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lundi 30 juin 2025

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé)

Témoignage du Père Bachar sur l’attaque de Tayibé.

Le Père Bachar, prêtre de Tayibé en Cisjordanie, témoigne des violences perpétrées par des colons israéliens contre son village chrétien.


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Nouvelle enquête de Reuters sur les massacres d'Alaouites. Les forces syriennes ont massacré 1 500 alaouites. La chaîne de commandement a conduit à Damas.

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Pape François et les médias — L’art de ne pas parler du génocide des chrétiens d’Irak

jeudi 28 décembre 2023

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Mise à jour du 28 décembre 2023

EREVAN, 28 DECEMBRE, ARMENPRESS: Une attaque physique massive et coordonnée a été lancée contre des évêques, des prêtres, des diacres, des séminaristes et d'autres membres de la communauté arménienne à Jérusalem, a déclaré le Patriarcat arménien de Jérusalem dans un communiqué.

"Plusieurs prêtres, des étudiants de l'Académie théologique arménienne et des Arméniens autochtones ont été gravement blessés lors de cette attaque.

Plus de 30 provocateurs armés, portant des masques de ski et munis d'armes létales et moins létales, y compris de puissants agents neurotoxiques qui ont mis hors d'état de nuire des dizaines de membres de notre clergé, ont fait irruption dans l'enceinte du Jardin de la Vache et ont commencé leur assaut vicieux. Nous le répétons, plusieurs prêtres, diacres et étudiants de l'Académie théologique arménienne, ainsi que des Arméniens autochtones, ont été gravement blessés. Les religieux arméniens de Jérusalem luttent pour leur vie contre des provocateurs impunis", a déclaré le Patriarcat.

"Il s'agit de la réponse criminelle que nous avons reçue à la suite de l'introduction d'une action en justice auprès du tribunal de district de Jérusalem pour le Jardin de la Vache, qui a été officiellement reçue par le tribunal il y a moins de 24 heures. C'est ainsi que l'homme d'affaires australo-israélien Danny Rothman (Rubenstein) et George Warwar (Hadad) réagissent aux procédures judiciaires.

La menace existentielle qui pèse sur le Patriarcat arménien est désormais une réalité physique. Les évêques, les prêtres, les diacres, les séminaristes et les Arméniens autochtones luttent pour leur vie sur le terrain. Nous demandons aux autorités du monde entier et aux médias internationaux de nous aider à sauver le quartier arménien d'une disparition violente soutenue localement par des entités anonymes", peut-on lire dans la déclaration.

Le Patriarcat demande au gouvernement et à la police israéliens d'ouvrir une enquête contre Danny Rothman (Rubenstein) et George Warwar (Hadad) pour l'organisation de leurs attaques criminelles continues contre le Patriarcat et la communauté arménienne, attaques qui semblent ne pas avoir de fin en vue.

"Israël est un État de droit et d'ordre et un tel comportement criminel ne peut être toléré et rester impuni", a noté le Patriarcat.

Source: ArmenPress


Billet du 23 décembre

«Je suis désolé de devoir m'ériger contre le fait que certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem. Ils sont visés parce que chrétiens. Je ne peux pas accepter cela, c’est inacceptable», déplore Mgr Pascal Gollnisch.

« Noël ne sera pas célébré de manière festive en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

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lundi 17 mai 2021

Pape François et les médias — L’art de ne pas parler du génocide des chrétiens d’Irak

Un texte d’Ingrid Riocreux, agrégée de lettres modernes et docteur de l’université Paris IV-Sorbonne, Ingrid Riocreux est spécialiste de grammaire, de stylistique et de rhétorique. Pour Riocreux, pape des médias, François l’est essentiellement parce que ses propos paraissent souvent comme calibrés afin de se couler dans le discours médiatique.

Langue des médias

La presse n’a rien à ôter ni à ajouter à ce qu’il dit. S’il plaît aux journalistes, c’est grâce à sa maîtrise de ce que, pour ma part, j’avais naguère proposé d’appeler « la langue des médias ». Nous l’avons encore constaté lors de son voyage en Irak. « Fléau du terrorisme », « conflits religieux souvent nourris par un fondamentalisme incapable d’accepter la coexistence pacifique des différents groupes ethniques et religieux » : ces expressions feutrées se signalent par un art d’éviter le mot juste. Elles pourraient être tout droit sorties de la bouche d’un journaliste, mais elles sont signées du pape François. « Le terrorisme » : on désigne la méthode pour ne pas cibler l’idéologie qui en use. « Un fondamentalisme », avec ce petit article indéfini qui donne envie de demander « lequel ? ». « Conflits religieux » : cette expression nous est malheureusement familière et sert à masquer des situations de persécutions sous l’image trompeuse d’une responsabilité partagée et d’une brutalité réciproque, selon la thèse qui voudrait que toutes les religions engendrent par nature la haine et la violence. De même, et de manière générale, alors que l’ONU avait alerté très tôt sur le caractère génocidaire des dispositions de l’État islamique à l’égard des chrétiens, les médias se sont employés, lors de cette visite papale en Irak, à effacer la différence entre agresseurs et agressés.

« Nous ne pouvons pas nous taire lorsque le terrorisme abuse de la religion » dit encore le pape François. Cette affirmation pleine de bonne volonté laisse croire à une interchangeabilité, à une équivalence profonde entre les religions. L’hyperonyme « la religion » noie dans une catégorie commune toutes les croyances. Comme personne n’est dupe, on en vient à percevoir « la religion » comme une manière de désigner l’islam, à croire que celui-ci serait, pour ainsi dire, la religion par excellence. Dans un passé récent, je me suis intéressée aux expressions telles que « la religion s’invite au travail », souvent employées dans des titres de presse. Elles annoncent toujours un développement exclusivement consacré à l’islam ; « la religion » fait partie de ce sous-code commun que nous comprenons tous et que certains d’entre nous parlent même couramment. Cette expression permet de dire sans dire ; de renoncer au terme exact au profit d’une énonciation moins risquée de vérités qui auraient tôt fait, aux yeux de la nouvelle morale dominante, de verser dans la « stigmatisation ».

Finalement, de la part du pape François, cette rhétorique de la périphrase, de l’allusif et de l’imprécis pourrait se comprendre comme une marque de prudence, visant à ne pas mettre en danger les catholiques encore présents sur place. Il cherche vraisemblablement à leur apporter son soutien sans pointer leurs persécuteurs afin de contribuer, autant qu’il est possible, à une forme d’apaisement. Mais nos médias ne devraient pas avoir ces scrupules. Pourquoi, lorsqu’on ne représente aucune des parties en présence, s’obstiner à ne pas dire ce qui fut ? Le pape François, indique Le Monde, est en visite « sur les terres meurtries par les djihadistes » : élégante et poétique métonymie qui permet de jouer sur deux aspects gênants de la réalité factuelle. D’abord, nier les victimes en ne les évoquant qu’à travers l’allusion à leurs terres ; ensuite, résumer la menace aux « djihadistes ». On pense au mythe de la Résistance construit par la propagande gaullienne, après la Libération : les Français unis dans le rejet collectif de l’occupant et l’Allemagne nazie seule porteuse de toutes fautes. Dans le cas de l’Irak, se focaliser sur les seuls « djihadistes » donne l’impression que le danger a déferlé, identifiable, limité, momentané, puis a été éliminé. Or, où le groupe terroriste a-t-il puisé sa force de nuisance sinon dans la bienveillance et l’approbation qu’il a rencontrées, s’assurant ainsi des complicités et une implantation locale qui ont consolidé ses prises ?

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jeudi 11 mars 2021

Ne voir dans ses citoyens que des entités économiques, en oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels

Chronique de Renaud Girard sur les «Les reculs dramatiques de la chrétienté». À la dénatalité qui affecte la chrétienté occidentale, s’ajoute la déconstruction des sociétés au profit de communautés, aujourd’hui indifférentes les unes aux autres, demain peut-être hostiles.

[...]

L’Union européenne ne voit dans ses citoyens que des êtres économiques, oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels Le recul de la chrétienté orientale nous semble dramatique car il s’opère sur les lieux mêmes de la naissance du christianisme. Mais n’est-il pas l’arbre cachant la forêt d’un recul encore plus large des valeurs chrétiennes à travers le monde? 

Jadis, le pape Pie XI avait su les rappeler avec force, face à la montée des totalitarismes du XXe siècle, par son encyclique Divini Redemptoris contre le communisme athée, et par son encyclique Mit brennender Sorge, contre le nazisme païen, publiées à deux jours d’écart, en mars 1937. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on avait cru que ces valeurs (égalité de tous les hommes devant Dieu, amour du prochain, pratique du pardon, éthiques de liberté et de responsabilité) avaient définitivement triomphé en Occident. Elles avaient inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et c’est autour d’elles que les démocraties chrétiennes construisirent la nouvelle Europe unie, que les pays de l’Est voulurent rejoindre dès qu’ils furent libérés du soviétisme.

Mais cette victoire politique des valeurs chrétiennes en Europe s’accompagna curieusement de leur estompement au sein même des sociétés occidentales. Les primats chrétiens du dépassement et du don de soi furent subrepticement remplacés par celui du jouir maintenant, hérité de la culture soixante-huitarde et favorisé par la société de consommation. Dès lors, l’humanisme occidental cessa de considérer l’homme dans son rapport à la transcendance ; il regarda l’individu comme une machine économique. L’Union européenne ne voit dans ses citoyens que des êtres économiques, oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels. 

[Les immigrés peuvent donc remplacer sans souci les occidentaux : ce sont juste des entités économiques, des « ressources », comme toutes autres.]

À l’initiative d’un président chrétien (Chirac), dirigeant un pays que le général de Gaulle voyait encore comme la fille aînée de l’Église, on refusa d’inscrire la réalité historique des racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule du projet de Constitution européenne. La chrétienté montrait au monde qu’elle ne savait plus où elle était, qu’elle était totalement perdue.

L’accroissement exponentiel de la consommation dans la chrétienté n’a accru ni son bonheur, ni sa confiance en soi, ni son harmonie sociale. L’Europe [l'Occident] vit un lent suicide démographique. À quoi sert aux Européens leur exceptionnelle richesse puisqu’ils ne font plus d’enfants? À la dénatalité qui affecte la chrétienté occidentale, s’ajoute la déconstruction des sociétés au profit de communautés, aujourd’hui indifférentes les unes aux autres, demain peut-être hostiles. Soyons réalistes: l’espérance chrétienne ne renaîtra pas en Orient tant que la chrétienté occidentale n’aura pas renoué avec ses racines.

Source : Le Figaro

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Le Pape François a donné quitus à une éradication du christianisme dans sa Terre natale

lundi 8 mars 2021

Le Pape François a donné quitus à une éradication du christianisme dans sa Terre natale

«Le Pape François a donné quitus à ce qu'est une éradication du christianisme dans la terre qui l'a vu naître [...] Il tend une main à des gens qui sont en train d'exterminer toute présence chrétienne sur le sol dans cette région», Eric Zemmour


8 mars 2021


dimanche 31 janvier 2021

Le martyre actuel des chrétiens d'Orient

Ce vendredi 29 janvier, l’AED (Aide à l’Eglise en détresse) a organisé à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre en huis clos la « Nuit des témoins » pour rendre hommage aux chrétiens persécutés dans le monde.

Le père Charbel Eid Rizkallah, moine maronite et coordinateur de l’AED au Moyen-Orient, revient sur la terrible situation des chrétiens d’Orient en Syrie et en Irak.


lundi 30 novembre 2020

Le sort des Chrétiens d'Orient est-il différent de celui des Juifs d'Orient ?

Depuis 2014, en Israël, le 30 novembre est la Journée annuelle de commémoration de l’exil des réfugiés juifs du monde arabe. Alors que l’on parle régulièrement, aux Nations unies et ailleurs, du sort des Arabes ayant quitté la Palestine lors de la création de l’État d’Israël, on parle moins des Juifs qui ont vécu naguère dans des pays méditerranéens et orientaux, notamment en Algérie, Irak, Iran, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie, au Yémen.


Dans les quelques années qui suivirent la création de l’État d’Israël et de décolonisation, environ 900 000 Juifs ont dû quitter ces pays où ils vivaient depuis des siècles, voire des millénaires, bien avant la conquête musulmane. Beaucoup ont été privés de leurs biens et victimes de violences et de persécutions. Deux tiers d’entre eux se sont réfugiés en Israël, qui les a absorbés rapidement, après un bref passage dans des camps d’accueil. Les autres ont essaimé à travers le monde, notamment en France, Italie, RoyaumeUni, Canada, États-Unis, Argentine ou Brésil.

L’histoire de cette destruction de toutes les communautés juives en terre d’Islam n’a quasiment pas été racontée, ni analysée, sinon dans quelques films documentaires comme celui de Michaël Grynszpan, Les Réfugiés oubliés (2007), ou dans des livres. On peut citer Shmuel Trigano (L’Exclusion des Juifs des pays arabes et le contentieux israélo-arabe, Éditions In Press, 2003), Georges Bensoussan (Juifs en pays arabes. Le grand déracinement, Tallandier, 2012), ou Lyn Julius (Uprooted, Vallentine Mitchell, 2018).

On peut également lire de nombreuses monographies nostalgiques. L’historien Benjamin Stora, né en 1950 à Constantine, raconte le triste sort des 140 000 juifs d’Algérie, fiers d’avoir obtenu la nationalité française grâce au décret Crémieux de 1870 — temporairement abrogé par Vichy — dont on fête aujourd’hui le sesquicentenaire (Les Trois Exils. Juifs d’Algérie, Pluriel, 2011). Certains d’eux voyaient d’un bon œil les velléités d’indépendance des Algériens, mais ont dû faire vite leur valise après l’incendie de la synagogue d’Alger en 1960 et l’assassinat de Raymond Leyris, beau-père d’Enrico Macias, à Constantine en 1961, pour rejoindre en masse la métropole en 1962, comme leurs compatriotes non juifs devenus « rapatriés ».


Évoquons l’autobiographie du journaliste Serge Moati, né en 1946 à Tunis (Villa Jasmin, Fayard, 2003), qui fait partie des 105 000 juifs tunisiens exilés au milieu du XXe siècle en étant autorisés à n’emporter qu’un dinar (2 euros !), après avoir subi de nombreuses spoliations. Raphaël Devico, descendant d’une lignée de juifs andalous venus à Fès après la chute de Grenade en 1492, habitant aujourd’hui à Casablanca, dévoile pour sa part la réalité complexe de la communauté juive marocaine (Juifs du Maroc. Des racines ou des ailes ?, Éditions Biblieurope, 2015). Avant d’être spoliée et rançonnée pour pouvoir partir en 1961, elle fut, avec ses 265 000 membres, la plus importante du monde arabe et compte aujourd’hui encore 3 000 membres.

La romancière Bat Ye’or (littéralement « la fille du Nil »), née au Caire en 1933, décrit les discriminations dont ont été victimes les 75 000 juifs égyptiens dès les années 1930, bien avant la création de l’État d’Israël, et leur expulsion par Nasser en 1956 (Le Dernier Khamsin, Éditions Provinciales, 2019). Ils furent obligés de laisser tous leurs biens, de renoncer à leur nationalité et de devenir apatrides.

L’universitaire Orit Bashkin raconte l’histoire de la communauté juive d’Irak, qui comptait près de 135 000 membres (New Babylonians, Stanford University Press, 2012). Très intégrée avant la guerre, elle a quasi totalement émigré en quelques années, notamment à la suite du pogrom de 1941. Les communautés juives d’Iran, du Liban, de Libye, de Syrie, de Turquie ou du Yémen, dont certaines existaient bien avant Jésus-Christ, ont également quasi complètement disparu.


Le Musée du monde séfarade, le Mussef, qui est en projet à Paris a pour objectif de faire exister ce qui n’est plus, en retraçant au centre de la capitale l’histoire et la culture de ces communautés juives disparues en quelques années sans faire de bruit. Car il est temps pour le monde d’entendre et de voir leur histoire.

La paix en bénéficiera sans doute, car on ne bâtit pas de paix durable sans regarder la vérité en face. Longtemps après les accords de paix avec l’Égypte et la Jordanie, des accords viennent d’être conclus entre Israël et les Émirats et Bahreïn et sont envisagés avec le Soudan et même avec l’Arabie saoudite, mais il reste beaucoup à faire pour qu’il en soit de même dans tout le monde arabe et musulman. Et pour permettre à tout un chacun de comprendre que ce qui menace au XXIe siècle les chrétiens d’Orient n’est pas très différent de ce qui est arrivé aux Juifs en terres d’Islam au milieu du siècle dernier. (1) Association loi 1901 fondée en 2018.

« Ce qui menace les chrétiens d’Orient aujourd’hui n’est pas très différent de ce qui est arrivé aux Juifs dans des pays méditerranéens et orientaux » au milieu du XXe siècle

Source : Le Figaro

mardi 17 novembre 2020

La dimension démographique de la défaite de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan

Le président et le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient s’inquiètent pour l’avenir de la population chrétienne sommée de quitter la région arménienne du Haut-Karabakh/Artsakh à la suite de l’accord de cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Quarante-cinq jours. C’est le temps qu’ont résisté les Arméniens, face aux assauts répétés de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, des mercenaires djihadistes basés avant en Syrie et transférés par la Turquie et des drones israéliens.

La perspective d’un retour des Azerbaïdjanais a provoqué un exode de la population arménienne du district de Kelbadjar. Dans un ultime signe de désespoir, de nombreux paysans ont préféré incendier leur maison ou détruire les jardins et les vergers, plutôt que les laisser à l’ennemi.

La perspective d’un retour des Azerbaïdjanais a provoqué un exode de la population arménienne du district de Kelbadjar. Dans un ultime signe de désespoir, de nombreux paysans ont préféré incendier leur maison ou détruire les jardins et les vergers, plutôt que les laisser à l’ennemi.

L’accord de cessez-le-feu du 10 novembre prévoit le passage à l’Azerbaïdjan des territoires entourant l’Artsakh de même que le contrôle par l’Azerbaïdjan des territoires qu’il a envahis en Artsakh peuplée à plus de 95 % d’Arméniens.

 

L’Arménie et l’Artsakh ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Aucun pays occidental n’est venu à leur secours.

Cela a aussi montré l’importance de la démographie pour l’avenir d’une nation, l’Arménie ayant souffert de son déclin démographique en passant de 3,6 millions d’habitants en 1990 à 3 millions d’habitants en 2015 comparés à l’Azerbaïdjan passé de 7 à 10 millions d’habitants entre 1990 et 2015. L'Arménie est devenue un pays moins peuplé et plus vieux, cela ne fait pas beaucoup de soldats, ni une économie dynamique.

Source : Évolution de la démographie entre 1960 et 2015 (chiffres de l’ONU, 2017). Population en milliers d’habitants.

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Démographie : la population de la Turquie rejoint celle de l'Allemagne (2018)