samedi 20 mai 2023

Parcs Canada réécrira des centaines de plaques historiques sur ses sites

Moulées en bronze ou inscrites sur un panneau, les plaques historiques sont parfois la seule leçon d’histoire que beaucoup d’entre nous reçoivent. Et maintenant, Parcs Canada veut que des centaines soient changées.

« La façon dont bon nombre des désignations historiques nationales sont encadrées et positionnées ne rend pas justice à l’ampleur des impacts qu’elles ont eus sur la société canadienne », estime Patricia Kell, directrice du patrimoine culturel de l’organisme fédéral.

Parcs Canada déploie un programme de trois ans visant à réexaminer et à réécrire les plaques que la Commission des lieux et monuments historiques du Canada utilise pour signaler les lieux jugés importants pour comprendre le passé du Canada.

Parmi les sites dont les plaques seront réécrites, on retrouve des forts de traite des fourrures tels que Fort Langley en Colombie-Britannique et York Factory au Manitoba. Parc Canada revisitera aussi l’arrivée de Jacques Cartier dans la région de Gaspé, pour des raisons coloniales.

Plus de 200 sont considérées comme hautement prioritaires pour le changement.

Parmi les raisons évoquées, certaines plaques ignoraient les contributions autochtones ou utilisaient un langage désuet. Un autre problème concerne les croyances controversées des personnages historiques.

La raison la plus courante de la réécriture est des « suppositions coloniales ».

Accusations de « wokisme »

Ces plans ont suscité des accusations de présentisme — l’erreur de juger le passé selon les normes du présent. De telles accusations ont été portées par Larry Ostola, ancien vice-président de la conservation du patrimoine à Parcs Canada.

« Une nouvelle perspective “woke” est imposée à ce qui était auparavant un processus de désignation historique apolitique et fondé sur les faits », a-t-il déploré dans le National Post.


  Le cas de Jacques Cartier

Le fédéral ne fournit pas de détails sur ce qui justifie l’examen des plaques historiques. À l’heure actuelle, le texte de la plaque à la mémoire de Jacques Cartier vissée sur une croix à Gaspé fait une certaine économie de mentions colonialistes.
Plaque existante:  80, boulevard de Gaspé, Gaspé, Québec

Le 14 juillet 1534, deux navires commandés par Jacques Cartier, de Saint-Malo, se sont réfugiés dans la baie de Gaspé, où un groupe d'Iroquois de Stadaconé (aujourd'hui Québec) faisait la pêche. Cartier y établit des rapports amicaux avec eux. Le 24 juillet, il érigea sur le rivage de Gaspé une croix aux armes de François Ier. C'est sur ce geste que s'appuiera la France dans ses réclamations territoriales en Amérique. Le lendemain, Cartier reprit la mer, emmenant avec lui les deux fils du chef Donnacona, qui devaient lui servir de guides lors de son deuxième voyage au Canada.

*À noter : Cette désignation fera l’objet d’une revue. Une revue a lieu pour l’une des raisons suivantes : formulation ou termes désuets, absence d’un aspect important de l’histoire, erreurs factuelles, croyances et comportements controversés ou acquisition de nouvelles connaissances.

Cela en fait un cas de figure intéressant, estime le professeur Harold Bérubé.

« Dire qu’il a découvert ce qui est devenu la Nouvelle-France, fait le premier contact avec les Autochtones, ce n’est pas entièrement faux [en quoi est-ce faux?], mais ce n’est pas toute l’histoire. Il en manque une partie, soit que ça a ouvert la porte à l’occupation du territoire de ces Autochones-là, à leur marginalisation », a-t-il illustré.  Il va falloir culpabiliser.

Au cours des trois prochaines années, plus de 200 plaques historiques seront réexaminées et réécrites au Canada. La plaque d’Hochelaga (ci-dessus) en fait partie : « Près d’ici était le site de la ville fortifiée d’Hochelaga visitée par Jacques Cartier en 1535, abandonnée avant 1600. Elle renfermait cinquante grandes maisons logeant chacune plusieurs familles vivant de la culture du sol et de la pêche. »




Le révérend père Trudeau sermonne Meloni sur « les droits des 2ELGBTQI+ » lors du G7 au Japon

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a critiqué la position de la dirigeante italienne Giorgia Meloni sur les prétendus droits des LGBTQ+ lors d’une réunion vendredi en marge du sommet du G7 à Hiroshima, au Japon.


« Il est évident que le Canada est préoccupé par certaines des positions prises par l’Italie en matière de droits LGBT », a déclaré M. Trudeau fils à Mme Meloni, qui était visiblement agacée, selon plusieurs médias.

« Mais j’ai hâte d’en parler avec vous », a-t-il ajouté avant le début de la réunion.

Le dirigeant canadien a réaffirmé ce point dans la note officielle publiée à l’issue de sa rencontre bilatérale avec Mme Meloni.

« Les dirigeants ont également échangé leurs points de vue sur l’importance de protéger et de défendre les droits de la personne, y compris les droits des personnes 2ELGBTQI+ », peut-on lire dans la communication, qui fait référence à un acronyme utilisé par le gouvernement du Canada pour bispirituel, lesbien, gai, bisexuel, transgenre, intersexuel, asexuel.

Lors de sa rencontre avec M. Trudeau le Petit, Mme Meloni a déclaré que « son gouvernement suit les décisions des tribunaux et ne s’écarte pas des administrations précédentes », selon la note.

Les commentaires de M. Trudeau font écho aux critiques nationales de Mme Meloni, qui accusent son gouvernement de droite de s’emparer de questions telles que les demandes des personnes LGBTQ+ et l’immigration pour attiser « les divisions ».

En Italie, le gouvernement Meloni a comblé en janvier une lacune juridique qui permettait aux maires et aux fonctionnaires municipaux d’accorder la tutelle légale aux parents de même sexe.

Cette mesure a été prise à la suite d’un verdict de la Haute Cour, selon lequel la reconnaissance des parents de même sexe ne peut être garantie que si l’enfant est adopté.


Mme Meloni a ouvertement exprimé son opposition à l’endoctrinement des enfants en matière d’idéologie du genre et aux préjudices qui en découlent.

Avant d’être élue en octobre 2022, elle a prononcé plusieurs discours dans lesquels elle a dénoncé l’effondrement des valeurs et des structures familiales.

« Ils ont dit qu’il était scandaleux de défendre la famille naturelle fondée sur le mariage, de vouloir augmenter le taux de natalité, de vouloir donner une valeur correcte à la vie humaine, de soutenir la liberté dans l’éducation et de dire non à l’idéologie du genre », a déclaré Mme Meloni.

« Les personnes gênantes sont celles qui soutiennent des pratiques telles que la location d’un utérus pour un avortement à neuf mois et le blocage du développement des enfants par des médicaments à l’âge de onze ans », a ajouté Mme Meloni.

Mme Meloni a rejeté les allégations selon lesquelles elle serait transphobe et insiste sur le fait qu’elle se bat pour les droits des femmes.

Plusieurs  médias italiens ont tiré à boulets rouges contre Trudeau qui ose faire la leçon alors qu’il a gelé les comptes en banque d’opposants pacifiques.

Trudeau qui a réprimé les protestations au Canada attaque l’Italie. Cliquer sur l’image pour un reportage vidéo.

L’homme qui a saisi l’argent des Canadiens vient nous donner des leçons de liberté sur les homosexuels.

Le marchand d’utérus. Ce bouffon veut nous faire la leçon. Lui qui s’est travesti en nègre et qui permet les mères porteuses.


vendredi 19 mai 2023

Alors que seul 1,49 enfant/femme naît au Québec : un dépliant distribué à Montréal propose de faire un enfant de moins

Alors que les femmes québécoises avaient en moyenne 1,49 enfant en 2022, soit une contraction de 25 % de la population née ici par génération (8 grands-parents, 6 parents, 4,5 enfants). Alors que l’Afrique est le continent qui continue de connaître une forte natalité, c’est au Québec qu’une municipalité suggère à ses administrés de limiter leurs naissances pour « protéger l’environnement »… Peut-être que le dépliant en français visait-il subtilement les juifs hassidiques de l’arrondissement nombreux et féconds, gageons que ce dépliant n’aura aucun effet sur leur natalité (enfin certainement moins que le prix des logements). Rappelons que la migration de personnes provenant de pays en voie de développement (source principale de l’immigration) augmente la consommation et la « pollution » planétaire, car ces immigrés une fois installés au Québec consomment nettement plus de produits et d’énergie que dans leur pays d’origine.

L’arrondissement d’Outremont a distribué à ses citoyens un dépliant qui suggère que faire un enfant en moins serait la meilleure action pour lutter contre les changements climatiques.

« C’est irresponsable et ça fait preuve d’un total manque de jugement », lance Sarah Dorner, choquée par le contenu du dépliant qui annonce la tenue de la consultation publique sur le Plan d’urgence climatique 2024-2030 menée par l’arrondissement montréalais.

Selon le document, avoir un enfant de moins serait l’action qui aurait le plus d’impact sur les changements climatiques, loin devant vivre sans voiture, prendre un vol transatlantique de moins et laisser tomber la viande. 

 
Le dépliant suggère qu’un enfant de moins est l’action qui permet le plus d’économie climatique


Un enjeu éthique délicat

Mme Dorner dénonce l’ensemble du contenu qui propose des actions individuelles inadaptées au contexte local et qui font fi des inégalités sociales.  

« Quand on travaille en justice climatique, ce n’est pas un message qu’on veut partager. On ne veut pas que nos enfants se sentent mal d’exister », souligne celle qui est aussi professeure en génie hydrologique à Polytechnique Montréal.

Pour l’écosociologue Laure Waridel, la proposition de faire moins d’enfants soulève des enjeux éthiques délicats.

« La natalité, ça peut aussi être positif et être une force de changement », souligne la cofondatrice d’Équiterre et mère de seulement deux enfants, qui a lancé le collectif Mères au front.

Pour elle, le nerf de la guerre est plutôt d’encourager tous les paliers de gouvernement à agir pour offrir un monde meilleur aux générations futures dans le contexte de la crise climatique.
 
Le maire en « profond désaccord »

La distribution du document imprimé à 9000 exemplaires a commencé en début de semaine et a été suspendue mercredi, à la demande du maire Laurent Desbois.

Mercredi soir, l’élu d’Ensemble Montréal a publié un « correctif » sur Facebook dans lequel il invite les citoyens qui l’ont reçu à ne pas tenir compte de l’option d’avoir un enfant en moins pour protéger l’environnement.

« Je veux être clair, je suis en profond désaccord avec ça. Faire des enfants, c’est un choix personnel. C’est un jugement de valeur, on n’a pas à aller là, ce n’est pas de notre ressort », a-t-il réitéré en entrevue téléphonique.

Il explique qu’un agent technique de l’arrondissement a adapté le graphique d’un article scientifique. « C’est tombé entre les craques [fentes] », dit-il.

Voir aussi

 « La modernité vous rend stérile » (The Spectator)

Universitaires britanniques : une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030 (Le Figaro)

Marion Maréchal : « La démographie fait l’histoire et le nombre fait la loi »

Québec — Le taux de natalité serait de 9,3 ‰ en 2022, une baisse de 6 % par rapport à 2021

 
 
 

Bjorn Lomborg : « Le changement climatique n’est pas la fin du monde » (article écrit)

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)  

Les 6 derniers mois en Antarctique ont été les plus froids jamais enregistrés  

Belgique — écoles comme centres d’organisation des manifs écologistes  

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau  

Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an   

Sixième rapport du GIEC : et si on passait à autre chose, l’adaptation  

Écologie — Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête !  

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure…)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

En 1839, on se félicitait, on se vantait même du réchauffement des climats froids  

« La modernité vous rend stérile »

 Texte paru dans The Spectator de Londres. L’article est écrit par une femme.


Le manioc est un arbuste ligneux originaire d’Amérique du Sud. Pour les habitants des régions tropicales sujettes à la sécheresse, c’est une aubaine : délicieux, riche en calories et très productif. Les peuples indigènes des Amériques qui ont été les premiers à cultiver le manioc en sont tributaires et ont mis au point un processus de préparation ardu qui dure plusieurs jours et qui consiste à gratter, râper, laver et faire bouillir la plante avant de la consommer.

Au début du XVIIe siècle, les Portugais ont introduit le manioc dans l’Ancien Monde. Mais ils n’ont pas importé les anciennes méthodes de transformation, estimant que les populations indigènes perdaient leur temps.

Nous ne savons pas toujours pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Cela vaut aussi bien pour les peuples indigènes que pour les Occidentaux modernes. Les premiers cultivateurs de manioc ne pouvaient pas expliquer pourquoi il fallait gratter, râper, tremper et faire bouillir, parce qu’ils ne savaient pas — ne pouvaient pas savoir — que chaque étape du processus est essentielle pour réduire la teneur en cyanure de la plante. Si une seule étape est omise, il en résulte un empoisonnement chronique au cyanure. Et ce qui est vraiment diabolique dans l’empoisonnement au manioc, c’est que l’accumulation de cyanure dans le corps est si graduelle qu’il est presque impossible d’identifier le manioc comme le coupable. [Cette maladie s’appelle le konzo. Le konzo a d’abord été décrit4 en 1938 par Giovanni Trolli, qui a compilé les observations de huit médecins travaillant dans la région de Kwango au Congo belge.]

C’est le défaut de ce que nous considérons tous comme le progrès : il balaie les traditions bienveillantes parce que l’utilité des traditions peut être subtile et difficile à comprendre. La technologie apporte de nombreux bienfaits : de meilleurs traitements médicaux, une meilleure alimentation et un meilleur confort pour l’ensemble de la population mondiale, même dans les régions les plus pauvres. Mais le développement technologique rapide liquéfie les traditions bien établies et, parfois, nous ne comprenons ce que nous avons perdu que lorsqu’il est trop tard.

Le progressisme, l’idéologie dominante de notre époque, insiste sur le fait que l’histoire a un sens — qu’au fur et à mesure que le temps passe, que de nouvelles idées et de nouvelles technologies arrivent dans nos vies, le monde s’améliore. Ceux qui s’accrochent aux traditions sont les ennemis de ce processus, car le progrès et la tradition sont — à juste titre — des concurrents directs et féroces.

Mais ce que nous découvrons aujourd’hui, c’est qu’au niveau de la population, la modernité exerce une sélection systématique contre elle-même. Les principales caractéristiques de la modernité — l’urbanisme, la richesse, la laïcité, l’effacement des distinctions entre les sexes et le fait de passer plus de temps avec des étrangers qu’avec des proches — tous ces facteurs combinés réduisent la fertilité. Cela signifie que le progressisme, l’idéologie politique qui prône l’accélération de la modernisation, peut être compris comme une tendance à la stérilité. Lorsque les gens deviennent modernes, ils ont moins d’enfants ; lorsqu’ils adoptent une idéologie progressiste, ils accélèrent le processus de modernisation et ont donc encore moins d’enfants. La Grande-Bretagne a été le premier pays à connaître une révolution industrielle, ce qui signifie qu’elle s’est engagée dans la voie de la modernité plus rapidement que n’importe quel autre pays. [Le mécanisme connaît des exceptions : la France, notamment, a connu un ralentissement
démographique avant l’Angleterre alors que son industrialisation y fut plus tardive, mais sa déchristianisation fut sans doute plus rapide. Voir Histoire — Déclin démographique de la France dès le XVIIIe siècle, conséquence de la déchristianisation ?]  Aujourd’hui, seuls 3 % de la population mondiale vivent dans un pays dont le taux de fécondité n’est pas en baisse.
 
Le déséquilibre démographique pourrait bien représenter la plus grande menace pour la stabilité à long terme de la Grande-Bretagne, voire du reste du monde. En d’autres termes, notre pyramide des âges ne ressemble plus à une pyramide. Une population vieillissante dépend des adultes en âge de travailler pour financer le système de protection sociale. Un système économique dépendant de niveaux élevés d’endettement dépend également de taux de natalité supérieurs au seuil de remplacement. L’ensemble du système est un système de Ponzi, qui dépend de la croissance continue de la population pour se maintenir.

L’immigration peut compenser le problème. Elle ne peut pas le résoudre. Si le taux de natalité continue de s’effondrer, l’État-providence fera de même. Un « atterrissage brutal » du déséquilibre démographique ressemble à une dépression économique, à des villes vides et abandonnées, à des services publics défaillants et à des millions de personnes âgées pauvres et sans enfants qui terminent leur vie dans la solitude, la misère et la douleur. Comme l’a dit l’économiste américain Nicolas Eberstadt, « nous ne savons pas comment être un pays sans croissance démographique ». Les grandes théories économiques que nous connaissons ont toutes été écrites en période de croissance démographique. Nous sommes sur le point d’entrer en territoire inconnu.

Les effets de la baisse de la fécondité ne deviendront évidents qu’à la mort de la dernière génération née dans une période féconde. En Grande-Bretagne, ce point de bascule devrait se produire dans les années 2040, lorsque la plupart des baby-boomers seront décédés. À l’heure actuelle, nous assistons aux premiers stades du processus de crise démographique, et la plupart des gens ne s’en rendent pas compte. Si la modernité est le manioc, cette crise démographique est le cyanure.

Confrontés à la stagnation de la croissance, nous accusons la mauvaise gestion des gouvernements. Nous regardons les problèmes de recrutement dans le secteur des soins et nous incriminons les jeunes qui ont peur du travail. L’allongement des listes d’attente dans les hôpitaux est à mettre sur le compte d’un sous-investissement chronique. Les conflits interethniques sont imputés à l’échec des efforts d’assimilation. Très peu de gens considèrent tous ces problèmes politiques dans leur ensemble et reconnaissent qu’il s’agit en fait d’un seul et même problème. En clair, il n’y a pas assez de bébés qui naissent et l’emplâtre de l’immigration de masse ne va pas tenir longtemps. Il s’agit du problème politique le plus urgent de notre époque et presque personne n’en parle.

Le simple constat de l’existence d’un problème est éminemment contraire à la culture ambiante. La plupart des écoles féministes se réjouissent de la décroissance de notre espèce, après avoir observé — à juste titre — que la maternité est fatigante, douloureuse, chronophage et qu’elle limite les possibilités de carrière des femmes. Si nous partons du principe que l’objectif du féminisme est de maximiser la liberté des femmes, il est clair que la maternité ne sert pas ce projet. Comme l’a fait remarquer l’une de mes amies peu après la naissance de son premier enfant, « la seule chose qui limite davantage votre liberté que d’avoir un nouveau-né, c’est d’aller en prison ». Elle a raison.

Pendant ce temps, les jeunes alarmés par le changement climatique disent aux sondeurs qu’ils refusent d’être parents pour le bien de la planète. Certains ont même opté pour la stérilisation chirurgicale. Mais le problème pour ceux qui prônent la baisse de la fécondité pour le bien de la planète, c’est que cette option ne fonctionnera pas, et pas seulement parce qu’il prendra trop de temps.

Le problème plus profond est que les taux de natalité ne baissent pas de manière uniforme dans le monde entier, et qu’ils ne baissent pas non plus en douceur. Nous assistons plutôt à des baisses précipitées dans les pays riches qui sont les mieux placés pour développer la technologie nécessaire pour nous sortir du pétrin créé (assez ironiquement) par des formes de technologie antérieures et plus destructrices. Or les pays dont la population et l’économie diminuent ne sont pas en mesure d’investir assez dans les technologies vertes.

Les pays riches ne sont pas non plus en mesure de résister à l’empiétement de civilisations qui sont mieux à même de résister à la tendance à la stérilité, probablement parce qu’elles ne sont pas préoccupées par tout ce qui touche à l’environnementalisme, au féminisme ou à toute autre facette du progressisme. Quiconque éprouve de la sympathie pour les idées libérales les plus fondamentales — égalité juridique entre les sexes, droits des homosexuels et des lesbiennes, pluralisme religieux — devrait être consterné par cette perspective. J’ai peut-être des réserves sur le progressisme en tant que quasi religion, mais cela ne signifie pas que je me réjouis de la perspective d’un retour à la pauvreté, à l’esprit de clocher et à l’autoritarisme qui ont caractérisé la majeure partie de l’histoire de notre espèce — et c’est exactement ce qui se produira si nous ne trouvons pas un moyen de marier la modernité avec une culture qui promeut et soutient la parentalité.

Ex-journaliste de la CBC déclare que le diffuseur national a censuré des articles sur les effets nocifs du vaccin COVID-19

Une ex-journaliste de Radio-Canada basée à Winnipeg a déclaré hier 18 mai devant la Commission d’enquête nationale citoyenne que le diffuseur public avait interdit à ses journalistes d’écrire des articles sur les préjudices causés par le confinement et les effets secondaires du vaccin.
 
Mme Klowak lors de sa déposition devant Commission d’enquête nationale des citoyens

Hier se poursuivaient à Ottawa les audiences de la Commission d’enquête nationale des citoyens consacrée à faire la lumière sur la gestion de la pandémie.

Dans ce cadre, Marianne Klowak, une ex-journaliste de la CBC postée au Manitoba et à l’emploi de ce média depuis 34 ans, a déclaré que le réseau d’État avait failli à sa mission en interdisant à ses journalistes d’écrire des articles sur les préjudices causés par le confinement et les effets secondaires du vaccin, mais aussi sur l’opposition d’une partie de la population aux mesures sanitaires contraignantes et obligatoires.

« Les règles avaient changé du jour au lendemain »

« Je sais qu’en tant que radiodiffuseur public, vous vous attendez à ce que nous vous disions la vérité, et c’est ce que nous avons cessé de faire », a souligné Mme Klowak durant son témoignage devant les commissaires de l
’Enquête nationale citoyenne, une « initiative dirigée et financée par les citoyens et totalement indépendante du gouvernement ».

Information partiale

« Il s’agit d’un certain nombre d’articles que j’ai présentés et qui ont été bloqués, mais il m’a semblé, en tant que journaliste en poste depuis 34 ans, que les règles avaient changé du jour au lendemain. Et cela s’est produit si rapidement que j’en ai été étourdie », a poursuivi celle qui a quitté la CBC en décembre 2021.

Selon elle, le diffuseur public l’a empêchée de rédiger plusieurs articles sur la pandémie, mais surtout sur sa gestion par les gouvernements, articles qu’elle avait présentés à ses rédacteurs en chef avant de voir son travail censuré.
 
Confiance trahie, partialité
 
Marianne Klowak estime que la CBC a trahi la confiance du public canadien en privilégiant systématiquement les experts favorables aux mesures sanitaires, tout en qualifiant de « dangereux et de diffuseurs de fausses informations » ceux qui mettaient en doute l’efficacité et le bienfait de ces mesures et de la vaccination de masse.
 
« J’ai assisté en très peu de temps à l’effondrement du journalisme, de la collecte d’informations, du reportage d’enquête, et j’ai compris que nous étions en fait en train de faire de la propagande », a-t-elle déclaré.

« Non seulement nous avions fait taire un camp en réduisant au silence et en discréditant toute personne s’opposant au récit, mais nous nous étions élevés et désignés comme les gardiens de la vérité. Nous ne pensions plus que notre public était capable de penser par lui-même ».
 
Article vidé de sa substance par les rédacteurs en chef

Plus précisément, Mme Klowak a déclaré que les rédacteurs en chef avaient vidé de sa substance l’un de ses articles sur une femme ayant souffert d’une blessure causée par un vaccin, au point de le rendre « aseptisé ».

« Il devrait s’agir d’une simple histoire sur une personne qui a subi un effet indésirable et nous ne devrions pas le minimiser. Au lieu de cela, son histoire a été noyée sous les experts, les responsables de la santé et les statistiques, ce qui l’a aseptisée », a déclaré Mme Klowak.
 
Nous n’avons pas demandé de comptes au pouvoir

« Nous n’avons pas demandé de comptes au pouvoir et personne n’a demandé de comptes aux médias.

 

Universitaires britanniques : une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030

Pour avancer cette hypothèse stupéfiante, l’organisme se base sur la mise au point d’un nouveau modèle des cycles solaires qui permet « des prédictions d’une précision sans précédent ». (Image d’illustration)

D’après des scientifiques britanniques, le Soleil pourrait être confronté, dès 2030, à un phénomène appelé « minimum de Maunder ». Celui-ci pourrait provoquer une nette baisse des températures sur Terre.

La Terre va-t-elle connaître de nouveau un « petite période glaciaire » ? D’après une étude menée par la Royal Astronomical Society, un organisme de recherche astronomique britannique, l’activité du Soleil pourrait brutalement chuter de 60 % d’ici les années 2030-2040, provoquant une baisse de température généralisée comme de 1645 à 1715. Une période appelée « Minimum de Maunder », se traduisant par un nombre de taches solaires — de petites régions sombres où la température est plus basse que celle de son environnement — très faible.

Pour avancer cette hypothèse, l’organisme se base sur la mise au point d’un nouveau modèle des cycles solaires qui permet « des prédictions d’une précision sans précédent », commente l’organisme. Le modèle repose sur l’analyse de la circulation des champs magnétiques à l’intérieur et à la surface du Soleil, un phénomène appelé « effet dynamo ».

« Nous avons remarqué que les deux vagues magnétiques qui circulent à l’intérieur du Soleil ont pour origine deux différentes couches de matière. Elles ont toutes deux une fréquence d’environ 11 années, même si elles sont légèrement différentes et sont parfois décalées. Au cours d’un cycle, les vagues fluctuent entre les hémisphères nord et sud du Soleil. En combinant les effets des vagues et en les comparant avec les données réelles du cycle du soleil, nos prévisions montrent une exactitude de 97 % », a expliqué la professeur Valentina Jarkova, lors d’une présentation devant l’Assemblée nationale de l’astronomie à Llandudno, au nord du Pays de Galles.

Pour Étienne Parizot, professeur à l’université Paris Diderot et astrophysicien au laboratoire Astroparticule et Cosmologie (APC), cette découverte est à prendre avec des pincettes. « Ce nouveau modèle est intéressant puisque le groupe de scientifiques a manifestement identifié un niveau de complexité supérieur par rapport aux précédents modèles. Mais de là à prédire un petit âge glaciaire, restons prudents », commente-t-il. « L’étude du Soleil est une science complexe. L’activité magnétique a certes une incidence sur les rayons cosmiques, c’est certain. Mais est-ce que les rayons cosmiques ont une incidence sur le climat et les températures ? C’est moins sûr, des expériences sont en cours à ce propos, et les résultats sont semi-concluants », explique l’astrophysicien.

Un minimum de Maunder d’ici quinze ans

Toutefois pour le groupe de scientifiques britanniques, les prochaines prévisions sont sans équivoque. « Lors du 26e cycle, qui couvre la décennie 2030-2040, les deux vagues magnétiques seront complètement désynchronisées et cela va provoquer une réduction significative de l’activité solaire. Les deux champs magnétiques se reflèteront exactement. Il y aura un pic d’activité en même temps dans les deux hémisphères opposés (…). Nous prévoyons que cela va conduire à des propriétés d’un “minimum de Maunder” », a déclaré Jarkova.

En 2014, la NASA alertait déjà sur la possibilité d’un tel phénomène, mais avec beaucoup moins de certitude. Les scientifiques estimaient à 20 % « la probabilité que les températures évoluent vers des “modifications majeures” », révélait Atlantico. « Nous allons tout droit vers des hivers très rudes, vers un mini âge de glace » confiait Richard Harrison du Rutherford Appleton Laboratory à la BBC, s’appuyant sur la nette diminution des taches solaires depuis 2011.

Le précédent « minimum de Maunder » remonte à la période de 1645 à 1715. À l’époque, les hivers étaient tellement rudes que certains fleuves d’Europe, comme la Tamise ou bien la Seine, et d’Amériques avaient entièrement gelé. « Plusieurs peintures de l’époque montrent la Tamise gelée », raconte Étienne Parizot et ajoute : « Pendant plusieurs décennies, les températures ont été plus froides que la moyenne ». En France durant cette période, les températures pouvaient descendre jusqu’à -25 °C.

Source : Le Figaro

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jeudi 18 mai 2023

Québec — Quasiment aucun des dix prénoms pour garçon les plus donnés en 2021 n'est typiquement français

Il est né 43 700 garçons et 41 200 filles au Québec en 2021. Le rapport de masculinité, c’est-à-dire le rapport entre les naissances masculines et les naissances féminines est de 106 et correspond à peu près au niveau attendu, puisqu’il naît naturellement environ 105 enfants de sexe masculin pour 100 de sexe féminin.

Selon la Banque de prénoms de Retraite Québec, Emma est le prénom qui a été le plus donné aux filles nées en 2021. Il remplace de justesse Olivia, qui glisse au deuxième rang, et renoue ainsi avec le sommet où il a trôné de 2015 à 2018. On retrouve tout près derrière Alice, au troisième rang, suivi de Florence, Charlie, Livia, Charlotte, Léa, Romy et Zoé. Des dix premiers prénoms féminins de 2021, tous se trouvaient dans la liste de 2020. Chez les garçons, Noah devance William à la tête du palmarès, mais de peu. Viennent ensuite Thomas, Léo, Liam, Jacob, Nathan, Arthur, Édouard et Félix.

Des prénoms masculins les plus populaires en 2021, un seul a changé par rapport à 2020, soit Félix, qui est passé du 12e au 10e  rang, tandis que Logan a glissé du 8e au 11e  rang.

Les dix prénoms les plus populaires ont été donnés à 11 % des filles et à 13 % des garçons nés en 2021. Précisons que cette liste est faite en fonction de l’orthographe des prénoms tels qu’ils ont été inscrits par les parents lors de leur demande de paiement de soutien aux enfants.

Tous les prénoms masculins sont anglo-saxons (Noah plutôt que Noé, William plutôt que Guillaume, Logan, Liam) ou bilingues (de mêmes formes en anglais qu’en français si l’on excepte l’accent : Thomas, Léo, Jacob, Félix, Nathan, Arthur). Seul Édouard se distingue, mais il est très proche de l’anglais (Edward). Aucun de dix premiers prénoms n’est typiquement français : Pierre, Jean, Arnaud (17e), Étienne, Yves, Thierry, Jacques, André, Alain, etc.

Les choses sont différentes pour les filles, mais c’est peut-être parce que nombreux prénoms féminins français (Alice, Charlotte, Rosalie, Béatrice) sont prisés par les Anglo-Saxons depuis longtemps. Mais on notera l’absence de prénoms typiquement français (non adoptés par les Anglo-saxons) : Françoise, Ève, Marie-France, Jeanne,  Mahaut, Manon, Aurélie, etc. De nombreux prénoms ont des formes en — a prisées par les Anglais ou les italophones ou hispanophones (Livia plutôt que Livie, Clara plutôt que Claire, Eva plutôt que Ève, Sofia plutôt que Sophie, etc.)




Curiosité : il serait né une Mohamed en 2018 et une Mohammad en 2016 au Québec (toujours à la pointe du progrès).
 


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Québec — Aucun des prénoms de garçon les plus donnés en 2018 n’est typiquement français 

Une mère et un enfant québécois sur un site gouvernemental :


 

mercredi 17 mai 2023

Québec : immigration record et pourtant le nombre de postes à pourvoir double ensuite

De 2015 à 2019, le solde migratoire total du Québec a quadruplé, passant de 24 800 à 93 500 personnes. Mais plutôt que de diminuer, le taux de postes vacants a doublé au Québec pendant ce temps, passant de 1,8% de postes disponibles en 2015 à 3,5% en 2019.

 
De combien d’immigrants permanents le Québec a-t-il besoin ?

Le Conseil du patronat en réclame de 80 000 à 100 000 par année. Le gouvernement vise une cible de 50 000. Dans une analyse détaillée, dont nous vous présentons ici la synthèse, l'économiste Pierre Fortin (ci-dessous) tranche le débat en faveur du seuil le moins élevé.

Dans un Livre blanc sur l’immigration publié en mai 2022, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a réclamé une hausse du nombre d’immigrants permanents au Québec à 80 000 par année pour les quatre années 2023 à 2026, puis « idéalement » à 100 000 par année par la suite. L’objectif principal recherché est de soulager les entreprises de la pénurie actuelle de main-d’œuvre, dont l’intensité s’est accrue au moins jusqu’au printemps dernier avec la baisse du taux de chômage à un niveau jamais atteint depuis 50 ans. Le premier ministre Legault et ses ministres de l’Immigration, Jean Boulet, et de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, ont rejeté la demande du CPQ et veulent s’en tenir au seuil annuel relativement stable de 50 000 immigrants permanents observé depuis 15 ans.

Deux défauts majeurs

Comment le CPQ a-t-il fait cette évaluation ? Il a estimé le nombre d’admissions de nouveaux immigrants permanents dont le Québec aurait besoin de 2023 à 2026 afin de finir de combler l’écart qu’une étude de 2018 d’Emploi-Québec avait prévu entre le total d’emplois à pourvoir et l’offre de travailleurs disponibles localement pour l’ensemble de la période décennale 2017-2026. Le CPQ a déduit de cette étude de 2018 d’Emploi-Québec que l’écart offre-demande à combler pour toute la décennie 2017-2026 exigeait l’admission cumulée de 593 000 immigrants permanents. Mais comme 278 000 allaient être admis de 2017 à 2022, le CPQ en a conclu que les 315 000 restants devaient arriver de 2023 à 2026, soit environ 80 000 par année, afin que la commande décennale soit complétée.

Malheureusement, cette estimation d’un besoin annuel de 80 000 immigrants permanents présentée par le CPQ souffre de deux défauts majeurs. Ces deux défauts font gonfler démesurément le besoin annuel d’immigrants permanents estimé par l’organisme patronal.

La première des deux failles de l’estimation du CPQ est qu’elle est basée sur les prévisions d’une étude d’Emploi-Québec datant de 2018, donc d’avant la pandémie et forcément périmée, plutôt que sur la mise à jour postpandémique 2021 qu’Emploi-Québec a publiée au début de 2022. Cette dernière repose sur des perspectives économiques renouvelées et prolongées à la période décennale 2021-2030.

En appliquant à cette mise à jour 2021 d’Emploi-Québec la méthode d’estimation que le CPQ a utilisée avec l’édition périmée de 2018, on trouve que le nombre estimatif d’immigrants permanents dont le Québec aurait besoin en moyenne de 2023 à 2030 est de 63 000 plutôt que de 80 000. En employant l’édition périmée de 2018 plutôt que l’édition mise à jour de 2021, le CPQ s’est donc trouvé à gonfler démesurément (de 26 %) le résultat estimé pour les années 2023 à 2026.

Le second défaut de cette évaluation est d’être tenue implicitement pour certaine et de n’accorder aucune attention à la marge d’erreur dans le chiffre de 80 000 avancé, contrairement à la pratique professionnelle de tous les travaux qui reposent sur des hypothèses statistiques faillibles. En supposant, pour fixer concrètement les idées, qu’Emploi-Québec ait surestimé en 2021 la hausse de l’emploi à pourvoir d’un plausible et tout petit 0,1 % par année pour la période 2021-2030, on trouve après correction que le nombre estimatif d’immigrants permanents dont le Québec aurait besoin en moyenne de 2023 à 2030 serait de 53 000 plutôt que de 63 000. Cela ramènerait la réclamation du CPQ à un niveau voisin du taux annuel de 50 000 immigrants permanents par année planifié par le premier ministre Legault et ses ministres Boulet et Fitzgibbon.

Un copier-coller de la politique fédérale

Le CPQ ne fait pas que réclamer du Québec qu’il accroisse son taux d’admission à 80 000 immigrants permanents par année de 2023 à 2026, il l’invite également à « tendre idéalement » vers un taux annuel de 100 000 par la suite. Cette cible de 100 000 immigrants permanents par année n’est pas choisie au hasard. Elle équivaut à 22 % des 451 000 immigrants permanents que le gouvernement fédéral vient d’annoncer qu’il admettrait à partir de 2024. Or, 22 % est exactement la part de la population canadienne que représentent actuellement les 8,6 millions de Québécois. La proposition du CPQ pour le Québec est donc un copier-coller de la nouvelle politique fédérale, qu’il appuie sans discussion.

Les lobbys politiques canadiens qui, comme le CPQ, appuient l’accélération de l’immigration canadienne que planifie le gouvernement fédéral sont d’avis qu’elle apporterait trois avantages économiques majeurs au pays : elle résoudrait le problème des pénuries de main-d’œuvre, elle combattrait efficacement le vieillissement de la population, et elle favoriserait la croissance du niveau de vie moyen et du bonheur des gens. Malheureusement, il n’existe aucune preuve scientifique sérieuse de la présence de l’un ou l’autre de ces trois effets bénéfiques présumés.

De faux avantages économiques

Le premier avantage économique présumé est que plus on accueillera d’immigrants, plus la pénurie de main-d’œuvre va s’atténuer. Il est incontestable que le recours à l’immigration fait partie des moyens essentiels de soulager les pénuries de main-d’œuvre particulières des entreprises individuelles. Il doit être encouragé et facilité en réduisant la complexité administrative et les longs temps d’attente.

Mais malheureusement, le CPQ a tort d’affirmer que l’immigration peut faire diminuer la pénurie de main-d’œuvre pour l’ensemble de l’économie. Cette idée n’est en fait rien d’autre qu’un gros sophisme de composition. Ceux qui la défendent « oublient » de tenir compte du fait que les revenus supplémentaires encaissés et dépensés par les nouveaux arrivants finissent par faire augmenter la demande de main-d’œuvre autant que l’offre de main-d’œuvre, de sorte que l’effet net sur la rareté de la main-d’œuvre dans l’économie globale est à peu près nul. On doit travailler consensuellement à améliorer la composition et le bon fonctionnement de l’immigration et non s’employer à en augmenter la cible générale à l’aveuglette.

Les données récentes montrent que l'immigration ne diminuent pas la pénurie, au contraire

Cette affirmation voulant que l’immigration soit sans effet net sur la pénurie globale de main-d’œuvre est tout à fait conforme aux données de l’expérience. De 2015 à 2019 par exemple, le solde migratoire total du Québec, qui prend en compte l’addition annuelle nette de tous les immigrants permanents et temporaires, a quadruplé, passant de 24 800 à 93 500 personnes. Mais plutôt que de diminuer, le taux de postes vacants a doublé au Québec pendant ce temps, passant de 1,8 % de postes disponibles en 2015 à 3,5 % en 2019. Autre exemple : de 2015 à 2022, bien que le solde migratoire total de la Colombie-Britannique ait dépassé celui du Québec de 65 % à 75 % en proportion selon les années, le taux de postes vacants de cette province était récemment supérieur, et non inférieur, à celui du Québec, s’établissant à 6,5 % là-bas contre 5,8 % au Québec.

L'immigration n'entame pas le vieillissement de la population

Le deuxième avantage économique présumé d’une expansion migratoire comme celle que prévoit le gouvernement fédéral, soit 451 000 immigrants permanents à partir de 2024, est qu’elle aiderait à combattre le vieillissement de la population. Malheureusement, cet espoir est lui aussi contredit par la littérature de recherche, qui a clairement démontré que l’effet de l’immigration sur le rapport de dépendance des personnes âgées est minime, notamment parce que les immigrants arrivent souvent avec leurs vieux parents, puis vieillissent eux-mêmes.

Aucune preuve à la croissance du niveau de vie (et des exemples contraires...)

Le troisième avantage économique présumé d’une accélération majeure de l’immigration comme celle que planifie Ottawa est qu’elle favoriserait la croissance du niveau de vie et du bonheur des gens. Mais encore ici, il n’existe aucune preuve scientifique que la croissance du niveau de vie des Canadiens réagirait positivement (ou négativement) à une expansion accélérée de l’immigration et de la population.

Les synthèses de la littérature produites par les meilleurs chercheurs canadiens en économie de l’immigration ont au contraire fermement conclu que les effets de l’immigration sur le niveau de vie estimés par les nombreuses recherches sur la question sont généralement négligeables. Par exemple, malgré un taux d’immigration 19 fois plus faible que celui du Canada, la Corée du Sud a vu son PIB par habitant (inflation déduite) augmenter 4,5 fois plus que celui du Canada de 2000 à 2019. Et tout près de nous, bien qu’on dénombre sept fois moins d’immigrants à Québec qu’à Toronto, la croissance du PIB par habitant a été deux fois plus importante dans la Vieille Capitale que dans la Ville reine de 2001 à 2018.

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Choisir le bon rythme

À quel rythme optimal est-il souhaitable d’admettre des immigrants permanents au Québec ? Cela est difficile à déterminer, car le concept de « capacité d’accueil » d’une communauté n’est pas facile à mesurer. Néanmoins, il est clair que la réclamation maximale du CPQ, de 80 000 à 100 000 par année, doit être rejetée pour au moins quatre raisons.

Premièrement, doubler l’immigration permanente au Québec de 50 000 à 100 000 d’ici la seconde moitié de la présente décennie entraînerait une surcharge administrative impossible au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) et aux autres ministères responsables des services publics.

Deuxièmement, bien qu’il soit essentiel d’atteindre un volume d’admissions de base suffisant pour répondre de façon rapide et efficace aux demandes des entreprises individuelles souffrant de pénuries particulières, ce qui importe surtout pour le Québec, c’est d’améliorer sans cesse la composition de son immigration et d’honorer ses obligations morales et humanitaires.

Troisièmement, une explosion migratoire qui ferait passer soudainement le nombre d’immigrants permanents de 50 000 à 100 000 par année serait passablement téméraire sur le plan social. Elle risquerait d’attiser la xénophobie et d’encourager le rejet de l’immigration. On observe déjà cette malheureuse évolution des choses en Europe et aux États-Unis. Les recherches sur le terrain ont décisivement montré que l’introduction trop rapide de l’immigration et de la diversité ethnoculturelle dans une communauté tend naturellement à réduire les relations de confiance, le degré d’altruisme, l’intérêt à coopérer et la cohésion sociale.

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Quatrièmement, le recrutement et l’intégration des immigrants posent des défis plus difficiles et complexes à relever au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord, parce que la promotion du français, fragile mais essentielle à la protection et au développement de la culture distincte du Québec, doit forcément s’éloigner du principe de personnalité, selon lequel chaque personne choisit librement la langue qu’elle utilise dans l’espace public, en faveur du principe de territorialité en vigueur dans toutes les sociétés d’immigration sauf à Montréal, et voulant que chaque personne utilise dans l’espace public la langue officielle ou majoritaire de la population d’accueil.

Tous ces défis à relever ajoutent à la justification d’une politique générale d’immigration différente au Québec, contrôlée strictement par la province, et planifiant des volumes d’admissions plus modérés qu’au Canada, en conformité avec l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration et à l’admission temporaire des aubains de 1991. La question du taux d’immigration optimal reste ouverte, mais l’idée de poursuivre la « règle » suivie par le MIFI au cours de la période de 15 ans de 2008 à 2022, soit d’admettre un niveau relativement stable de 50 000 immigrants permanents par année, n’est pas mauvaise, car il appert fréquemment qu’« une vieille règle est une bonne règle ».

Qu’adviendra-t-il du poids du Québec dans le Canada ?

Choisir d’accueillir de 50 000 à 55 000 immigrants permanents par année plutôt que de 80 000 à 100 000 comme le voudrait le CPQ par imitation de la politique fédérale aurait deux conséquences démographiques pour le Québec. En niveau absolu, la population du Québec croîtrait moins vite. Selon le plus récent scénario démographique de référence de l’Institut de la statistique du Québec, avec 50 000 immigrants (augmentés plus tard à 55 000), elle s’élèverait à 10 millions d’habitants en 2061, alors qu’elle pourrait atteindre 11,7 millions d’habitants avec les 100 000 immigrants annuels réclamés par le CPQ.

L’effet sur le niveau de vie moyen et le bonheur des Québécois serait à peu près nul, comme c’est le cas pour nombre de petites nations qui sont devenues riches et heureuses sans avoir dû à cette fin poursuivre un rêve de grandeur démographique, politique ou militaire (par exemple la Suisse, la Norvège, le Danemark, l’Autriche, la Suède ou la Finlande).

[...]

Source : L'Actualité

Un ministère de l'Éducation qui encourage l'illettrisme et les échecs en français ?

Une fois de plus, et sans grande surprise, on apprend que 52 % des élèves échouent en orthographe et en grammaire lors de l’épreuve de français de cinquième secondaire (habi­tuel­lement 16 ans). Et pour comble, ce résultat lamentable a été obtenu alors que l’élève peut consulter un dictionnaire, une grammaire, et un recueil de conjugaison.

Les accusations pleuvent. Pour Nathalie Elgraby, le coupable est le ministère accord que pour Luc Papineau, enseignant de français, la faute en revient au système qui encouragerait l’illettrisme.

Même les professeurs de cégep en sont venus à des constats simples : leurs étudiants ne maitrisent pas les accords dans les groupes du nom et sont confus quant à [distinguent mal] certains homophones. Des notions souvent de niveau primaire. 

On suggère aussi que les enseignants fassent écrire leurs élèves tous les jours. C’est un vœux [sic] pieu [sic] que je souhaiterais bien pouvoir accomplir. Sauf qu’il faudrait réaliser [comprendre, saisir] qu’avec mes 120 élèves […], je risque d’y laisser ma santé, surtout quand il est reconnu que la charge de travail des enseignants s’est alourdie au fil des années. 

On leur propose également de consacrer plus de temps à enseigner les régularités de la langue française. Comme si on ne le faisait déjà pas dans nos classes. Dans les faits, on « épure » tellement l’enseignement de la grammaire pour se consacrer à l’essentiel que des étudiants universitaires voulant passer le TECFÉE pour devenir eux-mêmes enseignants un jour sont confrontés à des règles peu ou jamais vues au secondaire. 

Enfin, on nous indique qu’il faudrait qu’on soit plus efficace et prenne plus de temps dans l’enseignement des stratégies de révision…  

Grille de correction laxiste 

Or, le secret que personne n’ose dire à voix haute est que les élèves peuvent se moquer de maitriser la grammaire et l’orthographe avant la cinquième secondaire parce que la place occupée par celles-ci dans les grilles de correction d’un texte est insuffisante. Ils savent pertinemment qu’ils peuvent réussir en écrivant un texte comprenant une faute de grammaire ou d’orthographe par mot. Sauf en cinquième secondaire où tout à coup, on a resserré ce critère.   

Une des solutions que les experts ne suggèreront jamais est de revoir les exigences des grilles de correction en écriture. Il est anormal que la maitrise de la ponctuation et de la syntaxe compte davantage que celle de la grammaire et l’orthographe. Il est anormal qu’un élève puisse réussir, sauf en cinquième secondaire, un texte en écrivant une faute par mot. On a habitué nos jeunes à un laxisme consternant et on se surprend ensuite quand ils échouent. 

Tant et aussi longtemps qu’on sera si peu exigeant avec nos jeunes, ils nous donneront exactement ce qu’on attend d’eux… comme on peut le constater avec les résultats récents dévoilés par le Journal de Montréal.  

Luc Papineau, Enseignant de français


Parions que cette nouvelle a dépité les bonzes du ministère de l’Éducation qui s’affairent sans doute à trouver un bouc émissaire pour expliquer pareil fiasco. Pourtant, les coupables, ce sont eux et leurs prédécesseurs.

Résultat

Depuis plusieurs décennies, le ministère a fait du taux de diplomation sa priorité.

Or, comme l’indique la loi de Goodhart, « lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure », car elle devient l’objet de manipulations afin d’en améliorer le résultat. C’est d’ailleurs l’incitation qu’a créée le ministère en stipulant que hausser le taux de diplomation exige « que tous les acteurs […] se sentent unis par une obligation de résultats ».

Ainsi, pour atteindre ledit résultat, les « acteurs » ont nivelé par le bas et bradé les diplômes, mais ils ont oublié que l’on récolte toujours ce que l’on sème.

Or, les enseignants d’aujourd’hui sont le produit des diplômes délivrés hier. Et comme on ne peut enseigner ce que l’on ignore, l’échec des élèves trahit les lacunes du corps enseignant. On comprend mieux pourquoi ils sont nombreux à réclamer une simplification de la grammaire !

Excellence

L’excellence ne procède jamais de la nullité. Le ministère ne pourra donc espérer relever le niveau du français sans exiger une mise à niveau rigoureuse de son corps enseignant et l’évaluation de ce dernier.

De plus, pour interrompre la dégénérescence de l’instruction publique causée par les réformes adoptées au nom d’un soi-disant « progrès », Québec devrait changer de paradigme et privilégier la qualité des diplômes plutôt que la quantité.

Interrompre la marche descendante est possible. Mais qui en aura le courage ?

Nathalie Elgraby, Journal de Québec


France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants...

 

Une intervention de l’association militante OUTrans devant des classes de 4ème de la prestigieuse école alsacienne, un établissement privé, a ému de nombreux parents. Ils dénoncent une prise à partie militante, et même agressive, de leurs enfants.

Cette association qui prône la lutte contre la transphobie et l’aide aux personnes trans est intervenue lundi devant trois classes de 4e de l’École alsacienne. Mais la teneur de l’intervention, supposément centrée sur la prévention des LGBTphobies (et finalement consacrée uniquement à la question trans) a scandalisé de nombreux parents d’élèves, obligeant la direction du collège d’empêcher la tenue ultérieure de nouvelles interventions d’OUTrans.

Choqués et en colère face à ce qu’ils qualifient de «propagande» en faveur du «militantisme trans», des parents se sont par la suite ouverts à «l’Observatoire du décolonialisme», un collectif d’universitaires regroupés autour de la défense de l’universalisme dans l’enseignement.

Les élèves ont par exemple été invités à s’exprimer sur leurs représentations du masculin et du féminin. Quand un intervenant explique qu’aujourd’hui, des hommes peuvent être « enceints», des élèves ont protesté – avant d’être sèchement recadrés par les intervenants : « ils ont accusé les enfants d’être transphobes», se plaint un parent d’élève.

Quand des collégiens expriment leur difficulté à imaginer partager les toilettes des filles avec des hommes trans, les intervenants leur ont de nouveau reproché d'être pétris de préjugés discriminatoires.

D'autres parents soulignent que la séance s'apparentait même à du « prosélytisme en faveur du transgenrisme». Leurs enfants se sont vus expliquer que « si un adolescent n'est pas bien dans sa peau, c'est qu'il est peut-être trans », et que cette question n'a pas forcément à être abordée avec un psychologue. « Être trans c'est un feeling », ont ajouté les intervenants, qui ont également déclaré devant leur jeune public : « dire qu'il y a seulement deux sexes, c'est une représentation datée et c'est faux ».

« Ce qui me frappe, c’est l’intolérance de ces gens qui étaient là pour prôner au contraire la tolérance» reconnaît le président de l’Association des parents d’élèves de l’École alsacienne.

Hasard ou coïncidence ? L'un des enfants du ministre de l'Éducation nationale est précisément scolarisé en classe en 4ème à l'École alsacienne - et certains parents en font état, soupçonnant Pap Ndiaye d'avoir lui-même recommandé directement de faire intervenir HandsAway à l'école. Ce que réfute catégoriquement la direction de l'établissement.

Source : Le Figaro


Billet du 26 juin 2022

France – Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine » 

Le controversé ministre de l'Éducation en France, nommé récemment par Emmanuel Macron, assure d'ailleurs que ce choix du privé élitiste était celui de parents soucieux du bon développement de leurs enfants.

Pap Ndiaye, ministre de l'Education nationale de France

L’école publique, c’est comme les éoliennes : tout le monde dit aimer cela, mais pas chez soi. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, semble être de ceux qui pourraient correspondre à cette expression. Très critiqué depuis sa nomination, notamment pour ses prises de position sur l’antiracisme, il avait notamment dû faire face à certaines remontrances quant à la scolarité de ses enfants. Peu après sa nomination, Paris Match révélait que ces derniers avaient été scolarisés dans la très prestigieuse École alsacienne, dans le 6e arrondissement de Paris. Un établissement privé sous contrat réputé pour son élitisme revendiqué.

Une incongruité pour un homme désormais censé incarner l’école républicaine, publique et laïque. Dans un entretien accordé au Parisien, samedi 25 juin, Pap Ndiaye est cependant revenu sur le sujet, en assumant sans difficulté la scolarité de ses enfants. Le quotidien francilien, qui ne confirme pas que les enfants du ministre sont toujours inscrits à l’École alsacienne, évoque un « établissement privé et élitiste ». Un qualificatif que ne renie pas le ministre de l’Éducation nationale, qui admet que ses deux enfants sont « scolarisés dans un établissement privé sous contrat ». Une école qui, précise-t-il, « remplit donc une mission de service public ».

Un passage en « REP+ »

« Il y a des moments qui, dans le développement de l’enfant, peuvent être compliqués », se justifie-t-il, évoquant « le choix de parents » dont les enfants ne bénéficiaient plus « des conditions [nécessaires] à une scolarité sereine et heureuse ». Pap Ndiaye précise que ses enfants étaient, auparavant, scolarisés « en REP+ » – l’acronyme désignant les « réseaux d’éducation prioritaire renforcée » [souvent en banlieue immigrée]. Pas sûr, cependant, qu’une telle réponse suffise à convaincre les parents d’élèves qui n’ont pas d’autre solution que l’école publique…

Source : Valeurs actuelles

Voir aussi

Le Macron nouveau : Ndiaye militant communauriste noir à l'Éducation nationale française

Bock-Côté sur Pap Ndiaye, le controversé nouveau ministre de l'Éducation en France