mercredi 13 janvier 2021

Plus 340 millions de chrétiens sont persécutés ou discriminés en raison de leur foi.

Mercredi 13 janvier, l’ONG chrétienne évangélique « Portes Ouvertes » a fait paraître son index 2021 mondial des persécutions religieuses.

Depuis 8 ans, la persécution est en hausse constante. Rien qu’entre l’Index 2017 et l’Index 2021, la persécution a augmenté de 8,11 %.

Pour la première fois, tous les pays du classement affichent au moins un niveau très fort de persécution ; dans les 12 premiers, le niveau est même extrême. Même si le classement de l’Index se cantonne à 50 pays, force est de constater qu’au total, 74 pays ont présenté des niveaux de persécution extrêmes, très forte ou forte. Au moins 340 millions de chrétiens sont touchés, soit un chrétien sur huit dans le monde.

12 pays se retrouvent en haut du classement de l’Index 2021. C’est le Nigéria qui s’ajoute à cette liste, avec une hausse importante du degré de persécution. Sur les 12 pays en zone de persécution extrême, 7 voient l’intensité de la persécution augmenter (Afghanistan, Libye, Érythrée, Yémen, Iran, Nigéria et Irak), 4 restent à un niveau de persécution proche de l’année dernière (Corée du Nord, Somalie, Pakistan et Inde). Un seul pays voit la persécution baisser légèrement : la Syrie.

Dans plus d’une dizaine de pays asiatiques, les chrétiens, déjà discriminés en temps normal, se sont vu refuser l’aide alimentaire distribuée par les autorités de leur pays en 2020. En Inde, Myanmar, Bangladesh… Certains, très pauvres, n’ont pu survivre que grâce à l’aide alimentaire distribuée par les ONG. Cette discrimination des chrétiens dans l’accès à l’aide alimentaire a aussi été remarquée au Soudan et au Nigéria.


Les rapports du terrain faisant état d’enlèvements, de conversions forcées et de mariages forcés de femmes et de jeunes filles ont augmenté. On estime par exemple qu’au moins 1 000 jeunes chrétiennes pakistanaises ont été forcées d’épouser un musulman dans la période d’étude de l’Index 2021. La pauvreté accrue liée à la crise de la Covid-19 est un facteur aggravant de la traite des êtres humains, en particulier les chrétiennes, qui sont particulièrement ciblées par les trafiquants.

L’année dernière, Portes Ouvertes avait mis en garde contre l’impact de la culture de surveillance sur la liberté de religion en Chine. Cette surveillance intrusive s’est intensifiée lors de la lutte contre la Covid-19. Cette année, la Chine est revenue dans les 20 premiers pays de l’Index pour la première fois depuis dix ans. Le gouvernement chinois a augmenté les restrictions telles que :

  • confiscation des biens, y compris des bibles,
  •  raids, amendes et arrestations de dirigeants d’églises,
  •  interdiction des cultes en ligne.

En Colombie et au Mexique, les restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19 ont permis aux groupes criminels d’étendre leur contrôle. Ils ont réussi à resserrer leur emprise sur l’Église dans les territoires qu’ils dominent et contrôlent. Le Honduras et le Salvador ont rejoint les pays qui ne figurent pas dans l’Index 2021 et qui connaissent des niveaux élevés de persécution et de discrimination pour des raisons similaires.

La persécution des chrétiens ne s’arrête pas à la seule violation de la liberté religieuse. Elle prend des formes variées qui violent tout un ensemble de droits fondamentaux : discriminations à l’éducation ou à l’emploi, meurtres, torture, détentions arbitraires ou mariages forcés…


Théorie du genre — les fauteurs de trouble de la gauche woke

Intéressant démontage de la rhétorique woke sur le genre et la mode trans dans les médias et à l’école : toujours la même technique prendre un cas isolé et exceptionnel (un enfant mal dans sa peau qui à 8 ans dit se sentir du sexe opposé à son sexe biologique) et construire un discours qui devra s’appliquer à tous.

 
 
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Démystifier les mythes diversitaires sur le sexe et l’identité de genre  

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Biologie — L’expression de 6 500 différences génétiques distingue l’homme de la femme

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Gigantesque étude : il n’existe pas de gène « gay » 

À la lumière de six études Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.

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Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

 

La Grande Purge : Rumble poursuit Google/YouTube, Telegram gagne 25 millions d'abonnés en 3 jours, GoDaddy (partenaire d'Amazon) ferme site, Parler hors ligne (sans hébergeur) poursuit Amazon

Mise à jour, mercredi 13 janvier

La mise au ban numérique de Donald Trump continue. La plateforme YouTube, propriété de Google, a suspendu mardi 12 janvier pour « au moins sept jours » la chaîne du président américain et en a supprimé une vidéo pour motif de violation de sa politique luttant contre l’incitation à la « violence » selon le géant californien. « Compte tenu des inquiétudes à propos de l’actuel risque de violence, nous avons supprimé le nouveau contenu mis en ligne sur la chaîne de Donald J. Trump pour violation de nos politiques », a écrit le site de vidéos dans un communiqué. La chaîne du président américain est désormais « suspendue de tout nouveau téléchargement de contenu pour au moins sept jours », a ajouté YouTube. La publication de commentaires par les internautes y est également impossible jusqu’à nouvel ordre. Notons cependant que mercredi matin, une chaîne YouTube de Donald Trump avec 2,78 millions d’abonnés était toujours fonctionnelle.

 


Mise à jour, mardi 12 janvier

Le service d’hébergement internet GoDaddy, partenaire d’Amazon,
aurait supprimé un des plus grands sites proarmes à feu (AR15) de ses serveurs, obligeant le site à utiliser une adresse et un serveur de secours.

Telegram annonce avoir gagné plus de 25 millions nouveaux utilisateurs lors des 72 dernières heures. Telegram dépasse désormais 500 millions d’abonnés.

Rumble, rival de YouTube, poursuit Google pour au moins 2 milliards de dollars, affirmant que le géant de la recherche abuse de son pouvoir de monopole. La plate-forme canadienne de partage de vidéos Rumble poursuit Google pour « manipulation de son algorithme de recherche » afin de préférer les vidéos de sa filiale YouTube dans ses résultats de recherche. Sur Fox News lundi soir, un porte-parole de Rumble a donné l’exemple d’une recherche sur Google de « chiens sur Rumble » qui renvoit d’abord à une liste de vidéos de chiens sur YouTube (qui fait partie de l’empire technique de Google). Rumble est un rival direct de YouTube qui est devenu populaire auprès des personnalités américaines conservatrices qui se disent censurées par les plateformes technologiques établies. Rumble fait partie d’une série de plaignants qui accusent Google de violations des lois antitrust liées à ses pratiques de publicité et de recherche. La poursuite de Rumble fait suite à deux poursuites intentées par quatre éditeurs privés le mois dernier et de deux actions antitrust supplémentaires distinctes déposées par le procureur général du Texas Ken Paxton et le procureur général du Colorado Phil Weiser.

Twitter se plaint… de censure. Dans un message, la société américaine au milieu de la tourmente écrit : « À la veille des élections ougandaises, on nous rapporte que des fournisseurs de services Internet reçoivent l’ordre de bloquer les médias sociaux et les applications de messagerie. Nous condamnons fermement les coupures d’Internet — elles sont extrêmement néfastes, violent les droits de la personne fondamentaux et les principes de la liberté d’Internet. » Entretemps, Twitter aurait supprimé déjà plus de 70 000 comptes associés (selon les dires de Twitter, juge et partie) à la mouvance QAnon.

Selon le libertarien Glenn Grenwald, « un cadre de Parler m’a dit que sur les treize personnes arrêtées lundi pour les infractions au Capitole, aucune ne semble avoir été un utilisateur actif de Parler. La violation du Capitole a été bien plus planifiée sur Facebook et YouTube. » Comme l’a rapporté Recode, alors que quelques manifestants avaient envoyé des messages à la fois sur Parler et sur Gab, de nombreux appels pour assister à la manifestation au Capitole provenaient de vidéos YouTube, tandis que de nombreux planificateurs clés « ont continué d’utiliser des plates-formes grand public comme Twitter, Facebook et YouTube ».  Les troubles au Capitole semblent bien n’avoir été qu’un prétexte pour fermer Parler, un concurrent trop libre pour le cartel progressiste Google/Amazon/Twitter/Facebook.


 Mise à jour, lundi 11 janvier 

Trente premières minutes consacrées à cette controverse. Zemmour à propos de Donald Trump : « Il y a un acharnement de la gauche qui tient enfin son ennemi en joue et ils ne le lâcheront pas (…) Il n’y a que la volonté de l’humilier, de s’acharner, de faire un exemple », « Il y a une volonté de mort sociale des trumpistes.

 

La société de médias sociaux Parler poursuit en justice Amazon ce lundi, alléguant que sa suspension du service d’hébergement d’Amazon violait la loi antitrust et violait les accords contractuels des entreprises. Dans sa poursuite, Parler, qui est particulièrement populaire parmi les conservateurs, a demandé à un juge fédéral d’ordonner le rétablissement de la plateforme en ligne. La plainte de 18 pages, déposée devant le tribunal de district américain de Seattle, où Amazon a son siège social, accuse Amazon Web Services (AWS) d’avoir recours à deux poids deux mesures à motivation politique à l’encontre de Parler, contrairement à son traitement du géant des médias sociaux plus grand public Twitter. « La décision d’AWS de résilier effectivement le compte de Parler est apparemment motivée par une animosité politique », indiquent les documents déposés par Parler. « Il est aussi apparemment conçu pour réduire la concurrence sur le marché des services de microblogage au profit de Twitter. »

Parler est hors service.

Selon Down For Everyone Or Just Me, un outil de vérification en ligne, « Parler » est hors ligne depuis minuit (8 h TU), ce qui laisse à penser que ses propriétaires n’ont pas été en mesure de trouver un nouvel hébergeur pour l’instant.




Mise à jour, dimanche 10 janvier

Vidéo où l’on apprend que les avocats de Parler ont décidé de ne plus les représenter. Le PDG de Parler s’y plaint du fait qu’il est difficile de trouver d’autres hébergeurs, car si Apple et Google n’offrent pas leur appli, ces hébergeurs ne veulent pas héberger Parler. Parler utilise des centaines de serveurs d’Amazon Web Service pour offrir sa micromessagerie à ses abonnés. Parler serait menacé de disparition.

Il semble donc peu probable que Parler sera de retour de si tôt.

(Utilisez Rumble pour vos vidéos…)

Pendant ce temps, Winifred Mitchell Baker, la présidente exécutive et PDG de la Fondation Mozilla (à l’origine de Firefox et de Thunderbird), a déclaré que priver le président Donald Trump d’une tribune « ne suffit pas ». Elle a suggéré aux médias sociaux et à d’autres plates-formes de manière de sévir contre l’ensemble du mouvement conservateur. Mise Baker soutient que « la mise au silence temporaire ou la suppression permanente des mauvais acteurs des plateformes de médias sociaux » ne suffit pas et suggère les mesures suivantes :

  • Révéler qui paie pour les publicités, combien ils paient et qui est ciblé.
  • S’engager à une importante transparence des algorithmes de la plate-forme afin de savoir comment et quel contenu est amplifié, qui en est la cible et l’impact associé.
  • Activer par défaut les outils qui amplifient les « sources factuelles » par rapport à la désinformation.
  • Travailler avec des chercheurs indépendants pour faciliter des études approfondies relatives à l’impact des plates-formes sur les personnes et la société et ce qui pourrait améliorer les choses [selon quelle grille de valeurs ?]

La Fondation Mozilla est une association à but non lucratif. En 2019, 92 % des revenus de Mozilla provenaient des redevances que lui verse Google… (des revenus correspondant aux publicités Google [AdSense] que Mozilla place dans son navigateur).

Entretemps en Pologne, les entreprises de médias sociaux qui suppriment des publications dont le contenu est légal pourraient être condamnées à une amende allant jusqu’à 1,8 million d’euros en vertu d’un nouveau projet de loi polonais. Toute entreprise de médias sociaux qui supprime du contenu ou bloque des comptes qui ne violent pas la loi polonaise peut être condamnée à une amende en vertu de la nouvelle législation, a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse le ministre de la Justice Zbigniew Ziobro. Le projet de loi crée également un tribunal spécial pour la protection de la liberté d’expression au sein de l’un des tribunaux de district.

Le projet de loi du ministre polonais de l’Éducation et des Sciences Przemyslaw Czarnek vise, quant à lui, à garantir la liberté d’enseignement, de recherche et d’expression des universitaires afin de « mettre en œuvre dans la pratique le droit constitutionnel à exprimer ses convictions idéologiques, religieuses et philosophiques ». Pour le ministre Czarnek, les universités polonaises doivent être un lieu où les universitaires aux convictions aussi bien libertaires que conservatrices peuvent s’exprimer et débattre librement. Le projet de loi, qui se trouve aujourd’hui à l’étape des consultations, crée de nouveaux outils qui donneront aux universitaires de meilleures possibilités de recours interne et judiciaire en cas de procédures disciplinaires motivées par leurs opinions.

 


Mise à jour du samedi 9 janvier

Amazon expulse Parler de son service d’hébergement internet. La suspension par Amazon du compte de Parler signifie qu’à moins de trouver en catastrophe un autre service d’hébergement d’ici demain, une fois l’entrée en vigueur de cette expulsion dimanche, Parler sera hors ligne.

Le PDG de Parler a d’ailleurs annoncé peu après l’avis d’expulsion d’Amazon que Parler serait hors ligne pendant un certain temps en raison de la fermeture de ses serveurs par Amazon. Le premier message annonçait une absence d’une semaine avant qu’un message ultérieur n’annonce que Parler devrait de nouveau être en ligne lundi à midi. Pour le PDG de Parler, « Il s’agissait d’une attaque concertée de la part des géants de la technologie pour tuer la concurrence sur le marché. Nous avons réussi trop vite. Vous pouvez vous attendre à ce que la guerre contre la concurrence et la liberté d’expression se poursuive, mais nous ne nous avouons pas vaincus. »

Un jour après que Parler a été retiré du Google Play Store, Apple a fait de même. Alors que l’application de Parler trônait comme application gratuite la plus populaire ce samedi, Apple a déclaré dans un communiqué qu’il retrait Parler de son catalogue d’application. Parler, lancé en 2018, est devenu populaire parmi les conservateurs en 2020 lorsque Facebook et Twitter ont mis en place des politiques de censure plus stricte. Dans son communiqué, Appel n’hésite pas à affirmer : « Nous avons toujours soutenu divers points de vue représentés sur l’App Store, mais il n’y a pas de place sur notre plate-forme pour les menaces de violence et d’activités illégales ». « Parler n’a pas pris de mesures adéquates pour lutter contre la prolifération de ces menaces à la sécurité des personnes. » (Il faut lire The Coddling of the American Mind pour comprendre que ce concept de « sécurité » désigne, par extension abusive de concept, le fait de ne pas être vexé ou offensé par l’opinion d’autrui.)

Si vous avez déjà installé Parler, voir comment empêcher qu’Apple supprime automatiquement vos applis (dont Parler) de votre iPhone.

 


Article originel du vendredi 8 janvier

Vae Victis ?

L’étau se resserre sur Donald Trump, évincé des réseaux sociaux les uns après les autres : Twitter, sa plateforme de prédilection, a suspendu son compte de façon permanente vendredi. Cette suspension permanente intervient deux jours après que des émeutiers ont franchi le cordon de sécurité du Capitole en marge d’une manifestation monstre par ailleurs pacifique tenue plus tôt sur l’Esplanade nationale. 

Dans sa justification pour la suppression du compte de Donald Trump, Twitter explique que son tweet indiquant « Je ne me rendrai pas à l’inauguration le 20 janvier » est une accusation implicite de fraude et incitation à commettre des violences lors de cet événement… Voir ci-dessous.

Twitter avait précédemment supprimé une vidéo du président appelant ses partisans à se disperser pacifiquement et à respecter l’ordre public, que le président a postée moins d’une heure après que les médias aient annoncé que des émeutiers avaient pénétré dans le Capitole de Washington. Le président a réitéré sa condamnation de la violence le lendemain. Ce bannissement vient après que Facebook et Instagram, ainsi que d’autres plates-formes technologiques importantes, aient suspendu indéfiniment l’accès du président, coupant une ligne de communication clé entre le président et les citoyens du pays.

Son compte personnel fermé d’autorité par Twitter, le président des États-Unis toujours en exercice, Donald Trump, s’est adressé à ses abonnés via le compte Twitter Potus (compte permanent du président américain) pour condamner la censure de Twitter, ses abus de censure arbitraire, la protection concédée par l’article 230 à ce réseau social et annoncé qu’il discutait avec d’autres sites et qu’on ne le ferait pas taire. Peu après Twitter éliminait ce tweet (dont le contenu est reproduit ci-dessous) :


L’objectif principal de l’article 230 était de protéger les propriétaires de tout « service informatique interactif » de toute responsabilité pour tout ce qui est publié par des tiers. L’idée était qu’une telle protection était nécessaire pour encourager l’émergence de nouveaux types de communications et de services à l’aube de l’ère de l’Internet.

L’article 230 a été promulgué en 1996 dans le cadre d’une loi appelée Communication Decency Act, qui visait principalement à freiner la pornographie en ligne. La plus grande partie cette loi a été invalidée par les tribunaux en tant qu’infraction inconstitutionnelle à la liberté d’expression, mais l’article 230 a survécu.

Dans la pratique, la loi protège tout site Web ou service qui héberge du contenu — comme les sections de commentaires des médias, les services vidéo comme YouTube et les services de médias sociaux comme Facebook et Twitter — contre les poursuites judiciaires concernant le contenu publié par les utilisateurs.

L’idée initiale était que les fournisseurs de service comme Twitter, Facebook ne seraient pas tenus responsables des contenus qui circulaient, à l’instar du téléphone, pour favoriser le développement de l’internet, l’échange d’information et d’opinions. Malheureusement, ayant acquis désormais des positions monopolistiques, ces fournisseurs ont décidé de censurer les contenus qui leur déplaisaient.

En réaction à cette censure par Twitter, l’animateur de radio conservateur Rush Limbaugh (700 000 abonnés) s’est désinscrit de Twitter.

En fin de journée, les comptes Twitter de Sidney Powell et de Lin Wood, deux avocats américains qui travaillaient activement à la campagne de contestation judiciaire des élections du président Trump, ont été désactivés par la société Twitter. Le compte du général à la retraite Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump, a aussi été supprimé.

Vendredi, Google d’Alphabet inc. a suspendu l’application de réseautage social Parler, concurrent de Twitter, de son Play Store jusqu’à ce que l’application ajoute une modération de contenu « robuste ». Cela empêche désormais les propriétaires de téléphone fonctionnant sous Android d’utiliser Parler.  Entretemps, qu’Apple inc. a accordé au service 24 heures pour soumettre un plan de modération détaillé. Parler est un réseau social vers lequel de nombreux partisans du président Donald Trump ont migré après avoir été bannis de services tels que Twitter Inc, qui a suspendu vendredi définitivement le compte de Trump.

Parler se distingue de Twitter dans sa volonté d’être un forum sans censure. Comme sa politique communautaire l’affirme : « Notre objectif est d’offrir à tous les membres de la communauté un accueil, Place publique non partisane. Bien que le premier amendement ne s’applique pas aux entreprises privées telles que Parler, notre mission est de créer une plate-forme sociale. Nous ne gérons pas votre flux ; nous ne prétendons pas être qualifiés pour le faire. »

Parler utilise le service d’hébergement d’Amazon (AWS) pour ses serveurs. Amazon a également mis la pression sur Parler pour qu’il mette en place une politique de censure (pardon modération) qui se conformera avec l’orientation politique d’Amazon.

Tucker Carlson de Fox news l’a annoncé à l’antenne : CNN fait pression sur les câblodistributeurs pour éliminer ses concurrents conservateurs afin qu’ils ne soient plus distribués par le câble. Ou pour reprendre les termes de CNN : « ces entreprises [concurrentes] ont échappé à un examen minutieux et ont entièrement esquivé cette conversation. Cela ne devrait plus être le cas. Après l’incident de terrorisme intérieur [!!!] de mercredi au Capitole, il est temps que les chaînes de télévision se posent des questions pour avoir prêté leurs plates-formes à des entreprises malhonnêtes qui profitent de la désinformation et des théories du complot. Après tout, ce sont les mensonges mêmes que Fox, Newsmax et OAN ont répandus qui ont aidé les partisans du président Trump à ne pas croire la vérité : qu’il a perdu des élections honnêtes et justes. »

Et ceci de la part de CNN qui a soutenu pendant quatre ans, quasiment chaque jour, que Hillary Clinton avait perdu la présidence américaine à cause d’un complot russe… Fable quotidienne sans aucun fondement comme devront l’avouer les enquêteurs peu suspects d’être en faveur de Trump.

Plus tôt, au début décembre, YouTube avait annoncé qu’il supprimerait toute nouvelle vidéo qui prétendrait que le résultat des élections américaines était le résultat d’une fraude électorale.

Le 8 janvier 2020, Facebook a fermé la page du groupe conservateur Walkaway, qui comptait à l’époque plus d’un demi-million d’abonnés. La page a été remplacée par un message de Facebook indiquant que la page avait enfreint ses conditions d’utilisation.

Du côté de la pensée permise, le président élu Biden déclarait au sujet de deux sénateurs (Cruz et Hawley) : « Ils font partie d’un gros mensonge, un gros mensonge », a déclaré Biden. Il a ensuite bafouillé une histoire sur la façon dont Goebbels a fait croire aux gens la propagande nazie, comme l’exagération des victimes civiles du bombardement allié de Dresde, en mentant à plusieurs reprises. Goebbels a tristement dit selon Biden : « Si vous dites un mensonge assez gros et continuez à le répéter, les gens finiront par le croire. » Un point Godwin pour M. Biden. Le président élu dit d’abord (à 1 min dans l’extrait vidéo ci-dessous) qu’il y a eu 250 victimes à Dresden lors de ce bombardement aux bombes incendiaires, puis lentement se reprend « non, était-ce 2500 personnes ? ». Goebbels aurait menti en disant « 25 000 personnes, euh 250 000 personnes sont décédées ».

 

D’une part, on remarquera le manque de fluidité dans l’élocution de M. Biden. D’autre part, aucune source ne relie cette citation à Goebbels… Voir misattributed dans la page Wikipédia sur Goebbels… Enfin le bilan de l’ouragan de feu qui s’est abattu sur Dresden en février 1945 est selon la plupart des historiens autour de 25 000 à 35 000 corps identifiés. N’ayez crainte, les médias progressistes veillent, ils ne feront pas paraître mal le bientôt octogénaire Biden.


Entretemps, Rick Klein, directeur politique de @ABC News, tweettait dans un esprit de tolérance et d’unité : « Trump sera un ex-président dans 13 jours. Le fait est que se débarrasser de Trump est la partie la plus facile. L’épuration du mouvement qu’il commande va être autre chose. » Épuration ?

Liens connexes

Journée de purge sur les réseaux sociaux (soyez rassuré aucun compte d’extrême gauche ne semble avoir été victime de cet effort). Belle coordination du monopole des réseaux sociaux : Twitter a confirmé à La Presse de Montréal cette vague de fermetures, laquelle comprend le compte Radio-Québec de M. Cossette-Trudel (dont les vidéos étaient souvent vues par 400 000 personnes sur YouTube et Facebook avant son bannissement). Facebook a par ailleurs confirmé en fin de journée vendredi avoir désactivé le compte du leader antimasque québécois Mario Roy pour « violation des normes de la communauté » dont l’application semble assez arbitraire.

Ce carnet ne connaît ni M. Cossette-Trudel ni M. Roy et croit bien ne jamais avoir lu leur prose. Ce carnet s’oppose cependant au trust (oligopole) de quelques mégasociétés de la côte Ouest (les « GAFAM ») qui contrôlent quasiment tous les rouages des forums grand public sur l’Internet moderne (micromessagerie, forum public, partage de vidéos, application de téléphone intelligent et hébergement de serveurs). Trust qui n’est pas sans rappeler celui de John Davison Rockefeller avec le pétrole ou Andrew Carnegie avec l’acier (il restait bien sûr quelques petits producteurs qui échappaient à ces barons).

Deux poids deux mesures, pendant les émeutes Black Live Matters (BLM), Twitter n’a jamais sévi contre les personnalités qui prônaient plus de violence… Un exemple.


vendredi 8 janvier 2021

États-Unis — Suicide du professeur Mike Adams, harcelé et menacé sur les réseaux sociaux par des progressistes

Professeur à l’Université de Wilmington en Caroline du Nord, mais aussi polémiste assumé, harcelé et menacé sur les réseaux sociaux en raison de son ironie mordante très « politically incorrect », Mike Adams (ci-contre) s’est suicidé en juillet dernier. Victime de la « culture de l’annulation » instiguée par les progressistes radicaux qui déchire les États-Unis ?

Greg Lukianoff est le co-auteur, avec le psychologue Jonathan Haidt, de The Coddling of the American Mind [Le Dorlotage intellectuel des jeunes Américains] qui met en question l’hypersensibilité des récentes générations d’étudiants, et la rend responsable de leur passion d’interdire et de censurer. Ce qu’on appelle désormais la culture de l’annulation.


Mais Greg Lukianoff est aussi le responsable d’un site consacré aux libertés universitaires, FIRE pour Foundation on Individual Rights in Education. Et il y posté récemment un article important puisqu’il s’agit à la fois de liberté d’expression et du suicide d’un professeur.

Qui était Mike Adams, professeur de criminologie, qui s’est donné la mort le 23 juillet dernier ?

« Mike Adams était un provocateur. Je ne partageais pas ses idées politiques, mais il était mon ami » écrit Greg Lukianoff. David French, qui a été son avocat et son ami également, revient sur le parcours de l’enseignant dans un article. Né en 1964, Mike Adams avait été recruté comme professeur de criminologie par l’université de Caroline du Nord à Wilmington en 1993. À l’époque, il était athée et de gauche. Il s’est converti au christianisme après avoir fait la connaissance d’un condamné à mort. Cette conversion a provoqué son adhésion aux thèses conservatrices, notamment sur la question de l’avortement. Et il est devenu un polémiste redouté pour son ironie mordante.

C’est manifestement la raison qui lui a valu le refus, en 2006, de son département de lui accorder la tenure qui garantit une position définitive dans les universités. Car ses appréciations étaient excellentes. Mais Mike Adams était un « joyeux guerrier », selon son avocat et ami. Il a décidé de se battre sur le plan juridique pour faire reconnaître ses droits.

Le premier amendement, ont-ils plaidé, reconnaît à n’importe quel citoyen américain — même s’il s’agit d’un enseignant — de publier ses opinions sans être sanctionné pour ce fait dans le déroulement de sa carrière. Après sept années de procès, d’appels et de contre-appels, Adams et son avocat French ont gagné. Et, comme le fait remarquer ce dernier, « en renversant le premier jugement, la Cour d’appel de Virginie a créé un précédent vital, qui protège les libertés universitaires. Elle a sauvé la carrière de Mike. Elle continue à sauver des carrières aujourd’hui ».

Tweets provocateurs pour les progressistes, menaces, éviction : le scénario fatal

Tant qu’il a limité ses tribunes à la presse conservatrice, Mike Adams a pu continuer à exercer ses fonctions de professeur de criminologie. Mais les choses se sont gâtées lorsqu’il a commencé à utiliser Twitter pour se moquer de ce qui l’énervait. Hostile au confinement, il a tweeté le 28 mai : « Ne fermez pas les universités. Ou alors, fermez les départements non essentiels, comme les études féministes. »

Mais enfin, plaide Lukianoff, ce genre de mouche du coche, de provocateur, est une tradition de la culture et surtout de la contre-culture américaine. Et il se souvient d’avoir conseillé à son ami Mike Adams la lecture du livre de Lenny Bruce, Comment parler vulgairement. « On pensait à l’époque, poursuit Lukianoff, que les provocateurs, les comédiens et les commentateurs gonflés contribuaient à rendre la société moins autocomplaisante, moins sûre d’elle et même, oui, moins partisane. » Il y a quinze ans, les humoristes à la Bill Maher, qui animait sa propre émission, Politically Incorrect, pouvaient se permettre toutes les audaces.

L’Amérique en pleine guerre culturelle ?

Cet été, il a fallu que Mike Adams blague sur Tweeter à propos du confinement, en interpellant le gouverneur de Caroline du Nord d’une formule de negro spiritual connue, « Let my people go », pour qu’aussitôt, des listes se forment pour exiger son éviction de son université. Sur les réseaux sociaux et sur son portable, les menaces devenaient plus violentes. L’université, qui savait d’expérience que l’homme ne se laissait pas faire, avait payé très cher sa mise à la retraite anticipée, à 55 ans. Mais il n’a pas supporté d’être désigné à la fureur publique comme raciste et misogyne.

« Moi-même, j’ai été bien près de me tuer », révèle Lukianof. C’était en 2007, pris dans les tourments de la guerre culturelle qui déchire l’Amérique. Si vous n’avez jamais été pris entre les feux croisés du pire de la gauche idéologique et du pire de la droite idéologique, vous ne pouvez pas comprendre, conclut le fondateur de FIRE. « J’ai vu des professeurs et des étudiants qui avaient été des amis se traiter soudain comme s’ils avaient été métamorphosés en monstres d’immoralité. » Du jour au lendemain, vous devenez un objet de mépris. Et cela engendre de la paranoïa.

« Nous sommes entrés, semble-t-il, dans une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. C’est pourquoi, sur les réseaux sociaux, les gens se surveillent et se comportent comme des acteurs », d’écrire Bret Easton Ellis dans White.

Source : France Culture

Chine dit libérer les femmes Ouïgoures de la maternité en les émancipant et en les rendant plus autonomes

Les Ouïgours (on écrit aussi Ouïghours) sont une ethnie musulmane d’origine turque désormais légèrement minoritaire dans son propre territoire ancestral, le Xinjiang (Hin-kiang en notation EFEO) aussi appelé Turkestan chinois. Alors qu’en 1949 la région ne comptait que 200 000 Hans (l’ethnie majoritaire en Chine), ils sont presque dix millions aujourd’hui, soit un nombre légèrement inférieur à celui des Ouïgours. Les Kazakhs (7 % de la population) et quelques autres ethnies minoritaires forment le reste de la population de ce Turkestan chinois.

Washington, d’autres capitales occidentales ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme, accusent la Chine d’avoir interné dans la région au moins un million de musulmans, dans ce qu’elles appellent des camps de rééducation politique.

Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner ainsi de l’extrémisme et du terrorisme. Les Ouïghours seraient également soumis à des stérilisations forcées, affirme dans une étude publiée lundi Adrian Zenz, un chercheur allemand qui a déjà écrit plusieurs rapports sur les politiques chinoises au Xinjiang. Dans les deux grandes préfectures de la région où les Ouïgours sont majoritaires, le nombre de naissances aurait ainsi drastiquement chuté depuis 2016, affirme Adrian Zenz qui dit se baser sur des documents administratifs chinois et des entretiens avec des femmes locales.

 

Les taux de natalité dans les régions majoritairement ouïghoures d’Hotan et Kachgar ont chuté de plus de 60 % entre 2015 et 2018, dernière année disponible dans les statistiques gouvernementales. Dans la région du Xinjiang, les taux de natalité continuent de chuter, chutant de près de 24 % l’an dernier seulement — contre seulement 4,2 % à l’échelle nationale, selon les statistiques.

Certaines déclarent avoir été contraintes de se faire stériliser, sous peine d’être envoyées dans des camps, selon l’étude. L’implantation d’un stérilet aurait été imposée à d’autres. La Chine semble utiliser une limitation des naissances coercitive dans le Xinjiang dans le cadre « d’une stratégie plus vaste de domination ethnoraciale », écrit Adrian Zenz dans ce rapport publié par la Jamestown Foundation.

Pour sa part, Le Quotidien de Chine (organe officiel chinois) affirme que, grâce à la libération des femmes ouïgoures, la natalité de cette ethnie a fortement diminué. 

Traduction de l’article

La diminution du taux de natalité et du taux de croissance naturelle de la population dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en 2018 a résulté de l’éradication de l’extrémisme religieux, selon un rapport publié jeudi.

Le rapport sur l’évolution de la population au Xinjiang publié par le Centre de recherche sur le développement du Xinjiang a déclaré que l’extrémisme avait incité les gens à résister à la planification familiale et que son éradication avait donné aux femmes ouïgoures plus d’autonomie pour décider d’avoir des enfants.

Les changements n’ont pas été causés par la « stérilisation forcée » de la population ouïgoure, comme l’ont affirmé à plusieurs reprises certains universitaires et politiciens occidentaux, a-t-il déclaré.

Dans un rapport de recherche publié l’année dernière, Adrian Zenz, un universitaire allemand, a déclaré qu’il y avait eu une baisse significative du taux de croissance naturelle de la population dans le sud du Xinjiang en 2018 et a affirmé que cela prouvait que la Chine essayait de limiter la taille de la population ouïgoure.

Pendant un certain temps, la pénétration de l’extrémisme religieux a rendu la mise en œuvre de la politique de planification familiale dans le sud du Xinjiang, y compris les préfectures de Kashgar et Hotan, particulièrement difficile, selon le rapport du centre de recherche. Cela a conduit à une croissance démographique rapide dans ces régions, certains extrémistes incitant les habitants à s’opposer à la politique de planification familiale, ce qui se traduit par la prévalence du mariage précoce et de la bigamie et de fréquentes naissances non planifiées.

Dans le processus d’éradication de l’extrémisme, les esprits des femmes ouïgoures ont été émancipés et l’égalité des sexes et la santé reproductive ont été promues, elles ont donc cessé d’être des machines à fabriquer des bébés, a-t-il déclaré. Les femmes s’efforcent depuis d’améliorer leur santé, leur confiance en elles et leur indépendance.

Les politiques de planification familiale ont été pleinement mises en œuvre dans la région conformément à la loi, indique le rapport.

En 2017, le Xinjiang a révisé son règlement sur la population et la planification familiale, stipulant que tous les groupes ethniques devraient mettre en œuvre une politique unifiée de planification familiale permettant aux couples des zones urbaines d’avoir deux enfants et ceux des zones rurales trois. [Auparavant, les Hans étaient soumis à la politique de l’enfant unique, politique qui a depuis été abandonnée.]

Le rapport du centre de recherche indique que des mesures contraceptives sûres, efficaces et appropriées sont désormais disponibles pour les couples en âge de procréer au Xinjiang, et que leurs décisions personnelles quant à l’utilisation de ces mesures — qui incluent la ligature des trompes et l’insertion de dispositifs intra-utérins — sont pleinement respectées. En conséquence, le taux de natalité au Xinjiang est passé de 1,6 % en 2017 à 1 % en 2018 et le taux de croissance naturelle de la population est passé de 1,1 % à 0,6 %.

La population ouïgoure est passée de 10,2 millions en 2010 à 12,7 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 25 %, tandis que la population des Han dans la région n’a augmenté que de 2 % à 9 millions au cours de la même période.

Le rapport indique qu’un nombre croissant de personnes dans le sud du Xinjiang décident de se marier et d’avoir des enfants plus tard dans la vie, voyant les avantages de naissances moins nombreuses, mais meilleures, et le changement est davantage dû à un choix personnel qu’à une politique gouvernementale.


Photo prise en 2020 d’un document de janvier 2018 indiquant à Gulnar Omirzakh, Kazakhe née en Chine, qu’elle doit payer une amende de 17 405 RMB (2685 $ américains) pour avoir donné naissance à un troisième enfant. Elle a quitté la Chine et vit désormais à Shonzhy au Kazakhstan. Elle affirme avoir été forcée de se procurer un dispositif contraceptif intra-utérin et que les autorités chinoises ont menacé de la détenir si elle ne payait pas l’amende pour avoir eu un troisième enfant. Détails.

Québec — examens ministériels de fin d'année annulés

Québec a annoncé sa stratégie pour aider les élèves en difficulté à passer à travers cette année scolaire hors-norme : des services de tutorat et de soutien seront mis en place, les notions à enseigner seront davantage « ciblées » (réduites) et les examens ministériels de fin d’année sont annulés.

La pondération du premier bulletin — qui a été repoussé de deux semaines au début février comme le rapportait Le Journal de Québec vendredi — sera aussi réduite, a annoncé le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui veut « réduire la pression » sur les épaules des élèves, des enseignants et des parents en cette année scolaire « exceptionnelle ».

Covid-19 — Forte augmentation de la consommation des antidépresseurs

La pandémie pèse lourd sur la santé mentale des Québécois. La prescription d’antidépresseurs a augmenté deux fois plus vite en 2020 que pendant les 15 dernières années en moyenne dans la province.

Chez les assureurs privés, les réclamations pour ce type de médicaments sont en hausse de 20 % dans la province, signale la firme Express Scripts Canada.   

Environ 46 % des Québécois sont couverts par le régime public d’assurance médicaments, selon la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Il peut s’agir de personnes de 65 ans et plus, de travailleurs précaires qui n’ont pas accès à un régime collectif privé avec leur employeur ou de gens bénéficiant de l’aide sociale. 

Selon les données fournies par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), 402 835 personnes qui adhèrent au régime public d’assurance médicaments se sont fait prescrire des antidépresseurs en octobre 2020.

Depuis le début de la pandémie, le nombre de personnes recevant ces médicaments a augmenté de 7 % par rapport à 2019. Les derniers mois de 2020 ont été particulièrement difficiles, avec des hausses de plus de 8 % pour les mois de septembre, octobre et novembre, le dernier mois complet pour lequel on dispose de données. La hausse annuelle est de 4 % en moyenne depuis 15 ans (soit + 80 % en 15 ans).

L’année 2020 a été particulièrement difficile pour les 65 ans et plus qui sont près de 10 % plus nombreux à avoir reçu ces médicaments depuis le début de la pandémie par rapport à 2019.

Le confinement, les pertes d’emplois, la perte des liens sociaux et l’incertitude face à l’avenir sont tous des facteurs qui ont joué sur la santé mentale des Québécois en 2020 et qui devraient continuer de le faire en 2021, alors que le gouvernement Legault vient d’annoncer l’imposition d’un couvre-feu sans précédent.

Les gens ne sortent plus de chez eux. Ils ne font plus de sport. Ils ne font plus la distinction entre le moment de travailler et le moment de relaxer parce qu’ils sont en télétravail. Ils se couchent à des heures pas possibles. Ils ne parlent plus à leurs proches et n’ont plus de loisirs. Le tout mine le moral.

Si un meilleur accès à la psychothérapie est souvent réclamé par les experts pour remédier à la situation, la prescription de médicaments s’avère souvent nécessaire, selon les médecins interrogés par La Presse.

« On n’a pas beaucoup d’autres solutions quand un patient dit qu’il pleure tous les jours, qu’il a de la misère à dormir et qu’il s’ennuie, explique Sylvain Dion, vice-président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et médecin de famille dans la région de Chaudière-Appalaches. On va donner un médicament qui va calmer la souffrance le temps que les choses reviennent à la normale. »

Les prescriptions d’antidépresseurs sont en hausse constante depuis une quinzaine d’années. « L’augmentation linéaire est très perturbante », affirme Aude Motulsky, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Sources : Le Devoir et La Presse

Suède — l'effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Résumé

Étude récente (en suédois) sur la Suède résumée et relayée dans le New England Journal of Medecine du 6 janvier :

  1. Sur 1 951 905 enfants âgés de 1 à 16 ans, du 1er mars au 30 juin : 15 visites aux soins intensifs, 0 décès par Covid ;
  2. La fréquence de visite des enseignants aux soins intensifs n’était pas plus élevée que dans les autres professions.

Malgré que les écoles (primaire + secondaire inférieure) ouvertes à temps plein et sans aucune obligation du port du masque.

Détails

À la mi-mars 2020, de nombreux pays ont décidé de fermer des écoles pour tenter de limiter la propagation du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère-2 (SRAS-CoV-2), le virus à l’origine de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). La Suède a été l’un des rares pays à avoir décidé de maintenir ouvertes les écoles maternelles (s’occupant généralement des enfants de 1 à 6 ans) et les écoles obligatoires (avec des enfants de 7 à 16 ans). En Suède, la Covid-19 était répandue dans la population dès le printemps 2020. La distanciation sociale était encouragée en Suède, mais le port de masques faciaux ne l’était pas.

Les données sur les cas sévères de Covid-19, définis par l’admission en unité de soins intensifs (réanimation), ont été enregistrées dans le registre national suédois des soins intensifs. Les chercheurs ont fait le suivi de tous les enfants admis dans une unité de soins intensifs entre le 1er mars et le 30 juin 2020 (l’année scolaire prenant fin vers le 10 juin) ayant déclaré positifs à la Covid-19 par une analyse en laboratoire ou en clinique, y compris les patients admis pour syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (SIME probablement lié à Covid-19) selon le registre suédois de qualité de rhumatologie pédiatrique.

Le nombre de décès, quelle qu’en soit la cause, parmi les 1 951 905 enfants en Suède (au 31 décembre 2019) âgés de 1 à 16 ans, était de 65 pendant les quatre mois précédant le début de la période Covid-19 de novembre 2019 à février 2020 et de 69 pendant les 4 premiers mois d’exposition au Covid-19 (de mars à juin 2020). De mars à juin 2020, un total de 15 enfants atteints de Covid-19 (y compris ceux atteints de SIME) ont été admis dans une unité de soins intensifs (0,77 pour 100 000 enfants de ce groupe d’âge), dont 4 étaient âgés de 1 à 6 ans (0,54 pour 100 000) et 11 étaient âgés de 7 à 16 ans (0,90 pour 100 000). Quatre des enfants avaient une autre maladie chronique sous-jacente (cancer dans 2 cas, maladie rénale chronique dans 1 cas et maladie hématologique dans 1 cas). Aucun enfant atteint de Covid-19 n’est mort.

Les données de l’Agence suédoise de la santé publique (rapport publié et communication personnelle) ont montré que moins de 10 enseignants du préscolaire et 20 enseignants en Suède avaient été admis aux soins intensifs pour Covid-19 jusqu’au 30 juin 2020 (20 pour 103 596 enseignants, ce qui équivaut à un taux de 19 pour 100 000). Par rapport aux autres professions (à l’exclusion des travailleurs de la santé), cela correspondait à des risques relatifs ajustés en fonction du sexe et de l’âge de 1,10 (intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,49 à 2,49) chez les enseignants du préscolaire et de 0,43 (IC à 95 %, 0,28 à 2,49). 0,68) chez les enseignants.

La présente étude présentait certaines limites. Les chercheurs manquaient de données sur la transmission à domicile du Covid-19 par les écoliers et les intervalles de confiance à 95 % pour nos résultats sont grands.

Bien que la Suède ait gardé les écoles et les écoles maternelles ouvertes, les chercheurs ont constaté une faible incidence de Covid-19 grave parmi les écoliers et les enfants d’âge préscolaire pendant la pandémie de SRAS-CoV-2. Parmi les 1,95 million d’enfants âgés de 1 à 16 ans, 15 enfants avaient Covid-19, SIME ou les deux conditions et ont été admis dans une unité de soins intensifs, ce qui équivaut à 1 enfant sur 130 000.


jeudi 7 janvier 2021

Dysphorie de genre : « primum non nocere »

« Les progrès incontestables de la médecine de ces vingt dernières années et en particulier l’endocrinologie et la chirurgie plastique ont rendu possible des “transformations” corporelles qui ont permis à des hommes de devenir des femmes et inversement, du moins en apparence. Il suffit aujourd’hui de le vouloir avec le blanc-seing du corps médical et de son philtre tout puissant, afin de le pouvoir. » Mais « à quel âge doit-on trancher dans le vif du sujet et rendre possible la demande faite à la médecine de changer de sexe ? », interrogent des pédiatres et psychiatres [1] dans une tribune collective pour le journal Marianne.

Un questionnement en écho de « ce qui se trame dans le corps social »

Revenant sur le cas de Keira Bell, une jeune femme britannique qui regrette sa transition commencée à l’adolescence (cf. Royaume-Uni : une jeune femme poursuit la clinique où elle a subi une « transition de genre »), les praticiens affirment que « cette interrogation sur le genre est particulièrement sensible dans la clinique des adolescents d’aujourd’hui ». « Ceci n’est sans doute pas un hasard, estiment-ils, les adolescents se faisant toujours l’écho de ce qui se trame dans le corps social ». Pour les signataires de la tribune, « nous assistons à un hypersubjectivisme identitaire “à la demande” qu’une certaine médecine ratifie. Nous assistons encore à une situation de Diktats et d’impératifs catégoriques où les discours politiques et militants viennent croiser les discours cliniques au point de se confondre et entraver tout discernement. Certains adolescents qui adhèrent à ces discours vont aussi dans le sens du vent communautariste » (cf. Transsexualité : aux États-Unis, un phénomène de mode inquiétant ? et Explosion de jeunes ados qui se disent « transgenres » à l’école… Épidémie psychologique à la mode ?).

Quel rôle des parents ?

Les médecins dénoncent ainsi le récent documentaire Petite fille (cf. Enfants transgenres : il faut espérer que l’expérience de Keira Bell éclairera Sasha [Olivia Sarton]). Un documentaire qui « se veut une ode lumineuse à la liberté d’être soi ». « Mais est-ce si simple ? » interrogent-ils. « L’enfant dans le film ne dit-il pas “quand je serai grand, je serai une fille” ? Qu’énonce-t-il lorsqu’il dit vouloir être une fille plus tard ? » (cf. Enfants transgenres : « respecter la parole de l’enfant, ce n’est pas prendre son propos à la lettre »).

Citant Marcel Gauchet, ils interrogent le rôle des parents : « Nous désirons tellement le bonheur de nos enfants que nous ne nous demandons plus ce qu’ils ont à vivre en propre et quelles sont leurs aspirations véritables. Nous les écrasons sous le poids de nos bonnes intentions. ». Ainsi, « la question qui mérite d’être non seulement posée, mais entendue est celle de la place subjective qu’occupe cet enfant dans l’économie familiale et auprès de la mère notamment. Un enfant, seul, ça n’existe pas, affirment les praticiens, il se construit psychiquement avec les premiers autres présents au moment de sa naissance et il lui faut aussi faire un travail psychique pour se séparer d’eux afin de frayer sa propre voie et se singulariser. Tout enfant doit progressivement psychiquement se séparer de ce que veulent pour lui ses parents. » (cf. Changement de sexe chez l’enfant : la déstructuration du lien parent-enfant en cause ?).

Composer avec ce qui est donné

Par ailleurs, « c’est aussi le travail psychique de l’enfant que de devoir composer avec des données de départ qu’il n’a pas choisies — un nom, un prénom, une date de naissance, un sexe, une langue, un milieu social et culturel ». Car « il pourra toujours s’en affranchir, au moins en partie, une fois adulte, mais il est nécessaire qu’il s’en saisisse pour mieux s’en délester ». « L’enfant ne choisit ni ses parents, ni son sexe, ni son nom en naissant. Il passe sa vie à composer avec ce qui ne lui est pas donné d’emblée, pour mieux s’en accommoder et devenir ce qu’il est avec ce qu’il n’a pas choisi. C’est ce principe qui est fondateur du genre humain, affirment ces pédiatres et psychiatres. Il est contraint, il ne peut pas tout. »

L’accompagnement médical : primum non nocere

Quand la mère de Sasha confesse avoir voulu une fille, la pédopsychiatre répond par un « diagnostic » de « dysphorie de genre », « court-circuitant » ce questionnement. Une attitude dénoncée par les signataires, alors que « la clinique se doit d’accompagner, d’entendre le symptôme, d’éviter tout passage à l’acte irrémédiable surtout chez des sujets en cours de développement et d’autre part permettre une élaboration où la vie psychique se construit, et donne le temps aux réalités interne et externe de se préciser et de s’articuler. »

« Aimer un enfant, c’est aussi lui faire accepter la limite. » Même s’il rêve d’être un autre, « le réel le contraindra toujours et il incombe aux parents de le lui faire entendre », rappellent les praticiens. « Mais la question mérite d’être posée et la médecine peut accompagner la question sans forcément y répondre de manière tranchée. » « De manière générale, on peut dès lors se poser la question de savoir si la réponse que donne aujourd’hui le corps médical n’est pas une forfaiture puisque le serment d’Hippocrate, toujours d’actualité, enjoint l’impétrant à d’abord ne pas nuire : primum non nocere. »

[1] Céline Masson, professeur des universités, psychanalyste ; Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste ; Claire Squires, psychiatre, maître de conférences à l’Université de Paris ; Éric Ghozlan, docteur en psychologie clinique, membre du Conseil National de la Protection de l’Enfance ; Hana Rottman, pédopsychiatre, psychanalyste ; Natalie Felzenszwalbe, avocate honoraire ; Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste ; Isabelle de Mecquenem, professeur agrégé de philosophie ; Manuel Maidenberg, pédiatre ; Anne-Laure Boch, neurochirurgienne, praticien hospitalier à la Pitié Salpêtrière

Source : Marianne, Tribune collective (05/01/2021)

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Explosion de jeunes ados qui se disent « transgenres » à l’école… Épidémie psychologique à la mode ? 

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mardi 5 janvier 2021

Préférences ethnique et culturelle dans le choix de colocataires parmi les millénariaux

Des enquêtes révèlent que la génération Y (aussi appelés les millénariaux, c’est-à-dire les personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990) a moins de préjugés envers les minorités raciales ou ethniques que les autres générations.

Ces observations ont conduit certains à qualifier la génération Y de postraciale.

Cependant, les enquêtes sur les attitudes peuvent être sujettes à un biais de désirabilité sociale parce qu’elle documente des déclarations ou des croyances plutôt que les actions des gens. En d’autres mots, la génération Y sait qu’il faut s’afficher « ouvertes à la diversité » et elle se déclare l’être, mais l’est-elle en dehors des sondages ? En outre, la plupart des études qui visent à déterminer cette différence entre les déclarations et les actions se concentrent sur les personnes qui prennent des décisions d’embauche ou qui possèdent un bien locatif et sont donc souvent plus âgées que la génération Y.

Une étude récente de deux chercheurs américains s’est penchée sur ce sujet en répondant à des petites annonces de « colocataire recherché » dans trois métropoles américaines (Boston, Chicago et Philadelphie). L’équipe a envoyé plus de 4 000 courts courriels globalement identiques à ces annonces si ce n'est pour le nom et prénom du candidat colocataire. Ces courts messages rédigés dans un anglais sans faute grammaticale demandaient d'un ton amical si la chambre était toujours libre. Les courriels étaient signés de noms et prénoms plus ou moins typés (nom chinois + prénom chinois, nom chinois + prénom « américain blanc »). L'équipe a ensuite analysé les taux de réponse reçus à ces courriels selon les noms et les prénoms utilisés.

Noms choisis pour les aspirants colocataires

Les chercheurs ont établi quatre profils « blancs » (Brenda Olson, Heidi Wood, Joan Peterson et Melany McGrath), quatre identités noires (Ebony Washington, Tyra Booker, Shanice Jackson et Unique Jefferson), quatre identités hispaniques de 1re à 1,5e génération (Jimena Garcia, Alejandra Macias, Camila Vasquez et Esmeralda Hernandez), trois identités indiennes de 1re à 1,5e génération (Anjali Patel, Neha Shah et Riya Patel), trois identités chinoises de 1re à 1,5e génération (Mei Zhang, Jia Chang et Jian Chen), quatre identités hispaniques de 2e génération ou plus (Wendy Velasquez, Hilary Martinez, Erica Vasquez et Melissa Hernandez), trois identités indiennes de 2e génération ou plus (Sarah Singh, Lesly Agarwal et Mindy Patil), et trois identités chinoises de 2e génération ou plus (Michelle Huang, Winnie Chen et Jenny Li).

Résultats

Selon les auteurs, la génération Y ferait preuve de discrimination à l’égard des candidats colocataires asiatiques, hispaniques et noirs. Cependant, les taux de réponse reçue des Asiatiques et des Hispaniques varient considérablement en fonction des prénoms employés. Ces prénoms pourraient agir comme signal d’assimilation ou d’« américanisation » des candidats. Pour les chercheurs « Nos résultats suggèrent que, à mesure que la génération Y continue d’accéder à des postes de pouvoir, elle est susceptible de perpétuer l’inégalité raciale plutôt que d’adopter un système postracial. De plus, bien que certaines personnes d’origine asiatique et hispanique se voient offrir une plus grande possibilité d’intégration que dans les époques précédentes (Lee et Bean 2007), cette intégration est incomplète et conditionnelle, et la discrimination envers les noirs reste une caractéristique fondamentale du paysage racial émergent. »

Comme le montre la colonne la plus à droite de la figure ci-dessous, les répondants identifiés comme noirs n’ont reçu que 66 % de réponses par rapport aux répondants blancs, tandis que les expéditeurs hispaniques de 1re à 1,5e génération ont reçu 71 % de réponses par rapport aux candidats blancs. Bien que les taux de réponse soient plus faibles dans la région de Boston qu’ailleurs, les expéditeurs blancs ont toujours un avantage sur un ou plusieurs autres groupes dans toutes les villes. Les candidats locataires blancs se situent au sommet de la hiérarchie des réponses (si on ignore pour l’instant les candidats non blancs indiquant l’appartenance à une 2e génération ou plus), les demandeurs de chambre indiens se classent en deuxième position après les Blancs, avec un taux de réponse de 0,83 (soit 83 réponses pour 100 réponses aux Blancs). Les candidats chinois et hispaniques suivent avec des taux de réponse de 0,76 et 0,74, respectivement. Les chercheurs de chambre noire sont les moins bien lotis : leur taux de réponse de 0,63 indique qu’un aspirant colocataire noir devrait envoyer environ 50 % de demandes de plus pour recevoir le même nombre de réponses qu’un candidat blanc. Les candidats indiens et chinois de 2e génération ou plus s’en tirent aussi bien que les candidats blancs (taux relatif de réponse de 1,01 et 0,94). Bien que les Hispaniques de 2e génération ou plus aient un taux de réponse plus faible (0,89), il n’est pas significativement différent des Blancs.