Régis Debray, écrivain et médiologue, sur France-Culture ce 9 novembre 2010.
Auteur de Éloge des frontières (éd. Gallimard)
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Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Raouf Ayas, du journal Famille Québec, a interviewé Émile Robichaud, professeur et directeur d'école durant plus de cinquante ans. Pour ce qui est du chapitre de la communion, pas l’ombre d’une condamnation dans notre choix. Mais plutôt une volonté de donner une chance à ce texte d’entrer dans les écoles où un débat sur la religion, aurait pu mal évoluer et provoquer quelques dérives, s’il était reçu comme imposé.
Plutôt que d’ouvrir sur la démonstration d’une cérémonie strictement catholique, nous nous sommes dit qu’il serait peut-être plus riche et plus large de laisser s’ouvrir le débat dans les classes : chaque élève, suivant sa confession, pourrait exprimer de quelle façon il trouve les outils pour se tenir debout face aux épreuves qu’il rencontre.
Le six novembre dernier, Alexandre Gemme, un élève de secondaire quatre à Granby, a signé une réplique à mon texte paru récemment dans La Voix de l’Est. Puisque j’ai été personnellement critiqué et qu’il s’agit d’un débat d’envergure nationale, je tiens à répondre à mon détracteur.
M. Gemme m’accuse d’être « mal informé ». Outre le fait que je suis attentivement ce dossier depuis plusieurs années, j’ai moi-même eu à subir le cours d’Éthique et culture religieuse au secondaire, au Collège Français de Longueuil. Le pédagogue, M. Michaud, affirmait catégoriquement que tous les religieux ont le même Dieu (et c’est ce qu’il fallait répondre à l’examen). Cela n’est pas simplement « être tolérant », c’est une prise de position théologique, et imposer de telles positions dépasse le mandat du gouvernement. [Note du carnet : voir extrait de manuel ECR, « Un Dieu, trois religions »]
Après le secondaire, je me suis procuré plusieurs livres traitant des diverses religions, et j’ai commencé à lire la Bible et le Coran. Je me suis vite aperçu que ce que l’on m’avait enseigné était carrément faux, ou plus précisément que les grandes religions n’ont pas toutes le même message, qu’il existe des divergences énormes entre elles, et qu’elles ne sont pas, selon leur doctrines respectives, équivalentes.
M. Gemme me fait la leçon en disant que « ce cours est loin d'être une menace à notre identité ». C’est curieux, car Fernand Ouellet, un des pères de ce cours, voit les choses de la manière inverse. Dans un article académique portant sur ce sujet, il affirmait éhontément en 2002 qu’« il faut apprendre à ébranler la suffisance identitaire » des jeunes. Très rassurant pour l’avenir de notre pays isolé sur ce continent ! Souvenons-nous qu’à Montréal, dans un cours d’ECR, l’enseignant a fait redessiner le fleurdelisé sans croix à sa classe pour le rendre « plus inclusif » !
Cet élève scande également que le cours d’ECR « n'a pas été dénoncé par tous les segments de la société ». Il n’y a pourtant rien à redire au consensus social : conservateurs et progressistes, croyants et incroyants, quasiment tous les citoyens s’accordent sur le principe selon lequel l’État n’a pas à imposer des cours de religion.
M. Gemme demande : « Avons-nous oublié de demander à notre belle jeunesse ce qu'elle en pensait ? » Je réponds que la présence d’une dizaine de groupes étudiants contre l’ECR sur Facebook démontre suffisamment bien que ce cours tendancieux ne fait pas l’unanimité auprès des jeunes.
Cet élève loue pompeusement ce cours en argumentant qu’il est basé sur « l'ouverture envers les autres cultures et façons de penser ». Cela explique sans doute pourquoi un cahier d’ECR pour le secondaire deux des éditions Lidec présente une fille en niqab en classe, avec un contexte qui laisse comprendre que cela serait tout à fait acceptable. Face à telle propagande, tout le monde conviendra que l’ouverture n’est pas toujours une vertu, et que les parents font bien de rester sur leurs gardes.
Clément Barbeau Vermet
Étudiant en Histoire et Civilisation
Cégep de Sherbrooke
Nombre d'élèves ayant étudié jusqu'en fin du secondaire belge à Schola Nova : 35.
Ces élèves ont réussi entre 15 et 18 ans l'un des examens mentionnés ci-dessous leur permettant de poursuivre leurs études dans les orientations de leur choix.
Soit :
- l'examen du jury central supérieur général organisé par la Communauté française de Belgique (CESS) (28 % des élèves) ;
- l'examen d'admission aux études supérieures organisé par les universités (UCL, ULB, ULg ou St Louis) (69 % des élèves) ;
- l'examen du Baccalauréat International (IB) après deux années de préparation (3 %).
Jusqu’à présent, tous les élèves ayant terminé leurs études à Schola Nova ont réussi l’une ou l’autre épreuve et ont commencé leurs études supérieures à l’âge habituel ou même avant.
Nombre d'anciens élèves ayant déjà terminé leurs études supérieures : 12
Diplômes obtenus : Philologies classique & romane, ingénieur en gestion, bio-ingénieur, ingénieur industriel, licence ou maîtrise en droit, traduction et interprétation (ISTI et Marie Haps), premier prix, maîtrise en musique (conservatoire royal).