Déni de la biologie ? Effacement de la femme ? Tyrannie du lobby trans ? Bêtise ? On se perd en conjectures.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
samedi 16 octobre 2021
Effacement des femmes : Teen Vogue parle de « non-propriétaire de prostate »
Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau
L’image utilisée par Radio-Canada montre l’eau atteignant environ le haut de la clôture de 3 mètres de haut entourant le palais de Buckingham. Selon les cartes d’élévation, l’altitude du palais de Buckingham est d’environ 13 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui signifie que pour que l’image soit une représentation réaliste de n’importe quel scénario, le niveau de la mer devrait s’élever d’environ 16 mètres par rapport à son niveau actuel.
Les prévisions du pire des cas de la part de chercheurs climatologues réputés sont loin de ces prévisions apocalyptiques. Dans les scénarios climatiques à fortes émissions, le niveau de la mer devrait augmenter d’environ 77 cm au-dessus de la moyenne 1995-2014 d’ici 2100. Dans les scénarios à émissions plus faibles, le niveau de la mer devrait augmenter de 38 cm d’ici 2100. De même, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU prédit que le niveau de la mer augmentera de 30 cm à 90 cm en moyenne d’ici 2100, la plupart des régions côtières connaissant une élévation du niveau de la mer de moins de 20 % de cette projection. Aucun scénario climatique de source fiable ne prédit que les touristes auront besoin de gilets de sauvetage pour prendre une photo à côté du Palais de Buckingham…
La fabrique de l’écoanxiété chez les jeunes
La SRC colporte des fantasmes catastrophistes susceptibles de créer une anxiété climatique préjudiciable chez les enfants.
Comme le signalait Nature à la fin septembre, le changement climatique provoque de la détresse, de la colère et d’autres émotions négatives chez les enfants et les jeunes du monde entier, selon une enquête menée auprès de milliers de jeunes de 16 à 25 ans. Cette « éco-anxiété » a un impact négatif sur la vie quotidienne des jeunes adultes interrogées, disent les chercheurs qui ont mené l’enquête. Elle est en partie causée par le sentiment que les gouvernements ne font pas assez pour éviter la catastrophe climatique annoncée sans cesse dans les médias.
« Cette étude fournit des arguments à quiconque se préoccupe de la santé mentale des jeunes — le changement climatique est une dimension réelle de leurs problèmes de santé mentale », explique Sarah Ray, qui étudie l’anxiété climatique à la Humboldt State University à Arcata, en Californie.
L’enquête est la plus importante du genre. En effet, on a demandé à 10 000 jeunes de 10 pays ce qu’ils pensaient du changement climatique et de la réponse des gouvernements à ce sujet.
Les résultats révèlent que la plupart des jeunes interrogés étaient préoccupés par le changement climatique, près de 60 % déclarant se sentir « très inquiets » ou « extrêmement inquiets ». De nombreuses émotions négatives associées au changement climatique — les plus couramment choisies étaient « triste », « peur », « anxieux », « en colère » et « impuissant ». Dans l’ensemble, 45 % des participants ont déclaré que leurs sentiments à l’égard du changement climatique avaient un impact sur leur vie quotidienne.
Quid au Québec ?
Dans certaines régions du Canada les terres s’élèvent alors que dans d’autres elles s’affaissent. Au Canada atlantique, où les masses continentales s’affaissent, l’élévation du niveau de la mer est plus importante qu’au Québec. Le niveau de la mer à Halifax, où les terres s’affaissent, monte depuis plus d’un siècle de 3,3 mm/an, soit 0,33 m par siècle. En général, le sol du Québec s’élève (voir illustration ci-dessus) et la hausse du niveau de la mer est (très) modérée (à Rimouski elle est de 0,6 mm/an soit 0,06 m par siècle…) sans qu’on ne décèle de nette accélération.
Les élèves québécois devraient être nettement moins anxieux. Encore faudrait-il qu’ils soient moins constamment bombardés de nouvelles catastrophistes dans les gros médias subventionnés et à l’école.
Dans un article de 2018, Judith Curry, spécialiste des sciences du climat des États-Unis, a averti que « les valeurs extrêmes d’une éventuelle élévation du niveau de la mer sont considérées comme extrêmement improbables ou tellement improbables qu’on ne peut même pas leur attribuer une probabilité ».
Ce soulèvement isostatique est dû au rebond postglaciaire qui suit la fonte des glaciers continentaux et des calottes glaciaires. La baie d’Hudson (le niveau de la mer baisse de 9,3 mm/an à Churchill !) et les Grands Lacs au Canada
sont actuellement en train de se soulever, en réponse à la fonte des calottes glaciaires après la dernière glaciation, il y a 10 000 ans. Ce même effet très lent s’observe en péninsule Scandinave, où par exemple la Haute Côte en Baltique se serait élevée de 285 m depuis la dernière glaciation. Il est vrai que le Sud de l’Angleterre qui n’a pas été atteint par la dernière glaciation ne profite pas de ce rebond, la masse continentale y tend plutôt à s’affaisser de 5 cm par siècle.
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Thilo Sarrazin : pour les médias le changement climatique est plus important que la démographie, pourtant dans un siècle...
Thilo Sarrazin. — « Les médias (en particulier la télévision publique) et tous les partis politiques (à l’exception de l’AfD) ont complètement occulté les questions de politique migratoire tout au long de la campagne électorale des élections de septembre dernier. Ils ont préféré focaliser sur le changement climatique qui semble représenter, pour eux, la plus grande menace pour notre avenir. Mais comme la population [de souche] allemande, si la tendance que je décris se poursuit, s’éteindra de toute façon dans les 100 prochaines années, le changement climatique, quelle que soit la façon dont on l’évalue, ne constitue plus aujourd’hui une menace pour l’avenir, du moins pour les Allemands.
[…]
Pour ce qui est de la question migratoire, il faut constater que le taux de natalité, en Allemagne, est de plus en plus déterminé par le grand nombre d’enfants nés d’immigrants. Quant aux enfants nés en Allemagne, plus de 40 % d’entre eux sont issus de l’immigration. »
Thilo Sarrazin a publié, en juillet dernier, un nouvel essai intitulé Wir schaffen das !, (« Nous y arriverons ! », par référence à la déclaration d’Angela Merkel, le 31 aout 2015, au sujet de l’ouverture des frontières allemandes aux migrants). Il y dénonce ce qu’il nomme « un vœu pieux ».
Pour Sarrazin, la phrase « Nous y arriverons ! » de Merkel était un appel politique qui n’avait pas de fondement objectif. Le peuple allemand a ainsi été tenu politiquement et matériellement responsable de cette décision d’ouvrir les frontières, décision que la chancelière a prise de manière unilatérale. Aujourd’hui, Angela Merkel se retire et les conséquences financières, démographiques et culturelles de sa décision pèseront sur les Allemands pendant de nombreuses décennies, voire des siècles : le taux de criminalité et de violence impliquant les immigrés depuis 2015 est trois fois plus élevé que celui du reste de la population allemande. Selon l’ancien ministre socialiste, leur niveau d’éducation est peu élevé, voire inexistant. la majorité de ces immigrés de 2015 n’ont pas d’emploi et vivent des aides sociales qu’ils reçoivent. Le coût annuel de ces allocations s’élève à 50 milliards d’euros. En outre, la population immigrée ne cesse de croître, en raison du regroupement familial et des taux de natalité élevés qu’elle génère.Dans L’Allemagne disparaît, l’ex-ministre écrivait : « Chaque génération nouvelle est réduite d’un tiers par rapport à la génération précédente. Si cette tendance se poursuit, avec un solde migratoire de 100 000 personnes par an, la majorité allemande va disparaître dans certaines villes et régions et un jour probablement dans l’ensemble du pays ». En 2100, selon les calculs de Sarrazin, seule « la moitié des habitants de l’Allemagne au plus seront encore les descendants de familles qui vivaient déjà en Allemagne en 1965 ». Il s’agirait des personnes les plus âgées de la population.
Thilo Sarrazin, comme son nom l’indique, est issu d’une famille d’immigrés huguenots du sud de la France, accueillie en Allemagne, fuyant les persécutions religieuses du XVIIe siècle. Le journal Die Welt avait ironisé à l’époque que Sarrazin était un excellent exemple d’intégration. Le quotidien faisant l’impasse sur le fait que ces rares calvinistes avaient la même culture occidentale, la même religion protestante et la même apparence phénotypique que les Allemands très prolifiques à l’époque qui accueillirent leurs coreligionnaires. (Jean-Sébastien Bach eut 20 enfants, dont dix vécurent jusqu’à l’âge adulte). Rappelons que seuls 50 000 huguenots émigrèrent vers les États allemands après la Révocation de l’Édit de Nantes (1685). La population des États allemands de l’époque était d’environ 12 millions d’habitants. Ces huguenots, une des plus grandes minorités ayant immigré en Allemagne à l’époque, ne représentaient donc que 0,42 % de la population.
Lucky Luke: la chevauchée des cow-boys gays dans le Far West
Dans Choco-boys, son album « hommage » au cow-boy vendredi en librairie, le dessinateur allemand Ralf König revisite allègrement le mythe.
« La population de l’Ouest sauvage était bien plus diverse [sic] qu’on ne le croit généralement. On croisait au Far West des cow-boys gays, ainsi que des pétroleuses lesbiennes et des Amérindiens queers », écrit Ralf König dans la postface de Choco-Boys, l’album qui se veut un « hommage » à Lucky Luke, sorti ce vendredi 15 octobre.
Pour le dessinateur homosexuel allemand qui « revisite » le mythe du vacher solitaire, sa vision de l’Ouest du XIXe siècle peuplé de cow-boys homosexuels relève d’une réalité historique.
Défenseur de la cause LGBTQ2SAI+, l’auteur, avec l’autorisation des ayants droit de Morris, se moque allègrement du mythe : « Je ne suis pas un militant. Je suis auteur et il se trouve que je suis gay, donc j’écris des histoires gays, a déclaré Ralf König aux journalistes du Parisien. Mais je veux juste dessiner de bonnes BD et si cela a pour effet de rendre les gens plus tolérants, tant mieux ! Bien sûr, mon Lucky Luke parle d’homophobie ! Mais je ne cherche pas à éduquer. Les homophobes sont des idiots, que ce soit dans l’Ouest sauvage ou ici et maintenant. J’ai seulement envie que le lecteur se dise qu’il s’est bien amusé. »
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| Dans Choco-boys, Lucky Luke évolue dans un Ouest sauvage qui emprunte les sentiers battus LGBTQ |
Scènes « cocasses »
Choco-boys met en scène Lucky Luke qui a la garde de cinq vaches laitières dont le propriétaire désire faire découvrir à l’Amérique son délicieux chocolat suisse. Pour cette haute mission, il est accompagné de Terrence, qui lui évoque son idylle avec un garçon vacher… Jalonné de scènes « cocasses », l’album entremêle références aux albums de la série avec le film Brokeback Mountain. Adapté de la nouvelle Brokeback Mountain d’Annie Proulx, le film raconte la passion homosexuelle secrète vécue pendant vingt ans par deux cowboys, Ennis del Mar et Jack Twist qui « avaient grandi dans deux misérables petits ranchs aux deux extrémités de l’État du Wyoming ».
vendredi 15 octobre 2021
France — «Nous, enseignants, pensons qu'Éric Zemmour peut porter le projet d'une école de l'excellence pour tous»
Cinquante enseignants appellent à soutenir la candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle 2022. Selon eux, il est le seul à ne pas renoncer à la grandeur intellectuelle de la France. Les enseignants avec Zemmour ont lancé leur site internet www.lesprofsaveczemmour.fr . Retrouvez la liste des signataires en bas de page.
L'école républicaine, telle que la concevait la tradition française, a cessé d'exister. L'alliance des libéraux de droite et des libertaires de gauche, comme l'écrivait Éric Zemmour dans son Suicide français, aura eu sa peau. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les airs qu'on fredonne avec contentement au ministère de Jean-Michel Blanquer : autonomie des établissements, discrimination positive, inclusivité, et même multiculturalisme...
L'école française avait pourtant été le lieu d'une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les « hussards noirs », jeunes soldats de la République dont l'écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée...
L'école française avait pourtant été le lieu d'une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les «hussards noirs», jeunes soldats de la République dont l'écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée : instruire le peuple, permettre aux plus méritants de s'élever, et surtout, faire aimer la France. Les murs mêmes de cette école matérialisaient un espace sacré qui aurait dû, pour reprendre les mots de Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale en 1936, «rester l'asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas».
Il y a de quoi écarquiller les yeux lorsque l'on songe que, l'année dernière, en France, notre collègue Samuel Paty a été décapité pour blasphème à la sortie de son collège. Lui était resté fidèle à cet esprit des Lumières qu'on s'empresse sans cesse d'invoquer, surtout contre le christianisme et l'héritage catholique de la France, pour l'oublier aussitôt face à l'obscurantisme islamique qui interdit à une partie de nos élèves de s'assimiler à notre communauté nationale et à notre imaginaire républicain. Les hussards d'aujourd'hui ne portent plus l'habit noir, mais sont en deuil.
On a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd'hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.
Quel professeur n'est pas dépité par la faiblesse du niveau de ses élèves ? Les scores soviétiques du brevet et du baccalauréat, véritables mensonges d'État, ne changent rien à ce que chacun constate dans ses classes et que toutes les études internationales confirment : nous avons décroché, complètement, et le niveau de maîtrise des savoirs fondamentaux s'est effondré. Où sont donc à présent les universitaires bien-pensants qui, à travers des publications aux titres galiléens, comme «Et pourtant ils lisent !» ou bien «Le Niveau monte», renvoyaient l'expérience douloureuse de milliers d'enseignants à une forme d'obscure myopie réactionnaire ?
Quel professeur n'a pas subi l'inanité des innovations pédagogiques ? Elles devaient mettre l'élève au centre de l'école afin qu'il façonne lui-même son savoir : il façonne très bien lui-même son ignorance, tandis que l'enseignant joue le rôle d'animateur scolaire. L'abandon, par dogmatisme, de la méthode syllabique dans l'apprentissage de la lecture, ou de l'enseignement explicite de la grammaire, a également contribué à l'émergence d'un nouvel illettrisme. Les copies, même celles des élèves censés être les meilleurs, à l'université ou en classe préparatoire, en portent les stigmates. Comme le résume Éric Zemmour, on a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd'hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.
Quel professeur n'a pas constaté, dans sa pratique, les échecs désastreux du collège unique ? Qui ignore encore que l'hétérogénéité des classes est telle que la différence de niveau conduit automatiquement au nivellement vers le bas ? Ou qu'un seul élève peut empêcher le cours de se dérouler, l'exclusion étant quasiment interdite ? Là encore, on sacrifie la réalité aux principes par égalitarisme, alors qu'une approche pragmatique des parcours permettrait de ne plus faire subir à ces élèves une scolarité pour laquelle ils ne sont pas adaptés et qu'ils font payer à leurs camarades et à leur enseignant.
Quel professeur enfin n'est pas révolté par le délitement du cadre scolaire et l'explosion de la violence dans les établissements ? Qui n'a pas été témoin de l'impuissance des directions face à la judiciarisation des conseils de discipline et à l'injonction constante du « pas de vagues » des circulaires rectorales ? Rappelons une évidence : une atmosphère studieuse et apaisée est la condition sine qua non de la réussite de nos élèves, en particulier des plus faibles.
Nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s'y résignent pas.
C'est pourquoi nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s'y résignent pas.
Nous, instituteurs, professeurs du secondaire et du supérieur, assistants d'éducation, PsyEN, CPE, chefs d'établissement, appelons de nos vœux une grande réforme de l'Éducation nationale fondée sur le mérite, l'excellence, et l'autorité. Nous croyons que l'élection présidentielle de 2022 est une occasion décisive pour la mettre en œuvre. Éric Zemmour a eu le courage, ces vingt dernières années, malgré les aveuglements et les dénis, de dénoncer publiquement ce que nous dénonçons ici ; il semble bien être le seul ayant la capacité et la volonté d'incarner cette politique et de la mettre en œuvre.
Nous portons le projet d'une école de l'excellence pour tous, en fonction des capacités et de la singularité de chacun. Le rétablissement de l'exigence et de l'autorité, dans les filières générales comme dans les filières professionnelles, en est la première condition : aucun élève doué ou méritant ne doit plus craindre de s'engager dans la voie qui lui convient.
Nous appelons l'ensemble de nos collègues, et plus largement encore tous ceux qui n'ont pas renoncé à la grandeur intellectuelle de la France et de ses élites, au prestige de ses métiers, et à l'école républicaine qui en est la matrice, à s'investir dans la campagne pour une candidature d'Éric Zemmour, et à porter celui-ci jusqu'à la victoire.
Tribune Portée par Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne et ex-Collectif Racine & Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes.
Signataires :
Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes
Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne
Gilles Ardinat, Profeseur agrégé d'histoire-géographie
Bastien Pothier de Badereau, Professeur d'Histoire et de Sciences-Politique
Laurence Ben Fredj, Inspecteur
Charlotte Boyer, Professeur d'allemand
Guillaume Bessière, Professeur d'histoire
Nicole Mina, Professeur des Ecoles en retraite
Corinne Carmona, Professeur
Gerard Philippe, Ancien directeur d'établissement scolaire
Eric Teyssier, Maître de conférences HDR en histoire
Frédéric Faure, Professeur d'histoire-géographie
Frank Ferrari, Professeur d'université
Pierre Aliotti, Professeur certifié de français
Pierre Retail, Enseignant d'éducation musicale
Noël Nadal, Professeur agrégé de Mathématiques
Elias Draoui, Professeur d'histoire-géographie
Jules Courroi, Professeur de musique
Régis Cazaubon, Enseignant formateur
Fabien Skraber, Enseignant en mathématiques au lycée
Alexandre Espinet, Professeur de Français
Olivier Bardon, Ancien Proviseur Adjoint
Chista Milléquant, Professeur d'allemand et de FLE
Patrick Mazeau, ancien Maître-Auxiliaire IIème échelon
Isabelle Gouleret, Proviseur
Claire Pradel, Professeur d'histoire-géographie
Nicole Weyer, Professeur de Français retraitée
Thierry Martin, Enseignant
Côme Arnaud, Professeur de Lettres Classiques
Edouard Paillard, Professeur d'histoire-géographie et Français
Bernadette Coudrain, PE Retraitée
Joost Fernandez, Professeur des écoles
Alexandre De Vellis, Enseignant
Arthur Gomes, Professeur des écoles
Martin Gay,Professeur d'histoire-géographie
Sébastien Guichon, Professeur certifié d'histoire-géographie
Christophe Schmitlin, Professeur des écoles
Simon Guerin, Professeur d'histoire-géographie
Romain Baptiste, Professeur
Valérie Laupies, Directrice d'école
Julien Langard, Professeur certifié d'histoire-géographie
Anne Sol, Professeur de lettres
Nathalie Le Guen, Enseignante du second degré
Jean-Bernard Formé, Professeur agrégé de physique
Evelyne Delmas, Professeur agrégée d'éducation musicale
Claudine Quentin, Professeur certifiée de lettres modernes
Yann de Cacqueray, Chef d'établissement collège et lycée
Xavien Ansellement, Intervenant pro en Master 1 RH
Benoït de Boysson, Chargé de cours à l'université
jeudi 14 octobre 2021
Gestion de la Covid — l’impact principal au niveau mondial n’est pas l’impact sanitaire mais l’impact psychiatrique [et éducatif]
Les impacts de la gestion de la pandémie de la COVID-19 sur la santé mentale ont induit des millions de nouveaux cas de dépression et d’anxiété dans le monde, selon une nouvelle étude de chercheurs australiens.
L’étude, publiée dans The Lancet vendredi passé, a examiné plus de 5 600 ensembles de données provenant de nombreuses enquêtes à travers le monde axées sur l’effet de la gestion de la pandémie sur la santé mentale. Ils ont ensuite effectué une modélisation de la maladie pour calculer la prévalence du trouble dépressif majeur et des troubles anxieux dus à la COVID-19.
Les chercheurs ont calculé qu’en 2020, la gestion de la pandémie par les autorités a entraîné 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur et 76 millions de cas de trouble anxieux, soit une augmentation de 28 % et 26 %, respectivement.
Les chercheurs ont découvert que par rapport aux hommes, les femmes étaient deux fois plus susceptibles de souffrir d’un trouble dépressif majeur ou d’un trouble anxieux induit par une pandémie.
Il y a un papier qui est sorti il y a pas longtemps qui montre que, potentiellement, l’impact le plus important au niveau mondial de cette crise, ce n’est pas forcément l’impact sanitaire, c’est l’impact psychiatrique.
Dr Martin Blachier
Avant ajustement pour la pandémie de COVID-19, la prévalence mondiale estimée des troubles anxieux en 2020 était de 3824,9 (intervalle d’incertitude à 95 % 3283,3–4468,1) pour 100 000 habitants, ce qui équivaut à 298 millions (256–348) personnes.
Après ajustement pour la pandémie de COVID-19, la prévalence mondiale des troubles anxieux en 2020 était de 4802,4, soit 374 millions de personnes. Nous avons estimé 76,2 millions de cas supplémentaires de troubles anxieux en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 (977,5 nouveaux cas pour 100 000 habitants ; une augmentation de 25,6 % dans le monde.
Les femmes présentaient une augmentation plus importante de la prévalence que les hommes, avec 51,8 millions de cas supplémentaires chez les femmes [équivalent à 1332,1 pour 100 000 femmes ; une augmentation de 27,9 %] comparativement à 24,4 millions de cas supplémentaires chez les hommes (équivalent à 625,0 pour 100 000 hommes, soit une augmentation de 21,7 %.
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| Changement de la prévalence di trouble dépressif majeur depuis la pandémie de COVID-19, 2020 (Cliquez sur l’image pour l’élargir) |
Voir aussi
Les deux tiers d’une année scolaire et universitaire perdus dans le monde à cause des fermetures dues au Covid-19, selon l’UNESCO (publié en janvier 2021)
mardi 12 octobre 2021
France — La théorie du genre de plus en plus présente à l'Éducation nationale
Une circulaire de l’Éducation nationale française du 30 septembre détaille et harmonise les mesures à prendre face à un élève se disant touché par la fameuse « dysphorie de genre ». Accepter qu’un enfant change de prénom et de pronom est une démarche lourde de conséquences.
La théorie du genre, on le sait, n’existe pas. Et comme elle n’existe pas, l’Éducation nationale en a intégré les principes dans une nouvelle circulaire intitulée « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Selon cette circulaire, les élèves qui se réclament d’une identité transgenre pourront, avec l’accord de leurs parents, prétendre à l’usage d’un nouveau prénom qui figurera sur leur carte de cantine et les listes d’appel, et entrer dans les toilettes de leur choix ; quant aux personnels de l’Éducation nationale, ils devront employer le pronom « il » ou « elle » choisi par l’élève — sous peine de poursuites de la famille, on peut le craindre, tandis que l’institution, elle, se réserve le droit d’user du prénom et du sexe figurant à l’état civil pour les examens nationaux.
Cette circulaire « était attendue », précise France Info, en réponse au suicide d’une lycéenne transgenre à Lille en décembre 2020, « qui avait interrogé le rôle de l’institution scolaire dans l’accompagnement de ces élèves ».
Qu’il faille s’interroger sur le rôle de l’institution scolaire dans un tel cas de figure est une évidence. On aimerait d’ailleurs que les élèves qui ont souffert de dépressions sévères déclenchées par la politique sanitaire radicale appliquée dans les écoles, dont certaines ont malheureusement abouti au suicide ou à des tentatives de suicide, aient eu eux aussi l’honneur d’une circulaire. De même, on rêverait que la multiplication des phobies scolaires — sans oublier l’explosion des dyslexies — interroge, elles aussi.
Pas de consensus médical
On aurait même souhaité que le ministère réfléchît à la manière dont les autres élèves, filles ou garçons, allaient apprécier l’éventuelle irruption d’une fille transgenre ou d’un garçon transgenre dans leurs toilettes respectives. Mais on ne peut pas penser à tout.
Quoi qu’il en soit, s’il convient de s’interroger sur la manière dont on accueille les enfants et les adolescents sujets à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la « dysphorie de genre », il n’est pas certain que la réponse apportée par cette circulaire soit la meilleure. Les psychiatres et psychologues, pour commencer, ne sont pas d’accord entre eux.
Dans certaines consultations, on accueille immédiatement la parole de l’enfant ou de l’adolescent comme la bonne parole, et l'on conseille aussitôt à la famille d’adopter sans attendre tous les codes du sexe opposé — vêtement, coiffure, prénom, pronom. On part, semble-t-il, du principe que la nature, en quelque sorte, s’est trompée, et qu’il faut corriger cette erreur.
Cette stratégie éclair est un petit peu surprenante. Il peut y avoir mille raisons, en effet, de ne pas se sentir bien dans son sexe, comme il peut y avoir mille raisons de ne pas se sentir bien dans sa peau : peur de ne pas être aimé, difficulté à trouver sa place dans la société, sensation qu’un corps en transformation va trop vite pour nous, abus sexuels, violences… Et la dysphorie de genre pourrait dans certains cas au moins n’être que le symptôme d’un autre trouble : autisme, dépression, anxiété sociale, syndrome post-traumatique… Aussi bon nombre de praticiens préconisent à l’inverse de faire tout simplement ce que l’on a toujours fait dans la psychiatrie infantile, c’est-à-dire écouter, dialoguer, sans se précipiter pour proposer un diagnostic et des solutions qui pourraient n’être qu’un leurre et pousser l’enfant ou le jeune dans une direction artificielle dont il aurait d’autant plus de mal à revenir qu’elle lui aura été assignée socialement.
Le sexe est une simple constatation biologique
Mais les déconstructeurs n’ont visiblement pas peur de se livrer au plus actif constructivisme. Ils dénoncent un sexe « assigné » à la naissance, alors que le sexe n’est pas « assigné » mais constaté (car il faut le préciser, les enfants souffrant de ne pas se reconnaître dans leur sexe ne sont pas nécessairement, loin de là, des enfants dont le sexe serait organiquement mal défini). Mais ils ne craignent pas de leur côté d’assigner à un enfant ou à un adolescent un genre opposé à son sexe, sans prendre le temps d’examiner posément la chose, sans la moindre prudence, alors même que cette démarche est très lourde de conséquences. Que l’Éducation nationale emboîte le pas des constructivistes n’est pas très rassurant, et elle pourrait bien jouer là aux apprentis sorciers.
D’autant qu’on néglige le phénomène pourtant bien connu de contagion sociale. On sait que les hystériques ont pullulé à l’époque de Charcot, que les personnalités multiples ont défrayé la chronique psychiatrique des années soixante, tandis que les bipolaires et les pervers narcissiques sont aujourd’hui légion. Il y a des modes dans les pathologies comme dans la coiffure, et cela n’est pas bien difficile à expliquer : l’être humain, animal social, a une tendance naturelle à se conformer au désir de l’autre pour être accepté par lui. L’enfant tend à se conformer au désir de ses parents d’abord, à celui de la société ensuite. Le patient répond au désir de son psychiatre. D’ailleurs, l’être humain a besoin de donner un sens à son expérience ; il a soif d’explications ; et à défaut d’en trouver par lui-même, il fait siennes celles dont la société fait la publicité. Que ces explications soient pertinentes, bancales, voire totalement erronées peut très bien s’avérer secondaire, pourvu que l’angoisse de l’incompréhension soit soulagée.
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| Un jeune garçon se déclarant « fille » sur le plateau de l’émission Quotidien, présentée par Yann Barthès, octobre 2020. |
Le désir des parents, donc. Souvenez-vous par exemple de ce petit garçon surnommé Lilly, qui dit se sentir fille, qui accompagné par sa mère a fait le tour de quelques plateaux de télévision il y a peu. Nous en fûmes tous un peu troublés. D’abord, n’était-il pas un peu imprudent d’exposer ainsi médiatiquement un si jeune enfant ? L’effet eût sans doute été moins touchant ; la présence d’un enfant est toujours attendrissante. Mais la mère eût quand même été plus avisée de venir témoigner sans lui. Surtout, elle avait raconté comment elle avait poussé un soupir de soulagement en apprenant que son fils s’éprouvait comme fille. Le spectateur sentimental et progressiste a bien sûr trouvé cela très beau, tant de tolérance et d’ouverture d’esprit ; mais le spectateur un peu critique a pu de son côté se sentir un peu étonné : la plupart des parents n’auraient-ils pas plutôt conçu une vague inquiétude, au moins dans un premier temps, devant le difficile chemin qui s’ouvrait devant leur enfant ? Dans ce contexte, on ne peut qu’espérer qu’elle se soit interrogée sur le rôle que son désir à elle a pu jouer dans son désir à lui. La nature, peut-être, s’est trompée ; mais nous aussi nous sommes sujets à l’erreur, aux illusions, sur nous-mêmes et sur les autres. Et que ne ferait-on pas pour être aimé ? Des psychanalystes comme Christian Flavigny ou Jean-Pierre Lebrun, interrogés par la presse, ont d’ailleurs soulevé le problème : les enfants qui les consultent, s’accordent-ils à dire, souffriraient d’une certaine crainte de ne pas être aimés tels qu’ils sont sexués, petit garçon ou petite fille. Un peu de prudence dans le diagnostic, en tout cas, ne nuit pas.
Résister au tapage
Ensuite la contagion sociale. L’explosion des cas de dysphorie de genre en Grande-Bretagne ou en Suède — de l’ordre de 1500 à 4000 % en dix ans selon les sources — devrait sérieusement nous alerter. D’où vient cette progression spectaculaire ? D’aucuns invoqueront peut-être les perturbateurs endocriniens ; d’autres se réjouiront que la parole se soit enfin libérée ; mais une troisième hypothèse est également plausible : un grand nombre de personnes souffrant réellement de quelque chose sont tentées de s’emparer de l’explication actuellement disponible, surtout si cette explication est en quelque sorte héroïsée comme elle l’est actuellement à travers films, articles de presse, émissions de télévision, réseaux sociaux — et communication institutionnelle. Comment résister à un tel tapage ? Si l’on est jeune et mal dans sa peau, comment ne pas se demander si, par hasard, ce ne serait pas que notre sexe et notre genre ne seraient pas d’accord entre eux ? Le docteur Agnès Condat, dans une interview à Marianne, faisait ainsi remarquer que des enfants venaient la consulter pour dysphorie de genre après avoir vu une émission sur le sujet. Selon elle, ces émissions ont agi comme un « révélateur » ; mais on devrait à tout le moins se demander si elles n’ont pas agi plutôt comme un incitateur. D’ailleurs, le phénomène de contagion a déjà pu s’observer dans certains établissements scolaires, qui n’ont pas attendu la circulaire du ministère pour entériner un changement de prénom et de pronom réclamé par tel élève : il est arrivé que plusieurs autres élèves de la même classe réclament alors eux aussi un changement de prénom. Ainsi, au nom d’un meilleur accompagnement des enfants et des jeunes en difficulté avec leur identité sexuelle, on prend le risque d’encourager d’autres enfants ou jeunes en difficulté à s’emparer de ce trouble, quitte à ce qu’ils fassent complètement fausse route et se perdent en chemin.
Un nombre non négligeable d’adultes commencent d’ailleurs à témoigner de leur regret d’avoir opéré une transition d’un sexe à l’autre. L’hôpital Karolinska, en Suède, le plus avancé dans la matière, a de son côté changé son fusil d’épaule, se veut désormais plus prudent et, n’ayant pas constaté d’effet positif sur le bien-être de ses patients, ne prescrit plus de traitement hormonal aux mineurs. Mais pendant que la Suède fait machine arrière, la France, elle, est en marche à grands pas. Espérons que le destin promis à tous ces pauvres jeunes gens en souffrance ne passera pas nécessairement par les hormones, qui ne vont pas sans effets indésirables, ou les opérations chirurgicales, irréversibles, pour de mauvaises raisons.« Tu seras un homme, mon fils » : le poème de Rudyard Kipling donnait une leçon de lucidité, de courage, d’honnêteté, d’humilité, qui pouvait inspirer les femmes comme les hommes, car après tout, c’est d’abord avec un petit nombre de vertus qu’on fait face à la vie et à la condition humaine, qu’on soit homme ou femme. « Tu seras une femme, mon fils » (ou « Tu seras un homme, ma fille ») fait rimer chimie et illusion de toute-puissance. Notre siècle manque singulièrement de poésie (on ne s’en inquiète pas, et on a tort).
Il n’empêche que les associations les plus militantes estiment — le croirez-vous ? — qu’avec cette circulaire on n’en a pas fait assez, puisqu’on exige quand même l’aval des deux parents avant de procéder à un changement d’identité scolaire. On voit jusqu’où peut aller l’aveuglement : l’institution devrait selon eux répondre au premier souhait balbutié par l’enfant — dès trois ans ? — au mépris de l’avis de sa famille, qui pourtant est a priori celle qui le connaît le mieux ; au pire, se contenter de l’aval d’un des deux parents (on imagine le déchirement des familles sur une question aussi cruciale) ; et l’institution devrait immédiatement et sans discussion lui assigner, pour reprendre leur vocabulaire, un genre opposé à son sexe. On voit que la circulaire de l’Éducation nationale a finalement du bon : car jusqu’ici, à la grande joie de ces associations, des professeurs et des directeurs d’établissements scolaires prenaient sur eux en effet de procéder à un changement du prénom et du pronom sur demande de l’élève, sans même prendre la peine d’en parler aux parents, en toute bonne conscience. On n’est jamais trop écervelé, semble-t-il, pourvu qu’on aille dans le sens du vent.
Une dernière chose devrait nous faire réfléchir : la plupart des demandes de transition d’un sexe à l’autre sont le fait de filles qui voudraient être des garçons. Notre société, si prompte à accuser les siècles passés d’avoir infligé une terrible domination masculine à de pauvres femmes bien malheureuses, devrait se demander pourquoi tant de femmes, aujourd’hui, ne sont pas heureuses d’être des femmes.
Source : Causeur
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lundi 11 octobre 2021
En 30 ans, 20 % des Juifs ont quitté la France, la majorité est allée en Israël, mais beaucoup aussi au Québec
Georges Bensoussan : « Des territoires entiers ont été conquis par l’islamisme. Tout le monde le sait […] La gauche culturelle ne vit pas les conséquences de l’immigration de peuplement. »
Son dernier livre, Un Exil français, n’est disponible que dans 96 librairies, le livre est publié aux éditions de l’Artilleur, un éditeur boycotté. D’autres essais sont accessibles dans plus de 650 librairies en France. « La moitié des ventes de ces éditeurs soumis à une censure qui ne dit pas son nom, mais qui revient à une censure d’État [car les libraires boycotteurs reçoivent des subventions du CNL et l’État laisse donc faire] font la moitié de leur chiffre d’affaires sur Amazon. Ce qui est tragique, car Amazon tue le commerce de la librairie. »
En 30 ans, 20 % des Juifs ont quitté la France, 60 % de ceux-ci sont allés en Israël, mais aussi beaucoup au Québec.
Georges Bensoussan : « Territoires perdus de la République, aujourd’hui ? Non, nous sommes selon l’expression de Bernard Rougier à l’époque des territoires conquis de l’islamisme. Tout le monde sait la réalité de ce pays, mais une chape de plomb fait que nous ne pouvons pas la nommer. »
Georges Bensoussan : « Celui qui ne fait pas le lien entre crise sociale et identitaire est condamné à l’échec. Les 2 crises marchent ensemble : des millions de Français des classes populaires ont l’impression d’être des Français en exil en France et laminés par la mondialisation. »
Georges Bensoussan : « Il est bien normal que nous, en tant que français, nous ayons une inquiétude légitime, parce que notre civilisation est en péril face aux coups de boutoir de l’islamisme. »
Georges Bensoussan : « Dans les poursuites, c’est le parquet qui a décidé de donner suite au signalement du CCIF, lorsque je suis relaxé, c’est le parquet qui fait appel. Cela interroge ici la Justice française qui a joué les quartiers arabo-musulmans quitte à sacrifier les juifs. »
Présentation d'Un Exil français.
Lors d’une émission de radio en 2015, l’historien Georges Bensoussan eut le malheur de dénoncer la recrudescence d’un antisémitisme arabo-musulman en France. Il citait un sociologue et s’appuyait surtout sur ses nombreuses enquêtes de terrain.
Qu’avait-il donc fait ! Il fut aussitôt attaqué en justice par plusieurs associations anti-racistes, lâchement soutenues par le Ministère public, l’accusant, lui qui a dédié sa vie professionnelle à la mémoire de la Shoah, de racisme. Identifier l’antisémitisme d’extrême-droite est une nécessité mais lorsque la haine du Juif émane d’individus issues de l’immigration musulmane, serait-ce interdit ?
Ce procès, le fait même qu’il ait eu lieu, en dit long sur notre société. Sur les passions policières qui animent certains, sur le contrôle de plus en plus étroit de la liberté d’expression et sur la puissance du courant islamiste qui traverse le pays.
La frilosité de quelques institutionnels de la communauté juive et plus encore la mise à l’écart dont fut ensuite victime Georges Bensoussan doivent aussi interroger. Il fallait faire taire cet homme puisqu’il faisait s’effondrer les certitudes qui rassurent, celles qui ménagent l’ordre établi et la position des « puissants ».
Qu’est devenu ce pays, le nôtre, où celui qui dénonce le mal doit être condamné et où, à force de vouloir à tout prix cacher le danger qui menace les Juifs, élites et médias s’aveuglent volontairement sur le péril qui guette la nation tout entière ?
Georges Bensoussan est historien. Ancien responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages dont Les Territoires perdus de la République (en collaboration, Mille et Une Nuits, 2002), Une Histoire intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002) et Juifs en pays arabes, le grand déracinement (Tallandier, 2012).
Un exil français
Un historien face à la justice
préface de Jacques Julliard
par Georges Bensoussan
aux Éditions de l'Artilleur
à Paris
paru le 21 septembre 2021,
380pp,
ISBN : 978-2810010622
Voir aussi
Le Québec, nouvelle terre d’accueil des juifs françaisHistoire de l’islamisation française, Quarante ans de soumission, paru aux éditions de l'Artilleur, 14 Avril 2020
dimanche 10 octobre 2021
Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ?
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| La liberté de gré ou de force ! Rassemblement Black Lives Matter dans le parc de Parker’s Piece, au sud de la ville universitaire de Cambridge, 6 juin 2020. |
Face aux délires wokistes qui alimentent la chasse aux sorcières dans les universités britanniques, le Parlement planche sur un projet de loi visant à leur imposer… la liberté d’expression. Il pourrait sauver la carrière des chercheurs qui osent s’opposer à un conformisme mortifère. Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ? Voilà le débat qui anime campus et Parlement en cette rentrée. Chercheurs licenciés, étudiants soumis à des procédures disciplinaires pour propos déviants, programmes expurgés des « auteurs problématiques »… Au Royaume-Uni, les oukases du politiquement correct asphyxient la liberté académique. Au point que le gouvernement anglais a rédigé un projet de loi visant à protéger la liberté d’expression à l’université. Le texte, intitulé « Higher Education (Freedom of Speech) Bill », est actuellement en discussion aux Communes.
Renverser la vapeur
L’avenir de l’université menacé par la bonne pensée ? Le diagnostic est établi depuis belle lurette par l’universitaire Joanna Williams, fondatrice du think tank Cieo. Dans son essai Academic Freedom in an Age of Conformity (« La liberté académique à l’âge du conformisme »), publié en 2016, elle s’inquiétait déjà de la fin du savoir face à l’idéologie. La volonté d’édifier une université inclusive et diversitaire (sur le modèle américain) implique la suppression corollaire de tout questionnement des sujets sensibles. Alors le débat d’idées se sclérose, les productions intellectuelles se tarissent. Des pans entiers de la recherche se sont transformés en champs de mines. Gare à celui qui s’éloigne des clous du décolonialisme, de la théorie critique raciale, de l’idéologie transgenre ou du catastrophisme climatique — telle est grosso modo la liste extensible des sujets figés par l’idéologie dominante et ne souffrant plus qu’une approche manichéenne. Qui s’affranchit de la doxa risque gros, en sorte que s’insinue la plus toxique de toutes les censures : l’autocensure.
Pour renverser la vapeur, la loi actuellement débattue exige des universités reconnues par l’État, ainsi que des syndicats étudiants, qu’ils garantissent mais aussi promeuvent (via la publication de chartes sans ambiguïté) la liberté d’expression des personnels administratifs, des professeurs et chercheurs, des étudiants et des conférenciers extérieurs. Toute tentative de censure déclenchera des pénalités financières. Les victimes de procès en sorcellerie pourront, sans frais, porter plainte auprès de l’Office pour les étudiants, l’organisme qui supervise les universités sous la houlette du ministère de l’Éducation. Une opinion ou un propos hétérodoxes ne pourront entraver une carrière universitaire, empêcher une embauche, ou être le prétexte pour annuler l’intervention d’un conférencier. Enfin, l’Office pour les étudiants nommera un « directeur de la liberté d’expression », chargé de s’assurer du respect de la liberté académique et de recevoir les plaintes en cas de manquement.
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| De gauche à droite et de haut en bas : Joanna Williams, Arif Ahmed, Eric Kaufmann et Noah Carl. |
De quelle sorte de censure parle-t-on ? Lisa Keogh, étudiante en droit à l’université Abertay (à Dundee en Écosse), a frôlé l’exclusion pour avoir, lors d’un séminaire sur « Le genre, le féminisme et la loi », affirmé qu’une femme est un individu équipé d’un vagin (propos vexatoire pour les transgenres hommes qui se considèrent femmes). Convoquée suite aux plaintes d’étudiants offensés, Lisa Keogh a eu le courage d’assumer ses propos anodins et a pu, à l’issue de plusieurs mois de polémique jusque dans la presse nationale, poursuivre son cursus. La mécanique est invariable. Une attaque en ligne et en meute, via les réseaux sociaux, vous dénonce, puis l’administration de l’université (qui n’aime pas le grabuge) vous convoque et éventuellement vous sanctionne. Quelle que soit l’issue de ces lynchages numériques, leurs conséquences sont terribles pour les accusés désignés comme infréquentables, contraints de se justifier et de prouver leur bonne foi. Un parcours du combattant qu’on ne souhaite à personne.
Le caractère délétère de ce climat est largement reconnu. Reste à savoir si la loi est le bon outil pour neutraliser les mouchards, flics et procureurs qui pullulent. Est-il satisfaisant de surveiller les surveillants ? Il y a bien un paradoxe dans la liberté forcée, une bizarrerie à nommer un vigile qui impose que chacun fasse ce qui lui plaît. Un gendarme de la liberté est une chimère. A-t-on jamais vu des libertaires fraterniser avec la force publique ?
Le plaisir d’argumenter
« L’enseignement supérieur est condamné si l’on ne peut exposer les étudiants à toutes sortes d’idées y compris les plus controversées et impopulaires. Il faut miser sur l’effet conjoint de cette nouvelle loi et d’un changement culturel plus profond, l’un favorisant l’autre », dit Joanna Williams, contactée fin juillet. Elle déplore néanmoins la définition restrictive de la liberté académique. « Le texte affirme que les universitaires peuvent exercer leur liberté dans le cadre de la loi et de leur domaine d’étude. Le rôle des chercheurs ne se limite pas à l’amphithéâtre où ils enseignent, il est vital qu’ils puissent participer sans retenue aux débats nationaux. » Joanna Williams relève également le paradoxe d’un gouvernement qui promeut la liberté d’expression à l’université, mais impose ses lois sur les discours de haine.
Eric Kaufmann, professeur de sciences politiques au Birkbeck College, à Londres, n’est pas de cet avis. Logique, puisque ses travaux ont inspiré le projet. Pour lui, la voie législative est le seul moyen de contrecarrer le conformisme mortifère qui étouffe l’université. Kaufmann a lui-même été victime d’une chasse aux sorcières, ses sujets d’étude (immigration, nationalisme, démographie) comptant parmi les thèmes explosifs que le wokisme entend soustraire au débat. En mai, il était dénoncé sur Twitter, accusé de racisme et de suprémacisme blanc (ce qui est cocasse pour un homme un quart chinois, un quart latino, dont le père est juif). Selon Kaufmann, les universités ne pourront pas résister à la pression des activistes sans une intervention extérieure. Il note du reste que la seule annonce du projet de loi a déjà amélioré le climat sur les campus.
Cet été, dans une tribune publiée dans le Daily Telegraph, le secrétaire d’État à l’Éducation Gavin Williamson se désolait des ravages de la cancel culture et appelait tout un chacun à se montrer intransigeant vis-à-vis de la « minorité intolérante ». Derniers auteurs déboulonnés : Isaac Newton et David Hume, trop eurocentriques. « Au fond, c’est une question de respect et de tolérance », concluait le ministre.
Respect et tolérance : ces deux mots ont conduit Arif Ahmed, professeur de philosophie à Cambridge, à mener une bataille aussi héroïque que victorieuse au sein de son université, une des plus prestigieuses du pays, mais aussi la plus woke. Depuis 2019, cet athéiste libertarien, spécialiste de Ludwig Wittgenstein, ourdit sa riposte aux censeurs. Cette année-là, deux événements portent une ombre sinistre sur la liberté académique. Comme d’habitude, sous la pression d’un groupe de redresseurs de torts, Jordan Peterson, professeur canadien de psychologie mondialement réputé, qui était invité à la faculté de théologie de Cambridge comme chercheur associé, se voit signifier du jour au lendemain qu’il n’est plus désiré. Les zélotes ont déniché une photo compromettante. Parmi les dizaines de milliers de clichés de Peterson avec ses fans, l’une montre un homme portant sur son T-shirt l’inscription « Fier d’être islamophobe ». Jugé coupable par association, Peterson intègre illico la liste noire des infréquentables. « Voilà la menace qui pèse sur la communauté scientifique, dit Arif Ahmed, rencontré à Cambridge dans son collège, Gonville & Caius. La photo ne reflétait en rien les opinions du Dr Peterson. Et quand bien même ! Ce sont des points de vue qui peuvent être vrais ou faux et méritent d’être débattus, mais là n’était pas le propos. L’objectif était de faire tomber un chercheur. Glaçant ! »
Autre victime, le sociologue Noah Carl. À 28 ans, il obtient un poste dans un projet de recherche prestigieux au St Edmund’s College de Cambridge. Mais bientôt des étudiants et universitaires vigilants protestent contre sa présence dans une lettre ouverte. Noah Carl a eu le malheur de s’exprimer en faveur de la liberté de recherche sur des sujets aussi tabous que la race, les gènes et le QI. Circonstance aggravante, Noah Carl est conservateur, espèce aussi peu appréciée dans les départements de sciences sociales qu’elle y est rare. « Une enquête interne, tenue secrète, a conclu qu’il devait être démis de ses fonctions. Parmi les motifs communiqués par le responsable de St Edmund’s College, figurait le fait que ses travaux risquaient d’être utilisés à des fins racistes et antireligieuses. Que vous risquiez de perdre votre poste parce que vos recherches “risquent d’être utilisées” par des gens mal intentionnés est une idée terrifiante qui piétine les fondements de l’enseignement supérieur », observe Arif Ahmed.
En mars 2020, à quelques jours du premier confinement en Angleterre, Cambridge annonce une révision de sa charte de la liberté d’expression. « Un amendement est ajouté, selon lequel jouir de son droit à la liberté d’expression ne doit pas vous dispenser de respecter les opinions et identités d’autrui. Le terme “respecter” était préoccupant, car aussi vague que contraignant, explique Ahmed. Respecter, c’est plus que tolérer, c’est, par exemple, ne pas se moquer. Respecter religions et modes de vie… on imagine les implications quant au débat sur l’idéologie transgenre. On peut tout à fait tolérer sans respecter. John Locke a abordé ce thème de la tolérance, en quoi il s’opposait à Hobbes. Hobbes pensait qu’il devait y avoir une religion d’État unique. Locke considérait que l’on pouvait tolérer une variété de religions : on peut être en désaccord profond sur le mode de vie, la religion ou la philosophie d’autrui et dans le même temps accepter son existence, la tolérer. Le respect est une notion subjective établie à l’aune de la susceptibilité de celui qui exige le respect. Les musulmans qui ont brûlé les Versets sataniques dans les années 1980 considéraient que Salman Rushdie manquait de respect. Il y a des extrémistes dans toutes les religions, ils pourraient instrumentaliser cet amendement pour faire taire tout dissident dans le lieu même où la dissidence se doit d’être autorisée, c’est-à-dire l’université. »
Le respect suppose une déférence qui annihile la pensée critique et s’inscrit à l’encontre de toute démarche académique. Arif Ahmed n’allait pas laisser faire. « L’université doit être le lieu de l’exploration, offrir la possibilité de se tromper, de tester des idées même stupides, d’argumenter, pour le plaisir d’argumenter », insiste-t-il. Il lance alors une campagne pour remplacer dans le texte le mot « respect » par le mot « tolérance ». Pour ce faire, il lui faut obtenir l’organisation d’un vote des universitaires de Cambridge sur la question. Et pour déclencher un vote, il doit recueillir 25 signatures de ses collègues. « Ça a été plus difficile que je ne l’imaginais. J’ai passé des coups de fil, envoyé des centaines d’emails, rencontré mes collègues. La plupart étaient d’accord avec moi, mais ne voulaient pas sortir du bois, craignant pour leur carrière. » Les 25 signatures néanmoins obtenues, un vote est organisé. Le 8 décembre 2020, l’« amendement tolérance » remporte 1 316 voix contre 162. « Je crois que ça a été la plus grande défaite que la direction de l’université ait jamais essuyée », conclut Arif Ahmed.
C’est une bataille gagnée, mais la guerre pour la liberté académique continue. Arif Ahmed accueille la loi comme une bonne nouvelle. Autre signe positif : il vient d’être nommé par la reine membre de l’Ordre de l’Empire britannique pour services rendus à l’éducation. Seul contre tous il y a quelque mois, le voilà honoré en haut lieu. Alors que nos universités sont en proie à la même offensive idéologique, ces développements devraient nous rendre optimistes — et combatifs. Face aux délires du wokisme anglo-saxon, une contre-offensive est possible.
Source : Causeur












