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mardi 28 juillet 2026

Allemagne — Un scandale lié à l'hypocrisie du chef de file des soi-disants démocrates-chrétiens conservateurs

Jens Spahn, jusqu’à récemment chef de file parlementaire de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) allemande et de l’Union chrétienne-sociale (CSU), son parti frère, manque d’instinct politique. Le 15 juillet, M. Spahn, qui assume ouvertement son homosexualité, a annoncé sur les réseaux sociaux puis dans une interview au tabloïd Bild que son « mari » (Daniel Funke) et lui étaient devenus les parents d’un petit garçon, prénommé Georg, grâce à une mère porteuse aux États-Unis. L’annonce a immédiatement été perçue comme une démonstration d’hypocrisie. La gestation pour autrui (mère porteuse) est interdite en Allemagne et, quelques mois plus tôt encore, lors du congrès de la CDU en février 2026, M. Spahn avait soutenu la résolution réaffirmant l’opposition catégorique de son parti à toute légalisation de cette pratique.

Confronté aux accusations de double discours, M. Spahn n’a pas renié sa position de principe. Il a expliqué avoir été « longtemps tiraillé » sur cette question, affirmant que son désir de fonder une famille l’avait conduit à prendre une décision personnelle exceptionnelle. Il a même assuré qu’il continuerait à voter contre la légalisation de la GPA en Allemagne, soutenant qu’il ne souhaitait pas remettre en cause l’interdiction générale malgré son propre recours à une mère porteuse à l’étranger. Cette défense n’a convaincu ni ses adversaires ni une grande partie de son propre camp, qui y ont vu un classique « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».


Spahn est l’homme barbu en chemise bleue qui tient le bébé Georg.

Trois jours plus tard, il a présenté sa démission de la présidence du groupe parlementaire CDU/CSU.

M. Merz a, dans un premier temps, sous-estimé le tollé suscité par cette affaire. Lors de son entretien estival sur la chaîne publique ZDF, le chancelier a laissé entendre que la violence des réactions tenait surtout au caractère controversé de M. Spahn et à la succession de scandales qui avaient déjà entamé sa crédibilité. Mais face à la fronde grandissante au sein de la CDU, il a finalement jugé sa démission « inévitable », rappelant que « la crédibilité est le bien le plus précieux en politique ».

M. Spahn est l’un des hommes politiques les moins populaires d’Allemagne. En 2020, il a obtenu un prêt pour l’achat d’une villa auprès d’une banque dont il avait siégé au conseil de surveillance. Pendant la pandémie, il a attribué un marché portant sur des masques de protection vendus à des prix excessifs à une entreprise employant son mari (le ministère de la Santé nie tout traitement de faveur). Beaucoup désapprouvent ses liens avec le mouvement MAGA : il est en bons termes avec Richard Grenell, un ancien ambassadeur américain, et Peter Thiel, un magnat de la tech d’extrême droite. M. Merz souhaite tourner rapidement la page de l’affaire Spahn. Il n’est pas certain qu’un remaniement ministériel permette de relancer la popularité en baisse de M. Merz.

Un peu plus tôt (en avril 2026), le député CDU (toujours ces conservateurs démocrates chrétiens) et commissaire fédéral aux drogues Hendrik Streeck (virologue connu pendant le Covid) et son « mari » Paul Zubeil ont également annoncé la naissance d’un fils via GPA aux États-Unis (Idaho). L'affaire avait fait moins de vagues à l'époque, probablement parce que Streeck n’avait pas milité publiquement contre la gestation pour autrui.

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dimanche 26 avril 2026

Un couple homosexuel américain fait polémique en se moquant de « leur » bébé qui dit « mamma »

Devenue virale, la vidéo montre un couple d’hommes ricanant face à leur nourrisson en pleurs, qui réclame de voir sa maman, en réponse à la question de savoir lequel de ses deux papas il préfère. Des associations conservatrices américaines s’appuient sur cette vidéo pour demander l’abolition de la gestation pour autrui.

C’est ce qui s’appelle un «bad buzz». Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et devenue virale, mais au détriment de son auteur, un nourrisson de quelques mois est filmé dans les bras de son père par le compagnon de ce dernier. L’enfant est né d’une gestation pour autrui et les deux hommes sont ses «parents d’intention». Celui des deux qui tient le bébé s’amuse à l’interroger en rigolant : «Tu veux qui ? ’Dadda’ ou ’Pap’ ?» demande-t-il alors que l’enfant manifeste par des signes d’impatience qu’il est lassé de jouer dans ses bras. «Ma... Mamma», bredouille le bébé qui se met à pleurer. Les deux hommes éclatent alors de rire : «Non, pas maman !» lui répond, en ricanant, celui qui le tient dans ses bras. Il repose alors sa question. L’enfant insiste et continue de répondre «Mamma», augmentant encore l’hilarité des deux hommes, qui rétorquent de plus belle : «Non, il n’y a pas de maman !» lance l’un en riant ; «certainement pas» , crie l’autre.

L’homme qui poste la vidéo est un chanteur et compositeur de musique country, qui a remporté plusieurs Grammy Awards. Cet habitant de Nashville dans le Tennessee, nommé Shane McAnally, partage régulièrement auprès de ses 140.000 abonnés le quotidien de sa famille, afin de militer pour l’acceptation de l’homoparentalité dans la société américaine, et évoque régulièrement dans les médias son engagement pour la cause LGBT au sein du milieu de la musique country, réputé conservateur. Lui et son mari Michael Baum élèvent ensemble deux adolescents jumeaux, Dylan et Dash, et viennent d’accueillir un troisième enfant né d’une mère porteuse en Californie : Texson Ray, qu’ils surnomment «Tex». «Nous l’avons aimé instantanément dès que nous l’avons découvert»,  confiait Shane McAnally au magazine People, qui a consacré un article à l’arrivée du bébé dans sa famille, ajoutant : «Il est absolument parfait à tout point de vue» .

«Un bébé homophobe»

Sur son compte Instagram, le père de famille partage tantôt des extraits d’un one-man-show où il fait rire l’assistance en racontant des anecdotes amusantes sur les «problèmes d’un père homosexuel» au quotidien, tantôt des photos ou des vidéos de moments de vie familiale. Il montre ainsi la rencontre des jumeaux avec le petit bébé, quelques jours après la naissance, à la maternité où il est né. Il n’est nulle part fait mention de la mère porteuse, qui n’est pas même mentionnée dans les publications, ni même remerciée. En revanche, plusieurs publications à visée humoristique consistent à mettre en scène le désarroi du nourrisson à l’idée de ne pas être élevé par sa mère.

Ainsi sur une photo où l’enfant est photographié en gros plan alors qu’il semble manifestement avoir du chagrin, Shane McAnally commente en légende : «On vient de lui annoncer qu’il a deux papas» . Sur une autre vidéo, baptisée «Un bébé homophobe âgé de seulement 6 semaines» , les deux hommes s’amusent à montrer une supposée grimace qu’effectue leur nourrisson au moment où ils lui annoncent à nouveau qu’il a deux papas.

Si jusqu’à présent la plupart de ces publications suscitaient des commentaires attendris ou amusés des internautes, cette fois la dernière vidéo dans laquelle les deux hommes ricanent devant leur fils appelant sa maman a déclenché de très vives désapprobations. «Comment peut-on rire de cela ?» commente un internaute ; «Ça me brise le cœur», écrit un autre ; «Espérons qu’un fonctionnaire des services de protection de l’enfance va sauver ce bébé» poursuit un troisième. «Les enfants méritent mieux que cela», a commenté l’association conservatrice «Concerned Women», qui milite pour l’abrogation de la gestation pour autrui aux États-Unis.

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Source : Le Figaro

mercredi 18 février 2026

Qu'est-ce qui explique l'écart salarial entre les hommes et les femmes ? La maternité.

Les recherches suggèrent qu'après avoir pris en compte les contraintes auxquelles les femmes sont confrontées pour avoir et élever des enfants, il ne reste plus grand-chose à expliquer dans le domaine des écarts salariaux. L'économiste la plus influente dans ce domaine, Claudia Goldin de l'université Harvard, qui a remporté le prix Nobel en 2023, semblait avoir clos le débat. Selon ses travaux, la maternité explique pratiquement tout l'écart salarial.

Une poignée d'articles publiés au cours des deux dernières années ont relancé le débat. Ils s'appuyaient sur des ensembles de données puissants et novateurs, qui mettaient en relation les dossiers médicaux et les données sur les revenus dans les pays scandinaves. Ces nouvelles preuves ont permis aux économistes d'exploiter la puissante expérience naturelle offerte par les variations de la fertilité des femmes. Les chercheurs ont pris comme échantillon des femmes ayant recours à la fécondation in vitro (FIV) – qui souhaitaient clairement avoir des enfants – et ont examiné la différence de salaire à long terme entre celles qui sont tombées enceintes et celles qui ne l'ont pas été. Au début, les mères gagnaient beaucoup moins, mais cet écart s'est réduit avec le temps. Environ 10 à 15 ans après la naissance des enfants, les mères gagnaient même un petit supplément.

Cette approche consistant à exploiter les variations naturelles de la fertilité a été utilisée dans une nouvelle étude, menée par Camille Landais de la London School of Economics et d'autres chercheurs. Elle s'intéresse aux femmes atteintes du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une maladie rare dans laquelle une fille naît sans utérus mais se développe normalement par ailleurs. Ces femmes savent très tôt dans leur vie qu'elles ne pourront pas avoir d'enfants, ce qui les différencie de celles qui le découvrent après avoir échoué à concevoir naturellement ou par FIV. Cela pourrait influencer leurs salaires futurs, car les femmes qui envisagent de concevoir peuvent investir différemment dans leur capital humain. Elles pourraient, par exemple, dépenser moins pour leurs études, sachant qu'elles pourraient mettre leur carrière entre parenthèses après avoir donné naissance.

Cette connaissance précoce semble faire une grande différence. L'étude sur les femmes atteintes du syndrome MRKH a révélé qu'elles gagnent à peu près autant que les autres femmes et les hommes au début de l'âge adulte. Puis, entre 30 et 40 ans, alors que l'écart salarial entre les hommes et les femmes se creuse, les femmes atteintes du syndrome MRKH suivent une trajectoire différente. La trajectoire de leur salaire est presque identique à celle de leurs homologues masculins. En d'autres termes, si l'on élimine la maternité et toutes les décisions que les femmes pourraient prendre en l'anticipant, l'écart salarial semble disparaître. Il est difficile d'imaginer un meilleur moyen d'isoler les effets de la maternité des autres caractéristiques féminines et d'étudier leur impact sur les revenus. 

Source : The Economist
 
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Voir aussi ce qu’en disait le grand économiste Thomas Sowell, ce n’est pas les lois des féministes qui expliquent l’augmentation des salaires des femmes depuis les années 70....

Le salaire des jeunes Anglaises dépasse celui des jeunes Anglais. C’est à partir de 30 ans que cela s’inverse.

Cliquer sur le graphique ci-dessus pour l’agrandir.


Wall Street Journal : « Il n’y a pas d’écart salarial hommes-femmes »

Deux fois plus de dépressions chez les femmes qu’il y a 40 ans. Rançon de la « libération » de la femme ?

L’État [et ses emplois à l’abri des aléas économiques] se féminise et se « diversifie »

Brève — L’écart de rémunération entre les sexes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer

Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l’effondrement du mariage ?

Les jeunes femmes gagnent plus que les jeunes hommes dans les métropoles américaines

Discrimination — Les lesbiennes gagnent plus que les hétérosexuelles.

Tempête dans la gazouillosphère québécoise : « Les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons » 

L’effondrement du mariage aux États-Unis, ses causes et ses effets

 
 

Étude — La testostérone change la structure du cerveau

Le cerveau des femmes est mieux préparé que celui des hommes pour faire face aux défauts génétiques

Paradoxe confirmé : l’égalité juridique des sexes renforce les stéréotypes sexuels (chasser le naturel, il revient au galop ?)

Boris Cyrulnik : l’école valorise la docilité des filles et dévalorise la hardiesse des garçons
Cerveau masculin et cerveau féminin

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Étude norvégienne — Plus un homme participe aux tâches ménagères, plus il y a risque de divorce

Jordan Peterson et l’égalité des sexes : députée et ex-ministre suédoise à du mal à comprendre   

mardi 29 avril 2025

Hongrie — Pour relancer la natalité, Viktor Orban exempte les mères d’au moins 2 enfants d’impôts à vie



Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a instauré une mesure destinée à stimuler la natalité : toute femme ayant au moins deux enfants bénéficie d'une exonération fiscale à vie.

Dans le cadre de la politique nataliste de Viktor Orban, le Parlement hongrois a adopté mardi un ensemble de mesures prévoyant une exonération fiscale à vie pour toutes les mères ayant au moins deux enfants comme le relate CNews. À partir de l’an prochain, cette mesure concernera d’abord les femmes de moins de 40 ans, avant de s’élargir progressivement aux mères de plus de 60 ans d’ici 2029, conformément au texte voté à une large majorité.

Depuis 2020, seules les mères de quatre enfants ou plus bénéficient d’une exonération fiscale en Hongrie. Le Premier ministre Viktor Orban étend cette mesure pour lutter contre le déclin démographique, alors que la population est passée de 10,7 à 9,5 millions depuis 1980. Crèches gratuites, aides au logement ou « prêts bébé » : les incitations se multiplient, mais leurs effets restent limités et leur coût est élevé.

Un coût estimé à 2,3 milliards d’euros

À l’horizon 2029, le coût total de ces mesures est estimé à 2,3 milliards d’euros. Un investissement conséquent que Viktor Orban assume pleinement : selon lui, ce programme de réduction d’impôts, présenté comme « le plus ambitieux d’Europe », transformera la Hongrie en un véritable havre fiscal pour les familles. Il y voit un levier stratégique pour enrayer le déclin démographique tout en renforçant les valeurs familiales traditionnelles.

La Hongrie s’est fixée pour objectif d’atteindre un indice de fécondité de 2,1 d’ici 2035, seuil considéré comme nécessaire au renouvellement des générations. Actuellement, le taux s’élève à 1,52 enfant par femme, bien en dessous de celui de pays comme la France (1,79), mais supérieur à celui du Québec (1,38). Par cette politique nataliste, Viktor Orban et son gouvernement conservateur entendent relancer une démographie en déclin.

dimanche 8 octobre 2023

France — 60 % des émeutiers mineurs ont été élevés par un seul parent, le plus souvent la mère

C’est un chiffre assez démonstratif des profils des individus ayant participé aux émeutes suite à la mort de Nahel. D’après la Chancellerie (l'administration centrale du ministère de la Justice), relayée par Le Parisien, un tiers des émeutiers étaient mineurs au moment des faits. 
 
Parmi les mineurs présentés à la justice, 60 % étaient issus d’une famille monoparentale. Quelques jours après les émeutes, l’exécutif avait émis l’idée de sanctionner financièrement les parents « dès la première connerie » de leur enfant, selon les mots d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État avait appelé à une responsabilité accrue des parents. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a indiqué sur FranceInfo qu’il ne pouvait y avoir de réponse générale et qu’il fallait apprécier chaque cas, indépendamment de l’autre. Selon le ministre de la Justice, il faut dissocier « les parents qui sont en mesure, et qui ne le font pas, et puis la maman débordée ».

1180 mineurs ont été identifiés comme auteurs d’infractions lors des émeutes


Le gouvernement veut sanctionner le laxisme des parents

Éric Dupond-Moretti avait aussi précisé qu’il souhaitait davantage de fermeté, mais également de l’humanité en ce qui concerne les émeutiers mineurs élevés par un seul parent, qui est d’ailleurs souvent la mère. Abordé depuis la fin des émeutes, le sujet de la responsabilité des parents est toujours au cœur des discussions du côté du gouvernement. L’idée est de « mieux accompagner, mieux responsabiliser et parfois mieux sanctionner » les parents d’enfants à l’origine de violences. L’objectif est de punir un certain laxisme de la part des parents. Mais des responsables politiques, tout comme les associations familiales, ne partagent pas vraiment ce point de vue, estimant que la société délaisse les familles.

jeudi 13 juillet 2023

Québec — Nouveaux articles au Code civil portant sur les mères porteuses (GPA)

D’aucuns prétendent que la Coalition Avenir Québec (Québec), au pouvoir, serait de droite. Pourtant sur les dossiers sociétaux, la CAQ ne se distingue pas de la gauche.

Nouvel exemple, ces nouveaux articles au Code civil portant sur les mères porteuses (GPA) entrés en vigueur le 6 juin 2023.

§2. — Du projet parental impliquant une grossesse pour autrui

I — Dispositions générales

Art. 541,1 Formation du projet Le projet parental impliquant une grossesse pour autrui est formé dès lors qu’une personne seule ou des conjoints domiciliés au Québec ont décidé, afin d’avoir un enfant, de recourir à une femme ou à une personne qui n’est pas partie au projet parental pour donner naissance à cet enfant.

Enfants visés

Le projet parental vise tous les enfants qui en sont issus et ne peut permettre de les dissocier.

Art. 541,2 Convention de grossesse pour autrui La personne seule ou les conjoints ayant formé le projet parental doivent, avant la grossesse projetée, conclure une convention de grossesse pour autrui avec la femme ou la personne qui a accepté de donner naissance à l’enfant. Aucune autre personne ne peut y être partie.

Âge minimal Cette femme ou cette personne qui a accepté de donner naissance à l’enfant doit, au moment de la conclusion de la convention, être âgée de 21 ans ou plus. Si elle est une sœur, une ascendante ou une descendante de la personne seule ou de l’un des conjoints ayant formé le projet parental, il ne doit y avoir aucune combinaison de son matériel reproductif avec celui de sa fratrie, de son ascendant ou de son descendant.

Art. 541.3 Contribution à titre gratuit La contribution au projet parental de la femme ou de la personne qui a accepté de donner naissance à un enfant doit être à titre gratuit ; elle a néanmoins droit, conformément aux normes prévues par règlement du gouvernement, au remboursement ou au paiement de certains frais et à une indemnisation, le cas échéant, pour la perte de revenus de travail occasionnée par cette contribution. Lorsqu’elle est domiciliée hors du Québec, elle a aussi droit, selon ce qui est prévu par la loi de l’État de son domicile, au remboursement ou au paiement de certains frais et à l’indemnisation pour la perte de revenus de travail.

Remboursement des montants La personne seule ou les conjoints ayant formé le projet parental ne peuvent réclamer le remboursement des montants qu’ils ont versés en vertu du premier alinéa du seul fait que le projet n’a pas été mené à terme.

Art. 541.4 Filiation de l’enfant Pour que soit mené à terme le projet parental impliquant une grossesse pour autrui, la femme ou la personne qui a donné naissance à l’enfant doit, après la naissance de celui-ci, consentir à ce que la filiation de l’enfant soit établie exclusivement à l’égard de la personne seule ou des deux conjoints ayant formé le projet parental.

Art. 541,5 Renonciation sans effet Est sans effet la renonciation de la femme ou de la personne qui a accepté de donner naissance à l’enfant à son droit d’exprimer, après la naissance de l’enfant, sa volonté quant à l’établissement de la filiation de celui-ci.

Clause sans effet Est aussi sans effet la clause tendant à empêcher la femme ou la personne qui a accepté de donner naissance à un enfant d’exprimer de façon libre et éclairée son consentement après la naissance de l’enfant. L’est également la clause pénale visant le même but.

Art. 541,6 Réclamation de filiation interdite L’enfant ne peut réclamer une filiation à l’égard de la femme ou de la personne qui lui a donné naissance dans le cadre d’un projet parental impliquant une grossesse pour autrui auquel elle a contribué. Pareillement, celle-ci ne peut, une fois que son consentement à ce que la filiation de l’enfant soit établie exclusivement à l’égard de la personne seule ou des deux conjoints ayant formé le projet parental a été donné ou est réputé avoir été donné, réclamer un lien de filiation à l’égard de l’enfant.

II — Des enfants issus d’un projet parental dans le cadre duquel les parties à la convention sont domiciliées au Québec

1. — Dispositions générales

Art. 541.7 Domicile La personne seule ou les conjoints ayant formé le projet parental ainsi que la femme ou la personne qui a accepté de donner naissance à l’enfant doivent être domiciliés au Québec depuis au moins un an lors de la conclusion de la convention de grossesse pour autrui pour que les règles permettant l’établissement légal ou judiciaire de la filiation de l’enfant puissent s’appliquer au projet parental impliquant une grossesse pour autrui.

Art. 541.8 Fin de la grossesse Seule la femme ou la personne qui a accepté de donner naissance à un enfant dans le cadre d’un projet parental impliquant une grossesse pour autrui peut, en tout temps avant la naissance de l’enfant, mettre fin unilatéralement à la convention de grossesse pour autrui ; elle doit alors le faire par écrit et en notifier copie à la personne seule ou aux conjoints ayant formé le projet parental. Dans ce dernier cas, la notification à l’un des conjoints est réputée faite à l’égard de l’autre.

Fin de la convention En cas d’interruption de la grossesse, il est mis fin à la convention de grossesse pour autrui sans autre formalité.

Art. 541,9 Consentement Pour donner son consentement, la femme ou la personne qui a donné naissance à l’enfant doit consentir expressément à ce que son lien de filiation à l’égard de l’enfant soit réputé n’avoir jamais existé et à ce qu’un lien de filiation soit établi à l’égard de la personne seule ou des deux conjoints ayant formé le projet parental.

Forme du consentement Le consentement doit être donné par acte notarié en minute ou par acte sous seing privé en présence de deux témoins qui n’ont pas d’intérêt au projet de grossesse pour autrui. Dans ce cas, son auteur et les témoins le signent et y indiquent la date et le lieu où il est donné. Le consentement peut aussi être donné par une déclaration judiciaire dans le cadre d’une instance ayant trait à la filiation de l’enfant. Le refus de consentir n’est, pour sa part, soumis à aucune forme particulière.

Autre langue Si le consentement est donné dans une autre langue que le français, il doit être accompagné d’une traduction vidimée au Québec.

Réglementation Un règlement du gouvernement peut déterminer d’autres éléments sur lesquels le consentement doit porter ainsi que le contenu du document qui en fait état.

Art. 541.10 Insaisissabilité Les montants versés en remboursement de certains frais et, le cas échéant, l’indemnité versée pour la perte de revenus de travail à la femme ou à la personne qui a accepté de donner naissance à l’enfant en raison de sa contribution à un projet parental impliquant une grossesse pour autrui sont insaisissables. Toutefois, l’indemnité versée pour indemniser la perte de revenus de travail est saisissable à l’égard d’une dette alimentaire conformément aux articles 694 et suivants du Code de procédure civile (RLRQ, chapitre C-25.01), compte tenu des adaptations nécessaires.

Voir aussi

Québec — Cours d’éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise…

La CAQ (censément de droite), ce gouvernement dur avec les conservateurs qui défend les travelos et les nus anti-blancs dans un musée

Unanimisme — L’Assemblée nationale se porte à la défense des travelos lecteurs de contes pour enfants

Ministre de la condition féminine défend hommes trans et annonce dépenses de 0,8 million $. Et « vos yeules ! » 

La « personne » enceinte — Loi sur les normes du travail du Québec, article 81.4 (oui, oui, sous la CAQ)

François Legault : « Notre société doit peut-être donner un petit peu moins de pouvoir au parent biologique »

DPJ — acharnement et impunité de la DPJ. Qui protège les parents contre la DPJ ?

Projet de loi 15 du Québec — les parents de plus en plus évincés par l’État comme protecteur de l’intérêt de l’enfant  

DPJ utilisée pour harceler les parents-éducateurs à la maison

Québec — contrairement aux promesses électorales, un record d’immigrants (plus de 100 000/an) [m à j]

 

samedi 4 décembre 2021

La nécessité du retour de la fonction paternelle alors que le patriarcat occidental disparu est sans cesse attaqué à gauche


Jean-Michel Delacomptée s'entretient avec Mathieu Bock-Côté sur le patriarcat, la paternité, les deux sexes, la détestation de l'homme blanc uniquement apparemment

 

La seconde moitié du XXe siècle a vu l’avènement des femmes dans la sphère publique sous le signe de leur égalité avec les hommes, valeur fondamentale en France comme en Europe. Ce formidable progrès connaît aujourd’hui des développements hasardeux. Dans le tumulte d’une époque où les passions prennent le pas sur la raison, à la revendication d’une égalité juste se substitue progressivement la quête utopique d’une égalité totale entre les individus, les sexes, les genres, qui implique l’éradication du patriarcat, source de tous les maux. Exit le père de famille, symbole de l’autorité, voici le règne de l’amour universel comme projet politique consacré par les lois. Étrange amour, qui tend à opposer l’homme et la femme, à produire de la violence, à fracturer la société, à détruire la beauté du monde.

Avec son esprit pénétrant et sa plume inspirée, Jean-Michel Delacomptée examine la révolution des mœurs en cours, amplement importée des États-Unis, où s’invente une modernité aveugle aux conséquences de ses choix. Devant l’avenir qu’obscurcit le sectarisme de revendications sans limites, il se livre à une ardente défense de notre souveraineté morale, clé d’une indispensable préservation de l’humanisme et de la haute culture sur lesquels repose la fragile grandeur de notre civilisation.

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Les hommes et les femmes: Notes sur l'esprit du temps
de Jean-Michel Delacomptée
publié le 6 octobre 2021
chez Fayard
à Paris
224 pages
ISBN-13 : 978-2213712840