mercredi 15 octobre 2008

Le nonce apostolique très réticent envers le cours d'éthique et de culture religieuse

Extraits d'une lettre envoyée par M. Luciano Dorotea, ex-représentant du gouvernement à la délégation du Québec à Rome, parue dans La Presse du 14 octobre 2008.
Normalement, les ambassadeurs en poste sont contraints à un devoir de réserve dans leurs déclarations publiques et s'expriment par la voie diplomatique (notes et rencontres). Il est donc surprenant de voir le Nonce apostolique au Canada (l'ambassadeur du Saint-Siège), Son Excellence Mgr Luigi Ventura, déclarer le 2 octobre dernier, dans Avvenire que la loi québécoise sur le Programme d'éthique et de culture religieuse « apparaît contraire aux normes constitutionnelles (canadiennes) et peut-être aussi à la Charte des droits de l'homme, en ce qui concerne la liberté des parents à éduquer ». Selon le Nonce, cela amène, dans les faits, à « construire une religion laïque, l'État s'érigeant en organisme d'éducation morale, en maître d'une doctrine qui a comme dogme : personne n'a le monopole de la vérité ».

Réponse à M. Blouin enseignant au secondaire

Réponse à M. Blouin, enseignant à l'école secondaire Wilfrid-Léger de Waterloo. Cette lettre ouverte fut publiée dans La Voix de l'Est.
Monsieur Dominic Blouin,

J’ai été surpris de la teneur de votre lettre parue mardi dernier. Que la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) utilise les médias pour promouvoir la cause qu’elle promeut, il n’y a là rien d’autre qu’un procédé que tous les groupes citoyens utilisent et qui renvoie à la liberté d’expression dont vous profitez vous-même allègrement. Quant aux critiques acerbes que vous exprimez sur la religion, c’est justement à cause de telles opinions et attitudes que la CLÉ a raison de combattre le nouveau cours obligatoire d’Éthique et de culture religieuse.

Guy Durand
Professeur retraité de l’Université de Montréal
Durham

mardi 14 octobre 2008

Éthique religieuse : la mobilisation des parents se poursuit

Extraits d'un article de la Tribune de Sherbrooke du 11 octobre 2008 (p. 51) :

WINDSOR – Dans la continuité du mouvement de Valcourt, les tenants du boycott du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) s'organisent peu à peu à Windsor. Une cinquantaine de personnes ont assisté cette semaine à une soirée d'information pour réclamer le droit de dire non au programme d'ECR. Des parents, grands-parents, prêtres et quelques enfants venus d'un peu partout en région ont écouté attentivement les arguments de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), un regroupement qui mène de front la mobilisation contre le nouveau programme qui remplace l'enseignement confessionnel et moral au primaire et au secondaire. « Il est temps que le gouvernement veille au bien-être de nos enfants et qu'il cesse de se servir de l'école pour transmettre l'état du monde », a dit Annie de Champlain, enseignante et membre fondatrice de la coalition.

[...]

Sur le terrain


Dans la salle, les parents qui ont été tentés par le boycott du cours ont attendu jusqu'à la toute fin de la conférence pour partager leur expérience. « Au début, on a eu droit au chantage et au harcèlement par la direction de l'école, mais on s'est vite aperçu que c'était juste pour nous faire peur », a indiqué Sylvain Lamontagne, le porte-parole de la CLÉ dans la région. Brigitte Meunier et Rock Cliche, originaires de Magog et parents de trois enfants, ont également eu à faire face aux menaces en public de la part du directeur d'école de leur fille. « Même si elle a eu peur de ne pas passer son secondaire, ça ne nous a pas empêchés de la retirer des cours », confirme cette mère. À Valcourt, le réseau de bénévoles mis en place à la rentrée pour aller chercher et encadrer les jeunes pendant les cours d'ÉCR tient toujours. Après avoir vu toutes les demandes d'exemption refusées, les parents ont opté pour le retrait du cours en motivant tout simplement l'absence de leurs enfants. Du côté de Windsor, l'organisateur de la séance d'information, Michel Labonté, aurait souhaité une plus grande mobilisation de la population et prie pour que les Windsorois se rendent en masse à la marche provinciale de la coalition qui aura lieu le 18 octobre prochain, à Montréal. « On n'a pas eu accès aux écoles pour mettre des affiches sous prétexte que c'était contraire au règlement pédagogique des établissements d'enseignement. »

lundi 13 octobre 2008

Des commissaires tentent de museler des parents et leur avocat

Repentigny, jeudi 9 octobre, trois parents avaient rendez-vous avec les commissaires de la C.S. des Affluents qui formaient le comité d’appel pour les demandes d’exemption au cours d’éthique et culture religieuse. Alors que les comités d’appel sont habituellement formés de trois ou quatre commissaires, la Commission scolaire des Affluents en avait réuni dix.

Les trois parents étaient accompagnés d’un avocat chargé de faire entendre leur point de vue auxdits commissaires, comme cela s’est fait devant les autres commissions scolaires.

Les commissaires ont refusé d’entendre Me Côté. Ils désiraient que celui-ci se restreigne à « compléter » les dires des parents présents. Ils ont alors soumis un des parents, Madame Bélisle, à la question sur les motifs écrits accompagnant sa demande d'exemption pour son enfant au cours d'éthique et de culture religieuse. Déstabilisée et très intimidée par ces dix commissaires, Mme Bélisle a passé un très mauvais quart d’heure.

Me Côté s’est insurgé contre ces procédés et a informé les commissaires qu’ils commettaient là une grave violation du droit d’être entendu (et représenté), et que ceci risquait fort d’invalider toute décision prise par les commissaires.

Pendant ce temps, une autre famille de parents qui demandaient la dispense était tenue à l’écart dans la salle du personnel, alors que la veille la secrétaire de la commission scolaire les aurait informés que les deux familles devaient être entendues simultanément, leurs dossiers et arguments étant semblables.

Me Côté ne s’est pas laissé intimider et comme celui-ci s’obstinait à défendre Madame Bélisle, les commissaires leur ont demandé de sortir de la salle pour délibérer. Les commissaires devaient se réunir « 5 ou 10 minutes ». Leur délibération dura plus d’une demi-heure.

Ce délai écoulé, un des commissaires est venu chercher les parents et leur avocat pour leur annoncer qu'ils seraient tous entendus en même temps.

Une fois revenu dans la salle, le président du comité de révision a résumé à sa façon la situation : l’ordre du jour avait été dérangé par la présence de Me Côté !

La séance de révision a donc été ajournée jusqu’à ce que siège le prochain conseil des commissaires qui décidera s’il permet aux parents d’être représentés par un tiers ou si ce tiers doit se restreindre à « compléter » les dires des parents qu’il représente.

« Pour le bien de la Commission scolaire et des parents » de justifier le président du comité de révision, « et pour le bien des enfants » d’ajouter l’un des commissaires.

Une fois de plus, on voit à l’œuvre cette prétention de la machine éducative qui s'arroge le droit de décider à la place des parents ce qui est bon pour leurs enfants. À l’écoute de cette justification paternaliste, un des parents a signifié en termes vigoureux à toute l’assemblée présente que « les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, de le noter et de bien en tenir compte dans leurs prochaines délibérations et décisions ».

Le conseil siègera le 28 octobre et prendra alors une décision sur la façon dont les parents peuvent désormais être entendus et représentés. À l’issue de cette réunion, le conseil fixera la date du comité de révision ajourné. Les parents pourront-ils être accompagnés par leur conseil juridique ? Notons qu’un des commissaires est pour sa part avocat. Les commissaires prendront-ils des dispositions afin que les parents soient de plus en plus isolés face à un comité nombreux — qui lui accueille un avocat — et qui est visiblement hostile ?

dimanche 12 octobre 2008

Parents, réclamez le droit de choisir pour vos enfants !

Dénoncez l’imposition du cours d’éthique et culture religieuse !

Depuis septembre, le gouvernement du Québec impose le cours d'éthique et de culture religieuse dans toutes les écoles primaires et secondaires, même les écoles privées confessionnelles qui ne reçoivent aucun subside. Il fait la promotion de ses valeurs éthiques jugées par beaucoup comme relativistes et de sa nouvelle conception pluraliste de la spiritualité où un ensemble de religions et de croyances sont présentées comme toutes aussi légitimes les unes que les autres. Prêchant la tolérance et la diversité, le gouvernement veut imposer à tous sa vision des religions et de la formation morale et brime ainsi les droits de tous les enfants, parents et enseignants du Québec.

Parents, réclamons le droit de choisir pour nos enfants!

PARTICIPEZ À LA MARCHE : samedi 18 octobre 14 h 00

Autocars pour se rendre à la marche de Montréal

Des autobus sont mis à votre disposition pour vous permettre de participer à la Marche du samedi 18 octobre à Montréal :

De Québec

DÉPARTS :
— Église St-Rodrigue, 4760 1re avenue Charlesbourg à 9 h 15.
— Église St-Charles-Garnier, 1215 Chanoine-Morel, Sillery à 10 h 00
— Chapelle de Laurier Station à 10 h 30,

Retour: vers 20 h 00 à Québec.

Autobus de luxe au coût de 15 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans : gratuit.
Réservez vos places : 418-877-2072 avant le 15 octobre.

De St-Romuald

DÉPART :
— MAXI Saint-Romuald, 940 chemin du Sault (coin route 132) à 10 h 05

Autobus de luxe au coût de 15 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans: gratuit

Retour vers 20 h 00 à Québec

Réservez vos places: 418-877-2072

De la Beauce

DÉPARTS:
— Église St-Georges : 8 h 15
— Église de Beauceville : 8 h 30
— Église de St-Joseph : 8 h 45

Transfert à l'église St-Charles-Garnier, 1215 rue Chanoine-Morel (coin boul Laurier)

Retour à Québec vers 19 h 00, ensuite l’autobus se rend en Beauce aux trois arrêts.

Autobus de luxe au coût de 15 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans: gratuit.

Réservez vos places: 418-774-3612 avant le 15 octobre.

De Mascouche

DÉPART: Église baptiste évangélique de Terrebonne-Mascouche 693 chemin des Anglais, Mascouche, Québec
Coût: gratuit

Retour: vers 17 h 00

Réservez vos places: 450-722-3062

De Valcourt

DÉPART : Stationnement de l’église à Valcourt, 800 rue St-Joseph, vers 11 h 15

Retour vers 17 h 30

Autobus au coût de 5 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans gratuit.

Réservez vos places : 450-532-5606 ou marthe-sylvain@cooptel.qc.ca le plus tôt possible.

De L’Ange-Gardien

DÉPART: Église de l’Ange-Gardien à 12 h 30

Retour vers 17 h 00
Autobus au coût de 5 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans: gratuit.

Réservez vos places auprès de Diane : 450-777-2743 ou christian.bergeron@ae.ge.com avant le 15 octobre

De Granby

DÉPART: Église St-Luc, Granby, 100 rue Langlois (coin Langlois et Lafontaine) à 12 h 00

Retour vers 17 h 30
Autobus au coût de 5 $ par adulte, enfants de moins de 18 ans: gratuit.

Réservez vos places auprès de Diane : 450-777-2743 ou christian.bergeron@ae.ge.com avant le 15 octobre.

De Magog

DÉPART: de l'église Ste-Marguerite à 11 h 00

Retour vers 17 h 00 de Montréal (donc arrivée à Magog vers 19 h 00)
Autobus gratuit pour tous, ne pas oublier d'apporter deux lunchs ou un lunch et une bonne collation pour la journée.

Réservez vos places auprès de Brigitte au 819-868-2872 ou robri@cgocable.ca avant le 16 octobre.

De Sherbrooke

DÉPART: des Terrasses Rock Forest (ancien Wallmart)

Retour vers 17 h 00 de Montréal (donc arrivée à Sherbrooke vers 19 h 15-19 h 30)

Autobus gratuit pour tous, ne pas oublier d'apporter deux lunchs ou un lunch et une bonne collation pour la journée.

Réservez vos places auprès de Claudette au 819-829-0188 ou claudette.lavallee@sympatico.ca avant le 16 octobre.

De Drummondville

DÉPART: De l'église Christ-Roi au 1800 110e avenue à 12 h 00
l'autobus est gratuit pour tous.

Réservez vos places au: 819-478-2134

De Chicoutimi

Informations à venir...

De Thetford Mines

Informations à venir...


Annonce de départs d'autres autocars sous peu.

samedi 11 octobre 2008

Nouveau retard des manuels ECR de la maison Fides

La maison d'édition Fides a annoncé un nouveau retard dans la publication de ses manuels ECR.

Le manuel ECR de l'élève pour la 4e primaire ne devrait désormais pas paraître avant la fin novembre. Les manuels pour la 5e et 6e primaires ne devraient pas être publiés avant février 2009. Quant aux guides pour l'enseignement aucun ne paraîtra avant la fin novembre.

M. Dickner, directeur éditorial des manuels ECR chez Fides, explique ce nouveau contretemps :« la production de plusieurs éléments constituant le matériel didactique se trouve hors de contrôle et, malgré tous nos efforts, il s'avère impossible d'éviter un délai supplémentaire. »

Difficultés liées aux nombreuses religions

Rappelons que Bertin Dickner expliquait le premier retard des manuels ECR par la difficulté liée à la place à accorder à chaque religion. Les débats entre experts peuvent aussi venir alourdir le processus, ajoutait alors M. Dickner. Le système d’approbation des manuels au ministère est complexe et s’étend habituellement sur trois mois. Pour le cours d’éthique et de culture religieuse, les manuels doivent en plus recevoir le feu vert d’un expert universitaire pour chacune des six religions à l’étude. « Il arrive que les experts du ministère ne s’entendent même pas entre eux ! », affirmait M. Dickner.

Cela n'a évidemment rien de bien singulier : nous pensons qu'il est même impossible de satisfaire tout le monde à la fois en matière religieuse à moins de rester superficiel (ou de ne sélectionner que des gens d'une même sensibilité) et c'est une des raisons qui nous ont amenés à nous opposer à ce cours : une pointure pour tous ! Ça va faire mal aux orteils ! Et surtout à quoi bon ?

Les privations de droits qui ont accompagné l'introduction du cours ECR

Petite vidéo de la CLÉ (Québec) sur les privations de droits qui ont accompagné l'introduction du cours ECR.


Vidéo ici.

mercredi 8 octobre 2008

On parle du cours d'Éthique et de culture religieuse à Rome

Extraits d'un article tiré de Eucharistie miséricordieuse.

« Rome, le 8 octobre 2008 - (E.S.M.) - C’est justement l’archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, que Benoît XVI a chargé d’ouvrir et de conclure les travaux [du synode des évêques à Rome] De plus, le cardinal Ouellet est l’un des témoins les plus avertis et les plus critiques de la métamorphose qui, en quelques décennies, a fait du très catholique Québec une terre de mission. »

[...]

« C’est la dictature du relativisme appliquée dès l’école primaire », a protesté le cardinal Ouellet. Mais sa voix reste isolée. Si 80% des familles continuent de demander l’enseignement de la religion catholique, une seule école, la Loyola High School de Montréal, a présenté un recours devant la cour suprême contre le cours obligatoire désormais imposé par la loi.

Georges Leroux, philosophe de l’Université de Montréal qui a conçu le nouveau cours, affirme « qu’il est désormais temps de transmettre la culture religieuse non plus comme croyance mais comme histoire, comme patrimoine universel de l’humanité ».

[...]

Le cardinal Ouellet a décrit et analysé le cas typique du Québec dans un article du dernier numéro de Vita e Pensiero, la revue de l’Université Catholique de Milan. Un article d’autant plus intéressant qu’il est paru à la veille d’un synode des évêques précisément consacré à savoir « comment rendre l’annonce de l’Évangile plus efficace à notre époque ».

Voici l’article :

Où va le Québec ? A propos de la foi et de la laïcité

[...]

Ce changement provoque le désarroi et la colère de nombreux parents qui se voient privés, au nom d’une dernière réforme et de la modernisation du système scolaire québécois, de l’un de leurs droits acquis. Sans tenir compte de la primauté du droit des parents et de leur volonté clairement exprimée de garder la liberté de choisir entre enseignement confessionnel et enseignement moral, l’État supprime l'enseignement confessionnel et impose un cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse dans les écoles tant publiques que privées.

Aucun pays européen n’a jamais adopté une orientation aussi radicale, qui révolutionne les convictions et la liberté religieuse des citoyens. De là le profond malaise, le sentiment d'impuissance de nombreuses familles face à un État tout-puissant qui paraît ne pas craindre l'influence de l’Église et peut donc imposer sa loi sans conditionnements supérieurs. Le sort le plus scandaleux est celui des écoles catholiques privées, que le jeu des subventions gouvernementales force à marginaliser leur enseignement confessionnel au profit du cours imposé par l’État partout et à tous les niveaux.

L'opération de recentrage de la formation éthique et religieuse du citoyen par le biais de ce cours obligatoire réussira-t-elle à préserver un minimum de points de référence pour assurer une vite commune harmonieuse ? J’en doute, je suis même sûr du contraire, parce que cette opération est faite au prix de la liberté religieuse des citoyens et surtout de celle de la majorité catholique. De plus elle est fondée exclusivement sur une "connaissance" des croyances et rites de six ou sept religions. Je doute que des enseignants vraiment peu préparés à relever ce défi puissent enseigner avec une neutralité totale et de manière critique des notions qui sont encore moins compréhensibles pour eux que leur propre religion. Il faut être très ingénu pour croire que ce miracle d’enseignement culturel des religions produira un nouveau petit Québécois, pluraliste, expert en relations inter-religieuses et critique envers toutes les croyances. Le moins que l’on puisse dire est que la soif de valeurs spirituelles sera bien loin d'être étanchée et qu’une dictature du relativisme risque de rendre encore plus difficile la transmission de notre héritage religieux.

[...]

La réforme impose que la loi soumette les religions au contrôle et aux intérêts de l’État, mettant fin aux libertés religieuses acquises depuis des générations. Cette loi ne sert pas le bien commun et ne pourra pas être imposée sans être perçue comme une violation de la liberté religieuse des citoyens et des citoyennes. Il ne serait pas raisonnable de la conserver telle qu’elle a été promulguée, parce qu’elle instaurerait un légalisme laïciste étroit qui exclut la religion de l’espace public. Les deux piliers de notre identité culturelle nationale, la langue et la religion, sont historiquement et sociologiquement appelés à s’épauler ou à s’écrouler ensemble. Le moment où une nouvelle alliance entre la foi catholique et la culture émergente redonnera à la société du Québec plus de confiance en elle-même et de foi en l'avenir n’est-il pas arrivé ?

Depuis toujours le Québec vit de l'héritage d’une tradition religieuse forte et positive, exempte de grands conflits et caractérisée par le partage, l'accueil de l’étranger et la compassion envers les plus démunis. Il faut protéger et entretenir cet héritage religieux fondé sur l'amour qui est une force d’intégration sociale bien plus efficace que la connaissance abstraite de quelques notions superficielles sur six ou sept religions. En ce moment, ce qui est le plus important, c’est que la majorité catholique se réveille, reconnaisse ses véritables besoins spirituels et renoue avec ses pratiques traditionnelles pour être à la hauteur de la mission qui est la sienne depuis l’origine.

« Véritable lavage de cerveau multiculturaliste »

Extrait du dernier numéro de l'Action nationale, octobre 2008, volume XCVIII n° 8, tiré d'un article de Joëlle Quérin, doctorante en sociologie à l'UQAM, portant le titre « Crispation identitaire » et « crispation des perceptions » — Une critique du double diagnostic de Bouchard et Taylor.
« Le Rapport [Bouchard-Taylor] suggère notamment de promouvoir le nouveau cours d'Éthique et culture religieuse qui est entré en vigueur en septembre 2008 et qui consiste en un véritable lavage de cerveau multiculturaliste auquel les enfants auront droit [sic] de leur entrée à l'école primaire jusqu'à leur sortie de l'école secondaire. Ce combat est sans doute le plus urgent à mener. »

« Pensée magique » du programme d'éthique et de culture religieuse

Extrait du dernier numéro de l'Action nationale, octobre 2008, volume XCVIII n° 8, tiré d'un article de Benoît Dutreuil, chercheur postdoctoral à l'UQAM, portant le titre Bouchard et Taylor — Pourquoi en savons-nous toujours aussi peu ?
« Le raisonnement des auteurs [du rapport Bouchard-Taylor] coïncident avec une forme de pensée magique que l'on retrouve également dans le nouveau Programme d'éthique et de culture religieuse.

La méconnaissance de l'Autre conduit nécessairement à la méfiance et au mépris, alors que sa connaissance mène au respecte et au dialogue. Cela n'est pas nécessairement faux, mais ça dépend de l'Autre en question. Si l'Autre adhère à des pratiques et à des valeurs qui nous répugnent, il n'est pas impossible qu'en le connaissant mieux, l'on en vienne à renforcer notre jugement négatif. En soi, le préjugé est donc neutre. Il peut nourrir la méfiance, mais il peut également nourrir une attitude démesurément favorable envers autrui, en nous incitant à lui accorder le bénéfice du doute qu'on lui refuserait en d'autres circonstances. »