vendredi 3 février 2012

Syrie — Écoles chrétiennes attaquées à Homs

L'Œuvre d'Orient informe que depuis le début de la semaine à Homs, les violents combats entre opposants au régime et l’armée se sont intensifiés.

Portés hier à leur paroxysme, ils ont fait plusieurs morts parmi les civils et les militaires et de nombreux dégâts dans le quartier de Boustane el Diwane.

Impuissants et terrés chez eux depuis plusieurs jours, les habitants du quartier, chrétiens et musulmans, ont vu leurs maisons endommagées, saccagées ou détruites.

L’église grecque-melkite Notre-Dame de la Paix a été touchée et ses vitraux ont été cassés. Dans le même quartier, les écoles grecques orthodoxes et de Raidd Kouzham ont été endommagées.

Selon les sources de l’Œuvre d’Orient, les 30 % de chrétiens restés dans cette partie de la ville ont dû se résoudre à partir.

C’est en larmes qu’ils abandonnent aujourd’hui leur maison pour chercher la sécurité. Quelques familles musulmanes ont également quitté la ville.




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L'autonomie pour sauver l'école ?

Le Président de la Fondation pour l'école, maître Lionel Devic, livre son bilan sur l'éducation en France et son analyse. Pour lui, l'autonomie est un débat nécessaire aujourd'hui et une solution satisfaisante à mettre en place sur l'ensemble du territoire au plus vite.







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France — L'école malade de l'égalitarisme

Le saviez-vous ? Un fonctionnaire français sur deux travaille pour l’Éducation nationale. La France dépense deux fois plus d’argent dans ce secteur qu’il y a 30 ans, alors que le nombre d’élève est resté le même.

Dans le même temps, le niveau des élèves, notamment en français, s’est considérablement dégradé. Entre 2000 et 2004, le nombre de ceux qui ne maîtrisent pas l’orthographe a presque doublé. [Note du carnet : plusieurs facteurs expliquent cette dégradation en français, notamment par nettement moins d'heures de français à l'école, une forte proportion d'élèves dont le français n'est pas la langue de la famille] Chaque année, 40 000 jeunes illettrés sortent du système scolaire et les jeunes de 15 ans issus de l’immigration ont, en moyenne, un retard scolaire d’un an et demi.

Durant des années, cette réalité a, soigneusement, été dissimulée par les syndicats et les spécialistes des sciences de l’éducation. Pour eux, il n’y avait, qu’une seule chose qui comptait : « toujours plus de création de postes, toujours plus de moyens ».

C’est, pour rétablir la vérité et rompre avec le discours politiquement et pédagogiquement correct que nous avons décidé de publier un livre : « L’école malade de l’égalitarisme » consultable ci-dessous.


Nous avons souhaité rappeler qu’au fil des années, l’école s’est éloignée de sa mission essentielle, la transmission des savoirs pour se laisser enrégimenter au service de l’égalité. L’égalité est, ainsi, devenue le mètre étalon à partir duquel on construit et on évalue toutes nos politiques.

Pour atteindre cet objectif, le savoir a été sciemment discrédité, car, depuis Bourdieu, il est soupçonné d’être l’outil de domination de la bourgeoisie. Des générations d’enseignants ont, ainsi, été conditionnées à ne pas ennuyer les élèves avec des connaissances ou des règles rétrogrades, comme celles de la grammaire. Quant aux notes, jugées cruelles, il est conseillé, bien entendu, de rapidement les supprimer. L’égalité et « l’épanouissement des élèves » sont à ce prix.Pendant trop longtemps, la droite s’était contentée de gérer les affaires à la petite semaine, sans remettre en cause cet égalitarisme imposé par la gauche. Depuis quelques années, elle s’efforce de mettre en œuvre des réformes mieux orientées. Certaines commencent à produire leurs premiers résultats positifs. Mais il convient, désormais, de s’attaquer à la racine du problème, à cette maladie qui ronge l’éducation en France : l’égalitarisme.


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jeudi 2 février 2012

Famille québécoise entame des poursuites judiciaires après la mort de leur fille à la suite d'une vaccination au Gardasil

La famille d'Annabelle Morin, décédée deux semaines après avoir reçu une dose du vaccin Gardasil en décembre 2008, réclame près de 200 000 $ en dommages et intérêts à la suite de la mort de l'adolescente.

Selon une requête introductive d'instance déposée au palais de justice de Montréal, la famille demande 197 000 $ en dommages et intérêts à Merck Frosst Canada, qui commercialise le vaccin Gardasil, ainsi qu'au CSSS [services sociaux] de Laval (CLSC [dispensaire] du Marigot), chargé d'administrer les doses du vaccin.

Le 9 décembre 2008, la jeune fille, âgée de 14 ans, a été retrouvée inconsciente dans son bain. C'est sa mère, Mme Morin qui a fait la macabre découverte. « Cette image-là va rester dans ma tête toute ma vie. C'est un vrai cauchemar », lance-t-elle.

Quelques jours avant de mourir, Annabelle avait reçu une deuxième dose du vaccin Gardasil. Elle faisait partie de la première cohorte admissible à recevoir gratuitement le vaccin Gardasil dans le cadre du Programme gouvernemental de vaccination contre le virus du papillome humain, instauré en septembre 2008 par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Dès la première dose, Annabelle aurait eu des symptômes. Deux semaines après avoir reçu le vaccin en octobre 2008, Mme Morin a constaté « que sa fille est confuse, incohérente, qu'elle est incapable de parler et de marcher, qu'elle présente une faiblesse généralisée, des maux de tête et des vomissements ».

Après une consultation à l'urgence de l'Hôpital Sainte-Justine le soir du 25 octobre 2008, la neurologue Amélie Nadeau, référée par la pédiatre Guylaine Larose, pose un diagnostic de migraine basilaire. Le lendemain, Annabelle Morin reçoit son congé de l'hôpital. Les mêmes faits sont reprochés à Lynne Nadeau, médecin de famille d'Annabelle, qui l'a reçue en consultation le 4 novembre 2008. Selon la requête, les docteures Guylaine Larose, Amélie Nadeau et Lynne Nadeau ont évalué, informé et traité Annabelle Morin avec négligence et n'ont pas agi « en médecin prudent et diligent ».

Au moment où elle a reçu sa deuxième dose du vaccin à son école Horizon Jeunesse, le 24 novembre 2008, elle a informé l'infirmière du CLSC [dispensaire] du Marigot, responsable de l'administration du vaccin, des symptômes qu'elle a présentés et de sa consultation à l'hôpital. Quatorze jours plus tard, Annabelle Morin est retrouvée inconsciente dans son bain. Moins d'une heure plus tard, son décès est constaté à l'hôpital. Jamais avisée Linda Morin déplore qu'à aucun moment, elle n'a été avisée ou « informée de quelconques risques ou d'effets secondaires » en lien avec le vaccin. Ce n'est que trois mois après le décès de sa fille qu'elle a appris que les deux malaises, dont un qui s'est avéré mortel, étaient survenus quelques jours après l'administration des doses du vaccin.

Campagne gouvernementale généralisée très coûteuse

Depuis trois ans, le gouvernement du Québec investit des sommes très importantes dans une campagne de vaccination massive contre le virus du papillome humain dans toutes les écoles du Québec. Le VPH est une maladie transmissible sexuellement qui peut effectivement causer le cancer du col de l'utérus.

Coût du vaccin : 400 $ [!]

Toutes les petites filles de 9 ans vont recevoir, ces jours-ci, la première dose de Gardasil à l'école. Trois injections sont nécessaires pour être efficaces et coûtent 400 $. [Ce vaccin est fortement contesté dans certains milieux, y compris sur ProtégezVous.ca.]

Causes du cancer de l'utérus

Certains facteurs augmentent le risque de cancer du col de l'utérus. De nombreuses lésions dues au HPV passent inaperçues et guérissent toutes seules, ne laissant pas de trace immunologique (sérologie), c’est ce qui explique leur transmissibilité aussi facile. Mais la plupart des cancers du col de l’utérus sont dus à HPV.

Une vie sexuelle précoce (avant 18 ans) a été liée à un plus grand risque de cancer du col utérin. En outre, certains comportements sexuels (comme de nombreux partenaires sexuels ou un partenaire ayant de nombreux partenaires sexuels) peuvent accroître la probabilité d'une infection par le VPH, et par conséquent le risque d'un cancer du col utérin.

Épouvantails des pharmaceutiques

Ce vaccin est mis en marché par la compagnie Merck, qui ne lésine pas sur les publicités pour nous faire croire que si on ne vaccine pas nos filles, elles mourront d'un cancer du col de l'utérus. On peut toujours refuser la vaccination, mais les parents se résignent et acceptent. « Parents, pensez-y ! Voulez-vous que vos filles meurent de ce terrible cancer ?»

Extrait de la brochure du gouvernement aux parents : « Enfin, un vaccin qui protège contre un cancer.» On nous fait croire que le Gardasil est une assurance tout risque contre le VPH. C'est faux. Même vaccinées, les jeunes filles peuvent développer une infection au VPH.
« À cause des campagnes de publicité alarmistes financées par l’industrie, certaines femmes ont fini par penser qu’elles étaient de mauvaises mères si elles ne faisaient pas vacciner leurs filles. »

Abby Lippman, Université McGill, Montréal cité par Protégez-vous.ca
« Aucun lien n'a été établi entre les vaccins contre les VPH et certaines maladies graves ou le décès. » Non, mais de plus en plus de pays ont mis le vaccin sur leur liste rouge. Aux États-Unis, la FDA a reçu des milliers de plaintes contre le Gardasil et ses effets secondaires : de la paralysie, au syndrome de Guillain-Barré, jusqu'à la mort. Combien de jeunes filles sont mortes à la suite du Gardasil ? On l'ignore. Et comment le prouver ?

Des rumeurs non fondées, m'a déjà dit le Dr Marc Steben, médecin-conseil à l'Institut national de la Santé publique du Québec, aussi membre du conseil scientifique de Merck Frosst. Même discours de sa consœur, la Dre Marie-Hélène Mayrand, qui donne ses conseils pro-Gardasil sur le site du MSSS, alors qu'elle a admis avoir reçu « quelques centaines de dollars seulement » du fabricant du vaccin.

Le Gardasil ou l'abstinence [un point Grande-Noirceur ! [1]]

Le pire, c'est le ton de la campagne pro-Gardasil. Allez sur le site du ministère de la Santé, ça vaut la peine.

Dans un vidéo comico-tragique, on compare le vaccin à une autre méthode infaillible : la ceinture de chasteté[1]. Dernière phrase du vidéo : « Ne laissez pas entrer n'importe qui dans la demeure ! » Traduction : « Les filles, ayez donc un peu plus de jugeote avant d'ouvrir vos jambes au premier venu ! » Merci pour le cours de sexo 101. Je le dirai à ma fille de 9 ans.

Nos filles cobayes

Au Québec, environ 80 femmes meurent du cancer du col de l'utérus. C'est 80 de trop, mais il n'y a pas d'épidémie qui justifie une vaccination nationale. Le test PAP reste le meilleur outil de prévention, pour ne rien dire d'une moindre promiscuité sexuelle. En outre, le vaccin ne couvre que quatre types de virus – dont deux sont associés à l’apparition du cancer de l’utérus – et nous ne savons toujours pas combien de temps dure la protection. Par conséquent, même les personnes vaccinées continueront d’avoir besoin des tests de PAP en vieillissant. 

Nos filles n'ont pas à servir de cobayes pour un vaccin dont on ne peut garantir la sécurité, ni à faire les frais de l'avidité des fabricants de vaccins ! Les garçons sont leur prochaine cible marketing. Pour l'instant, le vaccin anti-VPH ne leur est pas offert. Mais à 400 $ les trois doses, pensez-vous que les pharmaceutiques vont se gêner ?




[1] Au Québec, l'argument massue qui met fin à toute discussion, contrairement à l'Europe, ce n'est pas l'évocation à Hitler, mais à la Grande Nwérrrceur. Bouh ! Ou pour nos amis latinistes, horresco referens.

Espagne — La CLÉ en appelle aux responsables politiques épris de liberté

Communiqué de la CLÉ sur la décision du nouveau gouvernement espagnol d'éliminer le cours d'Éducation à la citoyenneté imposé par son prédécesseur socialiste.

Des parents québécois applaudissent la victoire des parents espagnols qui ont réussi à faire abolir un programme scolaire imposé par le gouvernement socialiste de Rodriguez Zapatero.

Le ministre de l'Éducation de l'Espagne, José Ignacio Wert, a effectivement annoncé le 31 janvier 2012 l'abandon du controversé programme d'Éducation à la citoyenneté (EpC). Ce dernier sera remplacé par un cours axé sur des connaissances sur la constitution et le fonctionnement politique et sera « libre de questions controversées susceptibles de tomber dans l'endoctrinement idéologique ».

La Coalition pour la Liberté en Éducation (CLÉ) et l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) se réjouissent de la victoire des 55 000 parents espagnols qui ont fait des demandes d'exemption du cours EpC, des 3 000 parents qui sont allés devant les tribunaux espagnols , des 305 parents qui, le 19 mars 2010, ont présenté un recours contre l'État espagnol au Tribunal européen des droits de l'homme à Strasbourg.

Jaime Urcelay, président des Professionnels pour l'éthique qui ont aidé les parents dans leur contestation, a exprimé sa satisfaction à cette annonce: « C'est une joie qui couronne de nombreuses années d'efforts et de lutte pour la liberté scolaire et contre un endoctrinement imposé par le gouvernement de l'époque. » En attendant de connaître le détail du nouveau programme, Jaime Urcelay a dit : « Nous nous féliciterons de ce nouveau programme s'il ne tente pas d'influer sur les valeurs des étudiants et de façonner leur conscience et leur pensée à l'insu de leurs parents. »

Au Québec, un cours semblable usurpe le droit fondamental du parent à déterminer l'éducation morale et religieuse de son enfant : Éthique et culture religieuse. Les parents québécois se sont vu refuser [systématiquement et en groupe] 2 000 demandes d'exemption. Leur recours juridique s'est rendu en Cour suprême du Canada en mai 2011 et le jugement est encore en délibéré.

Ce précédent espagnol, où une nation a reconnu l'imposition injuste d'un cours qui prenait en main la formation morale des enfants à l'encontre des désirs explicites des parents, devrait démontrer, selon Jean Morse-Chevrier, présidente de l'APCQ, la justesse des attentes des parents québécois.

Sylvain Lamontagne, président de CLÉ, demande au Ministère de l'Éducation du Québec de respecter la liberté des parents en matière d'éducation morale, philosophique et religieuse, et de prendre exemple sur la décision du nouveau gouvernement espagnol et d'abolir l'obligation d'assister au cours d'éthique et culture religieuse. Il invite également les partis d'opposition épris de liberté à se prononcer pour le libre choix des parents et la possibilité d'exemption dans ce dossier.

Source : CNW

Voir aussi

Espagne — Victoire des parents, fin du cours d'Éducation à la citoyenneté





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Les garçons éduqués dans le cadre d'une famille traditionnelle ont de meilleurs résultats scolaires

Un garçon élevé par une mère seule a moins de chance d'aller à l'université et d'y réussir qu'une fille ou un garçon qui a grandi avec ses deux parents. On croyait que seul le milieu culturel avait un effet, mais voilà que l'influence de la composition de la famille devient un déterminant supplémentaire, selon une étude parue fin 2011.

À l'origine des travaux, il y a deux chercheuses, Marianne Bertrand, professeur d'économie à l'Université de Chicago, et Jessica Pan, de l'Université nationale de Singapour.

Au début du secondaire, l'inégalité entre les sexes sur ce point est presque deux fois plus grande pour les enfants élevés par une mère célibataire que pour ceux grandissant dans une famille traditionnelle. Si l'on considère les exclusions à 14 ans, l'écart est de 25 % dans le cas des familles éclatées, contre 10 % dans les familles classiques.

Selon l'étude intitulée L'Ennui (ou les difficultés) avec les garçons, basée sur des données détaillées sur près de 20 000 enfants américains pendant plus d'une décennie, n'a pas découvert de preuve décisive que l'échec croissant des garçons à l'école trouvait son origine dans des facteurs liés à l'école.

Au contraire, l'étude constate que les garçons élevés en dehors d'une famille traditionnelle biparentale étaient plus susceptibles d'afficher des problèmes comportementaux et de maîtrise de soi en classe et qu'ils sont plus souvent suspendus ou renvoyés. Les données portent sur des enfants de 6 à 14 ans, mais le nombre de suspensions et de renvois est considéré comme un indicateur fiable de difficultés scolaires ultérieures.

Ces difficultés sont particulièrement marquées dans les familles monoparentales dont la mère « s'investit nettement moins auprès de ses fils ou se sent moins chaleureuse envers eux » qu'envers ses filles.

Source Daily Telegraph




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mardi 31 janvier 2012

Espagne — Victoire des parents, fin du cours d'Éducation à la citoyenneté

Le ministre de l'Éducation du gouvernement conservateur espagnol nouvellement élu vient d'annoncer qu'il allait éliminer le controversé programme d'éducation à la citoyenneté et le remplacer par un programme d'éducation civique et constitutionnelle.

Le journal La Razón annonçait ce matin la fin prochaine du controversé programme 

Jaime Urcelay, président de Professionnels pour l'éthique, a exprimé sa satisfaction à cette annonce.

« C'est une joie qui couronne de nombreuses années d'efforts et de lutte pour la liberté scolaire et contre un endoctrinement imposé par le gouvernement [socialiste] de l'époque. »

Depuis 2008, plus de 55 000 demandes d'exemption ont été soumises par des parents qui s'opposaient à la dimension d'endoctrinement politique, moral et sexuel du cours d'éducation à la citoyenneté. Plus de 3 000 procès se sont tenus en Espagne et 400 parents espagnols ont fait appel à la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg pour voir leurs droits de premiers éducateurs reconnus.

En attendant de connaître le détail du nouveau programme, Jaime Urcelay a rappelé qu'un programme qui expliquerait la Constitution espagnole et le système démocratique du pays n'avait rien à voir avec l'ancien programme malgré le titre trompeur de celui-ci. « Nous nous féliciterons de ce nouveau programme s'il ne tente pas d'influer sur les valeurs des étudiants et de façonner leur conscience et leur pensée à l'insu de leurs parents. »

Parents espagnols objecteurs de conscience

En outre, Urcelay a confirmé que le ministère de l'Éducation avait contacté les Professionnels pour l'éthique afin de tenir prochainement une réunion conjointe. Tout en se félicitant de l'élimination du cours d'éducation à la citoyenneté et ne pas s'opposer à un programme qui enseignerait des faits sur la Constitution, Jaime Urcelay a déclaré qu'il faudrait se demander s'il était opportun d'ajouter plus de matières au programme scolaire alors que d'aucuns préconisent plutôt que l'école se concentre sur les acquis de base (voir vidéo à partir de la deuxième minute). Jaime Urcelay a également tenu à féliciter tous les parents souvent fort seuls qui ont tenu bon dans cette lutte de longue haleine, malgré les menaces de la part des autorités du pays.

Le journal La Razón annonçait ce matin à la une, ainsi que dans un long article dans les pages intérieures, que le ministre de l'Éducation espagnol, José Ignacio Wert, allait annoncé aujourd'hui l'abolition du controversé programme d'éducation à la citoyenneté. Le journal saluait également cette décision dans un éditorial intitulé « Wert Acierta veut éliminer le sectarisme des salles de classe. »

Le reportage du quotidien comprenait également un résumé des principaux faits liés à ce conflit social et juridique provoqué par l'imposition du cours d'éducation civique par le gouvernement socialiste de Rodriguez Zapatero. Chaque année scolaire, près de mille familles gardent leurs enfants plutôt que des envoyer aux cours d'Éducation à la citoyenneté.

Le ministre espagnol de l'Éducation, José Ignacio Wert, annonce le 31 janvier 2012 l'abandon du controversé programme d'Éducation à la citoyenneté

Dès que l'intention du gouvernement socialiste de mettre en œuvre le programme d'Éducation à la citoyenneté fut connue, celui-ci suscita un vif débat de la part de parents espagnols pour qui l'État se transformait en éducateur moral de leurs enfants alors que ce droit revient aux parents.

Pour sa part, le gouvernement affirma que le cours permettait d'éduquer « aux valeurs démocratiques et à la tolérance » tout en concédant que le programme affichait un « sain relativisme ».

Le Parti populaire s'est opposé publiquement à ce cours depuis de nombreuses années. Pour reprendre les paroles d'Alicia Delibes, vice-ministre de l'Éducation de la Communauté de Madrid, en 2007 :
« C'est une éducation au contenu moral et politique très orienté. [...] La gauche prétend guider et former la conscience des enfants. »
Les manuels étaient également fortement teintés d'anticapitalisme selon La Actualidad Económica. L'OTAN c'était mal, l'ONU le bien, les ONG bien, les entreprises mal, etc. Un manuel d'éducation à la citoyenneté publié par les éditions Akal n'avait pas hésité à s'attaquer de manière frontale à l'Église catholique, avec des phrases telles que « L'Église a essayé de remplacer les lois avec ses dieux. » Il a également servi de prétexte pour donner des discussions de groupe sur la sexualité à des enfants de 12 ans sans le consentement de leurs parents. D'autres manuels faisaient la promotion de la Fierté homosexuelle ou proposait des lettres contre George W. Bush.

Des manuels d'Éducation à la citoyenneté suggéraient aux enseignants de demander aux élèves de faire « une évaluation critique de la division sociale et sexuelle du travail et des préjugés sociaux racistes, xénophobes, sexistes et homophobes » et déclarait que les professeurs devaient chercher à « réviser l'attitude des élèves envers l'homosexualité. »

L'Église catholique s'est également opposée à l'imposition du programme d'Éducation à la citoyenneté, le cataloguant de totalitarisme. Les parties du programmes les plus critiquées sont celles liées à l'éducation sexuelle, la promotion de formes familiales « multiparentales » et homosexuelles en contradiction avec les valeurs traditionnelles et plus généralement l'imposition par l'État d'un endoctrinement laïque ou areligieux. L'archevêque d'endoctrinement de Tolède, Antonio Cañizares, a déclaré les établissements qui imposaient ce programme « collaborent avec le mal ».




Voir aussi 

Espagne — le parti favori aux élections s'engage à supprimer le programme d'Éducation à la citoyenneté

Espagne — bilan désastreux pour les socialistes, il ne reste que l'idéologie et le chômage

Espagne — « sain relativisme » du programme d'éducation à la citoyenneté admis par le gouvernement

La cause ECR en Cour suprême du Canada suivie attentivement en Espagne

Espagne — Plainte contre l’éducation à la citoyenneté devant le parlement européen

L'Espagne poursuivie par des parents devant la Cour européenne






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Seize éminents savants dans le Wall Street Journal : « Réchauffement climatique ? Nul besoin de paniquer !»

Le Wall Street Journal publie un appel, signé par 16 scientifiques de grand renom, qui présentent leurs arguments en faveur d’une modération rationnelle face à l’alarmisme ambiant lorsqu’on parle du climat. Ils en appellent à une nécessaire réflexion sur le financement de la science climatique.

« Le texte suivant a été signé par les 16 scientifiques dont les noms et titres apparaissent à la fin de l’article.

Un candidat à un mandat officiel dans n’importe quelle démocratie contemporaine peut avoir à considérer ce qu’il faut faire — ou même, s’il faut faire quelque chose — au sujet du réchauffement climatique. Ce candidat devrait comprendre que l’affirmation souvent répétée, selon laquelle presque tous les scientifiques exigent que des actions décisives soient prises pour arrêter le réchauffement climatique, n’est pas fondée. En fait, un nombre important et croissant de savants et d’ingénieurs émérites contestent l'idée que des actions draconiennes doivent être menées au sujet du réchauffement climatique.

En septembre dernier, le prix Nobel de physique Ivar Giaever, un partisan du président Obama lors de la dernière élection, a démissionné avec fracas de l’American Physical Society (APS). Sa lettre de démission commençait ainsi :
Je ne renouvelle pas [mon adhésion] parce que je ne peux plus appuyer la position [politique de l'APS] selon laquelle «   Les preuves sont irréfutables, le réchauffement climatique est en train de se produire. Si aucune action n’est prise pour le contrer, des troubles significatifs des systèmes physiques, écologiques, sociaux, et de sécurité, de la planète, se produiront probablement. Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre, et nous devons commencer maintenant.   » Au sein de l’APS, on peut sans difficulté discuter pour savoir si la masse des protons change avec le temps, et comment se comporte un multiunivers, mais les preuves du réchauffement climatique seraient irréfutables   ?
Malgré une campagne qui dure depuis des décennies pour renforcer le message selon lequel l’augmentation des quantités de ce « polluant » le dioxyde de carbone va détruire la civilisation, un grand nombre de scientifiques, dont certains très proéminents, partagent les opinions d'Ivar Giaever. Et le nombre de ces scientifiques « hérétiques  » augmente chaque année.


Un des signataires, le professeur William Happer, professeur de physique à Princeton.

lundi 30 janvier 2012

France — La « gauche » en avait rêvé, la « droite » le fait

Nicolas Sarkozy, Luc Chatel et Valérie Pécresse
Comment Valérie Pécresse [ancienne ministre de l'Éducation supérieure en France, désormais porte-parole du gouvernement] peut-elle intimer l’ordre aux Grandes écoles d’édulcorer leurs concours afin de les ouvrir à la « diversité », comme elle vient de le faire dans son discours de clôture du colloque annuel de la Conférence des Grandes écoles ? Parce qu’ils sont objectifs et anonymes, ces concours sont jusqu’à présent le seul rempart de la méritocratie républicaine et la seule vraie chance de promotion sociale pour les élèves de tous milieux ayant de bonnes capacités d’intelligence et de travail. Si Mme Pécresse réussit à casser cet outil et la juste sélection qu’il permet, elle aboutira à désorganiser l’enseignement à l’intérieur même des écoles et à dégrader ainsi les derniers centres d’excellence et d’expertise existant dans le système français d’enseignement supérieur.

Il semble, malheureusement, que la ministre ait fait sienne la pensée de la gauche, puisque c’est la gauche qui, depuis les débuts de l’« école unique », croit qu’il suffit, pour réduire les inégalités sociales, de casser tous les thermomètres et de supprimer de façon obsessionnelle toutes les filières d’excellence. Au lieu de renverser cette logique responsable tout à la fois de l’actuel recul scientifique du pays – cruellement souligné par les classements internationaux – et du blocage de l’ascenseur social, le gouvernement veut la faire valoir dans les secteurs qui étaient restés jusque ici plus ou moins hors de sa portée, les Grandes écoles et les classes préparatoires (également menacées désormais ; voir à ce sujet le dernier livre de Jean-Paul Brighelli [1]). Pourtant, au lieu d’appliquer à ces deux secteurs les principes qui ont ruiné les universités, il ferait bien mieux de faire l’inverse, c’est-à-dire de conférer aux universités un peu de la vertu des Grandes écoles en y rétablissant la sélection, en luttant contre la politisation, en développant leur autonomie (il a commencé à le faire), et surtout en créant les conditions juridiques propices à la création d’universités privées concurrentes susceptibles de redonner le la à ces grands corps malades, coûteux et stériles que sont nos universités-stationnements. Mais non, c’est au dernier système qui marche que le gouvernement s’en prend !

La France n'a jamais été la terre d'élection de la liberté scolaire. Elle en paie le prix fort.

Yves Morel, dont l’ouvrage La fatale perversion du système scolaire français vient de paraitre aux éditions Via Romana, livre dans les colonnes de Liberté scolaire sa vision personnelle et érudite de l’histoire de la liberté d’enseignement en France.

La France n’a jamais été la terre d’élection de la liberté de l’enseignement, à moins dire. Jusqu’au milieu du XVIIe siècle, l’enseignement des élites sociales et du clergé relevait des universités, cependant que l’enseignement populaire incombait aux écoles cathédrales des églises. À partir du milieu du XVIIe siècle, les collèges jésuites supplantèrent les universités de plus en plus sclérosées, cependant que, pour l’éducation du peuple, s’activaient les Frères des Écoles chrétiennes. En 1762, Louis XV ordonne l’expulsion des Jésuites, ce qui entraîne la disparition de leurs collèges. Pour les remplacer, le duc d’Aiguillon conçoit des collèges d’Etat aux mains de maîtres laïcs (ce qui ne signifiait pas que l’enseignement dût l’être) dans son Essai d’éducation nationale (1763) qui fait de lui le créateur de ce vocable. Louis XV s’inspire de lui, crée certains de ces collèges et institue le concours d’agrégation pour le recrutement de leurs maîtres. Mais d’autres préoccupations (la réforme judiciaire, l’assainissement des finances) et la mort (1774) l’empêchent d’aller plus loin, et ses idées seront ignorées de Louis XVI.

La Convention ferme les vieilles universités en octobre 1793, puis, après divers projets avortés, crée, par la loi Daunou du 3 brumaire an IV (25 février 1795), un enseignement public à trois degrés, primaire (non obligatoire), secondaire (écoles centrales), et supérieur (écoles spéciales). L’enseignement primaire reste embryonnaire. Les écoles centrales et spéciales sont jugées trop libérales d’esprit et trop autonomes par Bonaparte, qui les ferme et les remplace par les lycées et facultés de son Université de France, calquée sur le modèle jésuitique et donc axées sur les humanités (les écoles centrales et spéciales accordaient, elles, une large place à l’enseignement scientifique et technique, à l’histoire et à la géographie). Cette Université d’État, centralisée suivant le modèle jacobin, a le monopole de l’enseignement.