lundi 5 décembre 2022

Regain du nombre de monarques au Mexique

Chaque année, les papillons monarques migrateurs parcourent jusqu’à 3 000 km depuis le Québec et l’Est de l’Amérique du Nord pour passer l’hiver dans les forêts du centre et de l’ouest du Mexique.

Les fins de semaine hivernales amènent des centaines de visiteurs dans la Sierra Chincua, un sanctuaire idyllique pour les monarques dans l’État occidental de Michoacán, à environ trois heures de route de Mexico.

La Sierra Chincua est un site du patrimoine mondial de l’UNESCO s’étendant sur quelque 56 000 hectares.

« Le tourisme aide à conserver la forêt, c’est ainsi que nous soutenons nos familles », a déclaré Juan Vidal, l’un des trois douzaines de gardes du parc qui patrouillent dans la forêt et travaillent comme guides.

Les papillons monarques virevoltent dans le sanctuaire de papillons de la Sierra Chincua à Angangeo, dans l’État du Michoacán, au Mexique. 3 décembre 2022

 Aujourd’hui, Vidal, 54 ans, dit qu’il y a moins de monarques que lorsqu’il est arrivé enfant.

La population de monarques migrateurs a chuté entre 22 % et 72 % au cours de la dernière décennie, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui a déclaré l’espèce en voie de disparition en juillet.

Certains scientifiques attribuent cette chute au changement climatique, aux pesticides et à l’exploitation forestière illégale pour le déclin de la population.

La présence des monarques dans les États où ils passent l’hiver, le Michoacán et l’État voisin de Mexico, s’étendait sur 18 hectares au milieu des années 1990. Mais l’hiver dernier, la superficie était tombée à seulement 3 hectares.

La migration de l’année dernière, cependant, a offert une lueur d’espoir pour l’avenir du monarque. Leur présence au Mexique a en fait augmenté de plus d’un tiers par rapport à 2020.

Luis Martinez, l’un des rangers de Sierra Chincua, s’attend à une nouvelle amélioration cette année. « Nous avons plus de papillons cette année, plus sont arrivés ici parce que la colonie est plus grande », a-t-il déclaré.

Source : Reuters


« Il suffit de mentir pour régler la situation du français au Québec »

Un texte de Mathieu Bock-Côté : 

Selon tous les indicateurs, le français régresse au Québec. À Montréal, mais aussi à Laval, nouveau territoire conquis par le multiculturalisme et l’anglais. Il n’est plus possible de nier cet effondrement.

À moins de mentir.

Alors que font les jovialistes, ceux qui depuis 25 ans, ont multiplié les contorsions sémantiques et statistiques pour nous expliquer que le français se portait bien ?

Ils proposent de changer la définition de ce qu’est un francophone, tout simplement. Il suffit désormais de nommer la maladie bonne santé pour être guéri.

Francophone ?

Le mot « francophone » ne désignera plus quelqu’un de langue maternelle française, non plus qu’une personne parlant principalement français à la maison, ni même quelqu’un utilisant principalement le français au travail.

Non !

Il suffirait désormais de parler le français, ou plus exactement, de prétendre qu’on le parle, pour être classé parmi les francophones. On pourra ainsi gonfler les statistiques de francophones au Québec par la magie du trucage des chiffres.

Dès lors, plus de problème !

On pourrait donc vivre dans un Québec où les francophones « à l’ancienne » ne seraient plus que 50 %, ou 40 %, que cela ne les dérangerait pas, pour peu que tous soient capables d’interagir minimalement en français.

On pourrait vivre dans un Québec où seulement un tiers de la population parlerait français à la maison qu’il ne faudrait pas non plus s’inquiéter.

Qui contestera cette définition se fera accuser d’intolérance.

Manipulation

Le français, dans cette perspective, n’est plus l’expression de l’identité d’un peuple, mais un instrument de communication accessoire.

Reconnaissons que la manipulation du vocabulaire domine notre époque.

Il suffit ainsi, on l’a vu en France l’été dernier, qu’une femme, grâce à la théorie du genre, s’identifie désormais comme homme et tombe « enceint » pour qu’on dire qu’un homme peut accoucher.

Alors il suffira qu’un anglophone dise « bonjour-hi » pour qu’on en fasse un francophone. Il suffisait d’y penser. 

Sur le même sujet : 

Le Premier Ministre du Québec François Legault (censément nationaliste) veut-il vraiment sauver le français ?

Protection du français : la CAQ est un gouvernement de pleutres, dit Gilles Proulx. Autres sujets abordés : le français au Québec, Hydro-Québec et le vrai chef du gouvernement, Fitzgibbon, en faveur de l’imposition de la simplicité énergétique involontaire à l’européenne.

5 décembre 1749 : décès de Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye

Pierre Gaultier de Varennes, seigneur de la Vérendrye (né le 17 novembre 1685 à Trois-Rivières, décédé le 5 décembre 1749 à Montréal) est un explorateur de la Nouvelle-France. Avec ses fils, il effectue de multiples expéditions dans le nord-ouest du continent américain. Pionnier de l’exploration française en Amérique du Nord, il est à l’origine d’un important réseau de forts et de postes de traite (notamment au Manitoba) et noue des relations diplomatiques avec de multiples tribus autochtones. 

Pierre de la Vérendrye au Lac des Bois (frontière Manitoba et Ontario)

 

À un âge où d’autres savourent la retraite, il va explorer l’Ouest canadien et faire construire huit forts ou postes de traite entre le lac Supérieur et l’actuel Manitoba. Deux de ses fils sont les premiers Français à avoir vu et décrit le versant est des montagnes Rocheuses.

Le 9 avril 1742, Louis-Joseph et François quittent le fort La Reine avec la mission d’aller aussi loin que possible vers l’ouest. Le 1er janvier 1743, ils avaient remonté le Haut Missouri jusqu’à la rivière Yellowstone. Un écran de pierre leur barrait la route et la vue sur l’Ouest. Ils étaient au pied des montagnes Rocheuses.

En 1743, Pierre Gaultier de La Vérendrye quitte l’Ouest, sans savoir qu’il n’y reviendra plus. Peu après son retour, il démissionne : la France n’accorde aucune importance aux découvertes effectuées par son clan. Ni à ce qu’elles ont rapporté.

Beauharnois, qui l’avait toujours soutenu, adoucit ses jours en lui attribuant, en 1744, quelques fonctions honorifiques. Cinq ans plus tard, le gouverneur avait si bien plaidé la cause de l’explorateur que le roi reconnaissait la valeur de ses découvertes en lui confiant la direction des postes de l’Ouest et en lui octroyant la Croix de Saint-Louis, la distinction la plus prestigieuse de l’époque.

Pierre Gaultier de La Vérendrye préparait une expédition sur la rivière Saskatchewan quand il est décédé, à Montréal, le 5 décembre 1749. Ses fils n’ont en rien profité de ce qu’ils avaient accompli. « l’envie est encore icy plus qu’ailleurs une passion à la mode dont il n’est pas possible de se garantir, écrivit Louis-Joseph à Maurepas, en 1750.


Dénomination de la brioche de Saint-Nicolas

La Saint-Nicolas est une fête chrétienne, qui met en scène Nicolas de Myre (qu’on appelle plus généralement saint Nicolas), et son méchant compagnon, le Père Fouettard (Zwarte Piet [Pierrot le Noir] en néerlandais). Dans l’est de l’Europe, la Saint-Nicolas est surtout fêtée dans les pays à tradition essentiellement orthodoxe (Chypre, Grèce, Russie, etc.) et dans les pays de tradition (partiellement) catholique se rattachant historiquement ou géographiquement à l’Empire germanique (Allemagne, Autriche, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, etc.). En France, les régions où l’on célèbre la Saint-Nicolas les plus souvent mentionnées comprennent le Grand Est, les Hauts-de-France et l’ex-Franche-Comté.

Les données collectées dans le cadre des enquêtes conduites dans le cadre du programme de recherche Français de nos Régions a permis d’établir précisément la vitalité et l’aire d’extension du phénomène dans la francophonie d’Europe.

La carte ci-dessous a été établie sur la base des réponses de plus de 11 500 internautes ayant déclaré avoir passé la plus grande partie de leur vie en Belgique, en France ou en Suisse ; et à qui l’on a présenté l’instruction suivante « Le 6 décembre de l’an, c’est la Saint-Nicolas. Faites-vous quelque chose de spécial (distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, p. ex.) pour célébrer cet événement ? ». Nous avons calculé le pourcentage de réponses positives pour chaque arrondissement de Belgique, de France et de district en Suisse, et fait varier leur couleur en fonction de la valeur des pourcentages (plus la couleur est froide, plus le pourcentage de participants ayant indiqué célébrer la Saint-Nicolas est bas ; inversement, plus la couleur est chaude, plus le pourcentage de participants ayant déclaré fêter l’événement est important). 

 

Pourcentage de francophones ayant déclaré fêter la Saint-Nicolas le 6 décembre, d’après les enquêtes Français de nos Régions (échelle : 0/100 %). Les symboles carrés donnent la position des centres urbains d’arrondissements en France et en Belgique, de districts en Suisse.

À la Saint-Nicolas et jusqu’à l’épiphanie, les boulangers en activité dans les régions où l’on fête Nicolas de Myre fabriquent de petites pâtisseries briochées en forme de petits bonshommes dans l’est (du Luxembourg à la Suisse romande, en passant par la Lorraine, l’Alsace et la Franche-Comté).

Dans le nord de la francophonie d’Europe, de la Wallonie au Nord–Pas-de-Calais, ces petits pains prennent la forme de petits Jésus emmaillotés.

Ces viennoiseries, vendues natures, au sucre, aux raisins secs ou aux pépites de chocolat, changent non seulement de forme, mais également de nom en fonction des régions où elles sont commercialisées.

Les dénominations de la « brioche » de Saint-Nicolas dans la francophonie d’Europe d’après les enquêtes Français de nos Régions.

Dans l’est de la France, la fracture la plus évidente sépare le Haut-Rhin (männala) de la région englobant le Bas-Rhin et la Moselle (männele) : à l’origine, c’est un même mot alsacien signifiant littéralement « petit homme » (où Männ — : « homme », — le : suffixe diminutif), dont la prononciation diffère. Toujours au rayon des emprunts aux parlers germaniques, signalons la forme grittibänz sporadiquement utilisée dans les cantons de l’arc jurassien romand (où Benz est le diminutif du prénom « Benoît », naguère synonyme en suisse-alémanique du mot « homme » ; Gritte, « fourche » et par extension « jambes écartées » dans ces mêmes dialectes) ; ainsi que boxemännchen, employé dans le Grand-Duché du Luxembourg et emprunté au parler local sans avoir été adapté (où box — = « pantalon », — männ — [= « homme » et — chen = « joli, mignon », soit « petit bonhomme en pantalon »].

Un certain nombre de variantes n’appellent pas de remarques particulières, puisque le choix du mot s’explique en raison de l’aspect de la viennoiserie.

C’est notamment le cas à Liège, comme en Suisse romande, des formes bonhomme et bonhomme de/en pâte, mais aussi de la forme jean-bonhomme [rappelons que le prénom Jean était le prénom le plus couramment donné à des hommes jusque dans les années 50] que l’on rencontre en Haute-Saône, dans le nord du Doubs et dans le Territoire-de-Belfort. Le tour Petit Saint-Nicolas en Lorraine fait référence au caractère miniature de la viennoiserie [on dit aussi parfois qu’il ferait référence aux enfants de Saint-Nicolas]. Quant au composé pain de jésus qui survit sporadiquement sur la frange occidentale de la Lorraine [départements de la Marne et de l’Aube, essentiellement], il s’explique par la ressemblance entre la viennoiserie et l’enfant vedette de la crèche.

Ailleurs, les liens entre forme de la viennoiserie et choix de dénomination sont moins transparents.

C’est notamment le cas dans les Vosges, où il faut savoir que le mot coualé, emprunté aux parlers locaux signifie « tordu ». Dans le Nord–Pas-de-Calais et le Hainaut belge, le mot coquille est employé par analogie avec l’enveloppe dans laquelle le petit Jésus est emmailloté.

La Wallonie est divisée entre les partisans du cougnou [aire dialectale wallonne, à l’est] et les partisans de la cougnole [aire dialectale picarde, à l’ouest]. Comme les variantes cugnole et quéniole, en usage de l’autre côté de la frontière [de même que la forme quénieu attestée naguère en Champagne ne semble désormais plus en usage], cougnou et cougnole continuent un type wallon/picard cougn, à rapprocher du français coin. Comme le rappelle Michel Francard dans l’une de ses chroniques, ces dénominations remontent toutes à la forme originelle de la pâtisserie. Avant d’avoir l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui [pain de forme oblongue composé de deux boules], les cougnous et autres cougnoles avaient la forme d’un losange, c’est-à-dire d’un double coin.

Source : Le français de nos régions


dimanche 4 décembre 2022

Le 6 décembre, la Saint-Nicolas, début de la saison de Noël

Pour célébrer la Saint-Nicolas, le début de cette saison de Noël, nous vous offrons cette vidéo originale où des Américains n'ont cure du prétendu devoir de réserve des croyants dans l'espace public qui se doit d'être « neutre » (faire plaisir uniquement aux athées) afin de garantir le « vivre-ensemble » et autres calembredaines pour intellectuels de pacotille atteints de psittacisme. 

Cela se passe en Californie dans une foule multiculturelle chère à nos têtes pensantes. Comme on le verra ci-dessous, la voix des croyants (ils font partie de Journey of Faith) a du bon et le public semble ravi.


Dans le Nord et l'Est de la France, ainsi qu'en Belgique, la Saint-Nicolas est l'occasion de donner des cadeaux aux enfants. Saint Nicolas jouant le rôle du Père Noël, le Père fouettard lui est une figure antimoderne : il corrige les enfants qui n'ont pas été sages.

Dans les petites classes, on apprend parfois encore cette chanson :


Ô grand Saint Nicolas,
Patron des écoliers,
Apporte-moi des pommes
Dans mon petit panier.
Je serai toujours sage
Comme une petite image.
J'apprendrai mes leçons
Pour avoir des bonbons.
Venez, venez, Saint Nicolas,
Venez, venez, Saint Nicolas,
Venez, venez, Saint Nicolas, et tra la la...


ou

Ô grand Saint Nicolas,
Patron des écoliers,
Apportez-moi du sucre
 Dans mes petits souliers.
Je serai toujours sage
Comme un petit mouton,
Je dirai mes prières
Pour avoir des bonbons
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas,
 tralalala.



(Jeunes écoliers flamands)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Saint Nicolas, fêté le 6 décembre

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles.

Intégration et unité par le sport

Éditorial d'Éric Zemmour à ce sujet

ÉMEUTES EN BELGIQUE : LE PLAT PAYS FACE À SON GRAND REMPLACEMENT

Une façade escaladée pour aller arracher un drapeau national, le jeter au sol puis le remplacer par celui d'un autre peuple, sous les cris enthousiastes de la foule. La scène pourrait évoquer une conquête militaire. Elle a eu lieu ce 27 novembre, à Anvers, où des « supporters » marocains ont substitué leur drapeau national à celui des Belges, après la victoire du Maroc contre la Belgique en Coupe du monde. Presque un détail alors qu'à Bruxelles, la soirée a tourné à l'émeute marocaine : voitures retournées et incendiées, vitrines saccagées, attaque du marché de Noël, jets de projectiles contre les policiers... 

Le scénario nous est tristement familier. Depuis 2001 et le fiasco du match France-Algérie, les Français ne comptent plus le nombre d'émeutes, de pillages et d'agressions ayant suivi des rencontres impliquant des pays africains, en particulier l'Algérie. La culture de l'excuse, utilisée à foison par nos politiques et nos médias, tombe pourtant à plat avec nos voisins belges. Ces derniers n'ont jamais colonisé le Maroc. Les immigrés marocains ne vivent pas dans des « ghettos isolés » mais en plein centre-ville, comme à Bruxelles. La Belgique organise des cours de religion musulmane dans les écoles publiques. 

Les Belges subventionnent les représentants du culte musulman et les imams pour plusieurs millions d'euros par an... Le constat d'échec est pourtant le même. Après la désillusion « Black Blanc Beur » en France, le Plat pays découvre la réalité d'une équipe nationale « multiculturelle » : en cas d'affrontement avec le pays d'origine des immigrés, le vivre-ensemble s'efface sous des allégeances opposées. 

La situation est d'autant plus criante et douloureuse que le Grand Remplacement est avancé. En 2019, à Anvers, la population issue de l'immigration est devenue pour la première fois majoritaire, dépassant même les 70% chez les moins de 25 ans. En 2021, à Bruxelles, les Belges non- immigrés ne représentaient plus que 25% des habitants.

Au bout de sa folie immigrationniste, la capitale de l'Union européenne est-elle vouée à devenir une conquête de l'islam ?


Billet originel du 27 novembre 2022

À Bruxelles, après la victoire du Maroc sur la Belgique (2-0) au Mondial de la FIFA, un supporter marocain monte à la fenêtre d'un partisan de l'équipe belge pour lui arracher son drapeau sous les acclamations de la foule... Tous unis contre le racisme et l'intolérance par le sport. La capitale belge bénéficie d'une large communauté d'immigrants marocains arrivés à partir des années soixante. Le Maroc n'a pas été colonisé par la Belgique. 

La capitale belge pourrait, toutefois, être à majorité musulmane d'ici quelques années. À Bruxelles, 76 % des jeunes musulmans s’identifient avant tout au « Monde islamique » et  s’y estiment « chez eux ».

Le site de la FIFA n'offre apparemment que cette version en anglais de son slogan

 

Voir aussi  

Bruxelles, une ville à majoritairement musulmane en 2030 (émission de « morale laïque » La Pensée et les hommes, très proche de l'ULB et de la franc-maçonnerie, diffusée en 2011)


Part de la population belge née belge, différences entre 2000 et 2021

Composition de la population belge 2000 à 2021 

À Bruxelles, 22,5% de la population est belge d'origine belge

Québec — Nombre de naissances continue de baisser et les décès sont repartis à la hausse 

Grand remplacement — Les immigrants représentent près du quart de la population canadienne

Canada, champion de l'augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration... (la Belgique a également vu le prix du logement fortement augmenter)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Belgique — écoles comme centres d'organisation des manifs écologistes

Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive » (Belgique)

Belgique — Les signes religieux autorisés dans toutes les hautes écoles de la fédération (WBE) [la démographie l'emporte à la fin...] 

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d'origine belge 

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir... (formation d'un mythe diversitaire)

 

 

« La colonisation arabe était pire que la colonisation européenne »

L’auteur du « Messie du Darfour », Abdelaziz Baraka Sakin, revient avec « La Princesse de Zanzibar », un roman éblouissant d’audace sur une période tragique.

Avec Le Messie du Darfour, puis Les Jango, Abdelaziz Baraka Sakin nous a régalés, sur des sujets difficiles, de deux romans sur son Soudan natal, duquel il a dû s'exiler. Il nous emmène cette fois du côté de Zanzibar, dans un périple aventureux aussi palpitant que drôle, même si la toile de fond l'est beaucoup moins. Ce maître ès ironies, à l'imagination ô combien fertile et audacieuse, brode allègrement sur des bases historiques documentées.

Ainsi de sa Princesse de Zanzibar, qui vient de paraître, toujours aussi bien traduit par Xavier Luffin, dont il nous explique, de passage à Paris, l'origine : à l'époque où il s'intéressait à la littérature omanaise, car l'auteur travaille beaucoup à des anthologies, Abdelaziz Baraka Sakin tombe sur deux livres datant de la colonisation des Omanais à Zanzibar. « L'un était les Mémoires de la fille du sultan, l'autre était écrit par un chef militaire qui capturait les esclaves. J'ai été frappé par le fait que la princesse parle de la vie fastueuse des Omanais à Zanzibar, et décrive les Zanzibarites comme des gens qui ne faisaient rien, des paresseux, alors que les Africains faisaient tout, cultivaient la terre, s'occupaient des récoltes, et jusqu'à laver les corps des maîtres. Ce contraste entre ce paradis pour les Omanais et cet enfer vécu chez eux par les Africains m'a interpellé. La vie de l'individu simple, celui dont personne ne se préoccupe, ce qu'on appelle le vide historique a motivé mon roman, qui vient le combler. »

Haro sur Zanzibar

Avec sa verve prodigieuse, Baraka Sakin installe son histoire au cœur d'Unguja, l'île principale de l'archipel, alors aux mains des Omanais, où l'esclavage bat son plein, et les Anglais, Français et Allemands se battent pour coloniser Zanzibar. « Mais qu'est-ce qu'ils nous veulent ces Européens ? L'île nous appartient, […] cette terre est à nous, son peuple aussi, nous sommes ses maîtres », s'étonne le sultan au pouvoir ! La « princesse récemment bénie de dieu », fille du sultan (« récemment béni lui-même », voyez le côté farceur du conteur), est l'unique enfant de ce tyran pourtant hyperactif sexuellement, on ne compte plus le nombre de femmes qui passent par son lit.

Quoique ! L'auteur établit une page de ses records tous secteurs confondus : « Tout au long de sa vie, sans que l'on puisse en délimiter avec certitude la durée, il tua 883 Africains, 7 Arabes omanais et 20 Yéménites. […] Il vendit 2 779 670 esclaves, hommes, femmes et enfants. Il copula avec 300 esclaves, écoulant dans leur vagin environ 15 gallons de sperme […] » La princesse, folle de bijoux (ah, quelle scène avec le bijoutier indien !), mariée à un homme d'affaires qui guigne le sultanat, exige d'être son unique épouse, c'est déjà dire que la jeune femme a du caractère, comme dans tous les romans de l'auteur, marqué par la figure de femme forte de sa mère, nous confiait-il à la sortie de son premier livre.

Mais le couple que l'on suit tout du long du roman est d'un autre genre, si l'on peut dire. Dès la sortie de l'enfance, la princesse a eu pour esclave un eunuque de son âge ou presque. Sundus, émasculé dès sa capture par les Arabes, est aux petits soins pour sa princesse qui ne jure que par lui. Entre eux se noue un amour particulier qui leur permettra de traverser ensemble (presque) tous les obstacles et de vivre une sexualité sans verge mais avec jouissance [...] Tous deux sont mutilés, puisque la princesse est excisée, mais leur relation va au-delà. » L'amour de ces deux-là est absolu, il est un des chemins tracés tant bien que mal vers la liberté, celle qui est incarnée par ailleurs et totalement par un autre personnage (de femme encore) : Uhuru l'ensorceleuse, qui danse et chante quasi nue, qui n'a peur de rien, mais que tout le monde redoute, c'est par elle que va se bâtir l'émancipation, sur la révolte de la population après 200 ans de domination.

Interdit au Koweït et à Oman

Les épisodes bondissent, suivant les grands chapitres de cette fin du XIXe où tout bouge, autour d'une date que l'histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes », mais l'auteur fait ici et là des pas de côté à sa guise et toujours en faveur du rythme de la narration, en se démarquant des faits pour décrire, d'une scène à l'autre, l'incroyable violence des Omanais. « Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l'Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes », précise Abdelaziz Baraka Sakin.

On en arrive jusqu'à l'abolition de la traite et la fin de l'esclavage, proclamée mais non respectée. Puis l'intégration des libres à une société qui n'a plus ses repères. Pas de tabou ici. Mais une liberté magnifique pour signer avec cette insolence, un conte, roman d'aventures, mais aussi parabole sur le colonialisme, l'esclavage, le statut de la femme, l'indépendance de l'Afrique, les langues, la nature, la religion, la sexualité… Ceux qui rêvent de happy end feraient mieux de jouir de l'écriture tout du long plutôt que d'attendre les dernières pages. Le titre original du roman est Sahamani : pardonne-moi, en swahili. Le sultanat d'Oman et le Koweït n'ont pas pardonné à l'auteur sa vision des choses : ce livre, précise sa maison d'édition française (Zulma), est interdit dans ces pays.

 La princesse de Zanzibar
de Abdelaziz Baraka Sakin
paru chez Zulma,
à Honfleur,
le 13 octobre 2022,
368 pp.
ISBN: 979-1038701052

Source : Le Point
 
Voir aussi 
  
  
 
La cruauté de la traite esclavagiste à Zanzibar a laissé un héritage de haine qui explosa après l’indépendance de l’île fin 1963. Zanzibar devint alors une monarchie constitutionnelle dirigée par le sultan, mais le gouvernement fut renversé un mois plus tard et une république populaire fut proclamée. Plusieurs milliers d’Arabes, 5 000 à 12 000 Zanzibaris d’ascendance arabe et des civils indiens furent tués, des milliers d’autres furent emprisonnés et expulsés, et leurs biens confisqués.

Cette révolte et ses massacres furent consignés dans un film italien, Africa Addio, en 1966. Voir la vidéo ci-dessous en VO, sous-titrée en français.
 Document italien où apparaissent des images des massacres contre les Arabes à Zanzibar
 

Gouvernement propose à paralympienne de l'euthanasier lorsqu'elle se plaint du retard pour installer un monte-escalier chez elle

Une ancienne combattante handicapée a critiqué l’administration du gouvernement canadien pour avoir proposé de l’euthanasier lorsqu’elle était frustrée par les retards dans l’installation d’un élévateur pour fauteuil roulant chez elle.

La caporale à la retraite Christine Gauthier (ci-dessous), une ancienne athlète des jeux paralympiques, a témoigné jeudi au Parlement qu’un travailleur social d’Anciens Combattants Canada (ACC) avait fait l’offre de l’aider à se suicider.


Après des années de retards frustrants pour obtenir l’ascenseur résidentiel, Gauthier a affirmé que l’assistante sociale lui a dit : « Madame, si vous êtes vraiment si désespérée, nous pouvons vous donner une aide médicale à mourir maintenant. »

Le travailleur qui a suggéré l’euthanasie n’a pas été nommé, mais l’on craint que la même « solution » ait été proposée à trois autres anciens combattants qui avait contacté ACC pour se plaindre de problèmes, a rapporté Global News.

Le scandale a éclaté une semaine après que le ministre canadien des Anciens Combattants a confirmé qu’au moins quatre autres anciens combattants se sont également vu offrir l’accès à la loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) en réponse à leurs problèmes.

Mme Gauthier a déclaré qu’elle demandait l’aide d’ACC pour obtenir un monte-escalier pour sa maison depuis 2017.

« Cela m’a beaucoup isolée, car je dois ramper sur mes fesses avec le fauteuil roulant devant moi pour pouvoir accéder à ma maison », a-t-elle déclaré à Global News.

Elle a dit qu’elle était choquée par l’offre de suicide de l’assistante sociale lors d’une conversation en 2019.

« J’étais comme “Je ne peux pas croire que tu vas… me faire une injection pour m’aider à mourir, mais tu ne me donneras pas les outils dont j’ai besoin pour m’aider à vivre” », a-t-elle dit. « C’était vraiment choquant d’entendre ce genre de commentaire. »

Gauthier a été blessée dans un accident d’entraînement de l’armée en 1989, souffrant de dommages permanents aux genoux et à la colonne vertébrale.

Elle a participé aux Jeux paralympiques de 2016 et aux Jeux Invictus du prince Harry en 2016 en tant que canoéiste, haltérophile et rameuse en salle.

Le témoignage de Gauthier et les rapports d’autres cas similaires ont suscité un tollé public.

Le suicide médicalement assisté a été légalisé pour la première fois au Canada pour les patients en phase terminale en 2016, mais l’année dernière, la loi a été élargie pour offrir l’euthanasie aux patients dont la mort naturelle n’est pas considérée comme imminente.

Désormais, les personnes ayant une incapacité de longue durée peuvent également « bénéficier » de l’aide médicale à mourir. L’année dernière, plus de 10 000 personnes au Canada sont mortes par euthanasie.

À partir de l’année prochaine, une nouvelle loi permettra aux personnes souffrant de maladie mentale, qui n’était pas auparavant une condition admissible, de bénéficier d’un suicide médicalement assisté.

L’élargissement des lois canadiennes sur l’euthanasie, déjà parmi les plus permissives de la planète, suscite des inquiétudes chez certains. Un médecin a déclaré à DailyMail.com qu’il s’inquiétait de cet élargissement, car elle transformerait le suicide en un traitement normal pour les problèmes de santé mentale avec peu de surveillance ou de directives.


Le Dr Trudo Lemmens, professeur de droit et de politique de la santé à l’Université de Toronto, a déclaré à DailyMail.com que le système pourrait créer une « obligation d’introduire [le suicide] dans le cadre » du traitement de la santé mentale.

« Imaginez que cela soit appliqué dans le contexte de la santé mentale. Vous avez une personne souffrant de dépression sévère, qui demande l’aide d’un thérapeute et qui se voit proposer la solution de la mort », a-t-il poursuivi.

Il craint que les patients vulnérables qui ne sont pas dans le bon état d’esprit puissent être convaincus que le suicide est une option raisonnable. Le Dr Lemmens a qualifié l’ensemble du système de « concept perverti de l’autonomie personnelle ».

Il y a déjà des signes que le système laisse tomber certains Canadiens, avec des rapports faisant état de personnes ayant reçu une approbation pour l’aide au suicide parce qu’ils sont diabétiques ou sans-abri.

À compter de mars 2023, l’admissibilité au suicide médicalement assisté au Canada sera encore élargie, permettant aux personnes qui n’ont pas de maladie physique d’être euthanasiées. Ils doivent recevoir l’approbation de deux médecins et attendre 90 jours entre la demande et le moment de la mise à mort.

Le mois dernier, un Canadien menacé d’expulsion de son logement par manque de moyens a fait la une des journaux internationaux lorsqu’il a demandé à être légalement euthanasié et à mourir plutôt que de se retrouver sans abri dans la rue.

Amir Farsoud, 54 ans, avait demandé l’application de cette mesure définitive après la mise sur le marché de la maison où il louait une chambre. Ses maux de dos débilitants et incurables l’ont rendu admissible au suicide médicalement assisté en vertu de la loi canadienne.

La demande de Farsoud avait reçu l’approbation d’un des deux médecins nécessaire pour être acceptée par le programme gouvernemental d’euthanasie — mais une page GoFundMe créée en son nom par un inconnu a fini par lui rapporter plus de 60 000 $ — assez pour lui trouver un nouveau logement et lui faire changer d’avis quant à mettre fin à ses jours.

La semaine dernière, un géant canadien de la mode a été accusé de glorifier le suicide après avoir lancé une campagne médiatique qui semblait promouvoir l’euthanasie.


On remarquera l’absence admirable de diversité dans les personnes représentées dans cette publicité. L’euthanasie, c’est pour les blancs ? À comparer à d'autres publicités : Humour — Désolé d'être là (Les Québécois de souche sont-ils de trop ?)

La publicité vidéo « Tout est beauté », lancée par la Maison Simons, est centrée sur une femme en phase terminale, Jennyfer, 37 ans, qui a mis fin à ses jours à l’aide d’une intervention médicamenteuse en octobre.

La vidéo de trois minutes montre Jennyfer et ses proches agitant des baguettes à bulles à côté de l’océan, faisant des pique-niques dans la forêt avec des amis et regardant un spectacle de marionnettes.

Dans un commentaire enregistré des semaines avant sa mort, elle déclare : « J’ai passé ma vie à remplir mon cœur de beauté, de nature, de connexion. Je choisis de remplir mes derniers instants de même… Les derniers souffles sont sacrés. Quand j’imagine mes derniers jours, je vois de la musique. Je vois l’océan. Je vois un gâteau au fromage. »

Yuan Yi Zhu, experte en politique à l’Université d’Oxford, a déclaré à DailyMail.com : « En présentant la décision d’une femme de se suicider comme un choix de vie haut de gamme, la maison Simons glorifie le suicide et dit aux Canadiens vulnérables qu’ils seraient mieux morts que vivants. »

La vidéo a également attiré les critiques des utilisateurs des médias sociaux qui l’ont qualifiée de « macabre » et l’ont comparée à une « dystopie de science-fiction ».

Depuis sa mise en ligne il y a environ un mois, la vidéo a recueilli plus de 1,1 million de vues sur YouTube. Un extrait de 30 secondes de la vidéo publiée sur Twitter compte environ 1,6 million de vues.

Tous les vidéos ou textes concernant cette campagne publicitaire étrangère pour une maison de mode ont été retirés des plateformes numériques de la Maison Simons le 1er ou 2 décembre. 

Une simple recherche à son sujet nous permet d’en découvrir un peu plus sur Jennyfer Hatch, une musicothérapeute très appréciée du grand Vancouver. Nous savons maintenant qu’elle vivait avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos (texte de la CBC en anglais). 

Pour l’Association Vivre dans la dignité, une question importante demeure : est-ce que l’aide médicale à mourir était la réponse adéquate aux troubles physiques de Jennyfer ?

Le titre de la vidéo « Tout est beauté » exprime une réalité indéniable : la beauté se révèle de manière étonnante à chaque étape de la vie. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons évoquées pour rejeter
 l’ouverture à l’Aide médicale à mourir (euthanasie ou suicide assisté).

Comme le recense cette association sur cette page, les cas médiatisés de dérives dans l’accès à l’AMM doivent nous inviter à la plus grande prudence avant de présenter une vision idyllique de ce qui s’avère maintenant un choix de fin de vie au Québec et au Canada.

Une vidéo comme celle proposée par La Maison Simons ne devrait-elle pas aussi être partagée avec des liens vers les lignes téléphoniques et sites internet de soutien aux personnes souffrantes ayant besoin d’aide ? Un accompagnement bienveillant par des proches et des équipes médicales palliatives multidisciplinaires sera toujours préférable à la mort provoquée. Enfin, pour donner un peu d’espoir à toutes les personnes vivant avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos, le témoignage de la Néo-Zélandaise Kylee Black.

 

samedi 3 décembre 2022

Après la chute de 40 % de son action, Disney limoge son directeur général « woke » (m à j)

Le nouveau directeur général de Disney, Bob Iger, a déclaré qu’il était très important « d’être à l’écoute du public » et de ne pas avoir de « mépris » pour les spectateurs.

Bob Iger, PDG de Disney nouvellement réintégré, a déclaré qu’il souhaitait mener un effort pour « calmer le jeu » en ce qui concerne les récentes controverses culturelles et politiques qui ont embrasé la société.

Chris Rufo, membre du Manhattan Institute, a partagé une vidéo exclusive qu’il a obtenue du DG de Disney s’adressant aux employés lors d’une réunion publique, où il a appelé au « respect » du public et à ne pas « mépriser » ses opinions.

Lorsque le personnel de Disney lui a posé une question sur le fait de « ne pas faire de déclarations politiques », M. Iger a d’abord insisté sur le fait que des gens se faisaient une idée fausse au sujet de l’entreprise, que certaines questions « ont été qualifiées de politiques » et qu’il n’était pas nécessairement sur le fait de politiser ces questions.

« Est-ce que j’aime que l’entreprise soit mêlée à une controverse ? Bien sûr que non. Cela peut être une source de distraction et avoir un impact négatif sur l’entreprise. Et dans la mesure où je peux travailler pour calmer les choses, je vais le faire », a-t-il ajouté.


Billet originel du 22 novembre

Bob Iger, celui qui a attiré Star Wars (La Guerre des étoiles), Pixar et Marvel chez Disney, en plus de défier la domination de Netflix parmi les plateformes de diffusion en continu, remplacera le directeur général Bob Chapek, celui-là même qui lui avait succédé en 2020 et dont le mandat de deux ans a été marqué par des conflits, des faux pas et une performance financière en baisse.

Bob Iger, à Los Angeles, le 6 novembre 2021

Cette annonce survient deux semaines après que les performances financières trimestrielles de Disney ont été bien en deçà des attentes de Wall Street en matière de bénéfices et de revenus, faisant chuter les actions de 12 %. Les actions de The Walt Disney Company ont baissé de 40 % cette année.

Mais ce sont les résultats du groupe sur le marché de la diffusion en continu qui ont déçu les marchés et ont fait perdre à l’action de Disney plus de 40 % depuis le début de l’année. Les plateformes Disney+, ESPN+ et Hulu ont en effet engrangé une perte opérationnelle de près de 1,5 milliard de dollars.

À l’ouverture des marchés, lundi, les actions de la société ont bondi de 8 %, la nomination de M. Iger prenant effet immédiatement.

Le mandat de directeur général de M. Chapek a également été marqué par ce que beaucoup considéraient comme des erreurs.

En 2022, le premier avait été au cœur d’une polémique concernant une loi jugée anti-LGBT en Floride.

La société s’est retrouvée mêlée à une bataille publique avec le gouverneur Ron DeSantis, après que l’État d’origine de Disney, la Floride, a promulgué une mesure interdisant l’enseignement de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans les écoles primaires jusqu’à la troisième année, une loi que certains ont surnommée « don’t say gay ». 

M. Chapek est resté silencieux publiquement au début, ce qui a déclenché un tollé chez les employés. Lorsque M. Chapek a ensuite dénoncé la mesure, cela a mené à une réaction politique des élus conservateurs et des médias incitant au boycottage et qualifiant Disney de « woke ».

 

Source : Presse canadienne

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