Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
lundi 12 janvier 2026
« Aujourd’hui, on se méfie de la mémoire. Et de la beauté »
mercredi 7 janvier 2026
Numérique à l'école : le Danemark renonce et revient au papier
Mais au pays du "Hygge“, l’art de vivre à la danoise, où le bien-être est une priorité, les autorités font marche arrière dans le domaine éducatif et social, après la publication de chiffres alarmants sur la santé mentale et les performances scolaires des enfants. Un retour à l’analogique qui se fait à pas de géant, avec interdiction de portables dans les écoles et les clubs périscolaires, un retour à l’apprentissage analogique et bientôt une interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
jeudi 14 septembre 2023
Canada — Purger les bibliothèques au nom de la diversité et de l'inclusion
Elle estime que plus de 50 % des livres de la bibliothèque de son école ont disparu.
"L'Ontario s'est engagé à faire en sorte que l'ajout de nouveaux livres reflète mieux la riche diversité de nos communautés", a déclaré le ministre M. Lecce.
"Je pense que les auteurs qui ont écrit sur les camps d'internement des Japonais vont être éliminés et que tous les événements qui ont marqué l'histoire des Canadiens d'origine japonaise vont être supprimés", a-t-elle déclaré.
"Cela m'inquiète beaucoup."
Libraries not Landfills, un groupe de parents, d'enseignants à la retraite et de membres de la communauté, se dit favorable au désherbage standard, mais partage les inquiétudes de Mme Takata quant au fait que des livres de fiction et de non-fiction soient retirés sur la seule base de leur date de publication.
Le groupe s'inquiète également de la manière dont des critères subjectifs tels que l'inclusivité seront interprétés d'une école à l'autre lors des étapes ultérieures du processus de désherbage fondé sur l'équité.
"Qui est l'arbitre de ce qu'il convient de mettre dans la bibliothèque et qui est l'arbitre de ce qui ne va pas dans nos bibliothèques ? Ce n'est pas clair", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas clair pour les enseignants qui nous ont fourni ce matériel, et ce n'est pas clair pour moi en tant que parent ou en tant que contribuable.
M. Ellard explique qu'il a parlé au conseil des parents d'élèves, au directeur de son fils et à son conseiller scolaire. Il a également contacté des membres du gouvernement provincial, mais dit ne pas avoir reçu de réponse substantielle sur ce qui s'est passé au printemps et sur la manière dont le processus est censé fonctionner.
mardi 12 septembre 2023
« Les histoires de Blancs et de personnes valides ne nous intéressent pas, disent les agents littéraires wokes aux auteurs en herbe »
Des auteurs et des militants de la liberté d’expression ont affirmé que des écrivains n’étaient pas sollicités par certains agents littéraires parce qu’ils bénéficieraient d’un « privilège ».
Ash Literary, une agence qui recherche « des histoires extraordinaires pour les enfants qui reflètent et célèbrent la diversité de notre monde », déclare sur sa page de soumission : « Nous ne sommes pas intéressés par les histoires sur les évacués blancs et valides de la Seconde Guerre mondiale, mais nous serions ravis de recevoir des histoires racontées par des personnes handicapées, LGBTQ+ ou BIPOC [Noirs, indigènes et autres personnes de couleur]. »
Le site ajoute : « Si votre livre traite d’une identité qui n’est pas la vôtre, il ne nous conviendra pas. Cela inclut les livres basés [sic] les expériences de membres de la famille et d’amis ».
La Good Literary Agency, qui reçoit un financement public du Conseil des arts d’Angleterre, a été créée « pour représenter explicitement les écrivains britanniques issus de milieux sous-représentés dans l’édition britannique ». Elle propose des postes pour lesquels les candidats doivent comprendre « les problèmes de l’édition et de la société en général qui ont conduit à une inégalité structurelle et à une sous-représentation des écrivains issus de la communauté noire, de la classe ouvrière, des personnes handicapées et des LGBTQ+ ».
Julie Gourinchas, de Bell Lomax Moreton, qui représente des auteurs et des illustrateurs, se dit « intéressée par des auteurs traditionnellement sous-représentés dans l’industrie, notamment les auteurs de couleur, les auteurs queer, trans et non-binaires, les auteurs issus de la classe ouvrière, les auteurs handicapés, etc. »
Sur Ms Wishlist, un site web sur lequel les agents littéraires indiquent les types de littérature qu’ils recherchent, l’un d’entre eux écrit que « les groupes BIPOC, queer et minoritaires sont toujours les bienvenus », et un autre a déclaré qu’il « recherchait spécifiquement des [œuvres] écrites par des auteurs #LGBTQIA + et/ou #BIPOC ».
Tous deux ont été contactés par le Telegraph de Londres pour un commentaire, le second a refusé.
mardi 28 février 2023
Québec — les « traumavertissements » pullulent dans les livres, même si les études montrent qu'ils sont inefficaces
Un nouveau symptôme du phénomène du wokisme. Au Québec, dans le milieu de l’édition, les « traumavertissements » pullulent.
Ces derniers, aussi qualifiés de « trigger warnings » en anglais, ont pour but de mettre en garde les lecteurs vis-à-vis du contenu de l’ouvrage qu’ils ont entre les mains, relate le quotidien Le Devoir de Montréal. Violence, racisme, homophobie, misogynie… Le but est donc que les lecteurs qui ne souhaitent pas lire des propos en lien avec des thématiques jugées problématiques puissent être tenus au préalable au courant. Toutefois, plusieurs études ont démontré que ces avertissements… étaient tout bonnement inefficaces.
« Éviter un choc aux lecteurs »
Au Québec, certains éditeurs font le choix de n’inclure aucun « traumavertissement » afin de ne pas infantiliser leur lectorat, indique Courrier international. D’autres, au contraire, décident d’en ajouter afin que les lecteurs ne soient pas confrontés à un choc au moment de parcourir l’ouvrage en question. Parfois, il s’agit de recontextualiser les propos d’un livre écrit longtemps auparavant.
Concrètement, à quoi ressemblent ces mises en garde ? Comme l’indique Le Devoir, l’ultime roman du romancier québécois David Goudreault, intitulé Maple, s’ouvre sur ce « traumavertissement » : « Cette œuvre de fiction déborde de violence, de références explicites au racisme, au multiculturalisme […] aux homicides, aux féminicides et au suicide. » Auprès du journal, la directrice littéraire fiction chez Librex — Marie-Ève Gélinas — explique qu’en l’occurrence, c’est l’écrivain lui-même qui en est à l’initiative. Selon elle, il a été motivé par le souhait de « se moquer du climat de vertu et de bien-pensance qui prend place dans le milieu ».
Mon roman pose problème aujourd’hui
Aux éditions Héliotrope, l’autrice Catherine Mavrikakis a, de son côté, ajouté un long mot à la réédition en livre de poche d’un de ses romans. « En 2010, je publiais Les Derniers Jours de Smokey Nelson sans me poser de questions, lit-on. Me voici en 2021 en train d’accepter la réédition de ce texte, et il m’est nécessaire d’y ajouter un mot en ouverture pour venir dialoguer avec le monde et ce qu’il est devenu. En 2021, mon roman pose problème. » Son livre, à l’époque, avait passé la deuxième sélection du prix Femina.
L’autrice y prend la voix d’un homme noir, et aussi celle de Dieu. Elle utilise le mot « nègre » à maintes reprises. « Je crois encore que mon texte est souverain, analyse l’autrice. Mais il y a de nouvelles sensibilités, et je voyais très bien comment on allait pouvoir m’utiliser si je ne mettais pas d’avertissement. Ce n’est pas ce combat-là que je veux mener maintenant. »
C’est tout nouveau
Un avertissement comme celui-là, sur l’usage d’un mot, « c’est tout nouveau, à ma connaissance », situe Mathilde Barraband, cotitulaire de la Chaire collective de recherche franco-québécoise sur la liberté d’expression.
Les livres sont choisis, on ne lit pas le marquis de Sade par accident
Elle qui est aussi spécialiste en droit et littérature à l’Université du Québec à Trois-Rivières croit qu’une clé de la réflexion sur les avertissements en édition est de penser à l’accès aux textes, différent de celui des films, où les avertissements règnent. « Le livre, on va encore souvent l’acheter en librairie, ou l’emprunter à la bibliothèque. Les intermédiaires que sont les libraires ou les bibliothécaires ont-ils des classements pour prévenir les publics ? »
Oui. Dans les bibliothèques, en grande majorité, la carte d’abonné pour enfants ne permet d’emprunter que les documents de cette collection, à moins d’avoir l’accord d’un bibliothécaire. Les bibliothèques de la ville de Montréal ont une collection « Coup de poing » dûment identifiée, pour les récits aux sujets délicats et qui visent les jeunes.
En librairie, les livres érotiques ou les livres d’horreur ne sont pas à côté des rayons jeunesse. « Les endroits où les livres sont placés ne sont pas anodins, poursuit Mme Barraband. Est-ce que l’avertissement dans la chaîne du livre peut alors être regardé de la même manière que pour un autre produit culturel ? »
Une autre manière de le dire, c’est qu’on ne se met pas à lire le marquis de Sade par hasard. Ni Anne Archet. Aux Éditions remue-ménage, qui publient cette dernière, Mme Migner-Laurin le confirme : « On ne tombe pas sur nos livres par accident. » Ce qui fonctionne pour le cinéma et la télé ne peut être calqué sur la littérature aussi facilement. Encore moins sur la littérature militante ou de combat.
vendredi 26 novembre 2021
Le Canada, une maison de fous diversitaires ?
Mathieu Bock-Côté énumère quelques folies du paradis pour diversitaires qu'est devenu le Canada (surtout anglais, mais pas uniquement).
Voir aussi
Le ministre canadien Steven Guilbeault : la lutte contre les changements climatiques passe par le savoir et le leadership autochtone
ECR — obsession pour les Amérindiens écologistes
Universités — la bureaucratisation de l'idéologie woke
L’utilité de la glorification des Premières Nations
Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne
Ontario — Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix
Les sciences dures et le wokisme
Surfinancement des établissements anglophones au Québec
McGill — discrimination positive en médecine pour les candidats qui « s'identifient comme noirs »
Universités — candidats universitaires en sciences (STIM) doivent promettre de promouvoir la diversité (avec liste de postes de professeur ou d’assistant à pourvoir).
Université anglophone Concordia : « Repérer et contrer le colonialisme en physique contemporaine »
Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l’autocensure à l’université
Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?
Royaume-Uni — le gouvernement s’attaque à la censure et l’intimidation dans les universités
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« Le wokisme, un opium des intellectuels »
Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l’autocensure à l’université
Étudiants radicaux contre un professeur émérite de l’Université McGill (2020)Police du correctivisme — étudiant de McGill doit s’excuser pour « microagression » (2014)
jeudi 25 novembre 2021
Bibliothécaires choisissent livres non en fonction de leur qualité ou popularité, mais en fonction de leur prisme racialiste
Pour répondre aux besoins des 72 bibliothèques qu’elle gère, la bibliothécaire Lyne Rajotte a décidé il y a quatre ans « d’acheter 100 % des livres jeunesse où un enfant de la diversité apparaît. Ce livre-là, on l’acquiert, bon ou pas. On rentre 100 % de ce qui est non blanc en nouveautés dans nos bibliothèques. Et on a un budget plus grand encore que ce qu’on trouve sur le marché. On n’arrive jamais à vider notre enveloppe ».
Y a-t-il là un marché que l’édition québécoise ne saisit pas ? Ce désir d’augmentation de la diversité raciale en littérature jeunesse québécoise serait du moins partagé par l’ensemble des établissements du Québec, selon la présidente de l’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS), Ariane Grenier.
Pourtant, plusieurs éditeurs disent partager aussi ce désir. Une vingtaine d’entre eux signait une lettre il y a un an, reconnaissant « le déséquilibre entre ce qui a été publié et la représentativité réelle de la société québécoise ». Un comité pour la diversité culturelle a aussi été mis en place à l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) il y a un an.
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Illustration de Ravy Puth, issue du livre « Comment transformer une banane en vélo : une fable écologique » de l’« autrice » Jerry Dougherty. |
L’objectif de ce comité est triple, explique Marc-André Audet, éditeur des Malins. « Améliorer la diversité dans nos histoires, dans nos écuries d’auteurs, dans nos équipes. » M. Audet confirme qu’en « bibliothèques présentement, il y a assurément plus de demande que d’offre. C’est tant mieux pour les auteurs racisés du Québec, dont les voix ne sont pas entendues assez présentement. Il y a un rattrapage à faire ».
L’éditeur poursuit : « Quand on regarde la couleur de nos romans et couvertures, des auteurs, des équipes, que ça ne ressemble pas assez à la couleur des gens qu’on croise dans les rues du Québec. » Entre les pages non plus : Rachel DeRoy-Ringuette avait réalisé en 2016, pour l’Université de Montréal, une étude sur la diversité en littérature jeunesse québécoise. Sur 200 titres pour les 0-11 ans qu’elle avait étudiés, 18 % contenaient des personnages de la diversité culturelle. De ceux-là, seuls 8 % d’entre eux avaient réellement un rôle « actif ».
Pourtant, en 2018, une étude du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec indiquait qu’alors, « les élèves issus de l’immigration (de première et deuxième générations) constituent globalement plus du quart des élèves au Québec (27 %), et plus de 50 % de ceux des écoles montréalaises ».
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| Profil de l'immigrant au Québec en 2019 : très peu d'Européens, certains eux-mêmes issus de l'immigration en Europe |
Et cinq ans plus tard, la diversité dans les livres jeunesse ? « Mon feeling [sic, sentiment], sans données, précise celle qui enseigne aux futurs enseignants, c’est qu’il y a eu une évolution. Mes observations laissent supposer qu’il y a plus de personnages issus de la diversité aujourd’hui. »
Les stéréotypes, qu’elle notait fort présents en 2016, ont-ils cédé leur place ? « Ce qu’on voyait à l’époque, c’est que les personnages issus de la diversité étaient souvent à l’arrière-scène. »
Apprendre par le pareil
« J’ai l’impression qu’il y a plus de personnages de la diversité à l’avant-plan maintenant, avance Mme DeRoy-Ringuette. Mais est-ce qu’on offre à ces personnages de vivre aussi des choses ordinaires ? Ou s’ils se retrouvent toujours dans l’exotisation, ou la ségrégation, le racisme, ou des thèmes propres à leur seule diversité ? Ce serait important de le savoir. »
C’est que la diversité, explique encore Mme DeRoy-Ringuette, est un outil dans l’apprentissage de la lecture. La spécialiste s’appuie sur l’analyse critique du multiculturalisme en littérature jeunesse faite par Bothelo et Rudman en 2009. « Ils y disent, résume la spécialiste, qu’il y a des textes-miroirs, où tu te reconnais. Des textes-portes qui t’amènent à agir pour une justice sociale. Et des textes-fenêtres où tu observes l’autre. »
Pour le lecteur tout débutant, « c’est important de se reconnaître, et de reconnaître l’autre », car la distance peut faire obstacle à la compréhension. « Le problème, s’il y a beaucoup de personnages blancs, c’est que les enfants issus de la diversité ne se reconnaissent pas, et se trouvent toujours dans une observation. »
Maudits bleuets
Chantal Lalonde, vice-présidente aux éditions Scholastic Canada, qui ont pris un tournant marqué vers la diversité il y a plus d’une décennie, renchérit. « Il faut que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent. Petites, quand on lisait nos Comtesse de Ségur, on était à des milles de ce qui s’y passait. Je me rappelle très bien ne pas comprendre ce que je lisais, et que les bleuets y étaient des myrtilles, et que je ne savais pas si c’était un fruit ou une fleur… »
Cette reconnaissance directe qui aide l’apprentissage explique peut-être pourquoi les éditeurs scolaires ont une longueur d’avance en intégration de la diversité dans leurs contenus, selon plusieurs spécialistes. Les manuels, créés pour répondre à des objectifs pédagogiques, doivent aussi remplir les critères du ministère de l’Éducation, souligne Ariane Régnier de l’APSDS.
Les manuels scolaires doivent ainsi être exempts de discrimination et de stéréotypes. Les personnages doivent y entretenir des rapports égalitaires avec les autres et être présentés généralement en interaction. Et « les personnes qui présentent des caractéristiques différentes de celles de la majorité doivent y être bien représentées ».
« Les éditeurs littéraires n’ont pas à passer par ce processus », rappelle Mme Régnier. « Le désir de refléter davantage notre clientèle, nos élèves est présent depuis longtemps », indique Lyne Rajotte. « On était prêts en bibliothèque bien avant que les maisons d’édition et les auteurs se mettent à inclure de la diversité dans leurs livres. Mais c’est un mouvement : on ne bouge pas tous en même temps, mais on bouge tous dans la même direction. »
L’éditeur Marc-André Audet le croit aussi : « Les choses sont appelées à changer, on le voit avec le succès des Michel Jean et Isabelle Picard, et des auteurs des Premières Nations. J’espère qu’on va se mettre à recevoir plus de manuscrits d’auteurs racisés. Probablement qu’il y a plein de gens qui n’ont jamais envisagé la possibilité d’être publiés en français au Québec, et qui ne savent pas qu’on aimerait les lire. »
Pour le comité sur la diversité culturelle de l’Association nationale des éditeurs de livres,
le président Rodney Saint-Éloi (ci-contre), de Mémoire d’encrier, écrivait : « Il nous faut, dans le monde de l’édition comme dans la société, engager la conversation pour sortir de l’entre-soi. Il faut commencer à s’interroger. Amener des questions. Des questions pour dire la totalité de nos émotions. La totalité de nos êtres. La totalité de nos imaginaires. La totalité de nos histoires. Que serait la société si on s’acharnait à laisser de côté l’histoire et la culture des Premières Nations et l’histoire des personnes issues de l’immigration ? »
Source : Le Devoir







