mercredi 19 avril 2023

« Les femmes alimentent le wokisme sur les campus et dans la société »

Les femmes ont plus souvent un diplôme universitaire, sont politiquement plus à gauche et ont moins de respect pour la liberté d’expression.

Des étudiants en études féminines et de genre de l’Université Carleton participent à un rassemblement à Ottawa en 2010.

Un sondage Angus Reid portant sur les intentions de vote de 5 000 Canadiens entre le 6 et le 13 mars a révélé un large écart entre les partisans des conservateurs et ceux des libéraux. Dans l’ensemble, les libéraux sont en queue de peloton (29 % contre 35 %). Mais alors qu’une pluralité d’hommes disent qu’ils voteraient pour les conservateurs si une élection avait lieu demain, 44 % des femmes de moins de 35 ans disent qu’elles voteraient pour le NPD et 42 % des femmes de plus de 55 ans ont l’intention de voter pour les libéraux.

Le chef du Parti [dit] conservateur, Pierre Poilièvre, a du pain sur la planche à cet égard. Mais il devrait comprendre que cela n’a rien à voir avec lui personnellement. De nombreuses études ont conclu que les femmes instruites sont davantage attirées par la gauche politique que les hommes.

Et comme les femmes sont plus nombreuses à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur — en 2016, 40,7 % des Canadiennes et 29,1 % des Canadiens âgés de 25 à 34 ans étaient titulaires d’une licence [baccalauréat au Canada/Québec] ou d’un diplôme supérieur —, il n’est pas étonnant que leurs convictions progressistes, renforcées par leur passage à l’université, se reflètent dans leurs habitudes de vote.

L’Institut de recherche sur l’enseignement supérieur de l’UCLA mène des enquêtes auprès des étudiants de première année chaque année depuis 1966. Jusqu’en 1980, les hommes étaient plus libéraux/de gauche que les femmes. Au début et au milieu des années 1980, les hommes et les femmes étaient politiquement à peu près au même niveau.

Mais depuis 1987, les femmes sont plus à gauche que les hommes. L’enquête de 2016 menée auprès de 137 456 étudiants de première année dans 184 collèges et universités des États-Unis a révélé que 41 % des femmes s’identifiaient comme libérales ou d’extrême gauche, contre 29 % des hommes.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’état précaire de la liberté d’expression. Un sondage Gallup/Knight Foundation de 2017 a posé la question à 3 014 étudiants : « Si vous deviez choisir, qu’est-ce qui vous semble le plus important » : une société diversifiée et inclusive ou la protection de la liberté d’expression ? Les étudiants masculins ont choisi la protection de la liberté d’expression par 61 voix contre 39, tandis que les étudiantes ont préféré une société « diversifiée et inclusive » à la liberté d’expression par 64 voix contre 35.

Dennis Chong, politologue à l’université de Californie du Sud, a déclaré au New York Times que « l’écart entre les sexes en matière de tolérance politique, les femmes étant un peu plus disposées à censurer les idées controversées et potentiellement nuisibles, remonte aux premières enquêtes sur le sujet dans les années 1950 ».

Selon Barbara Kay, les femmes sont plus wokes que les hommes, et plus elles seront nombreuses dans les universités, plus notre culture deviendra woke et plus la rigueur intellectuelle perdra du terrain au profit des sentiments, de l’« expérience vécue », de la thérapeutique et du sécuritarisme.

Dans un article du City Journal, la commentatrice politique conservatrice Heather Mac Donald parle de « la grande féminisation de l’université américaine », déplorant que « la traumatisation de la vie quotidienne, comme d’autres tendances universitaires modernes, se propage rapidement en dehors du campus ».

Un article de Quillette sur l’effet des femmes dans le monde universitaire, rédigé par Cory Clark, spécialiste des sciences du comportement, et Bo Weingard, rédacteur en chef adjoint de Quillette, fournit des statistiques détaillées pour étayer les observations de Mac Donald. Ils affirment que les hommes et les femmes considèrent différemment l’objectif de l’enseignement supérieur et de la science.

En moyenne, « les femmes sont plus disposées à réprimer la science pour des raisons morales, et les hommes sont plus disposés à autoriser le partage d’idées offensantes, voire potentiellement nuisibles ». « [Avec le temps,] l’appui à l’intégration de préoccupations morales dans le processus scientifique et dans les publications savantes est susceptible d’augmenter alors que celui à la liberté universitaire est susceptible de diminuer ».

Les femmes représentent 80 % des diplômés en études de genre aux États-Unis, qui sont essentiellement des camps d’entraînement au militantisme dans l’idéologie radicale du genre. Ce sont ces femmes qui, de manière disproportionnée, finiront par occuper des postes d’administrateurs chargés de la diversité, de l’équité et de l’inclusion dans les universités, et qui seront en mesure d’appliquer les tendances illibérales qu’elles ont développées à l’université.

Dans l’ensemble, les études montrent que les femmes de l’enseignement supérieur sont plus susceptibles que les hommes de croire que les discours de haine sont une forme de violence, d’approuver le fait de faire taire un orateur, de s’en remettre aux « modes de connaissance » des autochtones comme ayant une valeur égale à celle de la science, d’approuver la censure des résultats scientifiques s’ils sont en conflit avec la doctrine woke et d’affirmer qu’il devrait être illégal de dire des choses offensantes à propos de certaines minorités.

Lorsque les militantes rencontrent une opposition verbale — comme peuvent le constater tous ceux qui regardent les manifestations étudiantes sur YouTube — elles sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de réagir émotionnellement, en sanglotant ou en criant, ce qui met fin à tout dialogue, sans parler du type de débat ouvert, parfois abrasif, qui caractérise les forums dominés par les hommes comme l’université à l’ancienne.

Une étude réalisée en 2011 a montré que les femmes pleurent en moyenne de 30 à 64 fois par an, contre 5 à 17 fois pour les hommes. Et ce ne sont pas les étudiants masculins qui demandent « un endroit désigné sur le campus pour pleurer », comme l’a demandé une étudiante lors d’une énième tentative de bâillonnement à la faculté de droit de l’université de Georgetown.

Sur son Substack, Richard Hanania, président du Centre d’études sur la partisanerie et l’idéologie (Center for the Study of Partisanship and Ideology), s’est attaqué à ce dilemme dans un billet récent intitulé Les Larmes des femmes l’emportent sur le marché des idées (« Women’s tears win in the marketplace of ideas »). Il note qu’il est mal vu de faire pleurer les femmes, alors que ni les femmes ni les hommes n’éprouvent de sympathie pour les hommes qui pleurent.

Hanania conclut que « la société a été assez douée pour reconnaître les méfaits des excès de la masculinité. Nous n’avons même pas commencé à réfléchir attentivement aux pathologies équivalentes découlant des traits de l’autre sexe »

Si les tendances actuelles se poursuivent — ce qui semble probable — les progressistes ou gauchistes n’hésiteront pas à orienter leurs politiques vers une prise en compte accrue des revendications des femmes radicales progressistes. En revanche, aucun candidat conservateur, aussi séduisant et raisonnable soit-il, ne pourra surmonter au handicap de genre qui pourrait s’avérer insurmontable.

Voir aussi

 Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ? 

Le wokisme : des protestants puritains athées

Le wokisme, hérésie du progressisme et produit du nihilisme fait moralisme 

Qu’est-ce que le wokisme ? Décryptage d’un phénomène mondial

La lâcheté de l’université anglophone McGill et son « éducation de qualité »

« Espaces sûrs » : des étudiants qui ne supportent plus la contradiction

États-Unis — Suicide du professeur Mike Adams, harcelé et menacé sur les réseaux sociaux par des progressistes

Les jeunes attirés par la droite, parce qu’ils rejettent le wokisme, le correctivisme politique et le pharisianisme  

« Les inégalités en défaveur des hommes passent à la trappe ! »

Universités — la bureaucratisation de l’idéologie woke

 

mardi 18 avril 2023

Désinformation — Graphique trompeur de la SRC quant à son financement, mais clair quant à sa mission idéologique

Remarquez l'échelle à gauche adroitement élidée (les deux tildes ~) pour donner l'impression que le financement public (couleur rouge rubis/violet) est peu important. Le graphique est tiré du Rapport annuel 2018-2019 de la SRC/CBC.

revenus-autres-sources-financement-fr 2018-20192017-2018Revenusd’abonnementRevenuspublicitairesFinancementpublicRevenus1 900 M$1 800 M$1 700 M$700 M$600 M$500 M$400 M$300 M$200 M$100 M$0 M$Revenus490,1 M$124,4 M$116,9 M$Total1 703,8 M$1 213,7 M$Revenuspublicitaires248,8 M$217,8 M$31,0 M$Revenus573,1 M$127,2 M$127,6 M$Total1 780,8 M$1 207,7 M$Revenuspublicitaires318,3 M$275,7 M$42,6 M$Revenus financiers et autres revenusRevenus publicitaires - Services numériqueRevenus publicitaires - Télévision

Le même graphique sans l'astuce :

Par contre, Radio-Canada ne cache en rien ses missions idéologiques, nullement « neutres » ou « impartiales ». Tiré de ce même rapport, mais l'édition 2021-2022:







Idéologie — « Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques »

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, indique être « en réflexion » concernant la place faite aux changements climatiques dans le cursus scolaire au primaire et au secondaire, alors que des voix s’élèvent pour que les enjeux environnementaux soient plus abordés à l’école.

« On est déjà en réflexion là-dessus. Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques, ça, on est déjà en train de s’en assurer », a-t-il affirmé mardi avant-midi, lorsque questionné par un média.

Jeunes élèves québécois « conscientisés » défilent en procession avec leurs enseignants le Jour de la Terre à Granby

Dans une lettre ouverte publiée mardi matin dans Le Devoir, un comité composé d’élèves (franchement !), de professeurs et de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) a interpellé le ministre pour réclamer une rencontre, ainsi qu’une révision du programme de science et technologie pour actualiser le contenu sur les enjeux environnementaux et rendre ce type de sujet prescriptif dès le préscolaire.

« On est en réflexion aussi sur d’autres manières par lesquelles on devrait intégrer la question des changements climatiques, au primaire et au secondaire, notamment par les cours de science », a ajouté Bernard Drainville.

Une consultation menée dans les derniers mois auprès de 1580 élèves indique que — dûment inquiétés à l’école et par les médias ? — la majorité de ceux-ci s’inquiète de l’impact des changements climatiques et réclame plus de temps consacré en classe aux enjeux environnementaux, « un problème critique qui ne reçoit pas assez d’attention ni d’éducation ».

Élève conscientisée (et angoissée)
L’endoctrinement climatique est déjà présent dans le cours d’éthique et de culture religieuse qui insiste beaucoup sur la Planète (et prend en exemple de mythiques ancêtres amérindiens exemplaires en la matière) et délaisse complètement la question morale de l’obligation d’assurer la prospérité de nos sociétés.
 
Notons que les connaissances scientifiques chez les élèves en matière climatique sont souvent abyssales et même en baisse selon un sondage alors que l'écoanxiété croît chez les jeunes. Nous ne nous opposons bien sûr pas à un enseignement scientifique de la météorologie, de la biologie et de l’économie sur la question climatique. Au secondaire, par exemple. Mais il faut alors que cet enseignement soit équilibré et mette, notamment, en lumière les compromis à faire, à chiffrer les options en jeu, les limites de nos connaissances, le degré d’incertitude de certaines prédictions. Il faudra par exemple pouvoir se demander en toute liberté si le réchauffement climatique du Québec (au climat froid !) est vraiment une chose si grave.


Sondage international Ipsos du décembre 2022

Le pouvoir d’achat domine le classement des préoccupations à l’échelle mondiale. Malgré l’importance qu’ils accordent au changement climatique et aux évènements climatiques extrêmes, les citoyens sont moins enclins à s’impliquer et doutent davantage des origines humaines du phénomène. (source)

 La hausse du coût de la vie est le premier sujet de préoccupation au niveau mondial (62 %) et il progresse encore fortement cette année (+10 points depuis 2021, +15 pts depuis 2020). La pauvreté et les inégalités restent aussi en haut du classement (46 %), suivies par les enjeux de santé (42 %).

Si l’inflation est l’inquiétude qui domine tous les continents, les priorités divergent ensuite : la santé mobilise l’Europe et l’Amérique du Nord, tandis que l’Amérique du Sud craint plus que partout ailleurs la criminalité et la délinquance ; l’Asie reste mobilisée par le Coronavirus (2e priorité) ; le chômage continue d’inquiéter l’Afrique et l’Amérique du Sud tandis qu’il a disparu des inquiétudes en Europe et en Amérique du Nord.

En 4e position, l’environnement reste une préoccupation importante, à un niveau stable par rapport à 2021 (40 %, -1 pt). Elle figure parmi les cinq premières préoccupations des habitants sur presque tous les continents, à l’exception des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

L’environnement reste une priorité des CSP+ (catégories socio-professionnelles supérieures) : s’il figure en 2e position (44 %) chez les ménages les plus aisés, juste après l’augmentation du coût de la vie, il n’apparaît qu’en 6e position chez les plus modestes (36 %), devancé par la pauvreté et les inégalités (49 %), le chômage (44 %), le système de santé (41 %), mais aussi la corruption (39 %).

Confrontés ensuite à la question du choix de société à privilégier à l’avenir, entre la priorité environnementale et la priorité à la croissance et aux emplois, une majorité de répondants choisissent toujours l’environnement. Mais cette majorité, qui était de 53 % pour l’environnement en 2019 contre 34 % pour la croissance, se réduit petit à petit : elle est en 2022 de 48 % p/r 38 %, signe que les difficultés économiques freinent le virage environnemental de nos économies.

En France, les 16-24 ans sont moins inquiets que l’ensemble de la population (45 % p/r 64 % pour l’ensemble des Français). Toutefois, ils sont soit plus indifférents (16 % p/r 7 % pour l’ensemble), soit au contraire ils manifestent une plus grande démoralisation (38 % p/r 27 % pour l’ensemble).

De façon inattendue, le climato-scepticisme progresse de manière continue depuis 3 ans (37 %, +6 points en 3 ans), et de façon particulièrement marquée en France cette année (37 %, +8 points en un an) alors que la préoccupation environnementale y est particulièrement forte. Plus précisément, l’idée qui progresse le plus n’est pas la négation du changement, mais le fait qu’il est « principalement dû à un phénomène naturel comme la Terre en a toujours connu dans son histoire ». On trouve donc moins de personnes qu’avant estimant qu’il est dû à l’activité humaine : 63 % en 2022 contre 69 % en 2019. La France reste toutefois moins concernée par le climato-scepticisme que les pays producteurs d’énergie fossile (Arabie Saoudite : 60 %, Norvège : 48 %, Russie : 48 %, Émirats Arabes Unis : 46 %, États-Unis 48 %).

L’âge n’apparaît pas comme un critère clivant sur ce sujet : le taux de climato-scepticisme est très proche dans toutes les catégories d’âge. La sympathie politique est en revanche plus déterminante : dans les sept pays où cette question politique a été posée, 28 % des sympathisants de gauche se révèlent climato-sceptiques pour 50 % des sympathisants de droite.

Voir aussi

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L’intox autour des glaciers himalayens 

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes

L’utilité de la glorification des Premières Nations 

Avec le « compostage humain », l’écologie devient une religion intégrale

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

La santé est sous-financée au Québec : poste de conseiller à lutte contre les changements climatiques (→ 102 k$/an) 

Écologie — Le Reich était vert de gris

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

L’instruction écologique a remplacé l’éducation civique [et la religion] à l’école, les politiciens s’en mordront les doigts  

Le wokisme : des protestants puritains athées

Panique morale sur l’environnement : ces idées fausses qui polluent de plus en plus le débat politique

De plus en plus d’inondations à cause des « changements climatiques », vraiment ?

Écologie — Les hommes ont-ils vraiment fait disparaître 60 % des animaux depuis 1970 ?

Climat et élèves en grève : « On ne veut pas mourir dans 10 ans » (m-à-j)

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète… Est-ce grave ?

Les « changements climatiques », une des causes de la guerre en Syrie… Vraiment ? 

Peter Taalas, responsable du climat à l’ONU : « Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés ! »

Cérémonie, prière, danse sacrées dans une école laïque publique

Critique de la secte écocondriaque : le fanatisme de l’Apocalypse

Bjorn Lomborg : Le changement climatique N’est PAS la fin du monde (vidéo sous-titrée)

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

Les 6 derniers mois en Antarctique ont été les plus froids jamais enregistrés  

Belgique — écoles comme centres d’organisation des manifs écologistes  

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau  

Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an   

Sixième rapport du GIEC : et si l’on passait à autre chose, l’adaptation  

Écologie — Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête !  

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure…)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

En 1839, on se félicitait, on se vantait même du réchauffement des climats froids  

Noël et la jeunesse « conscientisée » (par qui ?)  

Climat désormais 11e préoccupation sur 12 aux États-Unis  

Bjorn Lomborg : les climato-alarmistes nous mettent en danger avec de fausses données  

Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique  

Écologisme occidental : « Les riches sont sommés de ne plus faire d’enfants »  

Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie  

Père se plaint de l’enseignement « non factuel » des changements climatiques, il doit ensuite s’adresser au tribunal 

L’Australie a-t-elle vraiment battu des records de chaleur ? 

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles en 2019  

Climat — « L’Occident est fatigué et déprimé »

Greta Thunberg : le colonialisme, le racisme et patriarcat ont causé la crise climatique

Robert Redeker : « L’école s’applique à effacer la civilisation française » (Le Sanglot du maître d’école blanc)

Belgique — Connaissances scientifiques des élèves sur le climat en recul

Thunberg et jeunesse écocondriaque — « 86 % des jeunes pensent à tort que le nucléaire émet du CO2 »

Greta La Science Thunberg devant le Congrès : « Même avec 1 °C, un nombre inacceptable de vies perdues »

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Repentance permanente — Les manipulateurs de l’histoire québécoise sont parmi nous

Dangereux délinquant sexuel plaide être une femme devant le Tribunal afin d’obtenir une sentence plus clémente (m à j)

La semaine dernière, à quelques jours de connaître sa peine, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, a fait de nouvelles déclarations, publiant cette fois-ci un égoportrait sous forme de « story » sur Instagram. Burke y apparaît avec une robe noire, en compagnie de trois autres individus.

Selon le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN), Mathieu Lavoie, l’endroit où la photo a été prise « ressemble à une cellule de prison de façon assez convaincante ». « Ça pourrait être Bordeaux ou Rivière-des-Prairies », confirme-t-il.

Burke a également publié sur Facebook un message visant spécifiquement une gestionnaire du centre de détention de Montréal, à qui il reproche d’avoir refusé de le transférer dans une prison pour femmes parce qu’il n’a à ce jour entamé aucune procédure de changement de sexe. « Justin Trudeau, selon sa politique, dit que je me qualifie », soutient Burke, indiquant qu’il est « maintenant temps » de porter plainte.

« Être une femme trans détenue dans une prison pour homme a été très difficile à cause de l’oppression », ajoute Burke dans une autre publication.


Le ministère de la Sécurité publique, questionné par La Presse au sujet de cette publication, dit qu’il mène des vérifications pour « remonter le fil des évènements ». Le fait de publier le nom d’une gestionnaire sur les réseaux sociaux « n’est pas considéré comme une menace, mais pourrait être considéré comme de l’intimidation », a précisé la porte-parole Louise Quintin.

« Il faut que le ministre [François] Bonnardel [responsable de la Sécurité publique] réagisse, insiste Mathieu Lavoie, du SAPSCQ-CSN. Un jour, ce seront peut-être des photos d’agents correctionnels qui seront diffusées. Ça fait partie des tactiques d’intimidation que les personnes incarcérées utilisent contre le personnel carcéral », déplore-t-il.

Déjà condamné deux fois pour des agressions violentes similaires contre deux autres ex-conjointes, Burke sera fort probablement transféré dans un pénitencier fédéral une fois sa peine annoncée. En vertu d’une politique officialisée en mai dernier par le Service correctionnel du Canada, tous les détenus fédéraux peuvent demander d’être incarcérés dans le type d’établissement « qui correspond le mieux à leur identité ou expression de genre », peu importe s’ils ont entamé ou pas des procédures de changement de sexe. Seules des « préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité » peuvent justifier un refus.

Billet du 26 août 2022

Confronté à une peine d’incarcération très sévère, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, qui a forcé son ex-conjointe à avoir des relations sexuelles avec un couteau sur la gorge, réclame d’être considéré comme une femme afin d’obtenir une sentence plus clémente.

Au terme d’un procès qui s’est étalé sur quatre ans, et durant lequel Jody Matthew Burke a changé huit fois d’avocat, la Couronne réclame qu’il soit déclaré « délinquant dangereux ».

L’homme de 46 ans, ancien entraîneur physique et spécialiste des arts martiaux mixtes dans un gym montréalais, demande maintenant qu’on l’appelle Amber et qu’on réfère à « elle » devant le Tribunal, chose que la Couronne et la Défense ont respectée depuis mercredi, lors des représentations sur sentence au palais de justice de Montréal.

Burke, qui est incarcéré depuis 2017, a été reconnu coupable en mai 2021 de huit chefs d’accusation, dont agression sexuelle armée ayant causé des lésions et menaces de mort. Il avait entièrement caché à sa conjointe et victime, Brigitte Jobin, qu’il était inscrit au registre fédéral des délinquants sexuels, pour des crimes sexuels violents similaires commis en 2005 et 2014 en Colombie-Britannique et en Ontario.

[…]

Or Burke, qui affirme s’être rendu compte de sa véritable identité sexuelle en 2019, 2020 ou 2021 – son témoignage n’est pas clair à cet effet – réclame plutôt d’être déclaré « délinquant à contrôler », ce qui lui vaudrait une peine plus clémente. Son avocate compte faire témoigner un expert qui viendra expliquer, lors d’une prochaine audience, que son passé violent est lié à sa « dysphorie de genre », une détresse liée à l’opposition entre son sexe assigné à la naissance et son identité de genre réelle.

« J’ai dû passer à travers mon propre processus pour identifier que je n’étais pas un homme », a-t-il expliqué, disant qu’il a déjà eu une aventure homosexuelle qui a ébranlé sa perception de son identité de genre, mais que ce n’est que récemment, il y a quelques semaines, qu’il a reconnu la vérité et qu’il a « eu les couilles de devenir une femme ». Il dit avoir collectionné des photos qui montrent les attributs physiques de la femme qu’il désire devenir, mais qu’il souhaite commencer son processus de changement de sexe dans un hôpital plutôt que dans une prison. « Ce serait préférable d’avoir les services et le support » d’un tel établissement, a-t-il plaidé devant le juge Jean-Jacques Gagné.

D’une carrure impressionnante, Burke a admis qu’il prend toujours de la testostérone en prison et affirmé qu’il tarde à prendre de l’hormonothérapie par « crainte des autres détenus » et des possibles attaques que lui vaudrait un changement de sexe en milieu carcéral.

[…]

Brigitte Jobin, qui a écrit un livre sur son expérience d’horreur avec Burke, ne croit pas un mot de ce qu’il affirme. « Je pense que c’est de la manipulation. Il fait ça pour s’éviter l’étiquette de délinquant dangereux, qui va le suivre toute sa vie », soutient-elle.

Source: La Presse de Montréal


Unanimisme — L’Assemblée nationale se porte à la défense des travelos lecteurs de contes pour enfants

 Réaction de Denise Bombardier à cet unanimisme et au manque de débats au Québec sur ces sujets.

Nous sommes sceptiques quant au cliché éculé de l’éducation catholique qui tarauderait les Québécois et les empêcherait de s’exprimer et de débattre. Après tout, Dieu vomit les tièdes et le travestissement est explicitement décrit comme une « abomination » dans la Bible, au livre du Deutéronome (22:5).

Cet unanimisme s’explique sans doute mieux par le manque de diversité dans les médias (le marché est étroit, la SRC hypersubventionnée y fait une concurrence déloyale), dans les écoles (tout le monde doit suivre le même programme même dans sa façon de le donner, voir les procès autour de l’imposition d’ECR à des écoles catholiques comme Loyola). Ajoutons sans doute le réflexe de faire corps sur un continent anglo-saxon où cette cohésion peut permettre d’assurer la survie d’une très petite minorité. De surcroît, la médiocrité de la députation et le poids de la discipline des partis dans un système non proportionnel ne favorisent pas l’expression de pensées hétérodoxes.

 

Le travelo au nom de scène « Barbada »

Depuis leur rejet du catholicisme et de sa morale bornée, les Québécois sont devenus allergiques à tout interdit. Ils aiment les tendances de tout acabit, les modes dans tous leurs délires et les minorités les plus visiblement provocatrices et tapageuses.

Les membres de ces minorités très militantes ont le champ plus libre, car les Québécois, qui ont déjà de la difficulté à s’exprimer en groupe, ont tendance à se réfugier individuellement dans le silence. En clair, ils sont peureux.

Ils sont habités par des phobies réelles, violentes et contradictoires. D’abord, ils craignent d’être rejetés. Disons que leur estime de soi est toujours susceptible d’être abaissée par un interlocuteur grossier qui dégaine verbalement plus vite qu’eux.

Victimes de l’éducation marquée par le péché mortel [hmmm] pour les plus âgés, ils culpabilisent à tort ou à raison. Une majorité de Québécois a la phobie de ne pas être reconnue comme progressiste selon les critères imposés par des militants idéologiques qui les font taire.

Silence

En fait, trop de Québécois sont atteints de carences affectives. La peur de ne pas être aimés par ceux qui les impressionnent ou les manipulent explique aussi pourquoi ils se taisent. D’où la rage intérieure qui les habite et fait même exploser les plus blessés psychologiquement.

Certaines minorités parmi les minorités au Québec sont intouchables d’une certaine façon. Elles arrivent à imposer leur vision, leurs règles et leurs excès sans être contredites. Les Québécois majoritaires n’osent pas blâmer ceux et celles qui deviennent des vedettes d’un soir grâce aux médias qui leur offrent l’antenne. [La télé d’État fédéraliste qui invite un travelo à son émission phare de Tout le Monde en parle et l’interroge complaisamment.]

C’est ainsi que l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion présentée par Québec solidaire le 3 avril dernier pour déplorer les propos haineux à l’endroit des drag-queens lors d’une manifestation contre la présence de Barbada à la bibliothèque de Sainte-Catherine, en Montérégie.

Les propos haineux sont intolérables en toutes circonstances. [Il faudrait déjà les définir. Ne pas vouloir de drag-queen est-ce haineux ? Jusqu’à quel point. Les gens qui crient au fasciste sont-ils haineux ?] Mais il faut noter le silence qui s’est abattu sur le Québec depuis cet événement. C’est comme si la présence d’une drag-queen dans les écoles auprès de nos petits enfants ne pose aucun problème. Cet événement en dit long sur la capacité des Québécois à s’exprimer et à débattre une initiative présentée comme une banalité.

Militantisme

Barbada est un militant actif qui sensibilise les enfants de quatre ans et plus à la notion de genre. Il parle de diversité, d’équité et d’égalité à travers ses histoires. Et cela est maintenant institutionnalisé à cause de la motion unanime de l’Assemblée nationale.

Aucun débat sérieux mené non pas par des militants actifs, mais par des spécialistes n’a eu lieu. [Ne parlons même pas du peuple… Les « experts » devraient-ils décider ?] Comme si le Québec entier acquiesçait sans dire un mot à cette pédagogie nouvelle, qui amène les enfants à aimer la lecture, a déclaré spontanément la ministre Martine Biron. [Voir Ministre de la Condition féminine défend hommes trans et annonce dépenses de 0,8 million $. Et « vos yeules ! »]

Barbada, on me permettra cette remarque, pousse le déguisement féminin au-delà de l’outrance. En tant que femme, j’éprouve un malaise en la voyant exposer cette image à des tout-petits. La drag-queen n’est pas un statut. C’est un personnage dans un spectacle pour adultes où la grivoiserie et les transgressions sexuelles sont appréciées.

Et le Québec se tait, partagé entre une vision naïve et une sidération qui permet que nos écoles soient ouvertes à de telles « activités parascolaires ».

Mise à jour du 11 avril

La réaction d’Alexandre Cormier-Denis à cette résolution unanime.

Version Odysee (puisque tout Rumble est censuré en France)


 
 
Billet originel du 4 avril
 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l'école

I. Le nombre d’immigrants au Québec a augmenté de près de 150 000 en 2022, la plus forte hausse de son histoire. Cette marque vient fracasser le sommet de 98 000 atteint en 2019, selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec.
 
Cette explosion de l’immigration est principalement due à une hausse marquée du nombre de résidents non permanents, que ce soient les travailleurs temporaires, les étudiants étrangers ou les demandeurs d’asile. Leur nombre a augmenté de 86 735 en 2022, en forte hausse par rapport au solde de 63 076 de 2019, l’année d’avant la pandémie. Le solde représente la différence entre le nombre de personnes venues s’établir au pays et celles ayant quitté le pays. Les résidents non permanents sont souvent de prochains résidents permanents, ils n’ont pas encore leurs papiers.
 

L’autre facteur de hausse provient de l’immigration permanente, nettement plus forte en 2022. Le seuil annuel d’immigrants a été établi à 50 000 par le gouvernement Legault. Mais comme ce niveau n’a pas été atteint en 2020 et en 2021, en raison de la pandémie, on assiste à un rattrapage qui a fait gonfler leurs rangs de 62 787 personnes l’an dernier.
 
II. Le prix moyen d’un [appartement] 3 ½ [pièces] à Montréal atteint 1620 $

Selon les données récoltées pour le mois d’avril, la moyenne pour un 3 ½ non meublé serait de 1 620 $. En avril 2022, celle-ci était de 1 423 $, soit une différence notable de près de 200 $ en seulement un an. Un 3 ½ est composé d’un salon, d’une cuisine, d’une chambre et d’une salle de bains (laquelle compte pour une demi-pièce).

Autre preuve que le marché a augmenté de façon fulgurante, le quartier le moins cher l’an passé, Hochelaga-Maisonneuve, proposait en moyenne des loyers à 1 167 $ pour un 3 ½ non meublé. Selon le bilan du site liv. rent, les loyers les moins chers, ce mois-ci, se trouveraient à Ahuntsic-Cartierville et seraient affichés à 1 409 $, un écart de 242 $.

Pour ce qui est des 4 ½ (deux chambres) c’est plutôt, Hochelaga-Maisonneuve qui possède les logements les moins chers avec une moyenne de 1 737 $.

Celui qui remporte la palme du quartier le plus onéreux de la métropole est bel et bien le centre-ville de Montréal avec une moyenne de 1 883 $/mois pour un 3 ½ non meublé. En deuxième position du podium, on retrouve Westmount avec 1 784 $, Verdun avec 1 772 $, Le Plateau-Mont-Royal avec 1 735 $, Saint-Henri avec 1 663 $ et Notre-Dame-de-Grâce avec 1 617 $.

III. Pénurie d’enseignants, surcharge de travail avec les « nouveaux arrivants » qui peinent en français

On apprend qu’il manque d’enseignants, de surveillants, d’orthopédagogues. Ce n’est pas parce que les Québécois font plus d’enfants, c’est tout le contraire. Ce n’est pas parce que les enseignants fuient davantage vers l’Ontario que par le passé. C’est l’inverse : l’Ordre des enseignants de l’Ontario fait état d’une diminution de 30 % depuis cinq ans.

Il s’agit plutôt d’un manque d’intérêt pour la carrière causé par une charge plus grande de travail (le nombre d’élèves est fortement gonflé par l’immigration) et des demandes plus importantes pour les enseignants qui restent : « Classes trop nombreuses, dont un nombre important d’élèves demandent un suivi hebdomadaire par la titulaire au primaire et le tuteur au secondaire ; incivilité fréquente des élèves qui posent de sérieux problèmes de gestion de la classe et prennent beaucoup de temps en classe et hors de la classe, etc. On va même jusqu’à leur demander de prendre en charge les nouveaux arrivants pour les aider ! »

Rappel : en 2019, 67,3 % des élèves inscrits au secteur public de Montréal sont issus de l’immigration. La proportion d’élèves immigrants au sein des écoles montréalaises est en augmentation constante depuis les dernières années. Elle se situait à 45,5 % en 1998. Dans certains quartiers montréalais, les élèves issus de l’immigration peuvent représenter jusqu’à 74,6 % de la population scolaire.
 
 

Agatha Christie, de nouveau dans le viseur des censeurs (finis les Nubiens, les Gitans, le Juif et les Indigènes en anglais)

Les éditions du Masque ont annoncé que les traductions françaises d’Agatha Christie allaient faire l’objet de «révisions», notamment la suppression de termes jugés offensants sur le physique ou l’origine de personnages, «s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales» [anglaises].

«Les traductions françaises de l’œuvre d’Agatha Christie font l’objet de révisions habituelles et intègrent au fil des années les corrections demandées par Agatha Christie Limited [la société qui gère l’œuvre de l’auteur/autrice/auteure/aut(h)oresse], s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales», a précisé lundi l’éditeur, qui fait partie du groupe Hachette.

Source : Libé

Billet du 27 mars 2023
 
L’œuvre de l’écrivaine britannique a fait l’objet d’une réécriture pour éviter « d’offenser » le lectorat contemporain.

Du nouveau au pays des lecteurs en sensibilité. Après Roald Dahl et Ian Fleming, c’est au tour d’Agatha Christie d’être dans le viseur de ces professionnels de l’indignation. D’après le Telegraph, les aventures des détectives Miss Marple et Hercule Poirot, qui doivent être publiées ou qui ont été publiées depuis 2020 ont été réécrites et modifiées par la maison Harper Collins ce, afin de supprimer tout langage potentiellement offensant à l’égard du lecteur moderne.
 
De toutes nouvelles éditions de l’intégralité des enquêtes de Miss Marple et quelques romans avec Hercule Poirot ont donc été créées. D’après le journal, ces versions incluent de nombreux changements dans les textes publiés entre 1920 et 1976, notamment concernant les descriptions, les insultes et les références ethniques. Ainsi, toute mention faite à une personne noire, juive ou gitane a été coupée.

Des coupes et des mots effacés ou modifiés
 
C’est ainsi que dans La Mystérieuse Affaire de Styles, le premier roman d’Agatha Christie publié en 1920, lorsque Hercule Poirot fait remarquer qu’un personnage est « juif », le mot n’apparaît plus dans la nouvelle version. Dans le même livre, une jeune femme ayant « un style gitan » devient simplement une « jeune femme ». D’autres phrases ont tout simplement été réécrites sans raison apparente. Dans le roman Mort sur le Nil de 1937, le personnage de Mrs Allerton se plaint qu’une bande d’enfants la harcèle et explique « qu’ils reviennent et regardent, et regardent, et leurs yeux sont tout simplement dégoûtants, tout comme leur nez, et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. » Cela devient dans la nouvelle édition : « Ils reviennent et regardent, et regardent. Et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. »

Outre des coupes dans les paragraphes, certains mots de vocabulaire ont été modifiés, voire effacés. Le terme « oriental » a disparu, des références au peuple Nubien — habitant de la région reliant le nord du Soudan au sud de l’Égypte — ont quant à elles été supprimées de Mort sur le Nil. Certaines formules complètement banales ont de même été effacées dans Le major parlait trop. C’est le cas de l’expression « belles dents blanches ». Dans le même livre, la description d’une femme avec « un torse de marbre noir » a été effacée. Dans Miss Marple tire sa révérence, un juge indien exigeant son petit-déjeuner ne le fait plus avec un « tempérament indien », mais un simple « tempérament ». Enfin, dans ce même ouvrage, le journal rapporte que le mot « indigène » a été remplacé par « local ».

Ignorance

La censure des éditions de Roald Dahl avait provoqué un émoi mondial en février dernier. L’écrivain Salman Rushdie, le Premier ministre britannique Rishi Sunak étaient notamment montés au front, appelant à ce que les œuvres littéraires soient « préservées » plutôt que « retouchées ». Cette fois-ci et concernant Agatha Christie, la romancière Joyce Carol Oates a relayé l’information sur son compte Twitter en prédisant la prochaine cible des sensitivity readers. « Next Louis-Ferdinand Céline. »

Précisons ici qu’une réécriture de Céline en France n’est pas près d’arriver. En effet, le droit moral français est imprescriptible. Voici ce qu’on lit dans le code de la propriété intellectuelle sous l’article L-121-1 : « L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Il est transmissible à cause de mort aux héritiers de l’auteur. L’exercice peut être conféré à un tiers en vertu de dispositions testamentaires. »

Dans un entretien publié par Le Figaro, au sujet de la réécriture des œuvres de Roald Dahl, le linguiste Franck Neveu déplorait la « moralisation de la langue » des lecteurs en sensibilité. « Nous sommes en train de moraliser la langue or il n’y a pas de morale dans la langue, ce sont deux entités différentes. Considérer qu’on doive faire disparaître certains mots du dictionnaire ou de certaines règles de jeu comme dans le Scrabble ou des mots dans les romans de Roald Dahl, relève de l’ignorance la plus crasse du fonctionnement du langage. » Et de rappeler qu’il s’agissait moins d’une censure que d’une stratégie commerciale pour les héritiers de Roald Dahl alors que la plateforme Netflix a acheté les droits des œuvres de l’écrivain britannique.

Ce n’est pas la première fois que les œuvres d’Agatha Christie font parler d’elles. En 2020, Dix Petits Nègres, était devenu Ils étaient dix. Cette décision avait été prise par l’arrière-petit-fils de l’écrivain, James Prichard, pour ne pas « blesser ». « Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés… » Rappelons d’ailleurs que déjà, lors de sa sortie aux États-Unis en 1940, le titre du livre avait été modifié pour devenir Et soudain il n’en restait plus.

De quoi se demander, avec tout cela, si Agatha Christie est encore l’auteur de ses propres romans…

Source : Le Figaro et The Sunday Telegraph

France — Demain, la classe moyenne n’aura-t-elle plus aucun moyen de protéger ses enfants de l’effondrement de l’école publique ?

Le ministre de l’éducation nationale français, le controversé Pap Ndiaye, compte sur un « engagement » de ces établissements sous contrat avec des « pourcentages » de « boursiers », euphémisme désignant des élèves le plus souvent issus de l’immigration.

Dans une interview au Figaro, le ministre de l’Éducation nationale (ci-contre) avait précisé sa volonté d’« engagement » du privé sous contrat, avec des « pourcentages » de boursiers. Pour ces établissements, l’équation est impossible : comment accueillir plus de familles défavorisées sans en avoir les moyens ? « Si nous n’avons pas d’aides sociales, ça ne fonctionnera pas », résume Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique.

« Dans cette affaire, il ne faudrait pas que l’enseignement catholique soit le bouc émissaire », réagit Gilles Demarquet, à l’association des parents de l’enseignement libre (Apel), avant de pointer « une politique de la ville défaillante » et l’inflation qui pèse sur le quotidien des Français. Les établissements catholiques accueillent aujourd’hui, affirme-t-il, « tous types de familles », qui les rejoignent pour des raisons « religieuse, culturelle, de proximité géographique, de difficultés scolaires ». Dans un contexte économique difficile, il explique que les familles modestes sont de plus en plus nombreuses à renoncer au privé sous contrat, payant.

L’enseignement catholique — qui rassemble l’écrasante majorité des établissements sous contrat — estime être aujourd’hui confronté à une impossible équation : accueillir des familles défavorisées alors qu’il ne bénéficie pas des mêmes aides sociales que le public. À commencer par la cantine, qui coûte 6 à 8 euros par jour, quels que soient les revenus des parents. Autre illustration : si le privé se fixe un objectif de 10 % de boursiers dans ses classes préparatoires, celui-ci n’est jamais atteint. En raison des frais de scolarité — qui financent l’immobilier, très coûteux dans les grandes villes —, les admis se dirigent plutôt vers le public.

Le hors contrat [moins soumis à l’État] se répand

« On ne peut pas nous reprocher notre manque de mixité et empêcher des familles de nous rejoindre ! », résume Philippe Delorme, secrétaire général à l’enseignement catholique (Sgec). « Si nous n’avons pas d’aides sociales, ça ne fonctionnera pas. Certaines familles n’auront pas la liberté de nous rejoindre. Ce n’est pas idéologique que de dire cela, mais pragmatique », ajoute-t-il. De son côté, la Peep, fédération de parents d’élèves du public, craint « l’effet pervers » que pourrait avoir la conclusion d’un accord entre l’enseignement sous contrat et l’État.

« Cela risque de pousser les élèves les plus riches du privé sous contrat vers le hors contrat, qui se répand déjà de plus en plus », observe son vice-président, Laurent Zameczkowski. Plus généralement, il ne souhaite pas que la politique de mixité à venir « repose uniquement sur l’école privée sous contrat ».

« Je ne veux pas que cela masque tout ce qu’il y a à faire du côté du public, explique-t-il. Il faudrait déjà commencer par donner les moyens aux établissements publics d’avoir une politique permettant une mixité ambitieuse. » Un avis partagé par Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant Se-unsa. « L’enjeu, c’est bien de faire avancer la mixité sociale à l’intérieur de l’école publique, afin que cette dernière puisse tenir sa promesse républicaine d’égalité des chances », déclare celui qui trouve cependant « justifié » que l’état « demande des comptes à l’enseignement privé ». « On sait bien que le privé est un des acteurs de la ségrégation sociale à l’école », affirme-t-il.

C’est un fait : la France est scolairement ségréguée. Un constat qui s’impose depuis des années et que la récente publication des indices de position sociale (IPS) est venue confirmer, chiffres à l’appui. Ces IPS ont mis en lumière les écarts sociaux criants entre des établissements publics parfois géographiquement proches, dans les grandes villes notamment, mais aussi la concentration de populations favorisées dans l’enseignement privé sous contrat. De là à conclure que l’enseignement privé catholique sous contrat est un pilier de la ségrégation scolaire, il n’y a qu’un pas… Que de nombreux politiques, militants de gauche et syndicats d’enseignants du public, comme le Se-unsa, n’hésitent pas à franchir, surtout depuis que Pap Ndiaye a fait de la mixité sociale et scolaire une priorité de son mandat.
 

Voir aussi
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 17 avril 2023

Anglo-saxophonie — « Bonjour, les filles » : une enseignante forcée de s’excuser pour cette salutation

L’enseignante de philosophie et d’éducation religieuse d’une école privée pour filles a été forcée de s’excuser après avoir salué son groupe en les appelant « les filles », alors qu’un des élèves ne s’identifiait pas comme tel. 
 
Les élèves de l’école privée pour filles aux frais d’inscription de 20 000 £ par an ont déclaré que tout le monde dans la classe ne s’identifiait pas comme fille.

Une enseignante affirme avoir été humiliée après avoir dû s’excuser auprès des élèves d’une école privée britannique pour les avoir appelées « filles ».

Les élèves de cette école de 20 000 £ par an se sont plaintes et ont déclaré que toutes les élèves de la classe ne s’identifiaient pas comme des filles.
 
C’est ce qu’ont rapporté The Mail on Sunday et Le Daily Telegraph.

C’est du moins ce que l’enseignante aurait confié la semaine dernière dans le cadre d’une étude sur les soins de la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents, dirigée par une pédiatre, la Dre Hilary Cass.

Selon ses dires, l’incident se serait produit en 2021, dans une classe d’élèves de 11 à 12 ans.

Dès le cours suivant, chaque membre d’un groupe aurait inscrit son nom et ses pronoms sur le tableau pour forcer l’enseignante à les utiliser. Parmi le groupe, un des élèves s’identifiait « they » et « them », selon le média britannique.

Devant les refus de l’enseignante à utiliser les pronoms, les élèves auraient ensuite tenu une manifestation sur l’heure du dîner pour faire entendre leur mécontentement.

De son côté, l’enseignante aurait finalement rétorqué qu’elle devait d’abord s’entretenir avec les parents d’une élève si elle préférait employer des pronoms différents de son sexe biologique.

« Avant la fin de la semaine, j’étais dans une espèce de processus de discipline et le chef d’année me disait que je devais m’excuser aux filles », a-t-elle témoigné, en demandant l’anonymat pour protéger ses élèves.
 
L’enseignant a déclaré que les problèmes avaient commencé moins d’une semaine après que les préfètes — des élèves de dernière année élues par leurs camarades — « diversité et inclusion », typiquement âgés de 17 ou 18 ans, eurent organisé une réunion de l’école sur le genre et les pronoms.

Au cours de cette séance, ces élèves de 17 et 18 ans ont projeté une vidéo sur les identités de genre et le sexe assigné à la naissance.

La tutrice estime que son refus de capituler devant les exigences de ses élèves en matière de genre lui a valu d’être « évincée ».

Elle a déclaré que le directeur de l’école avait rejeté sa demande de rester à l’école après la fin de son contrat à durée déterminée.

La Fondation indépendante de l’école de jour pour filles, chargée de son contrat, n’aurait pas répondu aux demandes des deux médias anglais

France — Cri d’alarme contre les « absurdités scientifiques » du Planning familial

« La diffusion subventionnée de [..] contre-vérités scientifiques auprès d’adolescents en souffrance, en attente d’aide, est un véritable scandale ». Dans une tribune publiée par le journal Le Point, un collectif d’intellectuels et de médecins [1] pousse un « cri d’alarme » et dénonce les dérives du Planning familial.

« Le dogme antiscientifique de l’intersectionnalité »

« C’est avec le plus grand sérieux que le Planning familial, organisme d’éducation populaire, nous assène des absurdités scientifiques » s’indignent les signataires de la tribune.

Campagne d’affichage montrant deux hommes et titrant : « au Planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints » (cf.
Campagne publicitaire [subventionnée] de l’homme « enceint » dénoncée par des féministes), lexique trans présentant une liste de « termes à ne pas utiliser » parmi lesquels « mâle/femelle » ou « masculin/féminin ». C’est à partir de « ce dogme antiscientifique de l’intersectionnalité » que le planning familial prétend « éduquer » les enfants et les jeunes.

« Nos enfants, nos adolescents sont en danger » alertent les signataires. L’adolescence est une « période critique, l’adolescent est fragilisé, en proie au doute », rappellent-ils. L’adolescent « recherche des appuis auprès de ses pairs, mais aussi auprès de sources diverses, malheureusement pas forcément fiables ou bien intentionnées » (cf. Genre : 140 médecins et intellectuels appellent à informer les jeunes objectivement).

« Danger pour la santé publique »


Les réseaux sociaux exploitent cette fragilité. Ils véhiculent des messages incitant les jeunes à changer de sexe (cf. Changement de sexe chez les enfants : « C’est comme si mon fils était sous emprise » d’une secte). D’où la multiplication de demandes de transition dans les pays occidentaux, surtout chez les filles, depuis quelques années. Certains pays font marche arrière (cf. Genre : deux projets de loi pour protéger les mineurs américains), mais la France pas plus que le Québec ne semblent pas encore prendre conscience de « ce nouveau scandale sanitaire » (cf. Changement de sexe chez les enfants : « un des plus grands scandales sanitaire et éthique »).

Elon Musk s’oppose véhémentement aux « thérapies » de transition de genre chez les mineurs

« Comment peut-on laisser un organisme tel que le Planning familial se fourvoyer dans une politique qui est à l’opposé de sa vocation originelle ? » s’indignent les signataires. « Depuis 2018 et sa conversion à l’intersectionnalité, ce n’est plus une dérive, mais un naufrage. Le Planning est devenu le refuge de militants transactivistes ». « Les formations du Planning familial constituent un danger pour la santé publique » déplorent-ils.

« Le Planning familial s’est disqualifié et ne devrait plus être autorisé à intervenir auprès des écoliers, des collégiens et des lycéens », « tout du moins tant que l’organisme ne pourra pas garantir la scientificité rigoureuse de ses propos » considèrent les signataires

À ce scandale social s’ajoute également un scandale financier selon le collectif d’intellectuels et de médecins. Le Planning est un organisme financé chaque année à hauteur de 2,8 millions d’euros par l’État et diverses collectivités rappellent-ils. « Il est urgent de conditionner les subventions du Planning familial au respect strict de ses orientations et finalités originelles » clament-ils.

 

[1] Liste des signataires :

Claudio Rubiliani  (physiologiste de la reproduction, docteur d’État et ancien inspecteur de l’Éducation nationale), Céline Masson (professeur des universités en psychopathologie clinique), Caroline Eliacheff (pédopsychiatre), Élisabeth Badinter (philosophe), Jean-François Braunstein (professeur émérite de philosophie à la Sorbonne), Nathalie Heinich (sociologue), Xavier-Laurent Salvador (maître de conférences HDR, président du LAIC), Pierre Vermeren (historien et président du conseil scientifique du LAIC), Pierre-André Taguieff, (philosophe et politiste, CNRS), Jean Szlamowicz (linguiste et professeur des universités), Claude Habib (professeur émérite de littérature), Marie-Jo Bonnet (historienne, féministe, écrivaine), Nicole Athea (gynécologue endocrinologue), Gérard Rabinovitch (philosophe, essayiste), Leonardo Orlando (docteur en science politique), Jean-Pierre Winter (psychanalyste, essayiste), Béatrice Guilbault Finet (enseignant chercheur), Caroline Valentin (avocat), Israël Nisand (professeur émérite de gynécologie obstétrique), François Richard (professeur émérite à l’université Paris Cité, psychanalyste membre formateur de la Société psychanalytique de Paris), Patrick De Neuter (professeur émérite de l’université de Louvain), Marianne Baudin (professeur émérite de psychopathologie), Nicole FARGES (psychologue, psychanalyste), Christian Godin (philosophe), Louise L. Lambrichs (écrivain), Nadia Geerts (militante laïque et auteur belge), Stanislas Korczynski (assistant spécialiste en psychiatrie au CPN Nancy), Catherine Jongen (thérapeute de couple et sexothérapeute), Caroline Calba (professeur agrégé), Robert Naeije (médecin, ancien professeur des universités), Maurice Berger (pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l’enfant), Fadila Maaroufi (directrice de l’Observatoire des fondamentalismes à Bruxelles), Hala Oukili (journaliste), Paul Denis (neuropsychiatre, membre de la Société psychanalytique de Paris), Véronique Segonne (psychanalyste, ancienne attachée des hôpitaux de l’AP-HP), Michaël Saada (psychiatre, psychothérapeute), Jean-Marie Lacroix (professeur des universités ,microbiologiste), Monette Vacquin (psychanalyste), Nora Markman (psychanalyste-psychologue clinicienne), Sonia TIMSIT (psychiatre et psychanalyste), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Beryl Koener (pédopsychiatre, MD PhD), Isabelle Denys (gynécologue médical, praticien hospitalier hôpital de Valenciennes), Michel Bruno (psychologue-psychanalyste), Laurent Le Vaguerèse (psychiatre-psychanalyste), Celine Pina (journaliste), Guillaume Gillet (psychologue clinicien, psychothérapeute), Jacqueline Schaeffer (membre titulaire formateur honoraire de la Société psychanalytique de Paris), Fabienne Ankaoua (psychanalyste-dramaturge), Dominique Hof Mouzin (psychanalyste), Jean-Daniel Lalau (PU-PH au CHU d’Amiens, endocrinologie-nutrition), Marie-Laure Léandri (psychanalyste membre titulaire de la SPP), Annie Sugier (présidente de la Ligue du droit international des femmes), Anne Paulsen (pédiatre endocrinologue), Yana Grinshpun (maître de conférences en sciences du langage), Georges Lecoq (psychologue), Anne Verheggen-Lecoq (psychologue), Houria Abdelouahed (psychanalyste), Geneviève Bourdellon (psychiatre, psychanalyste, membre formateur de la SPP), Assaf Gérard Fitoussi (psychologue médical et psychanalyste), Olivier Halimi (psychologue, psychanalyste, Membre de la Société psychanalytique de Paris), Rhadija Lamrani Tissot (psychanalyste), Caroline Calba (professeur certifié et agrégé d’anglais), Christian Mosbah (psychiatre, psychanalyste), Monique Lauret (psychiatre, psychanalyste, Membre de la SPF), Anne Santagostini (psychiatre et psychanalyste), Catherine Jongen (thérapeute de couple et sexothérapeute) , Sophie Audugé (déléguée générale et porte-parole SOS Éducation), Kérel Proust (psychologue), Michel Tibayrenc (généticien, directeur de recherche émérite institut de recherche pour le développement), Irène Nigolian (psychiatre, psychanalyste), Anna Cognet (psychologue clinicienne), Laetitia Petit (MCF-HDR Aix-Marseille université), Dany-Robert Dufour (philosophe), Marie-Pierre Sicard Devillard (psychanalyste – SPF), Frédéric Jongen (philosophe, thérapeute de couples et sexothérapeute), Dominique A. Crestinu (gynécologue), J-Y Chagnon (psychologue et professeur des universités), Joseph Ciccolini (professeur de pharmacocinétique), Patrice Lévy (psychologue clinicien), Jean Marie Brohm (professeur émérite des universités), Brice Couturier (journaliste), Brigitte Letombe (gynécologue médicale), Georges Lecoq (psychologue), Ghada Hatem-Gantzer (praticien hospitalier médecin-chef de la Maison des Femmes), François Roudaut (professeur des universités), Gilbert Abergel (Comité Laïcité République), Mikhaïl Kostylev (journaliste), Emmanuelle Hénin, Renée Fregosi (philosophe et politologue), Gilles J. Guglielmi (professeur de droit public), Pierre-Henri Tavoillot (philosophe), André Tira (professeur de sciences économiques émérite), Michel Fichant (professeur émérite, Sorbonne Université), Albert Dojan (professeur d’anthropologie, université de Lille), Mireille Quivy (universitaire), Michel Messu (sociologue, professeur honoraire des universités), Alain Silvestre (médecin), Catherine Louveau (sociologue, professeure émérite), Guylain Chevrier (formateur et enseignant à l’université. Ancien travailleur social), Frank Muller (professeur des universités émérite), Catherine Louveau (sociologue, professeure émérite), François Vazeille (directeur de recherche émérite), Dominique Triaire (professeur émérite, université de Montpellier), Jean-François Mattei (médecin, anc. ministre de la Santé), Anne-Marie Le Pourhiet (professeur émérite de droit public) François Rastier (linguiste, directeur de recherche, CNRS), Vincent Tournier (maître de conférences de science politique), Michèle Tribalat (démographe), Aurélien Marq (haut fonctionnaire), Jean-Pierre Sakoun (Unité Laïque), Michèle Vianès (présidente de Regards de Femmes), Pascale Belot Fourcade (psychiatre), Sophie Dechêne (psychiatre infanto-juvénile), Luis Fernando Macias Garcia (professeur de sciences sociales et de philosophie), Ypomoni (collectif de parents d’ados en questionnement de genre), Liliane Kandel (sociologue et essayiste féministe), Sylvie Zucca (psychiatre), Didier Sicard (médecin, ancien chef de service de médecine interne), Gilles Falavigna (auteur), Patrick Miller (psychiatre et psychanalyste), Laurent Jolissaint (physicien, PhD), Fabien Ollier (directeur des éditions QS et de la revue Quel Sport ?)

Source : Le Point