mercredi 5 octobre 2022

Berlin ouvrira des « garderies LGBTQ »

Il s’agit d’un projet pilote en Allemagne : deux crèches pour homosexuels et lesbiennes doivent être ouvertes à Berlin. Mais un regard sur le personnel de la direction soulève des questions. Le conseil d’administration de l’actionnaire comprend un sociologue accusé de prôner la pédophilie depuis 40 ans.

Le projet pilote allemand vise à éduquer les enfants sur l’homosexualité et les LGBTI (personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles, transgenres et intersexuées). Le projet a été initié par le service de conseil homo de Berlin, qui souhaite ouvrir une maison multigénérationnelle comprenant des crèches.

Marcel de Groot explique très simplement l’approche pédagogique de l’école maternelle : « Ensuite, il y a, par exemple, dix livres pour enfants ordinaires et trois dans lesquels le prince épouse un prince. »

Et plus loin : « En soi, notre concept est le même que celui des autres garderies. Le mode de vie LGBTI devrait simplement être un peu plus visible. »

Le directeur général du Conseil Homo de Berlin Marcel de Groot (60 ans) supervise le projet

Le concept est le même que dans les autres crèches, souligne le directeur général Marcel de Groot au « Bild ». Mais le mode de vie queer [littéralement bizarre, de travers] doit être rendu visible aux enfants, par exemple à travers des livres dans lesquels deux hommes tombent amoureux, et pas seulement un prince et une princesse, explique-t-il.

Un membre du conseil d’administration accusé de prôner la pédophilie

Pourtant, un regard sur le conseil d’administration du centre de conseil homo peut faire sourciller. Parce qu’un membre, le sociologue Rüdiger Lautmann, est accusé d’être un avocat pédophile. En 1994, il publie un livre intitulé « Le désir d’enfant (Die Lust am Kind). Portrait du pédophile ». L’accusation : Il fait l’apologie de la pédophilie. Trois ans plus tard, il a contribué à une brochure sur les enfants et la sexualité, qui affirmait que la sexualité entre enfants et adultes devait « fondamentalement être approuvée ». Lautmann lui-même rejette ces allégations. Il ne se considère pas comme un partisan de la pédophilie. Il essayait juste de les comprendre et de les décrire.

Selon un projet de recherche à l’Université de Göttingen, Lautmann était même membre du conseil d’administration du groupe de travail sur la sexualité humaine, qui à l’époque était d’avis que les contacts pédosexuels pouvaient être consensuels malgré la différence d’âge des participants. En 1979, il demanda également la suppression du paragraphe 176, qui faisait des actes sexuels sur des enfants de moins de 14 ans un délit punissable.

Le PDG admet : « Ce serait problématique »

Selon le directeur général, Lautmann n’a rien à voir avec la gestion quotidienne de la garderie. « À mon avis, ce serait trop problématique », admet-il même. Le ministère de l’Éducation de Berlin veut maintenant discuter des responsabilités dans le domaine des garderies, a-t-elle déclaré au « Bild ».

Grand intérêt

Il y aurait un grand intérêt. En effet, il y aurait déjà 60 préinscriptions pour les 93 places disponibles. Les enfants viennent de familles LGBTQ2SAI+ et de familles qui vivent à proximité et ont besoin d’une place en garderie. Selon la direction de la garderie, il faut montrer à ces enfants ce que c’est que d’être homo, lesbienne, transgenre ou intersexe.

Pour Lautman, il n’est pas nécessaire, bien sûr, que les enfants de la maternelle sachent s’ils sont homosexuels, hétérosexuels ou lesbiennes. Tous les enfants sont les bienvenus. S’ils ne sont pas hétérosexuels plus tard, au moins devrait-il alors être plus facile pour ces petits de l’avouer publiquement, indique l'article.

Source : Focus.de

Voir aussi 

1 sur 5 : le film contre la pédocriminalité 

Hongrie — Renforcement de la protection des mineurs par lutte contre la pédophilie et le transgenrisme (Zemmour réagit) 

Les accusations d’attouchements sur de jeunes garçons mineurs se multiplient

Luc Ferry : la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédophilie

La gauche intellectuelle progressiste et la pédophilie, retour sur une histoire trouble

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Juger la vie privée de Simone de Beauvoir  (Elle a eu une relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre. En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».)

La révolution sexuelle des années 60, la pédophilie et les prêtres modernes 

Allemagne — Garçons orphelins sous la tutelle de pédophiles

Grande-Bretagne — 83 suspects de pédophilie… dans le football 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide

 

 

 

 

mardi 4 octobre 2022

« Mussolini et le fascisme, créatures des services secrets anglais », selon deux essayistes italiens

Mussolini
Le livre « Nero di Londra [Noir de Londres]. De Caporetto à la Marche sur Rome : comment les renseignements militaires britanniques ont créé le fasciste Mussolini » sort ce 4 octobre 2022.

Le livre est lancé par un article dans le très britannique The Times.

Le livre met en lumière — papiers et documents à l’appui — le rôle joué par le renseignement militaire britannique dans l’accession au pouvoir de Mussolini. Les deux auteurs ont trouvé des documents inédits dans les archives personnelles du chef du DMI (Directorate of Military Intelligence), Sir Samuel Hoare, conservées à la bibliothèque de l’université de Cambridge et déclassifiées en 2001.

« Bien qu’il ait combattu l’armée britannique en Afrique pendant la [seconde] guerre [mondiale], les archives montrent que Mussolini doit en partie sa montée rapide au pouvoir aux officiers britanniques qui l’ont aidé à organiser sa marche sur Rome en 1922 », précise Giovanni Fasanella, auteur de Noir de Londres. « Les Britanniques ont aidé à organiser la marche et ont poussé Mussolini à prendre le pouvoir afin d’en faire la figure clé d’un gouvernement qui leur serait favorable », ajoute Fasanella au Times.

Après la marche de 1922, Sir Ronald Graham, ambassadeur d’Angleterre en Italie, rencontra Mussolini et envoya à Londres un rapport élogieux sur la « discipline » du Duce. Mario Josè Cereghino affirme que la carrière du Duce entre 1917 et 1922 « n’aurait pas pris le chemin que nous connaissons sans l’influence du parti conservateur britannique ».

Mussolini est d’abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste Avanti ! à partir de 1912. Anti-interventionniste convaincu avant la Première Guerre mondiale, il change d’opinion en 1914, se déclarant favorable à l’entrée en guerre de l’Italie. Expulsé du PSI en novembre 1914, il crée son propre journal, Il Popolo d’Italia (Le Peuple d’Italie) qui prend des positions nationalistes proches de celles de la petite bourgeoisie. Dans l’immédiate après-guerre, profitant du mécontentement de la « victoire mutilée », il crée le Parti national fasciste (PNF) en 1921 et se présente au pays avec un programme politique nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical, ce qui lui vaut l’appui de la petite bourgeoisie et d’une partie des classes moyennes industrielles et agraires.

Photo célébrant la marche sur Rome en 1922

En 1922, des dizaines de milliers de fascistes marchent sur Rome. Le roi Victor Emmanuel III dissout le gouvernement et offre à Mussolini la charge de former un nouveau gouvernement de coalition.

C’est cette marche que le gouvernement britannique aurait aidé à organiser, car il voulait que Mussolini soit le leader, ont affirmé les auteurs de Nero di Londra. M. Fasanella a déclaré au Times : « Les Britanniques ont aidé à orchestrer la marche et à propulser Mussolini au pouvoir parce qu’ils voulaient faire de lui le personnage clé d’un gouvernement qui leur serait utile. »

Sir Ronald Graham, alors ambassadeur britannique en Italie, a assuré la liaison avec les dirigeants de la marche dans les jours précédents, selon des documents des Archives nationales du Royaume-Uni. Les dirigeants se sont réunis dans un bâtiment appartenant à un aristocrate à moitié anglais, Romeo Adriano Gallenga Stuart, qui, selon les auteurs, était un informateur du renseignement britannique.

M. Cerenghino a déclaré au Times qu’ils pensaient que Graham donnait des conseils utiles aux fascistes, car il était « constamment » informé par les marcheurs alors qu’ils descendaient sur Rome. Non seulement cela, mais un haut responsable politique conservateur britannique, Sir Samuel Hoare, a affirmé que l’argent britannique avait été utilisé pour « former le parti fasciste et financer la marche », révèlent des documents.

Hoare avait déjà travaillé avec Mussolini. En 2009, on avait appris que Mussolini était payé 100 £ par semaine — l’équivalent d’environ 5 350 £ aujourd’hui (8300 $ canadiens, 6100 euros) — par le MI5. Somme autorisée par Hoare qui était le représentant du MI5 à Rome. Mussolini aurait été payé pour colporter de la propagande pro-guerre dans son journal et l’ancien journaliste aurait également dit à Hoare qu’il enverrait des vétérans de l’armée pour rosser des manifestants pacifistes à Milan. L’historien de Cambridge, Peter Martland, qui a découvert les détails lors de l’examen des papiers de Hoare, a déclaré au Guardian : « L’allié le moins fiable de la Grande-Bretagne dans la guerre à l’époque était l’Italie après le retrait de la Russie du conflit à la suite de la Révolution bolchevique. Mussolini a été payé 100 £ par semaine à partir de l’automne de 1917 pendant au moins un an pour entretenir la campagne pro-guerre. »

M. Fasanella a déclaré au Times que Hoare savait perturber les meetings de gauche grâce à l’utilisation de l’Union antisocialiste dans la capitale italienne. Il a déclaré : « Hoare s’était spécialisé dans l’utilisation de la violence et de la propagande en Grande-Bretagne et il a introduit ces méthodes en Italie. »

Notons qu'en 1943, Mussolini, revenu de sa captivité à Gran Sasso, instaure un régime qui ne garantit la propriété privée que dans la mesure où elle ne portait pas atteinte à la personnalité physique et morale des autres hommes et qui reconnait la nécessité de certaines nationalisations, expropriations de terre, la participation des travailleurs aux bénéfices de l'entreprise, le principe de cogestion des entreprises. Ce régime du fascisme finissant revient aux origines républicaines, socialistes et populistes du fascisme.

 



Nero di Londra

Da Caporetto alla marcia su Roma: come l’intelligence militare britannica creò il fascista Mussolini,
par Giovanni Fasanella et Mario José Cereghino,
publié par Chiarelettere,
à Milan,
le 4 octobre 2022,
256 pp,
ISBN-10 : 8832965089
ISBN-13 : 978-8832965087


lundi 3 octobre 2022

Loretta et le droit en tant qu’homme d’avoir des bébés

Les Monty Pythons avaient prophétiquement prévu en 1979 ce qui agiterait notre époque (les « droits » LGBTQQIP2SAA+, ici le droit des hommes qui se disent femmes à avoir des enfants et à nier la réalité biologique).

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BBC : six hommes blancs d’Oxford ne peuvent-ils plus faire un spectacle comique ? 

Campagne publicitaire (subventionnée) de l'homme « enceint » dénoncée par des féministes  

Théorie du genre — les fauteurs de trouble de la gauche woke 

La couleur du pouce en l'air (était L'Homme enceint d'Unicode et Apple)

« Ici il n’y a que des noirs et des arabes […] on se disait qu’on allait être envahis par les blancs »

Florilège : la mixité imposée et la propagande Rosa Parks sur les enfants

À la rentrée, Hasna, Adil et ceux du collège Berlioz vont devoir accueillir Clémence, Mateo et leurs amis du collège Coysevox [kwazəvo] (selon Petit Robert 2) ou [kwazvo] (selon Petit Larousse) d’à côté. Et ils voient d’un mauvais œil cette « invasion des blancs ». 


Reportage (très politiquement correct) au complet


Dans ce quartier du 18e arrondissement de Paris, en traversant une rue, on passe des HLM de la porte de Clignancourt aux immeubles bourgeois du bas Montmartre. Un tiers des parents d’élèves contournaient la carte scolaire pour éviter leur collège de secteur, un véritable ghetto selon eux, au profit du collège d’à côté dont les résultats étaient plus prometteurs. 

Au fil des années, Berlioz a fini par devenir le ghetto tant redouté, avec plus de 60 % d’élèves défavorisés et Coysevox son miroir social, avec 60 % issus de familles favorisées.

Mais il y a quelques années, sur décision du Conseil de Paris, les deux collèges ont dû progressivement mélanger leurs élèves afin de recréer dans la cour d’école la mixité sociale typique des rues du 18e arrondissement. 

Et cette année, les élèves de 4e du « bon » collège, pour la plupart blancs et bien nés, viennent faire leur année de 3e [14-15 ans] à Berlioz, avec les filles et les fils d’immigrés du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest.

Voir aussi
 
Allemagne — difficultés d’intégration des immigrés (Dans certaines écoles allemandes, les élèves allemands sont désormais minoritaires)

Les yeux grand fermés : le racisme anti-blanc n'existerait pas

La dénonciation du racisme anti-blanc fait seulement le tour des réseaux sociaux :

Quand il est évoqué dans certains médias, c’est seulement pour nous expliquer qu’il n’existe pas… car il faudrait, selon les nouveaux docteurs Diafoirius de gauche, distinguer le racisme systémique du racisme attitudinal. Charlotte d’Ornellas explique :

  Et plus tard sur CNews:

« La gauche nous explique que le racisme n’est possible que si l’on est une minorité. Vu que les Blancs sont en minorité dans certains quartiers, ne peuvent-ils pas être désormais victimes de racisme ? »

« Je trouve stupéfiant de devoir s'excuser lorsque l'on expose des faits ».

dimanche 2 octobre 2022

2 octobre 1535 — Jacques Cartier accoste à Hochelaga

Si la fondation de Montréal remonte officiellement à 1642, le premier Européen à y mettre les pieds est arrivé plus d’un siècle auparavant. Nul autre que Jacques Cartier. En octobre 1535, l'explorateur y fait la rencontre des Iroquoiens du village d’Hochelaga. Guidé par ces derniers, il grimpe jusqu’au sommet d’une colline qu’il baptisera… le mont Royal.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 1 octobre 2022

France — 40 % des enfants de 0 à 4 ans sont immigrés ou d'origine immigrée

L'ancien ministre français, Pierre Lellouche, a déclaré sur CNews le 29 septembre 2022 que « 40 % des enfants de 0 à 4 ans sont immigrés ou d'origine immigrée. On a une modification en profondeur de la population avec un poids déterminant de l'islam ».

La déclaration a fait florès : plus de 140.000 vues sur Twitter. «40% des enfants de 0 à 4 ans sont immigrés ou d’origine immigrée au dernier recensement», a déclaré Pierre Lellouche, ancien secrétaire d’État de François Fillon, sur CNews citant un rapport de l’INSEE datant de juillet 2020. «Il y a une modification en profondeur de la population de ce pays et de la population scolaire avec un poids, évidemment, déterminant de l’Islam, puisque la plus grande partie de cette population vient d’Afrique Noire et du Maghreb», a-t-il ajouté. D’où ce chiffre de 40%, qui peut paraître extrêmement élevé, vient-il ?

Le ministre se réfère à une étude publiée le 5 juillet dernier par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), chargé de la production de l’analyse et de la publication des statistiques officielles. Contacté par Le Figaro, l’institut reconnaît que «près de 40% des enfants de 0 à 4 ans ont un lien à l’immigration sur 3 générations». En effet, selon l’étude, 39,4% des enfants de 0 à 4 ans ont un lien avec l’immigration sur trois générations. Dans le détail : 0,8% sont immigrés, c’est-à-dire né étranger à l’étranger ; 13,3% ont deux parents immigrés (de deuxième génération donc); 11,3% ont un parent immigré (de deuxième génération) ; 1,8% ont quatre grands-parents immigrés (troisième génération) ; enfin, 12,2% ont au moins un grand-parent immigré (troisième génération).

Quant à l’origine des immigrés ou descendants d’immigrés dans cette population infantile, elle est effectivement majoritairement africaine.

Source : Le Figaro

Citations ethniquement incorrectes de Karl Marx


Lettre de Marx à Engels rédigée en juillet 1862 :

Le Nègre juif [Ferdinand] Lassalle qui, je suis heureux de le dire, part à la fin de cette semaine, a perdu encore une fois 5000 thalers dans une spéculation mal avisée… Pour moi, c’est désormais évident — comme la forme de son crâne et la manière dont ses cheveux poussent — qu’il est un descendant de ces Nègres qui accompagnèrent la fuite de Moïse d’Égypte (à moins que sa mère ou sa grand-mère paternelle ait fricoté avec un Nègre). Maintenant, ce mélange de juiverie et de germanité et son fond négroïde, entre autres, ne peut pas manquer d’induire des conséquences particulières. L’inconvenance de ce type est elle aussi caractéristique de celle des nègres. 1

Dans une autre lettre à Engels, rédigée quatre années plus tard (en 1866), où Marx décrivait un travail récent dont il pensait qu’Engels aurait pu tirer profit. Marx s’intéressait à Pierre Trémaux et à son Origine et Transformations de l’Homme et des autres êtres (Paris, 1865). Voici comment il présenta les travaux de Trémaux à Engels :

En dépit de toutes les limites que j’ai notées, il représente une progression significative par rapport à Darwin… (il a passé de nombreuses années en Afrique), ce qui l’amène à montrer que le type nègre commun est juste une forme dégénérée d’un type qui lui est bien supérieur. 2

Voici ce que Marx écrivait dans une autre lettre à Engels, lorsqu’il entreprenait d’évoquer le cas des Juifs.

L’expulsion des lépreux d’Égypte, à la tête desquels se trouvait un prêtre égyptien du nom de Moïse. Lazare, le lépreux, est aussi le Juif typique. 3

En 1853, dans le cadre de l’un de ses articles publiés dans le New York Tribune, Marx écrivait sur les Balkans :

qui avaient la mauvaise fortune d’être habités par un conglomérat de différentes races et de différentes nationalités dont il est difficile de déterminer laquelle est la moins adaptée pour le progrès et la civilisation. 4

En 1856, on pouvait lire sous sa plume dans le même journal que « Chaque tyran est soutenu par un Juif ». Il prétendait également qu’il existait toujours « quelques Juifs prêts à vous faire les poches ». En commençant par l’époque où Jésus avait jeté les marchands du temple, Marx informait son lectorat que

les Juifs pratiquant l’usure en Europe font à une échelle plus grande et plus néfaste ce que d’autres font à une échelle moins importante et plus modeste. Mais c’est uniquement parce que les Juifs sont si forts qu’il est important et urgent de dévoiler et de clouer au pilori leur organisation. 5

Une décennie plus tôt, en 1843, Marx écrivait Sur la question juive :

Quelle est la religion terrestre du Juif ? L’arnaque. Quel est son Dieu terrestre ? L’argent. L’argent est le dieu jaloux d’Israël, au regard duquel aucun autre Dieu ne peut exister. 6

En 1853, dans un discours que Karl Marx tint en Amérique, il déclara que « la société indienne n’a pas du tout d’histoire, ou du moins pas d’histoire connue ». Et tandis que Marx se moquait de la civilisation indienne qu’il supposait complètement ignorante, il semblait être favorable à la domination de l’Inde par les Britanniques. 

La question, selon lui, n’est pas de savoir si l’Angleterre avait le droit de conquérir l’Inde mais plutôt de savoir si nous eussions préféré qu’elle fût conquise par les Turcs, par les Perses, par les Russes plutôt que par les Britanniques ». Un des rôles de la Grande-Bretagne en Inde, selon lui, était de « poser les fondations matérielles de la société occidentale en Asie ». Il avait tendance à penser qu’elle était capable de le faire. En effet, bien que Marx eût noté que d’autres civilisations avaient envahi l’Inde par le passé, « les conquérants barbares » n’avaient pas pu mener cette tâche à bien. Au contraire, « les Britanniques étaient les premiers conquérants supérieurs et ne pouvaient donc succomber aux sirènes de la civilisation hindoue. 7 

Quant à l’esclavage, voici ce qu’écrivait Marx sur ce sujet en 1847, 14 ans avant la guerre de Sécession américaine :

L'esclavage est une catégorie économique comme une autre. Donc il a, lui aussi, ses deux côtés. Laissons là le mauvais côté et parlons du beau côté de l'esclavage [...] Sans l'esclavage, l'Amérique du Nord, le pays le plus progressif, se transformerait en pays patriarcal. Effacez l'Amérique du Nord de la carte du monde, et vous aurez l'anarchie, la décadence complète du commerce et de la civilisation modernes. Faites disparaître l'esclavage, et vous aurez effacé l'Amérique de la carte des peuples 8 

Sources

1 – Karl Marx à Friedrich Engels, 30 juillet 1862, Marx and Engels Collected Works, vol. 41, Lawrence & Wishart, 1984, p. 388.
2 – Marx à Engels, 7 août 1866, Marx and Engels Collected Works, vol. 42, p. 303.
3 – Marx à Engels, 10 mai 1861, Marx and Engels : Collected Works, vol. 41, p. 285.
4 – Karl Marx, “The Russian Menace to Europe”, New York Tribune, 7 avril 1853.
5 – Karl Marx, “The Russian Loan”, New York Tribune, 4 janvier 1856. 

6 – Karl Marx, Sur la question juive, (1843) in Karl Marx: Selected Writings, deuxième édition éditée par David McLellan, 2000, p. 66-69.  La traduction française par Jean-Michel Palmier en 1968 pour l'Union générale d’Éditions dans la collection : Le monde en 10-18, n° 412, est légèrement différente : « Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent.»

7 – Karl Marx, “The future results of British rule in Indian”, New York Daily Tribune, 8 août 1853.
8 – Karl Marx, Misère de la Philosophie, (1847), éditeur Giard & Brière, 1908, Paris, p. 158–159.

 
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vendredi 30 septembre 2022

Mathieu Bock-Côté : 50 000 immigrants/an au Québec, c'est suicidaire aussi !

Immigrante qui s’est présentée avec son enfant à la frontière à Lacolle (le risque d’être expulsé est très bas)

On a beaucoup parlé de la déclaration de Jean Boulet à propos de l’immigration au Québec.

Ses termes étaient mal choisis, et son propos était à bien des égards inexact.

Dire que 80 % des immigrants ne travaillent pas est tout simplement faux [même si le taux de chômage des immigrants légaux est nettement plus haut que celui des Québécois nés au Québec]. Le ministre de l’Immigration devrait être le premier à le savoir, et aurait dû s’éviter cette déclaration bête et fausse.


Il a ainsi miné son propre parti, alors que François Legault a cherché à rouvrir la question de l’immigration ces derniers mois.

Legault

Et s’il faut rouvrir ce débat, c’est parce que l’intégration des immigrants, quoi qu’on en dise, n’est pas une réussite au Québec.

On pense évidemment à la langue française — j’y reviendrai —, mais aussi à la question des valeurs, en effet.

Si nous avons dû voter, en 2019, la loi 21 sur la laïcité, c’est évidemment parce qu’elle était fragilisée par la présence de l’islam politique dans notre société.

La normalisation du voile est contraire aux valeurs occidentales. Le combat des femmes iraniennes le rappelle aux spécialistes du relativisme, qui aiment se mettre la tête dans le sable et se faire croire qu’il s’agit d’un vêtement comme un autre.

On pourrait aussi parler du sentiment d’identification.

Les nouveaux arrivants, globalement, ont plus tendance à s’identifier au Canada et à Montréal qu’au Québec. On ne le leur reprochera pas, ce n’est pas de leur faute, c’est un effet de notre appartenance au Canada, mais c’est un problème néanmoins pour une petite nation comme le Québec.

Cela ne veut pas dire que c’est le cas de tous, heureusement. Cela veut dire que c’est un phénomène important, hélas.

Mais revenons à la langue — c’est-à-dire, concrètement, à l’existence du peuple québécois, qui repose d’abord sur la vigueur de la majorité historique francophone.

François Legault, devant les gens d’affaires de Montréal, s’est voulu courageux, mais ne l’a été qu’à moitié, en disant que l’augmentation des seuils serait suicidaire pour la nation québécoise, qui se condamnerait, pour reprendre les mots de René Lévesque, à la « noyade » démographique.

François Legault oublie pourtant, alors qu’il le sait, que les seuils de 50 000 sont suicidaires aussi. C’est avec ces seuils, fixés sous les années Charest-Couillard, que le Québec a été entraîné dans la spirale de l’anglicisation accélérée.

Pourquoi François Legault s’entête-t-il à les maintenir ? Au Québec, 50 000 immigrés par année, c’est trop — c’est beaucoup trop. Le PQ de PSPP propose 35 000 : c’est aussi trop, mais c’est un pas dans la bonne direction.

[Tabou médiatique]

Qu’est-ce qui nous empêche alors de parler franchement d’immigration ?

La police médiatique qui assimile au racisme, au repli de soi et au refus de l’autre la baisse considérable des seuils a créé un interdit autour de ce débat. Elle dit en avoir soupé de ce débat. Elle souhaite le censurer.

Osons la défier.

Sans quoi le peuple québécois, effectivement, deviendra minoritaire chez lui, avant de disparaître, d’ici la fin du siècle.

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Le français en déclin significatif sur Internet au Québec  

Le poids du français baisse au Québec, celui de l’anglais remonte  

Français : il faut agir avant qu’il ne soit trop tard  

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« Le français hors Québec ? C’est terminé. » Sauvons les meubles…  

Le mépris du français parlé au Québec par les allophones et anglophones du Québec

Québec — La violence envers les enseignants explose dans les écoles

Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, déplore que 74 % de ses membres affirment avoir subi de la violence au travail au cours de la dernière année scolaire, une proportion qui est en hausse selon un sondage.

En un an seulement, le nombre d’enseignants et d’éducateurs indemnisés après avoir été victimes de violence à l’école a bondi de 65 %, selon le Journal de Québec.

En 2020, 554 membres du personnel scolaire ont été indemnisés à la suite de « lésions attribuables à la violence en milieu de travail », selon les données de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

L’année suivante, en 2021, ce nombre avait grimpé à 911, soit le bond le plus important depuis au moins dix ans (voir graphique ci-contre).

Or, il ne s’agit que « de la pointe de l’iceberg », selon Simon Viviers, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’université Laval.

« Pour qu’il y ait une réclamation à la CNESST, c’est parce que la situation n’est pas banale », souligne-t-il.

Indemnisée deux fois

La CNESST indemnise des travailleurs qui sont incapables d’exercer leur emploi en raison d’une lésion professionnelle, qui peut être physique ou psychologique.

Une éducatrice de service de garde d’une école de Montréal a par exemple été indemnisée deux fois par la CNESST après avoir subi un traumatisme crânien et un choc post-traumatique à la suite de gestes de violence causés par des élèves.

Ce sont d’abord les éducateurs spécialisés, suivis des enseignants de la maternelle et du primaire, qui sont victimes de gestes de violence commis en majorité par des élèves.

On parle surtout de « bousculades », « pincements », « coups de pied » et « volées de coups » qui sont en augmentation, selon la CNESST.

Le constat est semblable du côté de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ).

Selon un sondage réalisé par la firme Ad hoc ce printemps auprès des membres (1617 répondants), 74 % des employés ont subi de la violence au cours de la dernière année scolaire, provenant principalement des élèves.

En 2018, cette proportion était de 71 %, selon un coup de sonde comparable.

Un effet de la gestion de la pandémie Covid ?

« C’est pire qu’avant. C’est qui qui va prendre son courage à deux mains et régler cette situation-là ? », laisse tomber son président, Éric Pronovost, qui voit dans cette augmentation un « effet pandémie ». 

[Il est vrai qu’une forte augmentation a été ressentie entre 2020 et 2021. Mais, d’une part, 2020 constituait un léger creux par rapport à 2019 et 2018 et, d’autre part, il y a une tendance à l’augmentation de ces violences, depuis 2012 ; en effet le nombre d’employés indemnisés a augmenté de 153 % de 2012 à 2021. Ceci dit, la gestion de la pandémie a été désastreuse pour les écoles alors que les jeunes n’ont jamais été en danger de la Covid-19 et qu’on le savait dès le début de la pandémie. Voir Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux (juillet 2020), Les leçons européennes (comparaisons entre pays) sur l’ouverture des écoles pendant le début de la pandémie (décembre 2020) et Québec — Les pédiatres réclament la réouverture des écoles le 11 janvier (2021) ]

Le son de cloche est le même du côté des services de garde en milieu scolaire. Les enfants, en ayant été plus longtemps à la maison et privés de contacts sociaux, ont des « habiletés sociales moins développées » si bien qu’ils sont maintenant « moins tolérants envers les autres », affirme Réjeanne Brodeur, présidente de l’association québécoise de la garde scolaire.

Simon Viviers partage aussi ce constat, rappelant que la société en générale est « dans un contexte de tension sociale ».

Ce dernier rappelle par ailleurs que l’intégration des élèves à besoins particuliers dans les classes ordinaires demeure un « problème extrêmement important » puisque plusieurs enseignants ne se sentent pas aptes à répondre à leurs besoins.

Le manque de services pour encadrer ces élèves dans les services de garde demeure aussi un enjeu et pourrait expliquer en partie la hausse des gestes de violence, ajoute Réjeanne Brodeur.