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mardi 2 juin 2026

Un étudiant poignardé à mort : l’affaire d’Henry Nowak bouleverse le Royaume-Uni (m à j)

L'assassin de Nowak,Vickrum Digwa, a été condamné à la prison à vie lundi et a été informé qu'il purgerait une peine minimale de 21 ans.

Caméra corporelle du policier qui menotte un Henry Nowak qui se vide de son sang. L'agent ne croit pas qu'il ait été poignardé :

Les images de la caméra corporelle montrent que l'étudiant Henry Nowak a répété à plusieurs reprises aux policiers « Je ne peux plus respirer » alors qu'il gisait, mourant, menotté après avoir été poignardé.

Cet étudiant de Southampton, âgé de 18 ans, a été menotté après que le meurtrier Vickrum Digwa, 23 ans, ait menti selon la BBC à la police sur les lieux de l'agression au couteau de 2025, affirmant qu'il avait été victime d'une attaque raciste.

Les images diffusées par la police, avec l'autorisation de la famille de Nowak, le montrent en train de supplier « J'ai été poignardé » et un policier lui répondant « Je ne pense pas, mon gars ».

Nowak a été blessé à la jambe et a reçu une blessure mortelle au cœur, infligées par une lame de 21 cm que Digwa a déclaré porter dans le cadre de sa foi sikhe. Il a été condamné à la prison à perpétuité avec une peine minimale de 21 ans.

Le Bureau indépendant chargé de la conduite de la police (IOPC) a déclaré qu’une enquête sur les agissements de la police était en cours.

Le bureau du procureur général examine également la peine de prison infligée à Digwa après avoir reçu « de multiples demandes » visant à la réexaminer dans le cadre du dispositif relatif aux peines indûment clémentes (ULS).

La famille de Nowak, originaire de Chafford Hundred, dans l’Essex, a qualifié le traitement que lui a infligé la police d’« inhumain et dégradant », et les forces de l’ordre ont présenté leurs excuses.

Son père, Mark, a déclaré : « Henry a répété neuf fois aux agents qu’il ne pouvait plus respirer. Il leur a dit qu’il avait été poignardé à quatre reprises. Henry a été traîné sur le gravier, les mains plaquées derrière le dos, puis menotté. »

Il a ajouté que le contraste entre la manière dont son fils et Digwa avaient été traités était « insupportable ».

« Henry n’aurait pas dû mourir dans les rues de Southampton alors qu’il était en garde à vue », a-t-il ajouté.

Sur la vidéo, on entend un policier arrivant sur les lieux demander : « Comment tu t'appelles, mon gars ? »

Nowak, allongé sur le dos au sol, répond faiblement : « Henry. »

La vidéo se poursuit et Digwa entre dans le champ. Il affirme que Nowak lui a retiré son turban et l'a saisi par les cheveux.

Le policier demande à Digwa s'il est blessé, ce à quoi Digwa répond : « Ouais, ouais, j'ai un œil gonflé ici, un petit bleu là. »

Les agents se tournent ensuite vers Nowak, que l'on entend répéter « On m'a poignardé », puis « Je ne peux pas respirer » alors qu'on le fait s'asseoir pour lui passer les menottes.

S'exprimant devant le tribunal, Mark, le père d'Henry Nowak, a déclaré que son fils « n'était pas mort dans la dignité ».

Alors que la vidéo se poursuit, on entend l'agent demander où Henry a été poignardé. Il ajoute ensuite : « Je ne crois pas, mon pote. »

Alors qu’on lui passe les menottes, Nowak répète « Je ne peux pas respirer » à trois reprises.

On entend l’agent dire : « Il dit qu’il a été poignardé, alors vérifions-le. » Il semble soulever brièvement la chemise de Nowak au niveau de la ceinture avant de le laisser allongé sur le côté.

On entend alors une policière demander : « Où pensez-vous qu'il a été poignardé ? Au visage ? »

Une voix masculine répond : « Il n'a pas été poignardé. »

On informe ensuite Nowak, qui semble ne pas réagir, qu'il est arrêté pour agression.


Mise à jour du 23 mai

 
 


Mise à jour du 20 mai

Réaction d'Elon Musk aux deux poids deux mesures des MÉDIAS face au scandale de la police confrontée à un particulier qui dit ne pas pouvoir respirer et meurt pendant l'intervention policière. 

Dans un cas, quand la victime au casier judiciaire chargée est noire, les médias de grand chemin de la planète s'emparent de l'affaire, en font leurs manchettes pendant des semaines et le policier est puni. 

Dans l'autre cas, quand la victime est blanche, n'est pas un criminel, la police ne croit d'abord pas que ce jeune étudiant a été poignardé, le menotte alors qu'il se vide de son sang parce que celui qui l'a poignardé l'accuse de racisme. Aucune sanction contre le policier qui a retardé ainsi les secours, le tout dans le silence médiatique en dehors de l'Angleterre.


Billet originel du 19 mai 2026
 
En décembre 2025, la mort tragique d’Henry Nowak (ci-contre), étudiant britannique de 18 ans d’origine polonaise, a profondément choqué le Royaume-Uni. Le procès en cours devant la Southampton Crown Court révèle une succession d’éléments troublants : une altercation qui tourne au drame, des accusations lancées presque instantanément, une intervention policière contestée et des comportements familiaux qui alimentent de nombreuses interrogations.

Étudiant en première année de comptabilité et de finance à l’University of Southampton, Henry était décrit comme un jeune homme apprécié, passionné de football et plein d’avenir. Dans la nuit du 3 décembre, après une sortie avec ses coéquipiers, il rentrait à pied à Southampton tout en échangeant des vidéos Snapchat avec ses amis.

L’une de ces vidéos est devenue une pièce centrale du dossier. On y voit Henry croiser Vickrum Digwa, 23 ans, qui porte ostensiblement un couteau cérémoniel sikh dans un fourreau visible sur ses vêtements. Il ne s’agit pas d’un simple objet symbolique de petite taille : la lame mesurait environ 21 centimètres. Une dimension qui, à elle seule, rapproche davantage l’objet d’un véritable couteau de combat que d’un accessoire anodin ou purement décoratif.

Un bref échange suit. Sur un ton apparemment provocateur ou moqueur, Henry lance : « Tu fais le dur [ou le caïd] ? Dis que tu fais le dur. » Digwa répond : « Je fais le dur. »

Quelques secondes plus tard, l’enregistrement s’interrompt.

Selon l’accusation, Henry reçoit alors quatre coups de couteau. Une blessure profonde à la poitrine lui transperce un poumon ; un coup entaille sa mâchoire et d’autres coups atteignent ses jambes. Grièvement blessé, il tente néanmoins de fuir, escalade une clôture et laisse derrière lui une traînée de sang. Les médecins ont expliqué au tribunal qu’il est mort d’une hémorragie interne massive — une formule particulièrement brutale a été employée : le jeune homme se serait littéralement « noyé dans son propre sang ».

Une intervention policière devenue le point le plus explosif du dossier

Le meurtre lui-même a bouleversé l’opinion ; mais la réaction des premiers policiers arrivés sur place a suscité une indignation peut-être encore plus forte.

D’après les éléments présentés au procès, des proches de Digwa seraient arrivés très rapidement. Immédiatement, un récit alternatif semble prendre forme : Henry est décrit comme ivre, agressif et animé d’intentions racistes. Ces accusations sont formulées avec une rapidité frappante, avant toute reconstitution sérieuse des faits, alors même que Digwa nie encore avoir utilisé un couteau.

Le problème est qu’au même moment, Henry affirme à plusieurs reprises avoir été poignardé.

« J’ai été poignardé. »

« Je n’arrive plus à respirer. »

Selon les témoignages évoqués au procès, un policier lui aurait répondu : « Je ne te crois pas quand tu dis avoir été poignardé. »

Cette phrase est devenue centrale dans les critiques visant l’intervention policière. Elle ne traduit pas seulement une erreur d’appréciation potentielle ; elle donne l’impression, pour de nombreux observateurs, qu’une conviction s’est installée très tôt dans l’esprit des agents : Henry n’était pas spontanément considéré comme une victime crédible.

Le détail est d’autant plus troublant qu’il existait déjà des indices matériels difficiles à ignorer. Henry saignait abondamment. Il peinait à respirer. Et surtout, selon les éléments présentés au procès, il avait laissé derrière lui une véritable traînée de sang après sa tentative de fuite.

Beaucoup se sont demandé comment un homme répétant qu’il a été poignardé, présentant des signes visibles de détresse extrême et entouré d’indices physiques aussi évidents a pu être perçu avant tout comme un suspect potentiel.

Malgré cela, les policiers l’ont menotté pour suspicion d’agression.

L’image est restée gravée dans les esprits : un garçon de 18 ans gravement blessé, affirmant qu’il vient d’être poignardé, menotté alors que son état se détériore rapidement.

Quelques instants plus tard, Henry s’effondre.

Malgré l’intervention des secours et d’un médecin héliporté, il décède à 0 h 37.

Par la suite, plusieurs éléments sont venus fragiliser les accusations initiales. La vidéo retrouvée sur le téléphone d'Henry Nowak retrouvé dans la poche de Vickrum Digwa ne contiendrait aucune insulte raciale explicite.
(Aucune explication n'a été fournie à notre connaissance expliquant pourquoi le téléphone de Nowak se trouvait dans la poche de Digwa.) Les analyses toxicologiques ont également montré qu’il avait consommé de l’alcool, mais à un niveau inférieur à la limite légale de conduite : une situation bien éloignée du portrait d’un homme fortement ivre avancé dans les premières minutes.

Le comportement particulièrement troublant de la mère

Un autre aspect du dossier a retenu l’attention : l’attitude de Kiran Kaur, la mère de l’accusé.

Des images présentées au tribunal montreraient la femme revenant sur les lieux après les faits pour récupérer l’arme avant de la rapporter au domicile familial voisin.

Ce geste soulève des questions évidentes. Revenir chercher précisément l’objet central d’une affaire de meurtre, puis le déplacer hors de la scène des faits, paraît difficilement conciliable avec une simple réaction de panique.

Les analyses ont retrouvé du sang et des tissus d’Henry sur la lame, tandis que des cheveux de Digwa ainsi que l’ADN de sa mère ont été retrouvés sur le fourreau.

Elle est poursuivie pour avoir aidé un auteur présumé d’infraction après les faits. La mère conteste les accusations.

L’affaire est désormais devenue bien plus qu’un dossier criminel : elle nourrit un débat national sur les réflexes institutionnels, les accusations de racisme, la manière dont se construisent les premiers récits policiers et les conséquences parfois irréversibles d’erreurs commises dans les toutes premières minutes d’une intervention.

mardi 5 novembre 2024

Émeutes violentes à Toronto dans un quartier « multiculturel »

Depuis dimanche, on assiste à de violentes émeutes à Brampton (650.165 habitants dont 523.850 font partie d'une « minorité » visible, soit plus de 80 %), près de Toronto.

Le tout a commencé par une manifestation de sikhs, plus précisément de partisans de l’indépendance du Khalistan, devant un temple hindou où se trouvaient des diplomates indiens. Puis, en représailles, il y eut une marche d’hindous, dont certains étaient armés, vers un lieu de culte sikh. Cette marche a toutefois été bloquée par la police. Résultats: des voitures vandalisées, des jets de pierres, des coups de bâtons, des blessés, dont un policier envoyé à l’hôpital, des arrestations, la suspension d’un policier qui a participé à une manifestation, un maire qui menace d’interdire les manifestations devant les lieux de culte et une aggravation de la crise diplomatique entre le Canada et l’Inde. Même le premier ministre indien s’en est mêlé, en dénonçant l’attaque contre un temple hindou.
Comme cette crise touche tout le Canada, pourquoi est-ce principalement à Brampton que de violentes émeutes éclatent? Peut-être est-ce parce que la population de cette ville vient à 58% du sous-continent indien, ou qu’elle est à 25% de confession sikhe et à 18% de confession hindoue? 
 
 
Mais, selon certains c'est aussi le résultat d'une absence de politique d’intégration tout aussi forte, plutôt que d’une politique du multiculturalisme qui encourage les immigrants à garder intactes leurs identités d’origine. Le maire de Brampton est un multiculturaliste radical, il a pris la tête du mouvement des villes canadiennes-anglaises qui ont financé illégalement la contestation de la Loi québécoise sur la laïcité de l’État québécois.

mercredi 19 juin 2024

Canada — Intention de vote fédéral par religion


L'évolution démographique du Canada s'est traduite par un changement proportionnel dans la manière dont les partis politiques sollicitent le soutien des électeurs. Les politiciens contemporains cherchent à faire appel à des bases de soutien dans diverses diasporas linguistiques, culturelles et religieuses. En 2015, l'appel des libéraux aux électeurs musulmans a permis au Premier ministre Justin Trudeau de former un gouvernement majoritaire. Mais les tensions récentes provoquées par la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, et la crise humanitaire qui en résulte, ont changé le paysage politique.

De nouvelles données de l'institut à but non lucratif Angus Reid Institute révèlent que l'exercice d'équilibrisme auquel se livrent les libéraux en abordant le conflit entre Israël et Gaza leur coûte le soutien de deux groupes d'électeurs clés. Le parti de M. Trudeau talonne le NPD (41 % contre 31 %) dans les intentions de vote des musulmans canadiens et le PCC (42 % contre 33 %) chez les juifs canadiens.

Cependant, ce ne sont pas les seuls groupes religieux pour lesquels les libéraux accusent un déficit de soutien. Pierre Poilièvre et le Parti conservateur sont le choix préféré d'une majorité (53 %) de chrétiens, d'hindous (53 %) et de sikhs (54 %).

Ces résultats interviennent alors que les Canadiens de toutes les confessions - ou sans aucune - indiquent être de moins en moins satisfaits du premier ministre.



(source : Angus-Reid)


Prévisions basées sur le dernier sondage Angus-Reid:

CON: 228 sièges (+109)

BQ: 52 sièges (+20) 

NPD; 37 sièges (+12)

LIB: 24 sièges (-136)

VERTS: 2 sièges (=)




dimanche 17 décembre 2023

Grand remplacement du français par le pendjabi au Manitoba ?

Alors qu’en 2021 seules 14 715 personnes disaient parler le français le plus souvent à la maison au Manitoba, 29 395 déclaraient plutôt parler le pendjabi à la maison, soit plus de deux fois plus. Le tagalog (philippin) est parlé pour sa part par 33 565 personnes à la maison. En 1870, le français dominait comme langue au Manitoba.

Le Ô Canada a été écrit à l’origine pour la cérémonie de la Saint-Jean-Baptiste de 1880, jour de fête nationale des Canadiens français (y compris les Franco-Manitobains à l’époque donc). Chant patriotique canadien-français, l’hymne a été repris par les Canadiens anglais avec des paroles très différentes soumises à des révisions multiples. Ces paroles pourraient encore être modifiées prochainement (voir Canada anglais : moitié des sondés pour que l’hymne national dise « sur des terres autochtones » plutôt que « pays natal »).

La capitale du Manitoba, Winnipeg, est donc « entrée dans l’histoire » en y interprétant l’hymne national du Canada en pendjabi pour la première fois dans la Ligue nationale de hockey (LNH, ligue qui est en fait binationale…)
 
Notons que la foule ne reprend d’une voix virile que « True North » (le vrai Nord) qui est un cri de ralliement identitaire (à l’origine vrai et fidèle à la Couronne Britannique par rapport aux États-Unis). Chez certains, ce terme souligne la fierté de faire partie d’un peuple qui serait plus coriace que le Sud indolent et efféminé. Enfin, une autre expression « Great White North » (Le Grand Nord blanc) serait pour d’aucuns une référence à un pays moins sang-mêlé, plus germanique, et pas uniquement une description géographique et climatique. La version originelle de l’hymne national (en français donc) ne mentionne pas le Nord.
Rappel
 
À l’entrée dans la confédération de la province du Manitoba en 1870. À ce moment les anglophones d’extractions britanniques étaient approximativement de 5 % de la population totale. Les descendants des Français et métis francophones formaient 40 % de la population et les Autochtones majoritaires 45 %. La province est alors officiellement bilingue, les lois sont publiées en français et en anglais, des écoles enseignent en français.

En 2021, 37 750 personnes parlaient le français régulièrement (mais pas nécessairement le plus souvent) à la maison (2,8 % de la population), il est inférieur au nombre de personnes nées dans des familles francophones. Ce chiffre est en baisse constante.




 
Voir aussi
 
« Le français hors Québec ? C'est terminé. » Sauvons les meubles... Passons à l'unilinguisme territorial. Un Québec unilingue francophone.

jeudi 23 mars 2023

Les Québécois plus susceptibles d’avoir une vision négative des religions, d'abord l'islam, mais aussi le christianisme

Les Canadiens de partout au pays sont plus enclins à avoir une mauvaise opinion de l’islam que des autres religions étudiées (les cinq principales religions du monde). Au Québec, le quart des répondants (25 %) ont une opinion favorable de l’islam. À noter, le nombre de répondants favorables à l’islam dans les différentes régions du Canada ne dépasse jamais 37 % :


Au pays, les Québécois sont les plus susceptibles d’avoir une vision négative de la plupart des religions présentées. Cependant, le reste du pays n’est pas non plus à l’abri de ce genre de perspective, en particulier lorsqu’il est question de l’islam :


Les Québécois se disent également les plus défavorables au christianisme (37 % d’avis défavorables), mais cette mesure doit être nuancée par le fait que le mariage avec un chrétien/une chrétienne est l’option la plus favorable pour les Québécois (acceptable à 80 %). Un rejet de la théologie catholique, mais l’acceptation des chrétiens historiques le plus souvent non pratiquants ?

En utilisant un indice net de favorabilité, une comparaison du pourcentage des répondants ayant une vision positive et de ceux dont l’opinion est négative, on peut observer clairement que l’opinion des Canadiens par rapport à l’islam est plus négative que celle qu’ils ont des autres religions.


Les symboles religieux en public et au travail

dimanche 29 janvier 2023

Le Parti conservateur du Canada courtise les immigrés et pense que l'immigration de masse est une solution

Nous l’avions déjà mentionné : Pierre Poilièvre courtise le vote immigré. Notons que le chef du Parti conservateur du Canada serait élu Premier ministre selon deux sondages si des élections avaient lieu aujourd’hui.

Non seulement Poilièvre tente-t-il de séduire les Néocanadiens, mais il dit qu’il pense que l’immigration serait la solution aux difficultés. C’est un avis « original » quand on sait que la majorité des économistes pensent que l’immigration n’est pas du tout une solution miracle et que la crise du logement qui frappe le Canada au premier chef est en partie due à l’immigration de masse actuelle.

Le passage (obséquieux apparemment) de Poilièvre à une radio sikhe a suscité cette réaction colorée de la part d'un chroniqueur nationaliste :  

Version Rumble

Version Odysee 

Voir aussi

Pierre Poilièvre ne s’oppose pas à l’augmentation de l’immigration annuelle à plus de 400 000 par an 

Canada — Les « réfugiés » concurrencent durement les citoyens les plus défavorisés 

Une fois en Amérique Nord, l’empreinte carbone d’un immigré est multipliée par plus de trois (3)

Toronto, aimant de l’immigration massive : maison de 2 mètres de large à vendre pour 2 millions de dollars

L’économiste Pierre Fortin : non, le Québec n’a pas besoin de 80 000 immigrants par an 

Les ⅔ des Québécois contre une hausse du nombre d’immigrants (sondage mai 2022)

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés 

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement 

Prof Michael Barutciski et le chemin Roxham : Trudeau ne comprend pas comment le droit international et national s’applique aux demandeurs d’asile  

Québec — 90 900 étrangers (et non 50 000) s’y sont établis en 1 an 

Zemmour : Grand Remplacement et volonté d’expiation de ceux qui louent la « créolisation »

Au Danemark, la maîtrise des flux migratoires fait consensus 

« Choisir entre l’État-providence et l’ouverture des frontières »

mardi 27 août 2019

« Fuir le Québec » : Radio-Canada prise en flagrant délit de désinformation ?

Frédéric Lacroix revient sur « une information » mise à la une du site d’opinion Radio-Canada (subventionné à coup de plus d’un milliard de dollars par an...).

Le titre original de l'article de la société fédérale


Notons que ce carnet n’est pas un grand partisan de la Loi 21 pour plusieurs raisons dont la principale est qu’il s’agit d’un cautère sur une jambe de bois. Son imposition ne changera pas grand-chose à un problème identitaire qui est d’abord démographique : l’immigration de populations de plus en plus diverses et nombreuses dans un Québec francophone historiquement catholique qui ne fait plus assez d’enfants pour remplacer sa population depuis plus de quarante ans. Il s’agit ensuite d’un problème sociologique et religieux que la laïcité ne résout pas. Si la France doit servir de modèle laïc, on voit bien que la laïcité n’assimile pas et n’empêche pas la croissance du communautarisme. Entretemps, cette laïcité aboutit à chasser la composante religieuse (même purement culturelle) traditionnelle du Québec. Voir toute la saga sur la laïcisation des écoles au Québec, l’imposition du cours d’éthique et de culture religieuse, l’interdiction de prières religieuses chrétiennes dans les instances publiques, le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale malgré des promesses électorales de ne pas y toucher, etc. Cette laïcité procure à bon compte un faux sentiment de résolution d’un problème identitaire qui prend d’abord sa source dans la démographie. En outre, elle aboutit, en fin de compte, à une société paradoxalement vidée d’une partie de son identité.

Ceci dit nous partageons l’analyse de Frédéric Lacroix sur la mise en avant suspecte du parcours de cette militante sikhe par l’organe massivement subventionné qu’est Radio-Canada. Militante qui n’a jamais été intégrée à la société québécoise (éducation en anglais et même hors Québec après un cégep anglophone — bien sûr ! — québécois).




« Une enseignante sikhe quitte le Québec en raison de la loi sur la laïcité » titrait Radio-Canada le 23 août dernier. Dans un article qui fleurait bon la charge à fond de train contre la laïcité, le bras médiatique du gouvernement d’Ottawa nous enfilait une série de clichés, d’insinuations et d’omissions qui en ont laissé plusieurs éberlués. Voici quelques morceaux choisis.

On commence à expliquer que cette jeune femme « quitte » le Québec (à noter que le terme choisi originalement était « fuir » et que Radio-Canada l’a modifié) : « Amrit Kaur explique les raisons qui l’ont poussée à quitter le Québec et sa Loi sur la laïcité de l’État, et à commencer une nouvelle vie en Colombie-Britannique. »

On y va ensuite plus explicitement en disant qu’elle a « dû » quitter  le Québec (comprendre « sous la contrainte ») en mettant une bonne couche de pathos : « Elle regrette cependant d’avoir dû quitter ses amis et la province où elle habitait depuis l’âge de 5 ans afin de poursuivre la carrière qu’elle aime. »

Titre modifié
Puis on en rajoute une couche en imaginant une scène digne d’un film Hollywoodien en utilisant la technique de la fausse synchronicité : « Nouvellement diplômée en enseignement, Mme Kaur a appris que la Loi sur la laïcité de l’État avait été adoptée le 16 juin, le soir même où elle célébrait la fin de ses études. »

Vers la fin de l’article, le chat sort cependant du sac : « Amrit Kaur n’est pas seulement une enseignante ; elle est aussi une militante. Elle est vice-présidente pour le Québec de l’Organisation mondiale des sikhs du Canada, qui a ajouté sa voix à la contestation de la loi 21 devant les tribunaux. » Voilà.

Avec ce « reportage », Radio-Canada prête en fait sa tribune — financée à même nos impôts — à une organisation qui conteste la loi 21 du gouvernement du Québec — votée démocratiquement — devant les tribunaux. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les standards de rigueur journalistique ont pris le bord à Radio-Canada. Comme c’est souvent le cas quand il est question du Québec. Cela n’est pas du « journalisme » et de « l’information ». La société d’État verse tout simplement dans la propagande. La correction subséquente du titre (« quitte » au lieu de « fuir ») est un aveu.

La consultation de la page Linkedin de Mme Kaur nous fournit une partie de l’éclairage que Radio-Canada refuse de nous fournir. On y apprend que Mme Kaur est diplômée de John Abbott College avec un DEC en 2011. De Concordia University avec un « Bachelor of Arts (anthropology and sociology) » en 2015. Ensuite de la University of Ottawa avec un « Bachelor of Education » en 2019.

La jeune femme que Radio-Canada nous présente comme un modèle d’intégration ayant dû « fuir » le Québec avait donc déjà choisi de quitter le Québec en 2017 pour effectuer sa formation en anglais en éducation en Ontario. Formée en Ontario, elle n’a donc pas l’autorisation automatique d’enseigner au Québec, comme il est expliqué ici. Notons que son déménagement à Vancouver est un heureux hasard : cette ville est une des bases principales de l’activisme sikh au Canada. Mme Kaur est d’ailleurs, autre heureux hasard, une des vice-présidentes du World Sikh Organization, basé principalement à Vancouver.

Résumons : Cette « enseignante », qui n’enseignait pas, avait déjà quitté le Québec depuis longtemps au moment du reportage. Radio-Canada se livre donc, à nos frais, à une séance de « Québec bashing ».

Notons aussi, parce que ce n’est pas anodin, que Mme Kaur a fait toute sa formation postsecondaire en anglais. Soyons justes en notant cependant que ce choix n’est pas exclusif à Mme Kaur et est fait par la majorité des allophones et par un nombre grandissant de francophones. Rappelons qu’à Montréal, presque la moitié des inscriptions au préuniversitaire se font maintenant dans les cégeps anglophones. À tel point que les anglophones sont maintenant minoritaires… dans les cégeps anglophones !

Le combat contre la laïcité livré actuellement par la coalition des intégristes religieux et des multiculturalistes ressemble à s’y méprendre à celui livré contre la loi 101 : comme jadis, les camps sont séparés largement selon la langue, les opposants à la laïcité étant souvent (mais pas toujours) des anglophones.

Des anglophones ? Oui. Même si, comme Mme Kaur, ils ont été scolarisés sous le régime de la loi 101.


vendredi 17 novembre 2017

Sondage : influence de différentes croyances sur la société canadienne



Autres questions

Opinion des Canadiens sur les accommodements du Canada avec les pratiques et les minorités religieuses

  • Trop d’accommodements 53 %
  • Adopte un bon équilibre 39 %
  • Pas assez d’accommodements 9 %

(Pour notre part, cette question n’a pas beaucoup de sens : nous sommes pour des accommodements avec les Amish ou les mennonites, pas nécessairement avec des islamistes radicaux)


Opinion des Canadiens sur la législation concernant le port du niqab dans les lieux dédiés aux services publics

  • Interdire 49 %
  • Décourager, mais tolérer 29 %
  • Autoriser 22 %


Source : Angus Reid

samedi 21 mars 2015

Organisation mondiale des sikhs se réjouit de la victoire de Loyola


École khalsa en Ontario1
L’Organisation mondiale des sikhs (OMS) du Canada était intervenue en mars 2014 devant la Cour suprême du Canada pour que celle-ci accorde l’exemption à l’école secondaire Loyola.

À la suite du jugement de cette semaine, le président de l’OMS, Singh Amritpal Shergill, a déclaré : « nous sommes heureux de voir que la Cour suprême du Canada a confirmé une interprétation large de la liberté de religion. Cette décision permettra aux groupes religieux minoritaires au Canada de se protéger de l’ingérence du gouvernement dans leur fonctionnement interne. Bien que cette cause ne touchât directement qu’une école secondaire catholique, elle avait des ramifications qui concernent également le fonctionnement d’institutions sikhes comme les gourdwaras [les lieux de cultes sikhs] et les écoles khalsa. En outre, à un moment où la définition de la “laïcité” est en débat au Canada, cette décision renforce le fait que celle-ci est une question d’égalité et de neutralité de l’État envers la religion et ne consiste pas à la restreindre. Nous sommes contents que la Cour suprême ait pu entendre le point de vue de la communauté sikhe sur cette importante question. »


Source : Sikh Siyasa News



[1] Les écoles communautaires khalsa de Brampton et de Malton, des écoles privées sikhes, se sont classées en tête dans le palmarès annuel de l’Institut Fraser 2013-2014 portant sur les écoles élémentaires de l’Ontario.