lundi 12 avril 2021

France — Enseignement à distance, la semaine calamiteuse

Emmanuel Macron participe, mardi, à une session d’enseignement à distance depuis l’Élysée.

Pépins, piratage, afflux de connexions, informations contradictoires… La semaine qui s’achève a été calamiteuse pour l’enseignement à distance.

Le contexte. Fin mars, la Cour des comptes a publié un bilan critique de l’enseignement à distance durant le premier confinement. Un an plus tard, on aurait pu croire que des leçons auraient été tirées. Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, avait promis que tout serait «prêt» cette semaine. Ce fut loin d’être le cas. L’enseignement à distance s’est encore fait dans des conditions déplorables.

Il y a eu deux problèmes:

  1. Le site du Cned s’est retrouvé indisponible mardi, et encore perturbé mercredi. Le ministre a pointé la responsabilité d’attaques informatiques «probablement venues de l'étranger». Il semble que des ordinateurs russes et chinois ont servi de relais pour une attaque par déni de service, qui consiste à faire tomber un site sous un afflux de connexions. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.
  2. Les Environnements numériques de travail (ENT) n’étaient pas assez bien dimensionnés pour accueillir un si grand nombre d’élèves mardi, et ont croulé sous la charge. Ils dépendent des régions et des départements, à qui le gouvernement a renvoyé la faute.

Ce qui n'a pas marché, ce sont les 'tuyaux', qui ne sont pas de la compétence de l’Éducation nationale. Cela relève des régions et des départements. Les collectivités locales nous avaient dit qu'elles étaient prêtes.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, mercredi.

Le point OVH. Tout aussi perturbant, fut la mention par Jean-Michel Blanquer d’un «opérateur privé qui a eu un incendie à Strasbourg il y a quelque temps et qui n'a pas pu faire face à l'afflux de connexions ce matin». Or OVH, puisque ce c’est de lui dont il s’agit, n’a pas de lien avec «Ma classe à la maison», et avec les ENT perturbés. Un problème technique? Accusez OVH !

La minorité «historique» anglophone du Québec comprend 258 605 personnes, la communauté anglophone 1 103 475

Article qui souligne l’échec cuisant de l’assimilation vers le français et le cheval de Troie qu’ont constitué les privilèges accordés à la « minorité historique anglophone » au Québec et ses institutions très richement dotées. Un texte du politologue Pierre Serré.

La loi 101 fut indéniablement bonne en son temps, le Québec partait de loin. Elle a cependant jeté les bases du recul actuel. Voici pourquoi.

  • La loi 101 repose sur 5 erreurs majeures. Elle aurait dû : définir les ayants droit (aux services publics en anglais) ; hormis l’école, nil [rien].
  • prévoir la possibilité d’une décroissance démographique de la « Minorité anglo-québécoise » ; nil.
  • éviter de soumettre le droit de travailler en français au droit d’être servi en anglais ; nil.
  • rendre le « français-langue de travail » réellement justiciable ; cuisant échec.
  • protéger l’intégralité du territoire québécois contre les migrations interprovinciales ; propriétés et terres s’offrent toujours à qui en a les moyens.

Conséquence, on sert en anglais sur demande. Ce libre choix a créé une dynamique demande/offre entraînant le développement fulgurant de la « Communauté anglophone ».

Des chiffres qui parlent

Avec 1 103 475 anglophones de « première langue officielle parlée » (PLOP), la « Communauté » excède de 845 000 la « Minorité » et ses 258 605 « citoyens canadiens de langue maternelle anglaise, nés au Québec de parents nés au Canada » (Statistique Canada, Recensement 2016, commande spéciale ; calculs n’engageant que l’auteur), dont seulement 140 000 avaient un ou deux parents anglophones. [Et être anglophone, né au Québec de parents nés au Canada, ce n’est pas très historique… Il faudrait au moins plus de deux générations nées ici.]

À 1,8 % de la population, la puissante minorité anglo-britannique qu’évoque la minorité anglo-québécoise est Histoire et folklore. Quant à la « Communauté anglophone », sans assise historique, elle est le prolongement en territoire québécois du Canada anglais majoritaire et multiculturel.

Provincial et fédéral ajoutent pêle-mêle à la « Minorité » les citoyens anglophones natifs des autres provinces (106 755 p.), immigrants (60 545 p.) et enfants d’immigrants (145 940 p.), recensés parlant l’anglais et une autre langue (48 477 p.), « anglicisés » francophones et allophones (209 771 p.), anglophones en public, mais non au foyer (236 626 p.) et non-citoyens (36 756 p.).

Disparue, la « Minorité » n’a pas causé l’anglicisation galopante : le Québec « anglicise sans Anglo-Québécois ». Par contre, elle dispose d’institutions devenues énormes, desservant 1,1 million d’anglophones, en croissance. Improbable qu’un renforcement du « français-langue de travail » puisse surpasser le puissant vacuum main-d’œuvre/clientèle des CUSM, McGill, Concordia, Dawson, etc. Quant aux institutions francophones, elles s’adaptèrent aux débordements de la demande anglophone.

Propositions

L’État créerait, dirigerait et financerait deux réseaux publics, l’un français, et l’autre, anglais, territorialisés et financés selon le poids relatif des non-ayants droit par rapport aux ayants droit.

Le réseau public français travaillerait uniquement en français, protégeant ainsi la langue de travail ; la traduction serait entièrement à la charge des demandeurs. Par définition, ce réseau desservirait tous les non-ayants droit. Le « français-langue de travail » serait justiciable. Parallèlement, un réseau public anglais desservirait les Anglo-Québécois.

Inutile d’identifier les ayants droit : tous pourraient accéder aux services dans la langue désirée, assumant « traduction/files d’attente » découlant du rapport demande/offre. Cette proposition préserve les services aux Anglo-Québécois comme les Québécois le font exemplairement, et place parmi les non-ayants droit les Canadiens anglais des autres provinces. Il est vital de protéger le territoire des migrations interprovinciales, particulièrement l’Outaouais et Montréal.

Après 40 ans de loi 101, la pérennité du français n’est toujours qu’un objectif. Le Québec a plutôt créé une « Communauté anglophone » et financé son expansion, anglicisant non anglophones et immigrants. L’indépendance n’y changerait rien. Le Québec sert de marchepied pour l’élite canadienne-anglaise.

Cette proposition, banale, protège le français et la minorité. La dynamique créée multiplierait main-d’œuvre et clientèle francophones. 

[Ces mesures nous semblent un strict minimum : il manque par exemple l’obligation de l’État de communiquer uniquement en français avec toutes les personnes morales qui résident au Québec y compris avec les professions libérales : docteurs, avocats, ingénieurs, dentistes, etc. Tous les dossiers communiqués à la RAMQ ou à toutes autres agences gouvernementales ne pourraient l’être qu’en français. Les diplômés de ces mêmes professions libérales devront soit suivre leur cursus universitaire en français soit passer des examens oraux et écrits très stricts en français pour démontrer leur capacité à servir correctement la clientèle québécoise et à communiquer avec l’administration québécoise dans la seule langue officielle du Québec. Cela devrait vite tarir la fascination pour l’éducation supérieure en anglais.]

Formation des fonctionnaires fédéraux en racialisme (pardon antiracisme...) et stéréotypes anti-blancs

Jeudi dernier, le Toronto Sun a dévoilé des documents qui montre à quel point l’idéologie woke est en train de contaminer nos institutions.

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Selon le Toronto Sun, tous les fonctionnaires fédéraux doivent désormais suivre une formation destinée à les sensibiliser au racisme.

Voici des extraits des documents que les employés de l’État fédéral doivent lire :

  • « Le racisme est aussi grave au Canada qu’aux États-Unis. »
  • « Au Canada, les Blancs détiennent le pouvoir en raison des modes de pensée eurocentriques, enracinés dans le colonialisme, qui perpétuent et privilégient l’hégémonie blanche. »
  • « Il existe des préjugés à l’égard des Blancs (exemple : les Blancs ne savent pas danser), mais cela n’est pas du racisme. »
  • « Le racisme et le colonialisme font partie des fondements de ce que nous appelons aujourd’hui le Canada. »
  • « La suprématie blanche est présente dans nos hypothèses institutionnelles et culturelles, qui attribuent une valeur, une moralité, une bonté et une humanité au groupe blanc, tout en attribuant aux personnes et aux communautés de couleur le rôle de sans valeur, d’immoraux, de mauvais et d’inhumains ainsi que non méritants. » 

 

 « Voici des caractéristiques de la culture de la suprématie blanche qui existe au Canada : 

  •  Le perfectionnisme 
  • La quantité au détriment de la qualité 
  • Le culte de la parole écrite
  •  Le paternalisme
  •  La peur du conflit
  •  L’individualisme 
  • Le progrès, c’est nécessairement plus
  •  Le droit au confort 
  • L’objectivité »

On reconnaîtra des thèses répandues notamment par la militante Judith Katz

 

Pour Brian Lilley du Toronto Sun, alors que les participants à cette formation, offerte par Affaires mondiales Canada, sont invités à remettre en question le nom même du pays, on les informe également de ne pas remettre en question d’autres questions telles que l’affirmation selon laquelle seuls les Blancs peuvent être racistes. Le premier « mythe » que le cours tente de déboulonner est que le racisme inversé existe et que des noirs ou des autochtones peuvent être racistes. Le début de cette section est repris ci-dessous :

Mythe n° 1 :  Le racisme inversé existe, et les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur peuvent être racistes envers les Blancs.

Bien qu’il existe des suppositions et des stéréotypes sur les Blancs, on considère qu’il s’agit de préjugés raciaux et non de racisme. Le préjugé racial désigne un ensemble d’attitudes discriminatoires ou méprisantes fondées sur des suppositions découlant de perceptions au sujet de la race ou de la couleur de la peau. Ainsi, des préjugés raciaux peuvent être entretenus à l’égard des Blancs (p. ex. « les Blancs ne savent pas danser »), mais cela ne constitue pas du racisme en raison des rapports de force systémiques.

Cette section suscite beaucoup de questions pour Brian Lilley.

Les blancs pauvres qui n’ont aucun pouvoir peuvent-ils alors être considérés comme racistes ? Selon ce cours, le racisme concerne la structure du pouvoir et l’autorité et il y a beaucoup de pauvres blancs, dont certains seront racistes, mais devrions-nous simplement les désigner comme ayant des « préjugés raciaux ».

Lectures essentielles selon le gouvernement du Canada, des ouvrages (majoritairement en anglais) et militants. C’est ainsi que l’« antiracisme » dont Kendi est l’exposant le plus sûr n’est pas simplement un nouveau nom pour un vieux concept. C’est plutôt la doctrine politique derrière les manifestations de rue, les « annulations », les attaques sur Twitter, les boycottages, les renversements de statues et l'intimidation des adversaires politiques. Ces nouveaux antiracistes considèrent que les systèmes politique, économique et policier américains sont gangrénés par des préjugés raciaux et que ces préjugés expliquent toute la différence de statut socio-économique entre les Noirs et les autres (y compris les Asiatiques), que le statu quo doit être combattu et que quiconque ne cherche pas à abattre cet état de fait est un collaborateur du racisme structurel de nos sociétés.

Les personnes qui ne sont pas blanches peuvent-elles être racistes les unes envers les autres ?

L’expérience de Brian Lilley, y compris de son éducation très multiculturelle, me dirait, oui, mais ce cours tente de prétendre que toutes les personnes de couleur sont unies dans une lutte pour la « libération ».

C’est en fait ce mot même, plusieurs autres phrases à la mode dans tout le document qui me disent que cette « formation » pour tous les travailleurs du service extérieur [ministère des Affaires étrangères] n’est rien de plus qu’une tentative d’inculquer une idéologie politique utilisant la race comme point d’entrée.


Les documents en question :

Voir aussi 

« Nous irons dans les écoles pour entamer un dialogue » sur le racisme systémique au Québec   

Éducation à la sexualité : « les craintes des parents sont légitimes »  

« La blanchité multiraciale » : comment les wokes expliquent que des non blancs votent pour Trump 

La théorie de la « fragilité blanche » (une nouvelle ordalie de l’eau utilisée pour découvrir les sorcières)

dimanche 11 avril 2021

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Eefje, un homme qui se dit femme, veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature : « Je n’abandonnerai pas, même s’il faut que j’aille jusqu’au Vatican. »

Eefje Spreuters (ci-dessus) est un homme qui se dit femme et qui aimerait entrer dans un monastère en tant que religieuse. « Partout où je postule, les sœurs sont enthousiastes, mais ce n’est pas autorisé selon les règles », a affirmé Eefje au micro de Radio 2 Anvers. « Selon l’Église catholique, vous ne pouvez pas changer de sexe. Elle considère que Eefje sera toujours un homme », précise le canoniste Rik Torfs.

« Je m’appelle Sœur Eefje », dit Eefje Spreuters originaire de Nijlen au téléphone à Radio 2 Anvers. Spreuters est né il y a 46 ans. Il vit ouvertement en tant que femme depuis 15 mois. « Je me suis toujours sentie femme et j’ai été élevée très religieusement, surtout par ma mère. J’ai voulu aller au monastère toute ma vie. En tant qu’homme, j’ai eu une vie difficile, maintenant je veux la paix », dit Eefje. La Gazet van Antwerpen (« La Gazette d’Anvers ») écrit aujourd’hui qu’Eefje, en tant qu’homme qui se dit femme n’est autorisée nulle part dans aucun couvent pour femmes.

« J’ai demandé aux religieuses de l’Ordre des Clarisses. La semaine dernière, j’ai eu des contacts avec les religieuses de Brecht, les Trappistines. Elles n’ont pas pu me répondre, car elles ne savaient pas si je pouvais entrer en tant que femme trans [homme qui se dit femme]. Je pensais que je le ferais lancer un ordre monastique auquel les religieuses ont répondu avec intérêt et enthousiasme. Si nécessaire, j’irai chez le Pape au Vatican. Ma vocation n’a jamais été aussi forte », dit Spreuters au micro de Radio 2.

Conversation avec Mgr Bonny

Pressé de répondre, le diocèse d’Anvers a déclaré qu’il s’abstiendrait de commenter. Monseigneur Johan Bonny souhaite d’abord entrer en contact avec Eefje pour un entretien.

« L’Église adhère au sexe biologique »

Le spécialiste en droit canon Rik Torfs de l’Université catholique de Louvain (Leuven) a expliqué à Radio 2 Anvers pourquoi les personnes transgenres ne sont pas les bienvenues dans les ordres monastiques. « Rome maintient le point de vue anthropologique selon lequel le sexe biologique dans lequel vous êtes né est immuable. Pour l’Église catholique, Eefje reste un homme et n’est pas le bienvenu dans un monastère de femmes », de déclarer Torfs sur Radio 2 Anvers. « Si Eefje le souhaite, elle peut jouer un rôle actif dans la communauté religieuse en tant qu’assistante de paroisse ou aumônier dans une prison ou un hôpital. Ces postes sont ouverts aux laïcs de tout sexe. »

Selon Torfs, le code canonique actuel ne prévoit pas les cas comme celui d’Eefje. « Le droit canon actuel remonte à 1983 lorsque ces questions sociales étaient beaucoup moins fréquentes. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de débat sur le rôle des personnes transgenres au sein de l’Église. Depuis plus de dix ans, des croyants originaires principalement des États-Unis se penchent sur ces questions. »

Un prêtre italien a déclaré être devenu une femme

« Je me souviens que dans les années 80 ou 90 en Italie il y avait un franciscain qui est entré en tant qu’homme, mais a décidé de vivre une vie de femme. Je ne me rappelle pas clairement comment cela s’est terminé avec “lui” », de conclure la canoniste Torfs.

Source : VRT

samedi 10 avril 2021

Comment le woke blanc se voit quand il pourfend la blanchité et le racisme systémique blanc




Nouvelle étude montre que les enfants sont moins susceptibles de transmettre la COVID-19

Des chercheurs canadiens affirment que les enfants pourraient être moins susceptibles que les adultes de transmettre la COVID-19. Ainsi, avec des mesures adéquates, les écoles, les garderies et les activités parascolaires pourraient devenir sécuritaires.

L’auteur principal de l’étude, Jared Bullard, un professeur associé en pédiatrie et en maladies infectieuses à l’Université du Manitoba, affirme que les travailleurs des garderies et des écoles ont un risque d’infection relativement faible, si l'on se fie aux données.

L’étude a été publiée dans le Canadian Medical Association vendredi, et portait sur 175 enfants et 130 adultes au Manitoba, qui avaient été infectés par la COVID-19. Elle cherchait à déterminer s’il y avait une différence de contagion entre les deux groupes.

Des échantillons ont été prélevés sur des participants et sur leurs contacts qui ont été infectés entre mars et décembre 2020.

Selon les résultats, les échantillons des enfants avaient moins tendance à provoquer une croissance du virus en culture et présentaient des concentrations plus basses de virus, ce qui suggère qu’ils ne sont pas le principal vecteur de transmission.

Nos conclusions ont des implications cliniques importantes et des conséquences pour la santé publique, affirme le Dr Bullard.

Des répercussions pour les enfants et les parents

Alors qu’un nombre croissant de régions se demandent si l’apprentissage en salle de classe, les garderies et les activités parascolaires devraient continuer ou reprendre, une meilleure compréhension de la contribution des enfants et des adolescents à la transmission du SRAS-CoV-2, comparativement aux adultes, est essentielle, indiquent les auteurs de l’étude.

C’est particulièrement important en raison de la probabilité plus élevée d’infections asymptomatiques dans ce groupe, poursuivent-ils.

Compte tenu des problèmes liés à l’isolement des enfants à la maison et de l’impact d’une longue quarantaine pour le développement de l’enfant et pour les parents qui pourraient perdre leur emploi ou leur revenu, un outil efficace pour réduire la durée des quarantaines serait un pas important pour la santé publique. selon les auteurs de l'étude.

Les échantillons ont été analysés par 14 chercheurs de plusieurs disciplines à l’Université du Manitoba, au Laboratoire provincial Cadham, au ministère de la Santé et au Laboratoire national de microbiologie.

Source : La Presse canadienne

Voir aussi

Aucun décès dû à une éclosion de Covid dans une école canadienne (janvier 2021)

Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d'utilité une fois mesures plus douces prises  

Québec — Données inédites suggèrent fortement que les écoles ne sont pas un moteur de l’épidémie

 Covid — Baisse de cas malgré les Fêtes et les vacanciers dans le Sud (plateau dès avant couvre-feu) 

Suède — l’effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Bobard — Selon le Wall Street Journal la Suède abandonne son modèle et met désormais en place des restrictions obligatoires 

Covid-19 : baisse radicale des cas en Inde depuis plusieurs mois malgré levée des restrictions

Vague de suicides dans le Nevada force une ouverture partielle des écoles

Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux

Étude — la fermeture des écoles et universités causerait plus de décès, mais aplatirait les courbes

Déclaration de Great Barrington (13 600 médecins et experts) sur la Covid-19 — il existe une autre façon de faire (mettre fin au long supplice pour tous, il faut considérer l’ensemble des effets des politiques actuelles et pas uniquement les cas de la Covid-19)

Covid : la Suède impassible face à la deuxième vague  

COVID-19 — les gens « de gauche » plus à risque de développer de l’anxiété

Plus d’un jeune sur trois souffre d’anxiété ou de dépression

« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

Covid-19 — impact direct sur l’espérance de vie en France relativement bas (-0,2 an pour hommes, -0,1 an pour femmes)

Allemagne — pas de solutions uniques face au coronavirus pour la rentrée

New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques

Histoire du Canada français — Le Québec duplessiste (1936-1959)

vendredi 9 avril 2021

Michel Houellebecq: «Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect»

Alors qu’une proposition de loi pour légaliser le suicide assisté sera débattue à l’Assemblée nationale française cette semaine, l’écrivain Michel Houellebecq, qui intervient très rarement dans le débat public, explique dans les colonnes du Figaro pourquoi il est farouchement opposé à ce qu’il considère comme une rupture anthropologique inédite.

Proposition numéro 1 : personne n’a envie de mourir. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ? Et y a-t-il d’autres joies que de petites joies (cela mériterait d’être creusé) ?

Proposition numéro 2 : personne n’a envie de souffrir. J’entends, de souffrir physiquement. La souffrance morale a ses charmes, on peut même en faire un matériau esthétique (et je ne m’en suis pas privé). La souffrance physique n’est rien d’autre qu’un enfer pur, dénué d’intérêt comme de sens, dont on ne peut tirer aucun enseignement. La vie a pu être sommairement (et faussement) décrite comme une recherche du plaisir ; elle est, bien plus sûrement, un évitement de la souffrance ; et à peu près tout le monde, placé devant une alternative entre une souffrance insoutenable et la mort, choisit la mort.

Proposition numéro 3, la plus importante : on peut éliminer la souffrance physique. Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l’hypnose ; demeure peu utilisée en France.

L’omission de ces faits peut expliquer à lui seul les sondages effarants en faveur de l’euthanasie (96 % d’opinions favorables, si je me souviens bien). 96 % des gens comprennent qu’on leur pose la question : « Préférez-vous qu’on vous aide à mourir ou passer le restant de vos jours dans des souffrances épouvantables ? », alors que 4 % connaissent réellement la morphine et l’hypnose ; le pourcentage paraît plausible.

Je résiste à l’occasion de me lancer dans un plaidoyer pour la dépénalisation des drogues (et pas seulement des drogues « douces ») ; c’est un autre sujet, sur lequel je renvoie aux observations pleines de sagesse de l’excellent Patrick Eudeline.

Les partisans de l’euthanasie se gargarisent de mots dont ils dévoient la signification à un point tel qu’ils ne devraient même plus avoir le droit de les prononcer. Dans le cas de la « compassion », le mensonge est palpable. En ce qui concerne la « dignité », c’est plus insidieux. Nous nous sommes sérieusement écartés de la définition kantienne de la dignité en substituant peu à peu l’être physique à l’être moral (en niant la notion même d’être moral ?), en substituant à la capacité proprement humaine d’agir par obéissance à l’impératif catégorique la conception, plus animale et plus plate, d’état de santé, devenu une sorte de condition de possibilité de la dignité humaine, jusqu’à représenter finalement son seul sens véritable.

Dans ce sens je n’ai guère eu l’impression, tout au long de ma vie, de manifester une dignité exceptionnelle ; et je n’ai pas l’impression que ce soit appelé à s’améliorer. Je vais finir de perdre mes cheveux et mes dents, mes poumons vont commencer à partir en lambeaux. Je vais devenir plus ou moins impotent, plus ou moins impuissant, peut-être incontinent, peut-être aveugle. Au bout d’un certain temps, un certain stade de dégradation physique une fois atteint, je finirai forcément par me dire (encore heureux si on ne me le fait pas remarquer) que je n’ai plus aucune dignité.

Bon, et alors ? Si c’est ça, la dignité, on peut très bien vivre sans ; on s’en passe. Par contre, on a tous plus ou moins besoin de se sentir nécessaires ou aimés ; à défaut estimés — voire admirés, dans mon cas c’est possible. Ça aussi, c’est vrai, on peut le perdre ; mais, là, on n’y peut pas grand-chose ; les autres jouent à cet égard un rôle tout à fait déterminant. Et je me vois très bien demander à mourir juste dans l’espoir qu’on me réponde : « Mais non mais non, reste avec nous » ; ce serait tout à fait dans mon style. Et en plus j’avoue cela sans la moindre honte. La conclusion, j’en ai peur, s’impose : je suis un être humain absolument dépourvu de toute dignité.

Un élément de baratin habituel consiste à affirmer que la France est « en retard » sur les autres pays. L’exposé des motifs de la proposition de loi qui va prochainement être déposée en faveur de l’euthanasie est à cet égard comique : cherchant les pays par rapport auxquels la France serait « en retard », ils ne trouvent que la Belgique, la Hollande et le Luxembourg ; je ne suis pas franchement impressionné.

La suite de l’exposé des motifs consiste en un enfilage de citations d’Anne Bert, présentées comme « d’une force admirable », mais qui ont plutôt eu sur moi l’effet malencontreux d’éveiller le soupçon. Ainsi, quand elle affirme : « Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme » ; il est pourtant patent que leurs partisans, du « divin » Platon aux nazis, sont exactement les mêmes. De même, lorsqu’elle poursuit : « Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage » ; j’avoue que n’y avais pas pensé, mais maintenant qu’elle en parle…

Immédiatement après, elle lâche carrément le morceau en affirmant que l’euthanasie « n’est pas une solution d’ordre économique ». Il y a pourtant bel et bien certains arguments sordides que l’on ne rencontre que chez des « économistes », pour autant que le terme ait un sens. C’est bien Jacques Attali qui a insisté lourdement, dans un ouvrage déjà ancien, sur le prix que coûte à la collectivité le maintien en vie des très vieilles personnes ; et il n’est guère surprenant qu’Alain Minc, plus récemment, soit allé dans le même sens, Attali c’est juste Minc en plus bête (sans même parler du guignol de Closets, qui est comme le singe des deux précédents, leur Jean Saucisse).

Les catholiques résisteront de leur mieux, mais, c’est triste à dire, on s’est plus ou moins habitués à ce que les catholiques perdent à chaque fois. Les musulmans et les juifs pensent sur ce sujet, comme sur bien d’autres sujets dits « sociétaux » (vilain mot), exactement la même chose que les catholiques ; les médias s’entendent en général fort bien à le dissimuler. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, ces confessions finiront par plier, par se soumettre au joug de la « loi républicaine » ; leurs prêtres, rabbins ou imams accompagneront les futurs euthanasiés en leur disant que là c’est pas terrible, mais que demain sera mieux, et que même si les hommes les abandonnent, Dieu va s’occuper d’eux. Admettons.

Du point de vue des lamas, la situation est sans doute encore pire. Pour tout lecteur conséquent du Bardo Thödol, l’agonie est un moment particulièrement important de la vie d’un homme, car elle lui offre une dernière chance, même dans le cas d’un karma défavorable, de se libérer du samsara, du cycle des incarnations. Toute interruption anticipée de l’agonie est donc un acte franchement criminel ; malheureusement, les bouddhistes interviennent peu dans le débat public.

Demeurent les médecins, en qui j’avais fondé peu d’espérance, sans doute parce que je les connaissais mal, mais il est indéniable que certains d’entre eux résistent, se refusent obstinément à donner la mort à leurs patients, et qu’ils resteront peut-être l’ultime barrière. Je ne sais pas d’où ça leur vient, ce courage, c’est peut-être juste le respect du serment d’Hippocrate : « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». C’est possible ; ça a dû être un moment important, dans leurs vies, la prononciation publique de ce serment. En tout cas c’est beau, ce combat, même si on a l’impression que c’est un combat « pour l’honneur ». Ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite : lorsqu’un pays — une société, une civilisation — en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir.

Voir aussi

Houellebecq : « l’intégration des musulmans ne pourrait fonctionner que si le catholicisme redevenait religion d’État » 

Michel Houellebecq : le suicide de l’Occident résultat de deux déclins, l’un démographique, l’autre religieux

 

jeudi 8 avril 2021

Étude préconise plus de lecture à voix haute en classe

 
Une étude réalisée par le groupe éditorial britannique Egmont s’est penchée sur l’impact de la lecture à voix haute en classe sur les enfants. Sur une période de 5 mois, s’étalant de septembre à décembre 2018, les résultats de l’enquête démontrent les bénéfices sur le comportement des élèves et ainsi qu’une amélioration de leur niveau de compréhension et d’attention.

L’étude menée par Egmont a été réalisée auprès de 120 élèves âgés de 7 à 11 ans de l’Académie catholique Saint-Joseph, basée à Stoke-on-Trent (Angleterre), classé comme quartier défavorisé.

Parmi les élèves, 27 % sont issus de milieux défavorisés, 8 % de minorités ethniques et 13 % de famille de voyageurs, précise l’enquête. Pour certains d’entre eux, leurs parents ne savent pas lire, et l’école représente alors leur seul lieu d’accès à la lecture.

Visant à évaluer l’impact de la lecture dans l’éducation, l’étude consistait ainsi à instaurer, sur une période de cinq mois, des sessions quotidiennes de lecture à voix haute par les enseignants d’une durée de 20 minutes.

Egmont s’est également engagé à fournir les écoles en livres et magazines afin de renouveler les collections de l’établissement. 624 nouveaux livres et 1120 nouveaux magazines ont ainsi été mis à disposition des élèves et des enseignants.

Amélioration globale

Les résultats observés montrent que le temps consacré s’avérait bénéfique pour les enfants : il constituait un moment propice à leur épanouissement et permettait d’augmenter leur capacité d’attention, de concentration et de compréhension.

En outre, les enseignants interrogés ont également noté que les sessions de lecture à voix haute avaient contribué à améliorer leurs relations avec les élèves. Elles ouvraient en effet la voie à un moment de partage à même d’instaurer davantage de proximité.

Les élèves ont quant à eux fait part de leur enthousiasme d’avoir accès à de nouveaux livres et magazines, ce qui conduit Egmont à estimer que le renouvellement des livres mis à disposition constitue une source de motivation pour lire.

De fait, à la fin des cinq mois de l’enquête, le niveau de lecture des enfants s’est amélioré, les élèves ayant acquis en moyenne un niveau supérieur de lecture équivalent à 10,2 mois.

De manière plus détaillée, le rapport établit ainsi que :

  • Un garçon de 3e année âgé de 7 ans et 6 mois, avec un âge de lecture de 7 ans et 4 mois au début du projet, avait atteint un âge de lecture de 10 ans en février — soit une amélioration de 2 ans et 8 mois.
  • Une fille de 4e année âgée de 8 ans, avec un âge de lecture de 5 ans et 11 mois au début du projet, avait atteint l’âge de 8 ans en février — soit une amélioration de 2 ans et 1 mois.
  • Une fille de 5e année âgée de 9 ans et 11 mois, avec un âge de lecture de 5 ans et 11 mois au début du projet, avait atteint un âge de lecture de 7 ans et 6 mois en février — soit une amélioration de 1 an et 7 mois.
  •  Un garçon de 6e année âgé de 10 ans et 2 mois, avec un âge de lecture de 5 ans et 11 mois au début du projet, avait atteint un âge de 6 ans et 11 mois en février — soit une amélioration d’un an.

Intégrer les sessions de lecture dans le programme scolaire

Au vu de ces résultats, Egmont estime que le temps consacré à la lecture devrait faire partie intégrante du programme scolaire. Pourquoi ne pas le considérer comme un enseignement à part entière, conformément aux suggestions des enseignants eux-mêmes ? Ils furent nombreux à avoir fait part de leur difficulté à maintenir les sessions de lecture à voix haute une fois l’enquête terminée, du fait de la charge élevée du programme d’éducation nationale.

Comme en témoigne un des professeurs interrogés à la fin de l’enquête : « Il était extrêmement difficile d’adapter l’heure du conte au quotidien avec les exigences du calendrier scolaire et du programme. »

Or, « lire pour le plaisir pendant une petite quantité de temps chaque jour fait des merveilles pour la relation enseignant/élève…. C’est particulièrement vital pour tant de nos enfants qui vivent dans des foyers qui souffrent d’un manque d’alphabétisation  », renchérit l’un de ses confrères.

Aussi le rapport d’Egmont préconise-t-il de rééquilibrer l’approche pédagogique en consacrant, par exemple, moins de temps à l’apprentissage de la grammaire, jugée « trop technique » selon les dires des enseignants, et pouvant contribuer à rebuter les enfants à lire davantage.

Le groupe éditorial entend à ce titre démarcher le gouvernement britannique pour que celui-ci « modifie le programme d’études afin que l’heure de lecture fasse partie intégrante de la journée scolaire pour tous les enfants du primaire. »

L’ensemble de l’étude est consultable ici.

Trop blanc !

Extrait du nouvel essai de Mathieu Bock-Côté, La Révolution racialiste et autres virus idéologiques qui sort la semaine prochaine en France, aux presses de la Cité.

Au début des années 2000, l’humoriste Michel Mpambara, originaire du Rwanda, lançait dans son pays d’adoption son premier spectacle, qui avait pour titre : Y a trop de blanc au Québec.

Chaque fois, il suscitait l’hilarité des spectateurs, amusés par cet homme venu d’ailleurs qui posait un regard caustique sur sa terre d’accueil. Nul n’aurait imaginé, à ce moment, que l’humoriste puisse dire cela sérieusement, et d’ailleurs, ce n’était pas le cas.

Un quart de siècle plus tard, on utilise les mêmes mots, mais désormais sans rire. C’est sur un ton inquisiteur qu’on répète la même formule dans le cadre d’un grand exercice se réclamant de la lucidité collective pour dénoncer la suprématie blanche au Québec. Ainsi, il n’est pas rare de voir des reportages des médias publics s’inquiéter du caractère « trop blanc » de la fonction publique, du monde des affaires ou du milieu du spectacle — le rap québécois serait lui aussi trop blanc, ainsi que l’univers des célébrités.

Même la littérature pour enfants serait apparemment trop blanche. Le journal La Presse affirmera : « La littérature jeunesse québécoise met en scène des héros presque tous blancs, qui s’appellent plus souvent Tremblayet Gagnon que Wong ou Khan. » Il n’était apparemment pas venu à l’esprit du quotidien qu’il est encore bien plus courant, au Québec, de s’appeler Tremblay que Wong et Gagnon que Khan.

Cette dénonciation ritualisée n’est évidemment pas exclusive au Québec. Le journaliste occidental se transforme en adepte de la comptabilité raciale et multiplie ainsi les enquêtes pour voir où en sont les institutions censées s’adapter aux exigences nouvelles de la diversité et quels efforts elles déploient pour se déblanchir. La traque à la société trop blanche est à la mode.

Ainsi, en France début 2020, on a pu entendre dire à Aïssa Maïga, au moment de la cérémonie des César : « C’est plus.fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de Noirs dans la salle. » Il s’agissait, sur le mode insolent, de faire le procès d’une salle trop blanche en réinventant le délit de faciès.

« Salut, les Blancs », avait quant à lui lancé l’humoriste Fary à la 31e cérémonie des Molières avant d’ajouter : « Il faut que quelqu’un leur dise… Euh… C’est trop blanc. » Ces remarques, déjà fréquentes des deux côtés de l’Atlantique depuis plusieurs années, se sont multipliées, comme on l’a vu d’ailleurs en Écosse le 18 août 2020 lorsque le ministre Humza Yousaf a fait la liste de plusieurs figures en position d’autorité en les définissant par leur couleur de peau, pour en conclure que son pays était trop blanc et avait un problème de « racisme structurel ». Comme d’autres, il considère que le pays dans lequel ses parents se sont installés est trop blanc, et entend en finir avec cette injustice structurelle.

Un regard rapide sur les thèmes privilégiés par la presse confirme la prédominance de cette approche. La gendarmerie, la police, les sciences de la terre, la médecine, les mathématiques, la mode, l’univers du spectacle vivant, l’Opéra, l’univers de la musique classique… seraient trop blancs. On ne se demande plus, en se rendant à un concert, si l’orchestre jouera bien, mais à quoi il ressemblera. li n’est donc plus rare, au-delà des frontières américaines, de voir des inspecteurs mandatés par le régime diversitaire tenir une comptabilité raciale stricte des organisations publiques et privées, pour en arriver à la conclusion attendue que les Blancs y sont encore trop présents et que la diversité peine à s’y faire une place. « Diversité » étant le terme codé pour dire que les Blancs sont trop nombreux dans des sociétés historiquement « blanches », même si elles ne se représentaient pas dans ces termes.

Dans le monde occidental du début des années 2020, on peut donc, très ouvertement, reprocher à quelqu’un la couleur de sa peau au nom de l’antiracisme.

Voir aussi

La Révolution racialiste, et autres virus idéologiques (recension)