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mercredi 9 août 2023

Feux de forêt en Nouvelle-Écosse — prévision de récoltes de bleuets plus importantes dans les années à venir

Les feux de forêt qui ont ravagé certaines parties de la Nouvelle-Écosse au cours des derniers mois ont été dévastateurs pour la plupart des agriculteurs, mais pour les producteurs de bleuets sauvages, cela pourrait signifier de grosses récoltes dans les années à venir.

De nouveaux plants de bleuets repoussent un peu plus de deux mois après qu'un incendie de forêt a brulé le champ de Peter Sutherland, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

L’agriculteur Peter Sutherland a perdu une partie de son équipement et environ 20 % de ses plants lors des incendies du mois de juin.

Il sait toutefois que pour les plants de bleuets qui ont survécu, les incendies stimulent l’apparition de nouvelles pousses.

"C'est la raison pour laquelle on a des bleuets sauvages ici ", explique-t-il. "Ce sont des terres qui ont été ravagées par le feu il y a à peu près 100 ans."

Le Centre de recherche sur les bleuets sauvages de l'Université Dalhousie est en mesure d’expliquer pourquoi les bleuets poussent davantage après un feu de forêt : c'est parce que leurs racines sont différentes de celles des autres espèces fruitières.


La plus grande partie d'un plant de bleuets se trouve sous la terre, explique David Percival, directeur du Centre de recherche sur les bleuets sauvages de l'Université Dalhousie.

"Les pommiers, par exemple, ont des racines qui représentent 20 % à 25 % de la plante, mais avec les bleuets, on parle de 75 % à 85 %", explique le directeur du Centre, David Percival.

Après un feu, les plants de bleuets se servent des réserves entreposées dans leurs racines et dans leurs tiges.

Source : Radio-Canada

mercredi 2 décembre 2015

L’expérience d’une famille — L'instruction en famille comme style de vie


Nous vous présentons Dwight et Kristen Habermehl et leurs cinq enfants : Caleb (18), Esther (16), Rachel (13), Anna (11), et Josiah (9). Dwight et Kristen se sont rencontrés et mariés en Ontario, mais ils ont élevé leur famille en Nouvelle-Écosse, et comme le dit Kristen, « Nous sommes profondément Néo-Écossais »

Dwight et Kristen on fait l’école-maison à leurs enfants depuis le début de leur éducation à cause d’une rencontre qu’avait faite Kristen lorsqu’elle était adolescente. Lorsqu’elle avait 16 ans, des amis proches de sa famille ont commencé à faire de l'instruction à domicile à leur fils le plus âgé. Kristen avait été intriguée par leur aventure d’école-maison, puis elle a commencé à les observer ainsi que d’autres familles qui instruisent leurs enfants à la maison. Elle affirme : « J’ai repéré des éléments dans leur vie familiale que je savais vouloir moi aussi dans le futur. J’étais intriguée par la profondeur de leurs relations de camaraderie évidentes encore et encore entre les parents et les enfants. Il y avait une conversation ouverte, ainsi que de la confiance dans les yeux des enfants lorsqu’ils entamaient une conversation avec n’importe qui. »

Leur famille aime étudier diverses matières ensemble, telles que l’histoire, les langues, la politique, et bien sûr, les matières de base; mais instruire à domicile a aussi permis à chaque enfant de se concentrer sur ses intérêts uniques. Caleb est passionné par la technologie, et il a passé beaucoup d’heures à enregistrer et éditer des vidéos, pour acquérir une expérience de qualité. Il est emballé de pouvoir commencer un programme d’arts cet automne! Esther rêve de devenir infirmière, et ses activités parascolaires, ainsi que certains de ses cours, lui permettent d’explorer davantage cette option. Rachel est une artiste inspirante, et plusieurs de ses tableaux ont été exposés dans un commerce avoisinant. Anna aime le grand air et les animaux, et Josiah aime les Legos par-dessus tout. Qui sait : ce sont peut-être de futurs vétérinaires et ingénieurs! Chaque enfant a un appel différent, mais l’école-maison permet à la famille de travailler ensemble afin d’établir une fondation solide pour l’avenir de chacun. Dwight et Kristen l’expriment ainsi : « Nous croyons fermement que l’un des plus grands cadeaux que nous avons reçus en tant que parents faisant l’école-maison c’est l’opportunité de voir de près nos enfants pendant qu’ils grandissent et se développent. Lorsque vient le temps de prendre des décisions, nous avons cheminé avec eux; nous sommes en mesure de les aider à découvrir leurs forces et développer une compréhension de ce que pourrait leur réserver le futur. »

Il y a plusieurs années, la famille a pris la décision de devenir membre de la HSLDA. À ce moment-là, ils ont adhéré à cette décision parce qu’ils étaient en accord avec la mission de l’organisation. Mais maintenant, alors qu’ils voient la HSLDA se porter à la défense de l’école-maison à travers le monde, ils réalisent que leur adhésion a une portée bien plus grande. « Nous voulons tous la liberté de faire l’école-maison, mais nous ne pouvons pas laisser à seulement un petit nombre la charge de payer et de livrer la bataille pour ce droit — nous devons tous nous tenir debout ensemble afin d’avoir un impact réel et de faire une différence sur le front de l’école-maison, » disent Dwight et Kristen. « Nous ne pouvons plus tenir pour acquis le droit de faire l’école-maison. »

Cette liberté de faire l’école-maison permet aux Habermehl d’apprendre et de grandir ensemble en tant que famille. Dwight conclut en disant « Nous ne pouvons pas imaginer une meilleure manière d’investir notre temps en tant que parents — dans notre courte vie — qu’en solidifiant et approfondissant notre impact et nos relations avec nos précieux enfants. Si vous considérez l’option de l’école-maison, sachez que cela pourrait être la chose la plus difficile que vous n’ayez jamais entreprise, puis allez-y! Il y a tant de joie à partager ensemble chaque journée, qu’elle soit bonne, mauvaise, pleine de défis, ou magnifique. »

Source

mardi 29 avril 2014

Diplômés d'une université chrétienne ne pourront pratiquer le droit en Ontario et en Nouvelle-Écosse

L'Université Trinity Western en Colombie-Britannique dénonce la décision des barreaux ontarien et néo-écossais de rejeter ou restreindre l'accréditation de sa future faculté de droit. Rejet qui n'est pas motivé par des raisons liées aux manques de connaissances du droit par ses futurs diplômés, mais à cause de la conduite chrétienne qu'on leur demande d'observer pendant leurs études sur le campus.

L'établissement privé chrétien affirme que ces prises de position de ces barreaux ne respectent pas la liberté de religion.

« Nous sommes très déçus », a déclaré par voie de communiqué son président Bob Kuhn. « Ces décisions auront un impact sur tous les Canadiens et tous les croyants. Elles envoient le message qu'il est impossible d'avoir des valeurs religieuses tout en participant pleinement à la société. »

L'Université Trinity Western fait signer à ses 3600 étudiants et membres du personnel un code de conduite qui les empêche d'avoir des relations sexuelles « qui violent le caractère sacré du mariage entre un homme et une femme. » Cet engagement exige également que les enseignants, le personnel administratif et les étudiants s'abstiennent de commérer, de calomnier, de mentir, de tricher, de voler, de se saouler ou de s'adonner à la pornographie.

Les opposants disent que cette politique est discriminatoire envers les homosexuels et que le Canada ne peut tolérer une école de droit qui impose de la sorte des croyances chrétiennes traditionnelles. Durant la discussion avant le vote du Barreau ontarien, des membres du Conseil de direction du barreau ont déclaré que ce code de conduite était « odieux ». Seul l'aspect hétérosexuel du mariage semble avoir attiré les foudres des critiques, personne ne semble s'être offusqué du manque de liberté des hétérosexuels qui aimeraient forniquer ou s'enivrer sur place.

Dans un vote de 28 contre 21, le Barreau du Haut-Canada s'est prononcé contre l'attestation, ce qui signifie que les futurs diplômés en droit de l'université chrétienne de Colombie-Britannique ne pourront pas pratiquer en Ontario.

L'établissement étudie maintenant la possibilité de recours en justice, selon son président.

L'université ira tout de même de l'avant avec son projet de créer la seule faculté de droit au Canada dont les membres doivent s'engager à respecter son identité chrétienne, a indiqué M. Kuhn. En effet, plus tôt ce mois, le Barreau de la Colombie-Britannique a approuvé le projet d'école de droit de la UTW par un vote de 20 à 6.

Le Barreau de la Nouvelle-Écosse a décidé vendredi d'accorder une attestation conditionnelle à l'établissement qui envisage d'ouvrir sa faculté de droit en 2016. L'organisation n'acceptera les stagiaires diplômés de l'université que si elle renonce à ses principes et modifie son code de conduite.

En 2001, la Cour suprême du Canada a confirmé le droit de Trinity Western de fonctionner comme une université chrétienne selon ses valeurs chrétiennes, statuant que les politiques basées sur la foi de l'école ne doivent en aucun cas être interprétées comme un obstacle à l'accréditation. Huit des neuf juges du plus haut tribunal avaient déclaré que « [e]n tenant compte des préceptes religieux de l’UTW au lieu de l’incidence réelle de ces croyances sur le milieu scolaire, le BCCT [Collège des enseignants de la Colombie-Britannique] s’est fondé sur des considérations non pertinentes. Il a donc agi inéquitablement. » Le Collège des enseignants de la Colombie-Britannique n'avait eu à l'époque d'autre choix que d'approuver le programme de formation des enseignants de l'UTW.

Petite hypocrisie habituelle

Malgré sa décision à l'encontre des diplômés de l'UTW, le Barreau ontarien a déclaré qu'il « reconnaît les valeurs consacrées de la Charte canadienne des droits et libertés et le Code des droits de l'Ontario, y compris le droit à l'égalité et le droit à la liberté de religion, et la nature fondamentale de ces droits dans notre démocratie ».

Il ne manquait plus que le petit laïus sur le respect de la « diversité », entendre ici trouver l'homosexualité aussi normale et respectable que l'hétérosexualité et imposer ce point de vue à ceux qui ne l'acceptent pas.

Cette déclaration de principe en faveur de la liberté d'expression et de religion qui accompagne les décisions qui la bafouent n'est pas sans rappeler le scandale qui a suivi le limogeage de Brendan Eich. Brendan Eich est l'inventeur de Javascript, confondateur et directeur général de Mozilla qui développe le fureteur (navigateur internet) Firefox. Mozilla avait annoncé la « démission » de son directeur général parce qu'il avait soutenu financièrement une référendum contre le mariage homosexuel en Californie en 2008. Activité licite, le référendum ayant d'ailleurs approuvé avant qu'un juge unique renverse la décision. Rappelons qu'à l'époque le président Obama soutenait également (du moins officiellement) cette même définition traditionnelle du mariage. Le scandale chez Mozilla avait commencé à la suite d'une fuite (bien opportune) sur le fait que Brendan Eich avait fait un don à cette cause, don qui est théoriquement anonyme. Mais, selon Mark Steyn, l'administration fiscale américaine (IRS) a divulgué cette information à des groupes pro-LGBT.

Le président de Mozilla, Mitchell Baker, avait ensuite publié l'habituelle justification controuvée qui sonne creux : « Mozilla croit à la fois en l'égalité et la liberté d'expression. L'égalité est nécessaire à tout discours significatif. Et on a besoin de liberté d'expression pour lutter pour l'égalité. Défendre les deux en même temps peut être difficile. »

Passons sur le fait qu'il n'est pas évident que la stricte égalité s'applique en la matière : les mineurs sont exclus du mariage, les frères et sœurs ne peuvent pas non plus se marier, la polygamie demeure interdite, les époux de même sexe le sont par la nature du mariage si l'on considère que son objectif est d'abord la reproduction (rien n'empêche par ailleurs les personnes de s'aimer sans se marier).

Pour ce qui est de la liberté d'expression, les progressistes sont prêts à concéder que celle-ci est un droit, mais il ne s'agit pour eux que d'un droit parmi d'autres, un droit parmi une gamme de droits concurrents comme « l'égalité » et « la diversité ». Mais voilà il faut « établir un équilibre » parmi ces droits. Et cet « équilibre » signifie que vous ne pouvez pratiquer le droit en Ontario ou que vous êtes limogé si vous ne récitez pas le nouveau prêt-à-penser ou si vous êtes un apostat de la pensée collective progressiste.

Il est loin le temps où les progressistes considéraient la liberté d'expression comme primordiale. Cela s'appliquait quand ils ne tenaient pas les médias et les universités, ils n'étaient encore que des rebelles, des marginaux. La liberté d'expression leur était nécessaire. Maintenant qu'ils forment l'« élite » de notre société, la liberté d'expression ne saurait plus être tolérée pour exprimer des pensées impures, haineuses ou rétrogrades. Qui décide quelles sont ces pensées impies ? Il semble bien que ce soit cette même « élite » progressiste, juge et partie.

Voir aussi

Le « mariage gay » et la logique libertarienne new-yorkaise

 



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mardi 29 mai 2012

La presse hors Québec compare avec une certaine incrédulité les frais de scolarité

Pour le Fiagro de Paris, le grand fossé qui, depuis des lustres, sépare les 8 millions de Québécois du reste du Canada, à majorité anglophone, semble ces dernières semaines redevenu insurmontable.

Le Figaro publie cette carte qui compare les frais de scolarité au Canada :




Depuis le début de la « révolution érable », les médias anglophones répercutent l'incrédulité et l'indignation du reste du pays. Non sans excès, et parfois mauvaise foi. Cette révolte étudiante, dénonce Gary Mason, éditorialiste du quotidien de Toronto (Ontario) Globe and Mail , est un pur « caprice d'enfants gâtés », qui ne se rendent pas compte que les frais d'inscription universitaires au Québec sont déjà «ridiculement bas» par rapport au reste du pays. Sa collègue Margaret Wente fustige les Québécois, ces « Grecs du Canada », en référence au pays qui rejette les mesures d'austérité imposées par l'Europe. Excédée par les débordements, Wente résume ainsi la «mentalité» des étudiants en grève  : « L'État nous doit tout et si nous ne l'obtenons pas, nous allons provoquer une émeute. »

L'hebdomadaire Maclean's de Toronto va encore plus loin. Après avoir en 2010 titré sur « la province la plus corrompue » du Canada, allusion aux divers scandales financiers ayant éclaboussé le gouvernement du premier ministre Jean Charest (Parti libéral, conservateur), il titrait la semaine passée, en une, sur « la nouvelle classe dirigeante du Québec », illustrée par la photo d'un manifestant cagoulé au regard ombrageux, assortie d'un commentaire cinglant : « Comment un groupe d'étudiants privilégiés est entré en guerre et a paralysé toute une province. Pour 325 dollars. » Soit le montant de la hausse annuelle des frais d'inscription universitaire pendant cinq ans, si le premier ministre avait pu mener à bien son projet de réforme.

Le National Post compare aussi les frais d'inscription

Le National Post s'est également penché sur les frais d'inscription dans les différentes provinces canadiennes et les principales facultés pour obtenir un diplôme de quatre ans dans le reste du Canada et (de trois ans ?) au Québec. Ces frais n'incluent pas les frais afférents supplémentaires et ne déduisent pas les crédits d'impôts et autres aides disponibles.

Nouveau-Brunswick




Terre-Neuve


Alberta


Colombie-Britannique


Île-du-Prince-Édouard


Manitoba

Nouvelle-Écosse


Ontario


Québec


Saskatchewan



La manne de l'Alberta

De la Colombie-Britannique à l'Ontario en passant par le Saskatchewan, les Canadiens anglais sont scandalisés par les largesses de l'État-providence québécois et ses universités aux frais d'inscription deux à trois fois plus faibles en moyenne qu'ailleurs. La pilule passe mal, car selon le principe de péréquation, qui vise à combler les disparités fiscales entre les provinces, les plus riches de ces dernières doivent redistribuer leur manne en direction des plus pauvres. L'Alberta, richissime grâce à l'exploitation du pétrole et du gaz naturel, est ainsi le premier contributeur net du Canada, largement au profit du Québec qui engrange 7,3 milliards de dollars par an. Tout en promouvant un modèle économique et social aux antipodes de son voisin de l'ouest.

Voir aussi

Frais de scolarité, taux de diplomation et dette du Québec





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mercredi 9 mai 2012

Nouvelle-Écosse — Élève suspendu pour avoir porté T-shirt pro-Jésus, puis réintégré

William Swinimer et son maillot inacceptable
Une commission scolaire sur la côte méridionale de la Nouvelle-Écosse est revenue sur sa décision après avoir déclenché une polémique dans le Canada anglais la semaine dernière en suspendant un élève de 12e année pour avoir porté un t-shirt chrétien.

La commission a permis à William Swinimer, 19 ans, de revenir à l’école ce lundi avec son maillot jaune vif qui déclare qu’« une vie sans Jésus est perdue », une allusion à Philippiens 3:8.

Swinimer avait porté son t-shirt pendant des mois malgré les plaintes d’enseignants qui affirmaient que ledit maillot pourrait offenser des non-chrétiens. Le 27 avril, le directeur de son école décidait de le suspendre pendant cinq jours. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi on le stigmatisait ainsi alors que l’on ne disait rien contre les élèves qui portaient, par exemple, des maillots « Gloire à Satan  !  » ou « Salut à toi, Satan  !  » ou encore des allusions à la drogue ou des mots profanes.

Un maillot acceptable

Swinimer s’est présenté ce lundi à l’école avec son père. Mais, ils ont rapidement quitté les lieux quand ils ont appris que l’école avait prévu une conférence pour tous les écoliers sur le thème de « Comment exprimer ses convictions en public ». La conférence était animée par des « facilitateurs » de la controversée Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse ainsi que des fonctionnaires des ministères de la Justice et de l’Éducation de la province.

Le père, John Swinimer, a déclaré que son fils ne retournerait pas à l’école à moins que l'enseignement qu'on y prodigue se recentre sur les matières de base à l’ancienne.

Le pasteur des Swinimers, Varrick Day, a déclaré à la chaîne de journaux Postmedia que l’école jetait William dans la « fosse aux lions » en en faisant le centre d’intérêt d’une assemblée à laquelle tous les élèves devaient assister. Il a ajouté que la famille songe désormais à ne plus remettre les pieds dans cette école publique pour le reste de l’année scolaire.

Jon Goldberg du Conseil juif de l’Atlantique a déclaré au Chronicle Herald de Halifax que son association « croit que tout un chacun a le droit d’exprimer ses convictions religieuses et nous n’étions certainement pas offensés par le t-shirt en question. »

Le gouvernement néo-démocrate de la Nouvelle-Écosse soutenait l’école, mais le chef des Conservateurs progressistes, Jamie Baillie, pensait que l’école avait brimé les droits de Swinimer.







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mercredi 18 avril 2012

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains

L'économiste Martin Coiteux, professeur au service de l'enseignement des affaires internationales à HEC Montréal, critique en détail l'études de Fortin, Godbout et Saint-Cerny qui prétend que les garderies se paieraient d'elles-mêmes puisqu'elles auraient contribuer à une augmentation de 5,1 milliards dans le PIB québécois grâce à l'arrivée de près de 70.000 « libérées des servitudes de la maternité » sur le marché du travail.

Il revient (mais cette fois avec des chiffres et des graphiques !) sur certaines questions que nous posions déjà : quel est coût d'opportunité ? pourquoi la comparaison avec l'Ontario et pas d'autres provinces ? pourquoi le programme des garderies serait la cause de ce rattrapage dans le taux d'emploi alors que même les femmes sans enfant au Québec ont vu leur taux d'emploi augmenter de beaucoup pendant la même période ?

La critique de Coiteux n'est pas exhaustive. Il s'est limité à deux problèmes particuliers : la méthodologie retenue, laquelle ignore le principe économique fondamental des coûts d'opportunité, et l'attribution au seul programme des garderies de toute l'augmentation du taux d'emploi des Québécoises depuis 1997.
« Lorsqu'un résultat est extraordinaire au point d'être magique, il faut généralement se méfier.

En l'occurrence, il n'est pas nécessaire de creuser bien longtemps pour s'apercevoir que cette conclusion digne du miracle de la multiplication des pains découle tout simplement d'une méthodologie fautive.

Les auteurs tiennent pour acquis que le programme des garderies à tarif subventionné aurait permis la création de 70 000 emplois, mais ne tiennent nullement compte des emplois qui auraient été créés en l'absence de celui-ci. Pourtant, si le gouvernement n'avait pas créé le programme des garderies, l'économie québécoise aurait quand même créé des emplois, tout simplement en utilisant à d'autres fins les quelque 2 milliards de dollars qui sont aujourd'hui consacrés chaque année à ce seul programme.

Combien de ces emplois alternatifs auraient été créés ? Nul ne peut le dire avec certitude. On peut cependant être certain d'une chose : cette création n'aurait pas été nulle. Elle aurait même pu être supérieure à celle induite par le programme des garderies. Il est donc méthodologiquement faux d'affirmer que le programme aurait créé au net 70 000 nouveaux emplois.

Cette méthodologie erronée ne constitue cependant qu'une partie du problème. Pour en arriver aux 70 000 emplois bruts du départ, les auteurs ont eu recours à deux hypothèses: l'augmentation du taux d'emploi des femmes québécoises aurait pris l'ascenseur en 1997 avec l'introduction du programme, et cette accélération n'aurait eu d'autre cause que le programme des garderies.

Pourtant, si on y regarde de plus près, on ne trouve aucune accélération de la tendance à la hausse du taux d'emploi dans le cas des femmes québécoises âgées de 25 à 44 ans. Une telle accélération n'a été observée que pour les femmes âgées de 15 à 24 ans, celles-ci étant moins susceptibles que les premières d'utiliser les services de garde. »

Matin Coiteux explique ainsi que les tendances observées au Québec n'ont guère été différentes de celles observées dans trois provinces de l'Atlantique n'ayant pourtant pas adopté ce programme :
« Plus important encore, les tendances observées au Québec pour chacun des deux groupes d'âge ont été presque identiques au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve. Pourtant, ces provinces n'ont jamais imité le modèle québécois des garderies.

Comment expliquer, par exemple, que les femmes âgées de 15 à 24 ans de ces trois provinces aient connu le même rebond de leur taux d'emploi que celui observé au Québec à partir de 1997 ? C'est que 1997 n'a pas été uniquement l'année du lancement du programme québécois des garderies; 1997 a été également l'année du lancement de la réforme fédérale de l'assurance emploi. Cette réforme aurait poussé un plus grand nombre de jeunes, incluant des femmes, à se trouver un emploi. Visiblement, c'est au Québec et dans les provinces de l'Atlantique que ses effets ont été les plus probants.

En somme, le taux d'emploi des femmes âgées de 25 à 44 ans n'a fait que suivre la tendance haussière stable observée simultanément dans trois provinces de l'Atlantique, tandis que celui des femmes âgées de 15 à 24 ans semble avoir réagi au Québec comme dans ces mêmes provinces à une réforme commune de l'assurance emploi. Comment peut-on alors attribuer 70 000 emplois bruts au seul programme des garderies ? »

Voici les graphiques sur lesquels Coiteux s'appuie pour écrire ces dernièrs paragraphes. Dans chaque cas, la moyenne mobile de 12 mois des données mensuelles est présentée et la source est Statistique Canada.

Taux d'emploi du Québec p/r au Nouveau-Brunswick (1991 à 2011)



Taux d'emploi du Québec p/r à la Nouvelle-Écosse (1991 à 2011)




Taux d'emploi du Québec p/r à Terre-Neuve (1991 à 2011)



Selon Coiteux, les similitudes entre le Québec et ces trois provinces de l'Atlantique sont frappantes. Comment attribuer alors à un programme inexistant dans trois d'entre elles toute l'augmentation du taux d'emploi dans une seule d'entre elles ?


Voir aussi 

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire





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