Lauréat du prix Fnac, du prix Méduse et du prix Première Plume, il est donné comme un sérieux prétendant au prix Renaudot et figure parmi les ouvrages en lice pour les prix Goncourt, Femina, Médicis et Décembre. Il est, en outre, en cours de traduction dans une vingtaine de langues.
Or, selon Pangram, ce roman serait rédigé presque intégralement par une intelligence artificielle.
Balance ton Claude a soumis à l’analyse plusieurs passages, prélevés à différents endroits du manuscrit. Le résultat est, presque invariablement, le même : 100 % IA — notamment pour les deux premiers chapitres, reproduits dans le tweet ci-dessous.
Selon Balance ton Claude, Pangram est présenté comme l’un des détecteurs d’IA les plus fiables : son taux de faux positifs serait de 0,0041 %, soit environ un texte humain sur 24 400. Sur 996 273 textes antérieurs à 2022, seuls 14 — soit 0,0014 % — ont été classés par Pangram comme étant, au moins partiellement, générés par une IA.
Si l’on considère, à titre théorique, vingt passages indépendants présentant chacun ce même taux de faux positif, la probabilité qu’ils soient tous erronément identifiés comme produits par une IA serait de (0,0041 %)²⁰, soit environ 0,18 × 10⁻⁴⁵ %.
Le roman comporterait bien davantage que vingt signalements.
Balance ton Claude milite précisément contre ce qu’il appelle la « pollution des fils d’actualité » : la prolifération de textes générés ou fortement assistés par l’intelligence artificielle, publiés comme s’ils étaient l’œuvre de leurs auteurs.
Une telle accumulation de résultats ne constitue évidemment pas, à elle seule, une preuve de l’usage d’une IA ; elle appelle néanmoins, à tout le moins, une explication.
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