dimanche 24 novembre 2024

Le président Trump prévoit d'expulser les troupes transgenres de l'armée dès le premier jour de son accession au pouvoir

Major Rachel Jones, chef de la division cybernétique du U.S. Army Sustainment Command, qui a déclaré que le fait de pouvoir vivre et servir de manière « authentique » lui avait sauvé la vie

Le président Trump prévoit d'expulser les troupes transgenres de l'armée, 15 000 militaires seraient  ainsi « libérés pour raisons médicales » dès le premier jour de son mandat, selon un rapport.

Le président élu Donald Trump aurait l'intention de prendre un décret dès son « premier jour de mandat » afin d'interdire les membres transgenres de l'armée.

Selon le Sunday Times, ce décret controversé entraînerait le « renvoi pour raisons médicales » de 15 000 membres actifs de l'armée, qui seraient jugés inaptes à servir.

Selon le Times, M. Trump cherche à publier cette mesure exécutive le 20 janvier 2025, soit le premier jour de son mandat, ce qui empêcherait toute personne transgenre de s'enrôler dans l'armée, alors que toutes les branches de l'armée continuent à avoir du mal à recruter.

L'ancien président, âgé de 78 ans, a nommé l'ancien animateur de Fox News Pete Hegseth à la tête du ministère de la défense et s'est engagé à purger toutes les agences gouvernementales des politiques « woke ».

Ce n'est pas la première fois que Trump tente de se débarrasser des personnes transgenres dans le service. En 2017, le président Trump a annoncé dans une série de tweets qu'il interdirait aux personnes transgenres de servir dans l'armée.

Le transgenre Dr Richard Levine (qui se fait appelé Rachel), secrétaire adjoint à la santé de Joe Biden, et Sam Brinton, employé du ministère de l'environnement, ont célébré le 14 Juillet à la résidence de l'ambassadeur de France à Washington en 2022. Sam Brinton, « de genre fluide », a été renvoyé à la suite de vols de robes de femme à répétition dans 3 aéroports différents.

La Maison-Blanche avait alors déclaré que le fait de conserver des soldats ayant des antécédents ou un diagnostic de « dysphorie de genre » - ceux qui peuvent avoir besoin d'un traitement médical important - « présente un risque considérable pour l'efficacité et la létalité de l'armée ».

À l'époque, M. Trump avait déclaré sur Twitter que l'armée « ne peut pas être accablée par les coûts médicaux considérables et les perturbations qu'entraîneraient les transgenres dans l'armée ».

Ce décret entraînerait la « décharge médicale » de 15 000 militaires actifs, qui seraient jugés inaptes à servir.

L'administration Obama avait modifié la politique des forces armées en déclarant que les soldats pouvaient servir ouvertement en tant qu'individus transgenres.

Le nombre de militaires transgenres dans l'armée américaine a doublé depuis 2020 et les contribuables ont dépensé 26 millions de dollars pour leur faire subir des opérations et des traitements de changement de sexe.

M. Biden a annulé cette politique le cinquième jour de son mandat, en janvier 2021.

Le nombre de membres du personnel de l'armée américaine souffrant de dysphorie de genre a doublé au cours de cette période, passant d'environ 1 800 à 3 700, selon les données du ministère de la Défense.




Source : The Times of India, Daily Mail

Rapport — Le gouvernement du Québec doit réduire la part de l’enseignement en anglais dans les cégeps et les universités

Le gouvernement du Québec doit réduire la part de l’enseignement en anglais dans les cégeps et les universités pour qu’au moins 85 % des cours soient donnés en français, selon le commissaire à la langue française, Benoît Dubreuil. Sans quoi « les tendances défavorables » au maintien de la langue risquent de s’accentuer, a-t-il dit mercredi.

Le commissaire a rendu public en matinée son plus récent rapport sur l’avenir de la langue française. Le document, intitulé Comprendre le recul, inverser les tendances, se veut une réponse aux données rendues publiques par l’Office québécois de la langue française l’an dernier. Il contient huit recommandations, portant sur l’enseignement, la culture et l’économie.

Le document suggère au premier chef que « le gouvernement du Québec se fixe une cible de 85 % d’enseignement en français dans l’enseignement supérieur dans le but d’y accroître progressivement la place de cette langue ». Son atteinte permettrait « d’assurer la prédominance du français dans l’enseignement supérieur, y compris à Montréal, tout en reconnaissant l’importance d’accorder à l’anglais un espace raisonnable ».

Selon M. Dubreuil, la proportion d’étudiants suivant des cours en anglais au cégep ou à l’université (22,4 %) à l’heure actuelle est « trop élevée ». Pour tendre vers l’objectif de « 85 % », Québec devrait notamment augmenter le nombre de cours donnés en français dans les établissements anglophones, réduire le nombre d’étudiants étrangers dans les établissements de langue anglaise, comme s’est engagé à le faire le gouvernement Legault, et poursuivre le plafonnement des places disponibles dans les cégeps anglophones — une mesure en vigueur depuis l’adoption de la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français (loi 96).

« Nous pensons qu’un cumul de mesures […] permettrait de tenir compte des contraintes organisationnelles des universités et des collèges », a signifié le commissaire, selon qui il n’est pas nécessaire d’étendre la loi 101 aux cégeps, comme le demande par exemple le Parti québécois.

« L’application de la loi 101 aux cégeps, pour nous, c’est une proposition qui est légitime, et, globalement, on pense que sa mise en œuvre contribuerait à renforcer le français. Cependant, nous pensons que la contribution que nous avançons est plus pertinente », a affirmé M. Dubreuil, lors d’une conférence de presse tenue mercredi à l’Assemblée nationale.

« D’abord, elle concerne l’ensemble de l’enseignement supérieur. C’est important, parce que nos études montrent que l’enjeu n’est pas propre aux collèges, mais concerne tout autant les universités. Ensuite, c’est une approche qui offre une grande flexibilité », a-t-il dit. La recommandation du commissaire éviterait par ailleurs de « compromettre la viabilité financière des établissements anglophones » [Il faut au contraire en réduire massivement la taille et ne pas se laisser intimider par les cris d'orfraies systématiques des anglicisés et anglophones du Québec dès qu'on touche à leur TROIS universités subventionnées. Pourquoi  trois ?]

Suède — 79 % des réfugiés sont déjà retournés en vacances dans le pays qu'ils ont fui

Une nouvelle enquête de la firme Novus, publiée par le journal en ligne suédois Bulletin, montre que plus de 85 % des personnes nées à l’étranger sont retournées à un moment ou à un autre dans leur pays d’origine pour y passer des vacances. Parmi ceux qui sont arrivés en Suède en tant que réfugiés, la proportion de ceux qui ont passé des vacances dans leur ancien pays d’origine est de 79 %.

Partir en vacances dans le pays que l’on a fui est devenu un sujet de discussion dans les pays européens ces dernières années. Bulletin a demandé à Novus d’enquêter sur la façon dont les personnes nées à l’étranger perçoivent la migration de retour, l’éducation de leurs enfants et les vacances dans leur pays de naissance. L’échantillon est composé de 1050 personnes nées à l’étranger et l’enquête a été menée entre le 18 et le 24 août.

L’enquête montre que seuls deux pour cent des personnes nées à l’étranger prévoient de retourner dans leur pays de naissance à l’avenir, tandis que 16 % répondent peut-être. 76 % déclarent avoir l’intention de rester, parmi ceux qui sont venus en Suède d’un pays étranger, la proportion est de 81 %. 53 % des personnes nées à l’étranger pensent que la Suède est un meilleur pays pour leurs enfants par rapport à leur pays d’origine, tandis que 9 % pensent que la Suède est pire que leur pays d’origine. 33 % ne répondent ni l’un ni l’autre.


Passer ses vacances dans son pays d’origine

Selon l’enquête Bulletin/Novus, 85 % des personnes nées à l’étranger ont déjà visité leur pays d’origine pour y passer des vacances. Parmi les immigrants familiaux, 92 % sont retournés au moins une fois dans leur pays d’origine pour y passer des vacances, contre 79 % pour les réfugiés. Le groupe de personnes nées à l’étranger qui compte la plus forte proportion de personnes n’ayant jamais passé de vacances dans leur pays de naissance est celui des adoptés, dont 41 % n’ont pas visité leur pays de naissance depuis leur arrivée en Suède.

Novus souligne qu’il est dans la nature des choses que les personnes qui participent à ses enquêtes soient raisonnablement bien intégrées en Suède, puisqu’elles répondent aux questions en suédois. Les conditions politiques dans leur pays d’origine peuvent donc avoir changé avec le temps.

Toutefois, 79 % restent un chiffre très élevé, étant donné qu’il s’agit de personnes qui sont venues en Suède et ont déclaré être des réfugiés.

En Norvège, le quotidien Aftenposten a rapporté en 2018 que 24 % des immigrants de Somalie, 40 % des immigrants d’Afghanistan, 55 % des immigrants d’Iran et 71 % des immigrants d’Irak se rendaient régulièrement dans leur pays d’origine. Selon Aftenposten, les données ont été compilées par les Statistiques de Norvège (SSB). Une différence par rapport à l’enquête Bulletin/Novus réside dans le fait que les chiffres norvégiens représentent le pourcentage d’immigrants qui passent régulièrement des vacances dans leur pays d’origine, tandis que les chiffres suédois indiquent ceux qui ont voyagé au moins une fois.

La plupart des pays autorisent les personnes devenues citoyennes à retourner dans leur pays d’origine pour les vacances. Dans le même temps, le fait que tant de personnes arrivées à l’origine en tant que réfugiés retournent dans leur pays d’origine suggère que le besoin de protection n’est plus d’actualité, ou qu’il n’a peut-être jamais été très fort.

Les règles applicables aux demandeurs d’asile qui n’ont pas obtenu la citoyenneté varient selon les pays. En Suède, aucune restriction n’est imposée aux réfugiés qui ont obtenu la résidence permanente pour retourner dans leur pays d’origine. Toutefois, le statut de réfugié peut être révoqué s’il s’avère que la personne n’a plus besoin de la protection internationale de son pays d’origine, et dans les cas où il est établi que les demandeurs d’asile ont fourni de fausses informations sur leur besoin de protection. D’autres pays ont des règles plus strictes. La Suisse, par exemple, n’autorise pas les demandeurs d’asile à retourner dans leur pays d’origine pour voir des membres de leur famille ou partir en vacances, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Dans ce cas, le ressortissant étranger perd le droit de continuer à détenir un permis de séjour en Suisse, selon le HCR.

En Allemagne, les voyages de vacances des demandeurs d’asile dans leur pays d’origine sont également devenus une question politique, les voyages de vacances étant considérés comme incompatibles avec l’affirmation selon laquelle ils ont fui pour sauver leur vie et cherché une protection en Allemagne en raison du danger qui les guette dans leur pays d’origine. Dans une déclaration faite en 2019, Horst Seehofer, alors ministre de l’Intérieur de l’Allemagne, a averti les réfugiés qu’ils feraient l’objet d’une enquête et se verraient retirer leur permis de séjour s’ils se rendaient dans leur pays d’origine.

« Si quelqu’un, un réfugié syrien, passe régulièrement des vacances en Syrie, il ne peut pas honnêtement prétendre être persécuté en Syrie », a-t-il déclaré, ajoutant « nous devrions le priver de son statut de réfugié ».

Par exemple, selon DW (Deutsche Welle), en 2016, des enquêtes ont permis à 66 réfugiés d’Irak et de Syrie de se voir retirer leur permis de séjour et d’être considérés comme n’ayant plus besoin de protection parce qu’ils avaient voyagé dans leur pays d’origine.

Angela Merkel a également critiqué les voyages de vacances des réfugiés dans leur pays d’origine, affirmant que cela pourrait être interprété comme une réévaluation de leurs besoins de protection.

Source : Bulletin (Suède)


samedi 23 novembre 2024

« Les enseignants eux-mêmes ne maîtrisent pas la grammaire et l'orthographe », pointe cette enseignante

«Les enseignants eux-mêmes ne maîtrisent pas la grammaire et l'orthographe», a pointé ce samedi sur CNEWS Lisa Ken-Hirsig. La professeure des écoles à Paris a évoqué la hausse des fautes dans les dictées d'élèves de CM2 (10 à 11 ans).

Grève de Postes Canada — Le syndicat réclame des « soins d’affirmation du genre » gratuits dans ses revendications


Le syndicat représentant les travailleurs des services postaux nationaux du Canada en grève a inclus dans ses demandes de retour au travail l’accès gratuit à la chirurgie de changement de sexe.

Les employés de Postes Canada, une société d’État gérée par le gouvernement, se sont mis en grève vendredi dernier, et le syndicat représentant ses travailleurs, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), a demandé que les « soins d’affirmation du genre » soient ajoutés au régime d’avantages sociaux des employés.

Outre la demande évidente d’une augmentation de salaire, le syndicat déclare vouloir « des améliorations significatives à nos régimes d’avantages sociaux collectifs, y compris une couverture accrue pour les spécialistes de la santé, les traitements de fertilité, les soins d’affirmation du genre, les soins de la vue, et plus encore ».

Depuis plusieurs années, Postes Canada perd des millions de dollars chaque année.

Deux employés ont récemment été suspendus après avoir refusé de livrer des documents qui dénonçaient les « changements de sexe » ciblant les enfants.

Ces dernières années, de nombreuses branches du gouvernement fédéral canadien, dirigé par le Premier ministre libéral Justin Trudeau, ont mis en œuvre des politiques pro-LGBT et « diversitaire ».

Comme l’a récemment rapporté le Western Standard, l’agence d’espionnage officielle du Canada cherche à embaucher des étudiants pour l’été et du personnel permanent « avec le souci de former un effectif inclusif et diversifié ».


Musk dans ses propres mots (analyse de 40.000 de ses messages sur Twitter et 𝕏)

« Bien sûr, VOUS pouvez dire quelque chose de stupide de temps en temps, comme je le fais, mais cela permet aux gens de savoir que c’est vraiment vous ! »

Dans le cadre d’un appel aux « dirigeants politiques et d’entreprise » à se joindre à lui pour s’exprimer sur X, son réseau social, Elon Musk a souligné à plusieurs reprises que de tels messages offraient une authenticité inhabituelle et engageante.

Qu’est-ce que ses billets disent de lui ?

Pour savoir quels sont les sujets qui préoccupent M. Musk et comment ses opinions ont évolué au fil du temps, The Economist a analysé son activité sur Twitter (alors que le réseau s’appelait ainsi) et sur 𝕏 (depuis 2023). En utilisant l’intelligence artificielle pour parcourir ses 38 358 messages entre décembre 2013 et novembre 2024, l’hebdomadaire a constaté que Musk publiait beaucoup plus souvent et avec un penchant beaucoup plus politique. Le changement climatique et l’énergie propre étaient auparavant les domaines politiques sur lesquels il se prononçait le plus, mais il s’exprime désormais beaucoup plus sur l’immigration et la liberté d’expression (voir le graphique ci-dessous). M. Musk publie beaucoup plus de messages qu’auparavant. Entre décembre 2013 et le milieu de l’année 2018, il a gazouillé un peu plus d’une douzaine de fois par semaine, en moyenne. Entre cette date et le 27 octobre 2022, date à laquelle il a finalisé l’achat de 𝕏, il postait 50 fois par semaine. Depuis le rachat, ce chiffre est passé à environ 220 par semaine.

Ceux qui le suivent — et ils sont plus de 200 millions — ont peut-être aussi remarqué un changement de sujet. De 2016 à 2021, entre 30 % et 50 % de ses tweets annuels concernaient Tesla ou SpaceX, ses deux plus grandes entreprises. Aujourd’hui, ils ne représentent plus que 11 %. Dans le même temps, la part de ses messages à caractère politique est passée de moins de 4 % en 2016 à plus de 13 % cette année.

L’évolution des sujets de ces messages est encore plus spectaculaire. En 2022, alors qu’il achetait Twitter, les messages sur la liberté d’expression ont fait un bond. En 2023 et 2024, les messages sur l’immigration, le contrôle des frontières, l’intégrité des élections et le « virus mental woke » ont fait un bond en avant. (Les vicissitudes d’une mauvaise réglementation sont restées un sujet commun tout au long de la période).

Malgré ses intérêts commerciaux considérables en dehors de l’Amérique, peu de messages évoquent d’autres pays. Entre 2017 et 2020, environ 1 % d’entre eux ont abordé la Chine, mais souvent en passant (” China & Japan have awesome trains. . .”) ou pour faire l’éloge de la filiale de Tesla dans ce pays. Son intérêt pour le pays a depuis diminué. Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, M. Musk ne s’intéressait guère à ces deux pays, mais en 2022, ils figuraient dans près de 3 % de ses tweets. Le seul autre pays à apparaître dans plus de 1 % de ses messages ces dernières années est le Brésil, après que le pays a brièvement bloqué 𝕏 en août de cette année.

Pour ses partisans, M. Musk prône une attention soutenue aux missions qu’il considère comme urgentes, telles que faire de l’homme une « espèce interplanétaire » en colonisant Mars. Les billets qu’il publie lui-même révèlent des intérêts changeants au cours des dernières années, le seul véritable centre d’intérêt étant l’acte de publication lui-même. Il a peut-être plus d’argent que n’importe qui d’autre sur Terre et l’oreille du prochain président, mais pour un observateur occasionnel, Elon Musk ne semble pas si différent de n’importe quel autre Américain dans la cinquantaine : il s’oriente vers la droite sur le plan politique, passe une grande partie de son temps en ligne, se plaint de l’immigration et se moque de la gauche.

vendredi 22 novembre 2024

🤥 Fauxtochtone — le ministre libéral Randy Boissonnault démissionne après avoir prétendu être autochtone

La liste des personnalités publiques qui mentent et se prétendent être autochtones s’est encore allongée : le ministre Randy Boissonnault (ci-contre) de l’Alberta, l’un des deux seuls députés Albertains élus sous la bannière du parti de Trudeau, vient de démissionner.

Cette liste risque fort de continuer à grandir : les avantages symboliques et pécuniaires accordés aux « minorités visibles » et aux autochtones sont trop importants dans le régime diversitaire qu’est le Canada. (Voir quelques prestations offertes aux autochtones par le fédéral sur le site du gouvernement.) On trouvera ci-dessous dans les liens plusieurs exemples (précédés de 🤥) de ces fauxtochtones, mais vrais opportunistes.

Il faut dire que les explications de 🤥 M. Boissonnault sont restées brumeuses au fil des ans. Tantôt métis, tantôt cri, il se raccrochait à une arrière-grand-mère pour expliquer son identité autochtone. Or l’appartenance de cette bisaïeule à une des Premières Nations (crie en l’occurrence) est plus que douteuse.

Le ministre démissionnaire avait fondé une PME (Global Health Imports) avec un associé, pour fournir de l’équipement COVID. Afin de remporter des appels d’offres gouvernementaux, l’entreprise s’est présentée comme ayant un dirigeant issu des Premières Nations, car cela améliore les chances d’obtenir un contrat. « Global Health est une entreprise à 100 % autochtone et LGBTQ », avait précisé l’ancien partenaire commercial de M. Boissonnault, Stephen Anderson, dans un appel d’offres lancé en juin 2020 par Global Health Imports Corporation (GHI) pour un contrat de fourniture de masques faciaux. Le National Post a obtenu l’offre par le biais d’une demande d’accès à l’information. Anderson a réitéré cette prétention par la suite.

Au Canada, l’appartenance à un groupe autochtone permet notamment d’accéder à certaines aides. De plus, le gouvernement Trudeau s’est fixé comme objectif d’accorder annuellement au moins 5 % de la valeur totale de tous les marchés publics à des entreprises autochtones.

Ces révélations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête parlementaire sur le programme appelé « Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones » (SAEA). L’enquête a été lancée à la suite d’un reportage de Global News décrivant les méthodes que les entreprises non autochtones auraient utilisées pour accéder à la SAEA. Les enjeux sont de taille. Selon les chiffres du gouvernement, le programme a aidé les participants à décrocher des contrats d’une valeur de 1,6 milliard de dollars en 2022.

Voir aussi

🤥 Supercherie : la chanteuse oscarisée Buffy Sainte-Marie se serait inventé des origines autochtones

🤥 « Je suis blanche » : une universitaire s’excuse d’avoir prétendu à tort toute sa vie qu’elle était amérindienne (à Berkeley)

🤥 Artiste imposteur : il se prétend amérindien et « survivant des pensionnats » (Morris Blanchard)

🤥 Faux autochtones et aborigènes, mais vrais opportunistes 

🤥Remise en doute des origines autochtones d’une militante autochtone (m-à-j)

🤥 L’acteur « cherokee » [né de deux parents siciliens…] Iron Eyes Cody [né Espera Oscar de Corti] qui avait posé pour l’affiche écologiste Crying Indian (Indien en larmes) n’avait rien d’un porte-parole écologiste… mais son visage buriné et le message véhiculé étaient, eux, des plus parlants. (Ci-contre.)  Vivant à Hollywood, il a commencé à insister, même dans sa vie privée, sur le fait qu’il était amérindien, revendiquant au fil du temps son appartenance à plusieurs tribus différentes.

🤥 Une élue de Montréal accusée d’avoir menti en prétendant être Autochtone

🤥 Fausse autochtone — La directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones 

🤥 Remise en doute des origines autochtones d’une militante autochtone (m-à-j) [UQAM]

Depp (ci-contre) est principalement d’origine anglaise, avec quelques ancêtres français, allemands, irlandais et afro-américains. Son nom de famille vient d’un immigrant huguenot français, Pierre Dieppe, qui s’est installé en Virginie vers 1700. Lors d’interviews en 2002 et 2011, Depp a affirmé avoir des ancêtres amérindiens : « Je suppose que j’ai des ancêtres amérindiens quelque part dans la lignée. Mon arrière-grand-mère était assez amérindienne. Elle a grandi en tant que Cherokee ou peut-être en tant qu’Indienne Creek. ». Les affirmations de Depp ont fait l’objet d’un examen minutieux lorsque Indian Country Today a écrit que Depp ne s’était jamais renseigné sur son héritage ou n’avait jamais été reconnu comme membre de la nation cherokee. La communauté amérindienne a alors critiqué Depp, qui n’a pas d’ascendance amérindienne attestée et que les dirigeants de la communauté amérindienne considèrent comme un 🤥 « non-Indien » et un prétendu Indien (un « prétindien »).


 🤥 Danielle Smith — Première ministre de l’Alberta qui a prétendu avoir une
arrière-arrière-grand-mère cherokee victime de la Piste des larmes. Une enquête d’APTN National News n’a trouvé aucune preuve que les ancêtres de Smith étaient indigènes ou avaient participé à la Piste des Larmes. Elle est en réalité d’origine ukrainienne. Plus de détails dans la seconde partie de ce billet. À la suite du reportage d’APTN, l’attaché de presse de Mme Smith a déclaré que cette dernière n’avait pas fait de « recherches approfondies sur ses ancêtres » et qu’elle avait « entendu parler de son héritage par ses proches ». 

🤥 Grey Owl (« Chouette cendrée » ou « Chouette grise ») est le nom adopté par Archibald Stansfeld Belaney (18 septembre 1888 – 13 avril 1938) à l’âge adulte. Il se prétendit indien alors qu'il était né à Hastings en Angleterre de parents britanniques. Il fut un précurseur du courant écologique moderne. Personnalité célèbre, sa véritable identité a été révélée après sa mort en 1938 en Saskatchewan. Il vécut trois ans au Québec. Sa vie romancée a fait l'objet d'un film de Richard Attenborough en 1999 avec Pierce Brosnan dans le rôle de Grey Owl.

jeudi 21 novembre 2024

Comment imposer une idéologie sous couvert de publicité pour des fruits et légumes

Publicité réalisée pour Interfel, l’Interprofession de la filière des fruits et légumes frais, une association loi de 1901 et un groupe de pression créé en 1976.

Le budget prévisionnel d’Interfel est de près de 20 millions d’euros par an. Les recettes proviennent de « cotisations volontaires obligatoires ».

Interfel est reconnue comme seule interprofession nationale pour les fruits et légumes frais par les pouvoirs publics qui lui délèguent le pouvoir d’élaborer des accords interprofessionnels qui font force de loi. Interfel est reconnue par l’Union européenne depuis le 21 novembre 1996.

Voir aussi

Après avoir subi un boycott à la suite d’une publicité mettant en avant un influenceur homme se disant femme (« transgenre ») qui avait entraîné une chute de 25 % de ses ventes, la marque BudLight lance désormais une campagne parodiant les pubs « wokes ».

Que vend Jaguar ? Plus des voitures, apparemment.

Bud Light—Nouvelle pub patriotique pour contrer effondrement des ventes et perte de 6 milliards de $ US en bourse (Homme qui se dit femme ambassadeur de la marque)

Publicité pro-trans des Cafés Starbucks crée la controverse en Inde

Les législateurs russes cherchent à interdire la « propagande zéro enfant », aides aux familles aux États-Unis

Quand les entreprises américaines déboulonnent leurs politiques diversitaires

Les études de McKinsey sur la relation entre la diversité et la performance des entreprises ne sont pas reproductibles

Nike — Alexandre le Grand c'est le patriarcat, l'équipe de basket féminine, métissée, etc. des États-Unis, c'est mieux...

Google et Bing : Couple blanc et inventeur blanc

« Le Tour du monde en 80 jours » revisité : Phileas Fogg est un anti-héros, Passepartout est d'origine malienne, le détective Fix une femme journaliste

Sondage : La religion ne s’est pas effondrée dans notre société. Elle a seulement changé de visage

Wokisme — Nouvelle vidéo de recrutement de l'armée américaine

Selon Marie-Claude Ducas, rédactrice en chef du magazine Infopresse, on doit ce phénomène de sexisme inversé au féminisme: puisqu’on peut difficilement déprécier les femmes en publicité, les rôles de maladroits reviennent systématiquement aux hommes. «Afin de raconter une histoire en 30 secondes, la publicité a recours à des stéréotypes», explique-t-elle.  

Certains hommes peuvent toutefois avoir des rôles positifs dans les publicités (quand ils ont le bon profil ethno-genré) :


Québec — Appel aux parents à retirer leurs enfants des cours de sexualité

Plusieurs organismes (EPPNE, APCQ, Citizen Go, UVVC) appellent les parents à retirer leurs enfants des cours de sexualité des organismes.

Extraits de leur communiqué :

Nous demandons aux parents du Québec :
  • d’exiger qu’on leur remette le calendrier du cours d’éducation sexuelle ;
  • d’exiger de connaître le contenu exact de ce que le professeur enseignera, pas seulement le résumé gouvernemental du programme ;
  • de retirer leurs enfants des classes lorsqu’ils tomberont, et ce sera malheureusement la majorité des cas, sur des sexologues qui n’ont pas le jugement et le discernement de mettre de côté ce qui est inacceptable dans le programme CCQ concernant la sexualité ;
  • de ne pas hésiter à diffuser leurs témoignages lorsque les enfants reviennent déstabilisés de l’école par l’approche de l’idéologie du genre et d’une sexualisation bien trop précoce ;
  • de visiter les réseaux sociaux de EPPNE, RESI, RPV et diffuser dans leurs réseaux

[…]

Quand il s’agit de nos enfants, on doit rappeler aux parents qui l’ont oublié, aux professeurs, aux directions d’école et au gouvernement qui le savent, mais font tout pour le faire oublier, que l’autorité ultime, c’est nous. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et ils ont le pouvoir de déléguer aux professeurs une partie de leur autorité pour donner l’instruction publique sous leur supervision et surveillance. Le Code civil du Québec rappelle : « Le droit de surveiller son entretien et son éducation ».

Comment les parents peuvent-ils exercer leur DROIT DE SURVEILLANCE EN ÉDUCATION si l'on refuse de leur partager le contenu du cours d’éducation sexuelle tel que chaque professeur l’enseignera dans la classe de leur enfant ?

Extrait du Code civil du Québec

TITRE QUATRIÈME DE L’AUTORITÉ PARENTALE

597. L’enfant, à tout âge, doit respect à ses père et mère ou à ses parents.

598. L’enfant reste sous l’autorité de ses père et mère ou de ses parents jusqu’à sa majorité ou son émancipation.

599. Les père et mère ou les parents ont, à l’égard de leur enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d’éducation.

[…]

600. Les père et mère ou les parents exercent ensemble l’autorité parentale. Si l’un d’eux décède, est déchu de l’autorité parentale ou n’est pas en mesure de manifester sa volonté,
l’autorité est exercée par l’autre.

601. Le titulaire de l’autorité parentale peut déléguer la garde, la surveillance ou l’éducation de l’enfant.

605. Que la garde de l’enfant ait été confiée à l’un des parents ou à une tierce personne, quelles qu’en soient les raisons, les père et mère ou les parents conservent le droit de surveiller son entretien et son éducation et sont tenus d’y contribuer à proportion de leurs facultés.

Voir aussi

Québec — Imposition du cours de la sexualité : théorie du genre, incitation au polyamour

L’Alberta veut que les parents soient avertis sur le contenu à caractère sexuel proposé à leurs enfants

Le Regroupement des Parents Vigilants (du Québec) sur le nouveau programme CCQ Culture Citoyenneté Québécoise

Critique de la définition du sexe dans un manuel approuvé par le ministère de l’Éducation du Québec

L’idéologie LGBTQ/trans dans le nouveau cours de culture et citoyenneté québécoise

Qui était Alfred Kinsey, le « père de la Révolution sexuelle » ?

L’éducation sexuelle est-elle le rôle de l’école ? Avec Maurice Berger, Israël Nisand, Sophie Audugé

Culture et citoyenneté québécoise —Ce que l’APCQ veut que vous sachiez sur ce cours

Québec — Cours d’éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise

 

 

mercredi 20 novembre 2024

Michèle Tribalat : « Un tiers des enfants nés sur le sol français en 2023 a au moins un parent étranger, quelles leçons en tirer ? »

Selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi 14 novembre 2024, 33,6 % des naissances en France en 2023 étaient issues d’au moins un parent étranger (30,28 % hors UE). Promue par l’UE, la relance de la fécondité par l’immigration n’enrayera pas le déclin démographique, analyse la démographe. Entretien avec Michèle Tribalat est démographe. Dernier livre paru : Immigration, idéologie et souci de la vérité (L’Artilleur, 2021).


LE FIGARO. — La semaine dernière, l’Insee a publié les chiffres définitifs sur la natalité en France en 2023 : sur la France entière, 33,6 % des naissances étaient issues d’au moins un parent né à l’étranger. Ce chiffre est-il surprenant ?

Michèle TRIBALAT. — Non, car le nombre de naissances décline globalement depuis 2010 (-20 %), mais plus vite lorsque les deux parents sont nés en France (-27 %). Quant aux naissances d’au moins un parent né à l’étranger, elles n’ont que peu baissé sur la période (-3 %). Ce sont les chiffres en France métropolitaine, pour éviter la petite discontinuité d’enregistrement avec l’apparition de Mayotte dans les données France entière en 2014. Donc la proportion de naissances d’au moins un parent né à l’étranger a gagné près de six points depuis 2010 (33,1 % en 2023 en France métropolitaine). Ce déclin global de la natalité est lié principalement au recul de la fécondité. Le nombre moyen d’enfants par femme a d’abord fléchi lentement, puis plus vite avec une baisse particulièrement abrupte en 2023, qui touche tous les âges, mais surtout les femmes âgées de 25-34 ans. En France métropolitaine, en 2023, les femmes ont eu 1,64 enfant par femme contre 2,02 en 2010. [Au Québec 1,38 en 2023 contre 1,7 en 2010.]

– A-t-on des informations détaillées sur le pays de naissance des parents ?

– Cette année, l’Insee a publié un nouveau tableau donnant, pour les pères (y compris les 0,2 % de deuxièmes mères) et les mères le détail des pays de naissances par état matrimonial à la naissance de l’enfant en 2023. Pour la France métropolitaine, dans 18 % des naissances le père est né en Afrique (dont la moitié au Maghreb). C’est 16 % lorsque c’est la mère. Viennent ensuite les naissances dont le parent est né en Europe (un peu plus de 4 % dans les deux cas). [En 2100, plus de la moitié des naissances dans le monde pourraient avoir lieu en Afrique.]

Si, dans l’ensemble, 57 % des naissances se sont produites hors du mariage, c’est beaucoup plus lorsque le parent est né en France, qu’il s’agisse du père ou de la mère (64 %). En effet si les naissances hors mariage sont devenues la norme dominante lorsque le père est né en France (ou la mère), tel n’est pas le cas pour tous les parents nés à l’étranger. Ainsi, les naissances hors mariage sont rarissimes lorsque la mère est née au Maghreb (par exemple, à peine 5 % pour les mères nées en Tunisie) et peu fréquentes lorsque c’est le père (15,6 % pour ceux nés en Tunisie). Si bien que la part des naissances de père né au Maghreb dans un mariage grimpe à 25 %. Les naissances hors mariage sont aussi très rares lorsqu’un parent est né en Turquie.

– Parmi ces 33,6 %, la part de naissances issues d’un seul parent né hors de l’UE (15,1 %) est moins élevée que celle des naissances issues de deux parents nés hors de l’UE (18,5 %). Comment l’expliquer ?

– Il est plus sage d’examiner l’évolution de la part des naissances d’au moins un parent né à l’étranger, car l’Insee a « changé de pied » en 2011 dans sa manière de traiter les pays de naissance du père inconnus, sans être très bavard sur ce qu’il a fait. Jusqu’en 2010, les deux groupes évoluaient de concert. Après, le nombre des naissances d’un seul parent né à l’étranger a décliné quand celui des naissances de deux parents nés à l’étranger augmentait. Il est plus prudent de ne pas trop épiloguer sur ces variations.

Par contre, ceux qui ont compulsé les données mises en ligne récemment sur la natalité par pays de naissance des parents ont pu constater l’innovation (woke?) de l’Insee. Jusqu’aux données publiées l’an dernier, les enfants qui naissaient avaient un père et une mère. Celles mises en ligne récemment sur les naissances ont bien encore une mère, mais plus de père. Suivant les nouvelles consignes de l’état civil, l’Insee parle alors de second parent qui, dans 0,2 % des cas, peut être une femme. Cela s’appelle avoir le sens des proportions ! On aimerait donc que l’Insee cesse d’annuler la paternité afin de ne pas déplaire aux âmes sensibles et qu’il distingue les deux catégories de second parent : le père et la deuxième mère dans le cas des unions lesbiennes.

– Les naissances issues de deux parents français sont passées de 72 % en 2000 à 66,4 % en 2023 en France, et celles de parents issus de deux pays hors de l’UE ont augmenté de 73 %. Quelles prévisions est-il possible de faire pour la démographie française ?

Il va falloir surveiller l’évolution de la fécondité des femmes âgées de 25-29 qui baisse et celle de la fécondité des femmes âgées de 30-34 ans qui a elle aussi commencé à baisser. Si la fécondité à 25-29 ans s’effondre comme on l’a vu par exemple en Espagne, sans que celle des 30-34 ans ne remonte suffisamment ou continue de baisser, la France pourrait rejoindre l’Espagne où le nombre moyen d’enfants par femme est descendu à 1,16 en 2022. Le report des naissances à des âges toujours plus élevés a ses limites liées à la fertilité déclinante.

La Commission européenne, qui plaide pour que l’immigration étrangère vienne compenser le déclin démographique et amener les travailleurs qui vont manquer à l’UE, a tendance à enjoliver les choses. Dans sa communication [qui verse dans le lyrisme outrancier pour ce carnet] du 27 avril 2022, elle énonçait les bienfaits que l’immigration qu’elle appelle de ses vœux ne manquerait pas d’apporter : « la migration légale peut constituer en soi une forme d’investissement dans l’économie et la société dans son ensemble qui favorise les transitions écologique et numérique de l’Union tout en contribuant à rendre les sociétés européennes plus soudées et résilientes ». Cependant, ajouter des personnes venues de l’étranger sans pouvoir compter sur une fécondité suffisante pour alimenter le bas de la pyramide des âges des populations européennes, c’est se condamner à recommencer lorsqu’elles auront vieilli. [L’immigration de personnes principalement adultes ne rajeunit pas sensiblement la population…]

Source : Le Figaro

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