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lundi 2 février 2026

La Remigration : un projet fou ou le seul moyen de sauver l'Europe ?

Le terme de « Remigration » s’impose de plus en plus dans le débat public, tantôt proposé comme réponse à l’immigration et à ses effets démographiques, tantôt dénoncé comme un projet inacceptable. 

Il convient donc, désormais, de dépasser les caricatures et de pousser la réflexion plus avant. 

C’est pourquoi l’Autrichien Martin Sellner a écrit un livre sur la Remigration exclusivement afin d’expliquer consciencieusement la nature de ce projet et de répondre aux objections les plus courantes. 

Entretemps en Espagne :

Irene Montero, ancienne ministre espagnole de l'Égalité et dirigeante du parti Podemos, appelle de ses vœux le remplacement des Espagnols de souche :

« Je demande aux personnes migrantes et racisées, s'il vous plaît ne nous laissez pas  seules [au féminin] avec ces tous ces fascistes. Il va de soi que nous voulons que vous votiez. Bien sûr que oui. Nous [vous] avons obtenu des papiers, la régularisation. Et maintenant il s'agit d'obtenir la nationalité ou de changer la loi pour que vous puissiez voter.

Espérons-le. La théorie du remplacement ? Si seulement nous pouvions balayer de ce pays ces fachos et racistes à l'aide de migrants, de travailleurs. 

Bien sûr que je soutiens la théorie du remplacement, j'espère que nous pourrons débarrasser ce pays des fascistes et des racistes grâce aux immigrants. »

Par ailleurs, le gouvernement espagnol a conclu un accord avec Podemos en vue de lancer une régularisation exceptionnelle des personnes migrantes présentes sur le territoire avant le 31 décembre 2025. L’annonce a été faite ce lundi par Irene Montero, candidate du parti aux prochaines élections, qui estime que cette mesure pourrait bénéficier à plus de 500 000 personnes.

La régularisation doit être approuvée ce mardi par le Conseil des ministres et entrera en vigueur par décret royal, sans examen préalable par le Congrès des députés. Elle concernera les personnes en mesure de justifier d’au moins cinq mois de présence en Espagne, notamment au moyen d’un empadronamiento, d’un rapport médical, d’un contrat de location ou de justificatifs attestant de l’accès à des services essentiels. L’admission à la procédure entraînera automatiquement l’octroi d’une autorisation provisoire de résidence et de travail d’une durée d’un an, ainsi que la suspension des procédures d’expulsion engagées pour des motifs administratifs.

Lors d’un événement intitulé Regularización con derechos, Irene Montero a déclaré : « Le racisme, camarades, se combat par les droits. (…) Nous, nous donnons des papiers. Podemos est parvenu à un accord avec le PSOE afin que le gouvernement approuve immédiatement une régularisation extraordinaire des personnes migrantes », selon des propos rapportés par eldiario.es

Cette régularisation vise à débloquer une initiative législative populaire soutenue par plus de 700 000 signatures, restée paralysée au Congrès en raison de divergences entre les partenaires de la majorité, notamment Junts et les formations de gauche. Le recours au décret permet au gouvernement de contourner ces blocages parlementaires.

La régularisation s’inscrit dans une revendication défendue de longue date par les formations de l’extrême gauche et par des collectifs militants pro-migrants, relayée notamment par une initiative législative populaire ayant recueilli plus de 700 000 signatures. Faute d’accord politique, cette initiative est restée bloquée au Congrès pendant plusieurs mois, révélant l’absence de consensus au sein même de la majorité parlementaire issue de l’investiture de Pedro Sánchez.

Face à ces blocages, l’exécutif a opté pour un décret royal, permettant l’entrée en vigueur de la mesure sans débat parlementaire préalable. Ce choix procédural, s’il garantit une mise en œuvre rapide, fragilise toutefois la légitimité politique du dispositif et alimente les critiques sur un contournement du pouvoir législatif dans un domaine structurant de l’action publique.

L’opposition conservatrice, en particulier le Parti populaire, dénonce une décision unilatérale aux effets potentiellement incitatifs sur l’immigration irrégulière et remet en cause la capacité de l’administration à absorber un afflux massif de demandes. Le PP plaide pour une régularisation strictement conditionnée à l’emploi et à l’insertion économique, position partagée par certains acteurs centristes et régionalistes. Le Parti nationaliste basque (PNV) s’est également montré réservé, privilégiant une approche plus restrictive et ciblée.

Du côté des partis régionalistes, Junts continue de subordonner toute réforme d’ampleur à un transfert de compétences migratoires à la Catalogne. L’accord conclu entre Podemos et le gouvernement central, en dehors de ce cadre, risque ainsi de raviver les tensions avec les partenaires indépendantistes, déjà critiques d’une recentralisation des décisions stratégiques.

dimanche 4 janvier 2026

Vienne (Autriche) — La majorité des élèves qui entrent à l'école parlent à peine l'allemand

Les enseignants tirent la sonnette d'alarme ! Les enfants parlent à peine l'allemand. cela constitue une charge supplémentaire énorme.


Les écoles publiques de Vienne sont pleines à craquer : plus de 15 000 enfants ne peuvent pas suivre les cours pour des raisons linguistiques. Le plus choquant, c'est que beaucoup d'entre eux sont nés ici.

Avant même le début de la nouvelle année scolaire, les enseignants et les directeurs d'école de Vienne tirent la sonnette d'alarme. De plus en plus d'enfants entrent à l'école sans avoir une maîtrise suffisante de l'allemand, alors que beaucoup vivent en Autriche depuis des années et ont fréquenté la maternelle.

Au 1er octobre 2025, Vienne comptait 15 650 élèves en difficulté dans les écoles primaires publiques. Il s'agit d'enfants qui ne peuvent pas suivre les cours normaux parce qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment la langue.

Selon le journal Kronen Zeitung, les enfants entrant à l'école sont particulièrement touchés : sur les 21 485 enfants scolarisés cette année, 50,9 % sont considérés comme ayant des besoins particuliers. Soit plus d'un enfant sur deux.

La plupart d'entre eux viennent de Syrie (4 786 élèves), suivis par les enfants de nationalité autrichienne (3 483), de Roumanie (880), d'Ukraine (718), de Serbie (704) et de Turquie (679). L'Afghanistan (530) et la Bulgarie (453) sont également très représentés, rapporte le quotidien.

52,4 % sont nés en Autriche

Un coup d'œil sur le pays de naissance montre l'ampleur du problème : 52,4 % des enfants concernés sont nés en Autriche. 3 348 d'entre eux sont originaires de Syrie, 510 d'Ukraine.

« L'enseignement de l'allemand n'a pas suffisamment fonctionné »

« Plus de la moitié de ces élèves sont nés en Autriche. 20,4 % ont la nationalité autrichienne et ne comprennent pourtant pas l'allemand », critique Harald Zierfuß, porte-parole de l'ÖVP en matière d'éducation, dans le Kronen Zeitung.

mercredi 9 juillet 2025

Allemagne — Nouvelle campagne pour avertir que les attouchements sont interdits dans les piscines publiques

En Allemagne, le gouvernement a lancé une nouvelle campagne pour avertir les clients des piscines publiques que les attouchements sont interdits :


Comme vous pouvez le voir, sur une affiche, un homme blanc envahit l'intimité d'une femme brune ; sur la deuxième, un homme blanc saisit les fesses d'une femme brune ; sur la troisième, deux hommes blancs poussent une femme brune ; et sur la quatrième, une rousse prédatrice tripote un homme brun avec une jambe de bois.

Comme l'a souligné le journal le plus vendu d'Europe, cette campagne publicitaire est l'exacte inversion de la réalité allemande :
    Elf Tage ist es her, dass acht Mädchen in Gelnhausen bei einem Schwimmbad-Ausflug sexuell belästigt wurden. Die mutmaßlichen Täter waren vier junge Männer. Alle vier sollen derselben syrischen Familie angehören.
Ce qui signifie :
    Il y a onze jours, huit filles ont été agressées sexuellement lors d'une sortie à la piscine de Gelnhausen. Les auteurs présumés sont quatre jeunes hommes. Tous les quatre seraient issus de la même famille syrienne.
Est-ce vraiment une surprise quand on sait que l'homme qui a sodomisé un garçon de dix ans dans la piscine de Theresienbad a vu sa condamnation annulée par la Cour suprême autrichienne au motif que, étant originaire d'Irak, Amir ne pouvait pas savoir que le mignon petit marmot ne consentait pas à son viol anal ?
 
Voir aussi
 
 
 
Bureau national des statistiques britannique : En 2024, le pourcentage de naissances vivantes dont l'un des parents ou les deux sont nés hors du Royaume-Uni était de 40,4 % en Angleterre (contre 38,2 % en 2023). 

mercredi 16 avril 2025

Autriche - taux de fécondité par nationalité de la mère

Le tableau ci-dessous illustre le Indice synthétique de fécondité (ISF) en Autriche selon la nationalité des mères en 2023. Les femmes autrichiennes (nées en Autriche) ont 1,23 enfant en moyenne, celles à l'étranger ont un ISF de 1,56.

Les mères syriennes, afghanes et kosovares sont en tête du classement, tandis que les mères iraniennes et ukrainiennes ont toutes deux un ISF inférieur à 1,0 en Autriche (c'est-à-dire moins d'un enfant par femme en moyenne).

Les mères turques sont également en dessous des mères de Serbie et de Bosnie-Herzégovine pour la première fois avec un ISF de 1,67.


mercredi 26 mars 2025

Immigration : l’Autriche devient le premier pays de l’UE à suspendre le regroupement familial ( m à j)


 
Billet du 26 mars

L’Autriche a annoncé son intention de suspendre le regroupement familial des réfugiés. Le but est de « protéger » le pays des afflux de migrants.

L’Autriche enclenche un tour de vis migratoire. Le nouveau gouvernement autrichien de Christian Stocker a annoncé, ce mercredi 26 mars, son intention de mettre fin au regroupement familial des réfugiés.

Lors d’un Conseil des ministres à Vienne, la ministre de l’Intégration, Claudia Plakolm (ci-contre), a fait savoir qu’il s’agissait ainsi de « protéger les systèmes » de santé, d’emploi et d’éducation du pays alpin des flux massifs de migrants auxquels il fait face ces dernières années. « Nous avons atteint les limites de nos capacités d’accueil », a déclaré Claudia Plakolm. Un décret va être prochainement publié. « D’ici mai, dans quelques semaines à peine, cet arrêt deviendra réalité », a-t-elle précisé. La suspension sera en vigueur pour six mois et pourra être prolongée jusqu’en mai 2027.

Des problèmes d’intégration

L’élue conservatrice a d’ailleurs déploré la tâche « titanesque » de l’intégration en Autriche, étant donné que de nombreux étrangers peinent à apprendre l’allemand et à trouver un travail ou une place dans les écoles : « La probabilité d’une intégration réussie diminue à chaque nouvelle arrivée. »

Cette décision intervient alors que plusieurs pays européens choisissent de durcir leur politique migratoire. À la fin du mois de septembre, le parti nationaliste FPÖ a remporté les élections législatives. Au pouvoir depuis début mars aux côtés des sociaux-démocrates et des libéraux, le chancelier conservateur Christian Stocker doit ainsi maintenir la pression face aux flux migratoires.
Le premier dans l’UE à suspendre le regroupement familial

L’Autriche devient ainsi le premier pays de l’Union européenne à suspendre le regroupement familial. Depuis la crise migratoire de 2015, et l’arrivée massive de réfugiés venus principalement de Syrie, le pays a constaté « une nette hausse » des arrivées des membres de la famille de personnes ayant obtenu l’asile ou ayant bénéficié d’une protection en raison de la dangerosité de leur pays d’origine. En 2023, leur nombre était de près de 9 300 contre 7 800 l’année précédente dans cet État comptant 9,2 millions d’habitants.

Source : JDD

dimanche 23 février 2025

23 au 24 février 1525, Pavie. Un désastre français.

En 1525, François Ier était capturé par les troupes de Charles Quint à Pavie. Pour obtenir sa libération, le roi dut se parjurer.

C’était il y a cinq cents ans. Dans la nuit du 23 au 24 février 1525, alors que les troupes de François Ier assiégeaient depuis quatre mois la ville de Pavie, à 35 kilomètres au sud de Milan, une contre-attaque de l’armée de Charles Quint tournait à la déroute pour les Français. Non seulement ils étaient battus, mais le roi était fait prisonnier par Charles de Bourbon, son ancien connétable qui l’avait trahi en se mettant au service de l’empereur. À sa mère, la régente, Louis de Savoie, le monarque écrivit cette phrase poignante :  « De toutes choses ne m’est demeuré que l’honneur, et la vie qui est sauve. »

Julien Guinand, maître de conférences de l’université catholique de Lyon, raconte cet affrontement qui, dans le contexte des guerres d’Italie et de la rivalité ouverte en 1521 entre le roi et l’empereur, a infléchi le cours de l’histoire (1). Le chapitre dans lequel l’auteur, s’appuyant sur les sources les plus récentes, passe au crible de la critique historique le célèbre livre que Jean Giono consacra en 1963 au « désastre de Pavie » n’est pas le moins intéressant de cet ouvrage savant. Savant, mais d’une lecture aisée.


De son côté, Jean-Marie Le Gall, professeur d’histoire moderne à l’université de Paris I Panthéon-sorbonne, publie une édition revue et augmentée du livre qu’il avait consacré, il y a dix ans, aux conséquences de la bataille de Pavie (2). Emmené en captivité à Madrid, François Ier dut signer, en janvier 1526, un traité dans lequel, en échange de sa libération, il abandonnait ses droits sur Milan et Naples et sur le duché de Bourgogne, et laissait en gage ses deux fils aînés, le dauphin François et son frère Henri (le futur Henri II), âgés de 7 et 6 ans. Cependant, aussitôt libéré, le roi rompit sa promesse en incitant la Bourgogne à refuser d’être détachée du royaume. Pourquoi ce parjure en un temps où la parole donnée était sacrée ? Jean-Marie Le Gall répond à cette question en analysant, dans une synthèse limpide, les enjeux multiples de l’antagonisme entre le roi de France et l’empereur. La guerre ayant repris, la paix de Cambrai, en 1529, sera une paix de compromis : Charles Quint renoncera à la Bourgogne et François Ier à l’italie. en 1530, les fils du roi seront relâchés. Vingt ans plus tard, Henri II poursuivra la politique de son père, mais devra, lui aussi, renoncer à toute prétention sur l’Italie.


(1) Pavie, 1525, de Julien Guinand, Perrin, 320 pp.
(2) L’Honneur perdu de François Ier. Pavie, 1525, de Jean-Marie Le Gall, Puf, 556 pp..

Source : Figaro Magazine

dimanche 29 septembre 2024

Autriche : la droite anti-immigré triomphe aux élections législatives

Victoire sur un programme clair:

  •  remigration d'immigrés non assimilés;
  • critique de la gestion excessive de la pandémie Covid;
  • recherche de la paix entre l’Ukraine et la Russie.

Malgré sa victoire historique, le FPÖ devrait avoir du mal à former une coalition.

Pour la première fois dans l'histoire de l'Autriche contemporaine, le parti de droite anti-immigré FPÖ est arrivé en tête dimanche des élections législatives. Selon les premières estimations de la chaine publique ORF, le parti de la liberté, selon son acronyme remporte une nette victoire, avec 29%, et améliore son score de 13 points par rapport au scrutin de 2019. Avec 26% des voix, le parti conservateur ÖVP du chancelier Karl Nehammer ne pointe qu'à la deuxième place, trois points derrière et en recul de 11,2 points. « Le FPÖ a écrit l'histoire », s'est félicité son secrétaire général, Michael Schnedtlitz. Et c’est à son nouveau leader qu’il le doit, Herbert Kickl. Ce dernier est parvenu à normaliser son parti - ainsi que ses idées - dans la vie politique autrichienne. Herbert Kickl a salué dans la soirée, «l'ouverture d'une porte sur une nouvelle ère». «Savourez ce résultat. C'est un morceau d'histoire que nous avons écrit ensemble aujourd'hui», a-t-il lancé à ses partisans réunis à Vienne. «Ce que nous avons accompli dépasse mes rêves les plus fous».

Sous l'empreinte de ce dernier, le FPÖ est devenu un parti profondément nationaliste. Anti-migrants, ses électeurs portent volontiers leur racisme en bandoulière et leur leader Herbert Kickl se déclare partisan d'une «remigration» pour les étrangers « qui pensent ne pas devoir respecter nos règles ». Ce concept a été forgé par le mouvement identitaire. 

« Je ne vois pas du tout ce qu'il y a de mal dans ce mot », a déclaré Kickl lors de son dernier meeting public à Vienne. Au parlement européen, le FPÖ siège avec le Fidesz hongrois de Viktor Orban et le RN français. Pourtant Marine Le Pen avait exclu de siéger à Strasbourg avec l'AfD allemand précisément parce que des responsables de ce parti prônaient la «remigration». Dimanche soir, la chef de file du Rassemblement national a salué sur 𝕏 la victoire du FPÖ, y voyant après les scrutins italiens, néerlandais et français une «lame de fond» qui «confirme partout le triomphe des peuples».

Par ailleurs, le FPÖ se montre hostile aux sanctions contre la Russie. Durant la pandémie, Herbert Kickl a accusé l'Organisation mondiale de santé (OMS) de «vouloir former un nouvel homme». Il dénonce par ailleurs la « folie du genre et le culte de l'arc-en-ciel » (mouvement LGBT).

Une coalition difficile à bâtir

Sa victoire dans les urnes ne signifie pas pour autant qu'Herbert Kickl, le leader du parti, sera investi chancelier de la République fédérale. Avec 29% des voix, ce dernier doit trouver d'autres partenaires pour gouverner et les candidats potentiels sont très peu nombreux. À la différence de l'Allemagne, où son statut reste strictement protocolaire, le président Alexander Van der Bellen, membre du parti Verts, devrait logiquement refuser à Herbert Kickl le privilège de former un gouvernement, estimant que ce dernier ne recueille pas sa « confiance ». Par ailleurs, le chancelier actuel, Karl Nehammer, seul homme susceptible de nouer sous conditions une coalition avec le FPÖ, nourrit une forte animosité à l'égard du personnage Kickl.

Le dirigeant de centre-droit a exclu de former une coalition avec le parti de droite anti-immigré, dans l'hypothèse où son chef devait entrer au gouvernement. Si son veto devait se confirmer, les membres du FPÖ devraient alors renoncer à investir leur dirigeant pour espérer pouvoir gouverner : ce scénario est peu probable compte tenu du culte du chef dont Herbert Kickl fait l’objet parmi ses troupes. En revanche, certains milieux d'affaires affichent volontiers leur préférence pour une coalition entre droite anti-immigré et centre-droite.

Au nom du respect d’un cordon sanitaire de plus en plus fragile, la logique arithmétique et politique pourrait conduire l'OVP de Karl Nehammer à former une grande coalition avec le parti social-démocrate (SPÖ). Celui-ci a enregistré le pire score de son histoire (21 %). Les programmes économiques des deux sont également divergents et l'ajout d'une troisième force libérale devrait être nécessaire : ainsi l'Autriche serait pour la première fois dotée d'une coalition tripartite. Si l'on en juge l'expérience allemande, cette constellation n'augure pas d'une grande stabilité.

Dans ce cas, Herbert Kickl attendrait son heure. Le vainqueur des élections caresse un objectif politique qui semble peu compatible a priori avec la tradition démocratique de la République autrichienne. «Nous menons une lutte de libération contre le système » a-t-il annoncé.

vendredi 29 décembre 2023

Europe — Plus on est religieux, plus on a d'enfants

Le fait qu’un couple ait ou non des enfants et le nombre d’enfants qu’il a dépendent jusqu’à aujourd’hui de son degré de religiosité. C’est ce que montrent des chercheurs de l’Académie autrichienne des sciences et de l’Université de Vienne dans la revue spécialisée Population, Space and Place. Pour ce faire, elles ont analysé les données d’environ 34 000 personnes âgées de 18 à 45 ans dans huit pays (Autriche, France, Pays-Bas, Suède, Pologne, Russie, Bulgarie et Géorgie). Celles-ci avaient été interrogées en 2002 et 2016 sur leur religiosité, leur désir d’enfant et le nombre effectif d’enfants.

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)


Des valeurs traditionnelles

Résultat : les chrétiennes autrichiennes âgées de 20 à 29 ans qui assistaient régulièrement à un service religieux souhaitaient en moyenne 2,4 enfants. Le nombre réel d’enfants parmi elles (âgées de 35 à 44 ans) était de 1,8. En comparaison, le nombre d’enfants souhaité par les femmes non pratiquantes était déjà nettement inférieur, avec une moyenne de 1,9. Et dans les faits, elles n’ont eu que 0,9 enfant. Les chrétiennes non pratiquantes se situaient entre ces deux pôles : elles souhaitaient en moyenne 2,1 enfants et en ont eu 1,5. Cette tendance a été observée dans les huit pays étudiés.

Une explication pourrait résider dans les doctrines religieuses pronatalistes : la famille et les enfants ont une grande importance dans les familles religieuses, les rôles des sexes sont plutôt traditionnels, explique la sociologue Caroline Berghammer (Université de Vienne). Dans les pays d’Europe de l’Est, le désir d’enfant est cependant moins souvent réalisé qu’en Occident. Cela pourrait s’expliquer par « des conditions sociales générales telles que l’insécurité économique », selon Isabella Buber-Ennser de l’Institut de démographie de l’ÖAW. 

Source : APA

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samedi 18 novembre 2023

Accusé Napoléon, défendez-vous!

« Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau », d’Antoine-Jean Gros, 1807. Les combats entre Français et Russo- Prussiens firent près de 60 000 victimes, dont au moins 12 000 morts.


Thierry Lentz, dans les colonnes du Figaro Magazine, défend Napoléon trop souvent caricaturé. Dictateur, misogyne, ingrat, infidèle, raciste, antidémocrate : notre époque n’a pas de mots assez durs pour juger l’Empereur. À raison ? Le directeur général de la Fondation Napoléon répond précisément aux principaux griefs qui lui sont faits.

Fossoyeur de la Révolution ?


samedi 6 août 2022

Viktor Orban appelle les conservateurs du monde entier à s’unir pour gagner « la guerre culturelle »

Le Premier ministre hongrois chaudement applaudi après un discours prononcé au Texas, c’est assurément un événement qui n’a pas dû se produire si souvent. Viktor Orban était l’invité, jeudi 4 août, de la Conservative Political Action Conference — une réunion des conservateurs américains, organisée tous les ans depuis 1974. Le chef d’État européen y a prononcé une allocution remarquée, rapporte La Dernière Heure belge, au cours de laquelle il a appelé les conservateurs du monde entier à s’unir.


 

« Nous devons coordonner le mouvement de nos troupes, parce que nous faisons face au même défi », a déclaré Viktor Orban devant une foule conquise, appelant les forces conservatrices à « reprendre le contrôle des institutions » de Washington à Bruxelles. « Je suis ici pour vous dire que nous devons unir nos forces », a-t-il encore martelé, invitant les organisations politiques de droite du monde entier à « créer leurs propres règles ». Le tout dans un seul objectif : remporter « la guerre culturelle » initiée par la gauche.

Défendre les racines chrétiennes de l’Occident

« Les progressistes d’aujourd’hui tentent de séparer la civilisation occidentale de ses racines chrétiennes », a encore estimé le chef d’État magyar, qui n’a cessé de faire du christianisme la base de son action politique et de la civilisation qu’il entend défendre. « Les horreurs du nazisme et du communisme se sont produites parce que certains États occidentaux avaient abandonné leurs valeurs chrétiennes », a-t-il par exemple déclaré. Assurément de quoi séduire les conservateurs américains avant la prise de parole de Donald Trump, attendue dimanche prochain.

Rejet de la société multiethnique

Auparavant, dans un discours prononcé samedi 23 juillet en Transylvanie roumaine où vit une importante communauté hongroise, Viktor Orban avait tenu des propos qui avaient créé une vive polémique dans les médias de grand chemin français. En effet, comme le rappelle Le Monde, le président hongrois avait rejeté la vision d’une société « multiethnique » mélangée à des « non-Européens » : « Nous ne voulons pas être une race mixte », avait-il alors déclaré. En déplacement à Vienne le jeudi 28 juillet, Viktor Orban était revenu sur sa prise de parole et maintenu sa déclaration. « En Hongrie, ces expressions et phrases représentent un point de vue culturel, civilisationnel », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse dans la capitale autrichienne. Le dirigeant a aussi expliqué qu’il arrivait « parfois » qu’il parle « d’une manière qui peut être mal comprise » et assuré que son gouvernement appliquait une « tolérance zéro » quant au « racisme » et à « l’antisémitisme ».

Un combat commun avec l’Autriche

Malgré le tollé qui a retenti dans les médias, Viktor Orban est néanmoins resté droit dans ses bottes. Des survivants de l’Holocauste juif et de la communauté juive s’étaient notamment indignés et avaient appelé l’Union européenne à prendre ses distances avec le dirigeant nationaliste de 59 ans. Quant à son homologue autrichien Karl Nehammer, il a rappelé lors de la conférence de presse condamner « fermement toute forme de racisme et d’antisémitisme » et avoir abordé ce sujet « en toute franchise » avec Viktor Orban. Karl Nehammer a conclu en insistant sur ses points communs avec le dirigeant hongrois au sujet de l’immigration subie par les deux pays. « Nous voulons combattre ensemble », a-t-il déclaré.

Deux priorités : hausse de la natalité et baisse de l’immigration

Dans son discours annuel à Tusvanyos, Viktor Orban a insisté sur la question identitaire.

Le taux de fécondité de la Hongrie est en dessous du seuil de renouvellement. Il y a eu une amélioration de la natalité entre 2010 et 2020, depuis le Covid ce taux est en recul. Un peuple qui ne peut se renouveler biologiquement renonce à son droit à vivre. Si les Hongrois courent le risque d’être évincés du bassin des Carpates, la première cause en sera démographique. D’où le maintien des politiques natalistes et de l’orientation « pro-famille » du gouvernement hongrois.

Deuxième défi pour Viktor Orban : l’immigration. Le Premier ministre hongrois assume le terme de remplacement et lui adjoint celui de submersion. La première cause est spirituelle et Orban conseilla à son public la lecture du Camp des Saints de Jean Raspail. Face à l’immigration de peuplement qui caractérise l’Europe de l’Ouest depuis 50 ans, le Premier ministre hongrois épingle « les évolutions spirituelles qui expliquent l’incapacité de l’Occident à se défendre ».

Dans les pays de l’Ouest, « un conglomérat de peuples » se serait substitué aux nations. Les lois de la démographie donneront la mesure du bouleversement vers 2050. La Hongrie veut suivre une autre voie que ce « Post-Occident ». Que chacun suive sa voie. L’Europe centrale refuse le prosélytisme « diversitaire » de l’Ouest alors que celui-ci ne peut tolérer qu’une autre voie soit possible ou légitime.

Orban infirme par là l’argument de la gauche occidentale selon lequel il n’y a en Europe que des peuples métis. Il distingue le monde européen fait d’incessants échanges régionaux et le mélange révolutionnaire auquel sont livrées actuellement les populations de l’Ouest.

La Hongrie revendique la diversité (européenne) inhérente à l’Europe centrale : « nous sommes simplement un mélange de peuples vivant dans notre propre patrie européenne ». Orban entend respecter la continuité historique de l’Europe centrale, aux antipodes d’une obsession abstraite ou d’une idéologie identitaire. Il s’agit de refuser un nouveau fléau idéologique venu de l’Ouest : l’idéologie « diversitaire » qui cherche à abattre l’ordre antérieur au nom du Progrès. Ainsi Viktor Orban défend une logique de continuité, de transmission et de fidélité à l’égard de la civilisation dont nous sommes héritiers.

jeudi 10 mars 2022

Autriche : échec de la politique de vaccination obligatoire anti-covid

L’Autriche abandonne l’obligation vaccinale contre le Covid-19, à peine un mois après l’entrée en vigueur de cette loi qui a eu un impact limité.

 Le gouvernement autrichien a annoncé mercredi la suspension de la loi sur la vaccination obligatoire contre le Covid-19, un mois à peine après son entrée en vigueur, face à la moindre dangerosité du variant Omicron.

Une atteinte «injustifiée» aux droits fondamentaux

« Nous avons décidé de suivre l’avis de la commission des experts » et de « suspendre » le texte, a annoncé la ministre Karoline Edtstadler. « Nous ne voyons pas en ce moment la nécessité de mettre en place l’obligation vaccinale au vu du variant actuel », qui provoque des symptômes moins sévères que le variant Delta auparavant dominant, a-t-elle expliqué. « Il y a actuellement beaucoup d’arguments pour dire que cette atteinte aux droits fondamentaux n’est pas justifiée », a ajouté Mme Edtstadler, chargée de la Constitution.

La loi était entrée en vigueur le 5 février, une mesure inédite dans l’Union européenne (UE) et qui avait suscité une forte opposition d’une partie de la population de 8,9 millions d’habitants. L’ensemble des résidents de plus de 18 ans dans ce pays de 8,9 millions d’habitants étaient concernés, à l’exception des femmes enceintes, de ceux qui ont contracté le virus il y a moins de 180 jours et enfin de ceux qui peuvent se faire exempter pour raisons médicales. Les contrôles devaient débuter mi-mars, avec des sanctions variant de 600 à 3 600 euros. Des voix s’étaient élevées pour revoir le texte, alors que l’Autriche a mis fin début mars à la plupart des restrictions sanitaires.

Ces derniers mois, le taux de vaccination contre le Covid-19 n’a que peu progressé en Autriche. Début novembre dernier, alors que la menace de vaccination obligatoire planait, celui-ci était de 67 % pour la première dose. Fin décembre, il frôlait les 75 %. Depuis, il a fait du surplace. Même avec l’entrée en vigueur de la loi début février, ce taux de primo-vaccination est aujourd’hui de 76,3 %.


dimanche 27 décembre 2020

Autriche — la Cour suprême juge illégal le port obligatoire du masque à l’école

Le port obligatoire du masque à l’école et l’enseignement en alternance, deux mesures prises par le gouvernement autrichien au printemps afin de tenter d’endiguer la pandémie de coronavirus, sont des dispositions « illégales », a estimé mercredi la Cour constitutionnelle.

« Pour faire face aux conséquences de la COVID-19 dans le système scolaire, un décret publié par le ministre de l’éducation en mai 2020 a ordonné que les classes soient divisées en deux groupes et enseignées alternativement à l’école », a écrit la Cour dans un communiqué.

En Autriche, certains écoliers avaient cours le lundi et le mardi et les autres le mercredi, le jeudi et le vendredi seulement. Ils devaient rester à la maison le reste de la semaine.

« En outre, il a été décidé que toutes les personnes présentes dans le bâtiment scolaire, sauf pendant les heures de cours, devaient porter un dispositif de protection couvrant la zone de la bouche et du nez », a-t-elle ajouté.

« Dans sa décision publiée aujourd’hui, la Cour constitutionnelle a jugé que les dispositions contestées étaient illégales », ont fait savoir les juges.

Deux enfants et leurs parents avaient fait appel devant la Cour constitutionnelle, faisant valoir que ces dispositions violaient le principe d’égalité, le droit à la vie privée et le droit à l’éducation.

« Le ministre n’a pas pu expliquer de manière compréhensible pourquoi il considérait les mesures contestées comme nécessaires », a détaillé la Cour.

L’Autriche est gouvernée depuis janvier par une coalition entre les conservateurs et les écologistes. Le ministère de l’Éducation est occupé par les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz.

vendredi 18 septembre 2020

La haine de la culture à l'école des « compétences »

Extraits de la recension par Éric Zemmour du livre La Haine de la culture par Konrad Paul Liessman. On trouvera également de longs extraits du début de l’ouvrage à la fin de ce billet.

Bildung : un mot que seuls les germanistes connaissent ; et les lecteurs des grands romanciers allemands, les Theodor Fontane et Thomas Mann. Bildung, c’est à la fois l’éducation, la culture et la formation, comme nous l’expliquent, dès la première page du livre, nos traducteurs. Bildung était bien sûr dans le titre original de cet ouvrage : bildung abandonnée, bildung rejetée, bildung méprisée, bildung martyrisée mais bildung debout, bildung…

Si je me permets ainsi de jouer, c’est que notre auteur ne se prive pas lui-même de manier l’ironie avec une efficacité grinçante. Et si je joue sur un registre franco-allemand, c’est que les thèmes de son ouvrage évoquent des auteurs français bien connus : le Finkielkraut de La Défaite de la pensée ou le Régis Debray de L’Éloge des frontières. Konrad Paul Liessmann a écrit une formidable charge contre les progressistes ; en France, il aurait été catalogué dans les « nouveaux réacs ». Mais Liessmann est un philosophe autrichien qui peut s’ébrouer librement, loin des sectaires et des sicaires du boulevard Saint-Germain. Il est libre Konrad ! Libre d’appeler à de nouvelles Lumières contre l’Islam sans craindre les reproches d’islamophobie [...]

Libre de nous démontrer que l’école d’aujourd’hui, qui a abandonné la culture pour les compétences, est devenue une école « barbare ». Qu’on n’éduque plus les enfants, mais qu’on cherche « l’acquisition de compétences telles que la capacité à travailler en équipe, la disposition à communiquer, le goût de l’innovation et la virtuosité numérique ». Que « la culture n’est pas un savoir-faire. » Que le « savoir inutile voilà ce qui distingue l’homme cultivé ». Que la littérature a connu le sort du latin et du grec ancien dans les années 1960, devenue obsolète, car symbole de la culture bourgeoise. Et que « faire en sorte de barrer systématiquement l’accès à la littérature aux jeunes gens, par la mise en œuvre d’une politique éducative obsédée par les compétences et ne jurant que par la technique, cela ne saurait être interprété que comme un acte barbare ».

Qu’il y a un lien (évident, mais que personne ne veut voir) entre la dévalorisation des connaissances et l’entrée dans l’ère de la post-vérité. Et de finir sur cette ironie réjouissante : « On peut y voir un processus démocratique : ce que jadis seuls 10 000 privilégiés avaient le droit de lire, aujourd’hui plus personne n’a le droit de le lire. Inégalité pour tous. »

Liessmann nous montre le paradoxe de notre époque qui vide l’éducation de sa substance culturelle et qui, en même temps, pare l’éducation de toutes les vertus et de tous les objectifs. « De nos jours, parler de l’éducation, c’est croire aux miracles (…) (L’école est devenue) une sorte de religion dans une société sécularisée. » Mais justement, ceci explique cela. C’est parce qu’on a détruit la culture littéraire, ce qu’on appelait la « culture » et que l’extrême gauche appelait « la culture bourgeoise », qu’on a pu ainsi transformer les salles de classe en un lieu de propagande mise au service du développement durable, de la théorie du genre, etc. Et parce qu’on a renoncé au « processus de conquête de soi-même par la culture » qu’on peut donner le bac à tout le monde.

Liessmann dénonce avec lucidité des profs privés de « tout contact avec leur discipline », « au nom d’une pseudo scientifisation de la pédagogie fort douteuse en raison de l’étendue de leur contamination idéologique ».

Il ne respecte rien ni personne pour notre plus grande joie. « À l’époque du numérique, où des tablettes sont utilisées durant les cours, les écoles ne font pas des enfants et des adolescents qui leur sont confiés des citoyens émancipés capables de résister aux tentations totalitaires des multinationales du net, mais, au contraire, des agents de ces firmes ». On transmettra le message à Valérie Pécresse qui, au nom de la région Île-de-France, a distribué des ordinateurs à tous les enfants des écoles !

Même notre société de l’intelligence est brocardée par notre iconoclaste : « Seuls les pays affichant un faible pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur — la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne — affectent un faible taux de chômage de ces personnes (…) Ailleurs, (se développe un) précariat académique [des diplômés universitaires] grandissant (qui signifie sans doute “que la lutte pour les talents” appartienne déjà au passé). »

On l’a dit, Liessmann est autrichien. Sa critique acerbe de la société et de l’école concerne le système éducatif du monde germanique. Chez nos voisins, l’école est fédéralisée, régionalisée, même les programmes peuvent être différents d’une région à l’autre. Des fondations parfois privées gèrent le système. Pas de Rue de Grenelle, pas de ministère centralisé, pas « de plus gros employeur du monde depuis la disparition de l’Armée rouge ». Pas de sclérose bureaucratique, pas de Jules Ferry disant « tous les enfants de France font la même dictée à la même heure ». Pas de pédagogistes et de gauchistes qui se sont introduits dans le cœur du système pour mieux le piloter et le désintégrer. Pas de profs fonctionnaires « fainéants » qu’on ne peut pas virer et qui ne pensent qu’aux vacances !

Rien de tout cela et pourtant les mêmes résultats, les mêmes constats, le même mépris de la culture et de la littérature, la même obsession des compétences, le même Graal des classements Pisa, le même modèle finlandais, la même propagande des lobbys gays, antiracistes, écologistes, féministes. En lisant Liessmann, on comprend que la France a subi comme ses voisins le même processus de Bologne (Union européenne), les mêmes instructions de l’OCDE (inspirées des méthodes américaines d’après-guerre), le même mépris de la transmission au bénéfice de l’innovation, la même incapacité à mener un nouveau combat des Lumières contre l’Islam, la même détestation de la culture bourgeoise, patriarcale, hétérosexuelle et blanche. Cela nous rend plus indulgents pour nos faiblesses hexagonales. Et plus lucides sur nos véritables ennemis.

LA HAINE DE LA CULTURE
par Konrad Paul Liessmann,
paru à Paris
le 16 septembre 2020
aux éditions Armand Colin,
173 pages,
ISBN-13 : 978-2200627928



Début du livre

lundi 6 mars 2017

Conférence à Montréal sur l'impératrice Zita qui vécut 8 ans au Québec (10 mars à 19 h 30)


L'essayiste, historien et journaliste au Figaro de Paris donnera une conférence le vendredi 10 mars à 19 h 30 à Montréal sur le couple impérial Charles et Zita d'Autriche-Hongrie.

La dernière impératrice d'Autriche, Zita, de son nom de naissance Zite princesse de Bourbon-Parme, une francophone de naissance, a vécu en exil au Canada une dizaine d'années, dont huit à Sillery, Québec. Son fils, Otto de Habsbourg, est mort il y a quelques années.


Monsieur Sévillia pourra autographier ses livres qui seront disponibles


L'impératrice Zita et ses enfants


Vendredi, le 10 mars à 19h30

Grand Séminaire de Montréal

2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal

Entrée gratuite et stationnement gratuit

Pour toutes questions, veuillez contacter :
Sébastien Froidevaux
Directeur général
Fondation du Grand Séminaire de Montréal
Tél.: 514 925-0005

Voir aussi

Zita dernière impératrice d'Autriche au Québec, conférence de son petit-fils S.A.I.R. l'archiduc Rudolf



jeudi 19 mai 2016

Histoire — 1914

Yves-Marie Adeline nous plonge dans l'incroyable succession d'événements de l'année 1914 : le début de la première guerre mondiale et le commencement des bouleversements qui changeront pour toujours la France, l'Europe et le monde. Une fresque passionnante !



jeudi 14 mai 2015

Piéton viennois, joueur de rugby d'Oxford, vous n'échapperez pas à la rééducation !



Un petit pas pour l'homo, un grand bond pour l’« homoïté » ?

Quelques jours avant le Concours eurovision de la chanson à Vienne, près de 120 passages piétons de la capitale viennoise ont été équipés de feux assez originaux.

Des feux piétons arborant des couples homosexuels et hétérosexuels au lieu de l’habituel petit bonhomme solitaire. Vienne se met à l’heure de l’Eurovision, remporté l’an passé par l’autrichien(ne) Conchita Wurst, le/la travesti(e) à barbe dont personne ne se souvient de la chanson. La capitale autrichienne, qui accueille cette année ce concours de chanson, a annoncé avoir commencé à équiper quelque 120 passages piétons parmi les plus fréquentés de la ville (ouf !) avec des feux mettant en scène aussi bien des couples homosexuels, masculins ou féminins, que hétérosexuels, à chaque fois réunis par un cœur.



Si la tendance récente se maintient (voir ci-dessous), d’ici trente-cinq ans, un tiers de la population de l’Autriche pourrait être musulmane et près de 50 % des moins de 14 ans. Y aura-t-il encore des feux « conviviaux pour les homos » alors ?

Entretemps, le Daily Telegraph de Londres nous apprend que les étudiants de l’Université d’Oxford sont seulement autorisés à concourir dans les plus grands tournois de rugby de la saison s’ils acceptent de participer à des ateliers d’anti-misogynie, en vertu d’un nouveau règlement.

Les militants qui soutiennent cette obligation disent espérer que des conditions similaires seront imposées dans d’autres sports, comme le football (soccer), l’aviron, le hockey et le cricket. Les organisateurs sont en pourparlers avec d’autres universités dans le but d’introduire ces mêmes classes obligatoires à l’échelle nationale.

L’équipe de rugby de chaque collège de l’université d’Oxford a dû promettre d’assister aux ateliers d’une heure pour pouvoir participer au tournoi Cupper de cette année.

Les cours de « bon gars » participent d’un effort pour lutter contre la « culture de gars/de mecs » répandue sur le campus. L’atelier comprendra des discussions sur le harcèlement sexuel, le consentement, les « plaisanteries de gars » et les cérémonies d’initiation dans l’équipe. Reason.com pense qu’il s’agit là d’une volonté de rééducation, alors que Laura Rosen Cohen pense qu’il s’agit d’une étape de plus dans le processus de castration des jeunes mâles qui commence par le gavage de Ritalin dès le primaire.

Au Canada et au Québec, nous sommes cependant coutumiers de ces campagnes de lutte contre les stéréotypes masculins et virils. Depuis quelques années, les écoles et universités s’ornent d’affiches provocantes où l’ont voit deux joueurs de hockey (des « vrais gars ») qui s’embrassent et qui demandent pour qui cela est choquant. Apparemment, cela n’a pas été du goût de tous à l’Université de Saint-Boniface au Manitoba où une vingtaine d’affiches « contre l’homophobie » ont été déchirées en 2012 sur le campus à Winnipeg. (Ne pas aimer voir cela serait de l’homophobie donc.) Les vidéos de surveillance n’avaient pas permis d’identifier le ou les malfaiteurs. « On a eu de fortes réactions dès que l’on a placardé les affiches. On voyait des gens qui s’arrêtaient et qui faisaient des commentaires », explique Ornella Atangana, une étudiante qui croyait bon organiser, avec quatre collègues, une campagne « contre la discrimination envers les homosexuels ». Rappelons que la lutte à l’hétérosexisme dans les écoles et collèges québécois a coûté près de 5,7 millions de dollars aux contribuables québécois pour l’année scolaire 2012-2013 dans le cadre d’un plan intitulé Agir contre l’homophobie et l’intimidation. Voir la page d’accueil du site sur l’« intimidation » du Monopole de l'Éducation du Québec qui ne parle que de (homo)sexualité. Ces généreux budgets financent les activités des associations LGBT en milieu scolaire lors desquels « on discute de la sodomie, des stéréotypes reliés à l’homosexualité ».





Le tableau ci-dessous présente les différences de fécondité entre la Suisse et l‘Autriche. Dans les deux pays, les musulmans ont la plus forte fécondité avec un indice synthétique de fécondité (ISF) de 2,4 enfants par femme alors que les sans-religions ont elles la plus faible fécondité avec seulement 0,9 enfant en Autriche et 1,1 enfant/femme en Suisse. Les ISF des catholiques et des protestants sont également très bas et se situent entre 1,2 et 1,4 enfant/femme.



Depuis 2001, les recensements autrichiens ne peuvent plus se pencher sur l’appartenance religieuse des personnes recensées (voir page 10). Toutefois, certains chercheurs dont ceux de l’Institut des études islamiques de l’Université de Vienne ont calculé que la population musulmane en Autriche avait crû de 69,3 % en 11 ans pour atteindre 6,8 % de la population autrichienne. En 1961, il n’y avait presque aucun musulman en Autriche. À Vienne, la proportion de musulmans est passée de 0,4 % en 1981 à 12 % en 2011. Si ce taux de croissance devait se maintenir, il y aurait près de 2,8  millions de musulmans en Autriche en 2050 sur une population totale projetée de 9½ millions. Cette population musulmane dans 35 ans sera, toutefois, probablement jeune alors que plus de 34 % de la population totale devrait avoir plus de 60 ans.



Selon certains scénarios en 2051, une majorité des jeunes de moins de 15 ans (51,3 % pour être exact) pourraient être des musulmans. Ce n’est qu’un scénario qui présuppose que les différences de fécondité persisteront, que la sécularisation sera forte et que l’immigration autrichienne sera musulmane.


Voir aussi

RitalinMC — nouveaux records de consommation et de vente en 2013 au Québec

lundi 25 mars 2013

Tout se tient : mariage, adoption, location d'utérus pour homosexuels et endoctrinement scolaire des enfants

Texte de Grégor Puppinck (ci-contre), le directeur du Centre européen pour la loi et la justice :

Il faut bien comprendre que l’adoption, la PMA et la GPA, c’est-à-dire les mères porteuses, suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». Il est vain de dire « j’accepte le mariage, mais pas le reste ».

C’est tout ou rien : à cause de la Cour européenne des droits de l’homme, dès lors que l’on ouvre le mariage républicain aux couples de même sexe, c’est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l’adoption et le droit à la PMA (fécondation in vitro), lequel entraîne à son tour le droit à la GPA (location d'utérus).

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est la plus haute instance judiciaire européenne ; ses décisions s’imposent sur les 47 États membres du Conseil de l’Europe, de l’Islande à l’Azerbaïdjan. Il n’y a pas de pouvoir humain au-dessus d’elle ; elle peut censurer des lois adoptées par référendum  elle peut condamner des États à changer même leur constitution.

1. PMA (Procréation médicalement assistée)

Pour la Cour européenne, le droit à la PMA est automatique : dès lors qu’elle est autorisée aux couples mariés, elle doit l’être à tous sans distinction  entre couples mariés homosexuels et hétérosexuels. Les couples de femmes pourront avoir accès à la PMA dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. La Cour européenne interdit toute différence de traitement dans l’exercice du « droit de procréer en ayant recours à la PMA ».

2. La GPA (gestation pour autrui)

Pour les couples d’hommes, la légalisation du recours aux mères porteuses, c’est-à-dire à la GPA,  est très probable. Il y a déjà en ce moment trois affaires devant la CEDH ; deux contre la France et une contre l’Italie.

À cause de la circulaire Taubira, qui reconnaît la filiation des enfants nés par GPA pratiquées à l’étranger, l’interdiction de la GPA en France est très compromise, car Christiane Taubira a cassé volontairement la cohérence du droit français.  Comment la France va-t-elle justifier devant la Cour européenne l’interdiction de la GPA en France, alors que nous l’acceptons lorsqu’elle est pratiquée par des Français à l’étranger ? La Cour dira que cette interdiction est hypocrite, et qu’elle doit donc être supprimée !

La GPA, c’est de la prostitution et de la vente d’enfant : c’est une honte. Il faut savoir qu’en Europe de l’Est, là où elle est pratiquée, le business de la GPA est géré par les réseaux mafieux.

3. L’adoption homosexuelle

Au mois de février dernier, la Cour européenne a condamné l’Autriche à légaliser l’adoption au sein des couples de mêmes sexes, dans une affaire où la compagne homosexuelle de la mère d’un enfant veut se substituer au père qui entretient pourtant des rapports réguliers avec son fils. Eh bien, la Cour, plutôt que de reconnaître que cet enfant n’est pas adoptable, car il a sa mère et son père, elle a imposé aux États de renoncer à la famille naturelle fondée sur les parents biologiques comme modèle de référence de la famille. Elle a jugé – et cela s’impose à tous les États – qu’il n’est pas préférable en soi pour l’enfant d’avoir sa filiation établie envers son père et sa mère plutôt qu’envers deux femmes ou deux hommes !

L’Autriche est maintenant obligée de changer sa législation en sorte qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères. Pourtant, le droit international dit très clairement que tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » et le droit « de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales » (articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant).

4. La théorie du genre

Cette tendance idéologique de la Cour n’est pas nouvelle,  déjà, il y a dix ans, elle a adopté la théorie du genre dans une affaire de mariage transsexuel. Dans le but de pouvoir déclarer que les personnes transsexuelles ont un droit fondamental à se marier avec une personne du même sexe biologique – alors que la Convention ne garantit que le droit « à l’homme et à la femme » de se marier, la Cour a dit qu’elle « n’est pas convaincue que l’on puisse aujourd’hui continuer d’admettre que ces termes impliquent que le sexe doive être déterminé selon des critères purement biologiques ». En cela, elle a substitué le concept de « genre » (gender) à la réalité sexuelle, et elle a obligé les 47 États européens à autoriser le mariage transsexuel, mais la petite île de Malte fait de la résistance, elle est maintenant poursuivie devant la CEDH !

Prison allemande où fut enfermée  Irene Wiens pour 
avoir refusé que ses enfants soient soumis
à un cours d'éducation sexuelle qu'elle réprouve
5. Les droits des parents

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout pour les enfants, pour nos enfants : c’est pour lutter contre un gouvernement qui veut endoctriner nos enfants avec l’idéologie néomarxiste de Pierre Bergé [Zemmour dirait plutôt hyperlibérale], Christiane Taubira, Vincent Peillon et de Jean-Pierre Michel. Comme dans tous les pays totalitaires, ils veulent utiliser l’école pour voler nos enfants. N’est-ce pas Vincent Peillon qui déclare que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » et Christiane Taubira qui avoue que  « Dans nos valeurs, l’éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres ».

Il faut savoir qu'en Allemagne des parents de jeunes élèves ont fait de la prison pour avoir refusé d’envoyer leurs enfants à des cours obligatoires d’éducation sexuelle et morale organisés à l’école. Je dis bien que les parents ont été condamnés à de la prison ferme ! Et bien que croyez-vous qu’il arriva ? La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cela très bien, au nom de la nécessité « d’intégrer les minorités et d’éviter la formation de ‘’sociétés parallèles’’ motivées par la religion ou l’idéologie ». [En l'occurrence les parents allemands concernés sont tous ethniquement allemands, chrétiens ou conservateurs.]

Les« sociétés parallèles » ce n’est pas nous, nous sommes plus d’un million rassemblés ici, au contraire, les« sociétés parallèles », ce sont eux, c’est cette oligarchie internationale à la fois néomarxiste et ultralibérale qui veut nous imposer sa conception mortifère et marchande de l’individu et de la société.

Est-ce que c’est nous qui représentons un danger pour la société et qu’il faudrait soumettre à l’idéologie ? Je dis que ce sont les idéologues qu’il faut soumettre à la réalité, et la première réalité, c’est que tout enfant a un père et une mère ; c’est le moment de ne rien lâcher !

Après les enfants, l'État (ici québécois) considère qu'il doit rééduquer les goûts sexuels de ses citoyens


Voir aussi

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Juge américain accorde le statut de réfugiés politiques à des parents-éducateurs persécutés en Allemagne (le gouvernement Obama a décidé de son propre chef de faire appel de cette décision)

Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois





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lundi 9 avril 2012

Histoire — 1914. Une tragédie européenne

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage « 1914 Une tragédie européenne », paru chez Ellipses en mars 2011.


En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).


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Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.





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vendredi 2 septembre 2011

Zita dernière impératrice d'Autriche au Québec, conférence de son petit-fils S.A.I.R. l'archiduc Rudolf

La dernière impératrice d'Autriche, Zita, de son nom de naissance Zite princesse de Bourbon-Parme, une francophone de naissance, a vécu en exil au Canada une dizaine d'années, dont huit à Sillery, Québec. Son fils, Otto de Habsbourg, est mort récemment.

Née en 1892, morte à 97 ans en 1989, la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, Zite de Bourbon-Parme vécut près d'un siècle de bouleversements historiques : de 1916 (date de son accession au trône) à 1918, les efforts désespérés de l'empereur Charles Ier, son époux, pour sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère ; en 1921, la relégation du couple impérial à Madère, où Charles Ier mourut en 1922. Veuve à 30 ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant Otto, l'aîné, à prendre la succession. À partir de 1930, les Habsbourg soutinrent la résistance antinazie. Après un exil de soixante-trois ans en Amérique, le retour de Zita en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Son enterrement donna lieu en 1989 à des funérailles nationales aux réminiscences impériales (voir ci-dessous).


Le neveu du président Mitterrand, Frédéric Mitterrand, décrit l'enterrement de Zita


Ce sont les religieuses de Sainte Jeanne d'Arc de Québec qui ont hébergé la famille impériale, de 1939 à 1948. L'Impératrice Zita, qui a connu le sommet de la gloire, de la richesse et de la sécurité, a ensuite subi le rejet et l'exil dans une extrême pauvreté. Veuve à 30 ans, enceinte de son huitième enfant, menacée de mort, ce fut 63 ans d'exil d'un pays à l'autre avec huit orphelins. L'amour profond de son époux et de ses enfants fut l'axe complet de cette vie toute baignée et réconfortée dans la fidélité à sa foi.



— Qui demande à entrer ? — Zite, sa majesté l'impératrice et reine ! — Nous ne la connaissons pas.  — Qui demande à entrer ? — Zite, une pécheresse mortelle. — Entrez donc.

Elle choisit le Québec pour l'unique raison de la culture et de l’éducation chrétiennes que ses enfants ont pu y recevoir dans les institutions francophones de Québec.

Nous avons reçu le message suivant d'un regroupement de citoyens qui organise une réunion en souvenir de Zita et milite en faveur de sa béatification. Nous pensons qu'il s'agit d'une page d'histoire intéressante — inconnue de la plupart des Québécois — qui vaut la peine d'être rappelée.

« Nous avons invité l'aîné de ses petits-fils, Son Altesse Impériale et Royale l'Archiduc Rudolf d'Autriche – père de huit enfants et homme de très grande foi – à venir nous donner une causerie-conférence sur la vie de ses grands-parents.

C'est donc une invitation pressante que je vous fais. Nous n'avons pas les moyens des médias pour annoncer cet événement. Je me fie donc sur le concours de nos ami(e)s et je vous demande de diffuser l'invitation parmi vos contacts internet du Grand Montréal et banlieues. D'abord, c'est de la visite royale de marque. Son Altesse sera accompagnée de son épouse l'Archiduchesse Marie Hélène d'Autriche et de leur fils l'Archiduc Michael. S'il vous plaît, invitez tous ceux et celles qui ont à cœur la défense et promotion de la famille et de l'éducation chrétiennes.

Mercredi le 14 septembre 2011 à 19 h 00

Centre Leonardo da Vinci

Théâtre Melissa et Lino Saputo

8370, boul. Lacordaire

Montréal (St-Léonard) QC

H1R 3Y6

Adresse courriel : CentreLeonardoDaVinci.com

Une contribution volontaire de 10 $ est suggérée. »



À lire sur le sujet



Zita, impératrice courage
par Jean Sévillia

  • publié chez Perrin
  • Collection : Tempus
  • Paris, 2003
  • 343 pages
  • ISBN-10: 2262021058
  • ISBN-13: 978-2262021054


L'auteur, Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, a publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol : Andreas Hofer contre Napoléon, Le Terrorisme intellectuel et Historiquement correct.








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