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lundi 25 août 2025

Priorité : le Canada a donné 22 milliards de dollars depuis 2022 à l'Ukraine


Environ 40 % des écoles publiques au Canada nécessitent des réparations majeures (selon des rapports de 2019). Avec 22 milliards $, environ 4 400 à 6 300 écoles (sur 15 000) pourraient être rénovées ou construites, selon le type de travaux. 

22 milliards c'est
  • Par Canadien : ~537 $
  • Par contribuable : ~1 100 $

lundi 25 avril 2022

Projet de loi 15 du Québec — les parents de plus en plus évincés par l'État comme protecteur de l'intérêt de l'enfant

Le projet de loi 15 a été présentée par le ministre de la Santé du Québec, Lionel Carmant, en décembre 2021. Il a été adopté à l’unanimité jeudi dernier à l’Assemblée nationale de la province canadienne : 115 votes en faveur et aucun contre. 

[Sur l’unanimisme fréquent de la députation québécoise, voir Du programme ECR à l’affaire Michaud : la servilité de nos élites, Québec, pays du consensus mou et des pressions centralisatrices : Euthanasie — le Québec et son culte du consensus froissé, Déclaration de revenus unique : vote unanime à l’Assemblée nationale et Comment Québec a privé les parents et les élèves d’un choix de cours de morale ou de religion à l’unanimité, encore une fois...].

Selon la chaîne canadienne CTV news, la nouvelle loi vise à « donner la priorité aux intérêts des enfants sur toutes les autres considérations, y compris les intérêts des parents », et apporte un certain nombre de changements à la réglementation québécoise en matière de protection de la jeunesse en vue de faciliter le placement des enfants dans des foyers d’accueil dans les cas présumés de négligence ou d’abus.

La Loi sur la protection de la jeunesse du Québec (1977) reconnaissait jusqu’à présent que l’État devait « tendre à maintenir » un enfant à risque « dans son milieu familial ». Il s’agissait du principe de la primauté parentale, c’est-à-dire que les parents sont les premiers responsables de leurs enfants.

S’il était impossible ou contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant de rester dans son foyer familial, les autorités de protection de l’enfance cherchaient à placer l’enfant auprès de membres de sa propre famille élargie. Ce n’est qu’après l’échec de cette solution que les enfants étaient placés dans des foyers d’accueil.

Les principaux médias canadiens ont décrit la nouvelle loi comme une « reconnaissance du fait que le maintien à tout prix d’un enfant négligé ou maltraité dans sa famille biologique » ne devrait plus être « une priorité absolue » et que « veiller à ce que l’enfant bénéficie d’un environnement stable aussi rapidement que possible » devrait être « la priorité du gouvernement ».

Les juges et les travailleurs sociaux pourraient donc ignorer le principe de la primauté parentale lorsqu’ils prendront leurs décisions sur le sort d’un enfant.

Un autre changement apporté par la nouvelle loi est l’assouplissement des règles de confidentialité concernant les renseignements personnels des enfants ; ceux-ci pourront désormais être plus facilement transmis et partagés entre les autorités et les intervenants.

Bien que la loi n’ait rencontré pratiquement aucune opposition à l’Assemblée nationale, certains parents au Québec ont agité des signaux d’alarme depuis son introduction en tant que projet de loi.

Certains affirment que de supplanter la primauté parentale pourrait créer un dangereux précédent et donner à l’État trop de pouvoir sur les enfants.

« À première vue, la modification de la Loi sur la protection de la jeunesse semble juste pour l’enfant », a écrit au mois de décembre la blogueuse Mel Goyer dans un billet sur le projet de loi.

« Cela semble être une bonne idée de mettre les intérêts de l’enfant au premier plan », poursuit-elle.

Les intérêts de l’enfant déterminé par l’État progressiste, ses juges et ses agents « Mais en réalité, tant les parents que l’enfant sont mis de côté lorsque le tribunal prend la décision de les retirer de leur famille. Le système déraille depuis des années, et le gouvernement en profite pour réformer certains principes fondamentaux. »

Mme Goyer a fait valoir que cette mesure pourrait être un premier pas vers un contrôle accru du gouvernement et l’érosion des droits de la famille.

Elle a rappelé que le Premier ministre du Québec, François Legault, avait qualifié le projet de loi de « moment historique » et déclaré que « faire passer les intérêts de l’enfant avant ceux de sa famille biologique » était au cœur de la réforme.

« Non, François Legault n’est pas sur le point de “vous enlever vos enfants” [c’est à voir…], mais l’idée qu’il puisse abolir le principe de la suprématie parentale est inquiétante », écrit Mme Goyer, ajoutant que si rien n’est fait, la destruction du groupe familial s’accélérera.

Elle donne l’exemple d’une récente affaire judiciaire dans laquelle le juge a décidé que deux jeunes filles âgées de 14 et 19 ans recevraient un vaccin COVID contre la volonté de leur mère ; le juge avait accusé la mère d’adhérer aux « théories du complot anti-vax ».

Mme Goyer conclut son article en encourageant les parents concernés à rejoindre Alain Rioux, fondateur de l’association les papas en action, dans son opposition au projet de loi.

« Sous couvert de “protection de l’enfance”, le Québec a adopté le projet de loi 15, [et] cela vient de supprimer la primauté parentale. Ce qui signifie que le gouvernement peut maintenant décider de ce qui est le mieux pour votre enfant », a posté un autre utilisateur de Twitter.

Source : QCV    

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vendredi 1 octobre 2021

Ministre de l'Éducation de Biden incapable de dire que les parents sont les premiers intéressés dans l'éducation de leurs enfants

Le secrétaire à l’Éducation de Biden, Miguel Cardona, n’est pas parvenu à dire jeudi lors d’un échange avec le sénateur Mike Braun (républicain de l’Indiana) que les parents sont les « premières » parties prenantes de l’éducation de leurs enfants.

Lors d’une audition de la commission sénatoriale sur la santé, de l’éducation, du travail et des retraites, Braun a demandé à Cardona : « Pensez-vous que les parents devraient être responsables de l’éducation de leur enfant en tant que principal éducateur ? »

« Je crois que les parents sont des parties prenantes importantes — », a commencé Cardona, et, après que Braun lui a rappelé qu’il lui a demandé s’ils étaient les « premiers » intéressés, a poursuivi, « mais je pense également que les enseignants ont un rôle dans la détermination des programmes éducatifs. »

« Je pense que c’est un peu flou, a déclaré Braun. Je pense que les parents sont présents dans tous les domaines liés à l’éducation, car ils paient les factures et élèvent leurs enfants. À ce titre, ils devraient probablement être les principaux porte-parole de leurs propres enfants. »

Les commentaires de Cardona surviennent deux jours seulement après que l’ancien gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe (démocrate), a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux à la suite de sa remarque : « Je ne pense pas que les parents devraient dire aux écoles ce qu’elles devraient enseigner. »

Au cours de son débat avec le candidat républicain au poste de gouverneur Glenn Youngkin mardi, McAuliffe a ajouté, en réponse aux critiques de Youngkin sur sa décision passée d’opposer son veto à un projet de loi qui aurait permis aux parents de retirer des livres controversés de leurs bibliothèques scolaires, « Je ne vais pas laisser les parents entrer dans les écoles, retirer des livres et prendre des décisions par eux-mêmes ».

Youngkin, cependant, a affirmé : « Je pense que les parents devraient être responsables de l’éducation de leurs enfants. »

Glenn Youngkin a précisé sur Tweeter : « Terry McAuliffe devrait apprendre le droit de Virginie. » Youngkin a ensuite cité la loi de la Virginie (VA Code § 1-240.1 [2020]) : « § 1-240.1. Droits des parents. Un parent a le droit fondamental de prendre des décisions concernant l’éducation, l’instruction et la garde de son enfant. »

Sean Parnell, candidat républicain au Sénat fédéral pour la Pennsylvanie, a tweeté en réponse au commentaire de McAuliffe : « Pendant un instant, McAuliffe vous a montré ce qu’il croyait vraiment et cela devrait effrayer tous les parents. »

« La réalité est que tous les gauchistes radicaux pensent de cette façon », a ajouté Parnell. « Ils croient savoir ce qui est le mieux pour vous et vos enfants. Ils veulent un contrôle total du gouvernement sur tous les aspects de votre vie. »

mardi 26 juin 2018

L'Éducation devenue une priorité québécoise, vraiment ? L'immigration inquiète plus les Québécois

Le baromètre CIRANO présente sa dernière étude.

Dans le résumé de La Presse, la santé et l’économie sont présentées comme les enjeux qui préoccupent le plus les Québécois, sans aucune mention sur l’éducation. Le Journal de Montréal souligne que « l’éducation ne préoccupe pas non plus outre mesure les Québécois alors que seuls 28 % des répondants ont dit s’inquiéter de l’accès à l’éducation ». Le Devoir mentionnait que « les enjeux liés à l’éducation — le décrochage scolaire ou encore l’accès à l’éducation universitaire (frais de scolarité) — ont glissé respectivement au 24e et 34e rang des priorités de l’heure des Québécois ». Pour les frais de scolarité, ce carnet comprend les Québécois : les frais de scolarité sont peu élevés au Québec comparés à d’autres pays.

En comparaison, selon Le Devoir, près de la moitié de la population québécoise est d’avis que l’immigration présente un « grand », voire un « très grand risque » pour le Québec, indique un sondage commandé par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).


Précisément, 48 % des 1000 personnes sondées associent à un « grand » ou à un « très grand » risque l’arrivée de dizaines de milliers d’immigrants par année au Québec ; 28 % à un « moyen » risque et 22 % à un risque « faible » ou « négligeable ». « [Le motif] dépend toujours du répondant. Ça peut être un risque perçu pour sa sécurité, pour son emploi, pour la culture ou d’autres raisons », explique la coauteure de l’étude, Ingrid Peignier, dans un entretien avec Le Devoir.

Les femmes, les personnes âgées de 55 ans et plus ainsi que les francophones « se montrent [les] plus inquiets », fait-elle remarquer. En effet, parmi ceux percevant des risques « grands » ou « très grands » associés à l’immigration, il y a : 53 % de femmes contre 43 % d’hommes ; 55 % d’individus de 55 à 74 ans contre 39 % de moins de 35 ans ; et 50 % de francophones contre 36 % d’anglophones et 31 % d’allophones.

Les Québécois associent un risque plus grand à l’immigration qu’à la pollution de l’air et de l’eau, à la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), au terrorisme ou encore aux épidémies, indique le Baromètre CIRANO 2018 dévoilé à 100 jours et des poussières des prochaines élections générales.

Pour ce carnet, les questions de ce type de sondage sont trop vagues : de quelle immigration parle-t-on ? De francophones européens qualifiés ? De réfugiés anglophiles peu qualifiés ? On peut trouver excellente la première, mais être nettement moins enthousiaste envers l’autre. Comment alors répondre à une unique question sur le risque lié à l’immigration ?

« Il y a une inquiétude, une perception des risques qui ne devrait pas être là », prétend Mme Peignier, rappelant que l’immigration économique serait arrimée en grande partie aux besoins du marché du travail québécois. « Ils ne devraient pas être inquiets », ajoute la directrice du CIRANO.

Cette dernière affirmation nous paraît simpliste : le taux de chômage parmi les immigrants non francophones de naissance et réfugiés est plus haut que parmi la population, l’arrimage n’est donc pas si optimal. On parle beaucoup d’un manque de main-d’œuvre, mais il est naïf de prétendre que d’accepter plus de réfugiés (ou prétendus tels) permettra de pourvoir ces postes qui ne trouvent pas preneurs. Les immigrés peuvent ne pas avoir les qualifications, connaître le français, vouloir quitter une grande ville, la rémunération peu attrayante, etc.

En outre, même si tous les immigrés trouvaient un bon emploi et contribuaient financièrement au Trésor public, même alors, une population peut être inquiète par l’afflux important de populations aux mœurs, à la religion ou à la langue différentes. Il suffit de penser à l’immigration européenne qui anglicisait Montréal tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle. La bilinguisation de plus en plus évidente de Montréal montre bien que la loi 101 actuelle ne suffit pas à assimiler linguistiquement les immigrés non francophones.