samedi 16 décembre 2023

Origine et histoire de la Bûche de Noël

La bûche étant traditionnelle, nous avons reproduit ce récit traditionnel de son origine (inspiré de « La nuit de Noël dans tous les pays » paru en 1912)

La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial. La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n’était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais.

Cet usage existait surtout dans les pays du Nord. C’était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log [en anglo-saxon, le Julekubbe ou Julblock en Scandinavie, Bloc na Nollaig (le Bloc de Noël) en Irlande], le feu d’Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier et venant du latin lux, lucis, rappelle encore la lumière.

 
Tradition de la grande bûche de Noël. Dessin de Léon Lhermitte
paru dans Le Monde illustré du 1er janvier 1884


Il est tout naturel qu’on mette en honneur, au 25 décembre, au cœur de l’hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. À la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l’Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l’huile.

Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les fissent donner. « Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ». Le tréfeu, le tréfouet que l’on retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine, en Bourgogne, en Berry, etc., c’est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fête. De là, du reste, son nom : tréfeu, en latin tres foci, trois feux.

Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.

Qu’on se représente les immenses cheminées d’autrefois : sous leur manteau pouvait s’abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand-mère contait des histoires qu’elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d’étincelles, en disant : « Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ».

La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France. Voici, d’après Cornandet, le cérémonial que l’on suivait dans la plupart des familles : « Dès que la dernière heure du jour s’était fondue dans l’ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d’éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l’église, en l’honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l’on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C’était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l’âtre ranimé.

« Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l’endroit du logis où, l’année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons ; l’aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle.

« Cette bûche était toujours la plus grosse qu’on pût trouver ; c’était la plus grosse partie du tronc de l’arbre, ou même la souche, on appelait cela la coque de Noël. Le gâteau allongé en forme de bûche que l’on donnait aux enfants le jour de Noël portait encore au début du XXe siècle dans certaines provinces le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneu ou cougnou. (Il se pourrait que le terme signifie coin [cuneus en latin] ou coin en fer [pour fendre le bois], voire berceau. L’étymologie en est disputée.)

Cougnou belge

« On mettait le feu à cette coque et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fît des présents ; et tandis qu’ils priaient l’Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. À onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d’aller à la messe, on s’y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas. »

Dans la Semaine religieuse du diocèse de Langres du 23 décembre 1905, un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : « La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s’est comparé lui-même au bois vert. Dès lors, continue notre auteur, l’iniquité étant appelée, dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Éternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l’Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle ».

Le gâteau

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la bûche de Noël, dessert de réveillon par excellence, n’est pas une tradition qui remonte aux fins fonds des origines de la gastronomie française. La méprise vient du fait que la bûche, la vraie, la bonne grosse bûche de bois sec que l’on mettait dans l’âtre le soir de Noël du temps où il y avait encore une cheminée dans tous les foyers existe, elle, depuis le Moyen-Âge.

La tradition de la grosse bûche de bois perdura jusqu’à la fin du XIXe tant que les gens avaient un âtre dans leur maison. Quand ces foyers disparurent dans la plupart des maisons, la tradition des bûche de bois disparut avec ceux-ci.

L’invention de la bûche pâtissière remonte à la même époque : au XIXe siècle, sans que personne ne sache vraiment qui en a la paternité, les sources multiples se contredisant. Certaines évoquent sa création vers 1834 par un apprenti pâtissier de Saint-Germain-des-Prés. D’autres estiment que la bûche de Noël est née à Lyon dans les années 1860 dans la cuisine du chocolatier Felix Bonnat. Une autre piste mène à Pierre Lacam, glacier du prince Charles III de Monaco, qui l’aurait conçue en 1898.

Toujours est-il que la bûche en tant que pâtisserie n’a commencé à se populariser qu’après la Libération, dans les années 1945-1950. C’est surtout une tradition des pays francophones.

Au Québec, il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale avant que la bûche connaisse le succès, « avec notamment l’immigration de pâtissiers, des savoir-faire et des échanges culinaires entre le Québec et la France », souligne M. Jean-Pierre Lemasson, professeur associé au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM.

À preuve : dans ses recherches, M. Lemasson a constaté l’absence totale de bûche dans La Nouvelle Cuisinière canadienne, le premier livre de recettes publié au pays en 1840. Il y a cependant beaucoup de poudings et de gâteaux d’inspiration britannique...

Bûche de Noël traditionnelle au beurre

Pour ceux que les détails folkloriques intéressent, on trouvera ci-dessous une description des traditions de la bûche (de bois) de Noël dans ce qu’elle offrait de particulier en Berry, en Normandie, en Provence et en Bretagne.

Les États-Unis sont politiquement divisés, il en va de même pour le cinéma américain

UN HOMME ORDINAIRE affronte un puissant ennemi aux ressources illimitées. C’est le thème de « The Shift », un film de science-fiction sorti le 1er décembre. Mais il pourrait aussi décrire son distributeur, Angel Studios, dirigé par des frères qui se définissent comme de simples « garçons de ferme de l’Idaho » et qui sont en croisade pour remodeler Hollywood.

Angel, un studio indépendant, est à l’avant-garde d’une tendance importante dans le monde du divertissement américain. Les conservateurs, qui reprochent à Hollywood d’être devenu non pas une usine à rêves, mais une usine à « wokeries », écrivent et produisent leurs propres films et séries, s’adressant à des spectateurs qui ne partagent pas les vues de la gauche sur le genre, la race et la rectitude politique. On les appelle l’« Hollywood conservateur » ou l’« alt-write » (jeu de mots sur « alt-right », la droite alternative en français et « write » pour suggérer un scénario alternatif).

Leur plus grand succès est « Sound of Freedom », un suspense d’action réalisé par Angel, qui sera diffusé en continu sur Amazon Prime Video à partir du 26 décembre. Il a récolté 184 millions de dollars de recettes dans les cinémas américains, dépassant les derniers opus des franchises « Indiana Jones » et « Mission : Impossible ». (Il a également connu une bonne performance à l’étranger, où il a rapporté 63 millions de dollars.)

« Sound of Freedom » est « L’inspecteur Harry » de l’ère Donald Trump. L’intrigue plaît aux spectateurs républicains : un homme de loi américain voit le mal, tente de le vaincre et se heurte à une bureaucratie gouvernementale sans cœur, si bien qu’il prend les choses en main et sauve la situation. Le film retrace la vie de Tim Ballard, un militant controversé selon The Economist de la lutte contre le trafic sexuel. Dans le film, il est dépeint comme un agent fédéral vertueux qui surprend des pédophiles en train de partager de la pornographie enfantine en ligne. Bien décidé à sauver d’autres enfants, M. Ballard se voit signifier par son supérieur qu’il ne peut pas participer à une dangereuse mission de sauvetage en Amérique du Sud. Il rend son badge et part quand même.

Parmi les amateurs du film figure M. Trump qui a déclaré : « Il s’agit d’un film très important, d’un long métrage très important et d’un documentaire très important, le tout réuni en un seul film ». À l’approche de l’élection de 2024, M. Trump veut montrer son soutien à la lutte contre le trafic sexuel, qui préoccupe de nombreux électeurs évangéliques et que certains théoriciens du complot dramatiseraient de manière ridicule selon certains.

D’autres sociétés ont suivi avec intérêt le succès de « Sound of Freedom » et se sont jointes à la fête, notamment le Daily Wire, un média fondé par Ben Shapiro, un éditorialiste conservateur, et Jeremy Boreing, un réalisateur de films. (« Il est temps de faire exploser l’étoile de la mort qu’est le monopole de la gauche sur le divertissement », a proclamé M. Shapiro). Les films et séries du Daily Wire sont diffusés sur DailyWire+, sa plateforme de diffusion en continu, qui compte 1 million d’abonnés.


La dernière en date est « Lady Ballers », une comédie réalisée par M. Boreing. Elle suit des joueurs de basket masculins médiocres qui deviennent transgenres pour participer à une ligue féminine et se moque avec enthousiasme de l’orthodoxie libérale en matière d’identité sexuelle. Comme on pouvait s’y attendre, le film n’a pas été bien accueilli par les téléspectateurs de gauche. Un commentateur progressiste l’a qualifiée de « “Madame Doubtfire”, mais diabolique ».

« Lady Ballers » ne sonne peut-être pas comme un film hollywoodien, mais sa production en a toutes les apparences. Une production plus soignée a renforcé l’attrait des productions des studios conservateurs, et la diffusion en continu leur a permis d’atteindre un plus grand nombre de téléspectateurs. Il s’agit là d’un changement radical. Pendant des décennies, les tentatives des conservateurs pour rivaliser avec les films hollywoodiens étaient lamentables. « Left Behind », une trilogie de films apocalyptiques de 2000 à 2005 réimaginant le Livre de l’Apocalypse, en est un bon exemple : ces films, qui se voulaient une franchise de suspense, ressemblaient plutôt à des projets amateurs rejetés par des candidats d’écoles de cinéma. (Ils sont sortis directement en vidéo).
 
 Aujourd’hui, les productions conservatrices se répartissent en trois catégories. La première, la plus prévisible, consiste à railler le wokisme. « Lady Ballers » en est le modèle : elle prend un sujet brûlant et en fait la satire. Le résultat permet aux politiciens républicains de faire valoir leurs arguments. (« Lady Ballers » comporte une apparition éclair de Ted Cruz, sénateur républicain du Texas). Daily Wire a récemment annoncé une nouvelle série comique animée pour adultes, « Mr Birchum », sur un enseignant qui « tente de naviguer dans un monde qu’il ne comprend pas ou qu’il n’approuve pas ». La distribution des voix comprend Roseanne Barr, une humoriste qui soutient Trump, et Megyn Kelly, une ancienne présentatrice de Fox News.

La deuxième catégorie est celle des contenus religieux, ou « basés sur la foi ». Neal Harmon, le patron d’Angel, explique que son studio veut raconter des histoires qui « diffusent plus de lumière ». Par exemple, « The Shift », le dernier film d’Angel, s’inspire de l’histoire biblique de Job. L’un de ses plus grands succès est « The Chosen » (L’Élu), un feuilleton basé sur la vie de Jésus, qui a été visionné plus de 500 millions de fois. L’entreprise est actuellement en train de rassembler des fonds pour la réalisation d’un film d’animation sur David.

De manière contre-intuitive, la troisième catégorie de contenu évite complètement la politique. Prenons l’exemple d’Amanda Milius, ancienne fonctionnaire du département d’État sous M. Trump, qui a connu la célébrité avec un documentaire sur le dossier Trump-Russie. Parmi ses projets actuels figure un film biographique sur John McAfee, un informaticien plus grand que nature. « C’est une histoire de putes et de cocaïne sur un yacht. Je ne peux pas vraiment présenter cela à l’Amérique conservatrice », plaisante-t-elle.
 
Mme Milius est catégorique : l’art doit l’emporter sur la partisanerie. « Si vous voulez être à droite et dire “Oh, Hollywood est dominé par la gauche”, ne faites pas les mêmes erreurs et ne faites pas valoir votre idéologie… faites valoir l’histoire et l’esthétique », dit-elle.

D’autres font de même. Les films non politiques de Daily Wire comprennent un western, « Terror on the Prairie », un suspense, « Shut In », et une comédie excentrique, « The Hyperions ». En octobre, le studio a lancé Bentkey, une plateforme pour enfants, dont la mission est de dépolitiser les divertissements pour enfants.

Mais même dans les films « dépolitisés », la politique est palpable. Bentkey a été lancé en pleine polémique sur la reprise par Disney du dessin animé « Blanche-Neige » de 1937. L’actrice principale, Rachel Zegler, a promis une version moderne : « Nous ne sommes plus en 1937 », et Blanche-Neige « ne sera pas sauvée par le prince et ne rêvera pas du grand amour ». En réponse, Bentkey réalise une version de « Blanche-Neige », qui se veut un retour plus fidèle à « un conte d’une vérité intemporelle » (le film sortira l’année prochaine).

M. Boreing est lucide quant au marché plus large des productions du Daily Wire, même celles qui sont ostensiblement apolitiques. « Je pense que l’idée que l’on peut faire du “contenu grand public” et attirer des gens de gauche et de droite est un peu naïve », admet-il. L’Amérique s’est divisée en deux tribus — les gauchistes et les conservateurs — qui consomment des produits différents, des sources d’information différentes et, de plus en plus, des divertissements différents.
 
Cela signifie-t-il que les films conservateurs seront relégués à un public de vrais croyants ? Le large succès de « The Chosen » suggère que non. La diffusion en continu, que ce soit par l’intermédiaire des plateformes des studios ou de plateformes populaires comme Netflix, permettra aux films et aux séries télévisées d’atteindre un large public aux États-Unis.

Ces productions peuvent également toucher des publics internationaux. Une fois de plus, « Sound of Freedom » est un signe avant-coureur. Le film a obtenu de bons résultats en Amérique du Sud, où il s’est appuyé sur un réseau de personnalités conservatrices. Au Brésil, les fils de Jair Bolsonaro, l’ancien président et allié de M. Trump, ont assisté à la première. Au Salvador, Nayib Bukele, le président, a encouragé les Salvadoriens à voir le film.

L’Europe pourrait également devenir un marché important pour le contenu conservateur américain. Sur tout le continent, les hommes politiques de droite ont le vent en poupe et les batailles des guerres culturelles américaines se sont étendues à l’ensemble du continent. En France, le wokisme est un sujet de discussion majeur. Le mois dernier, Europe 1, une station de radio de premier plan, a publié un éditorial critiquant Disney pour avoir embrassé la « révolution woke », qu’elle a vivement décrite comme « une déconstruction de nos rêves d’enfant ». Cela ressemble beaucoup à l’argumentaire de vente de M. Boreing pour Bentkey.

Source : The Economist
 

vendredi 15 décembre 2023

Mathieu Bock-Côté sur la perte de liberté, l'université « vermoulue », la délation devenue vertu

Au menu :

  • 00:00 - Intro
  • 04:13 - Est-il temps de fermer les universités ?
  • 16:00 - Le club de la gauche
  • 19:36 - Dénonçons nous les uns les autres, bienvenue dans la société des balances
  • 26:00 - Le totalitarisme mou
  • 31:13 - S'opposer aux revendications diversitaires
  • 36:51 - Frôler la mort pour trouver l’inspiration
  • 42:11 - France-Québec : Mathieu Bock-Côté va-t-il un jour rentrer chez lui ?
  • 48:00 - Se sentir étranger dans son propre pays
  • 57:00 - La perte de nos repères essentiels
  • 1:04:56 - L'extrême-droitisation : une manière de disqualifier ses adversaires ?


jeudi 14 décembre 2023

Le Livre de Noël de Selma Lagerlöf

Chouette un livre, un site qui conseille des lectures pour les enfants, propose Le Livre de Noël de Selma Lagerlöf.


« Nulle part ailleurs dans la région qu’à Mårbaka on distribue ainsi les cadeaux de Noël après avoir mangé le riz au lait traditionnel. Mais à Mårbaka subsistent d’anciennes coutumes et qui nous conviennent. Rien ne peut égaler cette attente qui, des heures durant, tout au long de la veille de Noël, se prolonge parce que l’on sait que le meilleur reste à venir. » Le meilleur, c’est pour la petite Selma, dix ans, ce n’est pas vraiment la boîte à ouvrage et ses accessoires, devant rappeler à la demoiselle qu’elle n’est pas très douée pour coudre et broder. Non, ce qu’elle attend, c’est un livre qu’elle lira à la lumière de sa bougie… Mais ce livre commence par « Il était une fois un roi » — en français ! 

Après ces souvenirs aigres-doux, Selma Lagerlöf conte la légende christianisée de sainte Lucie, celle de la manière dont la gorge du rouge-gorge devint rouge, celle du Nouvel An des animaux, et plusieurs autres, parfois un peu moralisatrices, mais pleines de cet inimitable charme des Noëls scandinaves. 

Avec quelques illustrations de Carl Larsson.

Dès 12 ans


Selma Lagerlöf, Le Livre de Noël, Actes Sud, 2007, 107 p., 6,60 €
2e édition, 2018, 133 pages, 15 €, ISBN-13 : 978-2330114435.


Elon Musk prévoit ouvrir une nouvelle université à Austin

La fondation caritative du PDG de Tesla et résident du Texas a déposé une demande de création d’une nouvelle école « axée sur l’éducation au plus haut niveau ».

La fondation caritative d’Elon Musk, PDG de Tesla et SpaceX, a déposé une demande pour créer une nouvelle université à Austin. 

Elon Musk, qui s’est récemment établi au Texas, envisage de créer une université à Austin, selon les déclarations fiscales de l’une de ses organisations caritatives, rapportées pour la première fois par Bloomberg News.

L’organisation de bienfaisance, appelée The Foundation, prévoit d’utiliser un don de 100 millions de dollars de Musk pour créer et lancer une école primaire et secondaire à Austin, axée sur l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Une fois qu’elle sera pleinement opérationnelle, l’école se concentrera sur la création d’une université. L’école a l’intention de briguer l’accréditation de la Southern Association of Colleges and Schools Commission on Colleges, une première étape nécessaire au lancement de l’école.

Selon la déclaration fiscale, l’université enseignerait aux étudiants en personne « ainsi qu’à l’aide de technologies d’enseignement à distance ». Elle prévoit d’accueillir 50 étudiants au départ et d’augmenter ses effectifs au fil du temps. L’école financerait ses activités par des dons et des frais de scolarité, mais le dossier indique également que si un élève n’est pas en mesure de payer les frais de scolarité, l’école pourrait lui fournir une aide financière. L’école recrute actuellement un directeur général, des enseignants et des administrateurs.

Le projet de Musk de créer une nouvelle université à Austin — qui abrite déjà l’université fleuron du Texas à Austin et de multiples autres universités privées — intervient alors qu’une autre nouvelle université privée prévoit d’ouvrir officiellement ses portes aux étudiants à l’automne 2024 dans cette même ville.

En effet, dans un contexte d’agitation croissante sur la situation de l’éducation aux États-Unis, Austin s’apprête également à accueillir un autre établissement ambitieux, l’université d’Austin (UATX).

Les partisans de l’UATX, dont l’investisseur en capital-risque Joe Lonsdale et l’homme d’affaires Larry Summers, affirment que cette université a l’intention de combler le « fossé béant entre la promesse et la réalité de l’enseignement supérieur ».

Il n’est pas certain que Musk choisisse d’engager son université dans une voie similaire, mais cela semble probable compte tenu de ses remarques passées selon lesquelles les établissements d’élite endoctrinent les étudiants avec du « communisme à outrance ».

Lors d’un entretien avec le Texas Tribune mercredi, le président de l’université d’Austin, Pano Kanelos, a déclaré qu’il espérait que l’établissement serait le champion de la liberté d’expression et de l’ouverture d’esprit.

« Nous vivons un moment où les choses semblent se désagréger, où les gens semblent s’éloigner les uns des autres, où les institutions semblent trembler dans leurs fondations », a déclaré M. Kanelos. « La meilleure réponse est de construire de nouvelles choses.

La nouvelle université de Musk n’a pas encore de nom. La Fondation n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.


Sources : Daily Mail et Texas Tribune

Voir aussi

États-Unis — Des profs lancent une université afin de lutter contre l’idéologie woke dans l’enseignement supérieur (UATX)

Universités anglo-saxonnes : importantes réactions structurées au correctivisme diversitaire

L’université Harvard, un asile psychiatrique à ciel ouvert ? (satire)

mercredi 13 décembre 2023

Chute de 5 % dans les intentions de vote pour Poilièvre, forte augmentation des gens opposés à l'immigration de masse

Les dernières données d'Abacus Data révèlent une baisse de cinq points de pourcentage du soutien aux conservateurs de Poilièvre, une augmentation de ceux qui ont une opinion négative de Poilièvre et un désintérêt à son égard de la part de ceux qui pensent qu'il est temps de changer de gouvernement.

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

En avril dernier, Abacus a demandé aux Canadiens ce qu'ils pensaient qu'un gouvernement Poilièvre ferait s'il était élu et ce qu'il devrait faire. Ce mois-ci, Abacus a reposé les mêmes questions.

Les résultats.

Tout d'abord, les perceptions sur ce qu'un gouvernement Poilièvre ferait ou ne ferait pas n'ont pas beaucoup changé SAUF pour :

  • Éliminer la taxe sur le carbone (+14 %)
  • Rendre le logement plus abordable (+9%)
  • Réduire les impôts (+6%)
  • Prendre au sérieux les changements climatiques (+5 %)
  • Le fait que la suppression de la taxe carbone et le logement aient été si importants témoigne de la discipline implacable dont les conservateurs et M. Poilièvre ont fait preuve sur ces deux questions.

Mais qu'est-ce que les Canadiens pensent qu'un gouvernement Poilièvre DEVRAIT faire, et qu'en pensent les partisans conservateurs actuels ? N'oublions pas que la composition des électeurs conservateurs est aujourd'hui beaucoup plus large qu'elle ne l'était en avril après la forte montée récente du PCC.

Nous n'avons pas vu beaucoup de changements dans la plupart de ces domaines lorsqu'on pose la question à TOUS les Canadiens.

  • Peu d'entre eux souhaitent une réduction des services de garde d'enfants ou des soins dentaires.
  • 4 sur 10 veulent que le financement de la chaîne anglaise CBC soit réduit.
  • La plupart veulent qu'un gouvernement du PCC prenne au sérieux les changements climatiques et équilibre le budget.
  • Tout le monde veut plus de logements abordables.
  • Toutefois, le soutien à l'élimination de la taxe sur le carbone a augmenté de 10 points depuis le mois d'avril.
  • Et une chute de 14 points dans l'idée d'"accueillir autant d'immigrants au Canada que les libéraux".

 

Si l'on isole uniquement ceux qui soutiennent actuellement les conservateurs... 

  • Nous constatons une baisse statistiquement significative des partisans du PCC qui souhaitent que le gouvernement du PCC mette fin au système national de garde d'enfants, réduise l'accès à l'avortement et supprime les subventions accordées à la chaîne anglaise de Radio-Canada.
  • Nous constatons une augmentation de ceux qui veulent qu'un gouvernement du PCC prenne le changement climatique au sérieux.
  • Notez la contraction inhérente ou le problème de communication concernant la taxe sur le carbone.
  • 86 % des partisans conservateurs souhaitent l'élimination de la taxe sur le carbone et 78 % souhaitent qu'un gouvernement PCC prenne les changements climatiques au sérieux... Ces données mettent en évidence le défi que doit relever le PCC pour maintenir la cohésion de sa nouvelle coalition.
  • Ce qu'une partie ou la totalité de la base (historique) du PCC souhaite VRAIMENT - réduire le budget de Radio-Canada, mettre fin aux programmes nationaux, voire réduire l'accès à l'avortement - ne sont pas populaires auprès d'une partie importante de son nouveau groupe d'électeurs. 
  • La proportion d'électeurs du PCC qui souhaite qu'un gouvernement accueille autant d'immigrants que le prévoient les libéraux a chuté de 10 points depuis le mois d'avril. Et malgré (ou à cause de?) l'élargissement de la base du PCC, 73 % des électeurs du PCC s'opposent à accueillir autant d'immigrants que sous Trudeau.


On constate une baisse statistiquement significative des partisans du PCC qui souhaitent que le gouvernement mette fin au système national de garde d'enfants, réduise l'accès à l'avortement et supprime les subventions accordées à la chaîne anglaise CBC.

En revanche, on observe une augmentation de ceux qui souhaitent qu'un gouvernement du PCC prenne le changement climatique au sérieux.

Notons la contradiction inhérente, ou le problème de communication concernant la taxe sur le carbone:

86 % des partisans conservateurs souhaitent l'élimination de la taxe sur le carbone et 78 % souhaitent qu'un gouvernement PCC prenne les changements climatiques au sérieux...

Ces données mettent en évidence le défi que doit relever le PCC pour maintenir la cohésion de sa nouvelle coalition.

Ce qu'une partie ou la totalité de la base (historique) du PCC souhaite VRAIMENT - réduire le budget de Radio-Canada, mettre fin aux programmes nationaux, voire réduire l'accès à l'avortement - ne sont pas populaires auprès d'une partie importante de leurs nouveaux électeurs.

Comme nous le soulignons plus haut, la proportion d'électeurs du PCC qui souhaite qu'un gouvernement accueille autant d'immigrants que le prévoient les libéraux a chuté de 10 points depuis le mois d'avril avec 73 % qui s'opposent à une immigration aussi importante.

Et malgré cela, Poilièvre évite de parler d'immigration ou affirme qu'il n'a pas de souci avec les hauts taux d'immigrations actuels imposés par les Libéraux... 

Voir aussi

Pierre Poilièvre ne s'oppose pas à l'augmentation de l'immigration annuelle à plus de 400.000 par an

Le gouvernement de gauche australien annonce des mesures draconiennes pour limiter l'immigration

Pierre Fortin : l'immigration de masse provoque la crise de l’habitation
 

Les ⅔ des Québécois contre une hausse du nombre d’immigrants (sondage mai 2022)

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés 

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

lundi 11 décembre 2023

Le gouvernement de gauche australien annonce des mesures draconiennes pour limiter l'immigration

L'Australie a dévoilé lundi un plan draconien de réduction du nombre de migrants arrivant dans le pays, dans l'espoir de ralentir une hausse de l'immigration postérieure à la pandémie et d'apaiser la colère suscitée par l'augmentation du coût de la vie. 

Le gouvernement travailliste de gauche a annoncé une série de mesures, notamment des exigences plus strictes en matière de maîtrise de l'anglais, visant à rendre plus difficile l'entrée dans le pays, des étudiants étrangers aux personnes peu qualifiées.

Environ un demi-million de migrants temporaires sont entrés en Australie l'an dernier, soit une augmentation substantielle après des années de fermeture des frontières.

Le gouvernement estime que ses réformes, ainsi que les tendances à court terme, permettront de diviser par deux ce nombre de migrants en 2024-2025.
 
Selon un rapport de l'Institut pour les affaires publiques d'Australie, l'immigration de masse a provoqué la pénurie de logements

 

«Nous allons faire en sorte de reprendre la maîtrise de ces chiffres», a déclaré la ministre de l'Intérieur, Clare O'Neil, en esquissant certaines parties d'une stratégie de 100 pages consultée par l'AFP.

Malgré des taux d'emploi quasi record, les Australiens sont de plus en plus frustrés par la flambée des prix et du marché immobilier.

Le Grattan Institute, un groupe de réflexion, fait partie de ceux qui ont établi un lien entre les niveaux élevés d'immigration et la hausse des coûts de la location.

Mme O'Neil a souligné que l'immigration était essentielle à la prospérité de l'Australie, décrivant les ouvriers étrangers comme ceux ayant fait la grandeur du pays.

Mais compte tenu du mécontentement croissant de l'opinion, elle s'est engagée à «construire un système mieux planifié autour de choses essentielles comme le logement».

Dimanche, son gouvernement a annoncé qu'il imposerait une augmentation spectaculaire des frais pour les étrangers qui achètent des maisons et les laissent vides.

Les prix des loyers dans certaines zones de Sydney et de Melbourne ont augmenté d'environ 25% l'an dernier.

Selon Rachel Stevens, experte en histoire de l'immigration à l'Université catholique australienne, le gouvernement travailliste garde à l'œil les chiffres des sondages de l'opposition conservatrice en vue des élections attendues d'ici 2025.

«Les sondages sont bons», dit-elle, mais «c'est vraiment dangereux et assez imprudent de tout mettre sur le dos des migrants».

Le chef de l'opposition conservatrice, Peter Dutton, a accusé le gouvernement d'avoir un «grand programme migratoire».

«Nos villes sont pleines, les routes sont encombrées, les infrastructures ne peuvent pas suivre le rythme», avait-il déclaré au début du mois, tout en suggérant de réduire le nombre d'immigrés.

Voir aussi
 
Les étudiants étrangers affluent de nouveau en Australie (en 2023), ils seront peut-être moins nombreux après les annonces du gouvernement, au grand dam des universités pour qui ces étudiants sont une manne...
 
 
 


Les étudiants étrangers affluent de nouveau en Australie

 

LE PREMIER étudiant étranger, originaire de Chine, s’est inscrit à l’université de Sydney il y a un siècle. Aujourd’hui, ses bâtiments de grès bruissent de langues étrangères : près de la moitié des étudiants de l’université viennent de l’étranger. « Nous, Asiatiques, accordons beaucoup d’importance aux classements », explique l’un des étudiants chinois de l’université, qui a demandé à rester anonyme. Les universités australiennes obtiennent de bons résultats : l’université de Sydney est l’une des neuf institutions classées parmi les 100 meilleures du monde. L’Australie bénéficie également d’un meilleur climat que la Grande-Bretagne ou le Canada, et d’un taux de criminalité par arme à feu inférieur à celui de l’Amérique. Lorsque l’étudiant s’est inscrit en 2015, le pays « semblait être l’un des plus accueillants du monde occidental ».

Au cours des deux dernières décennies, le nombre d’étudiants étrangers en Australie a presque quadruplé, pour atteindre 440 000 en 2019. Ses universités attirent aujourd’hui plus de candidats étrangers que celles de n’importe quel pays, à l’exception des États-Unis et de la Grande-Bretagne. L’éducation est le quatrième poste d’exportation de l’Australie, avec une valeur d’environ 3 % du PIB. Cette situation a rendu ses universités dépendantes des frais de scolarité plus élevés payés par les étrangers, ce qui a suscité des inquiétudes lorsque l’Australie a fermé ses frontières en 2020 et, plus tard dans l’année, lorsqu’une guerre commerciale a éclaté avec la Chine, qui fournit environ un tiers des étudiants étrangers. Pourtant, la plupart des universités ont géré ces chocs assez facilement. Cette année, les étudiants étrangers sont revenus en masse, et 425 000 d’entre eux se trouvent actuellement en Australie.

Les universités ont été largement épargnées par la querelle commerciale. Tout en imposant des restrictions aux exportations australiennes, du vin au charbon, la Chine n’a pas dissuadé ses citoyens de fréquenter les universités du pays. Lorsque la pandémie a frappé, les étudiants chinois étaient également plus enclins que d’autres à suivre un enseignement en ligne, note Peter Varghese, chancelier de l’université du Queensland. « Il est paradoxal de constater que les universités les moins touchées financièrement sont celles qui comptent le plus grand nombre d’étudiants chinois », explique-t-il. Mark Scott, vice-chancelier de l’université de Sydney, abonde dans le même sens : « Un point de vulnérabilité est devenu un point de force ».

L’investissement public dans l’enseignement supérieur australien est l’un des plus faibles de l’OCDE. Les universités sont donc particulièrement dépendantes des revenus générés par les étudiants étrangers, dont 41 milliards de dollars australiens (27 milliards de dollars) en droits d’inscription et autres dépenses au cours de l’année qui s’est achevée en septembre. Selon le professeur Scott, « l’établissement de relations constructives avec certains des citoyens les plus brillants du monde présente également un intérêt diplomatique durable ».



Mais il y a un revers à la médaille. Certaines universités ont été accusées de réprimer les critiques à l’égard de la Chine. Des étudiants chinois espionneraient les campus et intimideraient leurs camarades de classe. En 2019, des échauffourées ont éclaté dans plusieurs universités entre des nationalistes chinois et des militants pro-démocratie. Les universités ont fait l’objet d’une « campagne soutenue d’intimidation, de harcèlement, de censure et de collecte de renseignements », a tonné l’année dernière un sénateur conservateur, James Paterson.

C’est en partie pour cette raison que les universités deviennent un peu moins dépendantes de la Chine. Selon Rory Medcalf, de l’Université nationale australienne, les scandales liés à l’ingérence étrangère ont été un véritable signal d’alarme. Les vice-chanceliers courtisent désormais de nouveaux marchés. L’université de Sydney accueille un nombre record d’étudiants de Malaisie et du Viêt Nam. Depuis 2018, le nombre d’Indiens étudiant en Australie a augmenté d’un tiers. Les étudiants chinois représentent désormais 33 % de la cohorte étrangère, en baisse par rapport à un pic de 38 %.


Les tensions géopolitiques persistantes conduisent entre-temps à un examen plus approfondi de la recherche universitaire et des partenariats. Les lois sur l’ingérence étrangère adoptées par l’ancien gouvernement conservateur obligent les universités à informer les agences de sécurité des « arrangements » conclus avec des « entités étrangères ». Lorsqu’en 2019, l’université Monash a signé un partenariat avec l’entreprise publique Commercial Aircraft Corporation of China pour développer des technologies aéronautiques, cela a soulevé un tollé. L’année dernière, un examen parlementaire a demandé l’annulation de ce partenariat, car les travaux pourraient avoir des applications militaires.

Un débat plus vif sur la sécurité dans les campus se prépare. Dans le cadre d’AUKUS, un pacte de sécurité trilatéral, l’Amérique et la Grande-Bretagne partageront avec l’Australie des technologies de propulsion nucléaire. Ce pacte débouchera également sur des collaborations dans le domaine des technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Les autorités australiennes estiment que les universités du pays deviendront ainsi une cible plus importante pour l’espionnage. Le gouvernement travailliste dirigé par Anthony Albanese a rédigé un projet de loi qui interdirait aux universitaires de partager des recherches sensibles avec des étrangers, à l’exception des Américains et des Britanniques, sans l’accord du gouvernement. Les universités craignent de voir leurs libertés universitaires étouffées. Pourtant, pour l’instant, de telles mesures semblent être un frein assez modeste à leur impressionnante ouverture.

Source : The Economist

Voir aussi

Australie — La bulle des étudiants étrangers a éclaté (2020)

Australie : il existe un lien manifeste entre l’accessibilité au logement et le taux de fécondité

Wokeries dans les universités australiennes : « marche des privilèges » pour les étudiants blancs, séduisants ou de famille aisée

Australie — Camps de « quarantaine » pour non-positifs, qui l’aurait cru il y a 2 ans ?

Ces Kényans qui aident les étudiants anglophones à tricher

 

 

 

 

dimanche 10 décembre 2023

Histoire — Le privilège blanc

Josie (6 ans), Bertha (6 ans) et Sophie (10 ans), écailleuses d’huîtres à la conserverie Maggioni, à Port-Royal, Caroline du Sud, en 1912.

Le travail commençait à 4 heures du matin et elles gagnaient toutes les trois entre 9 et 15 dollars par semaine.

Sophie faisait six pots d’huîtres par jour et sa mère, qui travaillait aussi avec elle, disait : « Elle ne va pas à l’école, elle travaille tout le temps. Elle travaille tout le temps ».    

Grâce à ces photos, Lewis Hine a documenté les dures conditions de travail de milliers d’enfants, qui étaient envoyés travailler dès qu’ils savaient marcher et étaient payés en fonction du nombre de seaux d’huîtres qu’ils écaillaient chaque jour.    

M. Hines a écrit au sujet d’une des photographies : « Tous les enfants, à l’exception des plus petits bébés, travaillent. Ils commencent à travailler à 3 h 30 du matin et sont censés travailler jusqu’à 17 h ». Il a parcouru environ 50 000 miles par an, photographiant des enfants de Chicago à la Floride qui travaillaient dans les champs, des mines de charbon et des usines.    

Annie Card (plus tard épouse Lavigne) dans une filature du Vermont à l'âge de 12 ans en 1910.

Remontée des mineurs (l'ascension du blantriarcat) dans un charbonnage de Belgique entre 1905 et 1913.


Parmi les milliers d’immigrants canadiens-français qui peinent dans les usines de la Nouvelle-Angleterre, on trouve des enfants. Le sociologue et photographe Lewis Hine documente leurs conditions de travail. Il note à l’oreille leurs noms. Ici «Jo Bodeon», Joseph Beaudoin, photographié à la Chace Cotton Mill de Burlington, au Vermont, en 1909.




samedi 9 décembre 2023

Anne Coffinier : « Face à l'effondrement culturel, on peut vraiment compter sur les écoles indépendantes »


En France, il faut bien le reconnaître, malgré tout l’argent qu’on y consacre, l’Éducation nationale ne fonctionne plus : harcèlement, violences physiques, effondrement du niveau académique des élèves, endoctrinements…

➤ Je ne prendrai que l’exemple de la lecture. L’enquête PIRLS publiée en mai 2023 montre que les petits Français de CM1 ont un niveau de compréhension de ce qu’ils lisent inférieur à la moyenne européenne : avec un score de 514 points, la France se situe en dessous de la moyenne européenne qui est de 527 points. 

➤ Les tests des jeunes de 16-25 ans qui effectuent la Journée de défense citoyenne ont montré que 21% d’entre eux ont de lourdes difficultés pour comprendre ce qu’ils lisent, et 11% sont même incapables de lire. 

La bonne nouvelle, c’est que face à cela, partout en France, des hommes et des femmes refusent de se résigner à cet effondrement culturel et se mobilisent pour créer des écoles vraiment libres.

Ces écoles sont indépendantes de l’Éducation nationale avec laquelle elles n’ont pas passé de contrat. Elles sont contraintes de se financer par elles-mêmes, mais elles peuvent recruter soigneusement leurs équipes et choisir leurs méthodes pédagogiques par rapport au besoin réel des enfants. Des relations de confiance et de respect se construisent entre les familles et ces écoles qui, bien souvent, changent la vie des enfants ayant la chance d’y être scolarisés. 

Les fondateurs et fondatrices de ces écoles sont vraiment courageux, mais accablés de difficultés de tous ordres : inspections à répétition, problèmes financiers, surenchère des normes de construction, risques juridiques difficiles à anticiper…

Certes indépendantes, les écoles vraiment libres ne doivent pas être laissées seules face aux difficultés administratives et judiciaires. Elles contribuent au bien commun. Elles doivent être soutenues. 

C’est pourquoi notre association Créer son école se tient fidèlement à leurs côtés depuis 20 ans.

Notre directrice juridique, Guyonne, est joignable 24h/24. Elle s’appuie sur un solide réseau d’avocats spécialisés. Elle aide notamment les écoles à se préparer aux inspections académiques et les conseille pour la rédaction de leurs documents administratifs. 

      ➝ Ainsi, cette année, elle a préparé 17 écoles aux inspections. 

Créer son école pilote et finance des recours contentieux pour défendre les droits et libertés des écoles. 

      ➝ Ainsi, nous agissons actuellement pour que les candidats au bac ne soient pas discriminés par l’Éducation nationale. C’est un diplôme national et tous les candidats, d’où qu’ils viennent, devraient pouvoir le passer dans des conditions égales. Or ce n’est pas le cas. Nos élèves ont 20 épreuves à passer sur deux ans, tandis que ceux de l’Éducation nationale n’en ont que 6 et valident tranquillement les autres matières au contrôle continu.

Nous concevons et mettons à la disposition des écoles des guides juridiques de droit social, de droit administratif, des contrats types et un kit juridique au service de leur sécurité juridique. À l’écoute de leurs besoins concrets, nous organisons des formations et accompagnements sur mesure, en allant sur le terrain pour être au plus près de leurs attentes.

      ➝ Ainsi, Alban, notre responsable réseau, s’est rendu dans 130 écoles cette année pour construire avec elles des plans de renforcement de leurs capacités et leur permettre d’être toujours plus robustes.

Pour motiver et soutenir moralement les écoles, nous organisons chaque année les Rencontres nationales de directeurs et directrices d’école indépendante. 

      ➝ Le 23 octobre dernier, nous avons ainsi réuni pas moins de 150 directeurs et experts à Paris pour une journée mémorable, au cours de laquelle les directeurs ont pu partager leur quotidien, échanger sur leurs expériences, trouver des solutions ensemble. À titre d'exemple, l’un de nos partenaires a pu leur présenter un outil révolutionnaire destiné à faire reculer la dyslexie.

Cet événement est la seule rencontre nationale de directeurs libres qui existe aujourd'hui en France, et elle a rencontré un succès fantastique.


Depuis la création de Créer son école, nous avons accompagné plus de 900 établissements scolaires par nos conseils, 700 par nos formations, 95 par nos dons. 

Et chaque année, grâce à Laurent, ce sont aussi des dizaines d’écoles qui reçoivent gratuitement des milliers de livres d’occasion pour permettre aux enfants d’accéder à la littérature française classique qui fait notre culture commune et nourrit leur maîtrise et leur amour de la langue française.

C’est pourquoi je vous le demande aujourd’hui : pouvez-vous nous aider à continuer à soutenir et défendre ces écoles indépendantes en faisant un don à l’association Créer son école ? 

Votre don permettra d’insuffler le courage et d’apporter le soutien technique, pédagogique ou juridique indispensable aux écoles. Des enfants, grâce à vous, retrouveront le sourire et verront leur vie transformée. Votre don contribuera à préparer une France de demain qui soit cultivée et responsable.

Faire un don à Créer son école