mardi 14 février 2012

La Cour suprême rendra sa décision sur l’imposition du cours ÉCR ce vendredi

Montréal, 14 février 2012 — À la suite de l’annonce par la Cour suprême du Canada que jugement sera rendu dans la cause « S.L. et autres c. Commission scolaire des Chênes et autres (Qc) (n° 33678) » ce vendredi à 9 h 45, la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) et madame Suzanne Lavallée, demanderesse, convoquent les médias pour une conférence de presse :

Quand : Vendredi le 17 février 2012 à 14 h 00
Où : Hôtel Holiday Inn
Salle Diplomate
420, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3A 1B4

Renseignements : Sylvain Lamontagne, tél. : 450-532-5606




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lundi 13 février 2012

Radio-Canada et sa sélectivité dans les sondages sur l'éducation

Radio-Canada nous « informe » que « les parents » sont pour l'anglais intensif à l'école, puis « Anglais intensif : les parents favorables, mais expriment des réserves »

Les parents ?

Non.

Quelques parents, des parents, oui.

Il s'agit en réalité de l'opinion de 87 % des parents réunis lors de leur conseil général de la Fédération des comités de parents du Québec tenu le fin de semaine dernière, au cours duquel les délégués présents ont voté pour l'implantation de l'anglais intensif à la fin du primaire.

Il ne s'agit en rien d'un échantillon représentatif ni, donc, bien sûr, d'un sondage scientifique.

Ce qu'il faut noter ici, c'est que ce ne sont pas les parents en général (tous milieux confondus) qui sont sondés mais ceux qui font partie de ladite fédération (moins de 600 parents en tout, soit un très petit échantillon). La nuance est grande. Quels parents s'impliquent dans les comités de parents, sont-ils ceux qui viennent de milieux aisés ou défavorisés ? Gageons qu'il s'agit plutôt de la première catégorie. On a donc sondé les parents qui s'impliquent dans leur école : ceux des enfants plus favorisés. Ce n'est pas une règle absolue, mais il est clair que les parents des enfants favorisés s'impliquent plus. Il est donc normal que ces parents soient plus enclins à être pour l'anglais intensif : les enfants de milieux favorisés réussissent mieux, alors leurs parents veulent en obtenir plus, c'est normal, surtout dans notre ère qui fantasme quelque peu sur l'importance de l'anglais pour le moindre emploi et déconsidère le français.

Selon la FCPQ, la recherche est claire quant aux bénéfices associés à l'enseignement intensif de l'anglais, un programme scolaire « qui a fait ses preuves ». « On l'a testé au cours des 30 dernières années. Il y a eu des études, des rapports, et de beaux succès », souligne Gaston Rioux, président de la FCPQ. C'est loin d'être l'avis unanime de linguistes ou de pédagogues pourtant. Certains enfants connaîtront sans doute mieux l'anglais (est-ce là la seule mesure du succès ?), mais prendront du retard en français et d'autres matières (il faut aussi mesurer cela...) En France, on a remarqué que la diminution du nombre d'heures de français aurait eu un effet notable sur la maîtrise de la langue française. Sur le fond, à nouveau,  on note les résistances à tout modèle monolithique du MELS qui impose d'en haut une même solution à travers le Québec (bien que nous soyons conscients que la ministre dit aujourd'hui vouloir moduler la mise en place de ce programme).

Évidemment, la ministre de l'Éducation est très contente de ce « sondage » et du ramdam assuré par Radio-Canada.

Car Radio-Canada a mis cette nouvelle bien en évidence sur son site et dans ses bulletins radios. Pourtant, ce « sondage » ne vaut pas grand-chose comme on l'a expliqué.



Bizarrement, quand à deux reprises sur des échantillons deux fois plus grands et, eux, représentatifs, on a montré que 75 % des parents s'opposaient au dogmatisme du MELS qui impose le seul cours d'éthique et culture religieuse, Radio-Canada N'A JAMAIS relayé à notre connaissance la nouvelle et la ministre de l'Éducation n'a jamais eu à les commenter.

Étrange sélectivité...






Voir aussi

Quatre cents heures d'anglais de plus, centaine d'heures de français de moins ?

L'opposition à l'anglais intensif imposé par le Monopole de l'Éducation s'amplifie

Réactions critiques à l'imposition du bilinguisme dans toutes les écoles du Québec à la fin du primaire

Plus d'anglais obligatoire, c'est moins d'autres matières... Des professeurs se plaignent


Le paiement de la contraception et de l'avortement imposé aux établissements confessionnels

Malgré les déclarations renouvelées de préoccupation de la part de dirigeants et de législateurs catholiques, l'Administration Obama par la voix de son chef de cabinet a déclaré ce dimanche que la phase de négociation avait pris fin et que l'Administration finalisait désormais son plan qui imposera aux sociétés d'assurance qu'elles fournissent une contraception ou stérilisation gratuite,  aux femmes qui travaillent et étudient dans des établissements scolaires, universitaires et hospitaliers religieux.

Jacob Lew a en effet déclaré à l'émission Fox News Sunday que « le compromis » proposé la semaine dernière pour répondre aux objections de l'Église catholique est clair et coïncide avec la « croyance très profonde du président qu'une femme a le droit de toutes les formes de soins de santé préventifs, y compris la contraception. »

Quelques remarques s'imposent à notre avis :
  • On ne voit pas très bien le compromis, puisque si ce ne sont plus désormais les établissements confessionnels qui devront fournir de couvrir l'avortement et la contraception, mais leurs assurances, il existe des assureurs religieux ou des employeurs religieux qui assurent eux-mêmes leurs employés !
  • Où est le candidat Obama de 2008 qui se voulait au-dessus de la mêlée, des partis, qui se voulait rassembleur ?
  • En quoi la grossesse est-elle une maladie ? En quoi l'avortement, la stérilisation et la contraception seraient-ils une forme de soins de santé préventifs ?
  • On remarquera qu'Obama a une « croyance très profonde » qu'il veut imposer à des gens qui en ont d'autres. Comme le fait remarquer Mark Steyn, Obama, comme Henri VIII veut imposer sa religion à d'autres. Or c'est précisément ce que la séparation de l'Église et de l'État inscrite dans la Constitution américaine tentait d'éviter aux États-Unis.
  • Si l'on comprend le gouvernement Obama, la survie des établissements confessionnels dépend de leur soumission aux croyances très fortes du président et de son cabinet. Si c'est le cas, cela videra sans doute de tout sens la liberté de religion aux États-Unis qui ne restera dans ce domaine qu'un concept flatteur, mais d'une totale vacuité dès que cette « liberté » sera confrontée au bon vouloir du pouvoir. On pourra être catholique une bonne heure à l'Église le dimanche, à la maison si on ne dérange pas les voisins, mais plus vraiment ailleurs même dans son école, son hôpital et son entreprise... C'est évidemment contraire, comme l'avait indiqué le directeur du collège Loyola dans le cadre de l'affaire du programme ECR imposé à son école, à une conception sérieuse de la religion : on est catholique (dans son cas) tout le temps.

  • 40 millions de distribués gratuitement au frais du contribuable
     en 2009 rien qu'à New York.
    Il faut aussi rappeler qu'en réalité l'avortement et la contraception sont déjà massivement subventionnés aux États-Unis. Les contribuables subventionnent le Planning familial américain (Planned parenthood) à hauteur d'un demi-milliard de dollars par an, celui-ci distribue des dispositifs intra-utérins comme s'il s'agissait d'aspirines. Les universités distribuent des préservatifs gratuits. Le service de la santé de la ville de New York a un site dédié à, euh, la diffusion de « condoms NYC gratuits » au slogan accrocheur : « Prenez-en, prenez le vôtre, prenez-en une poignée et allez-y ! » Il a même un numéro de téléphone sans frais, pour en obtenir si vous êtes momentanément retenu éloigné de votre ordinateur. Et si vous êtes vraiment intéressé par le sujet, les contribuables de New York fournissent gratuitement « Une brève histoire du préservatif à New York » où vous apprendrez que 40 millions de condoms gratuits NYC ont été distribués en 2009. Le Planning familial informe ses clientes que la pilule contraceptive coûte aussi peu que 15 $ par mois. Les avortements sont subventionnés aux États-Unis (ici, ici et là), il en coûte seulement 400 $ pour un avortement lors du premier trimestre (souvent nettement moins pour les étudiantes ou dans certains États), un peu plus par la suite. Il n'y a tout simplement pas de réelle crise des « soins de santé préventifs » qui entoureraient la contraception et l'avortement aux États-Unis.
  • Notons l'étrangeté de cette priorité « sanitaire » et l'imposition de cette subvention à tous les contribuables, même ceux qui abhorrent ces « soins de santé préventifs ». Pourquoi les femmes ou les familles ne devraient-elles pas payer pour ces produits et services alors qu'il s'agit finalement de conséquences naturelles de leurs actes ? On comprend bien qu'il s'agit d'une priorité idéologique. D'ailleurs, la gauche institutionnelle dans le monde occidental semble beaucoup plus s'intéresser à ce genre de mesures et au mariage des homosexuels qu'à une véritable défense des travailleurs en assurant une prospérité réelle de leurs pays. (Et pour les partis nationalistes comme le PQ en défendant vraiment l'identité du Québec.)
  • Enfin, il y a d'excellentes raisons économiques de ne pas inclure la contraception, la stérilisation et l'avortement dans une assurance. Une assurance est censée être un contrat par lequel une société paie pour d'importantes dépenses imprévues en échange d'une prime : les dépenses liées à l'incendie de votre domicile, au vol de votre voiture ou à une grosse facture médicale. Mais s'assurer est une mauvaise idée pour de petites dépenses, régulières et prévisibles. Il n'y a pas de bonnes raisons pour que votre compagnie d'assurance automobile ajoute 100 $ par année à votre prime pour couvrir vos changements d'huile pas plus que votre assurance-maladie ne vous fasse payer 50 $ de plus par an pour vous fournir du dentifrice. On serait obligé de remplir des montagnes de paperasse, les marchés de la vidange d'huile et de la pâte dentifrice deviendraient également beaucoup moins concurrentiels et on finirait par dépenser plus. Il en va de même avec la contraception (bon marché et régulière), la stérilisation (pas un fait imprévu !) et même l'avortement (en rien une dépense catastrophique).

Mais voilà, cette imposition de la part d'Obama est idéologique, mais en rien économique ou même médicale. C'est un élément du Kulturkampf que mène l'État détourné par la gauche contre les conservateurs aux États-Unis.




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dimanche 12 février 2012

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

Deux lesbiennes britanniques se déclarent « amères et trahies » parce que leur donneur de sperme, un ancien ami homosexuel, demande à pouvoir passer des fins de semaines et les vacances avec son fils biologique.

Ils s’étaient rencontrés dans un restaurant et avaient convenu tous les trois, avant la conception, que les deux femmes seraient les « deux parents » de l’enfant, qu’il vivrait dans une « famille nucléaire » (famille composée du couple parental et de leur enfants célibataire). et que l’homme ne ferait pas valoir ses droits de père. Marié à la mère (« un mariage de complaisance ») ce dernier était présent à la naissance de son fils et a pu le serrer dans ses bras. Aujourd’hui, il demande à le voir régulièrement et à être reconnu comme son père. La justice anglaise va donc devoir répondre à cette question : un enfant peut-il avoir trois « parents » et deux foyers ? Les deux lesbiennes veulent élever leur enfant dans « une famille intacte (sic), avec deux parents » et jugent « très étrange » le concept de « trois parents, deux foyers » défendu par le père, selon les termes de leur avocat. Des lesbiennes conservatrices qui défendent la famille nucléaire ? Néanmoins, elles ne seraient pas opposées à l’idée qu’il participe à « l’éducation » de son fils, au contraire…

On n'arrête décidément pas « le progrès ».

Source : BioEdge.org




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samedi 11 février 2012

Amour maternel chez les enfants préscolaires favorise la croissance d'une région du cerveau

Selon des chercheurs américains, l'amour maternel favorise la croissance de l'hippocampe de l'enfant, une région du cerveau liée aux capacités d'apprentissage, de mémorisation et impliquée dans la gestion du stress.

Des chercheurs américains de la Washington University School of Medicine, au Missouri, publiés dans les Proceedings of The National Academy of Sciences, ont indiqué que la taille de l'hippocampe d'un enfant pouvait varier de plus de 10 %, en fonction du degré d'amour et d'attention porté par sa mère. La taille de l'hippocampe est directement liée à la capacité d'apprentissage et de mémorisation. Elle est aussi très sensible au stress et est la première région atteinte lors du développement de la maladie d'Alzheimer.

L'étude, menée par des pédopsychiatres et des neuropsychiatres de l'Université de Washington, a porté sur 92 enfants âgés de 3 à 6 ans, suivis pendant plusieurs années. En sus de l'imagerie cérébrale, elle a consisté à simuler quelques épisodes de la vie réelle et à mesurer l'attitude des mères envers leur enfant dans des situations bien précises, créées de toutes pièces. Plus ou moins attentionnées, plus ou moins aidantes, plus ou moins impliquées.

Résultat : l'échantillon non dépressif de la cohorte (les bambins avaient participé à une autre étude sur la dépression infantile), composé de 51 enfants, a montré que les enfants soutenus et aimés développaient des hippocampes plus gros de presque 10 % que les autres. Un résultat qui conforte les précédentes études réalisées sur les animaux. Mais ce résultat s'inverse (-6 %) pour les (41) enfants dépressifs, qui présentent néanmoins fréquemment des débuts de désorganisation neurologique. Selon les chercheurs, il ne faudrait donc pas s'arrêter à cela. Simple effet de bord ou vraie découverte ?

Cette recherche menée par des scientifiques du Washington University School of Medicine, au Missouri, confirme donc que l'influence et le soutien parental sont cruciaux dans le développement et la capacité d'adaptation de l'enfant.

« En santé publique, nous devrions accorder plus d'attention à cet environnement parental, encourager la parentalité qui a manifestement un impact important sur le développement de l'enfant », explique Joan L. Luby, auteur principale de cette recherche.

Sources : news.wustl.edu, psychcentral.com, cbsnews.com, medicalnewstoday.com

Voir aussi

L'importance de l'amour des parents, et plus particulièrement de la mère (McGill)

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Différence dans la gestion du stress entre ruraux et urbains

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

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Garderies québécoises : un enfant sur 6 déprimé ou anxieux

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire




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vendredi 10 février 2012

Déficit de l'Ontario — rapport conseille de mettre fin au système de maternelles subventionnées

Dans un rapport très attendu la semaine prochaine, l'économiste Don Drummond proposera que l'Ontario abandonne son programme de maternelle à temps plein pour épargner des centaines de millions de dollars, selon différentes sources médiatiques.

Citant une source gouvernementale, le Toronto Sun a rapporté que Drummond propose d'éliminer ce programme pour tous les enfants de quatre et cinq ans de la province.

Le gouvernement libéral actuel a dépensé 200 millions de dollars depuis le début de mise en œuvre progressive du programme à temps plein en septembre 2010.

Cette année, elle prévoit de dépenser 300 millions de dollars supplémentaires sur le programme mis en place dans 800 écoles de la province.

Drummond, un ancien économiste de la Banque TD, a été chargé ces derniers mois de se pencher sur les finances de l'Ontario afin de juguler son déficit de 16 milliards de dollars.

Son long rapport qui sera publié mercredi est censé mettre en avant des dizaines de mesures de réduction de coûts.

La Fédération des enseignants du primaire de l'Ontario (ETFO), le plus important regroupement d'instituteurs et institutrices de la province, a déclaré que cette mesure serait « contre-productive et myopique ».

La Fédération déclare que l'Ontario devrait plutôt se pencher sur d'autres façons de réduire les dépenses en éliminant par exemple les tests obligatoires dans la province mis en place par l'Office de qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) qui évaluent les écoliers en lecture, en écriture et en mathématiques. La province pourrait également tenter de récupérer des revenus en éliminant les réductions d'impôt des sociétés et en éliminant les niches fiscales.

« La maternelle à temps plein ainsi que d'autres initiatives gouvernementales, comme la réduction de la taille des classes au primaire, fournissent aux enfants un avantage certain et une longueur d'avance quand il s'agit contrer l'analphabétisme, l'innumérisme et d'augmenter leurs compétences sociales » de déclarer le président de la ETFO, Sam Hammond dans un communiqué malgré de nombreuses études allant dans un sens contraire à ces déclarations péremptoires.

Nous ne pensons pas que le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, très étatiste et très interventionniste dans le domaine de l'éducation, aura le courage d'admettre que sa province ne peut plus se permettre un tel programme déjà dispendieux alors qu'il n'est pas complètement mis en œuvre.

Voir aussi

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

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jeudi 9 février 2012

Francis Mer, ancien ministre français de l'industrie, donne son avis sur l'éducation nationale






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Insolite — En Hongrie, les plus démunis se chauffent aux billets de banque

La Banque Centrale hongroise a lancé un programme social insolite. Cette institution, dont l'indépendance est au cœur des débats entre la Hongrie et l'UE et le FMI, redistribue les billets retirés de la circulation sous une forme originale : des briques servant à chauffer les foyers les plus démunis.





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États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Mark Berndt, un instituteur de 63 ans, est soupçonné d'avoir abusé de nombreux élèves en les initiant à un jeu dans lequel il leur faisait goûter son sperme.

Une école primaire de Miramonte (sud de Los Angeles) est au coeur d'un scandale de pédophilie depuis que l'un des ses professeurs de longue date a été retrouvé en possession de photos d'élèves, dénudés, baillonnés, couverts de cafards et de sperme. Congédié dans la foulée de l'éclatement de l'affaire en janvier dernier, Mark Berndt a dû répondre en début de mois devant un tribunal de Los Angeles de 23 chefs d'accusations. À ce jour, les autorités ne peuvent pas réellement évaluer le nombre de victimes du professeur qui a été arrêté lundi après une année d'enquête.

En dépit des lourds soupçons qui pesaient sur lui, Berndt a continué à percevoir une pension à hauteur de 3 800 dollars par mois. Si cinq nouvelles victimes se sont manifestées en ce début de semaine, les enquêteurs situent les faits entre 2005 et 2010. Selon certains témoignages, l'instituteur conviait certains de ses élèves à participer au « jeu de la dégustation », durant lequel ceux-ci, les yeux bandés et les membres parfois bâillonnés d'un ruban adhésif, étaient invités à « goûter » une substance qui, d'après des tests ADN, se révélera être son sperme. À la suite de cette dégustation, Berndt leur posait une série de question sur la nature du goût, « salé ou sucré . Le père d'une des victimes a déclaré au Times de Los Angeles que son fils avait été photographié en train de manger un biscuit beurré au sperme.

D'après les premiers éléments de l'enquête, Berndt abusait de la faiblesse de filles et de garçons âgés entre 7 et 10 ans. Pour le moment, leur nombre est indéterminé, même si au lendemain de son arrestation, de nouvelles victimes se sont faits connaître.

Voir aussi

Scouts Canada s'excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l'enseignement

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment





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La situation économique du Québec se détériore au sein du Canada

Hier, Martin Coiteux du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal a publié une étude qui fait le point sur les écarts de revenu entre les Québécois et les Canadiens des autres provinces.  Le diagnostic qui y est posé est sévère mais inévitable:  le Québec est en sérieuse perte de vitesse vis-à-vis du reste du pays.

Voici donc le diagnostic.  Celui-ci se résume en quatre points:

Premièrement, le Québec est en train de se faire distancer par les provinces les plus riches et en train de se faire rattraper par les provinces les plus pauvres.  S'il ne parvient pas à enrayer cette tendance, il se retrouvera à terme au dernier rang des provinces canadiennes en termes de revenu.

Le tableau suivant indique clairement cette tendance, que l'on regarde la situation pour l'ensemble de la période considérée ou pour la période plus récente.




Deuxièmement, le coût de la vie plus faible permet aux Québécois de réduire leur retard de pouvoir d'achat vis-à-vis des provinces les plus riches mais ne l'élimine pas ni ne permet d'enrayer la tendance de fond: les provinces les plus riches sont toujours en train d'augmenter leur écart vis-à-vis du Québec tandis que les provinces les plus pauvres sont toujours en train de rattraper le Québec.  En fait, ces tendances se trouvent même accentuées.  Le deuxième tableau en fait foi.



La raison pour laquelle la prise en compte du coût de la vie relatif accentue les tendances défavorables au Québec est la suivante: le coût de la vie est encore pour l'instant plus faible au Québec mais par contre, il augmente en même temps plus rapidement qu'ailleurs au pays.

Troisièmement, les raisons pour lesquelles le Québec a un déficit de revenu et de pouvoir d'achat vis-à-vis des provinces les plus riches ne se limitent pas au nombre d'heures travaillées.  La rémunération horaire est également en cause et celle-ci suggère un problème de productivité relative.  Le tableau 3 résume l'ensemble de la situation avant impôts et transferts.





Quatrièmement, les Québécois peuvent compter sur la fiscalité fédérale pour les aider à réduire l'écart de revenu qui les séparent des citoyens des provinces les plus riches.  La raison?  Plus pauvres, ils paient moins d'impôt fédéral et reçoivent plus de transferts personnels fédéraux que les citoyens des provinces les plus riches.  Ce transfert net personnel est le reflet de notre pauvreté relative mais il reflète aussi, bien entendu, notre dépendance aux revenus gagnés dans ces mêmes provinces.  Deux graphiques permettent de juger de la situation, le premier concernant l'écart avec l'Ontario et le second, celui avec l'Alberta.





Martin Coiteux chez Dumont



Martin Coiteux chez Mongrain


Martin Coiteux, Simon Tremblay-Pepin sur l'emploi, les régimes de retraite et les écarts de richesse




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