dimanche 23 mars 2025

Le Premier ministre canadien Mark Carney a invité à son conseil un confondateur de l'Initiative du Siècle

Mark Carney (désigné nouveau Premier ministre par le Parti libéral) a invité à son Conseil sur les relations canado-américaines l’homme d’affaires Mark Wiseman (ci-contre), un des cofondateurs et président de l’Initiative du siècle, ce lobby controversé visant à convaincre Ottawa de doper l’immigration pour accroître la taille de l’économie.

Selon le média parlementaire iPolitics, qui a rapporté la nouvelle jeudi soir, M. Wiseman aurait aussi contribué à la campagne de M. Carney pour la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC).

«Pendant trois mandats, les libéraux ont détruit notre système d’immigration et maintenant, ils en veulent un quatrième pour faire exactement la même chose», a commenté Pierre Poilievre en réponse à la nomination de M. Wiseman. Ce dimanche M. Poilièvre dans une déclaration à la suite du déclenchement des élections a déclaré s'opposer à l'Initiative du Siècle qui viserait à presque tripler la population du Canada et à doubler celle des grandes villes en pleine crise du logement.

Le chef conservateur classe Mark Carney et M. Wiseman dans les catégories des «élites corporatives» et «mondialistes» qui adoptent des politiques néfastes pour la classe moyenne du pays.

«Moi, je rejette clairement l’Initiative du siècle», a dit M. Poilièvre. «J’ai voté contre l’Initiative du siècle à la Chambre des communes. Les libéraux ont unanimement voté pour l’Initiative du siècle.»

Le Parti conservateur, dit-il, baisserait les seuils d’immigration en les liant à la disponibilité de logements et d’autres services.

L’Initiative du siècle a comme objectif phare de doter le Canada de 100 millions d’habitants à l’horizon de 2100 en haussant de façon importante les seuils d’immigration.

Le gouvernement de Justin Trudeau a pris ses distances de l’Initiative du siècle dans les dernières années et a récemment reconnu avoir été trop loin et trop vite avec ses cibles d’immigration.

Sans entrer dans les détails, Mark Carney a récemment évoqué quelques idées de sa vision pour l’immigration dans le cadre de sa campagne à la succession de Justin Trudeau.

Il propose notamment un «plafond» pour l’immigration afin que la croissance revienne à des niveaux «soutenables».

À la suite de cette nomination, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a invité les Québécois «prendre acte du danger» que représente selon lui un gouvernement de Mark Carney.

«Ne mâchons pas nos mots: des gens dans l’entourage proche de Mark Carney souhaitent ouvertement et activement notre disparition comme peuple», a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.

«Rappelons que nulle part on ne parle du français et de la culture québécoise dans ce projet d’augmenter la population à 100 millions de personnes d’ici 2100», a relevé le bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe.

En 2023, Mark Wiseman a partagé un article appuyant la cible de 100 millions d’habitants pour 2100, «même si ça fait hurler le Québec».

Monsieur Wiseman a également été un directeur principal de BlackRock, une société multinationale américaine spécialisée dans la gestion d'actifs, dont le siège social est situé à New York.
Fondée en 1988, elle est devenue le plus important gestionnaire d'actifs au monde.

Mis à part M. Wiseman, l’autre cofondateur de l’Initiative du siècle est Dominic Barton, ancien directeur général de la firme de consultants McKinsey & Company, ambassadeur du Canada en Chine pendant la crise des deux Michael et aujourd’hui président du géant minier Rio Tinto. 

 
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L’Initiative du siècle a convaincu Ottawa de faire du Canada un pays de 100 millions d’habitants d’ici la fin du siècle. Déjà, les seuils d’immigration fédéraux sont ajustés dans cette perspective. « Ce scénario entraînera soit la noyade linguistique et démographique du Québec, soit sa marginalisation politique. »

Immigration — Manque d’espace dans les écoles, 1400 classes modulaires à travers le Québec 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Emballement démographique : pour le dernier trimestre 2022, 39 173 immigrants au Québec, plus de décès que de naissances 

« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »

L’immigration, le remède imaginaire (Québec, 2011)

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages, 2011)

L’économiste Pierre Fortin critique la politique d’immigration actuelle  (2022)

Et si la diversité diminuait la confiance ?

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 [jusqu’à 23] milliards de dollars par an aux contribuables [2012]

« Trop de diversité sape les fondements de la solidarité » 

Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers

samedi 22 mars 2025

La chute de Michael Mann, la figure de proue du changement climatique

Même si vous n'avez jamais entendu parler de Michael Mann, vous avez certainement ressenti son influence néfaste sur vos factures d'énergie. Il est l'inventeur du graphique en forme de crosse de hockey, qui montre une forte augmentation des températures mondiales à la fin du XXe siècle, comme la lame du bâton de hockey sur glace. Ce graphique a déclenché la peur du changement climatique et a servi d'excuse aux décideurs politiques pour faire grimper en flèche les taxes, les droits de douane et les réglementations [dites] en faveur de l'environnement.


Mann était un obscur universitaire qui venait d'obtenir son doctorat à l'université du Massachusetts lorsque son graphique a été publié dans la revue Nature en 1998. En l'espace de quelques mois, il est devenu le porte-étendard de la prétendue apocalypse du réchauffement climatique, acclamé partout, du New York Times au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Jamais auparavant un scientifique n'avait démontré la menace d'une catastrophe climatique imminente de manière aussi graphique et spectaculaire.

Mais dès le début, la thèse de Mann a été attaquée par toute une série de critiques. Ceux-ci affirmaient, par exemple, que les données indirectes que Mann avait utilisées pour recréer les premières températures (par exemple, les cernes des arbres) n'étaient pas fiables, que sa méthodologie statistique était défectueuse et que ses algorithmes étaient tellement viciés que, quelles que soient les données introduites, on obtenait toujours la même forme de crosse de hockey non scientifique et politiquement motivée.

Ces critiques ont enfin été confortées. Non pas, malheureusement, par un réexamen officiel du graphique de Mann, ce qui n'arrivera jamais parce qu'il y a trop d'intérêts en jeu. Mais plutôt dans le cadre improbable d'un procès interminable, que Mann a intenté il y a des années dans le but d'appauvrir et d'humilier ses détracteurs, mais qui s'est récemment retourné contre lui de manière spectaculaire.

Le procès traîne dans les tribunaux américains depuis 2012, lorsque Mann a intenté une action en diffamation contre deux journalistes. L'un d'eux, le Canadien Mark Steyn, ancien critique du Spectator, avait qualifié le travail de Mann de « frauduleux ». L'autre, Rand Simberg du Competitive Enterprise Institute, avait déclaré que Mann avait « molesté et torturé des données “, le qualifiant de ” Jerry Sandusky de la science climatique », allusion à un pédophile condamné.

Au cours des premières années de ce long exercice de guerre juridique, Mann a semblé mener la danse. « La procédure est la punition », dit-on souvent à propos de ces affaires, qui sont conçues pour s'éterniser jusqu'à ce que les accusés ne puissent plus se permettre d'être représentés par un avocat et soient contraints à une capitulation humiliante et coûteuse. Steyn et Simberg ont riposté en accusant Mann de SLAPP (« strategic lawssuits against public participation »), c'est-à-dire d'utiliser la loi pour censurer des critiques légitimes. Mais pendant une longue période, il a semblé que leur lutte héroïque contre Mann et ses commanditaires qui semblent avoir les poches pleines (on ne sait pas qui paie ses frais d'avocat) allait être vaine. À un moment terrifiant, au début de l'année dernière, un jury a décidé que pour avoir procédé à une analyse critique tranchante, Steyn devrait être redevable à Mann d'un million de dollars de dommages-intérêts punitifs.

Plus récemment, cependant, Michael Mann s'est retrouvé au pied du mur. Ce mois-ci, le juge a rendu son jugement final, réduisant les dommages-intérêts punitifs de Steyn, qui s'élevaient à 1 million de dollars, à un montant beaucoup plus raisonnable de 5 000 dollars. La semaine dernière, le juge a pris l'initiative inhabituelle de démolir publiquement le caractère moral de M. Mann et de ses avocats. Il a déclaré qu'ils avaient agi de « mauvaise foi » à de multiples reprises. Pire encore, les deux avocats principaux ont « chacun fait sciemment une fausse déclaration de fait à la cour », tandis que Mann a « sciemment participé à cette fausseté », allant même jusqu'à utiliser « des informations erronées et trompeuses ». Il est intéressant de noter que cela rendra Mann responsable d'une partie des frais de justice des hommes qu'il essayait de poursuivre.

La grande question qui se pose maintenant est la suivante : si l'on ne peut même pas faire confiance à Mann pour dire la vérité lorsqu'il est sous serment et devant un tribunal sous peine de parjure, pourquoi diable devrions-nous le prendre au sérieux sur le sujet du réchauffement climatique ? Et pourquoi un homme ayant des antécédents de tromperie et de mensonge aurait-il été autorisé à jouer un rôle aussi central dans tout ce qui touche à l'avenir de l'économie mondiale et au genre d'absurdités alarmistes que nos enfants sont forcés d'apprendre dans les cours de sciences et de géographie ?

La crosse de hockey, ne l'oublions jamais, a été présentée comme le dernier clou dans le cercueil du climato-scepticisme. « Il est difficile de surestimer l'influence de cette étude », a déclaré un journaliste de la BBC, et en cette rare occasion, ce journaliste de la BBC avait raison. La crosse de hockey a été fréquemment citée dans le troisième rapport d'évaluation du GIEC ; elle a été utilisée pour soutenir le traité de Kyoto ; elle est apparue dans les manuels scolaires ; elle a été citée par les hommes politiques comme la preuve qu'il était urgent d'agir.

Pourtant le théorème de la crosse de hockey a toujours été remis en question. Et il n'était pas nécessaire d'être un scientifique, un statisticien ou un quelconque « expert » pour le savoir. Il y avait bien assez d'amateurs éclairés, comme les Canadiens Steve McIntyre et Ross McKitrick, qui proposaient des démonstrations érudites et détaillées. Ni Mann ni aucun de ses soi-disant alliés de l'équipe de hockey n'ont pu les réfuter. Tout ce qu'ils ont pu faire, c'est de l'ad hominem (« J'espère que vous n'êtes pas dupe des mythes sur la crosse de hockey qui sont perpétués par les anticonformistes, les groupes de réflexion de droite et les désinformateurs de l'industrie des combustibles fossiles », a bafouillé Mann), des appels à l'autorité et de l'indignation à l'emporte-pièce.

La crosse de hockey de Mann est toujours brandie pour mater les critiques, mais il s'avère qu'il est un menteur et que son funeste héritage - des éoliennes qui saccagent votre horizon aux règlements « net-zero » qui tuent votre entreprise - perdure.

Source : The Spectator (Australie)

vendredi 21 mars 2025

Croissance du PIB réel par habitant (2015-2024) : Canada à l'avant-dernière place des pays de l'OCDE

Le Canada se classe à l'avant-dernière place des pays de l'OCDE pour ce qui est de la croissance du PIB réel par habitant.

La dette nette est passée d’environ 700 milliards de dollars en 2015 à 1 365 milliards aujourd’hui. La dette fédérale est passée de 31 % à plus de 42 % du PIB.

Il a aussi vendu toutes ses réserves d'or à contre-courant des principales banques centrales.

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Un mémo ultra secret de la GRC, qui a fait l'objet d'une fuite, prévient que le niveau de vie des jeunes Canadiens « se détériorera probablement encore au cours des cinq prochaines années » et que les Canadiens de moins de 35 ans « ne seront probablement jamais en mesure d'acheter un logement ». (Mars 2024, National Post)

La chimère de la lutte du vieillissement de la population par l'immigration de masse

L'immigration de masse mène à la densification de masse et à la perte de qualité de vie

« Pourquoi la dénatalité est un suicide collectif »

L'immigration, le remède imaginaire

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages)

L'économiste Pierre Fortin : non, le Québec n'a pas besoin de 80 000 immigrants par an (2022)

Le gouvernement chinois élargit son programme nataliste

Pour Justin Trudeau, il ne faut pas que l'urgence de payer son logement ou son épicerie l'emporte sur la lutte contre les changements climatiques

Les étudiants internationaux submergent les banques alimentaires et les soupes populaires de la région de Waterloo 

 
 

Sondage : les Québécois souhaitent très majoritairement exploiter leurs propres ressources de gaz naturel

Devant les turbulences économiques actuelles, et alors que la pénurie d'énergie force la province à renoncer à des projets de développement économique, la population québécoise se montre ainsi plus favorable que jamais à sevrer sa dépendance au gaz naturel américain en misant sur l'exploitation de ses propres ressources naturelles. C'est essentiellement ce qui ressort du sondage mené par la firme Synopsis du 13 au 16 février 2025, auprès de 1 000 Québécois.

Le sondage permet par ailleurs de poser les constats suivants :
  • 64% des répondants estiment que s'ils avaient le choix, ils privilégieraient du gaz provenant du Québec plutôt qu'à l'étranger ;
  • 77 % des Québécois perçoivent l'exploitation du gaz naturel québécois comme une opportunité pour réduire la dépendance aux importations américaines. Seulement 5% des répondants sont en désaccord.
  • 59% des répondants considèrent que le modèle norvégien, où l'exploitation des ressources énergétiques finance la transition énergétique et les programmes sociaux, devrait être une source d'inspiration pour le Québec. À titre de comparaison, seulement 20% des répondants privilégient le modèle québécois actuel ;
  • Plus du deux tiers des Québécois appuient l'exploitation des réserves de gaz naturel pour permettre une transition énergétique progressive et pour contribuer à réduire l'utilisation d'énergies plus polluantes.






jeudi 20 mars 2025

France — L'Éducation nationale décommande 800 000 exemplaires d’une réécriture moderne du conte «La Belle et la Bête»

La ministre de l'Éducation française, Élisabeth Borne, a annoncé, au micro d’Europe 1 et CNews ce 20 mars, l’annulation d’une commande d’une version modernisée du conte « La Belle et la Bête » destinée aux élèves de CM2. Selon la ministre de l’Éducation, le livre n’est « pas adapté » aux enfants en l’absence « d’accompagnement pédagogique ».



Une version revisitée du conte « La Belle et la Bête », sollicitée par l’Éducation nationale, a finalement été décommandée par le ministère car jugée « pas adaptée » aux enfants, a expliqué Élisabeth Borne au micro d’Europe 1 et CNews, ce jeudi 20 mars. Cette commande publique de 800 000 livres illustrés, destinée aux élèves de CM2 (âgés habituellement de 10/11 ans), a été annulée à l’initiative de la directrice générale de l’enseignement scolaire, 

La ministre de l’Éducation nationale indique également avoir refusé de préfacer l’ouvrage, estimant que la version du conte, ayant vocation à être lu « pendant l’été et en famille », n’est pas adaptée à des enfants de 10-11 ans « sans décodage » et « sans accompagnement pédagogique ». Face à Sonia Mabrouk, Élisabeth Borne a fait part de sa volonté de privilégier des contes « aux messages simples », sans ironie ni second degré.

« Une réécriture moderne »

Avant d’avoir été notamment adapté par Jean Cocteau en 1946 et par Walt Disney en 1991, le célèbre conte avait été déjà été revisité par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont au XVIIIe siècle. Dans la nouvelle version du dessinateur Jul, le père de la Belle, ivre, verre de vin et bouteille à la main, entonne par exemple Les Lacs du Connemara de Michel Sardou.

« C’est une réécriture moderne. On a un père de famille qui arrive d’Algérie, qui doit commettre des fraudes, qui se fait contrôler par les policiers » commente Élisabeth Borne. « Jul [le dessinateur] a beaucoup de talent, il manie l’ironie, le second degré. Mais sans accompagnement pédagogique, je pense que ça n’est pas adapté », a détaillé la ministre du gouvernement de François Bayrou.

Le livre illustre aussi des scènes mythiques de l'histoire : le père de Belle arrivant sous la neige devant le château de la Bête, le Belle fouillant la bibliothèque mais tombant sur la comédie musicale La La Land, la Bête, représentée comme un monstre poilu noir aux longues dents et aux yeux jaunes, surprenant le père en train de lui voler une rose. Franceinfo a partagé quelques images de l'ouvrage.

Des « prétextes fallacieux » selon Jul

De son côté, après cette annonce, l’illustrateur Jul, de son vrai nom Julien Berjeaut, dénonce des prétextes « fallacieux » et s’estime lésé par une telle « décision politique ». « Le "grand remplacement" des princesses blondes par des jeunes filles méditerranéennes serait-il la limite à ne pas franchir pour l’administration versaillaise du ministère ? », fustige le dessinateur, connu comme scénariste de Lucky Luke, qui se dit « estomaqué » face à cette « censure » « évidente et pharaonique ».

Lancé en 2017 par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dans le cadre de l’opération « Un livre pour les vacances », en partenariat avec la maison d’édition des musées nationaux GrandPalais-RMN Éditions, l’ouvrage ne sera donc finalement pas proposé aux élèves de CM2.



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Québec — Taux de natalité de 2024 à 8,55 ‰ jamais aussi bas (aucune réaction nataliste du gouvernement)

6 mars 2025

Les chiffres des naissances pour l’année 2024 au Québec viennent d’être publiés, révélant un total de 77 400 naissances. Avec une population estimée à 9 056 044 habitants en juillet 2024, le taux de natalité s’établit à 8,55 ‰. Ce taux est calculé en divisant le nombre de naissances par la population totale, puis en multipliant le résultat par 1 000. Il s'agit de la valeur la plus basse jamais enregistrée au Québec, surpassant le précédent creux historique de 8,8 ‰ en 2023. Cette baisse continue souligne une tendance préoccupante du vieillissement démographique et du recul de la fécondité dans la province.



La trahison des juges et des experts

Le 18 mars, en une seule journée, pas moins de cinq juges médiocres ont ordonné l'annulation d'importantes mesures prises par le pouvoir exécutif.

Cinq juges fédéraux ont ordonné :
  1. Elon Musk de réintégrer les employés de l'USAID ;
  2. à Trump de divulguer quand/où les vols sont partis avec des terroristes ;
  3. la réintégration des transgenres dans l'armée ;
  4. le rétablissement des subventions du ministère de l'Éducation;
  5. interdiction de l'EPA de mettre fin aux subventions.
 
On peut se demander si une république de juges n'est pas une contradiction dans les termes. C'est pourtant ce que les États-Unis sont en train de vivre à l'heure actuelle. Pour ceux qui pensent que la Cour Suprême censément conservatrice du juge en chef Roberts doit agir, ce même juge en chef a publié un communiqué de presse qui semble rabrouer M. Trump.

Mark Steyn a écrit un article sur le sujet cette semaine, dont nous vous proposons la traduction ci-dessous.

Il y a plus de quatre ans, Shannon Bream et moi-même avons discuté sur Fox du souhait du président de la Cour suprême des États-Unis d'éviter que la Cour suprême ne soit entraînée dans une « controverse ». J'ai fait remarquer à Shannon qu'à un certain moment, le désir d'éviter la controverse devient lui-même controversé. Nous avons aujourd'hui largement dépassé ce stade - au point que n'importe quel juge de district de Dead Moose Junction peut prétendre substituer sa propre politique étrangère à celle du président et usurper la conduite des relations privilégiées d'État à État :

L'administration n'a pas « refusé de se conformer » à une décision de justice. L'ordonnance, qui ne reposait sur aucune base légale, a été émise après que les étrangers terroristes du TdA [Tren de Aragua] eurent déjà été expulsés du territoire américain. L'ordre écrit et les actions de l'administration ne sont pas contradictoires. En outre, comme la Cour suprême l'a clairement indiqué à plusieurs reprises, les tribunaux fédéraux ne sont généralement pas compétents pour statuer sur la conduite des affaires étrangères par le président, sur les pouvoirs que lui confère la loi sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) et sur les pouvoirs fondamentaux que lui confère l'article II pour expulser les terroristes étrangers du territoire américain et pour repousser une invasion déclarée. Un seul juge dans une seule ville ne peut pas décider des mouvements d'un avion transportant des terroristes étrangers qui ont été physiquement expulsés du sol américain.
Ainsi, un « juge » peut ordonner que des terroristes étrangers soient ramenés dans le pays par avion pour y semer à nouveau la terreur. Et si le « juge » considère que ses pouvoirs s'étendent à l'espace aérien international, qui peut dire qu'ils ne vont pas bien au-delà ?

Site parodique : Juge fédéral ordonne que les astronautes soient renvoyés à la station spatiale.

mercredi 19 mars 2025

Trump va ordonner le démantèlement du ministère de l'Éducation jeudi, selon les médias américains

Donald Trump doit signer jeudi 20 mars un décret visant à démanteler le ministère de l'Éducation, ont rapporté mercredi des médias américains, une décision attendue et fortement soutenue par les conservateurs. Objectif de longue date d'États républicains, cette décision s'inscrit par ailleurs dans la volonté affichée par l'administration Trump de tailler dans les dépenses publiques. Le décret demande à la ministre de l'Éducation Linda McMahon de «prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter» la fermeture de son ministère, selon Politico. Plusieurs programmes clés doivent être épargnés, tels que ceux qui fournissent des bourses aux étudiants et des fonds aux écoles à faibles revenus à travers le pays, ont rapporté de nombreux médias.



Donald Trump avait promis lors de sa campagne présidentielle qu'il se débarrasserait de ce ministère et qu'il transférerait ses attributions aux États, lesquels ont l'essentiel des compétences en la matière. Linda McMahon avait été nommée par Donald Trump avec pour mission, selon ses propres mots, de «se mettre elle-même au chômage». Première étape du démantèlement, le ministère avait annoncé le 11 mars le licenciement de près de la moitié de son personnel.

Créé en 1979 sous la présidence démocrate de Jimmy Carter, le ministère de l'Éducation ne peut pas être complètement démantelé sans l'adoption d'une loi nécessitant 60 votes au Sénat, où les républicains disposent actuellement de 53 sièges. L'État fédéral joue un rôle limité dans le financement et l'organisation de l'éducation aux États-Unis. Mais les subventions fédérales jouent un rôle important pour les écoles situées dans des zones défavorisées sur le plan économique et social, ainsi que pour les élèves ayant des troubles de l'apprentissage.

Depuis la fondation du Ministère fédéral de l'Éducation en 1980, nous avons dépensé 1 billion de dollars (mille milliards) pour éduquer les élèves et les résultats scolaires ont baissé. Clairement nous faisons mal les choses. La meilleure éducation est proche des élèves : les parents, les écoles locales, les États fédérés savent mieux ce qui marchent, il n'y a pas de solution unique pour tous.

Une des filles du nouveau Premier ministre du Canada se dit non binaire

Le Canada a a un nouveau Premier ministre, Mark Carney. 
 
Mark Carney a fait appel à sa fille adolescente Cleo, étudiante en première année à Harvard, pour le présenter lors de la récente convention libérale au cours de laquelle les membres du parti ont voté en faveur de sa nomination au poste de Premier ministre. Mais Cleo n'est pas la seule fille de Carney. M. Carney et sa femme Diana Fox ont quatre filles, dont l'aînée, âgée de 24 ans, est une écrivaine prolifique et une militante transgenre.

Cette fille qui se fait désormais appeler Sasha (ci-contre) est diplômée avec mention de l'université Yale en anglais et en études de genre. Elle demande à ce qu'on utilise les pronoms «iels» (they/them) pour parler d'elle, selon le Daily Mail. Ses parents l'avaient précédemment prénommée Sophia.

Sasha Carney, qui travaille actuellement comme rédactrice et critique indépendante à Brooklyn, dans l'État de New York, a déjà parlé de ses problèmes de santé mentale en ligne.  

Dans une publication sur Facebook datant de mars 2020, Sasha se plaignait du fait que Yale maintenait une échelle de notation de A (excellent) à F (échec) malgré le fait que le COVID-19 soit une « crise mondiale ».

Sasha a déclaré : « Je suis une étudiante internationale souffrant de troubles mentaux » et craint que sa santé mentale ne se « détériore » si elle restait bloquée à l'intérieur plus longtemps.

La fille de Mark Carney, Sasha, a déjà soutenu le candidat de gauche radicale Bernie Sanders lors des élections américaines de 2020 et a déjà fait campagne pour les droits des personnes incarcérées. 

En 2019, elle a publié un message sur Facebook en déclarant que « Yale est une institution qui a promu et légitimé l’eugénisme, la guerre mondiale, les politiques génocidaires, l’État carcéral racialisé et l’hyper-privilège des voix blanches dans le monde universitaire. Face à cela, il est crucial que nous investissions du temps, de l’énergie, de la pensée, des ressources et de l’amour dans les études sur l’ethnicité, la race et la migration, qui regardent le monde, et Yale elle-même, à travers une lentille antiraciste et anticoloniale critique. »

Dans le magazine alternatif Authenticity, Sasha Carney a écrit en avril 2020 un article intitulé Mumsnet, and Transmasculine Childhood (Mumsnet et enfance transmasculine). Dans cet article, Sasha raconte comment elle s'est sentie confuse quant à son genre à l'adolescence et comment elle a été soignée à la controversée clinique Tavistock, à Londres, en Angleterre.

La famille Carney a déménagé d'Ottawa (Canada) à Londres en 2013 pour que Mark Carney puisse devenir gouverneur de la Banque d'Angleterre.  

Les archives montrent qu'elle est retournée en Amérique du Nord pour étudier à l'université Yale en 2017.

Sasha décrit comment l'une de ses amies a essayé de déjouer le système afin d'obtenir une « chirurgie du haut » - une mastectomie à double incision destinée à « masculiniser » les jeunes femmes qui se sentent confuses sur le plan du genre.

« J'ai vu mon amie, après un an de rendez-vous hebdomadaires où elle essayait désespérément d'obtenir un diagnostic officiel de dysphorie de genre, se voir refuser le diagnostic, et avec lui tout espoir de chirurgie du haut parce qu'elle portait parfois des jupes ».

Sasha indique également qu'elle a suivi une thérapie dans la tristement célèbre clinique Tavistock.

« J'ai ressenti une forte poussée de jalousie chaque fois que j'entrais dans la clinique Tavistock pour une thérapie et que je voyais les patients tourner à gauche, vers les espaces médicaux dans lesquels je ne me sentais pas assez « trans » pour entrer.

La clinique Tavistock a finalement été fermée après des années de controverses concernant ses méthodes de traitement, qui, selon les critiques, s'apparentaient à des expériences médicales sur des enfants.

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mardi 18 mars 2025

Immigration : « L’Irlande est sur le point de perdre son identité », prévient la star de MMA Conor McGregor depuis la Maison-Blanche

Lundi 17 mars, à l’occasion de la Saint-Patrick, Conor McGregor (ci-dessous) a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche. Le fervent soutien du républicain a été invité à prendre la parole. La star du MMA a ainsi alerté sur les dangers de l’immigration clandestine, en prenant l’exemple de l’Irlande, rapporte le Journal du Dimanche.


Le sportif, qui a grandi à Dublin, a évoqué « les problèmes auxquels le peuple irlandais est confronté », estimant que son pays « est sur le point de perdre son identité ». Il a pointé du doigt les « extorsions de l’immigration illégale », qui causent « des ravages » en Irlande.

« L’Irlande et l’Amérique sont des pays frères et sœurs »

Conor McGregor n’a pas hésité à critiquer le Premier ministre irlandais Micheál Martin, qui est « une véritable parodie », selon lui. En revanche, l’éthique de travail de Donald Trump est « inspirante ». Le sportif a ainsi appelé à renforcer les relations entre les deux pays, jugeant que « l’Irlande et l’Amérique sont des pays frères et sœurs ».

Premiers jours de Trump II : Immigration et révisions stratégiques

« Nous considérons l’Amérique comme notre grand frère. Il est donc important que l’Irlande prospère pour que les 40 millions d’Américains d’origine irlandaise aient un endroit à visiter », a défendu celui qui est surnommé The Notorious.