24, 25, 26 et 31 décembre, 1e et 2 janvier, le Vendredi Saint et le lundi de Pâques, le lundi qui précède le 25 mai, ainsi que le 24 juin.

Les journaux nous apprennent qu'un des motifs du jugement sinon le principal ou le seul réel est d'accommoder des écoles privées juives qui ne prennent pas le temps de respecter le programme obligatoire en français, histoire et mathématique, etc., durant les jours de la semaine parce qu'ils donnent beaucoup d'heures de religion.

Ce changement a été dénoncé par plusieurs organismes, dont la Fédération des commissions scolaires et des syndicats d'enseignants. Il est effectivement totalement inacceptable pour plusieurs raisons. Sans craindre que ce régime s'étende à plusieurs écoles publiques, perturbant ainsi l'organisation du temps des parents, des enseignants, des transporteurs scolaires (voir les objections de la Fédération des commissions scolaires), on peut prévoir que d'autres écoles privées en profiteront, comme les écoles musulmanes pour fixer le vendredi comme congé. Mais les objections principales sont d'un autre ordre.

Premièrement, la liste de congés traditionnels, comprenant quelques fêtes chrétiennes et plusieurs fêtes civiles (art. 19), relève de l'histoire et des us et coutumes du Québec. Ces congés rythment la vie au Québec, font partie de notre manière de « vivre ensemble », de nos « valeurs communes », si on peut dire, voire de notre identité. On est en droit d'attendre que tous les Québécois, immigrants ou natifs, religieux ou athées, respectent cette modulation de la vie citoyenne. L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

D'autant plus, et c'est la deuxième raison majeure, qu'on aurait pu accommoder les huit écoles juives autrement, par voie de dérogation. Encore que la vraie manière de favoriser l'intégration est d'exiger que ces écoles suivent le programme obligatoire durant les jours de la semaine et fassent l'enseignement de leur religion le dimanche. Le ministère de l'Éducation a refusé au collège Loyola, école privée catholique de Montréal, de construire un programme d'éthique et culture religieuse, qui respectait les mêmes objectifs que le programme officiel mais serait structuré autrement pour mieux répondre à sa spécificité. Deux poids, deux mesures ? La question se pose.

Il importe donc que ceux qui sont en désaccord avec la ministre de l'Éducation le lui fassent savoir. C'est particulièrement le devoir des comités d'école et des commissions scolaires, qui ont plus de poids. Le temps presse : le décret s'applique 45 jours après sa publication. Après ce délai, la contestation est moins efficace.






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lundi 15 février 2010

Le monopole de l'Éducation du Québec poursuit deux écoles juives

La ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a décidé de poursuivre en justice le cas de deux écoles juives qui refusent de se conformer au régime pédagogique du Québec.

La Yechiva Torath Moiché, dans le Mile-End à Montréal, a déjà fait appel à un avocat, et n'a pas voulu répondre aux questions des médias. La direction de l'école Toch, à Boisbriand, a également décliné l'invitation à expliquer sa décision de ne pas se plier à la demande de Québec.

Ces deux institutions se retrouvent isolées, car sept autres écoles juives ont cédé face aux menaces du Monopole de l'Éducation et ont conclu une entente avec celui-ci après des négociations qui ont duré deux ans.

En refusant de se soumettre au régime pédagogique québécois, ces deux écoles voient leurs subventions de Québec entièrement coupées.






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