mercredi 20 septembre 2023

Immigration dite temporaire : 40% des étudiants à Montréal fréquentent une université anglophone

Les universités anglophones sont de plus en plus fréquentées à Montréal : 40 % des étudiants universitaires de la métropole étudient dans la langue de Shakespeare, une proportion en augmentation depuis près de vingt ans qui inquiète un expert. 
 

« C’est énorme comme impact », laisse tomber Martin Maltais, professeur à l’Université du Québec à Rimouski spécialisé dans le financement du réseau universitaire. 

L’Office québécois de la langue française (OQLF) a rendu publics mardi ses plus récents chiffres sur la fréquentation universitaire selon la langue d’enseignement.

On y apprend que sur l’île de Montréal, la proportion des étudiants fréquentant une université anglophone est passée de 37,6 % en 2002 à 40,3 % en 2021, soit une augmentation de 2,7 points de pourcentage.

L’attrait pour l’anglais dans la métropole se traduit aussi par une augmentation des demandes d’admission dans les universités anglophones, dont la proportion est passée de 37 % à 46 % au cours de la même période.

Pour l’ensemble de la province, la proportion d’étudiants qui fréquentent une université anglophone est passée de 24,4 % à 25 % entre 2002 et 2021.

Ce ne sont toutefois pas les francophones qui contribuent à cette popularité grandissante, puisque la proportion d’entre eux qui fréquentent une université anglophone est restée relativement stable depuis 2002, se situant à environ 6 %.

Les étudiants allophones sont de leur côté plus nombreux à opter pour des études dans la langue de Molière, puisque 58 % d’entre eux fréquentent désormais une université francophone comparé à 50 % en 2002.

Étudiants étrangers

La hausse de fréquentation des universités anglophones s’explique plutôt en bonne partie par la présence croissante d’étudiants étrangers, selon l’OQFL : leur proportion a grimpé de 12 à 25 % au cours de cette période dans les universités anglophones, alors qu’elle est passée de 5 à 13 % dans les universités francophones. 

Or ces étudiants étrangers contribuent directement à l’anglicisation de Montréal, selon M. Maltais, puisqu’il s’agit pour la plupart d’étudiants à la maîtrise et au doctorat qui vivent en anglais au quotidien.

« On n’arrivera pas à s’en sortir si on ne ramène pas la fréquentation universitaire anglophone à 25 % », affirme-t-il.


Cet expert ne propose pas de diminuer drastiquement le nombre d’étudiants qui fréquentent les universités McGill ou Concordia, mais plutôt de diriger la croissance du réseau universitaire essentiellement vers les établissements francophones.

Le gouvernement Legault doit cesser de financer en partie la formation d’étudiants canadiens et étrangers qui fréquentent les universités québécoises anglophones, ajoute-t-il.

Selon des chiffres publiés par Le Journal en début d’année, Québec y consacre annuellement près de 200 millions $, alors que ces étudiants contribuent à l’anglicisation du Québec, dénonce M. Maltais.
 
De nombreux étudiants internationaux restent au Canada à l’expiration de leur visa
 
Il n’existe actuellement aucune limite fédérale au nombre de visas d’étudiants délivrés chaque année. Lors du conseil des ministres de la semaine dernière, le ministre du Logement, Sean Fraser, a déclaré à la presse que le gouvernement devrait envisager de plafonner le programme, qui, selon lui, a connu une « croissance explosive » et a exercé une pression sur les marchés du logement.

Le coût élevé de la location et de l’achat d’un logement est devenu une question politique délicate. Les conservateurs fédéraux ont fait valoir que les libéraux du Premier ministre Justin Trudeau devaient faire davantage pour remédier à la pénurie de logements.

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint aux Marchés des capitaux CIBC, a déclaré au Globe and Mail que la méthode de Statistique Canada consistant à supposer que les détenteurs de visas expirés quittent le pays après 30 jours ne représente qu’environ 750 000 des quelque millions de résidents non permanents qui, selon lui, ne figurent pas dans les chiffres officiels.

Par ailleurs, 250 000 autres personnes — pour la plupart des étudiants étrangers — ne figurent pas dans les données de recensement.
Les formulaires de recensement les plus récents indiquaient que les étudiants devaient fournir leurs informations s’ils vivaient dans leur résidence principale. Mais on leur a dit de ne pas remplir le formulaire de recensement s’ils retournaient vivre chez leurs parents pendant l’année.
 
En vertu d'une entente entre les gouvernements du Québec et de la France, les étudiants de nationalité française inscrits dans un programme d'études EN ANGLAIS de McGill (mais pas uniquement) sont exemptés du supplément international des frais de scolarité...



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mardi 19 septembre 2023

20 septembre 1918 — La très longue charge de cavalerie qui précipita l'armistice


Québec — Pronoms personnels « iel » et « iels » seraient maintenant enseignés en français de secondaire 2

Selon l’animateur de radio Jérôme Landry, les pronoms personnels « iel » et « iels » sont maintenant enseignés en français de secondaire 2… Voici une photo d’un livre d’exercice de son fils.

Si M. Landry n’y voit pas de raison de déchirer sa chemise, certains parents affirment être mécontents de la situation imposée par le haut sans aucune consultation.

D’autres mentionnent que cela complexifie l’apprentissage de la grammaire langue française déjà ardue à bien maîtriser. Comment accorder les adjectifs et articles qui suivent ? « Iels sont biels/belles/beaux » ?

Certains justifient l’imposition de cette innovation militante par l’existence de pronoms neutres dans d’autres langues (y compris le latin et le vieux français). Mais ces pronoms neutres s’utilisent pour des objets (asexués donc) ou encore pour des enfants jeunes considérés comme n’ayant pas de sexe affirmé (das Mädchen/Mädel, la jeune fille/la fillette en allemand, τό τέκνον en grec, un jeune enfant, peu importe son sexe). 

L’utilisation d’une troisième forme dite « neutre », en sus du masculin et du féminin, inventée pour désigner un adulte (au singulier) comme « iel » est une rupture avec tous les usages précédents.

Le Larousse n’entend pas emboîter de sitôt le pas au Robert qui avait  intégré en 2021 le pronom neutre « iel ». 

Le ministre de l’Éducation français de l’époque, Jean-Michel Blanquer, avait également condamné la décision du Robert affirmant que, selon lui, « l’écriture inclusive n’est pas l’avenir de la langue française ».

L’Office québécois de la langue française ne recommande d’ailleurs pas de recourir à ce pronom et propose plutôt la rédaction épicène dans un contexte de communication inclusive.

Selon Bernard Cerquiglini, l’utilisation du pronom « iel » demeure « nullissime » dans la langue courante. En entrevue sur BFMTV à titre de lexicologue du Larousse, il avait plutôt fait valoir qu’on ne rencontre ce mot « que dans des textes militants ». « Or, pour qu’un pronom, un mot ou un verbe entre dans un dictionnaire d’usage, il faut qu’il soit attesté à l’oral et à l’écrit par plusieurs générations, qu’il entre dans la langue courante. »

Le linguiste français estime d’ailleurs que le pronom « iel » n’est pas une solution « aux problèmes ressentis » dans notre société, qui se veut de plus en plus inclusive, puisque « les pronoms n’existent pas seuls ». L’utilisation de ce pronom, qui n’est ni masculin ni féminin, impliquerait donc de modifier les adjectifs qui s’y rapportent. « Et de proche en proche, on va neutraliser la langue », avait laissé tomber M. Cerquiglini.

« Donc, je respecte le ressenti, les problèmes. On a le droit de s’exprimer comme on le veut, mais on n’a pas le droit de toucher à un système de la langue [qui est en place] depuis 2000 ans », avait-il tranché.

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France — Vers la fin des textes à trous ?

Dans une tribune parue dans Le Monde vendredi 15 septembre, Gabriel Attal répond à plusieurs artistes et intellectuels qui l’ont interpellé sur la thématique de l’écrit, « M. Gabriel Attal, redonnez à l’écrit, dès l’école primaire, ses lettres de noblesse ». Le Ministre profite de l’exercice pour exposer sa vision de la place de l’écrit à l’École. Fin des textes à trous et grand retour des dictées et production d’écrits (comme si elles avaient disparu…).

« Au croisement de tous les arts, nourrie de la sensibilité de chacun, l’écriture doit être le support de la créativité des élèves, afin qu’ils puissent « écrire comme personne » avec « les mots de tout le monde » , pour paraphraser Colette » écrit Gabriel Attal dans une tribune publiée au Monde vendredi 15 septembre. « Les savoirs fondamentaux, et singulièrement la lecture et l’écriture, sont ceux qui rendent possibles tous les autres ».

C’est un choc des savoirs qu’appelle de ses vœux le Ministre, comme il l’a à maintes reprises évoqué. Pour ce faire, il déploie plusieurs actions. La dictée, « exercice indispensable », doit être « utilisée autant que nécessaire, et ce, dès le primaire ». La production de textes libres – au moins une fois par semaine en CM2 – sera imposée dès cette année. C’est aussi la fin des textes à trous « pour aller au bout de ce qu’est l’écriture » a-t-il déclaré lors d’une visite de l’école Jean-Jacques Sevin de Tremblay-les-Villages en Eure et Loir. « Les textes à trous allègent le niveau d’exigence qui doit être le nôtre ». Une mesure effective dès cette rentrée. Adieu la liberté pédagogique des enseignants.

Un concours d’écriture

Gabriel Attal souhaite aussi créer un double grand concours national d’écriture au sein de l’éducation nationale. « L’un sera ouvert aux élèves, se tiendra à la fin du primaire et à la fin du collège, et permettra de mettre en valeur les plus belles productions » écrit-il dans les colonnes du Monde. « L’autre concernera les enseignants, dont le talent, la créativité méritent d’être mieux reconnus et partagés. Des artistes pourraient prendre part à cette aventure au service de l’écrit, pour développer les capacités, l’imaginaire et la sensibilité de tous, et leur donner confiance ». Pour ce grand concours à destination des élèves, le Ministre compte sur les artistes qui l’ont interpellé pour accompagner cette initiative déclare-t-il.



lundi 18 septembre 2023

Des militantes du Planning Familial interviennent dans une classe de CM1 (enfants de 9 ans) pour parler d'éjaculation, de sperme

Alors qu'on observe un déclin dans les matières de base notamment le français et l'arithmétique.

Des militantes du Planning Familial interviennent dans une classe de CM1 (enfants de 9 ans) pour parler d'éjaculation, de sperme. Voilà à quoi ressemblent les cours d'éducation sexuelle en France.

 

Les parents qui font l’école à la maison se plaignent d'un processus où un service du ministère est juge et partie

Des parents qui font l’école à la maison à leurs enfants disent être exclus et demandent à Québec d’avoir la possibilité de se plaindre au nouveau Protecteur national de l’élève lorsqu’ils rencontrent des problèmes avec le ministère de l’Éducation, ce qui n’est pas possible pour eux actuellement.

« Ce sont des situations extrêmement malaisantes », lance Marine Dumond-Després, présidente de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), en parlant des parents qui vivent des désaccords et veulent se plaindre.

Ils sont maintenant près de 8000 enfants du primaire et du secondaire à faire l’école chez eux, comparativement à 12 000 lors de la pandémie. Le bureau du Protecteur national de l’élève a confirmé au Devoir pouvoir intervenir uniquement sur les plaintes visant les services rendus par les centres de services scolaires et les commissions scolaires pour les enfants scolarisés à la maison.

Or, la grande majorité du suivi se fait au niveau de la Direction de l’enseignement à la maison (DEM) du ministère, souligne l’AQED. Les dossiers des familles y sont pris en charge par une personne-ressource et la DEM a ultimement le pouvoir de fermer le dossier d’un enfant scolarisé à la maison et de le renvoyer à l’école.

« Une famille qui aurait des enjeux ou des conflits avec la DEM n’a pas accès au processus de plainte du Protecteur national de l’élève », déplore Marine Dumond-Després. Les parents se plaignent donc généralement directement au département qui fait l’objet de leur critique. Un processus « qui n’est pas du tout neutre », selon l’association, « parce que la famille va se plaindre à la personne avec laquelle elle est en conflit ».

« C’est le contraire d’une gestion de conflit correcte, lance la présidente. Au final, des familles préfèrent ne rien dire parce qu’elles savent qu’il n’y aura pas d’écoute et que, au contraire, il pourrait même y avoir des conséquences. »

Même si le ton est généralement poli et courtois dans les échanges avec le ministère, plusieurs parents sont effectivement exaspérés du fonctionnement actuel du processus de plainte, a constaté Le Devoir à travers plusieurs témoignages de parents préférant rester anonymes.

De son côté, le bureau du Protecteur national de l’élève indique au Devoir que les parents ont aussi l’option de se tourner vers le Protecteur du citoyen. La perception de parents qui ont voulu tenter l’expérience est que les retours peuvent toutefois être très longs, que le processus est complexe ou anxiogène, et que ce recours est peu publicisé.

« Nous, ce qu’on demande, c’est que la DEM soit sous la juridiction du Protecteur national de l’élève », lance Marine Dumond-Després, qui interpelle Québec sur le sujet. Le cabinet du ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, n’avait pas encore répondu au Devoir au moment où ces lignes étaient écrites.

De son côté, le ministère de l’Éducation souligne que les familles qui font l’enseignement à la maison disposent de plusieurs canaux pour se plaindre en cas de problème, y compris leur personne-ressource ou l’équipe de coordination de la DEM, la direction de l’accès à l’information et des plaintes du ministère ainsi que le Protecteur du citoyen.

dimanche 17 septembre 2023

Ségrégation raciale chez les wokes...


vendredi 15 septembre 2023

Le journaliste québécois Stéphan Bureau en entretien avec Éric Zemmour


Québec — Le ministre songe à écourter la durée du bac [brevet] pour devenir enseignant

Bernard Drainville (ci-contre) songe à raccourcir à trois ans la durée du baccalauréat [licence en Europe] en enseignement.

La pénurie d’enseignants est telle que le gouvernement Legault remet désormais en question le baccalauréat en enseignement de quatre ans en vigueur depuis 1994.

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, songe à raccourcir à trois ans la durée de cette formation afin de la rendre plus attrayante et d’envoyer des renforts plus vite dans les écoles.

Selon les informations obtenues par La Presse, il a mandaté ses fonctionnaires pour analyser sérieusement cette option.

Le baccalauréat de quatre ans est la voie principale pour obtenir un brevet d’enseignement et, ainsi, devenir un enseignant « légalement qualifié », comme on le dit dans le jargon.

Québec envisage de remettre le brevet après un baccalauréat en enseignement écourté à trois ans. La formation pourrait être condensée et les stages, raccourcis. Tous les scénarios sont sur la table.

Une autre option, qui implique toujours de limiter le bac à trois ans, serait de transformer la quatrième année en stage à temps plein, « rémunéré à 100 % », selon l’expression utilisée à Québec.

Le bachelier serait embauché et payé par un centre de services scolaire, qui l’encadrerait et le superviserait. Il serait titulaire d’une classe à temps plein, pour une année scolaire complète. Il obtiendrait officiellement son brevet d’enseignement après cet exercice d’un an, si ce scénario était retenu.

À l’heure actuelle, la quatrième année du baccalauréat est constituée de cours et de stages en milieu scolaire. La formule peut varier d’une université à l’autre.
Voie rapide

Bernard Drainville a promis en début d’année de créer une « voie rapide vers un brevet d’enseignement », mais il n’était jamais allé jusqu’à évoquer un bac raccourci. Il misait surtout sur la création d’une maîtrise qualifiante plus courte, de 30 crédits, destinée aux bacheliers de disciplines pertinentes.

Trois universités – TELUQ, Sherbrooke et Abitibi-Témiscamingue – offrent depuis peu une telle formation pouvant être achevée en un an et menant au brevet d’enseignement. Québec incite les autres établissements à emboîter le pas.

La maîtrise qualifiante régulière est de 60 crédits. Plusieurs années peuvent être nécessaires pour la terminer.

Le 23 août, au moment où plus de 8000 postes d’enseignants étaient non pourvus, le premier ministre François Legault disait qu’il n’était « pas un magicien » et qu’il pouvait difficilement envoyer plus de profs qualifiés dans le réseau.

« Un bac en éducation, actuellement, ça prend quatre ans, donc on ne peut pas espérer que ça aille vite », disait-il avant d’y aller d’une remarque passée sous le radar.

« On regarde aussi, ne serait-ce que de façon temporaire, est-ce qu’on peut mettre une formation universitaire qui est moins longue que quatre ans ? Donc est-ce qu’on est capables, peut-être, de prendre des mesures temporaires ? Je pense qu’il faut faire preuve de créativité. »

Il appréhendait déjà une levée de boucliers. « Bon, évidemment, quand on fait preuve de créativité, ça peut être interprété de toutes sortes de façons, comme si on voulait baisser les exigences. C’est sûr que, dans un monde idéal, tout le monde, Bernard le premier, moi aussi, on voudrait que 100 % des enseignants dans nos classes soient qualifiés avec un bac, avec brevet, mais on ne peut pas faire de magie. »

La vérificatrice générale Guylaine Leclerc a révélé au printemps que près de 30 000 enseignants, soit près du quart des effectifs, étaient non légalement qualifiés en 2020-2021. Cela signifie qu’ils n’avaient pas de brevet d’enseignement.

« Oui, il va y avoir beaucoup de non légalement qualifiés cette année nécessairement » en raison de la pénurie, reconnaissait Bernard Drainville à la veille de la rentrée scolaire. Il disait espérer à tout le moins « un adulte » par classe, quitte à ce que cette personne n’ait aucune formation universitaire.

À Québec, on s’attend à ce que les universités résistent à l’instauration d’un baccalauréat en enseignement de trois ans. Il y aura un débat sur le fond… mais aussi sur les fonds : retrancher une année de formation signifierait des revenus en moins.

Néanmoins, conscientes des besoins criants dans les écoles, quelques universités, dont celle de Sherbrooke, commencent à remodeler la formation pour permettre un véritable stage en emploi à temps plein lors de la quatrième année. Les cours seront donnés le soir ou le week-end. Il s’agit de projets pilotes en vigueur depuis la rentrée ou alors de programmes particuliers qui verront le jour prochainement.
Recrutement difficile

Québec peine à augmenter la popularité du baccalauréat en enseignement. Malgré une bourse créée l’an dernier pour les étudiants à temps plein (2500 $ par session pour un total de 20 000 $ à la fin du bac). Et malgré une hausse de 15 % du salaire des enseignants en début de carrière.

Un enseignant gagne 53 541 $ au pied de l’échelle et 92 027 $ au sommet.

Quelques universités ont signalé à la rentrée une hausse des inscriptions sur la base de données préliminaires, mais on attend toujours un portrait officiel.

Or, les inscriptions aux baccalauréats en enseignement étaient en baisse l’an dernier, selon les données du Bureau de coopération interuniversitaire. Elles ont diminué de 2,3 % à l’automne 2022 par rapport à l’automne 2021. Cela a effacé la hausse équivalente survenue entre 2020 et 2021. Il y avait 17 887 étudiants inscrits à temps plein et à temps partiel aux programmes de baccalauréat menant au brevet d’enseignement à l’automne 2022.

Entre 2004 et 2022, le nombre de nouvelles inscriptions au baccalauréat en enseignement secondaire a fondu de 1286 à 989. Dans le cas du bac en éducation préscolaire et en enseignement primaire, ce nombre est passé de 1531 à 1789. 

jeudi 14 septembre 2023

« Crise climatique et énergétique » : regarder la vérité en face avec Jean-Baptiste Fressoz

 

Jean-Baptiste Fressoz, Historien, chercheur au CNRS, est l'auteur avec Fabien Locher des Révoltes du ciel, dont voici la présentation de l'éditeur.

De l’aube de l’époque moderne au milieu du XXe siècle, les sociétés occidentales ont débattu du changement climatique, de ses causes et de ses effets sur les équilibres écologiques, sociaux, politiques. Cette question fut posée par les Conquistadors au Nouveau Monde, par les révolutionnaires de 1789, par les savants et les tribuns politiques du XIXe siècle, par les impérialistes européens en Asie et en Afrique jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Cette enquête magistrale raconte les angoisses et les espoirs de sociétés qui, soumises aux aléas du ciel, pensent et anticipent les changements climatiques. Elle montre que la transformation du climat fut au cœur de débats fondamentaux sur la colonisation, Dieu, l’État, la nature et le capitalisme, dont ont émergé certains concepts-clés des politiques et des sciences environnementales contemporaines.

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