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samedi 28 septembre 2024

Ma vie de prof de banlieue

Myriam Meyer a été professeur de Lettres pendant 6 ans dans un collège de REP (Réseau d'Éducation Prioritaire). Dans son livre Wesh Madame aux éditions Robert Laffont, elle raconte ses pires et ses meilleurs souvenirs. Insolence, violence, insultes mais aussi rire, fierté et belles histoires : on souhaite une bonne rentrée à tous nos professeurs !

dimanche 2 juillet 2023

Les banlieues sont gorgées d’allocations sociales et de privilèges

Éric Zemmour était l’invité de Punchline sur CNEWS samedi 1er juillet 2023.

Éric Zemmour demande une répression féroce contre les émeutiers pour rétablir l’ordre et la paix. Il demande également l’arrêt total de l’immigration qui ne fait que nourrir les rangs des émeutiers qui pillent et ravagent la France.

Éric Zemmour accuse aussi Jean-Luc Mélenchon, LFI et la gauche d’avoir favorisé cette situation de sécession dans les banlieues en flattant cet électorat.
 
Pour finir, Éric Zemmour a rappelé tout son soutien aux policiers qui luttent pour maintenir l’ordre dans ces quartiers malgré la lâcheté de leurs dirigeants.
 

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Malgré une immigration record : stagnation, voire baisse, du PIB/habitant au Canada en 2022 (et 2023 selon les prévisions)

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école 

France — Nul djihadiste n’est sorti d’une école libre, mais les écoles catholiques et Montessori davantage contrôlées

 

 

 

 

jeudi 2 septembre 2021

Zemmour : je suis tombé dans le panneau de J-M Blanquer

Le segment sur le bilan de Blanquer, « ma grande déception du macronisme ».


Transcription du début de ce passage

Question — Quel bilan tirer du quinquennat d’Emmanuel Macron et de l’action de Jean-Michel Blanquer à la tête  [du ministère de l’Éducation] ?

Zemmour — Comment vous dire ? J’ai été… Moi je suis une victime de Jean-Michel Blanquer.

C’est-à-dire que je me suis laissé prendre à son discours et, on parlait de jeu de rôles au début de l’émission sur les syndicats, il a fait exactement la même chose.

C’est-à-dire qu’il a instauré un jeu de rôles avec le principal syndicat des enseignants, le SNES, très à gauche très pédagogistes, vous voyez, très dans la culture de gauche d’aujourd’hui, très politiquement correct, etc.

Et il a instauré un jeu de rôles il a énoncé un discours très IIIe République : « hein, on va remettre les bonnes méthodes d’apprentissage de la lecture, on va supprimer la méthode globale, on va remettre l’excellence du niveau solaire, l’exigence on va remettre ceci et cela. »

Et moi, j’avoue — et c’est pour ça que je m’en veux particulièrement — que j’ai été sensible non seulement à son discours, mais aux jeux de rôles qu’il instaurait.

C’est-à-dire que le SNES et que ses relais médiatiques habituels, pour ne pas le citer le journal Le Monde, passait son temps à taper sur Jean-Michel Blanquer en disant « ils vont nous ramener à l’école des années 60 ».

Moi lisant cela, je me disais : « Mais il est formidable ce garçon, il veut nous ramener à l’école des années 60. Formidable ! Enfin ! Quand l’école était bonne en France. »

Et, en fait, vous voyez, il y a beaucoup de gens qui sont tombés dans ce panneau de Jean-Michel Blanquer.

En fait, il n’a rien fait de tel : le niveau scolaire du bac est ridicule et lamentable. On a 90 %, 95 % de réussite.

Il a profité du Covid pour bazarder l’épreuve réelle et on a eu des examens en contrôle continu dont on sait qu’ils ne valent pas grand-chose puisqu’il y a une énorme différence entre des lycées de centre-ville qui garde une certaine qualité et des lycées de banlieue. On le sait tout ça, tout ça ne
vaut rien.

C’est lui qui a favorisé aussi l’émergence d’un Parcourup, d’algorithmes de discrimination positive, il n’a absolument pas refusé.

Il fait des déclarations, par exemple, sur l’interdiction du voile pour les mères accompagnatrices dans les sorties scolaires, mais enfin il s’est couché devant son gouvernement, devant Macron et devant sa
majorité. Il ne l’a pas imposée alors que ça signifierait effectivement une laïcité ferme et résolue.

Donc, si vous voulez, je pense que Jean Michel Blanquer est  ma grande déception de macronisme : je n’attendais rien du macronisme, j’attendais quelque chose de Jean-Michel Blanquer.

Je me suis dit il va effectivement restaurer la vraie école républicaine que l’on a connue.

Que nenni ! Que nenni ! Alors il a fait quelque chose, on a vu  dans les programmes scolaires il y avait des personnes de qualité et donc qu’ils ont un peu rétabli, voyez, des choses sérieuses en histoire, en français, etc.

Mais franchement, c’est anecdotique par rapport au travail qu’il faudrait faire parce que l’école française est devenue pathétique [pitoyable/lamentable].

Le segment complet consacré à la rentrée scolaire

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vendredi 6 septembre 2019

France et ses banlieues — Ils ont tué l'école


Les titres des livres, comme les promesses des ministres de l’Éducation nationale, n’engagent que ceux qui veulent y croire. Il ne faut donc s’y fier qu’avec prudence. Ils ont tué l’école n’est pas le pamphlet au vitriol que l’on s’attendait à lire, et vous n’y trouverez ni une nouvelle charge contre le « pédagogisme » ou quelque réforme que ce soit, ni une série de panacées qu’il suffirait de promulguer par décret pour propulser tout à coup la France au sommet du classement PISA.

Si Marion Armengod, 30 ans, a marqué une pause dans sa carrière de journaliste à Radio-Nova, pour passer une année en tant que remplaçante dans des établissements scolaires de Seine–Saint-Denis et a choisi de prendre la plume, c’est d’abord pour faire entendre un témoignage.

À l’origine, il y a le désir de mettre du sens dans une carrière professionnelle qui lui paraît en manquer. Et le récit qu’elle fait de son année d’enseignante est en effet cela : une quête de sens, là où le manque de moyens, les dysfonctionnements administratifs à répétition et le sentiment d’abandon confinent parfois à l’absurde. Tout plaquer, partir un an dans un environnement difficile avec l’étrange sentiment de monter au front, puis revenir et raconter : l’exercice est loin d’être inédit, mais l’énergie que met l’auteur dans le compte rendu romanesque qu’elle en livre est touchante. Il y a d’abord son départ bille en tête, la rentrée qu’elle attaque la fleur au fusil avec une naïveté qu’elle confesse bien volontiers : « Je plane sur ma licorne arc-en-ciel, à des années-lumière d’une triste réalité qui va très vite me rattraper. »

 Son contrat signé, la désillusion commence. Entre sa responsable qui la promène d'une école à l'autre, d'une ville à l'autre, le nombre alarmant des collègues victimes d'épuisement, les élèves en grande détresse, les locaux indignes et le dilettantisme de sa hiérarchie, l'auteure retrace ses aventures, tantôt tendres, tantôt dramatiques, celles d'une jeune enseignante qui met ses convictions à l'épreuve et expérimente, avec un regard neuf, la réalité du terrain derrière le discours sur " l'égalité des chances " républicaine. Son enthousiasme se heurte aux absurdités administratives : tel jour, on l’expédie dans le mauvais collège ; tel autre, on la laisse sans rien faire faute de parvenir à lui trouver une mission.

Quand elle arrive à l’école, rien, décidément, ne se passe comme prévu. Avec ironie, l’enseignante se remémore par analepses, par retours en arrière, les conseils entendus quelques jours plus tôt, lors d’une formation trop sommaire pour être vraiment utile : bien vite, il lui faut oublier même le peu qu’elle a appris. Une fois devant la classe, on improvise souvent comme on peut. Véritable couteau suisse, elle est prof de natation le matin et de mathématiques l’après-midi. Internet, heureusement, pallie ses lacunes, lui fournissant opportunément les exercices idoines sitôt qu’il lui faut dispenser un nouveau cours à l’improviste.

On passe un peu vite sur les leçons de morale hâtives de l’auteur ou sur son plaidoyer lassant et militant en faveur du droit d’asile. Reste que ce récit, souvent sensible et subtil, rend manifeste une réalité que les enseignants connaissent déjà bien : celle d’une école en panne, où le manque de moyens et celui, encore plus cruel, de formation du personnel sacrifient des générations entières d’élèves. L’école publique n’est plus qu’un pansement, conclut l’auteur : ceux qui en ont les moyens la fuient et se réfugient dans le privé. Si rien n’est fait, il en sera bientôt fini de l’école de la République.

Ils ont tué l’école,
de Marion Armengod,
paru le 22 août 2019,
aux éditions du Seuil,
à Paris,
176 pp.,
ISBN-13: 978-2021424614
17 €.