dimanche 4 décembre 2022

Saint Nicolas, fêté le 6 décembre

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles.

Intégration et unité par le sport

Éditorial d'Éric Zemmour à ce sujet

ÉMEUTES EN BELGIQUE : LE PLAT PAYS FACE À SON GRAND REMPLACEMENT

Une façade escaladée pour aller arracher un drapeau national, le jeter au sol puis le remplacer par celui d'un autre peuple, sous les cris enthousiastes de la foule. La scène pourrait évoquer une conquête militaire. Elle a eu lieu ce 27 novembre, à Anvers, où des « supporters » marocains ont substitué leur drapeau national à celui des Belges, après la victoire du Maroc contre la Belgique en Coupe du monde. Presque un détail alors qu'à Bruxelles, la soirée a tourné à l'émeute marocaine : voitures retournées et incendiées, vitrines saccagées, attaque du marché de Noël, jets de projectiles contre les policiers... 

Le scénario nous est tristement familier. Depuis 2001 et le fiasco du match France-Algérie, les Français ne comptent plus le nombre d'émeutes, de pillages et d'agressions ayant suivi des rencontres impliquant des pays africains, en particulier l'Algérie. La culture de l'excuse, utilisée à foison par nos politiques et nos médias, tombe pourtant à plat avec nos voisins belges. Ces derniers n'ont jamais colonisé le Maroc. Les immigrés marocains ne vivent pas dans des « ghettos isolés » mais en plein centre-ville, comme à Bruxelles. La Belgique organise des cours de religion musulmane dans les écoles publiques. 

Les Belges subventionnent les représentants du culte musulman et les imams pour plusieurs millions d'euros par an... Le constat d'échec est pourtant le même. Après la désillusion « Black Blanc Beur » en France, le Plat pays découvre la réalité d'une équipe nationale « multiculturelle » : en cas d'affrontement avec le pays d'origine des immigrés, le vivre-ensemble s'efface sous des allégeances opposées. 

La situation est d'autant plus criante et douloureuse que le Grand Remplacement est avancé. En 2019, à Anvers, la population issue de l'immigration est devenue pour la première fois majoritaire, dépassant même les 70% chez les moins de 25 ans. En 2021, à Bruxelles, les Belges non- immigrés ne représentaient plus que 25% des habitants.

Au bout de sa folie immigrationniste, la capitale de l'Union européenne est-elle vouée à devenir une conquête de l'islam ?


Billet originel du 27 novembre 2022

À Bruxelles, après la victoire du Maroc sur la Belgique (2-0) au Mondial de la FIFA, un supporter marocain monte à la fenêtre d'un partisan de l'équipe belge pour lui arracher son drapeau sous les acclamations de la foule... Tous unis contre le racisme et l'intolérance par le sport. La capitale belge bénéficie d'une large communauté d'immigrants marocains arrivés à partir des années soixante. Le Maroc n'a pas été colonisé par la Belgique. 

La capitale belge pourrait, toutefois, être à majorité musulmane d'ici quelques années. À Bruxelles, 76 % des jeunes musulmans s’identifient avant tout au « Monde islamique » et  s’y estiment « chez eux ».

Le site de la FIFA n'offre apparemment que cette version en anglais de son slogan

 

Voir aussi  

Bruxelles, une ville à majoritairement musulmane en 2030 (émission de « morale laïque » La Pensée et les hommes, très proche de l'ULB et de la franc-maçonnerie, diffusée en 2011)


Part de la population belge née belge, différences entre 2000 et 2021

Composition de la population belge 2000 à 2021 

À Bruxelles, 22,5% de la population est belge d'origine belge

Québec — Nombre de naissances continue de baisser et les décès sont repartis à la hausse 

Grand remplacement — Les immigrants représentent près du quart de la population canadienne

Canada, champion de l'augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration... (la Belgique a également vu le prix du logement fortement augmenter)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Belgique — écoles comme centres d'organisation des manifs écologistes

Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive » (Belgique)

Belgique — Les signes religieux autorisés dans toutes les hautes écoles de la fédération (WBE) [la démographie l'emporte à la fin...] 

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d'origine belge 

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir... (formation d'un mythe diversitaire)

 

 

« La colonisation arabe était pire que la colonisation européenne »

L’auteur du « Messie du Darfour », Abdelaziz Baraka Sakin, revient avec « La Princesse de Zanzibar », un roman éblouissant d’audace sur une période tragique.

Avec Le Messie du Darfour, puis Les Jango, Abdelaziz Baraka Sakin nous a régalés, sur des sujets difficiles, de deux romans sur son Soudan natal, duquel il a dû s'exiler. Il nous emmène cette fois du côté de Zanzibar, dans un périple aventureux aussi palpitant que drôle, même si la toile de fond l'est beaucoup moins. Ce maître ès ironies, à l'imagination ô combien fertile et audacieuse, brode allègrement sur des bases historiques documentées.

Ainsi de sa Princesse de Zanzibar, qui vient de paraître, toujours aussi bien traduit par Xavier Luffin, dont il nous explique, de passage à Paris, l'origine : à l'époque où il s'intéressait à la littérature omanaise, car l'auteur travaille beaucoup à des anthologies, Abdelaziz Baraka Sakin tombe sur deux livres datant de la colonisation des Omanais à Zanzibar. « L'un était les Mémoires de la fille du sultan, l'autre était écrit par un chef militaire qui capturait les esclaves. J'ai été frappé par le fait que la princesse parle de la vie fastueuse des Omanais à Zanzibar, et décrive les Zanzibarites comme des gens qui ne faisaient rien, des paresseux, alors que les Africains faisaient tout, cultivaient la terre, s'occupaient des récoltes, et jusqu'à laver les corps des maîtres. Ce contraste entre ce paradis pour les Omanais et cet enfer vécu chez eux par les Africains m'a interpellé. La vie de l'individu simple, celui dont personne ne se préoccupe, ce qu'on appelle le vide historique a motivé mon roman, qui vient le combler. »

Haro sur Zanzibar

Avec sa verve prodigieuse, Baraka Sakin installe son histoire au cœur d'Unguja, l'île principale de l'archipel, alors aux mains des Omanais, où l'esclavage bat son plein, et les Anglais, Français et Allemands se battent pour coloniser Zanzibar. « Mais qu'est-ce qu'ils nous veulent ces Européens ? L'île nous appartient, […] cette terre est à nous, son peuple aussi, nous sommes ses maîtres », s'étonne le sultan au pouvoir ! La « princesse récemment bénie de dieu », fille du sultan (« récemment béni lui-même », voyez le côté farceur du conteur), est l'unique enfant de ce tyran pourtant hyperactif sexuellement, on ne compte plus le nombre de femmes qui passent par son lit.

Quoique ! L'auteur établit une page de ses records tous secteurs confondus : « Tout au long de sa vie, sans que l'on puisse en délimiter avec certitude la durée, il tua 883 Africains, 7 Arabes omanais et 20 Yéménites. […] Il vendit 2 779 670 esclaves, hommes, femmes et enfants. Il copula avec 300 esclaves, écoulant dans leur vagin environ 15 gallons de sperme […] » La princesse, folle de bijoux (ah, quelle scène avec le bijoutier indien !), mariée à un homme d'affaires qui guigne le sultanat, exige d'être son unique épouse, c'est déjà dire que la jeune femme a du caractère, comme dans tous les romans de l'auteur, marqué par la figure de femme forte de sa mère, nous confiait-il à la sortie de son premier livre.

Mais le couple que l'on suit tout du long du roman est d'un autre genre, si l'on peut dire. Dès la sortie de l'enfance, la princesse a eu pour esclave un eunuque de son âge ou presque. Sundus, émasculé dès sa capture par les Arabes, est aux petits soins pour sa princesse qui ne jure que par lui. Entre eux se noue un amour particulier qui leur permettra de traverser ensemble (presque) tous les obstacles et de vivre une sexualité sans verge mais avec jouissance [...] Tous deux sont mutilés, puisque la princesse est excisée, mais leur relation va au-delà. » L'amour de ces deux-là est absolu, il est un des chemins tracés tant bien que mal vers la liberté, celle qui est incarnée par ailleurs et totalement par un autre personnage (de femme encore) : Uhuru l'ensorceleuse, qui danse et chante quasi nue, qui n'a peur de rien, mais que tout le monde redoute, c'est par elle que va se bâtir l'émancipation, sur la révolte de la population après 200 ans de domination.

Interdit au Koweït et à Oman

Les épisodes bondissent, suivant les grands chapitres de cette fin du XIXe où tout bouge, autour d'une date que l'histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes », mais l'auteur fait ici et là des pas de côté à sa guise et toujours en faveur du rythme de la narration, en se démarquant des faits pour décrire, d'une scène à l'autre, l'incroyable violence des Omanais. « Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l'Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes », précise Abdelaziz Baraka Sakin.

On en arrive jusqu'à l'abolition de la traite et la fin de l'esclavage, proclamée mais non respectée. Puis l'intégration des libres à une société qui n'a plus ses repères. Pas de tabou ici. Mais une liberté magnifique pour signer avec cette insolence, un conte, roman d'aventures, mais aussi parabole sur le colonialisme, l'esclavage, le statut de la femme, l'indépendance de l'Afrique, les langues, la nature, la religion, la sexualité… Ceux qui rêvent de happy end feraient mieux de jouir de l'écriture tout du long plutôt que d'attendre les dernières pages. Le titre original du roman est Sahamani : pardonne-moi, en swahili. Le sultanat d'Oman et le Koweït n'ont pas pardonné à l'auteur sa vision des choses : ce livre, précise sa maison d'édition française (Zulma), est interdit dans ces pays.

 La princesse de Zanzibar
de Abdelaziz Baraka Sakin
paru chez Zulma,
à Honfleur,
le 13 octobre 2022,
368 pp.
ISBN: 979-1038701052

Source : Le Point
 
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La cruauté de la traite esclavagiste à Zanzibar a laissé un héritage de haine qui explosa après l’indépendance de l’île fin 1963. Zanzibar devint alors une monarchie constitutionnelle dirigée par le sultan, mais le gouvernement fut renversé un mois plus tard et une république populaire fut proclamée. Plusieurs milliers d’Arabes, 5 000 à 12 000 Zanzibaris d’ascendance arabe et des civils indiens furent tués, des milliers d’autres furent emprisonnés et expulsés, et leurs biens confisqués.

Cette révolte et ses massacres furent consignés dans un film italien, Africa Addio, en 1966. Voir la vidéo ci-dessous en VO, sous-titrée en français.
 Document italien où apparaissent des images des massacres contre les Arabes à Zanzibar
 

Gouvernement propose à paralympienne de l'euthanasier lorsqu'elle se plaint du retard pour installer un monte-escalier chez elle

Une ancienne combattante handicapée a critiqué l’administration du gouvernement canadien pour avoir proposé de l’euthanasier lorsqu’elle était frustrée par les retards dans l’installation d’un élévateur pour fauteuil roulant chez elle.

La caporale à la retraite Christine Gauthier (ci-dessous), une ancienne athlète des jeux paralympiques, a témoigné jeudi au Parlement qu’un travailleur social d’Anciens Combattants Canada (ACC) avait fait l’offre de l’aider à se suicider.


Après des années de retards frustrants pour obtenir l’ascenseur résidentiel, Gauthier a affirmé que l’assistante sociale lui a dit : « Madame, si vous êtes vraiment si désespérée, nous pouvons vous donner une aide médicale à mourir maintenant. »

Le travailleur qui a suggéré l’euthanasie n’a pas été nommé, mais l’on craint que la même « solution » ait été proposée à trois autres anciens combattants qui avait contacté ACC pour se plaindre de problèmes, a rapporté Global News.

Le scandale a éclaté une semaine après que le ministre canadien des Anciens Combattants a confirmé qu’au moins quatre autres anciens combattants se sont également vu offrir l’accès à la loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) en réponse à leurs problèmes.

Mme Gauthier a déclaré qu’elle demandait l’aide d’ACC pour obtenir un monte-escalier pour sa maison depuis 2017.

« Cela m’a beaucoup isolée, car je dois ramper sur mes fesses avec le fauteuil roulant devant moi pour pouvoir accéder à ma maison », a-t-elle déclaré à Global News.

Elle a dit qu’elle était choquée par l’offre de suicide de l’assistante sociale lors d’une conversation en 2019.

« J’étais comme “Je ne peux pas croire que tu vas… me faire une injection pour m’aider à mourir, mais tu ne me donneras pas les outils dont j’ai besoin pour m’aider à vivre” », a-t-elle dit. « C’était vraiment choquant d’entendre ce genre de commentaire. »

Gauthier a été blessée dans un accident d’entraînement de l’armée en 1989, souffrant de dommages permanents aux genoux et à la colonne vertébrale.

Elle a participé aux Jeux paralympiques de 2016 et aux Jeux Invictus du prince Harry en 2016 en tant que canoéiste, haltérophile et rameuse en salle.

Le témoignage de Gauthier et les rapports d’autres cas similaires ont suscité un tollé public.

Le suicide médicalement assisté a été légalisé pour la première fois au Canada pour les patients en phase terminale en 2016, mais l’année dernière, la loi a été élargie pour offrir l’euthanasie aux patients dont la mort naturelle n’est pas considérée comme imminente.

Désormais, les personnes ayant une incapacité de longue durée peuvent également « bénéficier » de l’aide médicale à mourir. L’année dernière, plus de 10 000 personnes au Canada sont mortes par euthanasie.

À partir de l’année prochaine, une nouvelle loi permettra aux personnes souffrant de maladie mentale, qui n’était pas auparavant une condition admissible, de bénéficier d’un suicide médicalement assisté.

L’élargissement des lois canadiennes sur l’euthanasie, déjà parmi les plus permissives de la planète, suscite des inquiétudes chez certains. Un médecin a déclaré à DailyMail.com qu’il s’inquiétait de cet élargissement, car elle transformerait le suicide en un traitement normal pour les problèmes de santé mentale avec peu de surveillance ou de directives.


Le Dr Trudo Lemmens, professeur de droit et de politique de la santé à l’Université de Toronto, a déclaré à DailyMail.com que le système pourrait créer une « obligation d’introduire [le suicide] dans le cadre » du traitement de la santé mentale.

« Imaginez que cela soit appliqué dans le contexte de la santé mentale. Vous avez une personne souffrant de dépression sévère, qui demande l’aide d’un thérapeute et qui se voit proposer la solution de la mort », a-t-il poursuivi.

Il craint que les patients vulnérables qui ne sont pas dans le bon état d’esprit puissent être convaincus que le suicide est une option raisonnable. Le Dr Lemmens a qualifié l’ensemble du système de « concept perverti de l’autonomie personnelle ».

Il y a déjà des signes que le système laisse tomber certains Canadiens, avec des rapports faisant état de personnes ayant reçu une approbation pour l’aide au suicide parce qu’ils sont diabétiques ou sans-abri.

À compter de mars 2023, l’admissibilité au suicide médicalement assisté au Canada sera encore élargie, permettant aux personnes qui n’ont pas de maladie physique d’être euthanasiées. Ils doivent recevoir l’approbation de deux médecins et attendre 90 jours entre la demande et le moment de la mise à mort.

Le mois dernier, un Canadien menacé d’expulsion de son logement par manque de moyens a fait la une des journaux internationaux lorsqu’il a demandé à être légalement euthanasié et à mourir plutôt que de se retrouver sans abri dans la rue.

Amir Farsoud, 54 ans, avait demandé l’application de cette mesure définitive après la mise sur le marché de la maison où il louait une chambre. Ses maux de dos débilitants et incurables l’ont rendu admissible au suicide médicalement assisté en vertu de la loi canadienne.

La demande de Farsoud avait reçu l’approbation d’un des deux médecins nécessaire pour être acceptée par le programme gouvernemental d’euthanasie — mais une page GoFundMe créée en son nom par un inconnu a fini par lui rapporter plus de 60 000 $ — assez pour lui trouver un nouveau logement et lui faire changer d’avis quant à mettre fin à ses jours.

La semaine dernière, un géant canadien de la mode a été accusé de glorifier le suicide après avoir lancé une campagne médiatique qui semblait promouvoir l’euthanasie.


On remarquera l’absence admirable de diversité dans les personnes représentées dans cette publicité. L’euthanasie, c’est pour les blancs ? À comparer à d'autres publicités : Humour — Désolé d'être là (Les Québécois de souche sont-ils de trop ?)

La publicité vidéo « Tout est beauté », lancée par la Maison Simons, est centrée sur une femme en phase terminale, Jennyfer, 37 ans, qui a mis fin à ses jours à l’aide d’une intervention médicamenteuse en octobre.

La vidéo de trois minutes montre Jennyfer et ses proches agitant des baguettes à bulles à côté de l’océan, faisant des pique-niques dans la forêt avec des amis et regardant un spectacle de marionnettes.

Dans un commentaire enregistré des semaines avant sa mort, elle déclare : « J’ai passé ma vie à remplir mon cœur de beauté, de nature, de connexion. Je choisis de remplir mes derniers instants de même… Les derniers souffles sont sacrés. Quand j’imagine mes derniers jours, je vois de la musique. Je vois l’océan. Je vois un gâteau au fromage. »

Yuan Yi Zhu, experte en politique à l’Université d’Oxford, a déclaré à DailyMail.com : « En présentant la décision d’une femme de se suicider comme un choix de vie haut de gamme, la maison Simons glorifie le suicide et dit aux Canadiens vulnérables qu’ils seraient mieux morts que vivants. »

La vidéo a également attiré les critiques des utilisateurs des médias sociaux qui l’ont qualifiée de « macabre » et l’ont comparée à une « dystopie de science-fiction ».

Depuis sa mise en ligne il y a environ un mois, la vidéo a recueilli plus de 1,1 million de vues sur YouTube. Un extrait de 30 secondes de la vidéo publiée sur Twitter compte environ 1,6 million de vues.

Tous les vidéos ou textes concernant cette campagne publicitaire étrangère pour une maison de mode ont été retirés des plateformes numériques de la Maison Simons le 1er ou 2 décembre. 

Une simple recherche à son sujet nous permet d’en découvrir un peu plus sur Jennyfer Hatch, une musicothérapeute très appréciée du grand Vancouver. Nous savons maintenant qu’elle vivait avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos (texte de la CBC en anglais). 

Pour l’Association Vivre dans la dignité, une question importante demeure : est-ce que l’aide médicale à mourir était la réponse adéquate aux troubles physiques de Jennyfer ?

Le titre de la vidéo « Tout est beauté » exprime une réalité indéniable : la beauté se révèle de manière étonnante à chaque étape de la vie. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons évoquées pour rejeter
 l’ouverture à l’Aide médicale à mourir (euthanasie ou suicide assisté).

Comme le recense cette association sur cette page, les cas médiatisés de dérives dans l’accès à l’AMM doivent nous inviter à la plus grande prudence avant de présenter une vision idyllique de ce qui s’avère maintenant un choix de fin de vie au Québec et au Canada.

Une vidéo comme celle proposée par La Maison Simons ne devrait-elle pas aussi être partagée avec des liens vers les lignes téléphoniques et sites internet de soutien aux personnes souffrantes ayant besoin d’aide ? Un accompagnement bienveillant par des proches et des équipes médicales palliatives multidisciplinaires sera toujours préférable à la mort provoquée. Enfin, pour donner un peu d’espoir à toutes les personnes vivant avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos, le témoignage de la Néo-Zélandaise Kylee Black.

 

samedi 3 décembre 2022

Après la chute de 40 % de son action, Disney limoge son directeur général « woke » (m à j)

Le nouveau directeur général de Disney, Bob Iger, a déclaré qu’il était très important « d’être à l’écoute du public » et de ne pas avoir de « mépris » pour les spectateurs.

Bob Iger, PDG de Disney nouvellement réintégré, a déclaré qu’il souhaitait mener un effort pour « calmer le jeu » en ce qui concerne les récentes controverses culturelles et politiques qui ont embrasé la société.

Chris Rufo, membre du Manhattan Institute, a partagé une vidéo exclusive qu’il a obtenue du DG de Disney s’adressant aux employés lors d’une réunion publique, où il a appelé au « respect » du public et à ne pas « mépriser » ses opinions.

Lorsque le personnel de Disney lui a posé une question sur le fait de « ne pas faire de déclarations politiques », M. Iger a d’abord insisté sur le fait que des gens se faisaient une idée fausse au sujet de l’entreprise, que certaines questions « ont été qualifiées de politiques » et qu’il n’était pas nécessairement sur le fait de politiser ces questions.

« Est-ce que j’aime que l’entreprise soit mêlée à une controverse ? Bien sûr que non. Cela peut être une source de distraction et avoir un impact négatif sur l’entreprise. Et dans la mesure où je peux travailler pour calmer les choses, je vais le faire », a-t-il ajouté.


Billet originel du 22 novembre

Bob Iger, celui qui a attiré Star Wars (La Guerre des étoiles), Pixar et Marvel chez Disney, en plus de défier la domination de Netflix parmi les plateformes de diffusion en continu, remplacera le directeur général Bob Chapek, celui-là même qui lui avait succédé en 2020 et dont le mandat de deux ans a été marqué par des conflits, des faux pas et une performance financière en baisse.

Bob Iger, à Los Angeles, le 6 novembre 2021

Cette annonce survient deux semaines après que les performances financières trimestrielles de Disney ont été bien en deçà des attentes de Wall Street en matière de bénéfices et de revenus, faisant chuter les actions de 12 %. Les actions de The Walt Disney Company ont baissé de 40 % cette année.

Mais ce sont les résultats du groupe sur le marché de la diffusion en continu qui ont déçu les marchés et ont fait perdre à l’action de Disney plus de 40 % depuis le début de l’année. Les plateformes Disney+, ESPN+ et Hulu ont en effet engrangé une perte opérationnelle de près de 1,5 milliard de dollars.

À l’ouverture des marchés, lundi, les actions de la société ont bondi de 8 %, la nomination de M. Iger prenant effet immédiatement.

Le mandat de directeur général de M. Chapek a également été marqué par ce que beaucoup considéraient comme des erreurs.

En 2022, le premier avait été au cœur d’une polémique concernant une loi jugée anti-LGBT en Floride.

La société s’est retrouvée mêlée à une bataille publique avec le gouverneur Ron DeSantis, après que l’État d’origine de Disney, la Floride, a promulgué une mesure interdisant l’enseignement de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans les écoles primaires jusqu’à la troisième année, une loi que certains ont surnommée « don’t say gay ». 

M. Chapek est resté silencieux publiquement au début, ce qui a déclenché un tollé chez les employés. Lorsque M. Chapek a ensuite dénoncé la mesure, cela a mené à une réaction politique des élus conservateurs et des médias incitant au boycottage et qualifiant Disney de « woke ».

 

Source : Presse canadienne

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vendredi 2 décembre 2022

Netflix, l’endoctrinement par le divertissement

Dans son essai L’Empire Netflix publié aux éditions de la Nouvelle Librairie, le journaliste Édouard Chanot nous fait découvrir les coulisses d’une industrie qui a fait de la propagation du wokisme l’une de ses spécialités.

Uniformiser le monde au nom... de la diversité

En 2022, Netflix peut compter sur 221 millions d’abonnés répartis partout sur la planète pour leur imposer « une seule vision du monde » dont le propre est de l’uniformiser au nom… de la diversité. C’est le paradoxe américain par excellence : répandre la démocratie partout grâce à des moyens peu démocratiques. Ou plutôt répandre le marxisme culturel grâce au capitalisme. En bref, coloniser les esprits au nom de la décolonisation.

Jusque dans les bidonvilles de l’Inde où des gens se partageront un abonnement pour regarder des séries sur leur portable, dans son ensemble, Netflix est féministe, multiculturaliste et écologiste à l’américaine.

« Netflix contribue résolument à délimiter le périmètre des interdits moraux. Sur la plateforme, les militants woke devenus managers, scénaristes, réalisateurs ou producteurs de séries ouvrent la fenêtre de nos esprits à leurs propres jugements, autrefois impensables et demain populaires », analyse Édouard Chanot.

Révolution culturelle, révolution gestionnaire

« Chez Netflix, la révolution culturelle doit être permanente », mais aussi la révolution managériale qui permet à la première de prendre forme. Forte de son milliard d’heures de visionnement par semaine en 2018, la plateforme prône une concurrence démesurée entre ses employés bien qu’elle soit devenue l’un des symboles de l’esprit pantouflard occidental. Les employés de Netflix n’ont pas vraiment le temps de jouir de leur propre produit.

Pour conserver son poste dans cette boîte, il faut « performer » sans relâche et se soumettre à toutes sortes de pratiques comme les « évaluations 360 », c’est-à-dire des repas à huit collègues durant lesquels les « modérateurs » doivent identifier les « attitudes toxiques ». Tout est calculé, mesuré et monitoré pour maximiser le rendement. Sous le soleil de la Californie, « les enfants des hippies sont devenus de redoutables capitalistes ».

L’algorithme est roi

Autre constat du journaliste dans son bref ouvrage mais particulièrement dense et éclairant: les algorithmes contribueraient à façonner un art sur mesure en fonction des profils des utilisateurs, ouvrant ainsi la voie à des créations « à la carte » combinant leurs préférences. Serait donc en train de naître une manière de scénariser tenant moins compte des passions et aspirations humaines intemporelles que des attentes psychologiques immédiates d’un public hypnotisé.

Netflix aspire à cibler de manière toujours plus précise ce que vous avez envie de voir à tel moment de la journée, il aspire à vous connaître pour vous vendre une ambiance.

« Netflix ne saurait être réduit à une simple plateforme de streaming [diffusion par internet]. C’est un mastodonte du data [données], qui a fait basculer l’intelligence artificielle dans la consommation et la production cinématographiques. »

Par ailleurs, l’auteur note que l’entreprise américaine semble avoir entamé son déclin, devant maintenant redoubler d’efforts et d’ingéniosité pour que ses adeptes continuent à lui offrir autant de « temps de cerveau ». Aucune entreprise ne peut arrêter de courir dans le marché contemporain. Comme quoi le confinement n’aura pas été si bénéfique pour Netflix, ou du moins pas plus que pour HBO, Disney+ et Amazon Prime; ses principaux concurrents dans cette course au divertissement à la maison.

Source : Causeur

L’Empire Netflix,
par Édouard Chanot,
paru à la Nouvelle Librairie,
à Paris,
le 23 septembre 2022,
70 pp.,
ISBN-13 : 978-2493898371

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Cinéma français : fours en série, correctivisme politique, copinage, subventions et gouffre financier 

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Les salles de cinéma françaises n’attirent plus grand monde. Elles subissent une baisse de 30 % de la fréquentation par rapport à 2019 et des ventes estivales moins importantes que l’an passé, alors que le passeport sanitaire n’est plus demandé. Pire, le mois de septembre décroche le plus mauvais nombre d’entrées depuis 1980, hormis l’année 2020 marquée par les fermetures sanitaires. En octobre, la fréquentation a repris quelques couleurs avec 14,26 millions d’entrées sur le mois, mais cela reste moins bon que la période pré-Covid (19,8 millions, en octobre de 2019). Une situation catastrophique qui touche en premier lieu les films français.

Vers aucun film français dans le Palmarès des 10 meilleurs ?

Le premier film tricolore n’arrive qu’à la dixième place du box-office avec Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? qui totalise 2,4 millions d’entrées. Un résultat décevant pour le réalisateur Philippe Chauveron qui a annoncé qu’il n’y aurait pas de « Bon Dieu 4 ». Seuls 8 films français dépassent le million d’entrées alors qu’ils étaient 15 en 2016 et 16 en 2017 à franchir ce cap. 

Les échecs cuisants des productions françaises se comptent par dizaines et n’épargnent pas des têtes d’affiche. Certes, les films « Novembre » et « Simone » ont attiré deux millions de spectateurs, et certains critiques tentent de se rassurer en citant des exemples plus proches des 500 000 entrées, sans trop s’attarder sur les budgets et la réelle rentabilité de ces films… Mais, les dernières semaines ont leur lot de désastres financiers avec la nouvelle version de « Belle et Sébastien », « Jack Mimoun », « Plancha » ou encore « Pétaouchnok ». Pendant ce temps, « Black Adam » incarné par l’ancien catcheur Dwayne Johnson a dépassé les deux millions d’entrées et la vague « Black Panther 2 » a séduit plus de 2,4 millions de spectateurs en seulement deux semaines d’exploitation. Si le très attendu « Avatar : La Voie de l’eau » réalise un bon démarrage en décembre prochain, il pourrait tout simplement ne plus y avoir de films français dans le Top 10 du box-office national !

Pourtant, les studios américains ont retardé beaucoup de films à gros budgets, crise sanitaire oblige, laissant le champ libre à la concurrence, qui ne fait pas le poids. « Il y a eu moins de mégaproductions cette année et ceux qui étaient en manque de locomotives sont allés voir les quelques-uns qu’on a eus. Il y a eu une concentration du public sur ces films » confie à Valeurs actuelles Charles Vintrou, président du groupe des exploitants et des cinémas indépendants (GECI). En 2021, 43 % des films vus en France sont américains, contre 40 % de films français. Un résultat « presque » honorable, si l’on oublie que 247 films français sont sortis face à 78 américains… En réalité, trop de longs métrages français n’ont été vus par personne tandis que les productions É.-U. remplissent les salles… Devant ce désamour du public envers le cinéma français, quelques voix s’élèvent.

« Les gens ne veulent pas aller au cinéma pour se faire chier ! » et copinage

Invité le 12 octobre dernier à France Inter, Jérôme Seydoux, président du groupe Pathé, estime que pendant les douze derniers mois « l’offre des films français a été faible » et que les spectateurs « n’avaient pas envie de voir ces films ! ». Pointant du doigt un manque de qualité chez les professionnels du cinéma tricolore, il lance une vérité cinglante « les gens ne veulent pas aller au cinéma pour se faire chier ! » L’acteur Stéphane de Groodt, abonde, sur une chaîne d’information : « Il y a vraiment de grosses daubes. Alors, forcément, on décourage les gens ! » et se demande « comment certains de ces films ont pu être financés ? » Question posée à un distributeur français, habitué aux grands événements du 7e art, qui répond sous couvert d’anonymat : « Si on ne fait pas partie du sérail, on ne fait pas de films, car il y a beaucoup de copinage. On passe à côté d’excellents projets. Mais il faut être très habile [ou soumis] dans ce milieu pour ne froisser personne ».

« Quand j’allais au cinéma, c’était pour me divertir, j’allais voir Belmondo, Delon, ou de Funès… je ne vais pas payer pour voir Pierre Niney ! »

Pour Charles Vintrou, il y a trop de films « que l’on qualifie du milieu, sans grande ambition, dont on se dit qu’on les verra à la télévision ou sur Netflix. » Avec un coût moyen de 4,7 millions d’euros, la plupart des productions françaises ne peuvent rivaliser avec les budgets d’Hollywood pouvant dépasser les 200 millions de dollars. Mais c’est le public âgé de 15 à 24 ans, qui a le plus retrouvé le chemin des salles durant ces derniers mois. Or, « les gros films américains sont destinés à un public jeune et n’ont pas [n’a plus…] d’équivalent en France » remarque Jean Patrick Flandé de Film Media Consultant, agence spécialisée dans le placement de produits. Le nouvel « Astérix » et « Les Trois Mousquetaires », deux grosses productions françaises d’environ 70 millions d’euros, prévues pour 2023 et cofinancées par Pathé, sont très attendues par les patrons de salles. Philippe Borys-Combret, qui exploite plusieurs cinémas cannois, se réjouit de ces sorties : « Les films à gros budgets, très souvent marchent très bien. Et ça faisait longtemps que la France n’en faisait plus ». Entre les films d’auteur qui n’intéressent qu’une niche de spectateurs et les comédies lourdingues aux ficelles éculées, le cinéma français peine en effet à retrouver des couleurs. La faute à des scénarios trop encadrés, dont les thèmes sont souvent répétitifs. Plusieurs scénaristes évoquent leurs difficultés à présenter des projets novateurs. Dialogues coupés pour ne vexer personne et travail bâclé pour tourner au plus vite avec la personnalité du moment deviennent la norme.

La mort des héros [et de l’épopée]

Selon une étude du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) publiée en mai, 30 % des plus de 60 ans estiment que peu (ou pas) de films « ont donné envie d’aller au cinéma ». Un chiffre inquiétant, car cette tranche d’âge représente 1/3 du public dans les salles et qu’elle est plus tournée vers les films français. « Quand j’allais au cinéma, c’était pour me divertir, j’allais voir Belmondo, Delon, ou de Funès… je ne vais pas payer pour voir Pierre Niney ! » peste Catherine, retraitée qui se contente désormais de séries américaines. « Les scénarios y sont bons, et les acteurs sont beaux ! » juge l’ex-cinéphile. « Il y a peut-être des talents vieillissants et la nouvelle vague n’est pas encore là » constate Jean Patrick Flandé qui a connu cette époque où les films français « rivalisaient avec les américains. » Lorsque Jean-Paul Belmondo fait 918 000 entrées en 1987 avec « Le Solitaire », il comprend qu’il est temps de ranger son revolver de justicier. Aujourd’hui, faire 900 000 entrées est considéré comme un succès. Que dire également de l’empire cinématographique de Luc Besson qui s’est effondré dans une totale indifférence, alors que ses productions [en anglais et pas vraiment françaises ni même européennes] s’exportaient très bien dans le monde ?

Quand c’est l’État qui arrose

Selon l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales) chaque année, le cinéma français reçoit 500 millions d’euros de subventions, qu’il s’agisse d’aides directes ou d’incitations fiscales. Pour combler ce gouffre, les chaînes de télévision ont depuis 1984 des obligations d’investissement dans la production d’œuvres cinématographiques. Une taxe est également prélevée sur leur chiffre d’affaires pour soutenir le secteur de la production. Depuis un an, les services de médias audiovisuels à la demande (SMAD) doivent consacrer au moins 20 % du chiffre d’affaires qu’ils réalisent en France au financement de la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes [ ? européennes ?] ou d’expression originale française. Les plateformes donnent également plus de 5 % de leur chiffre d’affaires réalisé en France au CNC. Même le simple spectateur met la main à la poche en allant voir un film puisque 10,7 % du ticket d’entrée est versé au CNC. Durant la crise du Covid, Roselyne Bachelot a déclaré fin 2020 avoir « apporté 1,1 milliard d’aides au monde du cinéma et de l’audiovisuel, donc à plus de 80 % au cinéma. » Une source du CNC glisse officieusement que l’établissement public a reçu « plus de 300 millions du ministère cette année ».

Les privilégiés veulent conserver leurs chasses gardées

Malgré un système très protégé et subventionné, un comité de professionnels du cinéma s’est réuni le 6 octobre à l’Institut du monde arabe, pour demander des comptes une fois de plus à l’État. Le retour de la redevance télé est réclamé. Le plan de financement France 2030 prévoyant la création de nouveaux studios numériques est décrié, car il menacerait tout un système de privilégiés qui n’ont pas envie de se caler sur des normes américaines. Cet appel au secours d’un vieux système à bout de souffle prônant « l’exception culturelle » a réuni plus de 1000 personnes avec la présence de Jack Lang.

Après avoir conspué Hollywood durant des décennies, Netflix est désormais le grand méchant loup pour une partie de la profession. Aucune remise en question ne semble effleurer l’esprit de ces rebelles des beaux quartiers, qui bien évidemment font de l’art, quand les autres font de l’argent. Le discours est rodé sans éviter une contenance hautaine et méprisante vis-à-vis du public. Devant 1000 personnes, Agnès Jaoui déclare lors de cette réunion : « Au cinéma je suis Dieu, à la télé je suis l’employée de patrons, eux-mêmes employés de patrons… ». Elle confie quelques jours plus tard à Ouest France au sujet des plateformes : « ce qu’on me propose comme réalisatrice ou scénariste pour travailler pour elles, c’est très mal payé. » Dans La Provence, Clovis Cornillac [bien connu pour ses opinions très à gauche] s’en prend même aux spectateurs qui « doivent être un peu moins flemmards ».

« Le cinéma est un art, et par ailleurs une industrie » disait André Malraux lorsqu’il se voit confier, en 1959 par Charles de Gaulle, les Affaires culturelles auquel le CNC est rattaché. Le Général souhaite « assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel, et favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit qui l’enrichissent ». Avec l’arrivée des plateformes américaines, une fois de plus, la France est en retard dans cette révolution industrielle et artistique. Certes, des acteurs et des réalisateurs français commencent à franchir le pas, mais la belle famille du cinéma semble se déchirer sans trop se soucier de son public. Le cinéma, invention française et outil de « influence » de nombreux pays, mérite probablement des projets ambitieux, mais pour le « quoi qu’il en coûte », il est peut-être temps de dire : « coupez ! »

[On notera que les Américains font des films et feuilletons historiques se déroulant en France… : Marie-Antoinette, Les Liaisons Dangereuses (le feuilleton de cette année), Chéri, Cousin Bette, les Duellistes, etc.  La France, avec un passé épique qu’elle ignore, semble se concentrer sur la comédie diversitaire lourdaude et les films militants sur les passeurs d’immigrants illégaux.]

Source avec corrections éditoriales : Valeurs actuelles 

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jeudi 1 décembre 2022

France — Comment donner envie de fuir l'école publique (y compris ses bons lycées)

C’est un secret de polichinelle Rue de Grenelle [ministre de l'Éducation]: longue, bien longue est la liste des ministres de l’éducation à avoir prêché la mixité sociale, tout en plaçant leurs propres enfants dans des établissements privés… Pap Ndiaye s’apprête à inscrire son nom au bas de cet inventaire peu glorieux : le ministre promet des mesures pour lutter contre la « ségrégation sociale » en janvier. Rien de bon ne peut sortir d’un tel projet. [Voir France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »]

À l’origine de l’affaire, les mauvais comptes d’un « indice » imaginé par les services de la Rue de Grenelle : l’« indice de positionnement social » (IPS), qui vise à évaluer les chances de réussite d’un élève à partir de la profession de ses parents. La direction de « l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère » combine les situations du père et la mère à qui elle attribue des points pour déterminer le « score » de l’enfant – pour une fois, personne n’a songé à troquer les points pour des gommettes, des lettres ou des smileys ! L’élève dont la mère est agricultrice et le père artisan recueillera ainsi 99 points, celui dont la mère est professeur et le père ingénieur en comptera 179, etc. – le tout sur une échelle de 38 à 179.

Nombreuses sont les études qui soulignent l’influence de l’environnement dans lequel évolue un enfant sur sa réussite à l’école. Les liens entre le diplôme des parents – celui de la mère en particulier -, la présence ou non de livres dans la maison, l’implication des parents, les conditions de vie… et la trajectoire scolaire ont été établis depuis belle lurette, et ils n’ont au reste rien de vraiment surprenant, ni même de foncièrement répréhensible. Imagerait-on de reprocher aux parents leur appétit culturel, leur succès professionnel ou leur implication dans la transmission d’un bagage intellectuel et moral à leurs enfants ?

Ce qui ne cesse de déconcerter, en revanche, c’est l’incapacité croissante de « l’école de la République » - noyée sous le poids de la massification de l’enseignement hier, fracturée par la défaite de l’intégration [des immigrants et de leur descendance] aujourd’hui à donner à chacun, quel que soit son milieu d’origine, un socle fondamental ; à conduire chaque élève vers le meilleur des apprentissages à sa mesure. Années après années, les classements Pisa de L’OCDE soulignent les piètres performances du système français et son désolant triptyque : baisse du niveau des élèves, forte reproduction des inégalités et dépenses élevées… Les chercheurs internationaux ont pourtant établi noir sur blanc l’évidence : les pays qui ont choisi d’encourager l’excellence sont également ceux qui sont le mieux parvenus à soutenir aussi les élèves en difficulté. En vain. Rue de Grenelle, et dans les cercles « pédagos » qui hantent les couloirs de l’école, d’irréductibles idéologues s’accrochent mordicus à l’idée contraire, et n’ont qu’un mot à la bouche : lisser. Lisser les notes - en faire des groupes ou des lettres, voire les supprimer ; lisser les classes, lisser le niveau. L’« indice de positionnement social » est le fruit de cette obsession égalitariste, de ce génie du nivellement. Longtemps tenu secret, il a d’abord servi d’outil de redistribution au ministère. Puis, évidemment, s’est manifestée la logique de rétorsion inhérente à l’idéologie du lissage : depuis deux ans, à Paris, l’« IPS » sert d’arme anti-ségrégation sociale ». La réforme d’Affelnet, le système d’affectation en seconde, a singulièrement réduit le poids des notes dans la balance. D’abord en les réunissant par groupes de cinq, si bien qu’un 15/20 ou un 20/20 se valent pour le logiciel - inutile, à ce compte-là, de s’étonner de la désaffection pour les maths des élèves français… En minimisant, ensuite, leur importance face à d’autres mesures : critères boursiers et professions des parents du collège d’origine (l’IPS moyen) passent désormais avant le mérite personnel de l’élève. Pour parfaire cette opération de déconstruction, les deux lycées d’excellence que sont Louis-le-Grand et Henri-IV ne sont plus autorisés à sélectionner eux-mêmes leurs recrues – logique vengeresse, toujours.


Le lycée public Louis-le-Grand


Le résultat a été radical : le rectorat s’est félicité de voir la « mixité » augmenter d’un tiers en un an. Encore une poignée d’années à ce rythme, et la carte scolaire sera parfaitement « lissée » : Condorcet, Janson-de-Sailly, Fénelon, Carnot, etc. C’en sera tout à fait fini des lycées publics de bon niveau. En attendant, tous les collégiens ont déjà compris que les bonnes notes ne servaient plus à grand-chose. Leurs parents lorgnent le privé.

Le fameux indice IPS qui profile les élèves selon la profession de leurs parents ne manquera pas de souligner de plus en plus crûment à l’avenir ce phénomène d’« évitement » du public vers le privé, comme le nomment les sociologues de l’éducation nationale : on poussera des cris d’orfraie en constatant que les familles qui le peuvent se sont réfugiées dans les établissements sous contrat.

Or, au lieu de s’atteler à reconstruire, enfin, l’école publique autour de la promotion de la réussite - qui va de pair avec cette véritable bienveillance qui est encouragement et non pas condescendance -, d’y faire vivre le désir d’apprendre, la volonté de s’élever, la curiosité du monde et des autres, beaucoup voudraient déjà appliquer au privé les recettes mortifères qui ont sapé le public…

La faillite qui se produit sous nos yeux est d’autant plus inquiétante que le phénomène d’archipellisation de la société française qu’a décrit Jérôme Fourquet et la révolution numérique ne permettent plus, ou moins, cette intrication des classes, des statuts, des milieux, qui offrait au jeune professionnel une deuxième chance d’ascension. La France se plaint de ses élites. Encore faut-il qu’elle soit à même de faire grandir, demain, les talents qui l’emmèneront vers l’avenir.

Pas de sport

On prête à Winston Churchill, interrogé sur sa longévité, l’une de ces répliques délicieuses dont il avait le secret. « No sport ! », aurait répondu l’ancien premier ministre. Surtout, pas de sport, plutôt des cigares et du whisky ! recommandait-il. À sa façon, Michel Onfray a réitéré cette opération de désacralisation au milieu du concert de bien-pensance qui accompagne trop souvent les grands-messes du foot. « Johnny Halliday remplissait le Stade de France, ce qui ne suffit pas pour parler d’une performance républicaine », ironisait-il dans nos colonnes.

Les émeutes qui ont éclaté à Bruxelles après la défaite du Maroc contre la Belgique ne viennent malheureusement pas contredire son propos sur l’affaissement de la puissance fédératrice du sport.

[...]

            Source : Le Figaro

Mathieu Bock-Côté : « Si vous critiquez le multiculturalisme vous êtes raciste ! »

Essayiste et sociologue, Mathieu Bock-Côté décrypte les grandes tendances et les périls qui menacent la société occidentale, en particulier la tyrannie de la censure, la cancel culture, le multiculturalisme, l’avenir du débat public dans le monde occidental, dans ce grand entretien mené par le grand reporter Régis Le Sommier sur Omerta.


Hambourg — Écologistes se collent pendant concert classique à une barrière métallique...amovible

Ces deux écologistes allemands à la dégaine de gagnants se sont collés à une barrière métallique en plein concert classique pour protester contre… enfin…, l’humanité. Ils n’avaient pas remarqué que la barrière était amovible.

L’image ci-dessus a été prise 5 minutes après le début de leur « action ». Ils avaient alors été rangés avec leur barrière en coulisses.

Ci-dessous le début de l’« action » quand les deux militants croyaient s’accrocher à un objet fixe.

Témoignage d’un francophone présent dans la salle :

C’était à Hambourg mercredi dernier [23 novembre]. Ils étaient au premier rang et, une fois que l’orchestre était en place et accordé, ils sont montés sur scène, juste avant l’entrée du chef et de la soliste. Ils ont sorti leurs blousons pour que nous puissions admirer leurs gilets orange (pourquoi ces gilets, aucune idée…).

Julia Fischer et Tugan Sohkiev ont attendu patiemment et je me suis mis à hurler, un peu seul, Raus ! (dehors ! en allemand), suivi par d’autres spectateurs.

La grosse chose a alors voulu lire un texte et nous avons hurlé : Ruhe ! (silence). De telle sorte qu’elle fut inaudible.

La sécurité les a alors trainés en coulisse puisque la barrière d’une estrade de chef est toujours amovible. Ils ont voulu récupérer leurs sacs et leurs blousons restés à leurs places au premier rang, mais le type de la sécurité ne s’est pas arrêté et le rictus de douleur de ces deux terroristes constitua un moment de bonheur.

Le directeur de l’Elphi [la philharmonie de l’Elbe, la salle à Hambourg] a alors pris la parole pour présenter ses excuses et expliquer que la politique n’avait pas sa place dans cette salle.

Je retiens deux choses de ce moment :

  1. Je vis en Allemagne et y suis bien, MAIS la passivité des Allemands est terrifiante. Nous fûmes peu à réagir en hurlant et en empêchant ces gens de débiter leur propagande malsaine. Il est de notre devoir à tous d’empêcher (sans violence) ces gens et de stopper leurs exactions.
  2.  Le Sénat de Hambourg et la direction de l’Elphi ont décidé de ne pas porter plainte contre ces terroristes au motif qu’ils avaient payé leur entrée. Cette décision est grave, car elle laisse la place à de nombreuses autres actions de ce type ET elle se veut complaisante à l’égard de ces gens qui ne sont en rien des activistes (comme ils sont habituellement dénommés), mais bien des terroristes qui veulent nous imposer leur façon de penser.