jeudi 9 juillet 2026

Maire français au sujet d' une école catholique : « Je l'aurais fermée deux fois plus » [qu'une école musulmane]

En assistant à une réunion publique au Grand Orient de France, consacrée à l'éducation, Anne Coffinier a pu constater la vigueur de l'anticléricalisme qui y persiste.

Le maire de Raismes (dans le département du Nord) y expliquait, non sans fierté, avoir fait fermer une école musulmane qu'il jugeait islamiste. Lorsqu'une personne de l'assemblée lui a demandé ce qu'il aurait fait s'il s'était agi d'une école catholique, sa réponse a fusé : « Je l'aurais fermée deux fois plus. » Et toute la salle applaudit.

Une scène édifiante, qui en dit long sur le rapport très inégal de certaines institutions à la religion : autant (voire plus) de zèle à traquer l'influence catholique qu'à combattre un certain islamisme.


Vio­lence, pros­ti­tu­tion : le nau­frage de l’aide gouvernementale à l’enfance

Une marche blanche en hommage à Louis organisée dimanche dernier à Narbonne 

Le lyn­chage à mort de Louis met en lumière les dérives du sys­tème de pro­tec­tion de l’enfance, où le manque d’enca­dre­ment et la mal­trai­tance font le lit d’une vio­lence tou­jours plus décom­plexée. Une marche blanche en hommage à Louis a été organisée, dimanche, à Narbonne.

Le 19 juin der­nier, à Nar­bonne (Aude), cinq jeunes hommes rouent de coups Louis, 17 ans, le lais­sant pour mort après avoir filmé la scène. Alors que trois d’entre eux, ainsi que leur vic­time, sont ou ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, cette affaire en sym­bo­lise à elle seule la faillite. Sui­cides, absence de soins pédo­-psy­chia­triques, manque d’édu­ca­teurs, pros­ti­tu­tion… Cette «machine à broyer les gosses» qui suit 400000 enfants, dont un contin­gent tou­jours plus impor­tant de mineurs étran­gers non accom­pa­gnés (MNA), engendre-t-elle plus de dégâts qu’elle n’en répare? Aujourd’hui, à l’heure où le pro­jet de loi rela­tif à la pro­tec­tion de l’enfance, exa­miné à par­tir du 15 juillet, ne sus­cite pas l’enthou­siasme des pro­fes­sion­nels, «la balance béné­fice-risque d’un pla­ce­ment en pro­tec­tion de l’enfance se pose», recon­naît Lyes Louf­fok, membre du Conseil natio­nal de la pro­tec­tion de l’enfance.


Louis avait 17 ans, un trouble de l’atten­tion, et vivait dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance (ASE) de Nar­bonne. Le 19 juin, sur un chan­tier, cinq jeunes le rouent de coups, filment la scène, le laissent pour mort. L’état, qui avait la charge de cet enfant, ne l’a pas pro­tégé. Et parmi les cinq jeunes mis en exa­men après ce lyn­chage, trois sont ou ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

Louis est devenu un de ces visages qui disent le nau­frage d’un sys­tème de pro­tec­tion de l’enfance. Une «machine broyer les gosses », dit désor­mais la dépu­tée du Modem Maud Petit. Des scan­dales, il y en a eu d’autres ces der­niers mois. Celui de ce garçon de 13 ans, frappé à terre, hur­lant sous les coups, filmé par ses cama­rades dans un foyer à Châlons-en-Champagne, en février der­nier. Cette scène insou­te­nable, dif­fu­sée sur les réseaux sociaux, a entraîné une sai­sine de la jus­tice par la ministre de la Santé, au titre de l’article 40 du code de pro­cé­dure pénale.