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dimanche 12 octobre 2025

Vandalisme antichrétien en forte hausse en France et en Allemagne : l'inquiétude grandit

En France comme en Allemagne, les églises sont la cible croissante d’actes de vandalisme, de vols, de profanations et parfois même d’attaques contre les fidèles. Les chiffres et les faits récents témoignent d’une intensification inquiétante de ce phénomène, dans un climat de plus en plus tendu autour des symboles religieux chrétiens.

Guingamp : une statue de la Vierge Marie incendiée en pleine messe

En France, une recrudescence marquée des actes antichrétiens

Au premier semestre 2025, 322 actes antichrétiens ont été recensés en France, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’an passé. Selon le ministère de l’Intérieur, la majorité de ces actes concernent des atteintes aux biens : croix arrachées, portes fracturées, statues brisées, objets liturgiques volés. Le nombre de vols d’objets sacrés a bondi de 22,8 % en 2024, avec 820 cas signalés.

Les zones rurales sont particulièrement touchées. Dans les Landes, 27 églises ont été profanées en quelques semaines. À Mont-de-Marsan, trois individus ont été arrêtés en possession de ciboires et de calices volés. Le diocèse s’est constitué partie civile. À Badefols-d’Ans, en Dordogne, la mairie a fermé l’église du XIIe siècle après un cambriolage : tronc vidé, tapis liturgique disparu, cierges allumés retrouvés sous les chaises. Les clés sont désormais délivrées en mairie.

Dans le Nord et la Creuse, des vagues de cambriolages similaires ont visé des édifices parfois centenaires. Les régions les plus touchées en 2024 sont la Nouvelle-Aquitaine, l’Île-de-France, le Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. À l’Observatoire du patrimoine religieux, on évoque une moyenne de cinq vols par semaine dans les églises françaises. Des plateformes de revente comme Leboncoin proposent régulièrement des calices ou ciboires en argent, sans traçabilité. Le président de l’Observatoire, Édouard de Lamaze, appelle à un encadrement strict de la vente de biens liturgiques, uniquement par des commissaires-priseurs.

La violence ne s’arrête pas aux objets. À Lyon, un chrétien d’origine irakienne a été assassiné en direct sur TikTok. À Paris, deux incendies ont ravagé l’église Notre-Dame-des-Champs en juillet ; le préjudice est estimé entre 2 et 3 millions d’euros. L’auteur présumé, déclaré pénalement irresponsable, était un SDF en situation irrégulière. À Pantin et La Courneuve, un autre homme, sous l’emprise du crack, a vandalisé deux églises en pleine messe, sous les yeux des fidèles.

Les profanations deviennent parfois sciemment humiliantes : à Arudy, dans les Pyrénées-Atlantiques, des excréments ont été déposés à l’entrée de l’église, de façon à ce que les fidèles les piétinent. À Panilleuse, dans l’Eure, l’autel a été partiellement incendié par des jeunes délinquants. Ces actes prennent une dimension clairement antireligieuse, au-delà du simple vandalisme.

Face à cette vague, des voix s’élèvent. La sénatrice LR Sylviane Noël dénonce une asymétrie de traitement médiatique et politique entre les actes antichrétiens et ceux visant d’autres confessions. Dans une tribune cosignée par 86 sénateurs, elle réclame la création d’un dispositif national de signalement pour les victimes d’actes antichrétiens, à l’instar des structures existantes pour l’antisémitisme et l’islamophobie. Elle critique aussi une forme d’hostilité culturelle envers les racines chrétiennes, évoquant des syndicats qui souhaitent débaptiser les vacances de Noël.

En Allemagne, une hostilité croissante envers le christianisme

La situation en Allemagne suit une évolution similaire. Si les autorités fédérales, via le Bundeskriminalamt (BKA), ne recensent que les actes motivés politiquement, ces derniers sont en forte hausse. En 2024, 337 actes antichrétiens à motivation politique ont été enregistrés, contre 277 en 2023 (+21,7 %), ainsi que 111 infractions visant des églises (contre 92 l’année précédente).

Les chiffres globaux, cependant, seraient bien supérieurs. L’Observatoire OIDAC Europe, basé à Vienne, estime à au moins 2 000 le nombre de dommages matériels causés aux églises chrétiennes allemandes en 2023. Ces actes incluent des vols, des détériorations graves et des profanations. Selon sa directrice, Anja Hoffmann, « les bibles brûlées, têtes de statues décapitées, confessionnaux détruits » deviennent de plus en plus fréquents.

La paroisse Saint-Antonius de Gronau, en Rhénanie-du-Nord–Westphalie, a ainsi décidé en février de ne plus ouvrir son église en dehors des offices, après des insultes envers les fidèles, des vols de plaques commémoratives, et des dégradations du tabernacle. Le sceptre d’une statue de la Vierge du XVIIe siècle a été volé ; le baptistère a été utilisé comme poubelle. Une habitante déplore « la perte du respect pour le sacré », dans un pays où près de 50 % de la population se réclame encore du christianisme.

Matthias Kopp, porte-parole de la conférence épiscopale allemande, observe une aggravation qualitative des attaques contre les lieux de culte. Il y voit une « hostilité ouverte contre le christianisme » et demande une répression systématique de ces actes, considérés comme des atteintes à la liberté religieuse. Il insiste sur la gravité du phénomène, qui touche au cœur de la pratique spirituelle.

Les autorités allemandes relèvent également une montée générale des « crimes de haine » : en 2024, les actes islamophobes ont augmenté de 26 %, les actes antisémites de 20,7 %. Le chancelier Friedrich Merz, dans un discours empreint d’émotion, a récemment dénoncé cette recrudescence, qualifiant de « honte » le retour d’un antisémitisme manifeste. Mais plusieurs observateurs regrettent que l’antichristianisme, bien que réel et croissant, ne bénéficie pas de la même visibilité ni du même traitement politique et médiatique.

OIDAC et la conférence épiscopale allemande s’accordent : au-delà des dégâts matériels, la fermeture progressive des églises face à ces attaques envoie un signal négatif, affaiblissant le droit au culte et le rôle spirituel de ces lieux. Ils appellent à des mesures concrètes pour sécuriser les églises, soutenir les fidèles, et préserver la liberté religieuse chrétienne, souvent perçue aujourd’hui comme minorée.

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L'Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

France — 90 % du vandalisme et profanations de lieux de cultes visent des églises (deux par jour !)

dimanche 3 septembre 2023

Étude — Les consommateurs de marijuana présentent des niveaux élevés de plomb et de cadmium

Des chercheurs ont constaté que les consommateurs de marijuana présentaient des niveaux considérablement plus élevés de métaux tels que le plomb et le cadmium dans le sang et l’urine. L’étude, qui est l’une des plus importantes de ce type, a analysé les données de plus de 7 000 participants à l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey).

Alors que l’on avait émis l’hypothèse que le cannabis pouvait être une source d’exposition aux métaux en raison de sa capacité à capter les métaux du sol, l’étude confirme que la consommation de cannabis est en effet une source d’exposition méconnue. Les résultats plaident en faveur d’une intensification des recherches sur la consommation de cannabis et les contaminants, d’autant plus que la légalisation du cannabis continue de s’étendre aux États-Unis et qu’elle est rentrée en vigueur en 2018 au Canada.


Faits marquants :
  • Les consommateurs de marijuana présentent des taux de plomb plus élevés dans le sang (1.27 μg/dL) et dans l’urine (1,21 μg/g de créatinine) que les non-consommateurs.
  • Cette étude est la première à mesurer les niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana, ce qui en fait l’une des études les plus vastes et les plus complètes sur ce sujet à ce jour.
  • Alors que la consommation de marijuana devient de plus en plus courante et que plus de la moitié de la population américaine vit dans des régions où elle est légale, l’étude soulève des inquiétudes quant à l’absence de lignes directrices fédérales sur les contaminants du cannabis.
Le plomb
 
Le plomb (Pb) est un métal lourd connu pour ses effets néfastes sur la santé humaine, particulièrement associé à des effets néfastes sur le développement neurologique des enfants et à des maladies cardiovasculaires chez les adultes ; les organisations de santé reconnaissent qu’il n’existe pas de niveau d’exposition au Pb sans danger. Le Pb est persistant dans l’environnement, et présente des risques liés à l’exposition. Nos résultats indiquent que la consommation de marijuana était l’une de ces sources d’exposition non réglementées. Contrairement à notre étude, une récente étude en laboratoire sur les aérosols n’a pas trouvé de Pb dans la fumée de cannabis. Cependant, les auteurs ont indiqué que la marijuana utilisée dans leur étude avait été cultivée dans un environnement contrôlé et réglementé en matière de contaminants. Nos résultats suggèrent donc que la marijuana n’est pas toujours cultivée de cette manière et qu’elle peut être contaminée par des métaux tels que le Pb. Des engrais et de l’eau d’irrigation de moindre qualité ou des sols contaminés par le Pb peuvent également contribuer à des niveaux plus élevés de Pb dans la plante de cannabis.

Le cadmium

« Le cadmium est absorbé dans le système rénal et est filtré par les reins. Par conséquent, le cadmium urinaire reflète la charge corporelle totale, la quantité absorbée sur une longue période d’exposition chronique ».

Le cadmium est un élément naturel utilisé dans des produits tels que les piles, les pigments, les revêtements métalliques et les plastiques. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), il est également présent dans la fumée de cigarette et absorbé dans les aliments d’origine végétale et animale consommés par l’homme.

Consommé en grandes quantités, le cadmium peut provoquer des problèmes d’estomac et, inhalé à des niveaux élevés, il peut entraîner des lésions pulmonaires, voire la mort. Le cadmium est considéré comme un agent cancérigène.

« L’exposition à de faibles niveaux de cadmium dans l’air, les aliments, l’eau et, en particulier, dans la fumée de tabac peut, au fil du temps, accumuler du cadmium dans les reins et provoquer des maladies rénales et une fragilité osseuse », note le CDC.
 
Source de l’étude : Université de Columbia

Une recherche menée à la Mailman School of Public Health de l’Université de Columbia a détecté des niveaux importants de métaux dans le sang et l’urine des consommateurs de marijuana, concluant que la marijuana peut être une source importante et sous-estimée d’exposition au plomb et au cadmium. 

Il s’agit d’une des premières études à faire état des niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana et très probablement de l’étude la plus importante à ce jour, qui établit un lien entre la consommation de marijuana déclarée par les intéressés et les mesures internes de l’exposition aux métaux, plutôt que de se contenter d’examiner les niveaux de métaux présents dans la plante de cannabis.

Cinq métaux ont été mesurés dans le sang et 16 dans l’urine. Crédit : Neuroscience News

Les résultats sont publiés en ligne dans la revue Environmental Health Perspectives,

dimanche 14 août 2022

Aux États-Unis, la crise des opiacés prend des proportions catastrophiques

C’est l’épidémie la plus dangereuse que nous ayons vue.

Ray Donovan, haut responsable de l’Agence américaine antidrogue (DEA)

Makayla Cox, lycéenne américaine en Virginie, pensait prendre un médicament pour traiter la douleur et l’anxiété, obtenu par le biais d’un ami.

Mais la pilule avalée deux semaines après son seizième anniversaire était du fentanyl, un opiacé de synthèse jusqu’à 50 fois plus puissant que l’héroïne. Elle est morte presque immédiatement.

Un soir de janvier, après avoir regardé un film avec sa mère Shannon, Makayla semblait en forme lorsqu’elle est allée dans sa chambre avec son chien, un husky qui dormait souvent sur son lit.

Mais le lendemain matin, Shannon a découvert Makayla appuyée contre la tête de lit, à moitié assise, un liquide orange sortant de sa bouche et de son nez.

« Elle était toute raide. Je l’ai secouée, j’ai crié son nom, j’ai appelé les secours », relate Shannon à l’AFP. « Mes voisins sont venus et ont tenté de la réanimer, mais il était trop tard. Après ça, je ne me souviens pas de grand-chose. »

Aux États-Unis, la crise des opiacés prend des proportions catastrophiques.

Plus de 80 000 personnes sont mortes d’overdoses par opiacés l’an dernier, causées pour la plupart par des drogues de synthèse comme le fentanyl — soit sept fois plus qu’il y a une dizaine d’années.

« C’est l’épidémie la plus dangereuse que nous ayons vue », juge Ray Donovan, haut responsable de l’Agence américaine antidrogue (DEA). « Le fentanyl n’est pas comme n’importe quelle autre drogue illicite, il est mortel instantanément. »

Et le nombre de morts s’envole particulièrement vite chez les jeunes. En 2019, 493 adolescents américains étaient décédés de surdose. En 2021, ils étaient 1 146.


Le fentanyl fait également des ravages à Vancouver et dans les réserves indiennes (Konbini est un média « progressiste » la fin du reportage est donc sujette à caution)

Ils se procurent des médicaments de contrefaçon via les réseaux sociaux. Et, sans le savoir, ils ingèrent des pilules contenant du fentanyl.

La drogue se commande sur Snapchat, Tiktok ou Instagram

Pour atteindre les plus jeunes, les revendeurs passent par des applications comme Snapchat, TikTok ou encore Instagram.

Ils remplacent souvent le nom de la drogue par des émojis. L’oxycodone, médicament très addictif, prend ainsi la forme d’une banane à moitié épluchée. Le Xanax, un tranquillisant, celle d’une barre de chocolat.

Le nombre d’Américains qui prennent de la drogue est plutôt stable ces dernières années, mais ce qui change, c’est la nocuité des substances, selon Wilson Compton, directeur adjoint de l’Institut national américain sur la toxicomanie.

Le fentanyl est si puissant que la différence entre vivre ou mourir tient à moins d’un gramme.

« Il suffit de très petites quantités pour que cela devienne un poison qui vous empêche de respirer », décrit Wilson Compton à l’AFP.

Aux États-Unis, la majeure partie du fentanyl illégal est fabriqué par des cartels mexicains, à partir de produits expédiés de Chine.

Cette drogue est une bonne affaire pour ces groupes criminels, car la puissance du fentanyl fait qu’une plus petite dose suffit à remplir une pilule.

Un kilogramme de produit pur, acheté pour environ 12 000 dollars, est transformé en un demi-million de pilules, plus facilement transportables, pouvant valoir jusqu’à 30 dollars l’unité.

L’an dernier, la DEA a saisi près de sept tonnes de fentanyl — assez pour tuer tous les Américains. Quatre pilules sur 10 contenaient une dose létale.

Élève modèle

Dans un hall du siège de l’agence antidrogue, les photos des « visages du fentanyl » sont affichées sur les murs. La collection de portraits rend hommage à une douzaine de personnes dont la vie a été récemment volée par la drogue.

Sous l’un d’entre eux : « Makayla—16 ans pour toujours »

Élève modèle et meneuse de claque, la jeune fille aimait peindre, jouer avec ses chiens, et espérait étudier le droit à l’université, raconte sa mère Shannon Doyle, 41 ans.

Après le divorce de ses parents, Makayla avait eu des problèmes d’anxiété, empirés par la pandémie.

L’été dernier, un ami lui avait fait découvrir les médicaments de contrefaçon.

Les pilules bleues retrouvées dans le lit de Makayla étaient en fait entièrement composées de fentanyl. Une enquête policière est en cours, mais n’a pour l’heure mené à aucune arrestation.

« Avant, quand vous étiez accro à la drogue, vous aviez 5, 10, 15 ans pour essayer de vaincre la dépendance », explique Shannon Doyle dans sa maison de Virginia Beach, ville côtière à environ 330 km au sud de Washington.

« Vous n’avez plus cette chance. »

Le DEA a lancé une campagne de prévention sur les risques du fentanyl, et des initiatives tentent d’accroître l’accessibilité du naxolone, un antidote pouvant sauver une personne en train de faire une surdose.

Les cendres de Makayla reposent dans sa chambre, une pièce dans laquelle Shannon jette toujours un coup d’œil matin et soir, comme quand elle était vivante.

Au nom de Makayla, elle a monté une fondation pour tenter d’éviter des tragédies similaires — une façon de gérer son deuil, dit-elle.

La meilleure amie de l’adolescente, Kaydence Blanchard, 16 ans, vit son premier été sans elle. Elle essaie d’accomplir les rêves qu’elles partageaient : passer son permis, et conduire jusqu’à la plage.

Mais pour Makayla, « l’avenir ne se concrétisera jamais », souligne-t-elle. « Elle ne réalisera jamais aucun des projets que nous avions imaginés ensemble. »

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Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans

États-Unis — Décès d’adolescents par surdose de fentanyl ont triplé de 2019 à 2021 

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Alberta — Épidémie de syphilis parmi sans-abri, drogués, homos et bisexuels et Amérindiens 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide 

Analyse des demandes d’assurance maladie : la gestion de la COVID-19 a un impact profond sur la santé mentale des jeunes  

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis (pré-Covid, opioïdes en cause) 

Québec — consommation d’antidépresseurs a augmenté de 68 % chez jeunes filles au cours des 5 dernières années (pré-Covid) 

Canada — la légalisation du cannabis a accru le nombre de consommateurs (2019)

Arrêter le cannabis et la mémoire revient 

Les enseignants du Colorado inquiets au sujet du cannabis dans les écoles publiques

 

vendredi 7 janvier 2022

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans

Les surdoses de fentanyl sont devenues la principale cause de décès chez les adultes âgés de 18 à 45 ans aux États-Unis, selon une analyse des données du gouvernement américain.

Entre 2020 et 2021, près de 79 000 personnes âgées de 18 à 45 ans – 37 208 en 2020 et 41 587 en 2021 — sont décédées de surdoses de fentanyl, selon l’analyse des données de l’organisation de sensibilisation aux opioïdes Families Against Fentanyl.

Le fentanyl est un opioïde synthétique qui peut être mortel même en très petites quantités, et d’autres drogues, dont l’héroïne, la méthamphétamine et la marijuana, peuvent être associées à cette drogue dangereuse. Le Mexique et la Chine sont les principales sources d’importation de fentanyl vers les États-Unis, selon la Drug Enforcement Agency (DEA).


À titre de comparaison, entre le 1er janvier 2020 et le 15 décembre 2021, il y a eu plus de 53 000 décès liés à la COVID-19 parmi les personnes âgées de 18 à 49 ans, selon les données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

« Il s’agit d’une urgence nationale. Les jeunes adultes américains — des milliers d’Américains sans méfiance — sont empoisonnés », a déclaré James Rauh, fondateur de Families Against Fentanyl, dans un communiqué. « Il est bien connu que le fentanyl illicite est à l’origine de l’augmentation massive des décès liés à la drogue. Une nouvelle approche face à cette catastrophe est nécessaire. »

La DEA a annoncé jeudi une augmentation de la vente de fausses pilules sur ordonnance contenant des opioïdes mortels sur les plateformes de médias sociaux comme Snapchat.

Des experts pensent qu’il existe une corrélation entre l’impact de la pandémie de coronavirus et l’augmentation récente des surdoses de fentanyl.

Plus d’adultes âgés de 18 à 45 ans sont morts de surdoses de fentanyl en 2020 que toute autre cause principale de décès, y compris la COVID-19, les accidents de la route, le cancer et le suicide. Le fentanyl a également tué plus d’Américains en 2020 que les accidents de voiture, la violence armée, le cancer du sein et le suicide, selon l’analyse des données du CDC de Families Against Fentanyl.

Les décès liés au fentanyl ont doublé, passant de 32 754 décès à 64 178 décès en deux ans entre avril 2019 et avril 2021.

Au cours des seuls cinq premiers mois de 2021, plus de 42 600 décès par surdose de fentanyl ont été signalés, ce qui représente une augmentation de plus de 1 000 décès par mois par rapport à la même période en 2020.

« Le fentanyl a été retrouvé mélangé dans toutes les drogues. C’est pourquoi toute personne utilisant des drogues, pas seulement des opioïdes, devrait avoir sur elle de la naloxone », Dr Roneet Lev, médecin urgentiste et ancien médecin-chef de l’Office of National Drug Control Policy (ONDCP) de la Maison-Blanche (ONDCP), a déclaré dans un communiqué. « Le seul endroit sûr pour obtenir des médicaments est la pharmacie. »

Selon les données préliminaires du CDC, le nombre total de décès par surdose de drogue devrait dépasser les 100 000 en 2021, ce qui représente une augmentation de 28 % entre avril 2020 et avril 2021.


 

 


lundi 19 octobre 2015

Les enseignants du Colorado inquiets au sujet du cannabis dans les écoles publiques

Une salle de conférence bondée accueillait plus de 350 administrateurs d’école et enseignants à Denver au Colorado, mercredi dernier. Ils prenaient studieusement des notes détaillées tout en poussant des soupirs collectifs alors qu’ils en apprenaient davantage sur ce que les autorités appellent la principale difficulté à laquelle les écoles Colorado sont confrontées : la marijuana.

« On nous avait assuré que la légalisation de la marijuana allait avoir un impact positif dans nos écoles », a déclaré Christine Harms, directrice du Centre de ressources en sécurité scolaire du Colorado. « Et il y a l’aspect de l’infrastructure des écoles, mais nous ne voyons pas d’énormes changements pour ce qui est des programmes de prévention du cannabis, et nos élèves en paient le prix. »

« C’est le problème n° 1 dans les écoles en ce moment », a déclaré Lynn Riemer, présidente de l’AGIR contre les drogues, un organisme à but non lucratif de sensibilisation et d’éducation sur les drogues.

Le procureur général adjoint, Michael Song, a fait une présentation sur la marijuana où il aborde le changement d’attitude des jeunes envers la marijuana et les façons dont les autorités peuvent aborder ce nouveau défi.

Des élèves se frayent un chemin à la sortie de l’école Skinner le jeudi 7 mai 2015 à Denver. La police et des équipes médicales avaient alors été appelées à l’école secondaire [12-15 ans] après avoir appris que plusieurs élèves avaient mangé des aliments comestibles à la marijuana.

Jeff Whitmore, directeur des transports pour le district scolaire de Bayfield dans le sud-ouest du Colorado, secoue la tête en signe d’incrédulité après une présentation de plus d’une heure qui couvrait les aliments comestibles au cannabis, l’attirail lié à la marijuana et les lois qui permettent de coffrer les élèves en possession de la drogue sur le terrain de l’école.

« J’ai d’abord cru que c’était comme pour l’alcool et que les enfants essaieraient de toute façon et tout cela », a dit Whitmore. « Mais c’est un peu comme s’ils font passer de l’alcool pour du soda et qu’ils le commercialisent ainsi aux enfants. Parmi les produits comestibles au cannabis, on retrouve des biscuits et des oursons de gélatine avec des quantités élevées de THC. »

Lors de la présentation, les enseignants ont pris des notes sur l’emballage de divers produits comestibles au cannabis dans l’espoir de repérer plus facilement ces produits. Ils ont également partagé leurs frustrations liées à des parents complaisants qui fument avec leurs enfants.

« Il y a un changement de culture », a dit Whitmore. « Les enfants voient leurs parents fumer et voient le cannabis commercialisé partout, et ils pensent que cela est normal pour eux de fumer. »

Bien que les données sur les incidents liés à la marijuana dans les écoles publiques du Colorado demeurent contestées et rares, de nombreux éducateurs ont dit qu’ils sont témoins d’un problème grandissant.




Source : Denver Post

samedi 28 juin 2014

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Cannabis : les ravages du laisser-faire







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lundi 18 novembre 2013

Cannabis : les ravages du laisser-faire


La consommation de cannabis ne cesse de croître. Les discours permissifs du pouvoir socialiste aggravent la situation. Président de l’association Parents contre la drogue, Serge Lebigot du magazine Valeurs actuelles a recueilli les témoignages d’anciens drogués dans un livre très documenté. Selon l'auteur de ce livre, il y a urgence.

Le 26 octobre, à Saint-Denis en banlieue parisienne, un chauffard tue deux piétonnes. « Il téléphonait au volant », titre le Parisien, avant d’ajouter qu’il était également « sous l’emprise du cannabis ». Cette dernière information n’est pourtant pas anodine : le cannabis est mis en cause dans 12 % des accidents mortels de la route. En 2011, cela représente 455 accidents mortels sur les routes de France, responsables du décès de 499 personnes, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr). Et ces dégâts sont probablement sous-évalués, puisque « la présence de drogue dans les accidents n’est renseignée que dans deux cas sur dix ».

lundi 15 octobre 2012

La proportion d'accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu'elle baisse chez les plus âgés

L'attaque cérébrale n'est plus l'apanage de la vieillesse: elle concerne de plus en plus de jeunes. C'est le constat alarmant d'une large étude américaine publiée le 10 octobre dans la revue Neurology. En dix ans, la proportion d'accidents vasculaires-cérébraux (AVC) dans la population du Kentucky (est des États-Unis) est ainsi passée de 12,9 à 18,6 % chez les 20-54 ans ; dans le même temps, l'âge moyen des AVC a légèrement rajeuni, passant de 71,2 à 69,2 ans. Parmi les facteurs explicatifs figurent une mauvaise hygiène de vie et la consommation de drogues.

« Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication », commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.

La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20 % des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.

Femmes jeunes: prudence!

« Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites », explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. « Or, si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants », s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution : maîtriser les facteurs de risques.

Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. « La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau », insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40 % son risque d'AVC.






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Le cannabis facilite le décrochage scolaire et le développement de la schizophrénie

Selon Alexandre Baratta, psychiatre et praticien hospitalier :

« Les répercussions de la consommation de cannabis sont nombreuses et polymorphes. Elles sont de type sanitaires avec des répercussions familiales (éclatement de la cellule) et sociales (isolement, absentéisme scolaire ou professionnel). En tant que psychiatre, j’insisterais surtout sur les effets neurotoxiques du cannabis. Les troubles psychiques les plus fréquents sont également les moins graves. S’ils ne rendent pas fous, ils favorisent largement les décrochages scolaires. Apathie, abrasion des capacités d’abstraction, ralentissement du traitement des informations, recrudescence d’angoisse, troubles du sommeil, voir véritable dépression. Autant de troubles de nature à entraver le développement scolaire harmonieux des adolescents. Lorsque la consommation s’emballe, peuvent se surajouter une problématique de dépendance physique. Un mythe bien ancré auprès des jeunes voudrait que ce ne soit pas possible avec le cannabis. Ce phénomène est certes moins fréquent qu’avec l’héroïne, mais il existe bel et bien. Sueurs, irritabilité, tremblements, insomnie massive lorsque l’adolescent interrompt brusquement les joints. Autant de symptômes observés chez de jeunes consommateurs surpris par l’importance des troubles.

Mais le risque représenté par le cannabis est représenté par la schizophrénie. Il est largement reconnu par la communauté médicale que le cannabis est le plus gros pourvoyeur d’entrée en schizophrénie. Véritable coupure à la réalité, cette maladie mentale n’a pas de traitement curatif à ce jour. Si des traitements symptomatiques existent (les anti-psychotiques), leur efficacité sous entend une prise régulière et au long cours, tout comme un diabétique doit réaliser une injection d’insuline quotidiennement. Cette maladie mentale se manifeste par un panel de signes cliniques associant entre autre: comportement bizarre, isolement autistique, intime conviction d’être l’objet de persécutions mystiques, ou encore hallucinations auditives : nous pourrions souhaiter mieux à des adolescents préparant l’épreuve du baccalauréat. Certaines voix s’élèvent et protestent : l’alcool qui est une substance elle aussi neurotoxique est entièrement légalisée. Alors, pourquoi autant de bruit autour du cannabis ? Cette question en rappelle une autre qui pourrait faire sourire : de quoi mieux vaut-il mourir ? De la peste ou de la tuberculose ? Question qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas si grave.
 »

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Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires

Une étude souligne les effets néfastes du cannabis sur le cerveau des adolescents

Québec : 40 % des élèves du secondaire se droguent (2007)





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mardi 28 août 2012

Une étude souligne les effets néfastes du cannabis sur le cerveau des adolescents

Selon une étude publiée lundi 27 août par une revue scientifique américaine, fumer du cannabis régulièrement à l'adolescence peut provoquer une baisse des capacités intellectuelles à l'âge adulte.  La recherche effectuée sur mille Néo-Zélandais de Dunedin, prenant en compte une période de vingt-cinq ans, a permis de comparer leur quotient intellectuel (QI) à 13 ans puis à 38 ans, les uns étant des consommateurs réguliers de cannabis, y compris après 20 ans ou 30 ans, les autres pas.

Au bout de la période, un écart de huit points s'est creusé entre les fumeurs et les non-fumeurs, affirme Madeline H. Meier, psychologue à l'université Duke, en Caroline du Nord, et auteur principale de cette étude menée en collaboration avec le King's College, à Londres, et publiée dans les Actes de l'Académie américaine des sciences.


Le QI est stable à l'âge adulte

Or, « le QI est censé être stable » à mesure que l'on vieillit, dit-elle. Le QI des personnes n'ayant jamais fumé de cannabis a légèrement progressé, de quelques dixièmes de point. « On sait que le QI est un élément fort déterminant pour l'accès à l'université, pour le revenu gagné tout au long de la vie, pour l'accès à l'emploi, et la performance au travail », poursuit la chercheuse. « Quelqu'un qui perd huit points de QI durant son adolescence et à la vingtaine peut se retrouver désavantagé par rapport à ses pairs du même âge pour de nombreux aspects majeurs de la vie », et ce pendant de longues années, conclut-elle, soulignant que cette importante différence ne serait pas due à d'autres facteurs (éducation, alcool, autres drogues, etc.).


Pour avoir une idée de l'importance d'une baisse de huit points de QI, on peut considérer ceci : avoir un QI moyen de 100, vous met dans le 50e centile pour ce qui est de l'intelligence (50 % des gens ont 100 points de QI ou moins), alors qu'un QI de 92 vous ramène au 29e centile (29 % des gens ont un QI de 92 ou moins).

Les consommateurs de marijuana ont aussi montré de plus faibles capacités de mémoire, de concentration et de vivacité d'esprit, selon l'étude. Ceux qui avait ralenti leur consommation l'année d'avant leurs 38 ans, moment du second test, n'ont pas pour autant obtenu de meilleurs résultats.

Perturbation du « processus cérébral normal »

En revanche, les fumeurs qui ont commencé seulement à l'âge adulte ne souffraient pas d'un tel écart intellectuel avec les non-fumeurs. « L'adolescence est une période très sensible du développement du cerveau", indique Mme Meier. En utilisant des substances agissant directement sur le mental, les jeunes « peuvent perturber le processus cérébral normal », explique-t-elle.

L'étude n'évalue pas, par contre, les effets d'un arrêt ou d'un ralentissement de consommation plus tôt dans la vie, et ne précise pas non plus les quantités consommées.

Cancérigène

Rappelons que fumer du cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé, à dose égale, que fumer du tabac, selon une étude néo-zélandaise publiée en janvier 2008 par le Journal Européen de Pneumologie (ERJ). D'après les auteurs de ces travaux réalisés auprès de 79 patients atteints d'un cancer des poumons, la fumée du cannabis serait deux fois plus concentrée en carcinogènes que celle du tabac. La « façon de fumer » serait également en cause : les joints sont généralement fumés sans filtre correct, et jusqu'au bout, ce qui augmente la quantité de fumée avalée.

Les chercheurs évoquent désormais une « épidémie » de cancers des poumons directement liés à la consommation de cannabis.

Dans le groupe étudié, le risque de cancer des poumons était multiplié par 5,7 chez ceux qui avaient fumé plus d'un joint par jour pendant dix ans, ou deux joints par jour pendant cinq ans. Les auteurs de l'étude estiment qu'un cancer des poumons sur vingt en Nouvelle-Zélande pourrait être directement lié au cannabis.




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mardi 17 janvier 2012

Écoliers montagnais s'initient à la drogue à un âge moyen de 9,6 ans

Les écoliers montagnais s'initient à l'alcool et au cannabis à l'âge moyen de 9,6 ans, selon une enquête dirigée par Myriam Laventure, professeur au département de psychoéducation de l'Université de Sherbrooke.

Dans le cas du cannabis (ou marijuana), « l'écart type » est de 2,7 ans, ce qui signifie que quelques enfants ont commencé à en fumer à l'âge de 7 ans, a indiqué Mme Laventure au cours d'un entretien.

Les membres de son équipe de recherche ont interrogés 161 enfants de 9 à 12 ans qui fréquentent les écoles primaires de huit communautés montagnaises de la Côte-Nord, de la Basse-Côte-Nord et du Labrador québécois.

Les chercheurs ont demandé aux écoliers de la troisième à la sixième année primaire quel âge ils avaient lorsqu'ils ont consommé pour la première fois des « psychotropes », soit des cigarettes, de l'alcool, du cannabis, des solvants ou des drogues dures. « Plus de la moitié des enfants questionnés rapportent s'être initiés à la cigarette, près de la moitié a déjà bu de l'alcool et plus du tiers de l'échantillon a déjà consommé du cannabis », dit le rapport. De plus, bien que les enfants soient moins nombreux à s'être initiés aux solvants et aux autres drogues, 10,6 % rapportent tout de même avoir déjà essayé ces autres drogues illicites.

« Un pourcentage plus important de filles que de garçons s'est initié à la consommation, et ce, peu importe la nature du psychotrope. »

« Or, plus la consommation débute tôt, plus il y a risque de dépendance. C'est désespérant de voir un taux de consommation de psychotropes aussi élevé chez des enfants aussi jeunes. »

Même s'ils sont peu nombreux, le simple fait que des enfants du primaire aient déjà pris des drogues dures est inquiétant, selon elle. Il s'agit surtout de petites filles.

« On se serait attendu à trouver du solvant, mais c'est très rare. Les autres drogues qui remportent la palme sont les hallucinogènes, les speeds et la cocaïne. Dans ce cas, l'âge d'initiation est de 9,5 ans. Quelques enfants ont fait leur première expérience à 8 ans. »

Les enfants ont été interviewés dans les écoles de Bersimis (entre Forestville et Baie-Comeau), Grande Baie et Maliotenam (près de Sept-Îles), Mingan, Natashquan, La Romaine, Saint-Augustin et Matimekosh (à Schefferville).




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dimanche 12 décembre 2010

Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires

Le fait de fumer de la marijuana diminue les fonctions immunes de l'organisme et augmente ainsi les risques d'avoir un cancer ou une autre infection, montre une étude américaine.

Le Dr Prakash Nagarkatti et ses collègues de l'Université de Caroline du Sud ont étudié au microscope des cannabinoïdes, un groupe de composés présents dans le cannabis.

Ces cannabinoïdes sont aussi présents dans le THC (delta-9 tétrahydrocannabinol), utilisé dans le domaine médical en tant qu'analgésique.

Le Dr Nagarkatti pense que la clé de cette inhibition est un type unique de cellules immunes, qui n'ont été découvertes que récemment par des immunologistes, appelées cellules suppressives dérivées de myéloïdes (MDSC ou Myeloid-derived suppressor cell).

Contrairement à la plupart des cellules immunitaires qui luttent contre les infections et protègent contre les cancers, les MDSC participent activement à la suppression du système immunitaire. La présence de ces cellules est connue pour augmenter chez les patients cancéreux et on pense que les MDSC peut supprimer la réponse immunitaire au traitement du cancer et favoriser le développement du cancer. L'équipe du Dr Nagarkatti a démontré que les cannabinoïdes peuvent déclencher un nombre massif de MDSC par l'activation des récepteurs des cannabinoïdes. Cette recherche révèle, pour la première fois, que la marijuana peut bien affaiblir le système immunitaire.

« Le cannabis est l'un des stupéfiants les plus consommé dans le monde pourtant des études ont déjà suggéré son effet de suppression de certaines fonctions immunitaires, rendant l'utilisateur plus sensibles à certaines infections », explique le Dr Nagarkatti.

Ces résultats soulèvent la question d’une susceptibilité accrue à certains types de cancers ou d’infections. Dans une étude connexe, également publiée dans la même revue, le Dr Christian Vosshenrich de l'Institut Pasteur (Paris), révèle que lorsque les cellules cancéreuses se développent, elles produisent une molécule appelée interleukine-1 β (IL-1β), qui déclenche également les MDSC.

Il a été démontré que la présence des MDSC s'intensifie chez les patients atteints de cancer et qu'ils seraient aussi responsables de l'inhibition du système immunitaire dans le traitement du cancer, favorisant la croissance de la tumeur.

Les auteurs de ses travaux publiés dans l'European Journal of Immunology ont démontré que les cannabinoïdes stimulaient les MDSC en activant les récepteurs cannabinoïdes.

Voir aussi

Cannabinoid receptor activation leads to massive mobilization of myeloid-derived suppressor cells with potent immunosuppressive properties (en anglais)




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lundi 9 août 2010

Le cannabis, pas si cool !

On le qualifie souvent de drogue douce, comme s’il s’agissait d’une drogue qui ne fait pas mal. Pourtant, les experts sont formels : les effets néfastes du cannabis sont nombreux ; et certains sont irréversibles.

Le professeur Roger Nordmann, membre de l’Académie nationale de médecin, revient sur la nature du cannabis dans cette émission. Il a rédigé le rapport « Désamorcer le cannabis dès l’école ».

Écoutez l'émission de Canal Académie avec Roger Nordmann (57 minutes) :



À force de débattre sur sa légalisation, on en oublierait presque que le cannabis est une drogue. Souvent présenté comme une drogue douce, le cannabis fait désormais l’objet d’une consommation très banalisée. À 18 ans, un jeune Français sur 2 a déjà goûté un joint et un garçon sur 6 est un consommateur régulier.

Alors que l’appréhension de la cigarette se modifie progressivement au détriment du tabac, le cannabis conserve son statut d’« icône cool » auprès de nombreux jeunes. Ils s’estiment bien informés sur l’alcool et le tabac, mais beaucoup considèrent qu’ils manquent d’éléments sur le cannabis.

Le cannabis, mode d’emploi

Le professeur Roger Nordmann, président de la Commission Addiction de l’Académie Nationale de Médecine explique en termes simples ce qu’est la cannabis, comment il agit sur le cerveau et comment il y reste stocké, masquant ainsi les manifestations d’une dépendance physique.

Alors que les joints fumés dans les années 70 présentaient des teneurs en principes actifs faibles, les produits actuellement sur le marché sont très forts. D’où des effets néfastes accrus pour les consommateurs réguliers.

Idées reçues : vrai ou faux ?

Au cours de cette émission, le professeur Nordmann revient sur un certain nombre des idées préconçues qui entourent le cannabis : le cannabis est une drogue douce ; le cannabis n’a jamais tué personne, le cannabis est l’apanage des jeunes de banlieues, mieux vaut le cannabis que le tabac ou l’alcool ; la consommation chute spontanément avec l’âge, alors pourquoi s’en préoccuper ?




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