mardi 19 décembre 2023

En 1913 : « Jouets modernes d’enfants : doit-on privilégier l’instruction au détriment de la distraction ? »

À l’occasion de la Noël 1913, un chroniqueur du Petit Journal s’interroge sur le bien-fondé de l’engouement pour les jouets « scientifiques », ces derniers prenant désormais le pas sur les joujoux plus classiques. Instruire ou divertir : faut-il choisir pour le bien de l’enfant ?

Leibnitz disait : « Les hommes n’ont jamais montré tant de sagacité que dans l’invention des jeux ». Cette observation du philosophe se vérifie tous les ans à l’époque de Noël. Allez plutôt faire un tour dans les grands magasins, au rayon des joujoux : vous serez émerveillés de l’ingéniosité dépensée par les inventeurs et les fabricants de jouets nouveaux, affirme Jean Lecoq dans l’édition du 23 décembre 1913 du Petit Journal.

S’il est vrai que, depuis que le monde est monde, l’homme n’a cessé de se mettre la cervelle à l’envers pour amuser l’enfant, jamais il ne dépensa, dans ce but, autant d’imagination qu’aujourd’hui. Reste à savoir, d’ailleurs, si le but est atteint. Les petits enfants d’à présent, avec les joujoux compliqués et les jouets scientifiques qui ont pour effet de les instruire bien plus que de les distraire, sont-ils plus heureux que ne le fussent les gamins du temps jadis avec leurs poupées de carton et leurs soldats de plomb ? s’interroge le chroniqueur.

C’est douteux, poursuit-il. L’enfant n’a pas besoin d’un joujou animé : il se charge bien de l’animer lui-même par sa propre imagination. Dès que l’enfant joue, il vit dans un rêve. Or, les jouets scientifiques et les jouets précieux ne peuvent que troubler ce rêve. Ils étonnent l’enfant, ils ne l’amusent pas.

Lors de la dernière exposition des jouets anciens, reprend le journaliste qui, rappelons-le, s’exprime en 1913, on constata que les jouets communs étaient fort rares, et qu’on ne pouvait guère trouver que des jouets d’un grand prix. À ceux qui s’en étonnaient, M. Léo Claretie, l’organisateur de cette exposition, donnait cette explication toute naturelle :

« Le joujou bon marché d’autrefois a été détruit parce qu’il a servi. Nous ne le connaissons qu’en peinture. Les seuls jouets qui aient été conservés sont les jouets coûteux. » C’est-à-dire les jouets qui n’ont pas rempli leur but.

Il n’est donc pas besoin que les jouets soient très beaux. L’essentiel est qu’ils favorisent les jeux de l’imagination de l’enfant. Il n’est pas besoin non plus qu’ils le fassent réfléchir. L’enfant a bien le temps de faire connaissance avec les réalités de la science. Laissez le jouer d’abord, vous le ferez étudier après. Les jouets qui ont pour but d’exercer son raisonnement ne sont pas des jouets. « Rien n’est moins raisonnable que de vouloir que les enfants le soient ». Qui a dit cela ? C’est Jean-Jacques. Et il me semble qu’il n’a rien dit de plus sensé, conclut Jean Lecoq.

Angleterre — Les enseignants ne sont pas tenus de s'adresser aux élèves en utilisant les pronoms choisis par ces derniers

Les enseignants anglais ont appris qu'ils n'étaient pas obligés de s'adresser aux élèves en utilisant les pronoms souhaités par ces derniers, conformément aux nouvelles orientations du gouvernement sur la meilleure façon d'aider les élèves transgenres.

Le projet de document, publié par le ministère de l'éducation, devait être publié avant les vacances d'été, mais il a été retardé afin de répondre aux "attentes élevées" des enseignants et des parents.

Il stipule que les enfants, les enseignants ou le personnel d'une école ne doivent pas être obligés d'adopter des pronoms préférés par les élèves.

En l'absence de pronoms préférés, le nom préféré de l'enfant doit être utilisé, les écoles ayant le devoir de veiller à ce que les brimades ne soient jamais tolérées.

Le guide précise également que les écoles et les collèges ne sont pas tenus d'accepter toutes les demandes de transition sociale et qu'ils ne doivent pas le faire.

La transition sociale concerne un élève qui demande à changer de pronoms, de nom et d'uniforme.

"L'utilisation correcte de ces conseils signifie que la transition sociale, dans la pratique, devrait être extrêmement rare lorsque les garanties appropriées sont mises en place et que l'intérêt supérieur de l'enfant est pris en compte", indique le projet.

Lorsqu'une école examine une demande, le projet indique qu'il convient d'adopter une "approche prudente", notamment en veillant à ce que les parents soient pleinement consultés avant toute décision.

Les autres points principaux du projet d'orientation sont les suivants :
  • Les écoles doivent veiller à ce que le sport de compétition soit équitable pour tous les élèves, ce qui signifie presque toujours des sports séparés pour les garçons et les filles ;
  • Les écoles doivent fournir des toilettes séparées pour les élèves âgés de huit ans et plus, ainsi que des vestiaires et des douches appropriés pour les élèves âgés de 11 ans et plus ;
  • Les écoles non mixtes peuvent refuser d'admettre des élèves du sexe biologique opposé, qu'ils soient ou non en questionnement sur leur genre ;
  • Les écoles non mixtes peuvent refuser d'admettre des élèves du sexe biologique opposé, qu'ils s'interrogent ou non sur leur genre ;
  • Les dortoirs, les tentes et les chambres communes doivent être séparés en fonction du sexe.
Le projet n'est pas réglementaire et les parents et les enseignants sont invités à donner leur avis dans le cadre d'une consultation qui durera 12 semaines.

L'ancienne première ministre Liz Truss (ci-contre) a déclaré que ces orientations "ne vont pas assez loin".


Elle a appelé à une modification de la loi plutôt qu'à une orientation non statutaire.

Mme Truss a déclaré : "Je crains que les activistes et d'autres personnes puissent exploiter les lacunes du guide : "Je crains que les activistes et d'autres ne soient en mesure d'exploiter les lacunes du guide et du cadre juridique existant pour poursuivre leur programme, laissant les enfants exposés à des changements irréversibles et les espaces non mixtes insuffisamment protégés.

L'ancienne première ministre a appelé le gouvernement à soutenir son projet de loi sur la santé et l'égalité (amendement), qu'elle a présenté pour la première fois au Parlement le 6 décembre.

Selon ce projet de loi, la transition sociale ne serait pas reconnue par les écoles ou l'État pour les enfants, et les bloqueurs de puberté et les traitements hormonaux pour la dysphorie de genre seraient interdits pour les moins de 18 ans.

S'exprimant avant la publication du projet, le porte-parole du premier ministre a déclaré qu'il s'agissait d'un "domaine complexe" et qu'il était juste de "prendre le temps de bien faire les choses".

Source : Sky News

« Les nouveaux théistes »

Texte tiré de l’édition de Noël du Spectator de Londres

L’une des idées les plus influentes du professeur Richard Dawkins était le concept du « mème », qu’il a inventé dans Le Gène égoïste. Un mème est une idée ou une forme de comportement qui se propage par imitation d’une personne à l’autre. Les mèmes peuvent être bénéfiques ou nuisibles à l’individu et à l’ensemble de la communauté. Les plus réussis ont un grand attrait psychologique.

Les mèmes sont une forme de contagion, et avec la technologie du XXIe siècle, le pouvoir de cette contagion s’est accru. Pourtant, les gens ne sont pas simplement des destinataires passifs des idées. En effet, un aspect de la psychologie humaine clairement visible sur les réseaux sociaux est la volonté des gens de se convaincre eux-mêmes, de croire aux mènes qu’ils diffusent. Faire partie d’une communauté qui exprime les mêmes croyances, répéter des mantras et des déclarations de foi, considérer les non-croyants comme une menace afin de renforcer la cohésion du groupe : oui, vous pouvez faire semblant jusqu’à ce que vous y croyiez vraiment.

Il ne s’agit pas de savoir si une religion est vraie, mais si elle est utile et si le christianisme a contribué au succès de l’Occident

Tout cela pourrait inciter les dirigeants de l’Église à réfléchir au nombre toujours décroissant de personnes qui s’identifient comme chrétiennes, et peut-être à se demander : le christianisme peut-il retrouver sa pertinence en tant que mème ? Les personnes qui n’ont pas la chance d’avoir la foi ne peuvent-elles pas y croire à force d’en parler, de répandre le mène de la foi ? La religion se décline en degrés, souvent différenciés en fonction de l’identification, de la pratique et de la croyance. Beaucoup de ceux qui s’identifient comme « chrétiens » ne pratiquent pas, et beaucoup de ceux qui pratiquent ne croient pas (y compris certains membres du clergé). Mais mettre le pied sur la première marche augmente considérablement la probabilité d’atteindre la seconde. Il en va de même pour toutes les croyances.

L’exemple le plus évident de croyance transmise comme un « mème » est sans doute le transgenrisme, l’idée très récente selon laquelle des gens naissent dans le mauvais corps et peuvent d’une manière ou d’une autre changer de sexe. De nombreux hommes se sont fait convaincre qu’ils étaient des femmes, en partie parce qu’alors que nos sociétés considéraient naguère comme du fétichisme, cette idée est désormais considérée comme une identité sacrée. L’idée est renforcée par le soutien mimétique d’une communauté et la menace de punition pour les personnes qui s’y opposent. Le mois dernier à Brighton, une conférence organisée par les « sceptiques » a dû être annulée en raison des objections de militants trans parce que l’un des intervenants était « sceptique » quant à certaines des affirmations des militants trans.

Les sceptiques faisaient partie du mouvement des « Nouveaux athéistes » des années 2000. S’il y a jamais eu une idéologie qui enfonçait des portes ouvertes, c’est bien le Nouvel athéisme, dont le professeur Dawkins est l’une des figures de proue. Présenté comme une opposition à la religion dans les affaires publiques, ce mouvement a puisé une grande partie de son énergie dans la peur de l’islam après le 11 septembre, même s’il était impoli de le dire explicitement.

D’une certaine manière, le nouvel athéisme a connu un succès retentissant. Les États-Unis, autrefois considérés comme un pays à contre-courant par rapport à la tendance à la sécularisation de l’Occident, ont rapidement perdu leur foi depuis le début de ce siècle. Aujourd’hui, les Américains de moins de 40 ans sont la première génération à compter une minorité chrétienne. Les nouveaux athées ont obtenu ce qu’ils demandaient, mais comme tant de révolutionnaires du passé, ils désespèrent des résultats.

L’effet atomisant de la laïcité est devenu extrême. Alors que les pauvres de l’Amérique ont comblé leur manque de Dieu par la drogue et l’alcool, les riches l’ont fait par la politique. Plutôt que d’inaugurer un âge d’or des lumières, l’effondrement du christianisme américain a donné lieu à une nouvelle intolérance à l’égard de tous ceux qui s’écartaient de l’opinion progressiste.

Pourtant, cette période a également coïncidé avec une prolifération d’études en sciences sociales soulignant les bienfaits de la religion — tant au niveau de la croyance que de la pratique — sur le bien-être des enfants, le capital social, le bonheur individuel et, surtout, la suppression de l’anxiété, à l’origine de cette « épidémie de troubles mentaux » des temps modernes.

Alors que les croyances religieuses s’effondraient en Occident, un nouveau mouvement intellectuel a vu le jour dans les années 2010. Comme le nouvel athéisme, il impliquait largement des non-croyants et défendait la même tradition libérale occidentale. Leur argument n’est pas que la religion est vraie, mais qu’elle est utile et que le christianisme a fait de l’Occident un succès exceptionnel. Il ne s’agit pas d’une idée révolutionnaire — dès le XVIIIe siècle, les philosophes sceptiques admettaient que les humains étaient par nature religieux — mais les nouveaux théistes, comme on pourrait les appeler, ont les sciences sociales pour les étayer.

L’un des premiers partisans était, comme le principal nouvel athée Steven Pinker, un psychologue évolutionniste. Dans son livre The Righteous Mind publié en 2011 [jamais traduit en français à notre connaissance], Jonathan Haidt soutient que la religion joue un rôle important dans la promotion de la cohésion sociale. Dans la lignée de David Hume, Haidt affirme que les êtres humains sont essentiellement irrationnels et que l’idéologie politique sans cesse plus acerbe de ses compatriotes de gauche et de droite émane de la même partie du cerveau que la religion. Contrairement à la phrase accrocheuse de Christopher Hitchens selon laquelle « la religion empoisonne tout », la réalité démontrable est qu’elle est le ciment qui unit une espèce de primates — ce qu’Ibn Khaldoun appelait la « parenté fictive ».

Le plus influent des nouveaux théistes est sans doute l’historien Tom Holland, dont le livre Les Chrétiens, comment ils ont changé le monde, s’inspire d’une tradition remontant aux historiens français du XIXe siècle en soutenant que le libéralisme et l’individualisme n’étaient pas des réactions du XVIIIe siècle au christianisme, mais des produits de celui-ci.

Ayaan Hirsi Ali, icône du Nouvel Athéisme, a cité Tom Holland dans sa récente profession de foi chrétienne, qui a suscité une vive controverse, non pas parce qu’elle avait adopté des croyances irrationnelles, mais à cause des raisons presque calculatrices pour lesquelles elle affirmait embrasser la religion chrétienne. Arguant que la civilisation occidentale est menacée par le poutinisme [!], la montée de l’islam radical et « la propagation virale de l’idéologie woke, qui ronge la fibre morale de la prochaine génération », Hirsi Ali écrit qu’un Occident athée n’a pas les moyens de lutter : « La seule réponse crédible, je crois, réside dans notre désir de maintenir l’héritage de la tradition judéo-chrétienne ».

Une communauté de croyance, en d’autres termes. En effet, le mot « religio » signifie « lien » en latin. [C’est l’étymologie proposée par Lactance et Tertullien. Cicéron en propose une autre, celle de recueillement, de revenir sur soi et ses actions, de scrupule.]  C’est pourquoi le christianisme ne peut jamais être une affaire privée, pas plus que ses ramifications laïques. Toutes les religions sont issues de la communauté et dépendent d’un soutien mémétique, et si ce soutien est suffisant, la plupart des gens peuvent probablement s’en convaincre et y adhérer par eux-mêmes.

 La question n’est pas de savoir si les avantages sociaux du christianisme sont réels, mais s’ils peuvent être obtenus sans véritable croyance, ou s’il est même juste de faire semblant jusqu’à ce que l’on parvienne à y croire. Si des millions de personnes se remettaient à fréquenter les églises, quels que soient leurs sentiments intérieurs, il est presque certain qu’il en résulterait d’énormes avantages sociaux. À tout le moins, le fait de s’impliquer dans la communauté et de se nourrir d’un message de pardon agirait comme un Valium social. Certaines personnes pourraient-elles alors développer une véritable croyance religieuse ?  Probablement.

Mais le christianisme n’est pas une méthode de méditation ou un guide pour être heureux rapidement. C’est une idée profondément étrange. Son triomphe historique en Occident n’en apparaît que plus improbable, voire miraculeux, si l’on ose dire.

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Mary Harrington : « Parmi les personnes qui réfléchissent, il devient de plus en plus évident qu’il est impossible de ne pas être religieux. Les sociétés humaines fonctionnent de la sorte. Il s’agit en fin de compte d’en choisir une.  Et je soupçonne que les gens qui réfléchissent, souvent assez jeunes, sont parvenus à la conclusion qu’une foi religieuse incarnée, rédemptrice et clémente pourrait être supérieure à d’autres options existantes. Et ils adaptent leur comportement en conséquence. […] Il est tellement évident que Dawkins avait tort quand il avait prévu ce qui se passerait quand les gens arrêteraient d’avoir la foi que les personnes prennent des mesures concrètes. »

Anglosphère — Migration nette pour l'année se terminant en juin 2023

Migration nette pour l'année se terminant en juin 2023 (taux pour 1000 entre parenthèses) dans les principaux pays anglo-saxons :

États-Unis: +1 138 989  (+3,4 ‰)
Canada: +1 131 181  (+28,6 ‰)
Royaume-Uni: +672 000  (+10,0 ‰)
Australie: +518 087  (+19,7 ‰)
Nouvelle-Zélande: +101 518  (+19,6 ‰)

Le Canada a désormais le même niveau absolu d'immigration nette que les États-Unis (pour une population 8 fois plus petite !). Le taux d'augmentation de la population (qui est proche de 95 % due à l'immigration) est de 2,86 %, c'est nettement plus que l'augmentation du PIB réel (hors inflation) à 1,1%, le PIB/habitant est donc en baisse malgré/à cause de cette immigration de masse. Les économistes du secteur privé s'attendent à une croissance du PIB réel de 1,1 % en 2023.

La population canadienne est désormais estimée à 40 528 396 personnes, selon les plus récentes données de Statistique Canada. Il s’agit d’une hausse de 430 635 personnes pour le seul troisième trimestre, soit 1,1 %, par rapport au 1er juillet de cette année.

La dernière fois que le Canada a eu un taux d’accroissement démographique trimestriel aussi fort date du deuxième trimestre de 1957, alors que l’augmentation de la population de 198 000 personnes équivalait à une croissance de 1,2 %.

À cette époque, le baby-boom d’après-guerre et la forte immigration de réfugiés provoquée par la révolution hongroise de 1956 ont mené à une forte et rapide augmentation de la population au pays, qui était estimée à 16,7 millions de personnes, explique Statistique Canada.

Aujourd’hui, cette croissance notable est attribuable à la migration internationale, qui représenterait 96 % de la croissance démographique – en incluant 312 758 résidents non permanents arrivés au pays au troisième trimestre –, le 4 % restant représentant l’accroissement naturel.

En accueillant 107 972 immigrants au troisième trimestre, le Canada a atteint à 79,8 % l’objectif de 465 000 immigrants fixé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour l’année, ce qui représente 371 299 personnes.


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Québec — Baisse de 4 % des naissances de 2022 à 2023 (-9 % pour les parents nés ici) alors que la population a crû (m à j)

Le taux de natalité du Canada en chute libre

Pierre Fortin : l’immigration de masse provoque la crise de l’habitation

La hausse de l’immigration alimente la hausse des loyers

En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec ; 1,80 en France ; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Québec — Chute des naissances de 3,9 % de 2022 à 2023 pendant les 8 premiers mois alors que la population a crû de 2,34 %
 

Enseignants du Québec, progression des salaires

Salaire annuel à l’entrée (échelon 3)

  •     Offre gouvernementale : 60 684 $
  •     Salaire actuel : 53 541 $
  •     Avant la dernière convention collective : 46 115 $

La proposition actuelle du gouvernement représente une hausse salariale de 13,34% pour les profs qui entrent sur le marché du travail. Si cette offre est acceptée, le salaire a l’entrée aura augmenté de 31,59% de 2019 à 2026.

Salaire annuel après 13 ans (échelon 17)  

  •     Offre gouvernementale : 104 282 $
  •     Salaire actuel : 92 027 $
  •     Avant la dernière convention collective : 82 585 $ 

L’offre gouvernementale représente une augmentation salariale de 13,31% pour les profs qui cumulent 13 ans d’expérience. Si cette proposition est acceptée, le salaire maximal des enseignants aura connu une hausse de 26,27% de 2019 à 2026.

À titre de comparaison, le salaire moyen était de 60 492$ au Québec en 2023, et a augmenté d’environ 26% depuis 2019. Pendant la même période, le salaire minimum a quant a lui évolué de 27 %. 

lundi 18 décembre 2023

Le prix de la Carpette anglaise 2023 a été décerné à l'Agence française de développement

Le prix de la Carpette anglaise 2023 a été décerné à l'Agence française de développement pour avoir donné des noms anglais à des événements relatifs à l'Afrique francophone...
 
Sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise 2023, réuni chez Lipp, le 14 décembre, a décerné, à l’unanimité, son prix d’indignité nationale, à l’Agence française de développement (AFD), en la personne de son directeur général, M. Rémy Rioux pour avoir donné à des évènements relatifs à l’Afrique francophone des titres en anglais, notamment à sa propre fête, en février 2023 : « Let’s start together – The party » .

À titre étranger, le prix a été décerné – par six voix sur neuf – à Steven Gatz, ministre du Budget et du Multilinguisme de la région de Bruxelles-Capitale – ville francophone –, pour avoir proposé, le 6 juin 2023, de faire de l’anglais la troisième langue administrative de la région de Bruxelles.



Philippe de Saint Robert, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Marc Favre d’Échallens, Yves Frémion, Guillemette Mouren, Marie-Josée de Saint Robert, Albert Salon, Marie Treps, sont membres de l’académie de la Carpette anglaise ainsi que les associations suivantes: Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).



Le prix de la Carpette anglaise est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Québec — Baisse de 4 % des naissances de 2022 à 2023 (-9 % pour les parents nés ici) alors que la population a crû (m à j)

Le taux de natalité continue à chuter au Québec. Depuis le début de 2023, le nombre de naissances a reculé de 4 %. La baisse est particulièrement marquée chez les couples formés de personnes nées au Canada, chez qui les naissances ont diminué de 9 % en 2022 (en rouge ci-dessous). 35% des naissances au Québec en 2023 sont dues aux immigrants de 1re et 2e générations.



Billet du 7 décembre

Il est né, pendant les 9 premiers mois de 2023, 58 250 bébés au Québec. Il s’agit d’une baisse de 4 % par rapport aux 60 700 naissances des 9 mois correspondants de 2022. 

Il faut remonter à 2005 pour atteindre aussi peu d’enfants nés pendant ces trois trimestres alors que la population était inférieure d’un 1,3 million de personnes (7 581 467 au 3e trimestre 2005) par rapport à aujourd’hui (8 874 683 au troisième trimestre 2023).

Quasiment toute la croissance démographique (99 % en 2023) est due à l’immigration puisque l’accroissement naturel résultant de l’excédent des naissances sur les décès a fondu : il est maintenant presque nul, comptant pour seulement 2 300 personnes en 2022. En 2015, il y avait plutôt eu 22 400 naissances de plus que de décès.

Le gouvernement québécois n’a annoncé aucune politique nataliste.

L’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 1,73 enfant/femme en 2008 à 1,49 en 2022. Cet indice devrait fléchir encore un peu cette année (de l’ordre de 3 %), pour se situer à environ 1,45 enfant/femme.

La Hongrie qui a mis en œuvre une politique familiale importante a, par contre, vu son indice synthétique de fécondité passé de 1,27 enfant/femme en 2003 à 1,59 en 2021.

Voir aussi

 Le taux de natalité du Canada en chute libre

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En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec ; 1,80 en France ; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Québec — Chute des naissances de 3,9 % de 2022 à 2023 pendant les 8 premiers mois alors que la population a crû de 2,34 %

dimanche 17 décembre 2023

Grand remplacement du français par le pendjabi au Manitoba ?

Alors qu’en 2021 seules 14 715 personnes disaient parler le français le plus souvent à la maison au Manitoba, 29 395 déclaraient plutôt parler le pendjabi à la maison, soit plus de deux fois plus. Le tagalog (philippin) est parlé pour sa part par 33 565 personnes à la maison. En 1870, le français dominait comme langue au Manitoba.

Le Ô Canada a été écrit à l’origine pour la cérémonie de la Saint-Jean-Baptiste de 1880, jour de fête nationale des Canadiens français (y compris les Franco-Manitobains à l’époque donc). Chant patriotique canadien-français, l’hymne a été repris par les Canadiens anglais avec des paroles très différentes soumises à des révisions multiples. Ces paroles pourraient encore être modifiées prochainement (voir Canada anglais : moitié des sondés pour que l’hymne national dise « sur des terres autochtones » plutôt que « pays natal »).

La capitale du Manitoba, Winnipeg, est donc « entrée dans l’histoire » en y interprétant l’hymne national du Canada en pendjabi pour la première fois dans la Ligue nationale de hockey (LNH, ligue qui est en fait binationale…)
 
Notons que la foule ne reprend d’une voix virile que « True North » (le vrai Nord) qui est un cri de ralliement identitaire (à l’origine vrai et fidèle à la Couronne Britannique par rapport aux États-Unis). Chez certains, ce terme souligne la fierté de faire partie d’un peuple qui serait plus coriace que le Sud indolent et efféminé. Enfin, une autre expression « Great White North » (Le Grand Nord blanc) serait pour d’aucuns une référence à un pays moins sang-mêlé, plus germanique, et pas uniquement une description géographique et climatique. La version originelle de l’hymne national (en français donc) ne mentionne pas le Nord.
Rappel
 
À l’entrée dans la confédération de la province du Manitoba en 1870. À ce moment les anglophones d’extractions britanniques étaient approximativement de 5 % de la population totale. Les descendants des Français et métis francophones formaient 40 % de la population et les Autochtones majoritaires 45 %. La province est alors officiellement bilingue, les lois sont publiées en français et en anglais, des écoles enseignent en français.

En 2021, 37 750 personnes parlaient le français régulièrement (mais pas nécessairement le plus souvent) à la maison (2,8 % de la population), il est inférieur au nombre de personnes nées dans des familles francophones. Ce chiffre est en baisse constante.




 
Voir aussi
 
« Le français hors Québec ? C'est terminé. » Sauvons les meubles... Passons à l'unilinguisme territorial. Un Québec unilingue francophone.

Hommes investissent conférence réservée aux femmes en s'inscrivant comme non-binaires

Un événement censé favoriser la carrière des femmes et des travailleurs technologiques non binaires s’est transformé en un nouveau symbole du déséquilibre entre les sexes dans le secteur, après que les hommes qui s’identifient comme tels se sont présentés en masse.

La Grace Hopper Celebration porte le nom d’une pionnière de l’informatique et se présente comme le plus grand rassemblement annuel de femmes et de personnes non binaires travaillant dans le secteur des technologies.

Les billets pour cet événement de quatre jours, qui s’est déroulé à Orlando, en Floride, fin septembre, allaient de 649 à 1 298 dollars et donnaient la possibilité de rencontrer en tête-à-tête des partenaires tels qu’Apple, Amazon, Salesforce et Google.

Avec quelque 30 000 participants par an, cette exposition sur les carrières constitue un espace compétitif, selon d’anciennes participantes.


Des vidéos postées sur les réseaux sociaux ont montré des scènes d’hommes se pressant autour des recruteurs, courant dans les lieux de l’événement et se frayant un chemin devant les femmes pour obtenir un créneau d’entretien.

Plusieurs participants à la conférence ont déclaré à NPR qu’il y avait un rapport 40/60 entre les hommes et les femmes, en particulier à l’exposition sur les carrières.

« D’après ce que j’avais entendu, je m’attendais à ce qu’un demi-pour cent à 1 % des participants soient des hommes », a déclaré Morgan Young, étudiant en informatique à l’université du Nevada, à Reno, qui crée également du contenu pour les travailleurs de la technologie en début de carrière sur les médias sociaux.

« J’ai entendu dire que c’était comme le festival de la technologie pour les femmes. C’est censé être amusant et collaboratif », a-t-elle déclaré lors d’une interview accordée à NPR cette semaine. « Mais l’ambiance était si différente. On pouvait sentir la férocité dans l’air ».

Certains participants avaient menti sur leur identité sexuelle lors de leur inscription à la conférence, a déclaré Cullen White, responsable de l’impact d’AnitaB.org, l’organisation à but non lucratif qui organise la conférence.

Les emplois dans le secteur de la technologie étaient autrefois une valeur sûre pour les travailleurs à la recherche d’une carrière stable et lucrative. Mais la vague de licenciements qui a touché l’ensemble du secteur au début de l’année a laissé des centaines de milliers de travailleurs sans emploi.

Les femmes ont été touchées de manière disproportionnée par ces réductions, représentant 69,2 % de l’ensemble des licenciements dans le secteur de la technologie, selon le Women Tech Network. Ce phénomène s’ajoute au déséquilibre persistant entre les hommes et les femmes dans le secteur. Selon les dernières données disponibles du ministère américain du Travail, les femmes n’occupent que 26 % des emplois dans l’ensemble des professions des STIM et encore moins — 24 % — dans les domaines de l’informatique.

La pression est encore plus forte pour les travailleurs internationaux de l’industrie, qui risquent de perdre leur visa s’ils ne trouvent pas rapidement un emploi.

« Nous avons un délai d’environ 90 jours », explique Anusha Das, étudiante internationale diplômée en systèmes d’information à l’université de Northeastern. « Il y a de la concurrence. Le marché de l’emploi est mauvais. Il n’y a pas de grâce pour nous, vraiment ».

Mme Das a indiqué qu’elle avait manqué la plupart des autres ateliers et panels de la conférence pour faire la queue pendant une heure afin d’obtenir un entretien de deux minutes avec des recruteurs.

Dans l’une de ces files, elle dit avoir entendu un groupe d’hommes utiliser avec désinvolture des insultes misogynes dans sa langue maternelle, l’hindi. Dans une autre, elle a vu un groupe d’hommes se séparer pour former une nouvelle file d’attente, coupant ainsi l’herbe sous le pied des personnes qui attendaient patiemment.

Source : NPR

Voir aussi

États-Unis — 34% des étudiants blancs ont menti sur leur race pour être admis ou bénéficier d'aides

Les cris d'orfraie lassants des universités anglophones au Québec

Un texte de Joseph Facal dans le Journal de Montréal. Rappelons qu’en Belgique néerlandophone les universités de Gand et de Louvain, à une époque francophones, ont été néerlandisées. Pour l’Université catholique de Louvain, la section francophone a dû déménager en Wallonie, ce qui fut l’occasion de fonder en 1971 une nouvelle ville, Louvain-la-Neuve.

Je ne vois pas pourquoi le gouvernement du Québec — donc vous et moi — devrait subventionner des gens qui viennent ici parce que c’est moins cher et qui, dans leur immense majorité, repartiront une fois leurs études terminées.


Les complaintes de nos institutions anglophones sont aussi assommantes et prévisibles que le retour de la mauvaise musique à Noël.

[Recul de Legault quant aux droits de scolarité]

Le gouvernement Legault voulait faire passer de 9000 à 17 000 dollars les droits de scolarité des étudiants du reste du Canada qui s’inscrivent dans nos universités anglophones.

Ce sera finalement 12 000 dollars. [On ne sait pas vraiment pourquoi il a a reculé.]


L’université McGill dont la fondation fut financée à même les revenus des biens des Jésuites saisis par la Couronne britannique en 1800 à la mort du dernier jésuite au Canada.

Faits


McGill et Concordia chialent quand même.

Le gouvernement Legault maintient par ailleurs l’introduction d’un prix plancher de 20 000 dollars pour les étudiants internationaux, le reste variant selon les disciplines.

Les sommes ainsi générées, environ 125 millions par année, seraient redistribuées aux universités francophones.

Selon McGill, cette politique serait basée sur « des impressions ». Vraiment ?

Au Québec, il y a environ 75 % de citoyens de langue maternelle française, 8 % de langue maternelle anglaise, et 17 % d’autres langues maternelles.

Les chiffres varient selon que vous examinez la langue maternelle, la langue parlée le plus souvent à la maison, etc. Mais ça vous donne une idée.

Les universités anglophones accueillent 25 % de toute la clientèle universitaire et reçoivent une proportion encore plus importante du financement.

Pourquoi ? Il y a trois catégories d’étudiants : les résidents du Québec, qui paient les droits de base, ceux du reste du Canada, qui paient plus cher, et les étrangers (les non-Canadiens), qui paient encore plus cher.

McGill, pour ne parler que d’elle, reçoit beaucoup plus d’étudiants des deux dernières catégories, les plus payantes, que les autres universités.

En 2022, 51,2 % des étudiants de McGill n’étaient pas des résidents du Québec.

Je ne vois pas pourquoi le gouvernement du Québec — donc vous et moi — devrait subventionner des gens qui viennent ici parce que c’est moins cher et qui, dans leur immense majorité, repartiront une fois leurs études terminées.

Il n’est que normal que la politique québécoise de financement universitaire serve d’abord les intérêts de la majorité francophone.

Mais il y a plus que les droits de scolarité.

Le financement des universités inclut aussi les subventions de fonctionnement du gouvernement du Québec, les dons privés, les ventes de produits, les revenus de fondations, les fonds d’immobilisation, et les sommes provenant des fonds fédéraux et québécois finançant la recherche.

Si vous tenez compte de tout, les universités anglophones reçoivent environ 30 % de plus par étudiant que les universités francophones.

Cet écart dépasse le milliard annuel, très loin des 125 millions que l’on veut redonner aux établissements francophones.

Cette péréquation était d’ailleurs en vigueur jusqu’en 2015, avant que Philippe Couillard ne la change pour plaire aux anglophones.

Début

Ces revenus supplémentaires des universités anglophones servent aussi de levier pour attirer plus d’argent et pour mieux négocier avec les banques. L’argent attire l’argent.

Pire encore, voyant que c’est l’anglais qui attire, que font HEC et l’UQAM ? Ils offrent plus de cours d’anglais !

If you can’t beat them, join them!

Les mesures annoncées par le gouvernement Legault ne devraient être qu’un début.


Universités anglophones : voici le niveau très moyen de français que devront atteindre les étudiants étrangers

Au terme de leur baccalauréat (licence), 80 % des étudiants étrangers qui fréquentent une université anglophone devront au moins être en mesure de réserver une chambre d’hôtel au téléphone en français, selon les nouvelles exigences de francisation mises en place par le gouvernement Legault.  

Dans un effort pour convaincre Québec de reculer sur la hausse des droits de scolarité, les universités McGill et Concordia ont proposé le 6 novembre dernier de mettre en place des cours de français obligatoires pour franciser 40 % de leurs étudiants non francophones. Selon cette proposition, ces étudiants auraient atteint le niveau 6 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français.

Malgré un « accueil favorable » de cette suggestion, le gouvernement a finalement conclu qu’elle ne répondait pas à ses attentes, après les analyses du ministère, écrit la ministre.

« Pour inverser le déclin du français au Québec, nous pensons qu’il faut impérativement viser des cibles plus ambitieuses », souligne-t-elle.

Réserver une chambre d’hôtel

Le gouvernement veut que plus d’étudiants connaissent un peu de français, mais qu’ils atteignent un niveau moindre. Plus précisément, les universités devront franciser 80 % des nouveaux inscrits non québécois dans un programme d’étude anglophone à partir de l’année 2025-2026 pour toucher du financement public. Mais plutôt qu’un niveau 6, Québec ne demandera qu’un « niveau 5 [sur 12] à l’oral ». Aucune exigence à l’écrit ne sera imposée.

Selon le cabinet de la ministre Déry, il s’agit d’un niveau « réaliste et atteignable ». Pour atteindre cet échelon, les étudiants devront être capables de communiquer dans un contexte « prévisible », « peu exigeant », « parfois formel » et « facilité par l’aide ponctuelle d’une personne interlocutrice », indique l’échelle québécoise.

Concrètement, il s’agit d’être en mesure de comprendre l’essentiel, et non le détail, de « l’information transmise par une voisine à l’occasion de l’organisation d’une fête de quartier », et de « réserver une chambre d’hôtel au téléphone ».

Dans son courriel, la ministre Déry confirme également que le gouvernement fera passer de 9000 $ à 12 000 $ par année le tarif minimal des étudiants étrangers et de ceux qui viennent des autres provinces canadiennes. L’université Bishop’s, à Sherbrooke, sera pour sa part exemptée de cette hausse, ce qui signifie que son financement ne sera pas conditionnel à l’atteinte des cibles en francisation.

Une cible « inatteignable », selon McGill

« Cette cible est inatteignable tant sur le plan académique que technique et ne fera que dissuader les étudiants de venir au Québec », s’est insurgé le recteur de l’Université McGill, Deep Saini, dans un communiqué de presse.

M. Saini plaide qu’un étudiant qui n’a aucune connaissance du français aura besoin de « l’équivalent d’une session complète de cours » pour acquérir le niveau de français que demande Québec. « Se voyant dans l’obligation de prolonger leur formation d’une session pour obtenir leur diplôme, les étudiantes et étudiants choisiront en majorité de faire leur formation ailleurs », peut-on lire dans le communiqué.  
Le niveau de français 5 de l’Échelle québécoise

Compréhension orale

– Comprendre l’essentiel d’informations liées à des sujets courants (information sportive au téléjournal)

– Comprendre l’essentiel de descriptions portant sur une situation courante (description d’un poste à pourvoir dans l’entreprise où travaille un ami)

– Comprendre l’essentiel du récit d’une expérience personnelle (récit du séjour à l’étranger d’une collègue)

Production orale

– Raconter une expérience personnelle (raconter le déroulement d’un examen de conduite)

– Expliquer sa décision d’accepter ou de refuser une offre liée à une situation courante (expliquer pourquoi avoir changé de forfait internet)

– Formuler des procédures de quelques étapes pour répondre à des besoins courants (formuler à un ami la procédure d’inscription au Guichet d’accès à un médecin de famille)

D’un point grammatical, le niveau 5 à l’oral comprend :

  • Une variété de verbes à l’indicatif présent
  • Des verbes à l’imparfait
  • Une variété de verbes au passé composé
  • Une variété de verbes au gérondif
  • Quelques verbes au subjonctif présent introduits par il faut que
  • ou pour que
  • L’expression d’une action récente ou en cours (passé composé et présent donc).

Il faut atteindre le niveau 6 (que n’impose pas le gouvernement) pour 

  • Une variété de verbes au futur simple
  • Des subordonnées compléments de phrase
  • La forme passive
  • Des connecteurs courants qui introduisent une illustration, un point de vue
  • Le pronom le dont le référent est une phrase et le pronom en pour reprendre l’information
  • L’emploi conjoint du passé composé et de l’imparfait.

Et le niveau 7 pour :

  • Une variété de verbes au conditionnel présent
  • Des verbes au futur antérieur
  • Des verbes au plus-que-parfait.