Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mardi 5 février 2019
lundi 4 février 2019
Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles
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| Stéréotype sociologique moderne : « Les femmes et les mathématiques, un exemple de stéréotype négatif désinvestissant. » |
Selon cette théorie, quand une femme passe un test en mathématiques, son résultat serait possiblement affecté par le stéréotype selon lequel les femmes ont des capacités en mathématiques inférieures à celles des hommes. Cette conséquence de la menace du stéréotype aurait été démontrée, selon ses partisans, par Spencer, Steele et Quinn en 1999. De plus, les résultats montreraient que le stéréotype n’intervenait pas quand il était précisé au préalable que les femmes réussissaient le test aussi bien que les hommes. Ensuite, seules les performances dans ce domaine seraient impactées : un test en anglais de difficulté équivalente est tout aussi bien réussi par les femmes que par les hommes. Enfin, si le test en mathématiques est facile, les femmes ne seront pas non plus influencées par la menace.
Critiques
L’explication proposée par le concept de menace de stéréotype a très tôt attiré les critiques. Selon les chercheurs Paul R. Sackett, Chaitra M. Hardison et Michael J. Cullen, les médias et la littérature savante ont conclu à tort que l’élimination de la menace du stéréotype pourrait complètement éliminer les différences de performance entre les Américains européens et les Afro-Américains. Sackett et al. ont souligné que, dans les expériences fondatrices de Steele et Aronson (1995) où la menace de stéréotype était supprimée, un écart d’environ un écart-type restait entre les groupes sans usage de covariances, ce qui est très proche de la différence moyenne observée entre les Afro-Américains et les Européens aux scores sur des tests standardisés à grande échelle tels que le SAT.
Gijsbert Stoet et David C. Geary ont examiné les preuves justifiant le concept de la menace stéréotypée et notamment des écarts de réussite en mathématiques entre les hommes et les femmes. Ils ont conclu que les recherches sur les stéréotypes comportaient de nombreux problèmes méthodologiques, comme l’absence de groupes de contrôle, et que la littérature sur les menaces stéréotypées était faussement présentée comme « prouvée ». Ils ont conclu que les preuves avancées étaient très faibles.
L’ampleur et la nature de l’effet de menace de stéréotype ont également été remises en question. Flore et Wicherts ont conclu, dans une grande méta-analyse, que l’effet rapporté est faible, mais aussi que son importance est artificiellement augmentée par un biais de publication, pour expliquer les différences de résultats en mathématiques et en sciences entre les sexes. Ils soutiennent que, après correction du biais de publication, les effets de la menace de stéréotype étaient plus probablement proches de zéro. Ce biais signifie que les chercheurs ont tendance à publier ou à citer des effets positifs importants liés à une hypothèse ou une théorie, car les études montrant un manque d’effets ou des effets négligeables attirent moins d’attention. Dans le cas de la menace du stéréotype, on aurait accordé beaucoup d’importances à des effets (faussement) positifs dans des études insuffisantes alors que de grandes études similaires bien contrôlées trouvent des effets plus petits, voire non significatifs. (Voir Colleen M. Ganley, Leigh A. Mingle, Allison M. Ryan et Katherine Ryan, « An examination of stereotype threat effects on girls’ mathematics performance. »)
Étude (n=2064) de 2018 : aucune confirmation d’un effet de menace du stéréotype
Les auteurs (Flore, Mulder et Wicherts) d’une étude publiée en janvier 2019 ont mené une expérience de menace stéréotypée à grande échelle dans des écoles secondaires néerlandaises (n = 2064) pour étudier la généralisabilité de l’effet de menace du stéréotype.
Dans cette étude, les scientifiques ont tenté de reproduire l’effet global parmi les filles du secondaire des Pays-Bas et d’étudier quatre modérateurs théoriques principaux, à savoir l’identification du domaine, le sexe, l’anxiété liée aux mathématiques et la difficulté des tests. Chez les filles (13-14 ans), ils n’ont trouvé aucun effet global de la menace stéréotypée sur les performances en mathématiques ni aucun effet modéré de la menace stéréotypée.
L’étude a révélé un écart entre les sexes au test de mathématiques, les garçons ayant de meilleurs résultats que les filles. Mais cela ne semble pas être dû à la manipulation de la menace stéréotypée (« Grâce à une série d’analyses, nous concluons que nos données ne montrent aucun signe de baisse de performance due à la manipulation de la menace stéréotypée. »)
Brève — L'écart de rémunération entre les sexes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer
L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer.
Les femmes sans enfants qui n’ont jamais été mariées gagnent 117 % des salaires de leurs homologues masculins (contrôlés pour l’éducation, l’âge et les heures travaillées et l’âge). Pourquoi ? Parce que les décisions des femmes jamais mariées sans enfants ressemblent davantage à celles des hommes (par exemple, elles travaillent plus longtemps et n’abandonnent pas leur carrière, c'était déjà vrai au début du XXe siècle...), et les hommes jamais mariés ressemblent davantage à des femmes (carrières dans le domaine des arts, notamment). Le résultat ? Ces femmes gagnent plus que ces hommes.
Les décisions familiales sont la variable cruciale qui explique l’écart salarial. Et la variable familiale la plus importante est la division du travail après la naissance des enfants : la présence d’enfants conduit le père s’investir davantage dans le travail et maman intensifie ses engagements familiaux.
Le changement de la division du travail une fois les enfants arrivés implique-t-il que les mères sacrifient leur carrière à contrecœur ? Pas vraiment. Les sondages auprès des gens dans la vingtaine montrent que les deux sexes préféreraient sacrifier leur salaire pour plus de temps en famille. En fait, les hommes dans la vingtaine sont plus disposés que les femmes à sacrifier la rémunération de leur famille (70 % des hommes ; 63 % des femmes).
Toutefois, les femmes ne gagnent-elles pas moins que les hommes occupant le même emploi ? Oui et non. C’est ainsi que, pour les médecins, le Bureau of Labor Statistics amalgame sous la même rubrique des médecins et des chirurgiens. Le médecin de sexe masculin est plus susceptible d’être le chirurgien, d’exercer en cabinet privé, pendant des heures plus longues et moins prévisibles, et pendant plusieurs années. Alors que les femmes ont plus tendance à être médecins avec des autres moins longues et prévisibles. Lorsque ces variables sont prises en compte, le salaire est exactement le même. Ce qui semble être le même travail (médecin) n’est, dans les faits, pas le même travail.
S’agit-il d’un choix fait par les femmes ou de la discrimination ? Pour Warren Farrell qui a enseigné à la faculté de médecine de l’Université de Californie à San Diego : « j’ai vu mes étudiantes s’intéresser à des spécialités qui comportent des heures de service moindres et prévisibles (dermatologie, psychiatrie). Inversement, elles évitaient les spécialités avec beaucoup de contact avec le sang et la mort, telles que la chirurgie. »
Les femmes sans enfants qui n’ont jamais été mariées gagnent 117 % des salaires de leurs homologues masculins (contrôlés pour l’éducation, l’âge et les heures travaillées et l’âge). Pourquoi ? Parce que les décisions des femmes jamais mariées sans enfants ressemblent davantage à celles des hommes (par exemple, elles travaillent plus longtemps et n’abandonnent pas leur carrière, c'était déjà vrai au début du XXe siècle...), et les hommes jamais mariés ressemblent davantage à des femmes (carrières dans le domaine des arts, notamment). Le résultat ? Ces femmes gagnent plus que ces hommes.
Les décisions familiales sont la variable cruciale qui explique l’écart salarial. Et la variable familiale la plus importante est la division du travail après la naissance des enfants : la présence d’enfants conduit le père s’investir davantage dans le travail et maman intensifie ses engagements familiaux.
Le changement de la division du travail une fois les enfants arrivés implique-t-il que les mères sacrifient leur carrière à contrecœur ? Pas vraiment. Les sondages auprès des gens dans la vingtaine montrent que les deux sexes préféreraient sacrifier leur salaire pour plus de temps en famille. En fait, les hommes dans la vingtaine sont plus disposés que les femmes à sacrifier la rémunération de leur famille (70 % des hommes ; 63 % des femmes).
Toutefois, les femmes ne gagnent-elles pas moins que les hommes occupant le même emploi ? Oui et non. C’est ainsi que, pour les médecins, le Bureau of Labor Statistics amalgame sous la même rubrique des médecins et des chirurgiens. Le médecin de sexe masculin est plus susceptible d’être le chirurgien, d’exercer en cabinet privé, pendant des heures plus longues et moins prévisibles, et pendant plusieurs années. Alors que les femmes ont plus tendance à être médecins avec des autres moins longues et prévisibles. Lorsque ces variables sont prises en compte, le salaire est exactement le même. Ce qui semble être le même travail (médecin) n’est, dans les faits, pas le même travail.
S’agit-il d’un choix fait par les femmes ou de la discrimination ? Pour Warren Farrell qui a enseigné à la faculté de médecine de l’Université de Californie à San Diego : « j’ai vu mes étudiantes s’intéresser à des spécialités qui comportent des heures de service moindres et prévisibles (dermatologie, psychiatrie). Inversement, elles évitaient les spécialités avec beaucoup de contact avec le sang et la mort, telles que la chirurgie. »
Source
Voir aussi
« Les femmes en couple qui travaille à temps partiel ont un niveau élevé de satisfaction à l'emploi, un faible désir de changer les horaires de travail et vivent dans des couples où la production des ménages est très sexiste... et vivent en partenariat où la production du ménage est très sexuée... les résultats suggèrent que les emplois à temps partiel sont ce que veulent la plupart des femmes néerlandaises. » (Source)
« Pour Ellen de Bruin, auteur du succès de librairie Ces Hollandaises qui ne ne dépriment pas... Comment font-elles ? (Un clin d’œil au Ces Françaises qui ne grossissent pas... : Comment font-elles ? de Mireille Guiliano) la Néerlandaise typique est naturellement belle, n’est pas esclave de la mode, enfourche son vélo pour faire ses courses, passe beaucoup de temps avec ses enfants et son mari, suit des cours d’art en milieu de semaine, passe avec décontraction l’après-midi à boire du café avec ses amies. Elle aime travailler à temps partiel, gagne moins que son mari, mais ça lui va parfaitement : il paie les factures.
Le livre d’Ellen de Bruin soulignait ensuite que les femmes néerlandaises, comparées aux autres femmes occidentales, se retrouvent constamment au bas des palmarès qui classent les pays en fonction du taux de femmes qui occupent des postes supérieurs dans les entreprises et l’administration, mais qu’elles sont systématiquement classées en haut de ces listes sur le plan du bonheur et du bien-être. En fait, presque tout le monde aux Pays-Bas semble content du statu quo. En 2009, les Pays-Bas arrivaient en tête de tous les pays de l’OCDE pour ce qui est du bien-être global...» (plus de détails)
Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l'effondrement du mariage ?
New York Times (journal de révérence) : le film Mary Poppins accusé de « visage noir » et de racisme
En octobre 1965 sortait en salles Mary Poppins, long-métrage de Disney dans lequel Julie Andrews interprète une nounou bien particulière. Drôle, touchant et entraînant grâce à ses musiques, le film est-il également raciste ?
C’est ce que n’hésite pas à affirmer Daniel Pollack-Pelzner, professeur d’anglais à l’université de l’Oregon, dans les colonnes du New York Times. Le professeur américain prétend que la scène des ramoneurs sur les toits de Londres est la pire de toutes puisqu’elle met en lumière des blackfaces (« visages noires ») – qui consiste à se colorer le corps pour se déguiser enun nègre une personne noire un afrodescendant.
C’est ce que n’hésite pas à affirmer Daniel Pollack-Pelzner, professeur d’anglais à l’université de l’Oregon, dans les colonnes du New York Times. Le professeur américain prétend que la scène des ramoneurs sur les toits de Londres est la pire de toutes puisqu’elle met en lumière des blackfaces (« visages noires ») – qui consiste à se colorer le corps pour se déguiser en
Remarquer les chaussures roses noircies de Mary Poppins, cela fait-il aussi partie du déguisement en Noir ou plus simplement en ramoneur ?
Source : New York Times
dimanche 3 février 2019
6 février à Montréal — Soirée d'information sur le programme d'éducation à la sexualité imposé par le Ministère
On nous informe :
Cent quatre (104) personnes étaient présentes à dernière soirée d’information sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité imposé par le ministère de l’Éducation du Québec. La conférence a eu lieu à Saint-Jérôme en présence de 5 pasteurs de différentes églises évangéliques.
Cent quatre (104) personnes étaient présentes à dernière soirée d’information sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité imposé par le ministère de l’Éducation du Québec. La conférence a eu lieu à Saint-Jérôme en présence de 5 pasteurs de différentes églises évangéliques. Ne manquez pas le prochain rendez-vous :
Mercredi 6 février 2019, de 19H00 à 21H00
Complexe CEUM
8555, 8e Avenue, Montréal QC H1Z 2X2
Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien suivant : https://fr.surveymonkey.com/r/session_info_UVVC
N’hésitez pas à inviter parents et amis.
3e conférence :
(Montréal) Complexe C.E.U.M.Quand : 6 février 2019 de 19 h-21 h
Adresse : 8555 8e Avenue, Montréal, QC, H1Z 2X2
4e conférence
Gatineau) Église Le Sentier
Quand : 23 février 2019 de 13 h-15 h
Adresse : 770 boul. Greber, QC, Gatineau, J8V 3P8
5e conférence
(Rive-Sud) À venir
HORAIRE
19 h – 19 h 5 : Accueil et mot de bienvenue (Hôte)
19 h 5 – 19 h 15 : Lecture de l’horaire, présentation des conférenciers, mise en contexte
19 h 15 – 19 h 45 : Présentation du programme — Jude Marie Guillaume
19 h 45 – 20 h : Présentation du Guide pour les parents — Nathalie Michaud
20 h – 20 h 10 Démarche d’intégration de l’amour et de la sexualité – Solange Lefebvre-Pageau
20 h 10 – 20 h 20 : Réflexions pour susciter le dialogue parent/enfants — Raymond Ayas
20 h 20 – 20 h 45 : Période de questions
20 h 45 – 21 h : Mots de la fin et clôture
vendredi 1 février 2019
France — le député Xavier Breton dénonce l’éducation affective et sexuelle à l’école
Lors d’une séance de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, le 29 janvier, le député Les Républicains (centre-droit) Xavier Breton a défendu un amendement au projet de loi « sur l’école de la confiance » (mais où vont-ils chercher ces titres ?) défendu par l’exécutif du président Macron (parlant de confiance, la cote de confiance de Macron s’établissait à 23 % en décembre).
Xavier Breton demande (vidéo ci-dessous) à ce que l’éducation affective et sexuelle soit exclue de l’enseignement moral et civique. Il ajoute se méfier de l’ingérence de l’État dans la vie des familles, par exemple avec l’interdiction des fessées, votée en novembre par un parlement qui paraît déconnecté des préoccupations des citoyens.
Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux.
Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. Comme l’expliquait en son temps Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs : « vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille […]. Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. »
Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.
Face à une opposition quasi générale (le parti de Macron a une large majorité dans ces commissions) qui invoquait de manière prévisible de « recrudescence des agressions sexuelles diverses », Xavier Breton a rétorqué :
Peu après le micro de Xavier Breton sera coupé.
Voir aussiXavier Breton demande (vidéo ci-dessous) à ce que l’éducation affective et sexuelle soit exclue de l’enseignement moral et civique. Il ajoute se méfier de l’ingérence de l’État dans la vie des familles, par exemple avec l’interdiction des fessées, votée en novembre par un parlement qui paraît déconnecté des préoccupations des citoyens.
Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux.
Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. Comme l’expliquait en son temps Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs : « vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille […]. Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. »
Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.
Face à une opposition quasi générale (le parti de Macron a une large majorité dans ces commissions) qui invoquait de manière prévisible de « recrudescence des agressions sexuelles diverses », Xavier Breton a rétorqué :
« À cet argument, je pourrais répondre que quand il n’y avait pas d’éducation affective et sexuelle à l’école, il y avait beaucoup moins d’atteintes sexuelles... Moi, je m’interrogerais sur la recrudescence ». « Ce n’est pas en s’emparant des questions affectives et sexuelles uniquement sous l’angle de la technique et sous une vision sombre des relations entre les hommes et les femmes qu’on va donner un sens du respect réciproque. »
Peu après le micro de Xavier Breton sera coupé.
La sexologue Thérèse Hargot : « La libération sexuelle a asservi les femmes » (et « ce discours hygiéniste est très anxiogène et inefficace : de nombreuses MST sont toujours transmises »)
Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques (et pourtant les écoles québécoises n'ont jamais arrêté de parler de sexualité et de MST)
Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques Le cours d'éducation sexuelle ontarien évite-t-il l'augmentation du nombre de maladies vénériennes ? (Réponse sans surprise : non)
Pourquoi les filles sages réussissent-elles ?
Qui doit enseigner la sexualité : l'État, l'école, les amis ou les parents ?
Les programmes anti-intimidation font-ils plus de torts que de bien ?
Texte d’Israël « Izzy » Kalman, MSc. M. Kalman est un psychologue scolaire agréé au niveau national aux États-Unis et l’un des principaux défenseurs de la psychoéducation. Il est le créateur et le directeur de Bullies to Buddies, Inc. (De tyrans à copains), auteur principal du programme Be Strong Resilience, auteur du carnet Psychology Today, Resilience to Bullying qui se consacre aux problèmes liés au mouvement anti-harcèlement et sur les solutions de rechange à ce mouvement anti-harcèlement tel que pratiqué aujourd’hui.
La meilleure façon de caractériser les programmes anti-intimidation actuels est de les comparer aux méthodes de police et de l’application de la Loi : les comportements négatifs sont comme des délits qu’il ne faut pas tolérer. Ces programmes anti-intimidation considèrent la vie en société comme un amalgame de tyrans pervers seuls responsables, de victimes innocentes qui ne portent aucune responsabilité et de passants qui permettent activement ou passivement l’intimidation.
En rendant les établissements scolaires légalement responsables de l’intimidation subie par les étudiants, il les incite à se transformer en institutions policières qui surveillent et enregistrent toutes les interactions des enfants, les privant de la liberté de dire ou de faire quoi que ce soit qui pourrait fâcher ou vexer l’un d’entre eux. Il transforme les éducateurs, les psychologues scolaires, les conseillers et les travailleurs sociaux en agents de sécurité, détectives, juges et censeurs.
Cette approche disciplinaire a été conçue par le professeur de recherche en psychologie norvégien Dan Olweus dans les années 1970 en réponse à une série de suicides d’adolescents intimidés. Le programme de prévention de l’intimidation Olweus (PPIO) a connu un succès mondial, il sert aujourd’hui d’étalon.
Tous les spécialistes qui se sont par la suite intéressés à l’intimidation se sont inspirés de son travail, ont diffusé sa doctrine sous forme d’Évangile et ont fondé leurs propres programmes contre l’intimidation en se basant sur celui de Olweus. En outre, ils ont réussi à faire adopter des lois qui obligent les écoles à mettre en œuvre l’approche d’Olweus en matière de harcèlement. Ainsi, tout le domaine de l’intimidation est une pyramide inversée basée sur les idées d’une seule personne.
Mais voilà, cette méthode ne marche pas très bien
Le problème est que le paradigme « policier » ne fonctionne pas très bien. L’étude la plus complète sur le PPIO, menée il y a quelques années en Pennsylvanie, a révélé une réduction de seulement 12 % du nombre d’enfants qui se plaignent d’avoir été victimes d’intimidation au moins deux fois par mois dans les écoles qui l’appliquent correctement depuis deux ans. C’est un taux d’échec de 88 % !
Toutes les méta-analyses de recherches sur les lois et les programmes anti-intimidation ont montré qu’ils produisaient rarement plus d’une réduction mineure de l’intimidation et aboutissaient souvent à une augmentation. Bizarrement, les chercheurs en intimidation ne recommandent jamais d’abandonner ces programmes et politiques inefficaces, mais simplement de les intensifier.
Le paradigme « policier » échoue, car il abandonne les principes bien établis de la psychologie et de la philosophie pour les remplacer par ce que la psychologie du comportement cognitif reconnaît comme des croyances irrationnelles. Nous devons comprendre que la grande majorité des brimades sont verbales et relationnelles : insultes, rumeurs, gestes, exclusion sociale et messages méchants dans le cyberespace. Bien que ces actes soient négatifs, ils constituent des caractéristiques inévitables de la vie sociale.
Même les adultes s’y adonnent régulièrement. Mais l’éducation anti-intimidation enseigne aux enfants qu’ils ont droit à une vie sans intimidation, que les mots peuvent les marquer à jamais, qu’ils sont trop faibles pour gérer l’intimidation par eux-mêmes et que tout le monde — enseignants, parents, policiers, autres étudiants — doit les protéger. Ces programmes enseignent également qu’ils doivent informer les autorités scolaires lorsqu’ils sont victimes ou témoins d’intimidation, car ils peuvent faire cesser l’intimidation.
Ces croyances irrationnelles favorisent la vulnérabilité, l’impuissance et l’esprit de victime. Après qu’on leur a inculqué que les mots sont plus destructeurs que des bâtons ou des cailloux, les enfants sont en fait plus facilement contrariés par des insultes, ce qui encourage l’intimidation et les emprisonne dans un cycle sans fin.
Pire encore, lorsqu’elles impliquent les autorités scolaires, les hostilités s’intensifient immédiatement, chaque partie affirmant avec passion qu’elle est innocente et l’autre coupable. Les informateurs gagnent généralement la réputation de balance, de cafteur ou de mouchard, une peine de mort sociale. C’est presque toujours après la mise en œuvre de politiques anti-intimidation par l’école que l’intimidation verbale se transforme en violences physiques graves.
Il existe une autre façon de faire
Il existe une meilleure façon de lutter contre l’intimidation. C’est un paradigme psychoéducatif. Cette méthode se base sur la compréhension du fait que les humains ne sont ni des anges divins ni des ordinateurs qui peuvent être programmés pour ne faire que le bien. Nous sommes des êtres dont la nature fondamentale n’est pas toujours agréable et elle ne peut pas être éliminée par décret. Pour résoudre les problèmes, nous devons travailler dans le respect des lois de la nature et non pas les ignorer.
Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre.
La psychologie nous apprend que les gens sont les plus dangereux non pas lorsqu’ils sont dans la peau d’intimidateurs, mais quand ils se sentent victimes. Cela confirme l’ancienne sagesse selon laquelle les humains sont des hypocrites, capables de voir la paille dans les yeux d’autrui sans voir la poutre dans le leur. C’est la raison pour laquelle le mouvement anti-intimidation est si populaire : tout le monde pense que l’intimidateur c’est l’autre.
L’approche psychoéducative consiste à enseigner aux enfants la dynamique des relations interpersonnelles et la façon de désamorcer l’hostilité par eux-mêmes. Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre. C’est beaucoup plus facile que d’apprendre les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, ce qui prend des mois ou des années d’enseignement. Un conseiller bien formé, quelques leçons courtes dans les salles de classe et une politique de discipline scolaire rationnelle suffisent à réduire considérablement l’intimidation.
En un mot, la raison pour laquelle les enfants sont victimes d’intimidation (c’est-à-dire qu’un ou plusieurs autres enfants le harcèlent sans relâche) c’est qu’ils se fâchent quand ils se font harceler. Les victimes d’intimidation récurrente se fâchent et ceux qui ne se fâchent pas ne sont pas des victimes à répétition.
La tâche consiste donc à apprendre aux enfants à gérer l’hostilité sans se fâcher. Les enfants ne doivent apprendre que trois principes de base pour cesser d’être victimisés : 1. Pour vaincre l’intimidation, il faut rester calme. 2. Quand nous nous énervons, c’est nous que cela énerve. 3. Il est beaucoup plus facile de ne pas s’énerver une fois que l’on comprend c’est en notre pouvoir.
Transformer la négativité en positivité
Des instructions plus complètes rappellent que la règle d’or est un outil puissant pour notre bien propre, pour vaincre activement les harceleurs et transformer la négativité en positivité. Ce n’est pas du jovialisme, de l’optimisme béat. C’est de la psychologie à l’œuvre.
Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes.
Par exemple, supposons qu’un enfant se fasse traiter d’« idiot ». La réponse pourrait être : « Eh bien, je pense que tu es intelligent. » Si on l’insulte et on l’appelle « gros tas de lard », il peut répondre : « C’est super que tu sois mince. » Confronté à des ragots et des médisances, plutôt que de les contrer dans le détail, l’enfant pourra dire : « Tu y crois vraiment ? » Si celui qui fait courir la rumeur dit : « Oui », la réponse gagnante est : « Tu peux y croire, si tu le veux. » S’ils disent « non », la réponse sera « bien ».
De toute façon, la cible gagne. L’agression physique est potentiellement plus dangereuse et peut nécessiter l’intervention d’un adulte, bien que les enfants puissent souvent la désamorcer par eux-mêmes, en fonction de la situation.
La vie regorge de défis relationnels parmi lesquels l’intimidation. Les enfants méritent d’apprendre à les gérer. Lorsqu’ils ne demandent plus à tous les autres de les protéger et de résoudre leurs problèmes relationnels, leur assurance, leur force de caractère et leur popularité s’accroissent.
La guerre contre l’intimidation est un oxymore. Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes. C’est une guerre qu’ils peuvent gagner.
La meilleure façon de caractériser les programmes anti-intimidation actuels est de les comparer aux méthodes de police et de l’application de la Loi : les comportements négatifs sont comme des délits qu’il ne faut pas tolérer. Ces programmes anti-intimidation considèrent la vie en société comme un amalgame de tyrans pervers seuls responsables, de victimes innocentes qui ne portent aucune responsabilité et de passants qui permettent activement ou passivement l’intimidation.En rendant les établissements scolaires légalement responsables de l’intimidation subie par les étudiants, il les incite à se transformer en institutions policières qui surveillent et enregistrent toutes les interactions des enfants, les privant de la liberté de dire ou de faire quoi que ce soit qui pourrait fâcher ou vexer l’un d’entre eux. Il transforme les éducateurs, les psychologues scolaires, les conseillers et les travailleurs sociaux en agents de sécurité, détectives, juges et censeurs.
Cette approche disciplinaire a été conçue par le professeur de recherche en psychologie norvégien Dan Olweus dans les années 1970 en réponse à une série de suicides d’adolescents intimidés. Le programme de prévention de l’intimidation Olweus (PPIO) a connu un succès mondial, il sert aujourd’hui d’étalon.
Tous les spécialistes qui se sont par la suite intéressés à l’intimidation se sont inspirés de son travail, ont diffusé sa doctrine sous forme d’Évangile et ont fondé leurs propres programmes contre l’intimidation en se basant sur celui de Olweus. En outre, ils ont réussi à faire adopter des lois qui obligent les écoles à mettre en œuvre l’approche d’Olweus en matière de harcèlement. Ainsi, tout le domaine de l’intimidation est une pyramide inversée basée sur les idées d’une seule personne.
Mais voilà, cette méthode ne marche pas très bien
Le problème est que le paradigme « policier » ne fonctionne pas très bien. L’étude la plus complète sur le PPIO, menée il y a quelques années en Pennsylvanie, a révélé une réduction de seulement 12 % du nombre d’enfants qui se plaignent d’avoir été victimes d’intimidation au moins deux fois par mois dans les écoles qui l’appliquent correctement depuis deux ans. C’est un taux d’échec de 88 % !Toutes les méta-analyses de recherches sur les lois et les programmes anti-intimidation ont montré qu’ils produisaient rarement plus d’une réduction mineure de l’intimidation et aboutissaient souvent à une augmentation. Bizarrement, les chercheurs en intimidation ne recommandent jamais d’abandonner ces programmes et politiques inefficaces, mais simplement de les intensifier.
Le paradigme « policier » échoue, car il abandonne les principes bien établis de la psychologie et de la philosophie pour les remplacer par ce que la psychologie du comportement cognitif reconnaît comme des croyances irrationnelles. Nous devons comprendre que la grande majorité des brimades sont verbales et relationnelles : insultes, rumeurs, gestes, exclusion sociale et messages méchants dans le cyberespace. Bien que ces actes soient négatifs, ils constituent des caractéristiques inévitables de la vie sociale.
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| De tyrans à copains Comment convertir vos ennemis en amis |
Ces croyances irrationnelles favorisent la vulnérabilité, l’impuissance et l’esprit de victime. Après qu’on leur a inculqué que les mots sont plus destructeurs que des bâtons ou des cailloux, les enfants sont en fait plus facilement contrariés par des insultes, ce qui encourage l’intimidation et les emprisonne dans un cycle sans fin.
Pire encore, lorsqu’elles impliquent les autorités scolaires, les hostilités s’intensifient immédiatement, chaque partie affirmant avec passion qu’elle est innocente et l’autre coupable. Les informateurs gagnent généralement la réputation de balance, de cafteur ou de mouchard, une peine de mort sociale. C’est presque toujours après la mise en œuvre de politiques anti-intimidation par l’école que l’intimidation verbale se transforme en violences physiques graves.Il existe une autre façon de faire
Il existe une meilleure façon de lutter contre l’intimidation. C’est un paradigme psychoéducatif. Cette méthode se base sur la compréhension du fait que les humains ne sont ni des anges divins ni des ordinateurs qui peuvent être programmés pour ne faire que le bien. Nous sommes des êtres dont la nature fondamentale n’est pas toujours agréable et elle ne peut pas être éliminée par décret. Pour résoudre les problèmes, nous devons travailler dans le respect des lois de la nature et non pas les ignorer.
Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre.
La psychologie nous apprend que les gens sont les plus dangereux non pas lorsqu’ils sont dans la peau d’intimidateurs, mais quand ils se sentent victimes. Cela confirme l’ancienne sagesse selon laquelle les humains sont des hypocrites, capables de voir la paille dans les yeux d’autrui sans voir la poutre dans le leur. C’est la raison pour laquelle le mouvement anti-intimidation est si populaire : tout le monde pense que l’intimidateur c’est l’autre.
L’approche psychoéducative consiste à enseigner aux enfants la dynamique des relations interpersonnelles et la façon de désamorcer l’hostilité par eux-mêmes. Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre. C’est beaucoup plus facile que d’apprendre les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, ce qui prend des mois ou des années d’enseignement. Un conseiller bien formé, quelques leçons courtes dans les salles de classe et une politique de discipline scolaire rationnelle suffisent à réduire considérablement l’intimidation.
En un mot, la raison pour laquelle les enfants sont victimes d’intimidation (c’est-à-dire qu’un ou plusieurs autres enfants le harcèlent sans relâche) c’est qu’ils se fâchent quand ils se font harceler. Les victimes d’intimidation récurrente se fâchent et ceux qui ne se fâchent pas ne sont pas des victimes à répétition.
La tâche consiste donc à apprendre aux enfants à gérer l’hostilité sans se fâcher. Les enfants ne doivent apprendre que trois principes de base pour cesser d’être victimisés : 1. Pour vaincre l’intimidation, il faut rester calme. 2. Quand nous nous énervons, c’est nous que cela énerve. 3. Il est beaucoup plus facile de ne pas s’énerver une fois que l’on comprend c’est en notre pouvoir.
Transformer la négativité en positivité
Des instructions plus complètes rappellent que la règle d’or est un outil puissant pour notre bien propre, pour vaincre activement les harceleurs et transformer la négativité en positivité. Ce n’est pas du jovialisme, de l’optimisme béat. C’est de la psychologie à l’œuvre.
Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes.
Par exemple, supposons qu’un enfant se fasse traiter d’« idiot ». La réponse pourrait être : « Eh bien, je pense que tu es intelligent. » Si on l’insulte et on l’appelle « gros tas de lard », il peut répondre : « C’est super que tu sois mince. » Confronté à des ragots et des médisances, plutôt que de les contrer dans le détail, l’enfant pourra dire : « Tu y crois vraiment ? » Si celui qui fait courir la rumeur dit : « Oui », la réponse gagnante est : « Tu peux y croire, si tu le veux. » S’ils disent « non », la réponse sera « bien ».
De toute façon, la cible gagne. L’agression physique est potentiellement plus dangereuse et peut nécessiter l’intervention d’un adulte, bien que les enfants puissent souvent la désamorcer par eux-mêmes, en fonction de la situation.
La vie regorge de défis relationnels parmi lesquels l’intimidation. Les enfants méritent d’apprendre à les gérer. Lorsqu’ils ne demandent plus à tous les autres de les protéger et de résoudre leurs problèmes relationnels, leur assurance, leur force de caractère et leur popularité s’accroissent.
La guerre contre l’intimidation est un oxymore. Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes. C’est une guerre qu’ils peuvent gagner.
Source : The Federalist
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jeudi 31 janvier 2019
France — Le succès des écoles privées ne cesse de grimper
La concentration des milieux populaires [souvent un euphémisme pour désigner les immigrés et issus d’immigrés] dans les établissements publics serait pour nombre de familles un « repoussoir », selon Bernard Toulemonde, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale. Une motivation particulièrement forte en province. À Nyoiseau (Maine-et-Loire), le directeur du collège-lycée Notre-Dame-d’Orveau, Yann de Cacqueray, qui accueille deux tiers d’enfants venant du privé et un tiers du public, confirme : « On sent bien que les parents sont de plus en plus perdus face à l’éducation de leurs enfants. » Entre les parents dont les enfants viennent du privé et ceux dont les enfants viennent du public, les motivations sont différentes : « Ceux issus du privé viennent chercher une structure catholique tandis que ceux issus du public recherchent un encadrement, un cadre structuré », détaille le directeur de l’établissement.
Selon les parents, les écoles privées encadrent davantage les élèves et les font travailler avec rigueur. Elles demandent aussi aux familles de s’impliquer dans la vie de l’établissement.
« Nous avons déménagé plusieurs fois et j’ai toujours inscrit mes enfants dans des collèges ou lycées privés par réflexe — j’ai moi-même fait toute ma scolarité dans le privé catholique — mais aussi parce que je voulais m’impliquer dans les associations de parents », témoigne Caroline, installée à Roubaix. Dans l’enseignement libre et notamment catholique, la communauté éducative est réelle et vivante. « Il y a une véritable vie dans l’école : l’association des parents d’élèves construit des projets et fait partie intégrante de l’animation de l’enseignement libre ! », s’exclame Guillaume Delpit, président de l’Apel académique de Paris. Et de raconter que, début janvier, le maire d’un arrondissement de la capitale lui a confié : « Lorsque je suis allé à une inauguration de locaux d’un établissement privé dans le nord de Paris, l’école était remplie d’élèves, de professeurs, de parents d’élèves… C’était formidable. Dans le public, on ne voit jamais ça ! » Le président de l’Apel de Paris insiste aussi sur la capacité de l’association à se renouveler, à proposer des activités, notamment pour mettre le français à l’honneur, par exemple avec le projet « belles lettres ». « Être impliqué dans un projet entraîne une relation de confiance avec l’école : on écoute et on se sent écouté », dit encore Alix.
Comme de nombreuses familles, ces couples renoncent à l’école publique qui voit sa fréquentation baisser drastiquement, selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale. En deux ans — de 2016 à 2018 —, les écoles privées ont gagné près de 40 000 élèves. Elles accueillent désormais plus d’un élève sur cinq en France dans le second degré (21,2 % en 2017-2018).
Deux fois plus de demandes que de places
Dans le Maine-et-Loire, la part des élèves inscrits dans le privé a basculé cette année à plus de 50 %, une première en France. « Et encore ! Si le ministère de l’Éducation nous accordait les ouvertures de classe souhaitées, la part du privé serait nettement supérieure », avance Yann de Cacqueray, à Notre-Dame-d’Orveau. Et de confier que, selon le conseil départemental du Maine-et-Loire, plus de 3500 places seraient vacantes dans les collèges publics. « Cela devrait entraîner la fermeture de cinq établissements publics dans le département », dit-il. Même constat dans l’Eure, la Meuse, l’Aisne… où l’abandon de la ruralité a déjà provoqué la fermeture de dizaines d’écoles publiques. Ce qui alimente la spirale du succès des établissements privés : que ce soit Les Chartreux à Lyon, Saint-Genès-La Salle à Bordeaux, Saint-Joseph-du-Loquidy à Nantes, Notre-Dame-d’Orveau…, tous ont en moyenne deux fois plus de demandes d’inscription que de places pour l’entrée en sixième ou en seconde.
Du public en déclin au succès du privé et à la multiplication des écoles « hors contrat », il n’y a qu’un pas. Dans ce statut, l’enseignement est libre, mais doit se conformer à « un socle commun de connaissances ». En six ans, le nombre d’écoles indépendantes a été multiplié par quatre pour atteindre 1453 établissements (60 % d’écoles primaires). Si bien qu’elles scolarisent désormais 75 000 élèves (sur un total de 12,5 millions). Dans les académies de Nice et de Versailles, le hors-contrat attire jusqu’à 10 % des enfants du primaire. Avec un objectif : que ce soit dans les milieux ruraux ou urbains, pour les enfants en difficulté ou à haut potentiel, réaliser dans le privé le travail que le public ne fait plus.
Selon les parents, les écoles privées encadrent davantage les élèves et les font travailler avec rigueur. Elles demandent aussi aux familles de s’impliquer dans la vie de l’établissement.
« Nous avons déménagé plusieurs fois et j’ai toujours inscrit mes enfants dans des collèges ou lycées privés par réflexe — j’ai moi-même fait toute ma scolarité dans le privé catholique — mais aussi parce que je voulais m’impliquer dans les associations de parents », témoigne Caroline, installée à Roubaix. Dans l’enseignement libre et notamment catholique, la communauté éducative est réelle et vivante. « Il y a une véritable vie dans l’école : l’association des parents d’élèves construit des projets et fait partie intégrante de l’animation de l’enseignement libre ! », s’exclame Guillaume Delpit, président de l’Apel académique de Paris. Et de raconter que, début janvier, le maire d’un arrondissement de la capitale lui a confié : « Lorsque je suis allé à une inauguration de locaux d’un établissement privé dans le nord de Paris, l’école était remplie d’élèves, de professeurs, de parents d’élèves… C’était formidable. Dans le public, on ne voit jamais ça ! » Le président de l’Apel de Paris insiste aussi sur la capacité de l’association à se renouveler, à proposer des activités, notamment pour mettre le français à l’honneur, par exemple avec le projet « belles lettres ». « Être impliqué dans un projet entraîne une relation de confiance avec l’école : on écoute et on se sent écouté », dit encore Alix.
Comme de nombreuses familles, ces couples renoncent à l’école publique qui voit sa fréquentation baisser drastiquement, selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale. En deux ans — de 2016 à 2018 —, les écoles privées ont gagné près de 40 000 élèves. Elles accueillent désormais plus d’un élève sur cinq en France dans le second degré (21,2 % en 2017-2018).
Deux fois plus de demandes que de places
Dans le Maine-et-Loire, la part des élèves inscrits dans le privé a basculé cette année à plus de 50 %, une première en France. « Et encore ! Si le ministère de l’Éducation nous accordait les ouvertures de classe souhaitées, la part du privé serait nettement supérieure », avance Yann de Cacqueray, à Notre-Dame-d’Orveau. Et de confier que, selon le conseil départemental du Maine-et-Loire, plus de 3500 places seraient vacantes dans les collèges publics. « Cela devrait entraîner la fermeture de cinq établissements publics dans le département », dit-il. Même constat dans l’Eure, la Meuse, l’Aisne… où l’abandon de la ruralité a déjà provoqué la fermeture de dizaines d’écoles publiques. Ce qui alimente la spirale du succès des établissements privés : que ce soit Les Chartreux à Lyon, Saint-Genès-La Salle à Bordeaux, Saint-Joseph-du-Loquidy à Nantes, Notre-Dame-d’Orveau…, tous ont en moyenne deux fois plus de demandes d’inscription que de places pour l’entrée en sixième ou en seconde.
Du public en déclin au succès du privé et à la multiplication des écoles « hors contrat », il n’y a qu’un pas. Dans ce statut, l’enseignement est libre, mais doit se conformer à « un socle commun de connaissances ». En six ans, le nombre d’écoles indépendantes a été multiplié par quatre pour atteindre 1453 établissements (60 % d’écoles primaires). Si bien qu’elles scolarisent désormais 75 000 élèves (sur un total de 12,5 millions). Dans les académies de Nice et de Versailles, le hors-contrat attire jusqu’à 10 % des enfants du primaire. Avec un objectif : que ce soit dans les milieux ruraux ou urbains, pour les enfants en difficulté ou à haut potentiel, réaliser dans le privé le travail que le public ne fait plus.
« Il ne peut pas y avoir d’un côté l’éducation familiale et de l’autre l’éducation scolaire »
Au Québec, le commentariat salarié qui officie dans les médias subventionnés dit souvent aux parents qui ne sont pas contents des matières obligatoires « offertes » (imposées) par le programme pédagogique gouvernemental, notamment en éthique et culture religieuse ou en éducation à la sexualité, « Vous n’avez qu’à enseigner vous-mêmes votre vision du monde, ce n’est pas à l’école de le faire ! » Cette vision n’est pas celle du directeur d’une école privée prestigieuse à Paris. François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean de Passy, plaide pour une éducation « unifiée » : il ne peut pas y avoir d’un côté l’éducation familiale et de l’autre l’éducation scolaire. On notera que, alors que les « élites » québécoises se félicitent de la laïcisation croissante de l’enseignement au Québec, il existe un engouement pour les écoles catholiques en France, il est vrai que c’est rarement pour des raisons uniquement religieuses. En 2016, le lycée Saint-Jean de Passy fut classé 7e de France par Le Figaro Étudiant à raison du nombre de mentions « Très bien » obtenues par ses élèves à l’examen du baccalauréat11. En 2017, 98 % des élèves du lycée obtiennent une mention au baccalauréat, selon ce critère Saint-Jean de Passy fut alors classé 6e meilleur lycée de France devant notamment Henri-IV ou Louis-le-Grand,
Comment expliquez-vous l’engouement de plus en plus fort pour les écoles catholiques en France ?
— Vous me permettrez de nuancer légèrement le présupposé de votre question ! Certes, les effectifs de l’enseignement catholique ont globalement augmenté depuis plusieurs décennies, mais un état des lieux plus précis permettrait de constater des disparités très contrastées selon les territoires. La progression des effectifs répond à deux logiques très différentes : des parents, nombreux, cherchent à fuir l’établissement public dans lequel leurs enfants devraient être affectés — selon les critères administratifs volontairement organisés pour développer une mixité sociale quand il n’y en a pas —, d’autres souhaitent réellement l’enseignement catholique pour des raisons éducatives. Certains, plus rares, choisissent nos établissements pour des motifs religieux. Le projet d’éducation intégrale est désiré par tous les parents qui souhaitent que les professeurs soient des éducateurs ; ils attendent alors que ceux-ci soient exigeants par leur exemplarité et qu’ils donnent un sens à la vie de leurs enfants.
Quelles sont les valeurs portées par votre établissement ? Comment ont-elles évolué depuis sa création en 1839 ?
— Saint-Jean de Passy a été fondé par les Frères lasalliens en 1839. Après l’expulsion des congrégations en 1905, l’établissement a été refondé par le diocèse sous l’impulsion du cardinal Verdier, archevêque de Paris. Dès l’origine, l’éducation a été basée sur une conception intégrale de la personne et sur l’idée que l’on ne peut pas éduquer la jeunesse en compartiments. Il n’y a pas une éducation familiale d’un côté et de l’autre une éducation scolaire, du scoutisme, du sport, etc. Tous ces moments de la vie d’un enfant ont besoin d’être unifiés. Ces orientations nous conduisent à affirmer que les parents sont les premiers éducateurs des enfants, au sens où ils sont le principe de l’éducation. L’autre conséquence importante, c’est le profil de nos éducateurs et l’accompagnement spécifique de nos professeurs.
C’est ainsi que les préfets, c’est-à-dire les responsables de niveau, partagent cette vision intégrale de l’éducation et les professeurs recherchent en permanence l’excellence personnelle de chaque élève. Ils sont ainsi le point d’unification de l’éducation intégrale. Je crois pouvoir dire que ces principes sont ceux que nous vivons actuellement dans le respect de notre devise : « Labor et dilectio » (« le travail et l’amour »).
Finalement, qu’est-ce qu’une éducation réussie ?
— C’est une éducation qui conduit un enfant à rechercher dans tous les domaines de sa vie ce qu’il y a de plus excellent, ce qu’il y a de meilleur pour lui, pour les autres et pour le monde. Une éducation réussie permet à un enfant de distinguer l’important de l’essentiel, et l’essentiel du sacré. D’une certaine manière, la réussite de l’éducation se mesure par l’espérance et le désir d’engagement que l’on donne à la jeunesse. Cela me rappelle la phrase de Baden Powell à chacun de ses scouts : « Fais-en sorte de laisser le monde un peu meilleur que tu ne l’as trouvé. »
Source : Valeurs actuelles
Comment expliquez-vous l’engouement de plus en plus fort pour les écoles catholiques en France ?
— Vous me permettrez de nuancer légèrement le présupposé de votre question ! Certes, les effectifs de l’enseignement catholique ont globalement augmenté depuis plusieurs décennies, mais un état des lieux plus précis permettrait de constater des disparités très contrastées selon les territoires. La progression des effectifs répond à deux logiques très différentes : des parents, nombreux, cherchent à fuir l’établissement public dans lequel leurs enfants devraient être affectés — selon les critères administratifs volontairement organisés pour développer une mixité sociale quand il n’y en a pas —, d’autres souhaitent réellement l’enseignement catholique pour des raisons éducatives. Certains, plus rares, choisissent nos établissements pour des motifs religieux. Le projet d’éducation intégrale est désiré par tous les parents qui souhaitent que les professeurs soient des éducateurs ; ils attendent alors que ceux-ci soient exigeants par leur exemplarité et qu’ils donnent un sens à la vie de leurs enfants.
Quelles sont les valeurs portées par votre établissement ? Comment ont-elles évolué depuis sa création en 1839 ?
— Saint-Jean de Passy a été fondé par les Frères lasalliens en 1839. Après l’expulsion des congrégations en 1905, l’établissement a été refondé par le diocèse sous l’impulsion du cardinal Verdier, archevêque de Paris. Dès l’origine, l’éducation a été basée sur une conception intégrale de la personne et sur l’idée que l’on ne peut pas éduquer la jeunesse en compartiments. Il n’y a pas une éducation familiale d’un côté et de l’autre une éducation scolaire, du scoutisme, du sport, etc. Tous ces moments de la vie d’un enfant ont besoin d’être unifiés. Ces orientations nous conduisent à affirmer que les parents sont les premiers éducateurs des enfants, au sens où ils sont le principe de l’éducation. L’autre conséquence importante, c’est le profil de nos éducateurs et l’accompagnement spécifique de nos professeurs.
C’est ainsi que les préfets, c’est-à-dire les responsables de niveau, partagent cette vision intégrale de l’éducation et les professeurs recherchent en permanence l’excellence personnelle de chaque élève. Ils sont ainsi le point d’unification de l’éducation intégrale. Je crois pouvoir dire que ces principes sont ceux que nous vivons actuellement dans le respect de notre devise : « Labor et dilectio » (« le travail et l’amour »).
Finalement, qu’est-ce qu’une éducation réussie ?
— C’est une éducation qui conduit un enfant à rechercher dans tous les domaines de sa vie ce qu’il y a de plus excellent, ce qu’il y a de meilleur pour lui, pour les autres et pour le monde. Une éducation réussie permet à un enfant de distinguer l’important de l’essentiel, et l’essentiel du sacré. D’une certaine manière, la réussite de l’éducation se mesure par l’espérance et le désir d’engagement que l’on donne à la jeunesse. Cela me rappelle la phrase de Baden Powell à chacun de ses scouts : « Fais-en sorte de laisser le monde un peu meilleur que tu ne l’as trouvé. »
Source : Valeurs actuelles
Les enfants québécois surmédicamentés, selon des pédiatres
Un groupe de 48 pédiatres et chercheurs lance une sérieuse mise en garde contre la forte croissance des diagnostics de trouble déficitaire d’attention/hyperactivité (TDAH) et la consommation de médicaments pour les traiter chez les enfants québécois.
Ils appellent à une remise en question collective des parents, enseignants, psychologues et médecins qui sont tous impliqués dans le processus décisionnel de médicamenter ou non un enfant qui présente des problèmes de comportement.
Dans leur lettre ouverte, les spécialistes de la santé déplorent que toute la société « se retourne trop facilement vers une pilule pour traiter tous les maux ».
Pour soutenir leur cri d’alarme, les spécialistes de la santé s’appuient notamment sur des données de l’Institut national d’excellence en santé et service sociaux (INESSS) qui démontrent que les taux de prévalence de la consommation de médicaments pour traiter un TDAH sont beaucoup plus élevés au Québec que dans le reste du Canada.
Chez les 10-12 ans, on compte 13,97 pour cent de jeunes qui consomment des médicaments psychostimulants au Québec. Un taux qui grimpe à 14,5 pour cent chez les 13-17 ans. Dans le reste du pays, les taux pour ces mêmes groupes d’âge sont d’à peine 5,08 pour cent et 4,3 pour cent respectivement.
Pour le pédiatre Dr Guy Falardeau, le danger de prescrire à tout vent est de vouloir corriger le comportement d’un enfant par la médication plutôt que de prendre le temps de chercher d’autres causes liées à la santé mentale, aux émotions de l’enfant ou à son environnement social.
« L’enfant a un problème de comportement, on aime mieux appeler ça un TDAH et lui donner des médicaments que de se demander pourquoi il agit comme ça », dénonce-t-il en soulignant que l’anxiété gagne beaucoup de terrain dans notre société, autant chez les adultes que chez les enfants.
« Le danger, c’est que dans certains cas on traite un TDAH réel, mais dans d’autres cas, on masque un problème de santé mentale », insiste celui qui traite de nombreux adolescents aux prises avec ces problèmes.
Le Dr Falardeau prévient qu’en masquant ces troubles anxieux ou autre par un psychostimulant, on ne fait que repousser le moment de l’explosion du problème. Et bien souvent, il devient beaucoup plus difficile d’agir quand la maladie mentale a eu le temps de progresser.
« Ce qu’on veut, c’est que les enfants soient évalués comme il faut. Ceux qui ont des problèmes affectifs, émotionnels, sociaux, il faut régler ces problèmes-là et non changer le comportement de l’enfant avec des médicaments », réclame le pédiatre établi à Québec.
« Pression scolaire »
Des parents consultés par La Presse canadienne ont tous soutenu que la médication des enfants est d’abord « une affaire d’école ».
Dès son entrée à l’école, le fils d’Éric ne tenait pas en place. Rapidement, les parents ont été mis au fait du problème et on leur a suggéré de penser à la médication.
« On ne nous mettait pas de pression, mais on sentait qu’il fallait qu’on fasse quelque chose », se souvient-il.
Après quelques consultations, le diagnostic de TDAH est tombé et le traitement a suivi. Sans cette solution, l’enfant n’aurait sans doute pas pu réintégrer pleinement l’école. Des parents dénoncent la pression exercée dans le réseau scolaire afin que leur enfant ait recours à la médication. Le Journal de Québec a reçu plusieurs témoignages de parents, à la suite de la publication d’une lettre ouverte signée par une cinquantaine de pédiatres qui déplorent le recours trop facile aux médicaments pour traiter des symptômes s’apparentant au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les petits Québécois.
Et après l’école ?
Toutefois, le médicament ne fait effet que pour la durée d’une journée d’école. Le soir et les fins de semaine, l’enfant ne prend pas de médication et fonctionne assez bien.
« C’est sûr qu’il faut s’adapter, mais il bouge, il fait du sport », explique le père qui remet plutôt en question le fait que les enfants ne dépensent pas assez d’énergie à l’école.
Même son de cloche du côté de Claudia, dont la fille a reçu un diagnostic de trouble de l’attention sans hyperactivité. Dans le cas de sa fille, une légère médication sous la dose minimale a suffi à améliorer sa concentration en classe et ses notes ont bondi.
La jeune mère s’étonne toutefois de la facilité à laquelle on peut avoir accès à la médication. Elle se désole aussi de voir le système scolaire brimer les enfants qui ont besoin de bouger.
« Ils sont 27 dans la classe de cinquième année de ma fille, dont un enfant qui est isolé face au mur », partage-t-elle en ajoutant qu’elle ne comprend pas comment on peut s’attendre à ce que les enfants apprennent dans ces conditions.
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Le Ritalin MC n’améliore pas les résultats scolaires, il semble parfois empirer les choses
Troubles de l’attention : une pilule qui passe mal (m-à-j)
Ritalin MC — nouveaux records de consommation et de vente en 2013 au Québec
Ils appellent à une remise en question collective des parents, enseignants, psychologues et médecins qui sont tous impliqués dans le processus décisionnel de médicamenter ou non un enfant qui présente des problèmes de comportement.Dans leur lettre ouverte, les spécialistes de la santé déplorent que toute la société « se retourne trop facilement vers une pilule pour traiter tous les maux ».
Pour soutenir leur cri d’alarme, les spécialistes de la santé s’appuient notamment sur des données de l’Institut national d’excellence en santé et service sociaux (INESSS) qui démontrent que les taux de prévalence de la consommation de médicaments pour traiter un TDAH sont beaucoup plus élevés au Québec que dans le reste du Canada.
Chez les 10-12 ans, on compte 13,97 pour cent de jeunes qui consomment des médicaments psychostimulants au Québec. Un taux qui grimpe à 14,5 pour cent chez les 13-17 ans. Dans le reste du pays, les taux pour ces mêmes groupes d’âge sont d’à peine 5,08 pour cent et 4,3 pour cent respectivement.
Pour le pédiatre Dr Guy Falardeau, le danger de prescrire à tout vent est de vouloir corriger le comportement d’un enfant par la médication plutôt que de prendre le temps de chercher d’autres causes liées à la santé mentale, aux émotions de l’enfant ou à son environnement social.
« L’enfant a un problème de comportement, on aime mieux appeler ça un TDAH et lui donner des médicaments que de se demander pourquoi il agit comme ça », dénonce-t-il en soulignant que l’anxiété gagne beaucoup de terrain dans notre société, autant chez les adultes que chez les enfants.
« Le danger, c’est que dans certains cas on traite un TDAH réel, mais dans d’autres cas, on masque un problème de santé mentale », insiste celui qui traite de nombreux adolescents aux prises avec ces problèmes.
Le Dr Falardeau prévient qu’en masquant ces troubles anxieux ou autre par un psychostimulant, on ne fait que repousser le moment de l’explosion du problème. Et bien souvent, il devient beaucoup plus difficile d’agir quand la maladie mentale a eu le temps de progresser.
« Ce qu’on veut, c’est que les enfants soient évalués comme il faut. Ceux qui ont des problèmes affectifs, émotionnels, sociaux, il faut régler ces problèmes-là et non changer le comportement de l’enfant avec des médicaments », réclame le pédiatre établi à Québec.
« Pression scolaire »
Des parents consultés par La Presse canadienne ont tous soutenu que la médication des enfants est d’abord « une affaire d’école ».
Dès son entrée à l’école, le fils d’Éric ne tenait pas en place. Rapidement, les parents ont été mis au fait du problème et on leur a suggéré de penser à la médication.
« On ne nous mettait pas de pression, mais on sentait qu’il fallait qu’on fasse quelque chose », se souvient-il.
Après quelques consultations, le diagnostic de TDAH est tombé et le traitement a suivi. Sans cette solution, l’enfant n’aurait sans doute pas pu réintégrer pleinement l’école. Des parents dénoncent la pression exercée dans le réseau scolaire afin que leur enfant ait recours à la médication. Le Journal de Québec a reçu plusieurs témoignages de parents, à la suite de la publication d’une lettre ouverte signée par une cinquantaine de pédiatres qui déplorent le recours trop facile aux médicaments pour traiter des symptômes s’apparentant au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les petits Québécois.
Et après l’école ?
Toutefois, le médicament ne fait effet que pour la durée d’une journée d’école. Le soir et les fins de semaine, l’enfant ne prend pas de médication et fonctionne assez bien.
« C’est sûr qu’il faut s’adapter, mais il bouge, il fait du sport », explique le père qui remet plutôt en question le fait que les enfants ne dépensent pas assez d’énergie à l’école.
Même son de cloche du côté de Claudia, dont la fille a reçu un diagnostic de trouble de l’attention sans hyperactivité. Dans le cas de sa fille, une légère médication sous la dose minimale a suffi à améliorer sa concentration en classe et ses notes ont bondi.
La jeune mère s’étonne toutefois de la facilité à laquelle on peut avoir accès à la médication. Elle se désole aussi de voir le système scolaire brimer les enfants qui ont besoin de bouger.
« Ils sont 27 dans la classe de cinquième année de ma fille, dont un enfant qui est isolé face au mur », partage-t-elle en ajoutant qu’elle ne comprend pas comment on peut s’attendre à ce que les enfants apprennent dans ces conditions.
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