mercredi 12 janvier 2022

Le triomphe des impostures intellectuelles


Le langage est violent ! La science est sexiste ! Le sexe biologique n’existe pas ! Seuls les blancs peuvent être racistes ! Vous avez forcément entendu un de ces lieux communs woke dans la bouche d’un ami progressiste, d’un homme politique français d’extrême gauche ou d’un journaliste de Radio France. Dans Le triomphe des impostures intellectuelles, les chercheurs Helen Pluckrose et James Lindsay nous expliquent comment de telles âneries sont peu à peu devenues crédibles, et comment répliquer à tous ces déconstructeurs. Dans leur essai, Le triomphe des impostures intellectuelles, les chercheurs Helen Pluckrose et James Lindsay analysent « comment les théories sur l’identité, le genre, la race gangrènent l’université et nuisent à la société ».

Rois du canular

Rappelons d’abord que Helen Pluckrose et James Lindsay participèrent il y a trois ans à un formidable canular qui fit grand bruit : imitant la « réflexion » et le sabir universitaires des promoteurs des théories sur le genre, la race, le féminisme, etc., nos chercheurs envoyèrent à des revues de référence des articles bidonnés et délirants qui reçurent pourtant les compliments des comités de lecture desdites revues. La revue Gender, Place and Culture plaça parmi ses 12 meilleures publications celle de nos facétieux chercheurs sur la « culture du viol canine » qu’ils avaient, disaient-ils, pu analyser dans les parcs à chiens de Portland en inspectant les parties génitales de 10 000 chiens tout en interrogeant leurs propriétaires sur leur sexualité. Dans un autre article intitulé « Passer par la porte de derrière : défier l’homo-hystérie masculine et la transphobie à travers l’usage de sex-toys pénétratifs », H. Plukrose et ses acolytes préconisaient d’encourager l’auto-pénétration des hommes par voie anale avec des sex-toys pour vaincre l’homophobie et la transphobie. Un universitaire de la revue Sexuality and Culture qualifia cet article de « contribution incroyablement riche et excitante à l’étude de la sexualité et de la culture ». Démonstration par l’absurde de la vacuité de certaines théories fumeuses parfaitement réussie.

Beaucoup plus sérieusement, Plukrose et Lindsay s’attaquent dans leur essai aux mêmes impostures intellectuelles constituant pour l’essentiel ce qu’on appelle aujourd’hui le wokisme. Issus de la Théorie postmoderne des années 60 qui trouvait ses racines dans les travaux des penseurs de la « French Theory » (Foucault, Derrida, Lyotard, entre autres), les principes qui président ce mouvement sont, premièrement, un scepticisme radical quant à la possibilité d’accéder à une vérité objective et, deuxièmement, la croyance que toute la société est exclusivement organisée autour de rapports de domination et d’oppression.

Comment identifier une idée woke

Les auteurs décrivent les quatre thèmes essentiels de cette Théorie postmoderne :

  1. Le brouillage des frontières (objectif/subjectif, vérité/croyance, humain/animal, sexe/genre, etc. Les notions d’ambiguïté, de fluidité et de « trouble » en découlent, en particulier dans les théories post-coloniale et queer).
  2. Le pouvoir du langage (qui mènera des années plus tard à l’écriture inclusive ou au pronom « iel », à une novlangue universitaire obscure, à celle du politiquement correct, à de nouveaux syntagmes comme « racisé », « privilège blanc », « hétérocentrisme », etc.)
  3. Le relativisme culturel (réévaluation constante des productions artistiques ou intellectuelles anciennes ou récentes à l’aune de ces seules théories).
  4. L’abandon de l’individu et de l’universel (pour ne se préoccuper que des « petits groupes » ou minorités considérées comme seuls vecteurs de valeurs et de connaissances).

On aura aisément reconnu certains traits caractérisant les mouvements déconstructionnistes actuels.

S’ils ne dédouanent pas totalement la Théorie postmoderne des années 60/70, les auteurs considèrent qu’elle relevait plus d’un jeu intellectuel que d’un un acte militant : « Les premiers Théoriciens (postmodernes) n’avaient grosso modo aucun but et se servaient de l’ironie et du ludisme pour renverser les hiérarchies et perturber ce qu’ils considéraient comme des structures injustes de pouvoir et de savoir. » Ils semblent toutefois minorer l’enracinement spécifiquement américain de ce mouvement aboutissant à ce qu’Allan Bloom [1] appelle le principe « d’ouverture » (à tout, à tous, à n’importe quoi qui s’oppose au savoir ou qui « libère de l’autorité » jusqu’au moment où « l’ouverture consistait à “faire son porte truc” »), principe élevé comme valeur suprême aux sein de la démocratie américaine et évacuant toute idée de traditions et de transmission, préparant ainsi le terrain au « déconstructionnisme ». Les penseurs de la French Theory ont trouvé aux États-Unis le lieu idéal pour l’application étendue à la société entière de ce que Bloom constate dès les années 60 dans l’université, à savoir des enseignants n’exigeant plus rien de leurs étudiants, le « développement personnel » se substituant au savoir universitaire, et les récriminations des minorités victimaires remplaçant tous les apprentissages nécessaires à une véritable instruction. De plus, Bloom note que s’il ne peut plus y avoir de religion (Nietzsche), l’impulsion religieuse demeure : « Plus de religion, donc, mais de la religiosité. » Et, de fait, certains campus universitaires ressemblent de plus en plus à une concentration de sectes religieuses intransigeantes, agressives, puristes et punitives.

Vérités péremptoires et pseudo-scientifiques

Au contraire de ce que prétendent certains, le phénomène wokiste qui découle directement de la Théorie postmoderne n’est ni inexistant, ni anodin. On le retrouve aujourd’hui dans tous les endroits stratégiques, l’université en premier lieu. Dans ce fourre-tout appelé « Justice sociale », les théoriciens woke établissent des « vérités » péremptoires et pseudo-scientifiques sur le « privilège blanc », le « racisme systémique », la « culture du viol », etc., rendant ainsi la déconstruction du monde occidental non seulement souhaitable mais, selon eux, absolument nécessaire à l’émancipation de tous les « opprimés ». Le wokisme est en réalité un appareil révolutionnaire qui permet à des minorités de tyranniser et de s’imposer dans les lieux de pouvoir et de savoir : « Il faut avoir un peu de cran pour s’opposer à une idéologie aussi puissante. » Les réactions outrées de certains de nos universitaires ou journalistes face à la dénonciation des dérives wokistes sont là pour en témoigner. L’idéologie wokiste, abstraite et totalitaire, ne parvient pas « à d’autres conclusions que les affirmations simplistes voulant que les hommes blancs hétérosexuels soient injustement privilégiés, qu’ils doivent se repentir et finalement laisser la place aux autres. »

Le wokisme se répand dans toute la société : de plus en plus prégnant dans le monde de l’éducation ou celui de la culture, il a fait son apparition dans des entreprises organisant des stages « pour la diversité » ou contre l’homophobie ; au moment de quitter le Parti des Indigènes de la République Houria Bouteldja a pu dire sa satisfaction de voir les thèses décolonialistes s’imposer « dans toutes les universités et les milieux antiracistes » ; les GAFAM et l’industrie du cinéma (Netflix en tête) sont noyautés par le wokisme. Les représentants de l’extrême-gauche ont historiquement été les idiots utiles de la plupart des totalitarismes, ils ne pouvaient pas rater celui-là. Jean-Luc Mélenchon vient de déclarer qu’il voulait que la « liberté de genre » soit inscrite dans la Constitution : « Si c’est votre intime conviction, que vous êtes une femme ou un homme, vous avez le droit de l’affirmer contre la réalité des apparences et de votre corps. Et la société, la seule chose qu’elle peut espérer, c’est que vous soyez bien dans votre peau, dans votre rôle, dans votre genre. » Avis à tous ceux qui se prennent, contre la réalité des apparences et de leurs corps, pour une tortue, une scie sauteuse ou une carotte : Monsieur Mélenchon est prêt à leur donner entière et constitutionnelle satisfaction, car la société, la seule chose qu’elle peut espérer, c’est que vous soyez bien dans votre peau (de tortue, de scie sauteuse ou de carotte).

Ridiculiser le wokisme avec ses propres armes

Wokisme rime souvent avec délire, écrivent en substance Plukrose et Lindsay. Exemple (qui aurait pu être un de leurs canulars et qui n’en est pas un) : Dan Goodley, professeur travaillant sur le « validisme », demande aux handicapés de ne pas chercher à se rapprocher des normes « valides » (en refusant les traitements ou les prothèses, par exemple) afin de… subvertir les normes sociales et d’échapper à « l’autonomie, l’indépendance et la rationalité [qui] sont des qualités souhaitées par le système néolibéral validiste ».

Comme Helen Pluckrose et James Lindsay, n’hésitons pas à recourir parfois à la plaisanterie : Jean-Luc Mélenchon transformé en spécialiste du genre, Rama Yade se sentant « micro-agressée » par la statue de Colbert ou Sandrine Rousseau déconstruisant son mari et ses privilèges de bourgeoise blanche, avouons quand même qu’il y a de quoi se marrer. Cet essai passionnant permet de combattre le wokisme, soit en l’abordant de front avec de solides raisonnements, soit en le ridiculisant avec ses propres armes car « la moquerie est quelquefois plus propre à faire revenir les hommes de leurs égarements, et elle est alors une action de justice » [2] ; même si, les « éveillés » ne supportant aucune contradiction et toute moquerie leur étant une « offense », il sera difficile de les ramener sur le chemin de la raison : « Il y a des personnes si peu raisonnables, qu’on n’en peut avoir de satisfaction, de quelque manière qu’on agisse avec eux, soit qu’on rie, soit qu’on se mette en colère » [2]. Qu’importe, il nous faut continuer de dénoncer le totalitarisme woke de toutes les façons possibles.

Source : Causeur

[1] Allan Bloom, L’âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, Les Belles Lettres.

[2] Pascal, Les Provinciales, onzième lettre.

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Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan contre les confinements et autres mesures punitives et contreproductives, plus particulièrement avec le variant Omicron. Radio-Canada s'en plaignait « La Saskatchewan fait cavalier seul au pays en n’adoptant pas davantage de mesures. [...] Pour autant, [le Dr] Nazeem Muhajarine ne croit pas qu'il soit trop tard pour agir. »

« Justice » : Un père non vacciné perd temporairement le droit de voir son enfant adolescent qui est doublement vacciné

(Les adolescents même non vaccinés n’ont quasiment aucun risque au Québec. Deux jeunes de 10 à 19 ans sont morts avec la Covid pendant les deux ans de la pandémie Covid-19 au Québec, tous les deux avec des comorbidités. Ils n’apparaissent même pas sur ce diagramme, puisque ces deux jeunes ne représentent que 0,016 % des décédés. Le raisonnement pour encourager la vaccination des jeunes était de protéger les personnes âgées et fragiles quand on croyait que les vaccins empêchaient la propagation du virus.)

Dans son jugement daté du 23 décembre, le juge Jean-Sébastien Vaillancourt, de la Cour supérieure, a ainsi répondu à cette question : « […] il aurait normalement été dans le meilleur intérêt [calque : intérêt supérieur] de l’enfant d’avoir des contacts avec son père, mais pas dans son meilleur intérêt d’avoir des contacts avec lui si celui-ci n’est pas vacciné et est opposé aux mesures sanitaires dans le contexte épidémiologique actuel. »

Le juge note que l’adolescent a reçu deux doses, mais que le père n’est pas vacciné : ce dernier a déclaré devant le tribunal avoir « des réserves quant au vaccin », mais a soutenu respecter les mesures sanitaires, notamment en ne sortant presque pas de chez lui. Toutefois, il ne présente aucun argument pour appuyer ni expliquer ses réserves, constate le magistrat.

De plus, « des extraits de la page Facebook de Monsieur produits par Madame révèlent qu’il semble effectivement s’opposer aux vaccins et aux mesures sanitaires », retient le juge, et même « portent à croire qu’il est effectivement ce qu’on appelle communément un “complotiste”, de sorte que le tribunal a de fortes raisons de douter qu’il respecte les mesures sanitaires comme il affirme le faire dans sa déclaration écrite ».

Puis Jean-Sébastien Vaillancourt tranche : « […] il est de connaissance judiciaire que la vaccination est une mesure de prévention fortement encouragée par les autorités sanitaires nationales et mondiales. »

Encouragée, mais pas imposée. Et de nombreux docteurs s’y opposent.

Toutefois, l’adolescent est doublement vacciné et « bénéficie d’une certaine protection à l’égard du virus », est-il écrit dans le jugement.

Est-ce suffisant pour lui permettre de côtoyer son père ?

Non, selon le juge : « […] il est de connaissance judiciaire que la protection n’est pas totale, et qu’elle semble même être réduite face au variant Omicron, qui se propage actuellement au Québec. Il est également de connaissance judiciaire que ce variant est hautement contagieux. »

Le juge semble avoir oublié que la vaccination n’empêche pas la contagion… Bien au contraire. Depuis la vague Omicron, les vaccinés sont plus susceptibles d’être contaminés selon les chiffres du Québec (supprimés depuis hier de son tableau de bord) que les non-vaccinés. Ils transmettent également autant le virus que les non-vaccinés, ils seraient toutefois moins susceptibles de développer des formes graves de la maladie.


 

 Source : Le Devoir 
 
Voir aussi
 
La directrice des CDC informe sur la bénignité d’Omicron comparé à Delta : 
 

 

Québec n’a pas écouté ses experts médicaux sur l’administration rapide d’une 3e dose aux infectés. La décision de Québec de permettre aux personnes infectées par la COVID-19 de recevoir une 3e dose dès la fin de leurs symptômes relève de besoins « opérationnels » et non de l’avis de ses experts en santé publique. Le ministère de la Santé a pourtant affirmé mercredi qu’elle avait été prise « à la suite d’une recommandation de la santé publique », or deux membres du comité d’immunisation du Québec (CIQ) répliquent qu’il s’agit plutôt d’une décision gouvernementale pour faciliter l’administration notamment du passeport vaccinal.

Pour l’OMS, combattre la pandémie à coups de doses de rappel n’est pas une stratégie viable. L’Agence européenne des médicaments partage ces craintes : « Si nous donnons des doses de rappel tous les quatre mois, nous pourrions avoir des problèmes avec la réponse immunitaire. La réponse immunitaire pourrait en fin de compte être moins bonne que nous voudrions qu’elle soit. Il faut faire attention à ne pas surcharger le système immunitaire. Il existe bien sûr aussi une lassitude dans la population envers l’administration de ces rappels. » (voir vidéo en anglais ci-dessous)

mardi 11 janvier 2022

Dernières nouvelles sur la Covid

Quelques nouvelles récentes sur la Covid-19.

L’Ontario a maintenant mis à jour ses données hospitalières pour révéler que, selon les chiffres de ce mardi 11 janvier, 46 % des hospitalisations liées à la Covid sont accidentelles et 17 % des admissions en soins intensifs liées à la Covid sont accidentelles. Par « accidentelles », on entend ici des personnes dont la raison de l’hospitalisation ou de l’admission en soins intensifs n’est pas la Covid, mais dont on découvre qu’elles ont la Covid par un test de routine. Autrement dit, 54 % des hospitalisations et 83 % des soins intensifs sont « à cause de » la Covid et pas uniquement « avec » la Covid. (La proportion de cas Omicron et Delta dans chaque catégorie n’est pas claire.)

Pr Peyromaure : « sur le plan du principe je suis contre l’obligation vaccinale, quel que soit le public intéressé pour une raison simple : le vaccin n’a qu’un an de diffusion et nous n’avons pas connaissance des effets indésirables à moyen et long terme ! »

La propagation du variant Omicron va transformer le Covid-19 en une maladie endémique avec laquelle l’humanité peut apprendre à vivre selon l’EMA, qui a également exprimé des doutes quant à l’administration d’un quatrième vaccin à la population. « Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel, mais nous y arriverons » : ce 11 janvier, Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a tenu un discours résolument positif sur l’évolution de la pandémie. 

Pour le Pr Raoult, nous sommes fort probablement plus vulnérables d’attraper le coronavirus les 2 semaines suivant la piqûre de vaccination.

Pour plus détails, voir la vidéo Effets de la vaccination sur l’épidémie, Bulletin d’information scientifique de l’IHU du 11/I/2022 par le Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection. (vidéo de 39 minutes)

Le rapport ontarien auquel le Pr Raoult fait mention est celui-ci Cas confirmés de COVID-19 après la vaccination en Ontario : du 14 décembre 2020 au 12 décembre 2021. Il est partiellement traduit en français. Voici le graphique où, entourés d’un gros trait noir, apparaît le pic de cas de Covid (symptomatiques en bleu foncé, asymptomatiques en bleu clair) parmi les récemment vaccinés (moins de 14 jours après inoculation). Dans les statistiques d’infection, ils sont souvent groupés avec les non-vaccinés.


Juste à temps pour justifier un tour de vis supplémentaire contre les non-vaccinés, boucs émissaires si commodes des gouvernements, Québec change son tableau de bord. Voyons d’abord la vue d’ensemble des tableaux d’hier et d’aujourd’hui.

Tableau de bord d’hier


Tableau de bord d’aujourd’hui


Qu’est-ce qui a changé ?

1) Disparition du risque d’infection d’un non-vacciné par rapport à un vacciné deux doses


Normal : le risque d’infection d’un non-vacciné était inférieur (à 0,7) à celui d’un double vacciné (à 1). Très mauvais cela. Le gouvernement a donc enlevé cet indicateur puisqu’il ne lui était plus utile.

2) Retrait des taux détaillés d’incidence par statut vaccinal


Le premier taux d’incidences rapportées à la taille de chaque groupe vaccinal souffrait du même défaut que l’indicateur précédent : ils ne permettaient pas d’hystériser le débat. C’est ainsi que pour les nouveaux cas, on voyait clairement que les non-vaccinés étaient moins sujets (90,6 pour 100 000 personnes non vaccinées) à être infectés que les doublement vaccinés (109,36 pour 100 000 personnes doublement vaccinées).

Les deux autres colonnes (celles qui demeurent avantageuses pour les vaccinés) ont été conservées et synthétisées dans la nouvelle mouture de ce tableau de bord, ce sont les deux dernières cases de cette ligne :

Les chiffres ne prennent plus en compte que les personnes de 5 ans et plus. Y inclure les jeunes enfants (d’office non vaccinés) rendait ces indicateurs moins dramatiques.

Remarquons que, même ainsi, on est loin des « 10 % de non-vaccinés ont 10 fois plus de risques que les vaccinés » entendus, y compris de la bouche de M. Legault le 30 décembre. L’avantage des vaccinés semble, en outre, diminuer avec le remplacement du variant delta par le variant omicron. Cela prendra quelque temps encore aux soins intensifs pour qu’on en soit certain.

Même si les non-vaccinés ne représentent même plus un tiers (29 %) des nouvelles hospitalisations (depuis 28 jours), Radio-Canada persiste à diffuser l'information fausse que plus 50 % des hospitalisations sont dues aux non-vaccinés. Ajoutons que ce 29 % d'hospitalisés comprend aussi des enfants de 5 à 18 ans et pas uniquement ce 10 % d'adultes. Voir le bandeau en bas d'écran dans la capture d'écran ci-dessous prise ce mardi 11 janvier:

3) Apparition de la rangée 0 à 4 ans

La catégorie des non-vaccinés est désormais divisée en deux rangées pour diminuer la proportion des non-vaccinés de la 3e rangée en isolant mieux les adultes, cibles prochaines apparemment d’une amende/taxe/contribution supplémentaire. Ceci permet aussi de mieux faire ressortir le taux d’infection et d’hospitalisation des non-vaccinés de plus de 4 ans.

4) Ajout d’un risque des non-vaccinés d’aller aux soins intensifs

L’INSPQ utilise une méthodologie dont on ignore les détails précis (le code de l’algorithme est-il publié sur Github ?) pour estimer le risque d’une personne non vaccinée par rapport à une personne doublement non vaccinée d’être hospitalisée et, désormais, d’aller aux soins intensifs.


Le premier chiffre (risque d’hospitalisation, dont on ignore rappelons-le le calcul précis) n’a fait que s’effondrer ces dernières semaines.  Le 18 décembre, il était encore de 14,6 fois, c’est-à-dire deux fois plus que le risque publié hier.

Ce résultat semble différent de celui que l’on peut tirer des chiffres publiés dans le tableau (2999 hospitalisations de double vaccinés pour 76 % de population = 39,46 hospitalisations pour 1 % et 1331 hospitalisations de non-vaccinés pour 12,8 % = 103,98 pour 1 %, le risque d’un non-vacciné d’être hospitalisé par rapport à un double vacciné semble a priori être 2,63 fois plus important et non 7,1 fois).

Le second chiffre (soins intensifs) est nouveau, on comprend son utilité : il est plus effrayant que celui de l’hospitalisation.

5) Manque toujours le taux « accidentel » de Covid-19

On ne sait toujours pas combien de gens rentrent dans ces statistiques de façon un peu fortuite : ils viennent à l’hôpital pour une autre raison, se font tester mécaniquement pour la Covid 19 et on découvre qu’ils ont un test positif sans que cela soit la raison de leur hospitalisation ou de leur admission aux soins intensifs.

6) Manque : nombre de personnes attrapant la Covid pendant les deux semaines après leur vaccination

Il serait utile que le Québec, comme l’Ontario, indique ces chiffres.

7) Manque : le risque d’être hospitalisé, de décéder si l’on contracte la Covid

Il faudrait clairement faire figurer ce risque, rappelons que les démocrates aux États-Unis surestiment, dramatisent grandement ces risques. Les risques cités dans le billet en question (1 à 5 % pour l’hospitalisation) ont encore baissé avec omicron alors que l’hystérie gouvernementale et médiatique semble, elle, de plus en plus palpable…


Billet originel du 8 janvier

Faible efficacité des vaccins contre l’infection actuelle

Depuis quelques jours avant la Noël, les double-vaccinés ontariens sont proportionnellement plus sujets à être infectés par le coronavirus que les non-vaccinés et les partiellement vaccinés (74,5 infectés pour 100 000 non-vaccinés et 97,17 pour 100 000 double-vaccinés) :


On observe la même efficacité négative au Québec :

On y note qu’une personne non vaccinée est moins susceptible (risque de 0,7) qu’une vaccinée d’être infectée. Ce risque est en chute constante depuis septembre 2021 à l’avantage des non-vaccinés.

On note que le risque d’hospitalisation des non-vaccinés adultes est toujours plus important que celui des vaccinés (de 7,8 fois). Mais ce risque s’effondre aussi depuis la fin septembre. Notons que ce risque est encore plus bas (environ 2 à 3 fois) si l’on inclut les enfants dans les calculs.
 
Omicron plus bénin que Delta
 
L’Ontario a publié une mise à jour sur la sévérité du variant Omicron. Elle établit que parmi les cas Omicron entre le 22 novembre et le 25 décembre 2021 :
  • 3/11 622 (3 personnes sur 11 622 cas soit 0,03 %) cas Omicron appariés sont décédés, contre 17/14 181 (0,12 %) cas Delta.
  • 59/11 622 (0,5 %) ont été hospitalisés ou sont décédés contre 221/14 181 (1,6 %) parmi les cas Delta.
  • 7/11 622 (0,06 %) cas Omicron appariés ont été admis en soins intensifs ou sont décédés, contre 60/14,181 (0,42 %) cas Delta.
  • Pour les cas Omicron par rapport aux cas Delta, le risque d’hospitalisation ou de décès était inférieur de 65 % tandis que le risque d’admission aux soins intensifs ou de décès était de 83 % inférieur.
  • Les estimations stratifiées par âge (< 60 et ≥ 60 ans) ont également montré un risque plus faible d’hospitalisation ou de décès par rapport aux cas Delta (70 % pour les moins de 60 ans et 60 % pour les plus de 60 ans). 
  • La gravité réduite d’Omicron par rapport à Delta que ce soit pour les hospitalisations ou les admissions aux soins intensifs semble se maintenir dans tous les groupes : sexe, âge et statut vaccinal. 

Paradoxe : alors que l’épidémie devient plus bénigne et échappe aux vaccins, les gouvernements redoublent de sévérité et veulent imposer ces mêmes vaccins à tous et à répétition.

TVA et le ministre fédéral Duclos désinforment

Dans un article du 6 janvier, Quebecor laisse écrire (sans un démenti vengeur) :


Le Ministre fédéral de la Santé (!) Jean-Yves Duclos répète le même bobard repris par Radio-Canada sans que le diffuseur gouvernemental ne corrige cette assertion :



Or, c’est inexact comme les statistiques du Québec l’indiquent clairement dont voici un agrandissement :



Sur 3338 hospitalisations ces 28 derniers jours, 1131 sont des non-vaccinés ou des personnes ayant reçu une dose depuis moins de 14 jours, soit 34 % et non 50 % ! Et pour ce qui est des soins intensifs, la proportion est inférieure à 50 % et non 75 % comme l’article de Quebecor l’affirmait.

Plus d’un tiers des cas hospitalisés avec la Covid-19 ne sont pas hospitalisés à cause de la Covid-19.

Le docteur Horacio Arruda a avoué cette semaine (le 5 janvier) qu’au moins 30 à 40 % des hospitalisations comptabilisées comme COVID actuellement au Québec sont des patients à l’hôpital pour une autre raison.

Les cas positifs « incidentaux » de Covid-19 sont de 50 % à 65 % dans les hôpitaux de New York, selon un article du 4 janvier du New York Times. « Nous constatons une augmentation du nombre d’hospitalisations », a déclaré le Dr Rahul Sharma, médecin urgentiste en chef de l’hôpital NewYork-Presbyterian/Weill Cornell. Mais la gravité de la maladie semble différente des vagues précédentes, a-t-il déclaré. « Nous n’envoyons pas autant de patients aux soins intensifs, nous n’intubons pas autant de patients, et en fait, la plupart de nos patients qui se présentent aux urgences et dont le test est positif sortent en fait. »

 

Pour le Dr Didier Raoult, la vaccination générale ne saurait juguler la propagation de l’infection, il faut cibler les mesures sur les personnes à risque.

 

Israël : la quatrième dose moins performante que prévu, selon une étude de l’hôpital Cheba :

Les femmes vaccinées contre la COVID-19 ont eu une augmentation de la durée du cycle menstruel de près d’un jour par rapport à celles qui n’étaient pas vaccinées, selon une nouvelle étude.  Ce nombre de jours (une moyenne rappelons-le) monte à plus de deux jours quand les deux injections ont lieu pendant le même cycle menstruel.

Une étude de l’Académie chinoise des sciences suggère que le variant Omicron du Covid-19 se serait développé en 2020 chez certains animaux, notamment les souris, avant d’être retransmis à l’homme. Ce type de réservoir animal rend très difficile, voire impossible, l’élimination de la Covid par la vaccination (des hommes). On a avait aussi évoquer la possibilité d’une jeune femme immunodéprimée, comme le rapporte cet article de Science. Mais cette hypothèse ne fait pas l’unanimité chez les chercheurs.

L’OMS prévient que les doses de rappel ne sont pas la solution pour en finir avec la pandémie

 

Voir aussi

Pr Jean-Michel Claverie sur le variant Omicron est beaucoup moins pathogène que le delta.. « Le vaccin ne marche pas du tout… je connais des gens positifs vaccinés trois doses… la troisième dose dure moins longtemps que les précédentes… le gain disparaît au bout de 3 mois ! »

« Nous allons très certainement vivre avec ce virus. Il faut renforcer le système de santé et ne pas réduire la santé aux seuls indicateurs Covid. Il est très important d’avoir une lecture globale de cette gestion de crise », déclare la Dre Alice Desbiolles :

Le Sars-CoV-2 n’est pas un bon candidat à l’éradication, car il ne faudrait pas de réservoir animal de cette maladie (or ils existent, voir le cas de la souris ci-dessus) et que ce vaccin soit stérilisant (comme pour la variole ou la polio par exemple où il met fin à la transmission), ce n’est pas le cas. Nous devons nous concentrer sur la protection des personnes à risque de formes graves.

Le gouvernement britannique admet que l’efficacité des masques faciaux n’est « pas concluante » dans les écoles. Les écoles où des couvre-visages ont été utilisés en octobre 2021 ont vu une réduction deux à trois semaines plus tard des absences dues au Covid de 5,3 % à 3 % — une baisse de 2,3 points de pourcentage. Dans les écoles qui n’utilisaient pas de couvre-visage, les absences sont passées de 5,3 % à 3,6 %, soit une baisse de 1,7 point de pourcentage. Le rapport déclare que la différence n’était pas statistiquement significative et que la réduction légèrement plus importante dans les écoles où des masques étaient portés pourrait être due au hasard.

dimanche 9 janvier 2022

Un peu de perspective et d'espoir dans le climat très sombre entretenu actuellement


Notons que, pour les épidémies anciennes, il s'agit bien évidemment d'estimations. Ainsi pour la peste noire de la fin du Moyen Âge les estimations de morts vont de 75 à 200 millions en Eurasie. L'auteur du graphique ci-dessus a pris la valeur supérieure. Si l'on prend l'estimation basse, on obtient un taux de mortalité plus proche de 20 %, mais ce taux variait de pays en pays. À l'ère pré-antibiotique (de 1900 à 1941), la mortalité parmi les personnes infectées par la peste aux États-Unis était de 66 %. Les antibiotiques ont considérablement réduit la mortalité et, en 1990-2010, la mortalité globale était tombée à 11 %.

samedi 8 janvier 2022

Éduquer par le cinéma

« Le Discours d’un Roi », « Les Chariots de feu », « Fahrenheit 451 » : de grands classiques du cinéma, s’il en est, dignes de la filmothèque de tout « honnête homme » d’aujourd’hui. Mais vous souvenez-vous de « Ciel d’Octobre », du « Club des Empereurs », de « Looking for Eric » ou de « Miracle en Alabama » ? Si vous souhaitez présenter ces films dans votre ciné-club ou les regarder en famille, cette « filmothèque idéale » vous sera d’un précieux secours.

Sabine de la Moissonnière, professeur de lettres et formatrice en analyse filmique, a repéré plus de 300 films parus des années 1920 à aujourd’hui, qui proposent un échantillon représentatif de tous les genres cinématographiques (animation, aventure, comédie, drame, historique, western, film d’auteur…), et les a classés par grands thèmes : enfance et adolescence, relation au père, devenir soi-même, amour et couple, justice, communauté et histoire, humour.

Plus qu’un simple catalogue, c’est un véritable manuel, qui offre au lecteur une méthodologie d’éducation au cinéma et par le cinéma et des analyses détaillées de films. Il permettra d’apporter aux collégiens et aux lycéens une culture cinématographique, des outils critiques et des pistes de réflexion. L’ouvrage propose en outre un regard chrétien sur les films étudiés, faisant de ce livre un ouvrage de référence pour les animateurs d’aumôneries.

Pour les familles, cette filmothèque permettra de choisir de bons films classiques, parfois oubliés, à destination des 10–15 ans et de passer de bons moments devant un écran ! Il n’est pas interdit aux parents de frimer un peu en évoquant la construction du film ou la symbolique de la bande-son.

Éduquer par le cinéma, Tome 1
par Sabine de La Moissonnière
publié au Centurion
le 27 août 2020
288 pages
ISBN-13 : 979-1092801606



Après le succès d’un premier tome centré sur les grands classiques à voir dès 10 ans, Sabine de La Moissonnière récidive avec un second tome, consacré aux films plus récents, des années 1990 à aujourd’hui, pour des spectateurs plus âgés, grands collégiens et lycéens.

De « Arrête-moi si tu peux » au « Sens de la fête », ce ne sont pas moins de 29 films qui sont analysés en profondeur. Il faut y ajouter plus de 120 notices critiques portant sur des films tels que « Grand Budapest Hotel », « Into the Wild » ou « Mustang ». Animation, action, aventure, comédie, drame, fantastique, guerre, historique, policier, western, film d’auteur… tous les grands genres cinématographiques sont représentés, ce qui en fait une filmothèque « idéale », qui assume clairement son regard chrétien.

On trouvera donc en début d’ouvrage, une méthodologie d’éducation au cinéma et par le cinéma, puis une présentation des films par grands thèmes : adolescence et famille, construction personnelle et relation à Dieu, amour et affectivité, société, dépassement de soi, travail et réjouissances…

Analyses détaillées, questionnaires pédagogiques, glossaire des notions cinématographiques et termes d’analyse filmique, sans oublier un index pour trouver ces films en ligne et en DVD, en font un outil très bien conçu à l’usage des éducateurs, des parents et des enseignants. L’ouvrage est préfacé par Mgr Pascal Ide, docteur en philosophie et en théologie, critique de cinéma. Les esquimos, les caramels et les pop-corn ne sont pas fournis.

Éduquer par le cinéma, Tome 2
par Sabine de La Moissonnière
publié au Centurion
le 27 août 2020
288 pages
ISBN-13 : 979-1092801613

vendredi 7 janvier 2022

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans

Les surdoses de fentanyl sont devenues la principale cause de décès chez les adultes âgés de 18 à 45 ans aux États-Unis, selon une analyse des données du gouvernement américain.

Entre 2020 et 2021, près de 79 000 personnes âgées de 18 à 45 ans – 37 208 en 2020 et 41 587 en 2021 — sont décédées de surdoses de fentanyl, selon l’analyse des données de l’organisation de sensibilisation aux opioïdes Families Against Fentanyl.

Le fentanyl est un opioïde synthétique qui peut être mortel même en très petites quantités, et d’autres drogues, dont l’héroïne, la méthamphétamine et la marijuana, peuvent être associées à cette drogue dangereuse. Le Mexique et la Chine sont les principales sources d’importation de fentanyl vers les États-Unis, selon la Drug Enforcement Agency (DEA).


À titre de comparaison, entre le 1er janvier 2020 et le 15 décembre 2021, il y a eu plus de 53 000 décès liés à la COVID-19 parmi les personnes âgées de 18 à 49 ans, selon les données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

« Il s’agit d’une urgence nationale. Les jeunes adultes américains — des milliers d’Américains sans méfiance — sont empoisonnés », a déclaré James Rauh, fondateur de Families Against Fentanyl, dans un communiqué. « Il est bien connu que le fentanyl illicite est à l’origine de l’augmentation massive des décès liés à la drogue. Une nouvelle approche face à cette catastrophe est nécessaire. »

La DEA a annoncé jeudi une augmentation de la vente de fausses pilules sur ordonnance contenant des opioïdes mortels sur les plateformes de médias sociaux comme Snapchat.

Des experts pensent qu’il existe une corrélation entre l’impact de la pandémie de coronavirus et l’augmentation récente des surdoses de fentanyl.

Plus d’adultes âgés de 18 à 45 ans sont morts de surdoses de fentanyl en 2020 que toute autre cause principale de décès, y compris la COVID-19, les accidents de la route, le cancer et le suicide. Le fentanyl a également tué plus d’Américains en 2020 que les accidents de voiture, la violence armée, le cancer du sein et le suicide, selon l’analyse des données du CDC de Families Against Fentanyl.

Les décès liés au fentanyl ont doublé, passant de 32 754 décès à 64 178 décès en deux ans entre avril 2019 et avril 2021.

Au cours des seuls cinq premiers mois de 2021, plus de 42 600 décès par surdose de fentanyl ont été signalés, ce qui représente une augmentation de plus de 1 000 décès par mois par rapport à la même période en 2020.

« Le fentanyl a été retrouvé mélangé dans toutes les drogues. C’est pourquoi toute personne utilisant des drogues, pas seulement des opioïdes, devrait avoir sur elle de la naloxone », Dr Roneet Lev, médecin urgentiste et ancien médecin-chef de l’Office of National Drug Control Policy (ONDCP) de la Maison-Blanche (ONDCP), a déclaré dans un communiqué. « Le seul endroit sûr pour obtenir des médicaments est la pharmacie. »

Selon les données préliminaires du CDC, le nombre total de décès par surdose de drogue devrait dépasser les 100 000 en 2021, ce qui représente une augmentation de 28 % entre avril 2020 et avril 2021.


 

 


lundi 3 janvier 2022

L'Université d'État de Californie considère abandonner les tests standardisés comme critères d'admission

Si l’université d’État de Californie donnait suite à une recommandation de son conseil consultatif d’admission, cela signerait l’abandon des tests standardisés alors que les campus du réseau universitaire s’efforcent de diversifier ethniquement leurs campus.

Dans cette photo d’archive du 15 août 2017, des étudiants traversent un portail du campus de l’Université de Californie à Berkeley

L’Université d’État de Californie est en passe de devenir le prochain grand réseau d’enseignement supérieur à éliminer définitivement les exigences d’admission sur la base de notes SAT et ACT — une décision qui risque de perturber davantage l’avenir des tests standardisés à un moment où des milliers de collèges et d’universités ont suspendu les exigences d’admission pendant la pandémie de coronavirus.

« Je suis très favorable à cela », a déclaré cette semaine le chancelier de l’Université d’État de Californie, Joseph Castro, alors qu’il s’exprimait sur l’élimination des exigences de test mentionnée pour la première fois par le Los Angeles Times. « Je veux juste que les gens sachent que je ne désire pas en tant que chancelier rendre l’accès à l’Université d’État plus difficile pour les étudiants. »

Le conseil d’administration devrait examiner en ce mois de janvier une recommandation rendue la semaine dernière par un conseil consultatif d’admission à l’échelle du réseau des campus universitaires de l’État visant à supprimer l’exigence de tests standardisés pour s’inscrire à l’université. Le conseil doit voter sur la recommandation en mars.

Si l’Université d’État de Californie éliminait ces conditions d’admission, elle rejoindrait l’Université de Californie, qui a approuvé l’année dernière un plan visant à supprimer progressivement les exigences liées aux tests SAT et ACT.

Rappelons que les tests standardisés ont été introduits au Royaume-Uni puis aux États-Unis par des penseurs de gauche qui estimaient à juste titre qu’ils aideraient à repérer des élèves talentueux dans la classe ouvrière jusqu’alors ignorés. Ces tests étaient et sont sans doute encore le meilleur ami que la classe ouvrière ait jamais eu. Il semble désormais que la race comptera davantage dans la sélection des étudiants.

Le réseau de l’Université d’État de Californie est composé de 23 campus où se répartissent 414 000 étudiants et 44 000 professeurs et membres du personnel. Ce réseau ne doit pas être confondu avec celui de l’université de Californie est une université américaine qui comprend dix campus situés dans l’État de Californie et accueille 200 000 étudiants et emploie 150 000 personnes.

Source


Trudeau : « est-ce qu'on tolère les gens » farouchement opposés à se faire vaccinés anti-Covid ?

Extrait d’un entretien très complaisant de Julie Snyder avec le Premier ministre Justin Trudeau à la Semaine des 4 Julie au sujet des personnes opposées à la vaccination le 17 septembre 2021. 

Dans cet extrait, Justin Trudeau se demande si en tant que leader, en tant qu'État on va encore tolérer les gens opposés à la vaccination.

À l’époque (mi-2021), un article de Macleans nous apprenait que « La personne typique “hésitante au vaccin” est une Ontarienne de 42 ans qui vote pour les libéraux : sondage Abacus… » Mais Trudeau n’hésite pas à faire des amalgames insultants et grossiers envers ceux qui sont farouchement opposés aux vaccins, ils ne croiraient pas dans la Science, ils seraient souvent misogynes, racistes, extrémistes, etc. 

En outre, Trudeau n’hésitait pas à parler bien haut de pandémie des non-vaccinés. Si le nombre des non-vaccinés hospitalisés était, en effet, plus important en septembre alors que la pandémie connaissait un creux et ne représentait pas un souci hospitalier majeur, on sait ce que cela est advenu depuis : il y a depuis des semaines nettement plus de doublement vaccinés hospitalisés que de non-vaccinés (et simplement vaccinés) admis à l’hôpital.

Ce carnet ne s’oppose bien sûr pas à ce que les personnes qui le veulent se fassent vacciner (plus particulièrement les personnes fragiles), mais il s’oppose à la vaccination obligatoire (plus particulièrement des enfants) et il rappelle que la vaccination — plus particulièrement face à une maladie qui est relativement peu mortelle comme la Covid — doit être librement consentie. Enfin, il regrette que l’obsession apparente autour des vaccins considérés comme la seule solution, la panacée, fasse oublier la recherche et l’utilisation de traitements précoces. 

Enfin, contrairement à ce que dit Trudeau il n’est pas évident que « oui, on va s’en sortir de cette pandémie par la vaccination », car l’efficacité des vaccins s’étiole rapidement (d’où les rappels de vaccination). Il est au moins aussi probable que l’on s’en sorte par une immunisation massive par l’intermédiaire d’un variant très contagieux comme Omicron et par le fait que nous allons apprendre à vivre avec un virus devenu endémique et traitable au cas par cas (un peu comme l’on traite les autres maladies respiratoires).

Dre Alice Desbiolles : « Le Sars-CoV-2 n'est pas un bon candidat à l'éradication » par la vaccination

Voir aussi

L'Ontario signale une efficacité négative des vaccins après 2 doses contre omicron : « Inoculation de 2 doses de vaccin anti-COVID-19 ne protège à aucun moment de l'infection à Omicron ». Après la 2e dose, l'efficacité vaccinal est de - 38 % à 120-179 jours et de -42 % à 180-239 jours. Cela signifie que les doubles vaccinés sont plus susceptibles d'être infectés que les non-vaccinés.


Le vaccinologue belge Geert Vanden Bossche explique ses réticences quant à la vaccination massive (surtout des enfants mais pas uniquement) à l'aide de vaccins non stérilisants pendant la pandémie et pourquoi alors la fameuse « immunité de groupe » ne pourrait jamais être atteinte, bien au contraire !

dimanche 2 janvier 2022

La religion woke, une taxonomie

Alors qu’il lisait le nouveau livre de John McWhorter (Woke Racism, Racisme woke : comment une nouvelle religion a trahi l’Amérique noire), Michael Shellenberg été surpris de découvrir de nombreuses similitudes entre le racisme woke et l’environnementalisme apocalyptique. 

Ces idéologies proposent un péché originel comme cause des maux actuels (par exemple, l’esclavage, la révolution industrielle). Chacun a des démons coupables (par exemple, des Blancs, des « négationnistes du climat », etc.), des victimes sacrées (notamment des Noirs, des insulaires pauvres) et ce que McWorther nomme les élus (les militants de BLM, Greta Thunberg, etc.). Et chacun a un ensemble de tabous qu’il ne faut impérativement pas prononcer (par exemple, dire « Toutes les vies comptent », critiquer les énergies renouvelables, etc.) et des rituels de purification (s’agenouiller/s’excuser, acheter des compensations de carbone, etc.)

Shellenberg voit également des parallèles entre le racisme woke, l’environnementalisme apocalyptique et la victimologie, qu’il décrit dans son dernier livre San Fransicko comme une religion complète avec la vision métaphysique (essentialiste) selon laquelle les gens peuvent être classés comme victimes ou oppresseurs, selon la nature de leur identité ou de leur expérience.

Shellenberg a contacté son ami, Peter Boghossian, un philosophe qui a récemment démissionné de son poste à l’Université d’État de Portland en réponse à la répression wokiste, et d’autres experts de différents mouvements woke, et ensemble ils ont construit une taxonomie de la religion Woke (ci-dessous). Elle comprend sept domaines thématiques (racisme, changement climatique, les trans, criminalité, maladie mentale, drogue et sans-abrisme) couverts par Woke Racism, Apocalypse Zéro, San Fransicko, les recherches de Peter Boghossian et les écrits d’autres critiques du wokisme. Et il recoupe dix catégories religieuses (péché originel, diables coupables, mythes, victimes sacrées, les élus, croyances surnaturelles, faits tabous, paroles taboues, rites purificatoires, discours purificatoire).

La taxonomie ci-dessous identifie les mythes courants et les croyances surnaturelles. Elle permet d’expliquer pourquoi tant de gens continuent d’adhérer à ces idéologies, malgré des preuves accablantes qu’elles sont fausses.

Racisme
Péché originel 
  • L’esclavage
Démons coupables 
  • Les blancs
  • La police
    Mythes 
    • La guerre d’indépendance des États-Unis a été livrée pour assurer le maintien de l’esclavage.
    • Le racisme systémique est la cause de toutes les inégalités raciales et la seule explication possible aux différences de résultats entre les groupes raciaux.
    • La réussite des Asiatiques s’explique par leur collaboration à la suprématie blanche.
    • Les émeutes et les pillages sont des actes politiques.
    • On parle trop peu de l’esclavage et de l’histoire du racisme.
    Victimes sacrées 
    • Les noirs
    • Les autochtones
    • Les non-Blancs
    Les élus 
    • Coates, Kendi, Di Angelo
    • Black Lives Matter (Les Vies noires importent)
    • Les théoriciens de la critique de la race
    Croyances surnaturelles 
    • Les mathématiques sont racistes
    • L’emprunt par les Blancs d’éléments culturels d’autres cultures est du vol (« l’appropriation culturelle »).
    • La culture importe peu.
    • Le racisme n’a pas baissé.
    • Les blancs en vie sont responsables des torts infligés par des blancs morts.
    • Parler ou se taire équivaut à de la violence.
    Faits tabous 
    • Le racisme est en déclin.
    • La société accepte davantage les couples interraciaux.
    • La richesse des noirs augmente. 
    • L’obsession racialiste peut empirer le racisme.
    • La Loi sur les droits civiques de 1964 a mis fin au racisme systémique.
    • La police ne tue pas les hommes noirs désarmés en plus grande proportion que ceux des autres races.
    • Le succès des Asiatiques est dû au travail acharné et à leurs diplômes.
    Paroles taboues 
    • « Racisme à rebours » (inversé/anti-blanc)
    • « Agir comme un blanc »
    • « Toutes les vies importent »
    Rites purificatoires 
    • Réparations, discrimination positive, préférence raciale
    • Génuflexion 
    • Utiliser les expressions approuvées
    • Excuses publiques
    • Des Blancs qui se taisent
    • Demander aux étudiants ou aux employés de se diviser sur la base de leur race
    • Les formations diversitaires
    • Des blancs qui confessent leur racisme
    • Annoncer publiquement sa race.
    Paroles purificatoires 
    • « BIPOC » (non Blancs, Noirs, Autochtones et personnes de couleur)
    • « Latinx »
    • « Personnes de couleur »
    • Mettre une majuscule à Noir, mais une minuscule à blanc
    • « Centrage » [Centrer les personnes de couleur signifie donner le contrôle des ressources aux communautés de couleur et leur faire confiance pour utiliser les ressources à bon escient pour obtenir les meilleurs résultats.]
    • « Intersectionnalité »

    Changement climatique

    Péché originel 
    • L’utilisation des combustibles fossiles
    • La révolution industrielle
    • L’agriculture moderne
    • Le développement occidental.
    Démons coupables 
    • Total, BP, Exxon, etc. (l’industrie pétrolière)
    • “Les négationnistes climatiques”
    • Monsanto
    • Les frères Koch
    • Les entreprises.
      Mythes 
      • Le climat de la Terre était plus sûr par le passé
      • Le changement climatique cause des catastrophes naturelles plus mortelles et plus coûteuses
      • Le changement climatique est la principale cause de la forte intensité des feux de forêt.
      • On parle trop peu du changement climatique
      • L’énergie renouvelable suffira à alimenter le monde en énergie.
      Victimes sacrées 
      • Les agriculteurs de subsistance
      • Les Maldives, Tuvalu et les autres petits États insulaires
      • Les jeunes
      • Les habitants du Bangladesh
      • Le « Sud ».
      Les élus 
      • Les militants, journalistes et experts du climat
      • Les officiels de l’ONU
      • Greta Thunberg
      • Vandana Shiva
      • Thomas Malthus.
      Croyances surnaturelles 
      • Le changement climatique causera l’extinction des humains
      • L’homme est responsable de la 6e extinction de masse
      • L’étude des « points de bascule » est scientifique
      • La prospérité ne dépend pas d’une utilisation importante d’énergie
      • La prospérité n’est pas nécessaire au bonheur
      • L’agriculture bio peut nourrir la planète entière tout en protégeant la nature.
      Faits tabous 
      • Les décès dus à des catastrophes naturelles ont baissé de 90 % depuis 1900
      • L’énergie renouvelable ne peut alimenter un monde qui dépend d’une énergie abondante.
      • Les émissions déclinent dans le monde développé et pourraient bientôt atteindre un sommet et commencer à baisser au niveau mondial.
      • Les surplus alimentaires augmentent.
      • Certaines politiques climatiques nuisent aux pauvres et augmentent les émissions de GES.
      • L’énergie nucléaire est propre, sûre et efficace avec de nombreux effets secondaires bénéfiques.
      • L’énergie renouvelable est sale à produire et à distribuer.
      • La prospérité (sans inflation) est une conséquence du passage à des combustibles meilleur marché à forte énergie, pas à des combustibles plus chers et à moindre énergie.
      Paroles taboues 
      • « Le nucléaire est l’énergie la plus verte » (a le moindre impact sur l’environnement)
      • « La fracturation [fracking] réduit les émissions de carbone »
      • Le développement économique l’emporte sur l’impact du changement climatique
      • « Les renouvelables nuisent à l’environnement »
      • « La prospérité est une bonne chose »
      • « Nous n’avons jamais été autant en sécurité ».
      Rites purificatoires 
      • Compensations de carbone
      • Marcher, faire du vélo, prendre les transports en commun
      • Crédits d’énergie renouvelable
      • Taxes carbone
      • Réparations climatiques
      • Conférences climatiques
      • Manifestation militante à la Extinction Rebellion
      • Recyclage.
      Paroles purificatoires 
      • « Renouvelables »
      • « Bio »
      • « Causé par le climat » (par exemple sécheresse, désastre)
      • « Durable »
      • « Zéro émission nette »
      • « Zéro carbone »/« Empreinte carbone négative ».

       


      Les Trans

      Péché originel 
      • Le spectre sexuel ou du genre réduit à simplement deux sexes ou genres.
      Démons coupables 
      • Les gens qui pensent que le sexe est déterminé par la biologie
      • Les adversaires à l’imposition légale d’utiliser les pronoms trans
      • Les « TERFs » (féministes qui estiment que les luttes trans invisibilisent les luttes pour les droits des femmes).
      • Les gens qui refusent que des hommes qui se disent femmes puissent participer à des épreuves sportives féminines.
      Mythes 
      • Les hommes et les femmes trans sont identiques à des hommes et des femmes biologiques.
      • La violence à l’encontre des trans augmente, disproportionnée et due au fait que les victimes sont trans.
      Victimes sacrées 
      • Les trans
      • Les non-binaires.
      Les élus 
      • Les militants trans
      • Les organismes qui défendent les trans (GLAAD, HRC, ACLU).
      Croyances surnaturelles 
      • Les inhibiteurs de puberté (des hormones) et la chirurgie peuvent changer le sexe biologique
      • Une personne peut immédiatement changer de sexe en se déclarant simplement être du sexe opposé ou non-binaire.
      Faits tabous 
      • L’acceptation sociale des transsexuels est plus grande de nos jours
      • Les enfants qui se disent trans ou qui passent par une phase de dysphorie de genre bénéficient de l’implication de leurs parents.
      • L’activisme trans peut nuire aux enfants qui se disent trans ou qui passent par une phase de dysphorie de genre
      • Beaucoup d’enfants qui se disent trans passent en réalité par une phase de dysphorie de genre
      • Nombre de personnes qui dé-transitionnent disent qu’elles auraient voulu qu’il y ait eu davantage d’obstacles à leur « transition ».
      • La dysphorie de genre est parfois corrélée à des troubles mentaux. 
      • Il y a peu de preuves que la transition permet de réduire le risque de suicides.
      Paroles taboues 
      • « La biologie influence fortement le genre »/« Le sexe influence le genre »
      • « La dysphorie de genre est réelle »
      • « Détransitionneurs »
      Rites purificatoires 
      • Annoncer ses pronoms
      • Instruire les gens sur les transsexuels
      Paroles purificatoires 
      • « Cis- »
      • « La parole est violence »
      • « Le silence est violence »
      • « Les femmes trans sont des femmes » [c.-à-d. les hommes qui se disent femmes sont des femmes].



      Le crime

      Péché originel 
      • La propriété privée
      • Le capitalisme
      Démons coupables 
      • La police
      • Les gardes de prison
      • Les capitalistes
      Mythes 
      • Il existe un grand nombre de meurtres injustifiés de noirs désarmés tués par la police
      • Le crime n’augmente pas dans les villes progressistes (de gauche/libérales)
      • Les noirs tués par des policiers sont sacrés, mais les noirs tués par d’autres noirs ne le sont pas
      • La police prend sa source dans les patrouilles esclavagistes.
      Victimes sacrées 
      • Les personnes incarcérées
      • Les noirs
      • Les criminels.
      Les élus 
      • Les procureurs de district (DAs) progressistes
      • Black Lives Matter 
      • George Soros.
      Croyances surnaturelles 
      • Les prisonniers ne sont pas coupables, le système l’est.
      • Les prisons et autres maisons d’arrêt ne sont pas nécessaires.
      Faits tabous 
      • La police réduit le crime et prévient l’incarcération
      • L’« effet Ferguson », à savoir que les émeutes anti-police aboutissent à un retrait de la police et encouragent les criminels, est réel
      • L’activisme anti-police nuit aux noirs
      • La plupart des noirs s’opposent au définancement de la police
      • Trente fois plus de noirs sont tués par des particuliers (non-policiers) que par la police
      • Le tabou entourant la coopération avec la police et les procureurs rend plus difficile le travail de la justice contre les criminels.
      Paroles taboues 
      • « Toutes les vies comptent »
      • « La violence des noirs contre les noirs ».
      Rites purificatoires 
      • Définancer/abolir la police
      • Dé-incarcération
      • Décriminaliser le vol.
      Paroles purificatoires 
      • « Engagé dans la justice » [Avoir eu des interactions avec la justice pénale en tant qu’accusé.]
      • « L’État carcéral »
      • « L’État policier »
      • « Le complexe carcéral industriel » (voir Journal de Montréal)



      Maladies mentales

      Péché originel 
      • La psychiatrie
      • L’invention de la maladie mentale
      • Les Lumières
      Démons coupables 
      • Les psychiatres
      • Les philosophes des Lumières
      Mythes 
      • La philosophie des Lumières a conduit à la médicalisation des personnes neuroatypiques.
      • Les psychiatres ne veulent pas venir en aide aux gens, ils veulent les dominer que ce soit par des médicaments ou des thérapies.
      Victimes sacrées 
      • Les neuroatypiques
      • Les non-conformistes
      Les élus 
      • Les défenseurs des malades mentaux
      • Michel Foucault
      • Thomas Szasz
      • R.D. Laing
      Croyances surnaturelles 
      • Les maladies mentales n’existent que pour stigmatiser les personnes neuroatypiques.
      • Les malades mentaux devraient être libres de se soigner seuls comme bon leur semble.
      Faits tabous 
      • Les malades mentaux qui ne suivent pas de traitement sont nettement plus violentes que les autres.
      • De nombreuses personnes souffrant de maladies mentales disent que des traitements médicamenteux imposés sans leur consentement leur ont été bénéfiques.
      Paroles taboues 
      • « Certains malades mentaux ont besoin de traitements médicamenteux imposés sans leur consentement ».
      Rites purificatoires 
      • Fermer les hôpitaux psychiatriques
      • Exiger la libération des malades mentaux des hôpitaux psychiatriques.
      • Créer des centres de santé mentale communautaires entièrement bénévoles. 
      • Exiger que la police n’arrête pas les personnes affligées de maladie mentale quand elles enfreignent la loi.
      Paroles purificatoires 
      • « Neuroatypiques »
      • « Ordinaires » [péjoratif pour les personnes normales], « Normies » [« normaleux »]


      La drogue

      Péché originel 
      • La prohibition des drogues
      • La stigmatisation des états de conscience altérés.
      Démons coupables 
      • Les prohibitionnistes
      • La police.
      Mythes 
      • La plupart des personnes en prison y sont pour des infractions non violentes relatives aux drogues
      • On peut libéraliser, décriminaliser et normaliser les drogues addictives sans augmenter de manière important la dépendance aux drogues.
      Victimes sacrées 
      • Les personnes droguées.
      Les élus 
      Croyances surnaturelles 
      • La décriminalisation ou la légalisation des drogues est la clé pour éviter la dépendance et les surdoses.
      Faits tabous 
      • La libéralisation, la décriminalisation et la normalisation des drogues augmentent la consommation de drogues et la dépendance
      • De nombreux anciens toxicomanes attribuent leur désintoxication à leur arrestation.
      Paroles taboues 
      • « Les drogués qui enfreignent la loi doivent être arrêtés et choisir entre la prison ou une cure de désintox ».
      Rites purificatoires 
      • Distribuer des seringues propres
      • Fournir des services aux drogués sans abri.
      • Distribuer du Narcan, de la naloxone.
      Paroles purificatoires 
      • « Trouble de consommation de substances »

      Les sans-abri

      Péché originel 
      • Le capitalisme
      • La propriété privée.
      Démons coupables 
      • Les politiciens qui ferment les lieux de marché libre de la drogue (les « camps de sans-abri »).
      • La police.
      Mythes 
      • L’itinérance et le sans-abrisme sont causés par la pauvreté et des loyers trop chers.
      Victimes sacrées 
      • Les sans-abri.
      Les élus 
      • Les défenseurs des sans-abri
      • Les fournisseurs de services aux sans-abri.
      Croyances surnaturelles 
      • Les gens qui ne peuvent se payer un loyer et qui ne souffrent pas de maladie mentale ou de dépendance aux drogues décident tout bonnement de vivre sous la tente ou sur le trottoir.
      • Rappeler que les sans-abri sont souvent drogués ou atteints de maladie mentale causerait de la violence contre ceux-ci.
      • La plus grande partie de la violence envers les sans-abri serait due aux gens qui ne sont pas sans-abri.
      • La violence envers les sans-abri augmente.
      Faits tabous 
      • L’augmentation du nombre de sans-abri ne peut s’expliquer par un traumatisme ou la maltraitance lesquels ont baissé depuis des décennies.
      • La plupart des sans-abri sont sans abri à cause de leur dépendance aux drogues ou d’une maladie mentale non traitée.
      • Fournir d’abord un logement permet la toxicomanie.
      • Les défenseurs des sans-abri ont limité le financement des abris, aggravant le sans-abrisme.
      Paroles taboues 
      • « Un logement subventionné devrait être soumis à l’abstinence du bénéficiaire ».
      • « Les gens ont droit à un abri, pas à un logement »
      Rites purificatoires 
      • Logement gratuit sans condition
      • Accroître les activités de sensibilisation des sans-abri
      • Défendre le droit des gens à camper dans les espaces publics.
      Paroles purificatoires 
      • « Les délogés » 
      • « Les sans-logements »
      • « Les gens qui vivent le sans-abrisme »