lundi 18 mars 2013

Le PQ retranche 56,2 millions à une des vaches sacrées féministes : les garderies contrôlées par l'État

Le gouvernement de Pauline Marois a décider de faire subir aux centres de la petite enfance (CPE) des compressions de 37,9 millions par an, soit une coupe de 3,5 %. Québec sabre également les subventions des garderies privées de 18,3 millions. Au total, les coupes atteignent 56,2 millions pour l'ensemble du réseau de garderie.

Les garderies devaient pourtant échapper aux compressions en 2013-2014, selon le budget Marceau déposé en novembre. Québec annonçait une hausse de 3,4% du budget du ministère de la Famille, l'aide étant quasiment uniquement axée sur les subventions aux frais de garde des femmes qui retournent au travail. Les subventions des CPE doivent passer de 1,087 à 1,112 milliard en un an, une hausse de 2,3 % (25 millions).

L'Association québécoise des CPE se dit « trahie » par Pauline Marois, l'instigatrice du réseau. Son directeur général, Louis Senécal, estime que c'est la « pire attaque » de l'histoire des CPE, très courte histoire quand même.

Il promet que « le réseau des CPE va se mobiliser comme jamais un réseau ne s'est mobilisé ». « Le printemps érable de Mme Marois commence ! », a-t-il lancé.

« Absolument tous les moyens seront utilisés» pour faire pression sur le gouvernement, y compris des journées de fermeture dans les CPE. Les parents assurent la croissance économique du Québec parce que leurs enfants sont en CPE. Quand ils se retrouveront sans service et dans les rues avec leurs enfants, ça va faire beaucoup plus mal que les étudiants qui ont attiré l'attention l'an dernier », a soutenu M. Senécal.

Malgré une augmentation constante du budget affecté aux garderies, les sommes consacrées s'avèrent insuffisante pour à la fois payer les coûts de système — notamment l'augmentation des salaires du personnel à la suite de conventions récentes — et financer la création de nouvelles places dites à 7 $ par jour. Les compressions sont donc nécessaires pour un gouvernement qui dit vouloir retrouver l'équilibre budgétaire en 2013-2014.

Selon un document du Ministère, les coupes représentent environ 25 000$ pour un CPE de 80 places dont 25 % des enfants sont âgés de 4 ans. L'AQCPE a fait ses propres calculs et arrive plutôt à 32 000$. C'est presque le salaire moyen d'une éducatrice qui avoisine 35 000 $.

Plus de la moitié des CPE en déficit

Les compressions sont d'autant plus imposantes que la moitié des CPE enregistrent un déficit d'exploitation. Il se chiffrait à 34 000$ en moyenne en 2010-2011, pour des déficits totaux de 13,4 millions cette année-là. Les subventions de fonctionnement versées par Québec n'ont pas suivi la hausse constante des coûts des CPE. « Il y a des CPE qui risquent la fermeture avec les compressions. C'est intenable pour plusieurs, surtout en région », estime M. Senécal.

Compressions et hausses de taxes

Dans son dernier budget, le gouvernement Marois a annoncé des compressions de 200 millions $ dans le réseau de l'éducation (celui-ci ne comprend pas les CPE) pour la prochaine année scolaire, qui s'ajoutent aux 300 millions $ imposés depuis deux ans.

La ministre Malavoy avait affirmé qu'avec leur pouvoir de taxation, les commissions scolaires avaient une « marge de manœuvre » qui leur permet d'aller chercher des revenus supplémentaires afin d'absorber ces compressions.

Maternelle à 4 ans, l'État s'étend

La ministre Nicole Léger a informé le réseau de ces coupes (dans les augmentations) au même moment où sa collègue de l'Éducation, Marie Malavoy, déposait un projet de loi destiné à instaurer progressivement la maternelle à 4 ans à temps plein dans les milieux défavorisés. Pour Louis Senécal, « le financement des maternelles 4 ans est clairement fait avec les budgets des CPE ».

De leur côté, les garderies privées doivent faire une « rationalisation de leurs dépenses » de 3,4 millions. Le financement pour les enfants de 4 ans est également réduit, une baisse de 14,9 millions.

Sans effet bénéfique démographique, pédagogique et comportemental

Rappelons que les CPE et autres garderies sont sans effet positif notoire sur la démographie: la natalité au Québec est en panne depuis trois ans malgré des dépenses en hausse constante dans la prétendue politique familiale alors que la natalité a également grimpé dans le reste du Canada dans les années 2000 sans cette politique discriminatoire et ruineuse. En 2011, le taux de fécondité du Québec était de 1,69 par femme alors que celui du Canada était de 1,67; en 2011 ces taux étaient quasi identiques (1,5 pour le Canada et 1,49 pour le Québec). Il faut 2,1 enfants par femme pour que les générations se remplacent.

Plus de 15 ans après leur création, les Centres de la petite enfance (CPE) n'ont toujours pas atteint un de leurs objectifs déclarés : améliorer les performances scolaires des enfants. C'est en effet ce que déplore un chercheur qui dresse un dur portrait des garderies dites à 7 $. (Le coût quotidien d'une place de CPE est en réalité proche de 50 $ quand on ajoute les subventions gouvernementales.) Quand Pauline Marois a présidé à la création des CPE en 1997, le programme avait notamment  comme objectif d’augmenter les capacités cognitives des enfants pour mieux les préparer à l’école, on espérait ainsi réduire le décrochage.  Un autre objectif était de réduire les inégalités d’apprentissage entre enfants provenant de milieux pauvres et de milieux plus aisés. Dans le meilleur des cas,  l'étude dirigée par Pierre Lefebvre (UQAM) en 2011 a observé un statu quo, dans le pire des cas on peut voir une légère détérioration de la situation...

Selon une autre étude de l'Université de Montréal publiée en 2009, près de 15 % des Québécois de moins de 6 ans souffrent de degrés atypiques de dépression (pas nécessairement majeure) et d'anxiété. Les bambins sont particulièrement vulnérables lorsqu'ils se voient séparés de la personne qui prenait soin d'eux, notait une pédopsychiatre interrogée par La Presse de Montréal sur ce sujet. Les enfants issus de familles nanties ou de la classe moyenne sont trois fois plus susceptibles d'être touchés par la dépression que ceux de milieux défavorisés. La psychologue et chercheuse Lise Bergeron est arrivée à cette conclusion surprenante au terme de l'Enquête sur la santé mentale des jeunes Québécois.

Des chercheurs new-yorkais ont observé le même phénomène. Rappelons que des études antérieures ont démontré des désavantages notables liés à une garde trop précoce des enfants d'âge préscolaire. C'est ainsi que le Bureau national de recherche économique, un organisme renommé de recherche des États-Unis, avait publié en 2005 parmi une des études les plus complètes sur le système de garderie du Québec. Dans leur résumé, les professeurs d'économie Michael Baker, Jonathan Gruber et Kevin Milligan écrivent que l'introduction de ce programme a eu des conséquences négatives autant sur les parents que sur les enfants :
« [N]ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d'aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l'agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu'à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »

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Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains

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« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

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Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire





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dimanche 17 mars 2013

Italie — Plus de fête des Pères à cause d'une enfant élevée par ses deux « mamans »

En Italie, la fête des Pères est le 19 mars, jour de la Saint-Joseph. Dans beaucoup d’écoles maternelles, les maîtresses marquent l’événement en faisant faire aux petits un dessin ou un cadeau pour leurs papas. C’était le cas, jusqu’à cette année, à la maternelle Ugo Bartolomei de Rome.

Mais cette année, les maîtresses ont eu un cas de conscience. C’est qu’il y a dans la classe une petite fille élevée par « deux mamans », sa mère biologique et la compagne de celle-ci. N’allait-on pas « la discriminer » ? Les maîtresses ont consulté une psychologue de la municipalité qui leur a confirmé qu’il n’était pas possible de célébrer la fête des Pères. Fortes de cet avis d’expert, elles ont proposé à la réunion des parents d’élèves de supprimer à la fois la fête des Pères et celle des Mères, pour les remplacer par des « fêtes de la famille ». Devant les protestations, elles ont finalement décidé de maintenir la fête des Mères mais « d’organiser pour la Saint-Joseph une fête plus générique de la famille ».

De nombreux parents ont alors écrit à la Mairie de Rome en s’interrogeant sur « une pédagogie qui se fonde sur la dissimulation d’un principe naturel et d’une vérité merveilleuse et profonde, à savoir que tout enfant naît de l’union et de l’amour d’une maman et d’un papa ». « C’est une étrange espèce d’attitude politiquement correcte et de tolérance, accusent-ils, que celle qui consiste, pour ne pas “discriminer” un enfant, à finir par discriminer contre trente enfants, en les privant d’un moment auquel ils auraient droit ».

L’adjoint aux écoles, Gianluigi De Palo, a donné raison aux parents protestataires. Il a écrit une lettre aux directeurs et aux enseignants des maternelles de la ville pour les inviter « à ne pas faire prévaloir l’idéologie sur le bon sens ». Selon lui, « il n’est pas juste de priver les autres enfants de la fête des Pères. Les maîtresses auraient pu faire préparer à la petite fille concernée quelque chose pour ses mamans, ou pour une personne spéciale, comme son oncle ou son grand-père ».

Giuseppina La Delfa, présidente de l’association « Familles Arc-en-ciel » et « mère, avec sa compagne, de deux petites filles », a condamné en revanche la réaction des parents. Pour elle, « la solution choisie par l’école nous semblait sage, parce qu’elle n’ôtait pas une fête aux autres enfants [?] mais qu’elle en créait une analogue qui n’excluait personne ». L’association fait en outre valoir que de nombreuses écoles romaines ont déjà remplacé la fête des Pères par « la fête des parents » ou « la fête des familles », sans soulever de protestations.

Interrogé par Il Corriere della Sera, Tommaso Giartosio, « père, avec son compagnon, de deux enfants », dénonce « ces totems de la fête des Pères et de la fête des Mères ». Et il a cet argument qui se veut final : « Si tu as un enfant noir dans ta classe, tu ne célèbres pas la fête de la race blanche ».








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Manitoba — Forte progression des enfants instruits à la maison et dans des écoles indépendantes

Le nombre d'enfants au Manitoba instruits  à la maison a augmenté de 32,1 pour cent en un an, selon un nouveau rapport du gouvernement provincial.

Le dernier rapport sur les inscriptions du ministère de l'Éducation indique que 2.400 enfants étaient instruits;à maison à la rentrée de septembre 2012, soit une augmentation de 583 élèves par rapport à septembre 2011.

Le total des inscriptions dans les écoles publiques et indépendantes (la plupart d'entre elles religieuses) a connu une hausse de 0,2 pour cent et 0,9 pour cent, respectivement, au cours de la même période.

Selon les autorités provinciales, cette augmentation dans le nombre d'élèves scolarisés à domicile s'explique peut-être en partie parce que le ministère de l'Éducation manitobain permet plus facilement aux parents de déclarer qu'ils enseignent à leurs enfants à la maison.

Les parents qui éduquent leurs enfants à la maison citent un certain nombre de facteurs, y compris des raisons religieuses et leurs inquiétudes quant au bien-être de leurs enfants à l'école.

« Ils sont inquiets des problèmes sociaux qui affligent l'école ou parce qu'ils trouvent qu'il n'est tout simplement pas normal qu'un seul enseignant enseigne à 30 enfants — et que la qualité de cette éducation ne peut être aussi bonne que lorsqu'un parent s'occupe de quelques enfants », a déclaré à la CBC Pamela Whyte qui instruit ses enfants à domicile .

Dans l'ensemble, le nombre d'élèves scolarisés à domicile a plus que doublé au cours de la dernière décennie.

Le nombre d'élèves dans les écoles non subventionnées a également augmenté en 2012, il a connu une augmentation de 7,5 %.





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samedi 16 mars 2013

Pourquoi les élèves français ont un niveau si médiocre...

Le constat est alarmant. En France, les élèves lisent de manière trop hésitante, le niveau d'orthographe est moyen, voire mauvais et le calcul est trop souvent approximatif. Pourquoi un tel niveau ?

Un temps scolaire en baisse

Certains experts évoquent la baisse du temps scolaire. Pour l'historien Antoine Prost, « il faut non seulement travailler davantage mais mieux », précisant que « cinq journées de cinq heures de cours seraient le plus efficace ». « Entre 1960 et aujourd'hui, on a perdu une heure de travail d'élève sur cinq. C'est comme si on avait obligé tous les élèves à sauter une classe », note-t-il.


Une baisse des matières fondamentales

D'autres mettent en avant la baisse du nombre d'heures consacrées aux matières fondamentales. Le temps alloué à l'enseignement du français a aussi fortement baissé, relève l'historien Claude Lelièvre. « Les élèves font plus de fautes de grammaire ou de lexique parce qu'on passe moins de temps à faire de la grammaire explicite et encore moins à faire des répétitions ».


C'est la principale cause probable de la dégringolade observée pour une même dictée soumise à 33 ans de distance : le manque d'heures de français, les élèves français passent en effet 800 heures de moins (de 12 à 16 ans) à étudier le français qu'en 1976.

En revanche, « si vous mettez entre parenthèses la question de l'orthographe, on a des élèves qui font des rédactions supérieures par rapport à des copies du certificat d'études de 1923 », souligne-t-il. Encore faut-il connaître les critères (subjectifs hors orthographe) pour juger supérieures les copies d'aujourd'hui.

Une inflation de disciplines

Antoine Prost note par ailleurs qu'il y a prolifération des disciplines. On est passé des exercices (lecture, rédaction...) à des disciplines (français, maths...), fait-il remarquer. « Chaque discipline a ses objectifs propres tandis qu'avec les exercices, l'objectif était transversal : on faisait aussi du français, de l'orthographe et de la lecture quand on recopiait l'exercice de calcul que le maître écrivait au tableau ».

Une formation des enseignants inadaptée

Cette « disciplinarisation » de l'enseignement primaire alliée à l'élévation considérable du niveau de formation disciplinaire des maîtres du premier degré « modifient les objectifs et si on va jusqu'au bout de cette évolution, eh bien il faut des agrégés pour apprendre à lire et la France devient analphabète en une génération », ironise par ailleurs Antoine Prost.

Pauvreté et immigration

Viviane Buhler, inspectrice de l'Education nationale honoraire, formule d'autres « hypothèses » : « la dégradation sociale et la transformation de la population », citant « le chômage, la perte de repères dans les milieux populaires, des familles issues de cultures très éloignées de celle de l'école... » Bref, d'une forte immigration souvent pauvre et non francophone, mais on aborde ici un de ces tabous de la société «  moderne et libérée ».


Voir la romancière Christine Angiot au bord de l'apoplexie quand on ose faire un lien entre immigration et baisse de niveau...
(La situation au passage est différente au Canada où l'immigration est en grande partie, mais pas complètement, constituée de travailleurs qualifiés. Notons que la deuxième génération de certains groupes ethniques et les immigrants récents au Québec ont des difficultés d'intégration.)

Une avalanche de réformes

Viviane Buhler accuse aussi la multiplication des réformes qui ont introduit de nouvelles matières (langue vivante, sécurité routière...), du coup « les enseignants ne savent plus trop quelles sont leurs priorités », tandis que la formation continue « n'a pas eu suffisamment d'impact sur les pratiques pédagogiques ».

La dernière réforme consiste à ne plus faire redoubler les mauvais élèves. Le redoublement est coûteux et jugé inefficace pour les élèves. « Les résultats révèlent l’impact négatif du redoublement pour la société et l’élève, plaide la députée socialiste. Il affecte négativement la motivation, le sentiment de performance et les comportements d’apprentissage de ceux-ci et les stigmatise. » La France est l'un des pays dans le monde où le taux de redoublement est le plus élevé : 38 % des élèves ont ainsi redoublé au moins une fois dans leur vie.

Un constat alarmant

Selon plusieurs enquêtes du ministère de l'Education nationale et d'organisations internationales :
  • En 2007, à l'entrée au collège [12 ans], 15 % des élèves connaissaient des difficultés sévères ou très sévères, et 25 % avaient des acquis fragiles. C'est plus de 30 à 35 % dans les zones d'éducation prioritaire [les « banlieues » ethniques].
  • Entre 1987 et 2007, les compétences des élèves en fin de CM2 [3e année du secondaire], observées aux mêmes épreuves, montrent « une baisse significative ».
  • ORTHOGRAPHE. Dans une même dictée d'un texte d'une dizaine de lignes, le nombre d'erreurs a augmenté en moyenne de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007. Le pourcentage d'élèves qui faisaient plus de quinze erreurs était de 26 % en 1987 mais de 46 % vingt ans plus tard. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont grimpé, passant de sept à onze en moyenne. Par exemple, 87% des élèves conjuguaient correctement le verbe 'tomber' dans la phrase 'le soir tombait'. Ils n'étaient plus que 63% en 2007.
  • LECTURE. Les élèves devaient strictement reproduire une courte phrase contenue dans 'La gloire de mon père' de Marcel Pagnol: 81 % y sont parvenus en 1987, et seulement 64 % en 2007. En lecture, entre 1997 et 2007, la proportion de jeunes au début du collège jugés en difficulté est passée de 14,9 % à 19 %, une augmentation particulièrement marquée dans l'éducation prioritaire.
  • ENQUETES PISA. Les enquêtes Pisa évaluent les jeunes de 15 ans, c'est-à-dire quasiment à la fin de la scolarité obligatoire en France, en compréhension de l'écrit, mathématiques et sciences : Entre 2000 — première édition de l'enquête — et 2009 : la France recule, même si elle se situe dans la moyenne des pays de l'OCDE. En compréhension de l'écrit, la France est passée du 13e rang sur 26 pays, au 18e sur 34 pays.
  • La proportion des élèves les moins performants en lecture s'est accrue pour passer de 15 % à 20 %, et celle des élèves les plus faibles en mathématiques a augmenté de 16,6 % en 2003 à 22,5 % en 2009.
  • En revanche, le pourcentage des plus performants a augmenté en lecture (de 8,5 % à 9,6 % entre 2000 et 2009) alors que globalement ce groupe a plutôt décru dans le reste de l'OCDE. La proportion des meilleurs élèves en maths est resté sensiblement identique.
  • ENQUETE PIRLS. Dans l'enquête internationale Pirls, menée en 2011: La France n'arrive qu'en 29e position sur 45 pays, en-deçà de la moyenne européenne. En outre, en dix ans (2001-2011), les élèves français sont toujours plus nombreux à s'abstenir de répondre lorsque les réponses doivent être rédigées, et ils sont les plus nombreux à ne pas terminer les épreuves.

Source (en partie Les Échos)

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Japon — l’indépendance énergétique grâce aux hydrates de méthane ?

Le Japon n’a quasiment ni pétrole, ni gaz naturel, ni charbon.

L’exploitation des hydrates de méthane pourrait bien lui permettre d’assurer tous ses besoins en gaz d'ici quelques années. En effet, pour la première fois, les Japonais ont réussi avec succès à en extraire. Les réserves mondiales des hydrates de méthane sont estimées, selon des chercheurs américains, à 10 000 milliards de tonnes, soit deux fois celles du pétrole, du charbon et du gaz naturel réunies.



Plusieurs grands pays, comme la Chine et l'Inde, s'intéressent à cette filière méconnue. Les chercheurs allemands, avec leurs moyens d'étude des fonds marins nettement supérieurs à ceux du Canada malgré l'importance de nos zones maritimes, en ont localisé entre les côtes du Canada et du Groenland notamment, dans la mer du Nord, près de l'Alaska, etc.

Le bassin du fleuve Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, présente une concentration en hydrate de méthane parmi les plus élevées au monde, selon le site Internet du ministère des Ressources naturelles.

Un spécialiste affirme que l'Arctique canadien abrite entre 21 000 et 707 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel dans ses hydrates. En comparaison, la consommation annuelle de gaz naturel aux États-Unis est de 650 milliards de mètres cubes, selon Yannick Beaudoin du Programme des Nations unies pour l'environnement.

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Le pape François sur l'éducation


Extrait du livre Sobre el Cielo y la Tierra (Du Ciel et de la Terre), un dialogue entre Jorge Bergoglio, désormais le pape François, et le rabbin Abraham Skorka, recteur du Séminaire rabbinique latino-américain :

« Je ne suis pas non plus d’accord avec des cours de religion qui impliquent une discrimination envers les non-catholiques. Mais je crois que la religion doit faire partie de l'éducation à l'école, en tant qu'un des éléments du programme offert dans la salle de classe. Je trouve discriminatoire qu’on ne parle pas de religion, qu’on n’enseigne pas la conception religieuse de la vie et les événements historiques comme dans d'autres disciplines.

[…]

Dans la Bible, Dieu est présenté comme un éducateur : « C'est moi qui guidai les pas d'Éphraïm, le soutenant par ses bras » [Osée 11 :3]. [Note du traducteur : le pape François utilise l’expression populaire argentine « a babucha » dans sa version de ce verset.] L'obligation du croyant est d’élever sa descendance. Tout homme et toute femme a le droit d'éduquer ses enfants dans ses valeurs religieuses. Quand l’État prive les enfants de cette éducation, cela peut conduire à des cas comme le nazisme où les enfants étaient endoctrinés dans d'autres valeurs que celles de leurs parents. Les totalitarismes ont tendance à monopoliser l'éducation pour amener l'eau à leur propre moulin.

L'école éduque à la transcendance, à l’instar de la religion. Mais si l’école n’ouvre les portes à une vision religieuse du monde, elle mutile le développement harmonieux de l’enfant. Parce que son rôle est de transmettre les valeurs du père à son fils. On est privé de l'héritage culturel et religieux. Si l’on prive l’éducation de la transmission de la tradition des parents, il ne reste plus que de l'idéologie. On ne voit la vie qu’à travers des yeux remplis, il n’existe pas d’herméneutique [à savoir de science de l’interprétation] aseptisée, même pas en éducation. Les mots sont chargés d’histoire, des expériences de la vie. Quand on laisse un vide, celui-ci se remplit d’idées éloignées de la tradition familiale; c’est ainsi qu’apparaît l’idéologie. Je me souviens qu’à l’école industrielle [où le pape François a étudié la chimie] il y avait un professeur communiste. Nous avions une relation géniale avec lui, il remettait tout en question et nous a fait beaucoup de bien. Mais il ne nous a jamais menti, il nous a toujours dit d'où il nous parlait et quelles étaient son herméneutique [sa grille d’interprétation] et sa vision du monde.

[...]

Il existe une différence entre être un enseignant et être un maître. L'enseignant donne sa matière froidement, tandis que le maître s’implique. Il est foncièrement un témoin. Il y a cohérence entre son comportement et sa vie. Il n’est pas un simple répétiteur d’une science, comme l’est l’enseignant. Il faut aider les hommes et les femmes à être des maîtres, à témoigner, c’est la clé de l'éducation. »

Extrait du chapitre 18, De l'éducation.





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vendredi 15 mars 2013

Pour l'histoire du Québec

Mathieu Bock-Côté sur le programme d'histoire au Québec.

« Depuis quelques années, l’enseignement de l’histoire au Québec fait problème. Les études se sont multipliées et sont limpides : non seulement l’histoire du Québec est absente de l’école, mais celle qu’on enseigne est diluée, aseptisée et dénationalisée.

L’histoire du Québec n’a plus aucun contenu national. Pourquoi ? Parce qu’à vouloir rendre l’histoire du Québec « inclusive », « moderne », « multiculturelle » et « accommodante », elle a perdu sa saveur. Et même sa pertinence.

Comment comprendre l’histoire du Québec si on ignore la Conquête ? Si on ignore l’Acte d’union ? Et la Confédération ? Et l’affaire Riel ? Et la crise de la conscription ? Et la [prétendue] Révolution tranquille ? Et les deux référendums ? Et le rapatriement de la Constitution en 1982 ?

C’est pourtant une telle histoire déformée qu’on enseigne en ce moment. Une correction s’impose. On nous dira : mais l’histoire nationale n’endoctrinera-t-elle pas les jeunes ? Ne les prend-elle pas par la main pour les conduire à la souveraineté à partir du berceau ? Aucunement.

Les Québécois divisés

Il ne s’agit pas de fabriquer des petits souverainistes et des petits fédéralistes. Il s’agit toutefois de savoir pourquoi les Québécois se sont divisés sur la question nationale ­depuis deux siècles. Peut-on vraiment ­comprendre l’histoire du Québec sans ­comprendre la question nationale ?

On peut chasser la question nationale de l’avenir. On ne peut pas l’évacuer du passé sans falsifier celui-ci. À moins de chercher à effacer la mémoire collective ? Certains le souhaitent parce qu’ils désirent une société n’existant que dans l’instant présent.

Étrange paradoxe : l’école efface la mémoire plutôt que la transmettre. C’est pour cette raison que le PQ proposait dans son programme de restaurer l’enseignement de l’histoire nationale. Excellente initiative, fortement appuyée par la population.

La poisse des bureaucrates saboteurs et des péquistes

Mais le PQ a la poisse : tout ce qu’il touche se retourne contre lui. Comment fait-il pour tout gâcher ? J’ai une explication.

Le PQ a confié la restauration de l’histoire aux bureaucrates et idéologues du ministère de l’Éducation. Or, ce sont eux qui, depuis des années, avec leur désastreuse réforme scolaire, ont saboté l’histoire. Et, d’un coup, un renouveau historique élémentaire fait désormais scandale dans les médias.

Individu perdu

Il faut revenir aux questions fondamentales. Pourquoi enseigne-t-on l’histoire à l’école ? Évidemment pour initier le jeune à la société dans laquelle il grandira, aussi pour développer chez lui un sentiment d’appartenance en lui apprenant qu’il est un héritier.

Sans l’histoire, l’individu est perdu. Il arrive dans un monde qui lui échappe et dans lequel il ne saura pas s’inscrire. Conséquence de cela : il se prendra pour le centre du monde et ne verra pas plus loin que le bout de son nez. La démocratie écopera et s’appauvrira.

Il faut avoir des repères historiques. Sans une bonne connaissance historique, l’homme perd en liberté. Car comment être libre dans un monde dont on ne comprend tout simplement pas les fondements? »

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L’histoire du Québec n’a pas assez de place dans l’enseignement et la recherche universitaires

Cours d'histoire au Québec — Une enquête plaide pour un retour de la dimension politique et nationale

Histoire — De Gaulle et son « Vivre le Québec libre ! »

Québec — Le peu de place consacrée à l'Europe dans les programmes d'histoire

L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

Histoire — Pas de célébration pour le 350e anniversaire de d'Iberville

Bock-Côté : L’histoire aux oubliettes

La Grande Noirceur, revue et corrigée

Le « mythe » de la Révolution tranquille

Héritage de la Révolution tranquille : lent déclin démographique du Québec ?

La Grande Nouérrceurrr : portrait de famille monochrome, rictus, pénurie francocentrique et ânonnements (5 pages dans un cahier ECR utilisé en classe)

Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité économique et sociale





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mardi 12 mars 2013

Mark Regnerus — l'université du Texas le blanchit et défend son étude alors que Social Science en publie une autre

En juillet dernier, Mark Regnerus a publié dans la revue américaine Social Science Research son article sur les enfants de parents ayant eu une expérience homosexuelle (voir notre article à l'époque). Une campagne de dénigrement s'en est suivi, lancée par des associations homosexuelles militantes (voir notamment ici) qui réclamaient des sanctions pour « inconduite scientifique » à l'encontre du chercheur, professeur de sociologie à l'Université du Texas.

Il y avait urgence pour le lobby LGBTTIQQ2S (lesbien, "gay", bisexuel, transsexuel, transgenre, queer [allosexuel], "en questionnement" et  bispirituel).

En effet, Regnerus révélait dans son étude les difficultés vécues par nombre d'enfants élevés dans des foyers où l'un des parents avait eu une expérience homosexuelle – suffisamment importante et durable pour que l'enfant parvenu à l'âge adulte s'en souvienne distinctement. L'étude reposait en effet sur l'examen de 3.000 de ces enfants devenus grands, après examen de 15.000 dossiers de jeunes adultes âgés de 18 à 39 ans.

Les critiques de Markus Regnerus l'accusaient d'avoir fait financer son étude par plusieurs institutions conservatrices, avec au premier rang le Witherspoon Institute – chose qui n'était un secret pour personne puisque le jeune chercheur avait rendu compte de tous les financements de son étude dans le cadre de son article initial. Et cela ne poserait un problème que si les conclusions de son étude avaient été taillées pour satisfaire leurs « commanditaires ».

Enquête de l'Université du Texas blanchit Regnerus

Or ce n'est pas le cas. L'Université du Texas, saisie du dossier, a mené une enquête minutieuse comme c'est son habitude dès lors que la probité ou la compétence scientifique d'un de ses membres est mise en cause. Et, le 29 août 2012, l'Université du Texas a publié ce communiqué :
« L'Université du Texas à Austin a conclu qu'aucune enquête officielle ne se justifie quant aux allégations d'inconduite scientifique exprimées à l'encontre du professeur associé Mark Regnerus en ce qui concerne son article de juillet dans le journal Social Science Research. 
Ainsi que l'exige son Manuel révisé des procédures opérationnelles, l'université a mené une enquête afin de déterminer si les accusations portées par l'auteur Scott Rose étaient justifiées et méritaient une enquête officielle. Après avoir consulté un comité consultatif composé de quatre membres éminents de la faculté, le bureau du vice-président pour la Recherche a conclu, dans un rapport daté du 24 août qu'il n'y a pas d'éléments suffisants pour justifier une investigation. 
[…] L'affaire est close en ce qui concerne notre établissement. »
Ayant confirmé la bonne foi de Mark Regnerus, le communiqué s'achève sur ces mots :
« Comme c'est souvent le cas pour la recherche universitaire, l'étude de Regnerus sur les Nouvelles structures familiales touche à une question controversée et très personnelle débattue actuellement dans la société. L'université s'attend à ce que la communauté universitaire continue d'évaluer et de réagir aux conclusions de l'article de Regnerus. Elle soutient de tels débats. »
Étude de Loren Marks

Une seconde étude, également publiée dans le même numéro de Social Science Research, jetait un regard critique sur les hypothèses d'un rapport de l'American Psychological Association souvent cité en matière d'homoparentalité. Le rapport de l'APA dit qu'« aucune étude n'a constaté que les enfants élevés par des couples homosexuels sont désavantagés d'une quelconque manière significative par rapport aux enfants de parents hétérosexuels. »

Cependant, après avoir examiné de près les 59 études qui étayent cette affirmation, Loren Marks, professeur agrégé à l'École d'écologie humaine de l'Université d'État de Louisiane, a déclaré que « le débat est toujours ouvert », « Le manque de données fiables laisse les questions les plus importantes [au sujet de l'homoparentalité] en suspens. » Les faiblesses identifiées dans les études utilisées par l'APA concernent la petite taille des échantillons, une sur-représentation des mères lesbiennes bien éduquées blanches et riches, l'absence de résultats portant sur les effets habituels sur les enfants, comme leur éducation, leur taux de chômage, les risques de déclassement social ou de pauvreté, leur taux de criminalité, de grossesses précoces, de consommation de drogues et leur taux de suicide. Au lieu de cela, les études utilisées par l'APA se concentrent sur les comportements des enfants pour y déceler ou non des comportements traditionnels envers les sexes jugés « sexistes », le fonctionnement émotionnel et l'identité sexuelle.

Étude de Douglas Allen

Quelques mois plus tard, une étude menée par le Dr Douglas Allen, de l'Université Simon Fraser, jetait à nouveau une lumière crue et critique sur une étude brandie par les militants LGBTTIQQ2S : l'étude pro-homosexuels éliminait la majorité des observations, celles qui grevaient les résultats ! La nouvelle étude d'Allen affirme que : « les enfants de couples de même sexe sont nettement moins susceptibles d’avoir un parcours scolaire normal : 35 % moins de chances que les enfants de parents hétérosexuels mariés, 23 % moins de chances que les enfants de mères célibataires et 15 % moins de chances que les enfants de parents en union libre ».

Nouveauté de Regnerus

Regnerus apportait pour sa part quelque chose de totalement nouveau. Son étude est la première à s'être penchée sur un échantillon important, pris au hasard dans la population des jeunes adultes, ceux-ci étant interrogés sans intermédiaire (entendre sans présence des parents homosexuels) sur leur vie d'enfant et sur leur vie présente, à travers de multiples critères comme le succès économique et scolaire, l'expérience amoureuse et sexuelle, le crime, la violence, etc. Soit 15.000 dossiers étudiés et près de 3.000 personnes interviewées.

Sur 25 des 40 critères, les enfants de mères ayant eu une relation lesbienne ont eu de plus mauvais résultats comparés à ceux des enfants élevés au sein de familles biologiques intactes. Les enfants avec un père ayant eu une relation avec un autre homme avaient 11 mauvais résultats sur 40. Regnerus n'a pas signalé la sexualité des parents comme responsable de cet état de fait, affirmant que d'autres forces pouvaient être à l'œuvre spécifiquement dans les familles homosexuelles, mais il disait clairement : « l'affirmation empirique selon laquelle il n'y a pas de différences notables doit être rejetée. »

Éreinté par la presse conformiste

Éreinté par la presse conformiste, Mark Regnerus était alors accusé de deux méfaits principaux : avoir trompé sur la réalité de son étude en utilisant des abréviations pour « mère lesbienne » et « père homosexuel » alors que ces personnes ne s'identifiaient peut-être pas comme tels, s'étant peut-être contentées d'une passade d'une nuit, et, deuxièmement, avoir comparé leurs enfants avec des couples (« hétérosexuels ») mariés ayant élevé leur propre progéniture biologique et étant restés ensemble durant toute l'enfance de celle-ci, voire davantage : « C'est comparer des pommes et des poires. » Il aurait dû, selon ses détracteurs, comparer ces enfants de couples « hétérosexuels » stables avec les enfants de paires homosexuelles  durables, intactes et stables et s'identifiant ainsi. Il ne fallait donc pas accuser les relations homosexuelles, mais l'instabilité.

Réponse de Regnerus 

Regnerus a répondu à ces critiques et sa réponse a été publiée dans le numéro de novembre 2012 de  Social Science Research. Le rédacteur de cette revue scientifique ayant – au terme d'une enquête sur la publication du premier article, confiée à une autorité indépendante – renouvelé sa confiance au chercheur.

Regnerus accepte de ne plus parler de « mère lesbienne » ou « père gay », même si dans son étude initiale il avait nettement précisé de quoi il s'agissait. Il parle désormais de « relations » lesbiennes ou gays, et ajoute qu'il est très, très peu probable qu'il puisse s'agir de passades puisque ce sont les jeunes adultes interrogés qui se remémoraient une relation amoureuse de ce style observée chez leurs parents.

Quant à la stabilité, Regnerus rejette vigoureusement la critique. Pour lui, il ne faut pas « contrôler » la variable de l'instabilité en vue de l'écarter de la comparaison, puisqu'il s'agit plutôt du parcours caractéristique des familles comportant un père ou une mère ayant une relation homosexuelle.

Et ce pour deux raisons : si la stabilité importe pour les enfants, il est « sensé » de conserver cette variable pour évaluer leur réussite dans la vie. Par ailleurs, Regnerus doute qu'il eût été en mesure de trouver un échantillon plus important (et donc statistiquement significatif) de « couples stables » homosexuels ou lesbiens. Sur les 15 000 personnes initialement interrogées, 163 parlaient d'une relation homosexuelle chez leur mère, 73 chez leur père. Dans une douzaine de cas supplémentaires, il s'agissait à la fois du père et de la mère, Regnerus les a intégrés dans la catégorie des mères ayant eu des relations homosexuelles, soit 175 au total. Seuls 85 des enfants concernés ont vécu à un moment ou à un autre avec leur mère et sa partenaire de même sexe pendant l'enfance. Dont 31 enfants pendant 1 an au plus, 20 entre 1 et 2 ans, 5 jusqu'à 3 ans, et huit pendant quatre ans. Seuls 19 enfants ont passé au moins 5 ans consécutifs avec leur mère et sa partenaire, un total qui tombe à 6 pour 10 ans et plus. Seuls deux enfants ont été élevés depuis leur première année jusqu'à leur 18e anniversaire par deux femmes restées ensemble pendant toute cette période.

Chez les hommes, cette dernière catégorie tombe à zéro, sur un échantillon initial de 15.000.

Ainsi, le fait qui saute aux yeux dans l'étude de Regnerus est que « l'instabilité familiale est une expérience caractéristique de ceux dont les parents ont des relations homosexuelles ». Partir à la recherche sans fin d'un échantillon suffisamment important et pris au hasard de couples stables de même sexe élevant des enfants, c'est rater la réalité sociale qui nous confronte : ils sont notablement absents de la vie des enfants dont les parents se trouvent au sein de relations homosexuelles.

Regnerus a appliqué de nouvelles méthodes d'évaluation aux données qu'il avait à sa disposition, prenant en compte la vie ou non avec le partenaire homosexuel, le divorce éventuel, le remariage, la monoparentalité, l'adoption…

Malheureusement pour ceux qui le critiquent, cela ne fait que très peu de différence. Pour ces multiples critères, les enfants de mères s'étant trouvées dans une relation lesbienne réussissent mal, que leurs mères aient eu un partenaire au foyer ou non, et ces deux catégories se ressemblaient davantage qu'elles ne ressemblaient à celle de la famille biologique intacte.

Ce que Regnerus exprime ainsi :
« Les enfants adultes qui rendent compte d'une relation homosexuelle maternelle – indépendamment du fait que leur mère ait jamais résidé ou non avec sa partenaire de même sexe – ressemblent bien davantage aux enfants d'autres types de foyers qu'à ceux de familles biologiques stables et intactes. »
La question se pose de savoir si aujourd'hui, à un moment où l'acceptation sociale des couples de même sexe est devenue bien plus fréquente, les mauvais résultats des enfants seraient aussi flagrants : les personnes interrogées étaient enfants il y a quelque vingt ans, puisque Regnerus ne pouvait interroger que des adultes. Peut-être, dit Regnerus. Mais cela n'est « guère certain ». De multiples études montrent en effet que les couples de même sexe, particulièrement les couples de lesbiennes, ont un taux de divorce plus élevé quand elles peuvent se « marier », et qu'elles restent ensemble moins longtemps. Ce qui a forcément des effets sur les enfants. [Voir aussi Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels.]

Il semble donc qu'on puisse bien dire les enfants vont mieux et réussissent mieux dans couples stables formés de leurs parents biologiques ; aucune étude à ce jour ne permet de confirmer qu'il en va de même pour les enfants élevés au sein d'un couple homosexuel stable, non pas faute de couples homosexuels avec enfants à étudier (bien qu'ils ne représentent que 0,15 % des couples au Canada par exemple), mais faute de couples homosexuels stables avec enfant…

Voir aussi

Les filles aux parents lesbiennes sont 45% moins susceptibles d'obtenir un diplôme d'enseignement secondaire (novembre 2013, étude Douglas Allen)




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lundi 11 mars 2013

Théorie du genre ubiquiste : Google et le sexe « autre »

Vous voulez vous inscrire sur Google+ ? Vous voulez inscrire votre enfant ?

Google demandera le sexe de la personne à inscrire. Parmi les choix : le sexe « autre »...



Il en va différemment chez son concurrent nettement plus populaire Facebook :



Rappelons que ce genre de questions se présente dans le matériel pédagogique québécois, voir « Je suis un garçon, une fille, je ne sais pas encore » :







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Manitoba — opposition à une loi « anti-intimidation » vague qui impose des cercles homo-hétéros (m-à-j : réaction Vic Toews)

Mise à jour du 11 mars

Selon le ministre fédéral Vic Toews (prononcé Tévss), le projet de loi 18 du NPD manitobain qui impose des cercles homo-hétéros à toutes les écoles subventionnées serait « anticonstitutionnelle ». Outre son ministère fédéral de la Sécurité publique, M. Toews est également le ministre fédéral responsable du Manitoba et député de la circonscription de Provencher située autour de Steinbach.

Toews est le représentant au gouvernement fédéral de la ville de Steinbach, où plus de 1 200 personnes se sont récemment rassemblées à l’école secondaire locale (voir ci-dessous) pour exprimer leurs préoccupations quant aux dispositions du projet de loi qui obligeraient les écoles à mettre en place des cercles d’élèves homosexuels, y compris les écoles religieuses indépendantes, sous prétexte de réduire l'intimidation.

Les partisans des écoles religieuses soutiennent que le projet de loi 18 est une violation de leur liberté religieuse.

Le ministre Toews a déclaré qu'il croit que le projet de loi 18 viole la Charte canadienne des droits et libertés. « En particulier », a-t-il ajouté, « l’application de certaines dispositions implique une atteinte inconstitutionnelle à la liberté de religion. »

Le ministre Toews a comparé le projet de loi 18 à l'article 13 de la Loi canadienne sur les droits de l'homme, l’article sur le « discours haineux », que le gouvernement fédéral conservateur est en train d'abroger parce qu'il a été utilisé pour restreindre la liberté d'expression y compris les propos relatifs à la religion. (Voir notre dossier Whatcott).

« Le projet de loi visant à abroger l'article 13 de la loi fédérale est actuellement devant le Sénat et notre gouvernement espère qu’il deviendra prochainement loi », a déclaré M. Toews.

« Si l'Assemblée législative provinciale ne modifie pas le projet de loi 18 pour répondre aux préoccupations des organisations confessionnelles, aux écoles et aux communautés locales », de conclure Toews, « la seule solution consistera à s’adresser aux tribunaux afin qu’ils décident si la législation en question est conforme à la Charte canadienne des droits et libertés. »

Billet du 4 mars 

Une urgence en éducation ?

Apparemment, c’est la dernière urgence en éducation. La dernière mode alors que les résultats des élèves occidentaux aux tests internationaux diminuent et que les économies des pays asiatiques taillent des croupières aux occidentales. Il est soudain urgent de lutter contre l’intimidation dans les écoles et surtout l’intimidation envers les jeunes élèves qui auraient des tendances homosexuelles… De plus en plus de provinces, en effet, imposent des programmes de lutte contre l’« homophobie » dans le cadre de programmes vagues de lutte contre l’intimidation. Ces programmes récents incluent toujours la création d’un cercle homo-hétéro au sein de l’école. C’est très important, urgent même nous dit-on. Certains auteurs se moquent de cette mode. C’est le cas de Mark Steyn dont l’école locale a aussi son cercle homo-héréro de rigueur : « Telle est la triste réalité homophobe de notre système d'éducation : une association d'élèves homosexuels qui ne manque de rien, sauf d'élèves homosexuels. »

Maintenant c’est au tour du Manitoba d’enfin (...) lutter contre l’intimidation en imposant ces cercles homo-hétéros. Et là, certains parents ne trouvent pas du tout la chose comique.

En décembre 2012, le gouvernemental provincial du Manitoba a présenté le projet de loi 18 : « Loi modifiant la Loi sur les écoles publiques (milieux scolaires favorisant la sécurité et l'inclusivité [sic] ». Elle n’a pas encore passé une deuxième lecture.

Le projet de loi 18

Selon le projet de loi,
« Les lignes directrices sur le respect de la diversité humaine contiennent des dispositions visant à appuyer les élèves qui désirent mettre sur pied et diriger des activités ou des organisations qui
  1. promouvoient [sic dans la version officielle en français, entendre « promeuvent »]:
    1. l'équité entre les sexes,
    2. la lutte contre le racisme,
    3. la sensibilisation aux personnes handicapées par des barrières, la compréhension de leur situation et le respect à leur égard,
    4. la sensibilisation aux personnes de toutes orientations et identités sexuelles, la compréhension de leur situation et le respect à leur égard;
  2. utilisent le nom « alliance gai [entendre homo]-hétéro » ou un autre nom se prêtant à la promotion d'un milieu scolaire positif qui est inclusif et où tous les élèves se sentent acceptés. »

Opposition des conservateurs chrétiens, sikhs et d'autres groupes

Pour les opposants de ce projet, la loi va plus loin que la simple lutte contre l’intimidation. Il impose à de nombreuses écoles indépendantes d’agir en contradiction avec leurs préceptes moraux. Le projet de loi accorde une protection juridique explicite envers certains groupes tout en excluant d’autres. Pour les adversaires de cette protection à géométrie variable, le gouvernement devrait être plus inclusif dans son approche et faire preuve d’ouverture envers les parents qui choisissent une école indépendante (en partie subventionnée) qui désapprouve autant la véritable intimidation que la normalisation de l’homosexualité à l’école.

Ministre NPD campe sur ses positions, intimidation à la subvention

Nancy Allan
Pour sa part, la ministre de l’Éducation manitobaine, Nancy Allan du parti de gauche NPD (ci-contre), campe sur ses positions : elle ne fera pas preuve d’ouverture envers ces parents. Les partisans du projet de loi 18 laissent planer la menace de couper toute subvention aux écoles qui ne plieraient pas aux prescriptions controversées. Un peu d’intimidation avec le gros bout du bâton ? L’opposition officielle au Manitoba, les Conservateurs « progressistes » disent que des parents chrétiens, sikhs et d’autres confessions se sont dits inquiets de ce projet de loi.

Froisser les sentiments sera-t-il puni ?

Les alliances homo-hétéros ne sont pas la seule préoccupation des conservateurs quant au projet de loi. Ils soulignent que la définition donnée de l'intimidation est tellement vague que n'importe quel enfant pourrait se retrouver puni. En effet, tout « préjudice, qu'il soit d'ordre corporel, émotif ou matériel ou qu'il porte atteinte à l'estime de soi » serait punissable. L’anglais parle plus clairement de « harm to… feelings, self-esteem ». Froisser les sentiments, l’estime de soi d’autrui deviendrait de l’intimidation répréhensible.

« On ne pourra appliquer cette loi », de déclarer le porte-parole en éducation de l’opposition, Kelvin Goertzen.

« Ce sont des directeurs d’écoles qui m’ont rapporté leurs inquiétudes à ce sujet : "Comment voulez-vous que nous sachions ce qu’est de l’intimidation et ce qui ne l’est pas ?" » d’ajouter M. Goertzen. Pour celui-ci, il faudrait plutôt s’inspirer de la loi anti-intimidation du Dakota du Nord, qui définit l'intimidation comme un acte qui fait raisonnablement craindre à l'élève un préjudice ("harm"). La ministre Allan, toutefois, tient à sa définition qui comprend les sentiments meurtris.

Près de mille deux cents personnes se sont réunies lundi 25 février à Steinbach  (sud du Manitoba) dans les locaux de l'école indépendante locale (en partie subventionnée).

Paradoxalement, il y a de moins en moins d’intimidation sans ces lois

Rappelons que l’intimidation pour des raisons sexuelles est une source mineure d’intimidation dans les écoles et qu’il n’existe aucune « épidémie d’intimidations ». En effet, selon le National Center for Education Statistics, entre 1995 et 2009, le pourcentage d'élèves qui ont déclaré « avoir peur d'une attaque ou de coups à l'école » est passé de 12 % à 4 %. Au cours de la même période, le taux de victimisation pour 1000 étudiants a également été divisé par cinq. On a la désagréable impression que l'on crée une certaine hystérie autour de l'intimidation pour servir de prétexte à la normalisation de l'homosexualité et très peu lutter contre les autres formes d'intimidations nettement majoritaires. Il est vrai que les outre-mangeurs et les obèses du Québec n'ont pas un lobby aussi actif que les homosexuels.

L'« homophobie » cause marginale d'intimidation

Selon une étude de Maria Yau et Janet O'Reilly, « 2006 Student Census, Grades 9-12 », l'intimidation liée à l'orientation sexuelle des élèves (orientation souvent simplement supposée au début du secondaire) est loin, mais très loin, d'être une des raisons principales des brimades à l'école. En effet, le premier sujet des moqueries et insultes est lié au physique des élèves. Railleries parce qu'un élève est trop gros, trop petit, lent à la course, roux, laid, trop grand, trop maigre, etc. À la fin du secondaire, les motifs reliés au « genre » sont même parmi les moins fréquents loin derrière l'intimidation au physique, aux notes en classe, l'origine culturelle, la langue familiale, la religion et les revenus des parents !

Source: Maria Yau et Janet O'Reilly, « 2006 Student Census, Grades 9-12 »


« La lutte à l'homophobie » gruge du temps et peut mener à l'intimidation

Au nom de cette lutte à l’homophobie, on remplace au Québec l’étude de classiques en français, en anglais,  et l'on préfère lire qui une courte bande dessinée militante, qui un de court ouvrage écrit par un étudiant en chimie militant de la cause homosexuelle.

Ailleurs, un  conférencier anti-intimidation homosexuelle en vient à insulter et à intimider en public du haut de sa tribune et de son micro surpuissant les élèves conservateurs ou chrétiens d’une école pour leurs points de vue pas assez tolérants envers l’homosexualité.


Voir aussi

Intimidation à l'école : insultes sur le physique, les notes, l'origine culturelle et linguistique bien avant « l'homophobie »

Ontario — Les parents se rebiffent contre le nouveau programme de lutte contre l'« homophobie »

Restriction à la liberté d'expression d'un élève dans une école texane

Conférencier anti-intimidation insulte et intimide des élèves chrétiens

Couple homosexuel invité en cours de mathématiques, euh ECR, exercice de « français » sur le « mariage homosexuel »

Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias (philosophe français)

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels




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