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samedi 9 décembre 2023

Les recettes de l'Estonie, première de la classe en Europe, autonomie des écoles, discipline et respect

L'Estonie, qui compte 1,3 million d'habitants, arrive en tête des pays européens au classement Pisa, et à la quatrième place au niveau mondial. D'excellents résultats qui découlent d'un système très différent du nôtre, comme le détaille Kristina Kallas, ministre de l'Éducation estonienne.

Rentrée des classes à Tallinn (anciennement Réval en français) en Estonie


L'Estonie arrive en tête du classement, quel est votre secret ?

KRISTINA KALLAS. Tout repose, selon nous, sur le processus d'apprentissage. En Estonie, les écoles comme les enseignants ont beaucoup d'autonomie, à la fois dans leur façon d'enseigner mais aussi dans leur fonctionnement. Ce sont eux qui connaissent le mieux les élèves, et c'est notre force. Le ministre de l'Éducation n'a que très peu de pouvoir de décision. Ce ne sont pas les bureaucrates ou le ministère qui disent comment apprendre les maths aux enfants. Nous ne donnons pas, par exemple, les livres à étudier, ni les programmes à suivre. En revanche, nous avons des attendus très ambitieux sur les compétences que doivent maîtriser les élèves selon leur âge.

Chez vous, pas de réforme de l'enseignement ?


Certains principes n'ont pas changé depuis des décennies, c'est le cas de l'autonomie qui est fondamentale et qui n'a jamais été remise en cause. Les enseignants touchent le salaire moyen estonien, et ils sont très respectés dans la société. Même si cela change, comme ailleurs. Il y a une pression des parents mais nous les impliquons dans l'école pour qu'ils aident les élèves à atteindre les objectifs.

Les mathématiques sont-elles une discipline majeure de l'enseignement ?


En 6e, il y a quatre heures de maths par semaine, et en 5 e et 4 e, c'est plutôt cinq heures. Mais ceci est une moyenne. Encore une fois, chaque collège et chaque enseignant sont libres d'utiliser certaines heures pour d'autres matières, étudier la presse ou faire davantage de mathématiques.

L'école n'est pourtant obligatoire qu'à partir de 7 ans...

Nous sommes le pays d'Europe où l'école obligatoire commence le plus tard, en effet. Mais l'importance n'est pas le nombre d'années que vous passez à l'école, c'est comment vous apprenez. La preuve : à 15 ans, nos élèves ont tout à fait le niveau. Nous sommes aussi l'un des pays où il y a le moins de jours de classe par an : 175 en moyenne. De même, les journées terminent généralement vers 14 heures ou 15 heures. Le nombre d'élèves par classe est limité par la loi à 24 en primaire. Mais il est exceptionnel d'atteindre ce chiffre, cela doit arriver uniquement dans des écoles de la capitale, Tallinn. En moyenne, nous sommes à 18 élèves par classe. Au lycée, les classes sont de maximum 36 élèves, mais la plupart des enseignements se font en demi-groupes. L'une de nos forces, c'est que nous ne faisons pas de groupes de niveau, tous les élèves sont dans la même classe, il y a très peu de séparations des plus faibles qui sont entourés d'élèves qui les stimulent.

Le numérique a-t-il une grande place à l'école ?


Le numérique n'est pas magique, c'est un outil comme un autre. Nous ne parlons pas de marque de tablette mais seulement des compétences que cela peut apporter aux élèves et ce que ça peut apporter en termes d'enseignement aux professeurs. Nous avons commencé à travailler sur les compétences numériques il y a cinq ans, en proposant aux enseignants d'y être formés. Ainsi, quand ils ont dû donner des cours en ligne au moment de la pandémie de Covid, en 2020, ils ont su faire et ils avaient le bagage pédagogique. Il en va de même avec l'intelligence artificielle, elle ne doit pas être bannie de l'école mais il faut voir quels outils pédagogiques elle peut apporter. Cela peut, par exemple, donner le temps au professeur pour faire de la pédagogie individualisée. Je ne crois pas qu'il faille réguler son utilisation mais garder un esprit ouvert sur tout ce que cela peut nous apporter.



Source : Le Parisien

vendredi 13 décembre 2019

PISA — analyse des résultats de la Finlande (en baisse) et de l'Estonie (1re en Occident)

Quand l’Estonie a obtenu son indépendance de l’Union soviétique en 1991. Elle a profité de l’occasion pour remodeler le système éducatif du pays. Mailis Reps, l’actuelle ministre de l’Éducation, affirme que les fonctionnaires et les politiciens ont cherché partout une source d’inspiration, de l’Amérique aux Pays-Bas. Mais ils n’arrêtaient pas de revenir à leurs voisins nordiques. Comme le rappelle Mme Reps, les débats se concluaient souvent sur cette observation : « Essayons cela, ça fonctionne en Suède ou en Finlande. »


Beaucoup d’autres pays ont fait de même.

Tous les trois ans, l’OCDE publie le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), dont la plus récente version est parue le 3 décembre. Le PISA teste les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences des jeunes de 15 et 16 ans dans les États membres de l’OCDE, ainsi qu’une série de pays le plus souvent riches. Les résultats fournissent un moyen de comparer les élèves de ces pays. Voilà presque deux décennies que la première enquête a été publiée. À l’époque, il y eut une surprise. La Finlande, qui n’était pas réputée auparavant pour son système éducatif, est arrivée en tête dans le domaine de la lecture tout en excellant dans d’autres catégories.

Ce pays nordique semblait avoir découvert un moyen d’obtenir des résultats brillants sans la discipline et la charge de travail intense des champions d’Asie de l’Est comme le Japon et la Corée du Sud, qui partageaient le haut du podium à l’époque. Les pédagogues ont ensuite envahi Helsinki. Ils en sont revenus et ont fait savoir que non seulement l’éducation y était gratuite et complète, mais que les enseignants étaient très respectés (les syndicats adorèrent ce point) bien formés et bénéficiaient d’autonomie dans leur travail ce qui signifiait souvent permettre aux enfants de découvrir des choses par eux-mêmes. Les écoles dans des pays allant de l’Écosse à la Corée du Sud ont cherché à imiter l’éducation finlandaise. Le Québec ne fut pas en reste, les reportages se succédaient dans la presse canadienne sur la Finlande. Les visites de délégations étrangères en Finlande étaient devenues si courantes que le gouvernement finlandais décida de les rendre payantes. Il en coûte aujourd’hui plus de 1 700 dollars canadiens (1 200 euros) pour visiter une école finlandaise.

Notons ici que, dès 2009, une chercheuse comme Nathalie Bulle prévenait que les traits du système finlandais que copie l’étranger n’expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes.

Élèves estoniens
Mais voilà, l’image de la Finlande en tant qu’utopie éducative est désormais quelque peu ternie. Les derniers résultats du PISA montrent une nouvelle baisse de ses résultats moyens, une baisse constante qui se poursuit depuis 2006. Les écarts entre les élèves riches et les élèves pauvres se creusent, ce qui est d’une cruelle ironie pour un pays qui se targue d’égalité. L’Estonie, autrefois pâle copie est aujourd’hui le pays plus performant parmi les pays de l’OCDE. Mart Laidmets, le secrétaire général du ministère estonien de l’Éducation, note avec plus qu’un soupçon de satisfaction que, bien que les délégations asiatiques continuent de s’envoler pour Helsinki, c’est de plus en souvent une simple escale pour venir à Tallinn.

L’exemple de la Finlande permet d’expliquer pourquoi il y a eu peu de progrès globaux depuis le début des enquêtes PISA en l’an 2000. L’espoir au tournant du millénaire était que la richesse de nouvelles informations permettraient d’identifier ce qui produit un bon système scolaire, incitant les autres à suivre leur exemple et à le généraliser. Ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se sont passées. Bien que les dépenses par élève aient augmenté de 15 % dans les pays de l’OCDE, les résultats moyens en lecture, en mathématiques et en sciences restent sensiblement les mêmes que lors des premiers tests en l’an 2000. Choisissez un pays au hasard et il est tout aussi probable que ses résultats se soient améliorés que détériorés aux tests PISA.

Comme toujours, les résultats de cette année incluent de nombreux points positifs. Les excellents résultats de Singapour se sont encore améliorés. Même si Singapour n’est plus le pays le plus performant. C’est la Chine ou plus précisément les municipalités de Pékin et de Shanghaï (Chang-haï) ainsi que les provinces du Jiangsu (Kiang-sou) et du Zhejiang (Tché-Kiang) ; l’OCDE refusant de considérant les résultats des régions chinoises plus éloignées, car elle ne peut en garantir la véracité. Dans les régions de Chine retenues, le résultat moyen des élèves en mathématiques est de 591, contre 489 en moyenne dans les pays de l’OCDE, ce qui donne à penser que les adolescents de la région ont environ trois ans d’avance sur la moyenne de l’OCDE. Les pays de rang intermédiaire, notamment la Jordanie, la Pologne et la Turquie se sont aussi améliorés.

Pour chaque Jordanie qui monte, il y a une Finlande qui baisse.

Stabilité globale des résultats, malgré l’augmentation des dépenses en éducation

Une partie de l’absence de progrès global est que les écoles ont moins d’influence sur les résultats que ce qu’on suppose généralement alors que la culture et la société d’un pays en ont plus, ce qui signifie que même les décideurs bien informés ont relativement peu d’influence. Comme le fait remarquer John Jerrim de l’University College de Londres : « Les pays d’Asie de l’Est continueront d’arriver en tête. » Si une solution miracle pour améliorer l’éducation existait, elle aurait déjà été découverte. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien apprendre de PISA. Beaucoup de pays ont vu leurs résultats augmenter ou chuter sans changement culturel spectaculaire. Et, comme le suggèrent les données, une partie de l’absence d’amélioration globale, malgré l’augmentation des dépenses, est qu’au-delà d’un certain niveau (environ 60 000 $ américains par élève, cumulativement entre l’âge de six et 15 ans), il n’y a pas beaucoup de relation entre les dépenses et les résultats des tests.

Importance de la culture, de l’immigration

L’importance de la culture se voit en Estonie et en Finlande, deux pays avec une longue histoire de haut niveau d’alphabétisation, souvent promue par l’Église protestante locale vectrice de la culture nationale menacée par de puissants voisins.

D’autres facteurs échappent également au contrôle des ministres de l’Éducation. L’immigration joue un rôle important, les élèves immigrants récents ont de moins bons résultats que la plupart des élèves de souche dans le monde. La Finlande a connu une légère augmentation du nombre d’élèves immigrants qui ont été soumis à l’enquête PISA au cours de la dernière décennie. Plus de 80 % de ces élèves immigrés ne parlent pas le finnois à la maison, ce qui peut expliquer le grand écart dans les résultats de ces élèves et ceux nés en Finlande. L’Estonie a connu une augmentation similaire du nombre d’élèves immigrés, mais ces nouveaux arrivants sont beaucoup moins susceptibles d’être pauvres que ceux de son voisin nordique.

Le déclin de la Finlande peut faire paraître pour des idiots savants ces pédagogues qui se sont précipités pour copier les écoles finlandaises. Mais en creusant les choses, on peut encore tirer des leçons de la Finlande. Bien que le pays ait la réputation de privilégier une méthode pédagogique « câline », il y a peu ses méthodes pédagogiques étaient plus traditionnelles et directives. En 1996, quatre ans avant le premier lot de résultats PISA, un groupe de chercheurs britanniques a visité le pays. Ils y ont découvert « des classes entières qui suivaient ligne par ligne ce qui était écrit dans le manuel, à un rythme déterminé par l’enseignant... Nous sommes déplacés d’une école à l’autre et nous avons vu des leçons presque identiques — vous auriez pu échanger les maîtres et les élèves n’auraient pas remarqué la différence. » Comme l’a noté Gabriel Heller Sahlgren, un économiste, la plupart des enfants qui ont obtenu un score si élevé lors de la première série de tests en 2000 avaient justement suivi ce genre de scolarité traditionnelle.

Au moment où les résultats PISA 2000 ont été publiés, de nombreuses écoles finlandaises avaient commencé à évoluer dans une direction très différente, ce qui déconcerta nombres d’observateurs et décideurs politiques en tournée dans les écoles finlandaises. Une étude à venir d’Aino Saarinen et ses collègues aux universités d’Helsinki et d’Oulu analyse les données PISA de 2012 et 2015 pour constater que les enfants des écoles qui accordaient le plus de liberté aux élèves pour décider de leur propre apprentissage étaient précisément ceux qui avaient obtenu les pires résultats en mathématiques et en sciences. Ceux des familles pauvres et migrantes ont le plus souffert. Plutôt que d’adopter une heureuse solution médiane entre la lecture collective d’un manuel ligne par ligne et le fait d’abandonner les enfants à eux-mêmes, les écoles finlandaises ont continué à expérimenter. Une série de nouveaux établissements scolaires a ainsi été construite sans salles de classe. Un nouveau programme d’études, introduit à partir de 2016, encourage les leçons sans matières définies à l’avance.

Malgré tout, il subsiste de nombreuses similitudes dans l’organisation des systèmes éducatifs estoniens et finlandais. Très peu d’écoles sont payantes, par exemple, et les deux systèmes cherchent à minimiser le nombre d’examens et la ségrégation selon le niveau des élèves. Rando Kuustik,directeur de l’école Jakob Westholm dans le centre de Tallinn, dit que sa priorité est le bonheur de ses élèves et qu’ensuite sa mission est de « les aider à mieux se débrouiller dans le monde que lorsqu’ils sont entrés à l’école ».

Estonie un cas particulier

Bien que les enseignants de M. Kuustik commencent à modifier leur style d’enseignement notamment en faisant plus de place au travail de groupe, « nous sommes encore une école très traditionnelle », explique-t-il. Avant que les élèves ne travaillent en groupe, l’enseignant s’assure qu’ils maîtrisent la matière sur laquelle ils vont travailler en groupe. Les règles sont claires et les enseignants dirigent les leçons de l’avant de la classe (le style magistral tant honni par certains pédagogues). Les universitaires font état d’une image semblable dans l’ensemble du pays. Tim Oates de Cambridge Assessment, une société qui organise des examens dans le monde entier, salue le programme d’études rigoureux et cohérent du pays.

Une grande partie de cela peut servir de leçon. Mais tout pays qui espère importer le modèle estonien dans son intégralité risque d’être déçu. Le pays a connu une croissance économique rapide au cours des trois dernières décennies, ce qui est généralement associé à de meilleurs résultats scolaires. L’émigration d’une partie de la population (souvent moins nantie) ainsi qu’un indice de fécondité très faible (environ 1,5 enfant/femme comme au Québec) signifient que la population scolaire a chuté de 29 % depuis 2000 et font de l’Estonie un système éducatif inhabituel. L’Estonie a perdu près de 15 % de sa population depuis 1989 (fin de l’URSS) passant de 1 565 662 à 1 324 820 habitants en 2019. Andreas Schleicher, responsable de l’éducation à l’OCDE, note qu’il existe un « degré sain de concurrence » entre les écoles pour attirer les élèves restants. Dans les écoles primaires rurales, il n’est pas rare d’avoir des classes formées de deux ou trois élèves seulement, dit Mme Reps, ce qui signifie que ses élèves reçoivent une instruction qui s’apparente à des cours particuliers donnés par des précepteurs. Une école a même réussi à rester ouverte pendant deux ans sans aucun élève, chose que la plupart des autres pays n’auraient probablement pas imitée.

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jeudi 14 mai 2015

En Turquie et en Roumanie, les enfants seraient plus heureux

Écolières turques entre Van et Doğubeyazıt (Bazîd)
Le premier sondage mené à grande échelle auprès d’enfants révèlerait que les écoliers les plus heureux vivaient en Turquie et en Colombie — les plus malheureux étant en Corée du Sud et en Afrique du Sud. Les plus lettrés se trouvent en Estonie et les plus sportifs en Pologne.

Les enfants âgés de 10 à 12 ans seraient les plus heureux en Turquie et en Roumanie, tandis que ceux de Corée du Sud et d’Afrique du Sud seraient les moins satisfaits de leur sort, annonce une équipe de chercheurs qui a présenté le premier rapport du genre au Parlement européen. « Ce rapport est le résultat de plusieurs années d’un travail dans le cadre duquel nous avons tenté de comprendre comment les enfants voyaient leur vie et leur bien-être. Nous avons montré que de telles études pouvaient être menées et nous voudrions remercier 53.000 personnes de 16 pays du monde qui y ont participé. Les conclusions sont à prendre en compte par tous les politiciens préoccupés par l’avenir des futures générations », a déclaré Acher Ben-Arieh de l’université hébraïque de Jérusalem.

Avec plusieurs dizaines d’autres sociologues et assistants volontaires, il a participé à la collaboration internationale ISCWeB pour tenter de découvrir ce qui préoccupait les enfants et quels problèmes ils éprouvaient. Ce projet avait été commandé par la fondation Klaus Jacobs et le Parlement européen.

Les chercheurs ont interrogé des dizaines de milliers d’enfants et leurs parents en Europe, mais aussi en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et au Proche-Orient.

L’étude a révélé que dans l’ensemble les enfants avaient une vision positive de leur vie et ne voyaient pas de grands ou sérieux problèmes, cependant l’écart parmi les écoliers très heureux ou très malheureux s’est avéré très important.


Par exemple, plus de 70 % des enfants turcs, roumains et colombiens voient leur enfance très positive en lui donnant la note maximale – 10/10, tandis que seulement 40 % des écoliers sud-coréens ont donné cette note. La Corée du Sud et l’Afrique du Sud sont également « en tête » du classement négatif – plus de 7 % des enfants ont mis une note très basse à leur enfance, soit le double, voire le triple par rapport à d’autres pays.

Il est à noter que « l’angoisse » de l’adolescence touche uniquement les enfants des pays d’Europe – tous les autres écoliers des autres coins de la planète n’éprouvent pas de mécontentement croissant envers leur vie et l’avenir en grandissant. Autre particularité intéressante de l’Europe : un enfant sur dix, notamment dans les pays du Nord, vit dans une famille divorcée ou dans deux maisons à la fois. Environ 5-17 % d’entre eux sont nés en dehors de l’UE.

Hormis le bonheur des enfants, les auteurs du rapport ont cherché à savoir dans quels pays les enfants étaient les plus sportifs et les plus assidus à l’école. D’après les chercheurs, les écoliers polonais sont les plus nombreux à pratiquer le sport de rue et le sport professionnel, alors que les enfants estoniens sont ceux qui apprennent le plus, lisent le plus de livres et utilisent internet le plus activement.


Source


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jeudi 15 septembre 2011

Quels pays ont la plus forte proportion de femmes diplômées de l'université ?


Plus de filles que de garçons terminent leurs études secondaires dans 32 des 34 pays qui sont membres de l'OCDE, selon un nouveau rapport publié cette semaine. Seules les écoles allemandes et suisses diplôment plus de garçons que de filles (principalement parce que le décrochage y est presque inconnu).

Par ailleurs, les femmes diplômées de l'université sont de nos jours beaucoup plus nombreuses que les diplômés de sexe masculin. Globalement, elles représentaient 58 % des diplômés au sein des États membres de l'OCDE en 2009, l'année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, contre 54 % en 2000.

Toutefois, les hommes continuent de dominer les sciences
 : 60 % des diplômés en sciences sont des hommes. Les femmes représentent près des trois quarts des diplômes de deuxième cycle en santé et dans les études sociales, et près des deux tiers dans les humanités et les arts.Les différences dans le taux de diplomation entre les pays sont parfois frappantes. En Estonie, près de deux tiers des diplômés universitaires sont des femmes. Beaucoup se dirigent vers des carrières d'enseignantes : 92 % des étudiants en éducation sont des femmes. En revanche, au Japon, un peu plus 40 % des diplômés appartiennent à la gent féminine, et l'enseignement reste relativement mâle quand on le compare à la norme des pays riches.









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