vendredi 12 mars 2021

Vidéo colloque sur la Liberté d'enseignement - Fondation Kairos - Institut de France

Partie 2 : La liberté d’enseignement, l’histoire et la laïcité

Sous la présidence du Pr. Anne-Marie Le Pourhiet

Pierre-Hugues Barré : « La loi de 1901 et les congrégations enseignantes »

Hélène Orizet : « Le service public de l’Éducation nationale sous la Troisième République »

Pr. Nicolas Sild : « La conception républicaine de la liberté d’enseignement, de Ferdinand Buisson à Vincent Peillon »

Conclusion Pr. Pierre Delvolvé


Des téléphones gratuits pour les Noirs francophones de Toronto...

L'initiative est financée par Réseau pour l'avancement des communautés noires (NABC) de la faculté de l’Éducation de l’Université York.

Le Centre francophone du Grand Toronto (CFGT) va distribuer une centaine de téléphones portables à ses clients de race noire à faible revenu. Prolongement du Mois des Noirs

Cette initiative, lancée ce jeudi 11 mars, s’inscrit «dans le prolongement du Mois de l’histoire des Noirs 2021», indique la directrice générale Florence Ngenzebuhoro.

Florence Ngenzebuhoro


«Il nous incombe de contribuer à l’élimination des barrières systémiques et matérielles qui entravent à la pleine participation des Noirs dans la prise en charge complète de leur bien-être et épanouissement à tous les niveaux.»

Avec l’Université York

Cette initiative est financée par Réseau pour l’avancement des communautés noires (NABC) de la faculté de l’Éducation de l’Université York, dans le cadre d’un programme pour palier aux conséquences économiques et sociales de la pandémie.

Il faudra notamment: être membre de la communauté noire; être client du CFGT ou vouloir le devenir; être à faible revenu et/ou bénéficier de programmes gouvernementaux d’aide sociale; avoir un revenu de ménage ne dépassant pas 40 000 $ par année.

Par ailleurs, des catégories sont prioritaires: les personnes victimes de violence entre partenaires; une famille nouvellement arrivée au Canada ou à Toronto; les jeunes adultes issues d’une grande famille (plus de trois enfants).


Ces historiens américains et canadiens de l’Antiquité qui haïssent l’Antiquité...gréco-latine

Des universitaires américains, qui enseignent eux-mêmes l’histoire ancienne, mènent une croisade pour… limiter l’enseignement de l’héritage gréco-romain. Cet activisme absurde résulte de la passion de condamner le passé de façon moralisatrice, comme le démontre Raphaël Doan dans les colonnes du Figaro. Raphaël Doan est agrégé de lettres classiques, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA. Il a publié Quand Rome inventait le populisme (éd. du Cerf, 2019).

« Les civilisations grecque et romaine, sont restées omniprésentes dans nos imaginaires. »

Faut-il brûler l’héritage gréco-romain ? Cette question saugrenue n’émane pas d’un Wisigoth du Ve siècle, mais des meilleures universités américaines du XXIe.

Dan-el Padilla Peralta
 
 
Un professeur d’histoire romaine de Stanford, Dan-el Padilla Peralta (ci-contre), a ainsi qualifié ce que les Anglo-saxons appellent les classics, à une conférence de la Society of Classical Studies de janvier 2019, de matière « mi-vampire, mi-cannibale ». « Loin d’être extérieure à l’étude de l’Antiquité, affirmait-il, la production de la blanchité réside dans les entrailles même des classiques. » Aussi concluait-il, sous les applaudissements : « j’espère que la matière va mourir, et le plus tôt possible. »

Padilla est loin d’être seul dans cette croisade. Pour un autre professeur de Stanford, Ian Morris, « l’Antiquité classique est un mythe de fondation euro-américain. Est-ce qu’on souhaite vraiment ce genre de choses ? » Johanna Hanink, professeur associé de lettres classiques à l’université de Brown, voit dans la discipline « un produit et un complice de la suprématie blanche. » Donna Zuckerberg, classiciste et fondatrice du site Eidolon, se demande si l’on peut sauver une « discipline qui a été historiquement impliquée dans le fascisme et le colonialisme, et qui continue d’être liée à la suprématie blanche et à la misogynie. »

Ian Morris
 

Conclusion logique : une colonne régulière sur son site pour appeler à « tout détruire par les flammes » une expression courante de ce mouvement. Bref, résume Nadhira Hill, doctorante en histoire de l’art et archéologie à l’université du Michigan, « les classiques sont toxiques. »

Ce n’est pas la première attaque subie par les études anciennes, mais elle est inédite de la part de spécialistes de l’Antiquité et par son ambition destructrice. Ce n’est bien sûr pas la première attaque subie par les études anciennes. Mais elle est inédite par son caractère kamikaze — de la part de spécialistes de l’Antiquité — et par son ambition explicitement destructrice.

Longtemps, le débat public sur l’intérêt de ces études, cristallisé dans la question de l’enseignement du latin et du grec, a porté sur l’utilité de ces disciplines. Est-il encore nécessaire, au XIXe, XXe ou XXIe siècle, d’étudier ces civilisations mortes il y a deux millénaires ? Nos élèves n’ont-ils pas mieux à apprendre ? Le monde n’a-t-il pas changé ?

Nadhira Hill

À la limite, certains y voyaient une matière élitiste, bourgeoise, un peu snob, justement parce qu’elle semblait inutile. Toutefois, même chez les adversaires du latin et du grec, on affichait une déférence polie : on les jugeait superflus, mais il ne serait venu à l’idée de personne d’y voir une influence néfaste. Tout au plus débattait-on de la nature de notre lien à ces civilisations anciennes.

Face à ceux qui voyaient dans les Grecs et les Romains la source d’une grande tradition dont nous étions les héritiers, et qui méritait d’être étudiée en tant que telle, d’autres affirmaient s’y intéresser au contraire comme à de riches mondes perdus, sans aucune ressemblance avec le nôtre, et pour cette raison même intéressants, car fortement exotiques.

Parmi les premiers, la plus importante figure française a été Jacqueline de Romilly, qui a consacré la majorité de sa carrière à défendre une « certaine idée de la Grèce » propre à inspirer le monde contemporain ; dans le camp d’en face, on compte des savants comme Jean-Pierre Vernant ou Paul Veyne, qui se plaisent à révéler l’étrangeté des mondes antiques. Mais cette opposition intellectuelle, au demeurant parfaitement amicale, se dissipait sur un point : tous étaient d’accord pour défendre l’extrême intérêt de l’étude des civilisations classiques, et aucun ne la jugeait dangereuse.

La nouvelle guerre qui fait rage en Amérique est de toute autre nature. Il s’agit de spécialistes de l’Antiquité, ayant consacré leur vie à ces études, et qui pourtant les condamnent et aspirent à les voir brûler. Comme ce qui s’invente dans les universités aux États-Unis surgit souvent chez nous quelque temps plus tard, il n’est pas inintéressant de chercher les raisons d’une telle manie destructrice.

Professeure de droit de Georgetown parle des mauvais résultats de ses étudiants noirs, elle est licenciée

Bâtiment de l’université Georgetown à Washington, une prestigieuse université privée jésuite

La professeure de droit de Georgetown, Sandra Sellers, dont une vidéo (ci-dessous) la montrait en train de discuter les résultats des étudiants noirs, n’est plus « affiliée à l’université », a déclaré jeudi le doyen de la faculté de droit.

Des étudiants en droit de l’Université de Georgetown et des anciens élèves avaient demandé le licenciement de la professeure après qu’une vidéo où deux professeurs de droit de Georgetown discutaient des résultats des étudiants noirs dans leur classe soit devenue virale. Une pétition de l’Association des étudiants de droit noirs de l’université demandant à l’école de prendre des mesures et de licencier la professeure avait recueilli plus de 1000 signatures.

Dans la vidéo, on pouvait entendre Mme Sellers dire : « Je déteste l’avouer. Mais je finis, chaque semestre, par avoir cette angoisse que beaucoup des plus faibles seront des Noirs, cela se produit presque tous les semestres. Il y en a quelques bons. » Un deuxième professeur, David Baston n’intervient pas verbalement et ne contredit pas Mme Sellers.

La conversation a été filmée et publiée sur la base de données en ligne Panopto, où les étudiants peuvent accéder aux enregistrements des cours. La vidéo n’est plus disponible sur la plateforme.

« Nous avons appris plus tôt cette semaine que deux membres de notre faculté ont participé à une conversation qui comprenait des déclarations répréhensibles sur l’évaluation des étudiants noirs », a déclaré mercredi le doyen du droit de Georgetown Bill Treanor dans une lettre à l’université.

Dans une autre note de service jeudi, Treanor a déclaré : « J’ai informé le professeur Sellers que je mettais fin à sa relation avec la faculté de loi de Georgetown avec effet immédiat. »

Plus tôt dans la semaine, Treanor a déclaré que le « bureau de la diversité et de l’équité de l’université » avait ouvert une enquête sur la question.

« Le professeur Batson a été mis en congé administratif en attendant l’enquête du Bureau de la diversité, de l’équité et de la discrimination positive, dont les résultats éclaireront nos prochaines étapes », a écrit Treanor.

Pourtant le niveau décevant des étudiants en droit noirs est bien connu. Voici la traduction d’un extrait d’un article du L. A. Times (en rien un journal conservateur, bien au contraire).

En abaissant la note minimale admissible à l’examen du barreau, la Californie produira-t-elle plus d’avocats noirs et latinos ?

Par MAURA DOLAN RÉDACTRICE
26 JUILLET 2020, 5 h

Depuis plus de trois décennies, la Californie a maintenu un des examens les plus stricts du pays pour les étudiants en droit qui espèrent pratiquer le droit dans l’État le plus peuplé du pays.

Mais ce mois-ci, la Cour suprême de Californie, qui supervise le barreau de l’État, a accepté de baisser la note de passage à l’examen, une victoire pour les doyens des facultés de droit qui espéraient depuis longtemps que le changement augmenterait le nombre de Noirs et de Latinos pratiquant le droit….

Quarante pour cent de la population californienne est blanche, 60 % sont des personnes de couleur. Mais 68 % des avocats californiens sont blancs, et seulement 32 % sont des personnes de couleur, selon un nouveau rapport du barreau de l’État de Californie. …

Certains ont émis l’hypothèse que les résultats de l’examen du barreau de février pourraient également avoir influencé le tribunal.

En février, alors que de nombreux diplômés qui ont échoué à l’examen du barreau une première fois le repassent, seuls 26,8 % de tous les candidats avaient réussi.

Parmi les nouveaux candidats des écoles de droit accréditées par l’Association du Barreau américain, considérées comme les meilleures facultés de l’État, 51,7 % des diplômés blancs ont réussi, contre 5 % des diplômés noirs, 32,6 % des Latinos et 42,2 % des Asiatiques.

Quel professeur de droit, y compris le doyen du droit de Georgetown Bill Treanor, se féliciterait de ce 5 % ? Cinq pour cent des candidats noirs détenteurs d’un diplôme de droit, c’est vraiment très peu. Il semble interdit de le regretter.


Progressistes et très progressistes pensent de plus en plus que la violence est justifiée en matière politique


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Il y a une raison pourquoi aucun gouvernement n’a fait une analyse coûts-bénéfices des confinements...

Les confinements n’en valaient pas la peine, c’est que conclut une longue étude de Philippe Lemoine. Pour lui, il y a une raison pour laquelle aucun gouvernement n’a fait une analyse coûts-bénéfices: la politique échouerait sûrement.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a annoncé la semaine dernière que son État mettait fin à l’obligation du port de masque et au nombre maximum de chalands dans les commerces. Alors que les démocrates et de nombreux responsables de la santé publique ont dénoncé cette décision, de nombreuses données existent maintenant pour démontrer que les avantages de mesures strictes ne valent pas les coûts associés à celles-ci.

Montréal pendant le confinement

Cela n’a pas toujours été le cas. Il y a un an, j’avais publiquement préconisé de confiner parce que cela semblait prudent étant donné le peu de connaissances à l’époque sur le virus et ses effets. Mais confiner la société est devenu l’option par défaut des gouvernements du monde entier, quel qu’en soit le coût.

Plus d’un an après le début de la pandémie, la vaccination est en cours en Europe et aux États-Unis. Pourtant, des restrictions strictes sont toujours en place des deux côtés de l’Atlantique. L’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni sont toujours soumis à des restrictions rigoureuses, tandis que la France impose un couvre-feu à 18 heures depuis deux mois à 18 heures. Couvre-feu qui, selon le gouvernement français, durera au moins quatre semaines supplémentaires. Dans de nombreux États américains, l’enseignement en personne est encore rare dans les écoles.

À cette époque l’an dernier, nous ne savions pas du tout à quel point il serait difficile de maîtriser le virus. Compte tenu de la rapidité de sa propagation, les gens ont fait l’hypothèse raisonnable que la majeure partie de la population serait infectée dans quelques semaines à moins que nous ne réduisions d’une manière ou d’une autre la transmission. Les projections de l’équipe d’intervention Covid-19 de l’Imperial College à Londres prévoyaient que plus de deux millions d’Américains pourraient mourir en quelques mois. Un confinement réduirait la transmission, et même s’il ne pouvait pas empêcher toutes les infections, il empêcherait les hôpitaux d’être submergés. Cela « aplatirait la courbe ».

Nous avons appris depuis lors que le virus ne se propage jamais de manière exponentielle pendant très longtemps, même en l’absence de restrictions strictes. L’épidémie recule toujours bien avant que l’immunité collective ne soit atteinte. Comme je l’écris dans un rapport pour le Center for the Study of Partisanship and Ideology, [même sans confinement décrété par le gouvernement] les gens ont peur et changent de comportement à mesure que les hospitalisations et les décès augmentent. Ceci, à son tour, réduit la transmission.

J’ai examiné plus de 100 régions et pays. Aucun n’a connu la croissance exponentielle de la pandémie se poursuivre jusqu’à ce que l’immunité collective ne soit atteinte, que le gouvernement ait décrété ou non un confinement ou toute une autre mesure stricte. Les gens reviennent après un certain temps baisse leur garde. Quand ils le font, le virus recommence à se propager. C’est pourquoi nous voyons partout la « forme en U inversé » des cas et des décès.

La Suède a été la première à tirer cette leçon, mais de nombreux autres pays l’ont confirmée. Initialement considérée comme une catastrophe par de nombreux partisans des confinements, la Suède s’est retrouvée avec un taux de mortalité par habitant indiscernable de celui de l’Union européenne [ou du Québec]. Aux États-Unis, la politique de non-intervention de la Géorgie était autrefois qualifiée d’« expérience de sacrifice humain » par The Atlantic. [Voir Radio-Canada Coronavirus — Les médias ont-ils fait preuve d’alarmisme ? mentionne Géorgie où la situation se dégraderait selon la SRC (c’était faux) et revenait en même temps la Grippe espagnole, épouvantail très utile et spectre souvent utilisé.] Mais comme la Suède, la Géorgie a aujourd’hui un taux de mortalité par habitant qui est en fait le même que celui du reste du pays.

On voit que le nombre de morts par 100 000 habitants au Québec, en Suède, en Italie et en France est quasiment le même, malgré les politiques anti-Covid fort variées de ces pays.

Cela ne veut pas dire que les restrictions n’ont aucun effet. Si la Suède avait adopté des restrictions plus strictes, il est probable que l’épidémie aurait commencé à reculer un peu plus tôt et l’incidence aurait chuté un peu plus vite. Mais la politique n’a peut-être pas autant d’importance que les gens l’ont supposé. Les confinements peuvent détruire l’économie, mais on commence à penser qu’ils ont un effet minimal sur la propagation de Covid-19.

Après une année d’observation et de collecte de données, les arguments en faveur des confinements sont nettement moins convaincants. Personne ne nie que des hôpitaux surchargés sont une mauvaise chose, mais c’est aussi vrai de priver les gens d’une vie normale, y compris les enfants qui ne peuvent pas aller à l’école ou socialiser pendant les plus précieuses années de leur vie. Puisque tout le monde n’a pas été vacciné, beaucoup ne vivent toujours pas normalement, même sans restrictions. Mais les mandats gouvernementaux peuvent aggraver les choses en empêchant les gens de se socialiser et de gagner leur vie.

Les confinements contre les coronavirus constituent les attaques les plus importantes contre la liberté individuelle en Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, pas un seul gouvernement n’a publié une analyse coûts-bénéfices pour justifier les politiques de confinement — ce que les décideurs sont souvent tenus de faire quand ils prennent des décisions pourtant beaucoup moins conséquentes. Si mes arguments sont erronés et que les politiques de confinements sont efficaces en termes d’avantages-coûts, un document gouvernemental devrait pouvoir le démontrer. Aucun gouvernement n’a produit un tel document, peut-être parce que les fonctionnaires savent quelle en serait la conclusion.

M. Lemoine est licencié en informatique, détenteur d’une maîtrise en sciences politiques et d’une autre en philosophie, il est doctorant en philosophie de la science à l’Université Cornell et membre du Centre pour l’étude de la partisanerie et de l’idéologie (CSPI).

Voir aussi 

Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d’utilité une fois mesures plus douces prises [cette étude est celle du Pr John Ioannidis, sa conférence sur ce sujet sous-titrée ci-dessous.]

 

 Angleterre — Autorités déclarent que les enfants du primaire ne devraient pas porter de masque    

Covid — Floride se félicite d'avoir gardé les écoles ouvertes

La Californie confine depuis longtemps, la Floride a déconfiné très tôt...




jeudi 11 mars 2021

Ne voir dans ses citoyens que des entités économiques, en oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels

Chronique de Renaud Girard sur les «Les reculs dramatiques de la chrétienté». À la dénatalité qui affecte la chrétienté occidentale, s’ajoute la déconstruction des sociétés au profit de communautés, aujourd’hui indifférentes les unes aux autres, demain peut-être hostiles.

[...]

L’Union européenne ne voit dans ses citoyens que des êtres économiques, oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels Le recul de la chrétienté orientale nous semble dramatique car il s’opère sur les lieux mêmes de la naissance du christianisme. Mais n’est-il pas l’arbre cachant la forêt d’un recul encore plus large des valeurs chrétiennes à travers le monde? 

Jadis, le pape Pie XI avait su les rappeler avec force, face à la montée des totalitarismes du XXe siècle, par son encyclique Divini Redemptoris contre le communisme athée, et par son encyclique Mit brennender Sorge, contre le nazisme païen, publiées à deux jours d’écart, en mars 1937. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on avait cru que ces valeurs (égalité de tous les hommes devant Dieu, amour du prochain, pratique du pardon, éthiques de liberté et de responsabilité) avaient définitivement triomphé en Occident. Elles avaient inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et c’est autour d’elles que les démocraties chrétiennes construisirent la nouvelle Europe unie, que les pays de l’Est voulurent rejoindre dès qu’ils furent libérés du soviétisme.

Mais cette victoire politique des valeurs chrétiennes en Europe s’accompagna curieusement de leur estompement au sein même des sociétés occidentales. Les primats chrétiens du dépassement et du don de soi furent subrepticement remplacés par celui du jouir maintenant, hérité de la culture soixante-huitarde et favorisé par la société de consommation. Dès lors, l’humanisme occidental cessa de considérer l’homme dans son rapport à la transcendance ; il regarda l’individu comme une machine économique. L’Union européenne ne voit dans ses citoyens que des êtres économiques, oubliant qu’ils sont avant tout des êtres culturels. 

[Les immigrés peuvent donc remplacer sans souci les occidentaux : ce sont juste des entités économiques, des « ressources », comme toutes autres.]

À l’initiative d’un président chrétien (Chirac), dirigeant un pays que le général de Gaulle voyait encore comme la fille aînée de l’Église, on refusa d’inscrire la réalité historique des racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule du projet de Constitution européenne. La chrétienté montrait au monde qu’elle ne savait plus où elle était, qu’elle était totalement perdue.

L’accroissement exponentiel de la consommation dans la chrétienté n’a accru ni son bonheur, ni sa confiance en soi, ni son harmonie sociale. L’Europe [l'Occident] vit un lent suicide démographique. À quoi sert aux Européens leur exceptionnelle richesse puisqu’ils ne font plus d’enfants? À la dénatalité qui affecte la chrétienté occidentale, s’ajoute la déconstruction des sociétés au profit de communautés, aujourd’hui indifférentes les unes aux autres, demain peut-être hostiles. Soyons réalistes: l’espérance chrétienne ne renaîtra pas en Orient tant que la chrétienté occidentale n’aura pas renoué avec ses racines.

Source : Le Figaro

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Le Pape François a donné quitus à une éradication du christianisme dans sa Terre natale

Chine — scolarité moins longue pour augmenter la natalité

D'Olivier Daelen sur business.am :

Alors que la politique de l’enfant unique a régné en Chine pendant plus de 30 ans pour éviter une surpopulation du pays, les autorités s’inquiètent désormais du vieillissement de leur population. Pour relancer le taux de fécondité, un député a soumis une proposition sujette à débat: faire passer moins de temps aux jeunes Chinois à l’école. 

Actuellement, les jeunes Chinois doivent passer au minimum 12 ans au sein du système éducatif: 6 ans à l’école primaire, 6 ans à l’école secondaire. Zhang Hongwei, président de la Fédération de l’industrie et du commerce de Shaoguan et député au sein de l’Assemblée nationale populaire, a proposé de faire baisser cette obligation scolaire à 10 ans. 

Le but: faire entrer les Chinois plus rapidement sur le marché de travail. Ce qui, par conséquent, les rendrait davantage attractifs pour se marier et pour procréer. Avec le système actuel, estime Zhong, les Chinois sortent à 19 ans de leur obligation scolaire puis passent encore plusieurs années à l’université. Il leur faut ensuite quelques années pour trouver un travail qui leur plaît et qui leur offre une situation stable. Au final, estime-t-il, certaines femmes chinoises passent plus de temps au sein du système éducatif qu’au travail (la retraite est fixée à 55 ans), ce qui impacte grandement le taux de fécondité du pays. 

Une efficacité mise en doute 

Sur les réseaux sociaux chinois, le débat fait rage. Certains estiment qu’il est tout à fait possible pour les élèves et étudiants d’ingérer une quantité et une qualité de matière semblables à ce qu’elles ne sont actuellement, tout en supprimant deux années d’école. D’autres pensent l’inverse: ils croient que ça compliquera la vie des jeunes Chinois, leur ajoutant davantage de pression. Ils reprochent également à Hongwei de considérer les jeunes comme étant uniquement de la main d’œuvre. 

Les experts sont quant à eux assez dubitatifs. Xiong Bingqi, directeur de l’Institut de recherche sur l’éducation du XXIe siècle à Pékin, ne s’est pas directement opposé à une réforme du système scolaire chinois. Toutefois, il estime qu’il faut y réfléchir à deux fois et mener une enquête approfondie pour s’assurer qu’une telle mesure serait réellement bénéfique. 

Chu Chaohui, chercheur à l’Institut national des sciences de l’éducation de Chine, s’est quant à lui nettement opposé à la proposition. D’après lui, le marché de l’emploi est adapté au niveau d’éducation moyen des jeunes qui sortent des études. Raccourcir la durée d’enseignement ne leur rendra pas service et ne leur permettra pas de trouver un travail plus rapidement. 

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Les Français au Québec : des multiculturalistes progressistes anglomanes ? M. Onfray et A. Cormier-Denis


Rappel de Frédéric Lacroix
en décembre 2012 :

Depuis 1978, une entente de réciprocité universitaire lie la France et le Québec. Selon les termes de l’entente, les Québécois qui étudient à l’université en France paient les mêmes droits de scolarité que les Français et vice-versa. Si le nombre de Québécois qui vont étudier en France stagne à environ un millier par année depuis longtemps, le nombre de Français qui viennent étudier au Québec est en augmentation constante : depuis 2006, ce nombre a augmenté de 37 % pour atteindre 8798 étudiants à temps plein à l’automne 2010 (derniers chiffres disponibles du MELS). Or, de ce nombre, une bonne proportion choisit d’étudier dans les universités anglaises du Québec, se payant ainsi le rêve américain à un prix défiant toute concurrence. Ainsi, à l’automne 2012, McGill accueillait à elle seule 1161 Français.

Afin de répondre aux termes de l’entente, chacun de ces étudiants est donc subventionné à la hauteur d’une dizaine de milliers de dollars par année par le gouvernement du Québec, ce qui représente la rondelette somme de 20 millions pour les Français étudiant à McGill et Concordia, somme qui augmente d’environ 10 % par année. Il tombe sous le sens que payer pour l’anglicisation de milliers de jeunes Français constitue un détournement majeur de l’esprit de l’accord Québec-France. Surtout à l’heure où le budget de l’État implose et où nos universités doivent se soumettre à d’importantes coupes budgétaires. Il est temps de revoir les termes de l’entente pour corriger ce qui constitue une flagrante aberration. Une telle révision de l’entente nous ferait économiser beaucoup d’argent tout en donnant un petit coup de frein à l’anglicisation de Montréal.

Image d’un blogue vidéo d’une famille française immigrée récemment au Québec : drapeau kéneudienne, nom du carnet visuel en anglais…

« Visite de la maison » ne fait pas assez « canadien », ce sera donc « House Tour » de la part de ces immigrés français. Le « passport » à côté du drapeau canadien semble être australien (kangourou et émeu).

 
La riche diversité française se lance fréquemment dans la restauration, ici il s’agit du Verdun près de Montréal.

Autre entreprise française sur l’île de Montréal : épicerie très écolo et végane.

Autre française dans le secteur (il ne faut pas chercher loin) qui choisit de nommer son entreprise d’un nom anglais (pas sûr de ce que ce « Pimp » veut dire) avec des bootcamps…

 

Québec, « la patrie du féministe nord-américain », extraits du balado Quoi de Meuf ? référencé par Mauditsfrançais. ca, site populaire des expatriés français au Québec.

Deux féministes françaises dialoguent sur le féminisme au Québec.

Aya Nakamura
Émeline. — : Bonne année 2021 ! Je me remets doucement des fêtes et j’essaie de tenir mes résolutions, et toi ?

Clémentine. — 2021 vient de commencer et c’est déjà la merde entre le virus mutant et les racistes américains. Comme dit la poétesse Aya Nakamura [ci-contre] : (son : jolie nana/faut pas se négliger…)

Émeline. — : J’avoue. Dis-nous, quelles sont les premières actualités du féminisme qui t’ont marquée en ce début 2021 ?

« On voit souvent le Québec avec des étoiles dans les yeux, explique Émeline Amétis. Effectivement, il y a beaucoup de progrès intéressants au Québec, c’est un endroit très agréable à vivre quand on est une femme, mais ça dépend pour qui ». Le podcast débute en évoquant les colons français et britanniques ainsi que la prise de pouvoir sur les peuples autochtones, les lois discriminantes, les pensionnats et autres politiques d’assimilation.


« La situation des personnes autochtones et des Premières Nations est encore très difficile de nos jours. Plus de 1200 femmes ont disparu et/ou ont été assassinées, et ce sont seulement les chiffres officiels », poursuit Émeline. Les deux journalistes soulignent aussi les événements tragiques récents avec la mort de la jeune autochtone Joyce Echaquan, tuée dans un hôpital par du personnel raciste. 

Le mouvement masculiniste est aussi évoqué, notamment avec la tuerie de masse de polytechniques, qui a eu lieu en 1989. 14 étudiantes ont été froidement abattues un misogyne [on pourrait tout aussi bien dire un fils d’immigrant musulman mal dans sa peau], considéré comme un martyr par les plus extrémistes du mouvement [Qui précisément ? Joli amalgame diffamatoire.]

Conseils, comptes insta à suivre, revues, festivals… :

Émeline. — En termes de festivités, et là je m’adresse surtout aux expatrié·es : il y a la scène ballroom montréalaise florissante, des tas de festivals gratuits : mon préféré s’appelle Slut Island. Et peut-être que dans l’un d’entre eux vous croiserez les anges gardiens de Pluri, qui luttent contre le harcèlement en milieu festif. Je recommande aussi la revue érotique anglophone Leste Magazine et en podcasts : Le Bulletin des cousins présenté par la DJ Gayance et Julio Mendy, et Black Girls from Laval, animé entre autres par la vidéaste Naila, qui tient la chaîne YouTube La Grosse qui fait des vidéos. [On remarquera le nombre de mots anglais…]

Clémentine. — l’insta de Myriam Daguzan Bernier qui a écrit Tout nu le dictionnaire bienveillant de la sexualité. J’aime bien le podcast Ferry traversées érotiques de Radio-Canada.

Témoignage

Émeline. — Caroline Monnet est une artiste pluridisciplinaire d’origine algonquine et bretonne, et qui a grandi entre Douarnenez et Outaouais, au Québec. Elle a gentiment accepté de nous raconter son expérience de femme au Québec. On l’écoute. […]

Notre expérience [et les productions culturelles québécoises très « modernes »…]

Émeline. — J’ai vécu à Montréal pendant près de deux ans pour un PVT (un permis vacances-travail), parce que j’en avais ras le bol de Paris et de la France en général. Des années avant de partir, j’avais fait la rencontre de la réalisatrice Amandine Gay et à ce c’est l’une de ses spécialités, et il le fait très bien, on l’a vu avec Mammy, Tom à la ferme et Jusqu’à la fin du monde.

Xavier Dolan

Clémentine. — Xavier Dolan la tête à claques du jeune cinéma québécois, qui contribue quand même pas mal à son rayonnement même s’il est exaspérant : Laurence Anyways, son chefs d’œuvre sur la transidentité (même si —  gros bémol — le rôle est joué par un comédien cis, Melvil Poupaud....).

Émeline. — Xavier Dolan évidemment ! Je crois que ça a été l’un de mes premiers coups de foudre cinématographiques. J’ai été secouée par J’ai tué ma mère, j’avais 20 ans à peine et je vivais une relation chaotique avec ma propre mère. Les relations familiales tendues c’est une de ses spécialités et il le fait très bien, on l’a vu avec Mommy , Tom à la Ferme et Jusqu’à la fin du monde.

D’ailleurs Monia Chokri, l’une de ses actrices favorites s’y est essayé, avec son premier long-métrage, intitulé La Femme de mon frère. Ça raconte l’histoire de Sophia, une thésarde sans emploi hébergée par son frère. Leur relation fusionnelle est mise à l’épreuve lorsque celui-ci tombe amoureux de la gynécologue de sa sœur alors qu’il l’accompagnait avorter. Assez cocasse. 

Clémentine. — Sur la famille encore, il y a aussi le culte CRAZY de Jean-Marc Vallée, sur Zac et la masculinité toxique de sa famille, qui outre sa mère, est exclusivement composée d’hommes cis hétéros, ce qui l’empêchera de vivre son homosexualité sereinement. Jean-Marc Vallée cinéaste québécois qui a du succès à Hollywood (Sharp objects, Big little lies). [Sur CRAZY : Cours d’ECR : les enseignants « marchent sur des œufs » (projection du film CRAZY suscite de vives réactions dans les classes multiethniques).]

Émeline. Et dans les films récents, je retiens aussi Une Colonie de Geneviève Dulude-De Celles, qui raconte le passage à l’adolescence de la timide Mylia et de sa rencontre avec Jimmy, un jeune garçon abénaquais [sic, recte : abénaquis] résidant dans une réserve voisine. Puis il y a l’Antigone de Sophie Deraspe, adaptation de la pièce de Sophocle, nominée aux Oscars en 2019 : cette fois, Antigone est une Québécoise d’origine kabyle, dont le frère aîné a été tué par un policier et l’autre incarcéré. Elle met en place un stratagème pour le faire sortir de prison. […]