dimanche 21 septembre 2025

Le complotisme de la gauche progressiste

Cette semaine, trois affaires ont mis en lumière l’incapacité du camp dit progressiste à voir le réel et admettre ses erreurs. Au point de basculer dans la théorie du complot ?

Cette semaine a été marquée par différents événements venant bousculer la vision du monde du camp progressiste et remettant en cause le récit qu’il fait de notre époque. Pourtant, celui-ci a refusé à chaque fois de se soumettre au moindre examen critique, criant à la manipulation et rejetant ses responsabilités sur des figures présentées à la fois comme maléfiques et toutes puissantes. Quitte à flirter avec les théories du complot.

Commençons par l’affaire France Inter. La révélation des propos tenus par Thomas Legrand et Patrick Cohen avec des cadres du Parti socialiste a mis en lumière de manière éclatante l’instrumentalisation de l’audiovisuel public par les journalistes de gauche. Ainsi que leur hégémonie au sein d’un média financé par le contribuable. Après la suspension de Thomas Legrand, on pouvait espérer que les médias publics procéderaient enfin à leur autocritique. Au lieu de cela, le directeur éditorial de Radio France a vu derrière l’affaire la main d’un certain Vincent Bolloré. Et peu importe si le magazine L’Incorrect, qui a diffusé l’enregistrement, n’a aucun lien avec « la galaxie Bolloré ». 

Le deuxième événement, le plus tragique, a été l’assassinat de l’influenceur trumpiste Charlie Kirk en plein meeting d’une balle dans le cou. Très vite, il n’a fait guère de doute que celui-ci avait été visé mortellement pour des raisons idéologiques par un individu proche des idées de la gauche radicale. Le camp progressiste allait-il enfin prendre ses distances avec le wokisme et dénoncer la dérive politique de certaines universités américaines ? Il n’en fut rien. On tenta même une nouvelle fois de faire porter le chapeau au camp conservateur. C’est Libé qui a fait sa une avec Donald Trump l’accusant de propager la violence. C’est la journaliste Marion Van Renterghem qui soulignait sur X : « L’assassin de Charlie Kirk est le fils d’une famille Républicaine, Trumpiste, conservatrice, Blanche, chrétienne, totale Maga. » Oubliant de préciser que des messages « antifascistes » avaient été retrouvés sur les munitions de l’assassin…

Enfin, en Angleterre, le succès (plus de 100 000 manifestants, voir la vidéo du quotidien de gauche The Guardian ci-dessous) de la grande marche pour la liberté d’expression, à l’initiative de l’activiste nationaliste Tommy Robinson, a confirmé la révolte d’une partie des Européens contre l’immigration de masse et le politiquement correct. Mais pour certains observateurs, ces manifestations étaient avant tout le fruit de l’argent russe !



Bolloré, Trump, Poutine : la trinité diabolique du camp progressiste. Tous trois sont des personnages très différents : Poutine mène une guerre en Ukraine quand Trump a été élu démocratiquement tandis que Bolloré a simplement eu l’outrecuidance de bousculer l’hégémonie médiatique de la gauche. Cependant, pour une certaine bienpensance, il suffit de prononcer l’un de ces trois noms pour clore tout débat. C’est la nouvelle reductio ad Hitlerum. Tous trois se voient prêter une influence démesurée. Comme si à eux seuls, ils pouvaient configurer une réalité hostile. Faut-il vraiment voir leur ombre derrière chaque événement ? En vérité, l’obsession des progressistes pour ces trois personnages révèle que l’accusation de complotisme souvent proféré par le centre et la gauche à l’égard des partis dits populistes mérite peut-être d’être retournée. Le parti du déni a cédé la place à celui du conspirationnisme mondain.

Québec songe à réduire les prestations d’aide sociale données aux « réfugiés »

« Non, je ne ferme pas la porte », a déclaré la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action
communautaire Chantal Rouleau (ci-contre) à l’entrée du conseil des ministres mercredi.

Lorsqu’une journaliste lui a demandé si elle comptait réduire les prestations d’aide sociale des nombreux demandeurs d’asile, elle a également répondu qu’« on est en train de réfléchir et de travailler sur des façons de faire pour mieux équilibrer » les dépenses consacrées à ce poste.

En juin, le ministre de l’Immigration Jean-François Roberge brandissait cette solution, dans l’éventualité où le nouveau gouvernement Carney ne répondrait pas aux demandes du Québec de réduction de l’immigration temporaire. « Je ne peux pas l’exclure […] si Ottawa ne fait pas le travail, qu’on soit obligé de revoir le panier de services », disait le ministre en marge de l’annonce de la planification de l’immigration au Québec pour 2026-2029.

« Le statu quo n’est pas tenable ni pour les services publics ni pour les finances publiques. Je pense aux Québécois là-dedans qui disent qu’ils habitent ici, qu’ils payent des impôts et qu’ils ont de la misère à voir leur médecin, que mon fils ou ma fille est dans une classe d’enseignement modulaire, qu’il n’a pas d’enseignant légalement qualifié, que c’est pas leur plan A… On doit avoir une équité pour les Québécois », plaidait-il.

Remue-méninges

La question est restée en délibéré durant l’été. Mais à la suite d’un remue-méninges tenue au gouvernement avant le remaniement ministériel pour déterminer la feuille de route de la dernière année du mandat caquiste, elle est revenue de l’avant.

En matinée, François Legault a d’ailleurs été questionné sur la position difficile de la CAQ dans les sondages – loin derrière le Parti québécois et le Parti libéral. « On veut, avec l’équipe que j’ai nommée, poser des gestes concrets et arriver avec des résultats dans les prochains mois », a dit le premier ministre. Il a énuméré ses priorités : réduire le fardeau fiscal, donner un traitement-choc à la bureaucratie, améliorer la sécurité des Québécois et « réduire le nombre d’immigrants temporaires à Montréal et Laval ». Ce sont ces gestes concrets qui vont, croit-il, changer l’image que les Québécois ont de lui et de son gouvernement.

L’automne dernier, l’idée de couper les chèques d’aides sociales des demandeurs d’asile avait pourtant été exclue par la CAQ. Une réduction du chèque d’aide sociale, « ce n’est pas quelque chose que l’on considère actuellement », a disait M. Legault.

En 2024, plus de 500 millions de dollars en aide sociale ont été versés aux demandeurs d’asile. 

samedi 20 septembre 2025

Exil des chrétiens d’Orient : une fatalité ?

Les paroles apaisantes du nouvel homme fort de Syrie, Ahmed al-Chaara, ne suffisent pas à rassurer. Sans sécurité, les communautés chrétiennes seront tentées plus que jamais par l’exode. Un texte par Benjamin Blanchard,  directeur général de SOS Chrétiens d’Orient.

Au début de l’été, j’étais en Syrie. C’était ma première visite dans ce pays depuis la révolution qui a vu, en décembre 2024, la victoire et l’arrivée au pouvoir de djihadistes. Je suis arrivé quelques jours après l’attentat de l’église Saint-Élie de Damas. Le dimanche 22 juin dernier, souvenons-nous, un djihadiste a fait sauter sa ceinture d’explosifs en pleine messe, laissant derrière lui 25 morts, plus de 60 blessés et une église largement endommagée.

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

Pour les chrétiens de Syrie, ce lâche attentat est particulièrement douloureux et inquiétant. Jamais, même au plus fort de la guerre, ils n’avaient connu un tel drame. Dans son sermon à l’occasion des funérailles des victimes, le patriarche d’Antioche des Grecs orthodoxes, Jean X, n’a pas manqué de le rappeler. Il a surtout vivement demandé « la sécurité et la paix » pour tous les Syriens et, parmi eux, pour les chrétiens. Parce que sans sécurité, ces derniers ne pourront faire face aux multiples groupes djihadistes qui pullulent dans le pays, sèment la terreur et cherchent à les faire partir de Syrie. « Les Alaouites à la mer, les chrétiens à Beyrouth », clamait-on déjà dans les manifestations il y a presque quinze ans.

Les paroles apaisantes du nouvel homme fort de Syrie, Ahmed al-Chaara, ne suffiront pas à rassurer. Sans sécurité, à Damas, à Alep ou Homs, au sein des communautés chrétiennes, largement affaiblies par l’émigration, la tentation de l’exil se posera plus que jamais. Et derrière elle, celle de la disparition définitive des chrétiens d’Orient…

Mon propos semble excessif ? Il ne l’est pas. D’un point de vue purement arithmétique, le constat est déjà plus qu’alarmant : les chrétiens d’Orient sont de moins en moins nombreux sur les terres qui ont vu naître le christianisme.

Trois exemples. En Syrie, avant la guerre, les chrétiens étaient 1,5 million. Ils ne sont plus qu’entre 400000 et 700 000… En Irak, on compte aujourd’hui entre 150 000 et 180 000 chrétiens, installés principalement dans la région autonome du Kurdistan irakien. Ils étaient 1,2 million il y a vingt-cinq ans. Enfin, au Liban, s’il n’existe pas de chiffres fiables, force est de constater que le poids démographique des chrétiens s’érode un peu plus chaque année. La pauvreté, les guerres, les persécutions sont passées par là, avec comme conséquence, notamment, l’exil, l’arrachement à la terre natale pour de nombreuses familles. L’histoire montre d’ailleurs que ce n’est pas la première fois que les chrétiens de ces contrées orientales sont forcés au départ définitif. Ainsi, à partir de 1915, des centaines de milliers d’Arméniens fuient leurs génocidaires turcs et fondent une puissante diaspora partout dans le monde. Plus récemment, il y a seulement deux ans, l’Artsakh a été vidé, en quelques jours, de toute sa population chrétienne.

Aujourd’hui comme hier, la question de l’avenir des populations chrétiennes en Orient se pose. C’est pour cela que SOS Chrétiens d’Orient réunit, à Paris, le 11 octobre prochain, spécialistes, universitaires, diplomates, religieux mais aussi hommes et femmes de terrain, autour de la question suivante : l’exil des chrétiens d’Orient est-il une fatalité ?

Il s’agira de répondre, par des rappels historiques, des analyses géopolitiques, des témoignages, des exemples de chrétiens ayant fait le choix du retour dans leur pays d’origine, à cette question existentielle des chrétientés orientales. 


vendredi 19 septembre 2025

Les jeunes Américains font moins l’amour : deux études éclairent les causes


Le constat est clair : la vie sexuelle des jeunes adultes américains recule depuis deux décennies. Une étude montre que la baisse des fréquentations amoureuses (la formation de couple, le mariage) et la diminution de la consommation d’alcool expliquent l’essentiel du phénomène, bien plus que les écrans ou l’anxiété. Récemment, pour une seconde étude, le déclin du mariage expliquerait une bonne partie de la baisse.

Les jeunes adultes américains ont moins de rapports sexuels qu’il y a vingt ans. C’est le constat d’une étude publiée dans le Journal of Marriage and Family, qui s’est penchée sur les comportements intimes des 18-23 ans entre 2007 et 2017.

Alors que l’on avait souvent évoqué l’omniprésence des écrans, la pression économique ou encore l’anxiété des nouvelles générations pour expliquer cette tendance, l’enquête apporte des nuances. Les chercheurs ont suivi plus de 3 200 jeunes dans le cadre d’une vaste étude longitudinale et ont identifié les facteurs qui comptent vraiment.

Le premier est la baisse de la formation de relations amoureuses : moins de couples se créent à cet âge, et cela réduit mécaniquement les occasions de rapports sexuels. Autre facteur clé : la diminution de la consommation d’alcool. Moins de soirées arrosées signifie aussi moins de rencontres ou de désinhibitions favorisant l’activité sexuelle.

Les chercheurs pointent également le recul des revenus chez les jeunes adultes (plus particulièrement les jeunes hommes) ainsi que l’essor des jeux vidéo comme facteurs secondaires mais significatifs. Ensemble, ces éléments expliquent près des trois quarts du déclin observé.


L’étude montre aussi que, à l’échelle individuelle, entrer dans une relation de couple, fréquenter l’université ou consommer de l’alcool augmentent nettement la probabilité d’avoir une vie sexuelle active.

Ces résultats invitent à dépasser les clichés sur les « générations connectées » et à regarder plus largement l’évolution des modes de vie : précarité économique, sociabilités différentes, nouvelles habitudes de loisirs. Une mutation qui, selon les auteurs, redessine profondément la jeunesse américaine.

Selon une autre étude de Lyman Stone  publiée par l'Institute for Family Studies en janvier 2025, on a observé une augmentation de la proportion d'hommes hétérosexuels n'ayant eu aucune partenaire sexuelle féminine au cours de l'année écoulée, mais celle-ci s'explique principalement par une baisse du nombre d'hommes ayant eu une seule partenaire féminine, et dans une moindre mesure par une baisse du nombre d'hommes ayant eu deux partenaires féminines. La prévalence des hommes hétérosexuels ayant un grand nombre de partenaires sexuelles féminines n'a pas changé. Ainsi, ce que nous pouvons réellement observer, ce n'est pas qu'un petit nombre d'hommes ont des relations sexuelles avec de plus en plus de femmes, mais simplement que les hommes et les femmes ne parviennent pas à former des couples : la baisse la plus importante concerne les relations sexuelles entre personnes qui n'ont eu qu'un seul partenaire sexuel au cours de l'année précédente, c'est-à-dire les relations sexuelles approximativement monogames. Cela s'explique par le fait que l'un des principaux facteurs de la baisse de l'activité sexuelle est le déclin du mariage. Les personnes mariées ont plus de relations sexuelles, et pour la plupart des jeunes adultes, le mariage intervient plus tardivement, voire pas du tout. En conséquence, l'activité sexuelle est en baisse.

Humour — Désolé d'être là (Les Québécois de souche sont-ils de trop ?)

 

Dans le monde de la publicité

 

Créé par René Richard Cyr et Dominic Champagne, le spectacle se démarque des autres spectacles du Cirque du Soleil. Destiné à un public adulte.

 

mercredi 17 septembre 2025

Les prévisions démographiques trop optimistes de l'ONU

Ce qui est frappant et inattendu, c'est que le déclin de la fécondité s'accélère. Le rythme de la baisse mondiale a doublé entre les années 2000 et 2010, puis a encore doublé au cours de cette décennie, chutant en moyenne de près de 2 % par an. Dans de nombreux endroits, le taux de fécondité diminue beaucoup plus rapidement. Des niveaux qui auraient autrefois été inimaginables deviennent monnaie courante. La Corée du Sud affiche un taux de fécondité total inférieur à 1 depuis sept ans. Si cette tendance se maintient, sa population diminuera de plus de moitié en l'espace d'une seule génération.

De nombreux pays ont déjoué les prévisions des démographes, à l'instar de la Turquie. L'ONU pensait que les femmes thaïlandaises enregistreraient un taux de fécondité total de 1,2 en 2024. Le chiffre réel n'était que de 1. En Colombie, ils s'attendaient à un indice de fécondité de 1,63 et ne voyaient que 2,5 % de chances qu'il soit inférieur à 1,4. Mais l'agence nationale des statistiques estime que la Colombie est déjà passée sous ce seuil, avec 1,2 naissance par femme en 2023. Jesús Fernández-Villaverde, économiste à l'université de Pennsylvanie, pense que le taux de fécondité total de la Colombie pourrait avoir chuté à 1,06 en 2024. Moins de 2 millions de bébés sont nés en Égypte l'année dernière, un seuil qui ne devait pas être franchi avant 2100.

Seul un tiers environ de la population mondiale vit dans des pays où la fécondité est suffisamment élevée pour maintenir la croissance démographique, et même dans ces pays, les taux diminuent rapidement. L'Afrique produit certes encore beaucoup plus de nourrissons que la norme mondiale, mais elle ne fait pas exception à la règle d'un déclin plus rapide que prévu. Tout cela signifie que la population mondiale devrait atteindre son pic beaucoup plus tôt que ne le prévoyaient les experts, et à un niveau beaucoup plus bas. Au lieu d'atteindre 10,3 milliards d'individus en 2084, comme le prévoit actuellement l'ONU, elle pourrait cesser de croître dans les années 2050 et ne jamais dépasser les 9 milliards. À ce moment-là, la population mondiale commencera à diminuer, ce qui ne s'est pas produit depuis le XIVe siècle, lorsque la peste noire a décimé près d'un cinquième de l'humanité. 

Un pic démographique inférieur aux prévisions et un déclin plus imminent ont des implications considérables pour l'humanité. Il ne s'agit pas simplement d'une question de planification, même si la Banque mondiale, le FMI et de nombreux gouvernements s'appuient sur les statistiques de l'ONU pour cela. L'économie mondiale pourrait avoir du mal à faire face à une contraction démographique soutenue, même si les prophètes de malheur exagèrent probablement. L'équilibre international des pouvoirs, l'environnement, les structures sociales et politiques : tout cela risque d'être radicalement remodelé.


Brève : mise à jour de l'indice de fécondité en Israël pour 2024 et (1T2025)

En Israël, le taux de fécondité pour 2024 s'est élevé à 2,87 enfants/femme en Israël alors que cet indice en 2024 était de 

  • 1,33 au Québec, 
  • 1,24 au Canada, 
  • 1,62 en France, 
  • 1,29 en Suisse et 
  • 1,44 en Belgique.

L'indice synthétique de fécondité (nombre de naissances par femme) des femmes juives laïques israéliennes a eu tendance à augmenter au cours des 25 dernières années.

Indice de fécondité (enfants/femme) par religion 1er trimestre 2025 (entre parenthèses indice de l'année 2024) :

  •         Juifs 3,04 (3,06)
  •         Musulmans 2,62 (2,76)
  •         Chrétiens 1,57 (1,58)
  •         Druzes 1,69 (1,66)
  •         Non classés par religion 1,13 (1,13) 

Selon Yoram Ettinger, la croissance unique du taux de fécondité juif en Israël est attribuable à l’optimisme, au patriotisme, à l’attachement aux racines juives, à la solidarité communautaire, à une mentalité de pionnier et à une diminution du nombre d’avortements (34 % depuis 1990). 

Le Kazakhstan et Israël ont un indice synthétique de fécondité similaire, mais les moyens d'y parvenir sont différents. Au Kazakhstan, beaucoup de gens ont 3, 4 ou 5 enfants, mais rares sont ceux qui en ont plus de 5. En raison des Haredim (les ultra-orthodoxes), Israël compte une forte proportion de familles très nombreuses. 2,4 % des enfants sont le 9e enfants ou plus de leurs parents, contre 0,1 % au Kazakhstan.

Voir

En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec; 1,80 en France; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Québec — les naissances des francophones s’affaissent, celles des anglophones sont stables

Natalité au plus bas — La Presse de Montréal s'étonne des femmes tradis qui font des enfants dans une société « laïque »  [les valeurs québécoises !] 

Québec — les naissances des francophones s’affaissent, celles des anglophones sont stables

Alors que l'anglais comme seule langue d'usage demeure stable, voire augmente légèrement, le nombre de naissances des francophones s’affaisse rapidement ces dernières années.

 
Dans le graphique suivant, nous avons réparti les bilingues et trilingues de sorte que ceux qui, par exemple, disent utiliser le français et une autre langue différente que l'anglais soit comptés comme « français langue d'usage». Les bilingues ou trilingues qui connaissent le français et l'anglais sont répartis à égalité entre le "français langue d'usage" et "anglais langue d'usage".


mardi 16 septembre 2025

Netflix — Jihad Alexander Abdallah incarnera le roi suédois Gustave III

 

L'acteur Jihad Alexander Abdallah, dont les parents sont libanais, incarnera le roi suédois Gustave III (1746-1792) dans le nouveau film dramatique de Netflix Les de Fersen (The von Fersens) portant sur les intrigues de la cour du roi.

Trame annoncée : Le nouveau film romantique se déroule dans le Stockholm du XVIIIe siècle, en Suède. Il retrace la vie tumultueuse des personnages historiques Sophie et Axel de Fersen. Issus d'une des familles les plus influentes et nobles, les deux frères et sœurs sont rapidement devenus le couple incontournable de leur époque. Lorsque leur statut leur est retiré, ils se battent pour protéger l'avenir de leur famille et découvrent que l'amour pourrait être la clé pour le sauver.

Il semble que cette déchéance soit une licence artistique de plus. Car il n'existe aucune preuve à notre connaissance d'une déchéance ou d'une « annulation » du rang des Fersen par le roi. Leur influence a décliné plus tard, après l'assassinat de Gustave III en 1792. Axel de Fersen est célèbre pour son rôle de favori et d'intrigant auprès de la reine de France Marie-Antoinette. 


Enfin la fin de l'écologisme et le retour de l'écologie ?

Une enquête de l’institut Verian analysée par la Fondapol fait état d’une demande grandissante, dans l’opinion publique, d’une écologie enfin débarrassée de son carcan idéologique. Une mise au point bienvenue qu’il convient cependant d’approfondir.


L’étude publiée à la fin du mois d’août par l’institut Verian (ex-Kantar) et qui porte sur la perception qu’ont les Français de la religion des temps modernes : l’écologie ? Il faut l’espérer car les résultats qu’elle met en avant pourraient dessiller bien des yeux chez nos élites dirigeantes. « La principale leçon de cette étude, observe Dominique Reynié, directeur général de la Fondapol, qui en a assuré le commentaire, est de mettre en lumière un fait dont on sait l’existence mais qui reste pourtant négligé et peu traité : dans l’opinion publique française, une large adhésion à l’écologie cohabite avec un rejet massif de l’écologisme. » La nature, oui ; ceux qui s’en font les porte-parole, non.

Regardons le détail. L’étude devant être présentée à l’occasion des Rencontres des entrepreneurs de France (Ref), un accent particulier est mis sur le lien entre l’écologie et les entreprises. Lien passablement dégradé, les écologistes n’ayant que mépris pour l’entreprise, l’industrie, l’agriculture et pour tout ce qui, de manière générale, fonctionne et soutient une société. Bonne surprise, cette triste réalité est connue ! Ainsi, 66 % des personnes interrogées pensent qu’il y a “trop de normes environnementales pour les entreprises” et que ces normes, “révélatrices d’une bureaucratie trop importante” (75 %), “fragilisent la compétitivité de l’industrie française” (67 %).

Autre point intéressant, et très actuel : la fiscalité verte [penser taxe carbone]. Les “gilets jaunes” sont passés par là, et la fin du monde ne fait plus le poids face aux fins de mois. Cette fiscalité à but écologique est considérée par 62 % des sondés comme “un outil injuste qui pèse d’abord sur les classes moyennes, rurales ou défavorisées”. Revenus des grands discours catastrophistes, les Français sont également 62 % à voir dans l’écologie politique “un prétexte pour créer un nouvel impôt” et pas du tout “une nécessité face à l’urgence environnementale”, qui est pourtant l’un des arguments massues du discours écologiste sur l’air du “c’est pour le climat, c’est pour la planète”. Conclusion de l’étude : ça ne marche plus.

« J’avoue que je n’espérais pas un tel soutien populaire à nos entreprises, ni une telle défiance envers les excès écologistes », s’enthousiasme Benoît Rittaud, président de l’Association des climato-réalistes. Bertrand Alliot, porte-parole d’Action Écologie, abonde dans son sens : « Cette étude montre de manière éclatante qu’une grande majorité de Français estime que l’excès d’écologisme est un puissant facteur de désorganisation. » Plus important encore, selon lui, en estimant à 78 % que “l’écologie devrait davantage s’adapter aux réalités économiques et industrielles”, les Français « réfutent l’idée d’une “crise existentielle” pour l’humanité liée aux enjeux écologiques car, dans le cas contraire, ils diraient que c’est l’économie qui doit s’adapter aux réalités écologiques ».

Plus encourageant encore (quoique de manière moins nette), plus d’un Français sur deux (55 %) considère “la fiscalité verte” comme “une contrainte inefficace qui culpabilise sans offrir d’alternatives concrètes”. Les mots sont importants : “inefficace”, “culpabilise”. On touche ici à la nature même de l’écologisme : une construction essentiellement théorique, dogmatique, dont le but — changer la société — est sans rapport avec l’objet concerné (pesticides, bassines, plastique, etc.).

Résultat notable également: les sondés sont 84 % à estimer que “les mouvements écologistes tentent souvent d’imposer leurs convictions par la pression médiatique et judiciaire, sans passer par le débat démocratique”. Un chiffre qui n’est pas étonnant quand on sait que les écologistes ne se soucient du peuple que lorsqu’il pense comme eux ou pour prétendre le corriger. Le peuple en question n’étant pas dupe, cela explique aussi bien ce résultat écrasant que les scores misérables des candidatures écologistes à l’élection présidentielle (3,26 % des suffrages en moyenne depuis 1974), que l’étude rappelle. « On sait depuis longtemps qu’il y a une distorsion énorme entre la visibilité médiatique de l’écologisme et son poids réel dans l’opinion, mais ce rapport qui quantifie les choses est tout à fait bienvenu », poursuit Benoît Rittaud.

Parlant à ce propos d’une « illustration de la théorie de la tyrannie des minorités », Dominique Reynié pose la question essentielle : « Pourquoi, ou à quel titre, un courant électoralement insignifiant, et depuis si longtemps, parvient-il à bénéficier d’une considération politique et médiatique que l’on pensait réservée à de grands partis ou à de grands électorats? »

La réponse est peut-être dans la question (et aurait mérité de ce fait de figurer dans le sondage) : il s’agit du rôle crucial joué par les médias, où le traitement des questions environnementales relève quasiment exclusivement de l’écologisme et non de l’écologie. Une mainmise décisive qui explique d’ailleurs quelques résultats étonnants, présents dans l’étude; ainsi 57 % des sondés ont “une bonne image des associations ou mouvements écologistes”, 49 % considèrent que les associations environnementales constituent un “contre-pouvoir constructif” et 45 % les jugent plus “responsables” que “radicales”. « Ils sont très majoritairement assez sévères et lucides, en les considérant comme des organisations idéologiques, déconnectées du terrain, mais, paradoxalement, ils en ont majoritairement une bonne image, alors que la mise en œuvre de l’écologie punitive sur le territoire français et européen leur doit beaucoup », commente Bertrand Alliot. Preuve que la propagande a bien travaillé, les Français semblent considérer l’écologisme non comme un système intrinsèquement pervers, une erreur anthropologique, mais comme la regrettable dérive d’une idée demeurée malgré tout positive. Or la vérité oblige à dire que l’écologisme a tout envahi, ne laissant rien d’intact dans ce qu’on appelle aujourd’hui, en France, l’écologie. Tout est à reprendre. Par chance, et c’est le grand mérite de cette étude que de le démontrer, pour la grande révolution intellectuelle dont elle a besoin, l’écologie pourra compter sur le soutien populaire. 

Source : Valeurs actuelles