jeudi 28 décembre 2023

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Mise à jour du 28 décembre 2023

EREVAN, 28 DECEMBRE, ARMENPRESS: Une attaque physique massive et coordonnée a été lancée contre des évêques, des prêtres, des diacres, des séminaristes et d'autres membres de la communauté arménienne à Jérusalem, a déclaré le Patriarcat arménien de Jérusalem dans un communiqué.

"Plusieurs prêtres, des étudiants de l'Académie théologique arménienne et des Arméniens autochtones ont été gravement blessés lors de cette attaque.

Plus de 30 provocateurs armés, portant des masques de ski et munis d'armes létales et moins létales, y compris de puissants agents neurotoxiques qui ont mis hors d'état de nuire des dizaines de membres de notre clergé, ont fait irruption dans l'enceinte du Jardin de la Vache et ont commencé leur assaut vicieux. Nous le répétons, plusieurs prêtres, diacres et étudiants de l'Académie théologique arménienne, ainsi que des Arméniens autochtones, ont été gravement blessés. Les religieux arméniens de Jérusalem luttent pour leur vie contre des provocateurs impunis", a déclaré le Patriarcat.

"Il s'agit de la réponse criminelle que nous avons reçue à la suite de l'introduction d'une action en justice auprès du tribunal de district de Jérusalem pour le Jardin de la Vache, qui a été officiellement reçue par le tribunal il y a moins de 24 heures. C'est ainsi que l'homme d'affaires australo-israélien Danny Rothman (Rubenstein) et George Warwar (Hadad) réagissent aux procédures judiciaires.

La menace existentielle qui pèse sur le Patriarcat arménien est désormais une réalité physique. Les évêques, les prêtres, les diacres, les séminaristes et les Arméniens autochtones luttent pour leur vie sur le terrain. Nous demandons aux autorités du monde entier et aux médias internationaux de nous aider à sauver le quartier arménien d'une disparition violente soutenue localement par des entités anonymes", peut-on lire dans la déclaration.

Le Patriarcat demande au gouvernement et à la police israéliens d'ouvrir une enquête contre Danny Rothman (Rubenstein) et George Warwar (Hadad) pour l'organisation de leurs attaques criminelles continues contre le Patriarcat et la communauté arménienne, attaques qui semblent ne pas avoir de fin en vue.

"Israël est un État de droit et d'ordre et un tel comportement criminel ne peut être toléré et rester impuni", a noté le Patriarcat.

Source: ArmenPress


Billet du 23 décembre

«Je suis désolé de devoir m'ériger contre le fait que certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem. Ils sont visés parce que chrétiens. Je ne peux pas accepter cela, c’est inacceptable», déplore Mgr Pascal Gollnisch.

« Noël ne sera pas célébré de manière festive en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

Voir aussi

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)


France — L'aéroport régional « Lorrain Airport » devra franciser son nom

Après huit ans de procédure, l'Association Francophonie Avenir a obtenu du tribunal judiciaire de Metz que cet aéroport change de nom pour se conformer à la loi Toubon. Une affaire qui pourrait faire jurisprudence. 
 

Il aura fallu plus de huit ans de procédure, une distribution de tracts, une collecte de fonds et beaucoup de détermination, mais ils ont finalement marqué un point contre « l'anglomanie » : des défenseurs de la langue française viennent d'obtenir que l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine renonce à s'appeler « Lorraine Airport » , pour se contenter du nom bien français de « Lorraine Aéroport » [dont l'ordre des mots est pourtant toujours l'ordre anglais, le générique précédant le spécifique en français...]. Ce jugement du tribunal judiciaire de Metz, se réjouit Régis Ravat, président de l'Association Francophonie Avenir (Afrav), qui avait porté l'affaire en justice, « créée une jurisprudence qui permettra d'aller plus vite pour les prochains procès... »

L'histoire avait commencé en 2015, lorsque l'Afrav avait demandé au directeur de l'aéroport de supprimer l'appellation « Lorraine Airport » qui venait d'être choisie. « Désignant un service public et une marque de service public, elle enfreint la loi Toubon relative à l'emploi de la langue française en France », soulignait l'association. Dans sa réponse, l'établissement public indiquait que cette dernière dénomination était « uniquement utilisée dans le champ de (ses) autorisations pour l'appellation commerciale de la plateforme aéroportuaire ». « Langue de bois et arnaque », se moque Régis Ravat, puisque sur l'enveloppe figurait... le logo « Lorraine Airport » ! En octobre 2016, l'aéroport exposait en outre des affiches publicitaires pour célébrer les vingt-cinq ans de son existence, avec ce nouveau nom. L'établissement, dont le conseil d'administration avait acté entre-temps, en 2021, le remplacement par « Lorraine Aéroport », a été condamné à 1 euro symbolique de dommages et intérêts et 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Si Hergé avait voulu une Boucherie Sanzot « au nom commercial plus parlant » : la Sanzot Butchery  nettement « plus tendance » , retoquée par la justice en une Sanzot boucherie franglaise

Directeur général de l'aéroport depuis 2019, Yves Loubet « ne pense pas faire appel ». « À l'époque, il y avait eu cette volonté d'avoir un nom commercial plus parlant, un peu plus tourné vers le domaine aérien, où l'on passe son temps à discuter de « slot » (créneau [horaire], NDLR), « scheduled » (prévu) ou « delayed » (retardé), rapporte-t-il. On est une toute petite structure, et l'idée était de faire plus tendance, plus accrocheur. Est-ce que ça fait plus ou moins vendre ? Je n'en sais rien. Mais j'ai eu quelques fanatiques qui m'appelaient sans arrêt. Je n'ai pas bataillé un seul instant ; si ça les fait vivre mieux... Quand on n'a que ça à gérer, ce n'est pas bien grave. » « Pour clore les débats », précise-t-il, la marque « Lorraine Airport » a bien été enlevée du registre de l'Inpi, comme l'avaient demandé les militants de l'Afrav.

Fin 2022, l'Afrav avait déjà obtenu du tribunal administratif qu'il enjoigne au ministère de la Santé de retirer l'expression « health data hub » de tous ses supports de communication destinés au public français, pour utiliser à la place l'appellation « plateforme des données de santé ». « Ma French Bank(La Poste) , Oh my Lot(département), Lot of saveurs(agglomération du grand Cahors), on a actuellement une vingtaine de procès en cours, poursuit Régis Ravat. Quant à l'affaire du passe Navigo Easy, elle est actuellement en appel. » Parallèlement, le collectif Oser le français, qui regroupe 7 associations, prépare une quinzaine de nouvelles actions contentieuses sous l'étiquette « Français première langue ». Dans son collimateur figurent notamment le French Gut de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), un projet visant à faire avancer la science du microbiote , ainsi que la campagne de promotion Make it iconic !, lancée par le gouvernement afin de renforcer l'attractivité du pays.

Professeure issue de l'immigration accuse les Québecois d'être des racistes décomplexés

Des archives de Google, la professeur Vrakas a posté ce message mercredi 27 décembre 2023 : 

Son profil X (ex-Twitter) avant qu'elle ne supprime son compte X:


Si les Québécois sont des racistes décomplexés, comment a-t-elle eu son poste douillet à l'Université du Québec à Trois-Rivières ?


Mise à jour

Après avoir insulté tous les Québécois d'être racistes, Georgia Vrakas prétend, en anglais..., être victime et avoir été menacée par courriel. Si c'est vrai, que cette personne arrête d'importuner Mme Vrakas, c'est contre-productif : ça permet à cette dame de détourner la conversation et de jouer à l’innocente, à la vestale virginale injustement attaquée.




 

mercredi 27 décembre 2023

Prof. Didier Raoult revient sur la crise sanitaire et fustige des « formes de pouvoir néo-totalitaires »


J.-F. Caron : « Les sociétés libérales prennent un virage autoritaire » doux

Jean-François Caron est professeur de science politique à l’Université Nazarbayev au Kazakhstan.

Il publie Homo Superstes [L'homme survivant], un livre dans lequel il décrit le virage autoritaire des sociétés libérales. Exilé depuis huit ans dans ce pays d’Asie centrale, « le prof Caron » aborde aussi l'état du Québec, qui traverserait une «Petite Noirceur».

Dans Homo superstes, Jean-François Caron tente d'expliquer pourquoi, selon lui, nous assistons dans les sociétés libérales depuis une trentaine d'années à l'érosion de nos libertés individuelles, ce qu'ont mis en lumière la récente pandémie de COVID-19 et sa gestion par les gouvernements occidentaux.

Et si la grande victoire du libéralisme politique sur son ennemi communiste survenue en 1991 avec l’effondrement de l’Union soviétique s’était révélée un cadeau empoisonné ? C’est la thèse que développe Jean-François Caron dans cet essai où il explique que la disparition de la rivalité idéologique issue de la Guerre froide a entraîné une refondation de l’esprit libéral autour d’une nouvelle altérité fondée non plus sur la crainte de l’oppression politique, mais plutôt sur la peur de la mort. Loin d’être anodin, ce changement a mené à une relation complètement différente au cours des 30 dernières années entre l’État et le citoyen qui a graduellement culminé vers l’établissement d’une nouvelle dynamique gouvernementale de plus en plus étrangère aux idéaux de base du libéralisme. Lutte contre le terrorisme, pandémie de COVID-19 et changements climatiques : ces nouvelles menaces existentielles ont en effet toutes contribué à leur manière à la banalisation des régimes d’exception sanitaires et sécuritaires et, conséquemment, à l’imposition de mesures qui ont favorisé un contrôle accru des individus et à la normalisation de mesures liberticides. Cet essai d’une grande actualité constitue un incontournable pour ceux et celles qui désirent comprendre l’évolution des sociétés occidentales des 30 dernières années et les dangers qui les guettent en matière de préservation des libertés individuelles..

Homo superstes :
le coût politique de la vie à tout prix
par Jean-François Caron
dans la collection À Propos
aux Presses de l'Université Laval
à Sainte-Foy (Québec)
paru le 22 novembre 2023
198 pp.,
ISBN : 9782766302987

L’interdiction du cellulaire en classe en vigueur après les Fêtes au Québec

La nouvelle directive de Québec interdisant les cellulaires dans les salles de cours entrera en vigueur au retour des vacances des Fêtes, faisant de la province la deuxième à mettre en œuvre une telle mesure, après l’Ontario.

La directive, qui vise à réduire les distractions en classe, entre en vigueur le 31 décembre.
 
 
Elle s’applique aux écoles primaires et secondaires du secteur public, mais elle laisse aux enseignants la possibilité de laisser les élèves utiliser leur téléphone à des fins pédagogiques spécifiques.

De nombreuses écoles québécoises avaient déjà adopté des règles limitant l’utilisation des téléphones portables en classe avant que le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, n’introduise l’interdiction en août.

Cependant, certains intervenants auprès des enfants estiment qu’il est dans l’intérêt de ces derniers de rendre les restrictions aussi sévères que possible.

Quelques jours avant l’annonce du gouvernement Legault, Étienne Bergeron, enseignant au secondaire à Warwick, au Centre-du-Québec, a lancé une pétition demandant au gouvernement de bannir les téléphones cellulaires partout sur le terrain de l’école.

En entrevue, M. Bergeron dit qu’il serait allé beaucoup plus loin, comparant sa pétition à ce que Québec a finalement décidé de faire.

Il aurait souhaité que tous les appareils personnels soient interdits dans les écoles, « même dans les couloirs, les espaces publics, les bibliothèques, partout ».

Selon lui, si un enseignant souhaite que ses élèves utilisent un cellulaire à des fins pédagogiques, il faut que ce soit bien défini.

M. Bergeron affirme qu’il n’est pas opposé à la technologie. Il dirige le laboratoire créatif de son école et enseigne aux élèves la programmation, la musique et la conception de jeux vidéo.

L’enseignant précise toutefois que ses cours utilisent les outils numériques pour développer l’esprit, et non pour surfer en ligne sans but précis.

« La réalité est que lorsque les jeunes sont sur leur téléphone, ils sont sur TikTok, ils jouent à des jeux, mentionne M. Bergeron. Je suis convaincu qu’il n’est pas dans la mission des écoles québécoises de laisser nos jeunes devant ces appareils qui les rendent littéralement antisociaux. »

Selon le ministère de l’Éducation du Québec, toutes les écoles doivent se doter, d’ici le 31 décembre, d’une politique limitant l’utilisation des téléphones cellulaires en classe. Il appartiendra à chaque centre de services scolaires (CSS) de prévoir des sanctions pour les élèves qui ne respectent pas les règles.

Certains CSS, dont celui de Montréal ainsi que la commission scolaire English Montreal, ont mis en place depuis un certain temps des règles interdisant l’utilisation des téléphones portables en classe en dehors des cours autorisés.

L’exemple de l’Ontario

En Ontario, les syndicats d’enseignants déplorent que l’interdiction imposée par la province en 2019 ne soit pas respectée et que les cellulaires soient régulièrement présents dans les salles de classe.

Au Toronto District School Board – le plus grand conseil scolaire du Canada – la présidente Rachel Chernos Lin a présenté une motion visant à réexaminer la question en janvier et à élaborer une nouvelle politique rigoureuse d’interdiction des téléphones portables.

« J’aimerais qu’il y ait quelque chose qui ait un peu de mordant, a indiqué Mme Chernos Lin. Mais au bout du compte, j’espère que nous créerons une culture autour de l’utilisation des téléphones portables qui sera différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. »

Un professeur à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa, Joel Westheimer, n’est pas surpris que le conseil scolaire de Toronto veuille rouvrir le débat, car il estime que la règle de l’Ontario est « extrêmement imparfaite parce qu’elle n’a pas été rédigée de manière à ce qu’elle s’applique réellement à l’ensemble de la province ».

« Des résultats très positifs » ailleurs

La question des cellulaires est au premier plan depuis qu’un rapport de l’UNESCO a conclu en juillet qu’ils pouvaient perturber l’apprentissage. M. Drainville a déclaré que ce rapport l’avait incité à agir.

Plusieurs pays sont allés plus loin que le Québec et l’Ontario. En 2018, la France a banni les téléphones dans les cours d’école pour les moins de 15 ans, tandis que la Chine a interdit les téléphones pour les écoliers en 2021.

Le gouvernement britannique a annoncé en octobre qu’il publierait des lignes directrices pour aider les dirigeants d’établissement qui souhaitent interdire les téléphones dans les écoles, ajoutant que sa mesure serait conforme à des interdictions similaires en Italie et au Portugal.

« De nombreuses juridictions à travers le monde ont mis en place des interdictions de téléphones portables et ont constaté des résultats très positifs. Les élèves sont moins distraits, ils se montrent plus engagés, et on a même constaté des progrès scolaires et une diminution de la solitude », fait valoir M. Westheimer.

La présidente de la Fédération des comités de parents du Québec, Mélanie Laviolette, accueille favorablement ces règles.

« Ce que nous espérons, c’est que nos enfants soient dans la meilleure position possible pour apprendre, donc ne pas avoir TikTok à portée de main est une bonne chose », soutient Mme Laviolette.

La directrice de l’Association des comités de parents anglophones, Katherine Korakakis, a qualifié la décision du gouvernement d’« occasion manquée » qui évite de se pencher sur des questions telles que la dépendance à la technologie, l’éducation aux médias ou les fausses nouvelles et se concentre plutôt sur des mesures punitives.

« Je pense que des cours sur la citoyenneté numérique, l’utilisation de la technologie, la dépendance et ce type de sujets avec les élèves auraient un impact bien plus important que le retrait d’un téléphone », affirme-t-elle.

Source : Presse Canadienne

Canada — les verts (écolos) de l'île du Prince-Édouard pensent qu’il faut faire une pause sur l’immigration

L'Île-du-Prince-Édouard continue de voir sa population augmenter par le fait de l'immigration. Avec un système de santé qui semble à bout de souffle et une crise qui dure dans le secteur du logement, de nouvelles voix s'élèvent pour demander au gouvernement provincial de ralentir l'immigration afin de pouvoir régler ces problèmes.

L'Île-du-Prince-Édouard a beau être la plus petite province du Canada, elle figure dans le trio de tête de la croissance démographique. Selon les derniers chiffres publiés par Statistique Canada le 19 décembre, la province comptait 175 853 habitants au 1er octobre 2023, 4 % de plus en un an. L'Alberta et l'Ontario sont les deux autres provinces où la croissance de la population dépasse la moyenne nationale.



Cette situation met les soins de santé sous pression, de l'aveu même du ministre de la Santé Mark MacLane, qui déclarait à l'Assemblée législative le mois dernier que la santé provinciale "lutte contre le courant de la croissance démographique".

Du côté du logement, la situation n'est pas meilleure. La province a le marché locatif le plus tendu du pays, avec moins de 1 % des logements inoccupés.

Alors qu'il faudrait mettre en chantier 2000 logements chaque année pour suivre la hausse de la population, seuls 886 ont été lancés sur les trois premiers trimestres de 2023 étant donné la hausse des taux d'intérêts pour juguler l'inflation, selon les chiffres de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

 
 
Dans ce contexte, certains se demandent pourquoi la province a mis en place des programmes d'immigration offensifs.

Les données démographiques montrent en effet que la hausse de la population de la province est presque exclusivement due à l'immigration internationale, une immigration qui s'accélère : 1070 nouveaux résidents permanents étaient comptabilisés à l'Île-du-Prince-Édouard en 2018; ils sont 2050 en 2023.

La cheffe par intérim du Parti vert, Karla Bernard, pense qu'il est temps de faire une pause. "Nous invitons des gens dans notre province alors qu'il n'y a pas de logement pour les personnes qui sont ici ou qui arrivent. Il n'y a pas de soins de santé pour celles qui sont ici ou qui arrivent", argue-t-elle.

Source : Radio-Canada

Le don de l’ancien Royal Victoria à l'université anglophone McGill coûterait plus d’un milliard aux Québécois

Le don de l’ancien hôpital Royal Victoria à l’université McGill proposé par le gouvernement Legault coûtera plus d’un milliard de dollars aux contribuables québécois et aura des conséquences absolument néfastes pour le français à Montréal, pour le mont Royal et pour le centre-ville estime le Collectif contre la privatisation du Royal Victoria.  

Considérant qu’en 2016, McGill estimait déjà qu’un tel projet valait au bas mot 782 millions de dollars, on peut affirmer que ce cadeau que le gouvernement Legault envisage de lui offrir coûtera plus d’un milliard de dollars actuels aux contribuables québécois si la CAQ persiste à privatiser ainsi le domaine public de l’ancien hôpital Royal Victoria, ses dépendances et les parties avoisinantes du mont Royal.


Le Collectif rappelle que l’université McGill a déjà obtenu une première subvention de 37 millions $ du Québec, en 2018, pour effectuer une étude de «faisabilité» de la transformation de l’immeuble désaffecté en centre de recherche. En juin dernier, le gouvernement Legault s’est aussi engagé à contribuer jusqu’à 475 millions $ au projet d’agrandissement de cette institution privée. Il envisage aussi depuis des mois de lui céder le Royal Vic, ses dépendances et de vastes terrains sur le mont Royal, dont la valeur totale pourrait facilement dépasser les $500 millions de dollars. 

Il ne faudrait pas que, par un curieux raisonnement, le gouvernement Legault s’imagine que, parce qu’il a renoncé au don à Dawson, il peut maintenant faire un don de plus d’un milliard à McGill. Ce projet constitue pour les francophones un acte de dépossession majeur du mont Royal et de leur centre-ville en faveur du développement abusif de la Forteresse McGill. 

La présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, a néanmoins défendu le projet de loi spéciale privé adopté l’automne dernier visant à faciliter la privatisation l’ancien Royal Vic et une partie du mont Royal au profit de l’université McGill, ce qui permettrait à celle-ci d’étendre encore davantage son emprise immobilière anglophone sur le mont Royal et le centre-ville de Montréal. Il faut éviter cette tragique erreur. 

Un rapport

En 2012, avant que l’hôpital Royal Victoria et l’Hôtel Dieu ne cessent leurs activités au centre-ville, le gouvernement Marois a demandé à des experts de se pencher sur l’avenir de ces institutions. Leur rapport recommande unanimement que celles-ci demeurent dans le domaine public. Le Québec doit garder le contrôle de ces sites exceptionnels. Le rapport recommande instamment que le gouvernement du Québec ne se départisse pas de ce terrain et de ces bâtiments mais qu’il les mette en location par bail emphytéotique. 

Revenus au pouvoir, les libéraux ont néanmoins décidé de passer outre à ces recommandations et de donner à McGill le Royal Vic, ses dépendances et une partie du mont Royal. 

Puis, pour des raisons inexplicables, le gouvernement Legault a ensuite pris aveuglément le relais des libéraux et s’est engagé à donner cet immense domaine public à McGill. 

Aucun autre projet

Devant les protestations, la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, a déclaré que le gouvernement n’avait reçu aucun autre projet, ce qui est exact, pour la simple raison qu’elle n’a jamais fait d’appel de projets. Quoi qu’il en soit, le gouvernement doit préserver la propriété de cet immense ensemble et, pour tout projet, procéder à une location par bail emphytéotique comme le recommandent les experts. 

Par ailleurs, le gouvernement Legault a même balayé du revers de la main la demande présentée par un regroupement d’une cinquantaine d’organismes (la Coalition Le Royal Vic pour le bien public) qui voulaient obtenir une chance égale et du financement afin de préparer un projet pour le site dans une perspective d’intérêt communautaire tout en le maintenant dans le domaine public. 

Quoi qu’il en soit, il n’est pas dans l’intérêt des Québécois ni des Montréalais de sacrifier ainsi leur domaine public au profit d’une institution privée et de faire inconsidérément ce cadeau de plus d’un milliard de dollars à l’Université McGill. Le gouvernement Legault doit se raviser. 

mardi 26 décembre 2023

Corée — « la concurrence intense, particulièrement dans l'éducation » une des causes de la sous-fécondité, selon le président

Une plateforme de cyber-commerce sud-coréenne a annoncé avoir vendu, sur les neuf premiers mois de l’année, plus de poussettes pour les animaux de compagnie que pour les enfants. L’entreprise sud-coréenne de vente en ligne Gmarket a rapporté, le 25 décembre, une donnée inédite dans son histoire : elle a vendu, au cours des trois premiers trimestres de l’année 2023, plus de poussettes pour animal (57 %) que pour bébé (43 %).
 
C'est dans ce contexte que le président Yoon Suk Yeol (prononcé plutôt Youn Sok Yol, ci-contre) a prescrit mardi 26 décembre un changement de perspective sur la question de la chute de la natalité en Corée du Sud, soulignant la nécessité d'identifier les causes et de déterminer des solutions efficaces.

Yoon (Youn) s'exprimait à ce sujet lors d'une réunion de son cabinet, alors que le taux de fertilité du pays, déjà le plus faible au monde, a subi une nouvelle baisse cette année, ce qui est perçu comme le dernier revers en date pour un gouvernement qui disait vouloir s'attaquer à ce problème. D'après Statistique Corée (KOSTAT), ce taux a atteint un nouveau plus bas avec 0,7 au troisième trimestre de 2023. Il devrait être de 2,1 pour permettre le remplacement démographique et maintenir la population du pays à 51 millions d'habitants.

«Le problème des faibles taux de natalité nécessite que nous portions un regard plus sérieux sur la situation et que nous réfléchissions aux causes et aux solutions d'un point de vue différent de celui employé jusqu'à présent», a déclaré Yoon.

Le président a notamment pointé le fait que des spécialistes attribuent ce phénomène à la concurrence intense, particulièrement dans l'éducation. Selon lui, les efforts devraient dès lors se concentrer sur le traitement et la résolution de tels problèmes. «Le temps presse», a-t-il averti. «J'espère que toutes les agences gouvernementales s'attaquent à ce problème du faible taux de natalité avec le sentiment d'être prêt.»

Yoon (Youn) a aussi réitéré son engagement à mener à bien trois réformes cruciales dans le système de retraite du pays, l'emploi et l'éducation, trois secteurs qu'il considère comme substantiels pour faire progresser le potentiel de croissance du pays. Il a également demandé à chaque agence publique d'appliquer au plus vite le budget de l'Etat pour l'année prochaine, après son adoption la semaine passée par l'Assemblée nationale, afin de soutenir le bien-être de la population. «Le budget approuvé s'aligne avec les principes du gouvernement pour une fiscalité saine», a-t-il commenté.

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La Nouvelle-Zélande va supprimer les directives wokes sur l'éducation sexuelle dans les écoles

Le nouveau gouvernement néo-zélandais de droite s’est engagé à supprimer le programme d’éducation sexuelle en vigueur dans le pays.


Le Premier ministre Chris Luxon a déclaré qu’il souhaitait « un programme d’éducation sexuelle bien défini, approuvé par des experts ».

POINTS CLÉS    

  • Le nouveau gouvernement néo-zélandais est une coalition entre le parti de centre-droit National, les libertaires ACT et le parti populiste NZ First.
  • Inclusion d’une clause visant à supprimer l’éducation au genre et à la sexualité dans les accords de coalition
  • Le Premier ministre Chris Luxon a déclaré que les parents et les écoles continueraient à jouer un rôle dans l’éducation sexuelle.

La suppression de l’éducation sexuelle n’est qu’un des nombreux domaines dans lesquels le nouveau gouvernement de droite a annoncé une « guerre contre les wokes ».

La participation des transgenres aux sports, la législation sur les armes à feu, les droits constitutionnels dont jouissent les Maoris et l’utilisation de la langue maorie sont tous dans la ligne de mire du gouvernement national de Chris Luxon.

Le nouveau gouvernement néo-zélandais — une coalition entre le parti de centre-droit National, les libertariens ACT et les populistes NZ First — a déjà fait la une des journaux internationaux pour avoir abandonné les lois antitabac les plus strictes au monde.

Le nouveau gouvernement néo-zélandais supprime la première interdiction de fumer au monde.

La promesse de « recentrer le programme sur la réussite scolaire et non sur l’idéologie, notamment en supprimant et en remplaçant les directives relatives à l’éducation en matière de genre, de sexualité et de relations » a particulièrement attiré l’attention.

 L’extrémisme woke

L’inclusion dans les accords de coalition d’une clause visant à supprimer l’éducation au genre et à la sexualité, appelée RSE, a attiré l’attention parce que cette question n’avait pas été abordée lors de la campagne électorale.

La clause a été insérée à la demande de NZ First, qui est entré au Parlement avec 6,1 % des voix, alors que son leader Winston Peters faisait campagne contre « l’extrémisme woke ».

« Woke signifie que, comme beaucoup d’entre vous, vous vous êtes réveillé hier en pensant que vous en saviez beaucoup plus que le reste d’entre nous, et que vous aviez une plus grande conscience de ces questions », a déclaré M. Peters cette semaine.

Ces engagements ont été salués par les groupes de pression anti-trans Resist Gender Education (RGE) et Speak Up For Women, qui souhaitent également la suppression des salles de bains unisexes dans les écoles.

Les lignes directrices actuelles en matière d’éducation sexuelle exigent que les écoles consultent les parents sur ce qu’elles enseignent et sur la manière dont elles l’enseignent, et qu’elles donnent aux parents la possibilité de retirer leurs enfants des cours.

Vendredi, le Premier ministre Chris Luxon a déclaré que les parents et les écoles continueraient à jouer un rôle dans l’éducation sexuelle.

« Toutes les questions qui nous ont été soulevées au cours de l’année écoulée l’ont été par des parents au sujet de certains cours d’éducation sexuelle », a-t-il déclaré à des journalistes à Auckland. M. Luxon a déclaré qu’il souhaitait « un programme (d’éducation sexuelle) bien défini, approuvé par des experts, qui garantisse que le contenu est adapté à l’âge des élèves, que les parents ont été consultés et, surtout, qu’ils ont la possibilité de se retirer du programme ».


 

Source : SBS News/AAP