Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mardi 23 avril 2024
Si Apple perd face à la Chine, l'Occident perdra aussi selon The Spectator
Marguerite Stern et Dora Moutot alertent sur les dérives de l’idéologie transgenre
Figures du féminisme à la fin des années 2010, Marguerite Stern et Dora Moutot ont pris leur distance avec les mouvements qu'elles côtoyaient, tant ces derniers leur sont apparus gangrénés par l'idéologie transgenre. Aujourd'hui, elles tentent d'alerter sur les dérives de cette idéologie et des dommages qu'elle peut causer pour les plus jeunes et les plus vulnérables.
Dora Moutot et Marguerite Stern, essayistes et auteures de l'ouvrage « Transmania. Enquête sur les dérives de l'idéologie transgenre » aux éditions Magnus, répondent aux questions de Dimitri Pavlenko.
« Le destin belge de la France ? »
«Le destin belge de la France ?» (Partie 1) : l'édito de Mathieu Bock-Côté dans #Facealinfo sur CNews
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2e partie
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— CNEWS (@CNEWS) April 17, 2024
Suède — Malgré l'annonce du retour des manuels, encore des écrans à l’école
En Suède, l’introduction aux appareils numériques est prévue dans le programme de la petite enfance, dans les services de garde du réseau scolaire. Il s’agit d’une orientation que le gouvernement veut modifier, une consultation est en cours présentement.
Alors que la présence des écrans dans les écoles québécoises est de plus en plus remise en question, la Suède est souvent citée en exemple comme étant le pays où le bon vieux livre a pris sa revanche sur la tablette en classe. Or la petite révolution annoncée n’est pas encore réalité et certains se demandent même si elle finira bel et bien par se concrétiser, a constaté Le Journal.
Mai 2023. La nouvelle ministre de l’éducation suédoise, Lotta Edholm, annonce qu’elle veut réduire la place des écrans à l’école et y ramener les manuels scolaires et l’écriture manuscrite.
Des millions de dollars seront investis pour l’achat de livres dans les écoles suédoises, où les écrans sont présents depuis une bonne quinzaine d’années, et ce, parfois dès les classes de la petite enfance dans l’équivalent de nos garderies qui sont intégrées au réseau scolaire suédois.
« Les élèves ont besoin de davantage de manuels scolaires. Les livres papier sont importants pour l’apprentissage des élèves », a déclaré la ministre, qui estime que le réseau scolaire est allé « trop vite » avec l’introduction du numérique à l’école.
En Suède, de récentes études font état de problèmes de mémorisation, de concentration et d’apprentissage de la lecture liés à l’utilisation des tablettes en classe.
La proportion d’élèves suédois de 10 ans ayant de la difficulté à lire est d’ailleurs passée de 12 % à 19 % en cinq ans, ce qui a poussé le gouvernement de centre-droite à aller de l’avant avec ce virage.
La pandémie et la hausse récente de l’immigration dans ce pays pourraient toutefois aussi expliquer cette baisse, selon des experts.
Or depuis la rentrée, peu de changements ont réellement eu lieu dans les écoles suédoises.
Au cours des derniers jours, Le Journal a contacté une vingtaine d’écoles de Stockholm, sans réussir à en trouver une qui a procédé à des changements concrets cette année.
« Ce virage est très récent, aucune décision ou stratégie n’a encore été prise à ce sujet dans nos écoles », indique de son côté Nadia Bhere, agente des communications responsable des écoles primaires à Malmö, la troisième plus grande ville de Suède.
« Au cours des dernières années, nous avons consacré beaucoup d’efforts pour introduire le numérique en classe, il s’agit donc d’un grand virage annoncé, mais qui n’est pas encore amorcé », ajoute-t-elle.
Pas encore de directives
Des démarches sont en cours afin de modifier le programme d’apprentissage en petite enfance, pour les enfants âgés de 5 ans et moins, afin de retirer l’obligation d’utiliser des appareils numériques dans les services de garde.
Une consultation menée par l’agence nationale d’éducation, qui encadre le réseau scolaire, se déroule présentement jusqu’au début juin.
La ministre veut aussi apporter des modifications au programme de l’école primaire, mais rien de concret n’est encore sur la table.
Réseau scolaire décentralisé
Le réseau scolaire suédois est par ailleurs très décentralisé et il sera difficile de mettre en branle des changements malgré de nouvelles directives nationales, ajoute un Québécois qui enseigne dans une école secondaire en Suède depuis des années, mais qui a refusé d’être identifié.
« Les écoles ici ont beaucoup de latitude, elles font à peu près ce qu’elles veulent. Les changements impliquent beaucoup de résistance, plusieurs élèves ont leur ordinateur ou tablette en classe, alors ça va être très difficile de revenir en arrière », affirme-t-il.
Un directeur d’école primaire située près de Stockholm partage son avis. « C’est une annonce qui est avant tout politique. Je ne pense pas que ça va amener beaucoup de changements concrets, les appareils numériques sont déjà dans les écoles », affirme Thomas Österas.
« Mais il est possible d’avoir une approche plus équilibrée, ajoute-t-il. Chez nous, comme dans d’autres écoles, on n’a jamais cessé d’utiliser des livres et des manuels scolaires, même si on a des tablettes. »
Source : Journal de Québec
lundi 22 avril 2024
« On ne peut plus se contenter de défendre la liberté d’expression théoriquement. Il faut démanteler le complexe juridico-politique qui l’entrave »
Texte de Mathieu Bock-Côté paru dans Le Figaro du 20 avril 2024 sous le titre : « Transphobie » : quand les progressistes transforment leurs contradicteurs en délinquants idéologiques.
La tentative de censure du colloque des nationaux-conservateurs, à Bruxelles, auquel devait participer Éric Zemmour, et des conférences de Jean-Luc Mélenchon, a placé la question de la liberté d’expression au coeur du débat public, au point où Emmanuel Macron a cru devoir rappeler qu’en démocratie, mieux vaut combattre politiquement une idée que l’interdire. Ce qui relève du simple bon sens, mais ce qui est bien peu, pour peu qu’on scrute l’actualité.
C’était le cas d’Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie, qui a tweeté : « La transphobie est un délit. La haine de l’autre n’a pas sa place dans notre ville. Paris n’est pas la vitrine de cette haine crasse. » Il annonçait vouloir saisir l’entreprise exposant cette affiche «pour demander le retrait de cette publicité ». Il en rajoutait le lendemain. « Invoquer la liberté d’expression pour justifier les discours haineux, c’est la spécialité de l’extrême droite et c’est toujours aussi détestable et ridicule. Paris est et restera une ville refuge pour tous et toutes. Ne laissons pas gagner les diffuseurs de haine. »
David Belliard, autre figure de la mairie de Paris, n’était pas en reste : « (…) Cette publicité pour un bouquin transphobe participe à la normalisation de la haine envers les personnes trans. Une idéologie mortifère, à mille lieues des valeurs de Paris. Cette publicité doit être retirée. »
Le panneau publicitaire a été retiré. La campagne pour censurer la publicité du livre a fonctionné. On y trouvait tous les éléments justifiant aujourd’hui l’extension du domaine de la censure. D’abord l’assimilation de la critique du progressisme à un propos haineux, la haine consistant à ne pas souscrire au grand récit de la diversité heureuse. Dans le cas présent, c’est la théorie du genre et l’idéologie trans qu’il faut sanctuariser en expliquant que leur critique ne relève pas de l’opinion mais du délit et de la haine de l’autre : on parle alors de transphobie. On pourrait aussi dire que la critique de la théorie du genre relève désormais du délit d’opinion, même du délit de blasphème, que le régime diversitaire a sécularisé.
On en appelle alors à l’interdiction de tels propos. Elle peut passer par un appel classique à l’invisibilisation de celui qui est transformé en déviant idéologique, en délinquant de la pensée. Elle peut aussi passer par des poursuites judiciaires, menées par des associations militantes, souvent publiquement financées, pratiquant le harcèlement judiciaire contre ceux qui s’entêtent à mal penser.
L’objectif est toujours le même : associer une épithète calomnieuse à un adversaire politique, généralement en le faisant condamner par une justice elle-même idéologisée, et réduire désormais ce contradicteur à cette condamnation, en le transformant en délinquant idéologique, et en délinquant multirécidiviste, si les condamnations s’accumulent. Le récit médiatique permettra de présenter le condamné en paria. Dès lors qu’un individu est associé à «l’extrême droite», au «racisme», à la «transphobie», ou à d’autres termes semblables, il sera considéré comme radioactif. Tous comprendront qu’il vaut mieux ne pas s’y associer, sous peine d’être soi-même contaminé par ces mêmes étiquettes.
Transmania
par Dora Moutot et Marguerite Stern,
paru le 11 avril 2024,
chez Magnus,
398 pp.,
ISBN-10 : 2384220403
ISBN-13 : 978-2384220403.
Voir aussi
Sur l'interdiction d'une réunion politique à Bruxelles par un bourgmestre belgo-turc lié aux Loups Gris :
dimanche 21 avril 2024
Écosse : la Santé publique interrompt la prescription de bloqueurs de puberté pour les mineurs
Le 18 avril, le NHS Greater Glasgow and Clyde (NHSGGC) a révélé qu’il avait déjà suspendu le traitement de nouveaux patients depuis la mi-mars suite à la décision du NHS England de suspendre la prescription de bloqueurs de puberté.
Les bloqueurs de puberté provoquent des problèmes de fertilité « irréversibles »
Des preuves « sans précédent »
Une nouvelle alarme
Voir aussi
Trans — Recours constitutionnel d’une enseignante québécoise obligée de mentir aux parents
Bloqueurs de puberté : des données « insuffisantes »La présentation sélective et tronquée des faits par Isabelle Hachey de la Presse
Réputés singes pacifiques, les bonobos sont plus bagarreurs qu’on ne l’imaginait
Les mâles les plus querelleurs s’accouplent plus souvent avec les femelles, pour une raison qui reste encore à établir.
Il faut se méfier des bonobos. Sous leurs airs pacifiques, ces singes parfois qualifiés de « hippies » cachent en réalité des comportements violents, pas très différents des autres grands primates. À une nuance près. Quand la violence des chimpanzés est souvent intense et aveugle, pouvant aller jusqu’à l’infanticide, celle des bonobos est plus mesurée et ciblée. Les mâles bonobos ne se battent presque exclusivement qu’entre eux et ne s’entre-tuent pas. Une étude menée par la chercheuse française Maud Mouginot, actuellement en poste à l’université de Boston, et publiée dans la revue Current Biology, révèle en outre que ce comportement bagarreur offre plus de succès auprès des femelles..
«De précédents travaux avaient révélé plus d’inégalités reproductives entre les mâles chez les bonobos que chez les chimpanzés, explique Maud Mouginot. Cela pouvait indiquer l’existence d’une compétition intense entre mâles. On a donc voulu étudier et comparer les stratégies d’agression chez ces deux espèces.» Les scientifiques ont observé pendant deux ans douze bonobos mâles de trois communautés dans la réserve de Kokolopori, située au cœur de la République démocratique du Congo, et quatorze chimpanzés mâles de deux communautés du parc national de Gombe Stream, en Tanzanie..
Sociétés matriarcales.
Les deux espèces sont très proches génétiquement mais vivent dans des environnements différents. Les chimpanzés occupent ainsi de vastes étendues d’Afrique centrale, y compris des zones montagneuses où ils doivent rivaliser avec les gorilles ou les babouins pour se nourrir. Les bonobos, quant à eux, ne vivent que dans une partie relativement isolée du bassin du Congo, dépourvue de montagnes et d’espèces concurrentes. Là où les chimpanzés se répartissent sur une plus grande aire géographique et ont commencé à se battre pour des ressources limitées, les bonobos cantonnés au sud du fleuve Congo semblent bénéficier d’un environnement plus tranquille.
Ces deux espèces ont donc un comportement très différent. Les chimpanzés évoluent dans un environnement patriarcal. Les mâles forment des coalitions qui patrouillent sur un territoire. «Les rencontres intergroupes de chimpanzés sont impossibles, commente ainsi Maud Mouginot. Car, en fonction du nombre d’individus dans chacun des groupes, le risque qu’ils s’entre-tuent est très important ! ».
À l’inverse, les bonobos sont beaucoup moins nombreux (environ 15.000 individus restants selon l’union internationale pour la conservation de la nature, UICN) et vivent dans des sociétés matriarcales. Les interactions amicales entre les communautés sont courantes et fréquemment marquées par des démonstrations d’activité sexuelle enthousiastes. Ils sont notamment connus pour leurs comportements homosexuels très répandus, notamment chez les femelles, et pour leur propension à partager leur nourriture. « Il y a eu une tendance à sous-estimer, a priori, la violence chez les bonobos à cause de ces comportements que l’on considère très amicaux », commente Maud Mouginot. Il faut aussi rappeler qu’aucun meurtre de bonobo par un congénère n’a jamais été documenté dans la littérature scientifique, ce qui allait aussi dans ce sens..
Pourtant, les analyses de l’équipe de Maud Mouginot montrent que les mâles bonobos avaient presque trois fois plus d’interactions agressives que les chimpanzés, et trois fois plus d’altercations physiques. Si aucune des rencontres ne s’est avérée mortelle, les bonobos n’ont pas hésité à pousser, frapper ou mordre leurs adversaires. La violence est donc un trait commun aux deux espèces, que l’on retrouve au passage également chez leur plus proche cousin commun, l’être humain. Il est donc probable qu’on la retrouve également chez un ancêtre commun et qu’elle ait ensuite dérivé de différentes manières.
Un moyen d’éliminer les rivaux.
« Chez les chimpanzés, les mâles sont très agressifs envers les femelles et les contraignent à avoir des rapports sexuels, explique Maud Mouginot. C’est un comportement que l’on ne retrouve pas du tout chez les bonobos.» Les femelles bonobos sont souvent en position dominante dans leur groupe, et forment des alliances pour stopper les mâles qui pourraient tenter de s’accoupler avec elles. Les mâles n’ont donc que peu d’intérêt à se confronter à elles. « À l’inverse, la violence entre mâles chez les chimpanzés est beaucoup plus dangereuse, continue la scientifique. Car en s’en prenant à un individu, on peut se retrouver face à tout un groupe. Ce qui peut expliquer que, quoique plus agressifs, les mâles chimpanzés se battent moins souvent entre eux. Ils ont beaucoup plus à perdre. »
L’agressivité des bonobos entre mâles pourrait aussi jouer un rôle dans la reproduction. Les scientifiques ont noté que les femelles bonobos s’accouplaient plus souvent avec les mâles les plus agressifs. « On ne sait pas quel mécanisme il y a derrière cela, explique la scientifique. Ce n’est peut-être pas un choix des femelles. Mais en éloignant leurs rivaux potentiels, les mâles agressifs passent plus de temps auprès des femelles.» Plus qu’un outil de séduction, les auteurs pensent ainsi que l’agressivité serait un moyen d’éliminer les rivaux.
De précédents travaux avaient aussi montré que des mères bonobos de haut rang pouvaient aider leurs fils dans les combats entre mâles, les présentant même à des femelles fertiles et allant jusque monter la garde pendant l’accouplement. «Ces résultats nous interrogent sur la notion de conflit chez les grands singes», juge Maud Mouginot. Les rapports entre les individus sont bien plus complexes qu’on a pu le penser par le passé. Si les bonobos conserveront encore longtemps leur réputation de singes « hippies » adeptes de la cabriole, il ne faut pas oublier que, pour eux, faire l’amour, c’est aussi faire la guerre.
samedi 20 avril 2024
Le tiers des jeunes de 21 ans qui sont passés par la Protection de la jeunesse dans une situation précaire à l'âge adulte
Le tiers des jeunes de 21 ans qui sont passés par la DPJ se retrouvent dans une situation précaire à l'âge adulte. Ils sont 3 fois plus nombreux à être sans emploi, sans diplôme et sans formation.
— Patrice Roy (@PatriceRoyTJ) April 19, 2024
Le reportage de @GabProulxRC au #TJ18h
Plus de détails : https://t.co/hNF1Zzlp2k pic.twitter.com/ZnU5zhNieT
mercredi 17 avril 2024
Canada — Le gouvernement Trudeau va commencer à explorer les « hypothèques halal »
Réaction de Mathieu Bock-Côté sur la nouvelle ci-dessous :
On apprenait mercredi qu’Ottawa envisage désormais, dans le cadre de sa politique d’habitation et d’accès à la propriété, de s’ouvrir à ce qu’on nomme les hypothèques halal, et plus largement, aux exigences de la finance islamique.
On peut parler, de ce point de vue, d’une islamisation relative des politiques publiques.
Le gouvernement fédéral veut ainsi trouver ce qu’on appellera un accommodement raisonnable pour les musulmans les plus intégristes qui ne se sentent pas capables de vivre selon les codes des sociétés où ils se sont installés.
Je dis bien les musulmans les plus intégristes, ou si on préfère, les islamistes, car on devine qu’un très grand nombre de musulmans ne réclament rien de tel.
Multiculturalisme
Mais c’est la folie du multiculturalisme canadien de permettre aux radicaux de chaque communauté de s’en prétendre les représentants, et ainsi, de les prendre en otage, comme s’ils étaient les seuls à pouvoir parler en leur nom.
Le multiculturalisme, au Canada, n’est pas seulement une idéologie dominante constitutionnalisée. C’est une véritable religion d’État.
Le Canada sacralise tout ce qui se réclame de la diversité, pour peu que cette diversité soit «minoritaire».
Le Canada est ce pays qui a ajusté l’uniforme de ses policiers aux exigences religieuses des différentes communautés.
Le Canada est ce pays qui juge normal qu’on puisse prêter son serment de citoyenneté en niqab, et qui traite celle qui le fait en militante exemplaire, et même en citoyenne modèle!
Le Canada est ce pays qui représente publiquement une fillette voilée sur la couverture d’un document de la Commission des droits de la personne.
Le Canada est ce pays qui mobilise l’appareil fédéral pour combattre la loi québécoise sur la laïcité, en l’accusant de verser dans la discrimination.
Le Canada est ce pays qui a nommé une femme voilée représentante spéciale de la lutte contre l’islamophobie – et qui avalisait ainsi le concept d’islamophobie, consistant à criminaliser et à diaboliser toute critique de l’islam, et même de l’islamisme.
De ce point de vue, l’halalisation des hypothèques était probablement inévitable.
Et tout cela est appelé à aller bien au-delà des accommodements à répétition avec l’islamisme.
Le Canada est ce pays qui finance des catégories de gens d’affaires selon le critère de la couleur de la peau, et qui pratique aussi la discrimination positive excluant par principe les individus «blancs» de certains postes.
L’idéologie multiculturaliste s’est fanatisée: chaque communauté réclame désormais que l’État se plie à ses caprices ethnoreligieux.
Folie
Si l’État ne le fait pas, il est accusé de racisme systémique et d’exclure certaines catégories de la population. C’est ce qu’on appelle inverser notre rapport à la réalité.
Le Canada segmente sa population en communautés fermées les unes aux autres, il multiplie les silos identitaires, il refuse l’idée d’une citoyenneté partagée, pour préférer la racialisation des appartenances et le fanatisme religieux.
Le Canada est un pays qui marche sur la tête, et cela, depuis longtemps.
Billet du mercredi 17 avril
Le gouvernement fédéral dit qu'il a l'intention d'explorer de nouvelles mesures pour élargir l'accès aux « produits de financement alternatifs, comme les hypothèques halal ».
Selon le budget fédéral, le gouvernement libéral a déjà entamé des consultations avec les fournisseurs de services financiers et les diverses communautés « pour comprendre comment les politiques fédérales peuvent mieux soutenir les besoins de tous les Canadiens qui cherchent à devenir propriétaires. »
La religion islamique considère que le prélèvement d'intérêts est une forme d'usure et que les gains réalisés grâce aux intérêts sont injustes.
Des prêts hypothécaires conformes à la loi islamique sont déjà proposés par certaines institutions financières au Canada, bien qu'aucune des cinq « grandes banques » canadiennes ne les offre actuellement.
Selon des fonctionnaires s'exprimant en coulisses, les prêts hypothécaires alternatifs ne seraient pas nécessairement sans intérêt, mais pourraient inclure des frais réguliers qui remplaceraient les charges d'intérêt.
Le fait que peu d'institutions offrent actuellement des hypothèques islamiques au Canada et que le financement de ces hypothèques doit être halal sont autant de facteurs pouvant entraîner des frais d'emprunt plus élevés, dit M. Zuhair Naqvi, prêteur islamique interrogé par la SRC.
Comment ça marche ?
Des frais sont imposés, plutôt que les intérêts ajoutés à une hypothèque habituelle
Le prêteur peut rester propriétaire de la maison jusqu'à ce que l'emprunteur ait remboursé l'hypothèque, qui est repayée sous la forme d'une location à long terme, par exemple
Les sources de financement d'une hypothèque islamique doivent être halal
Le prêteur ne peut pas saisir la propriété en cas de non-paiement, contrairement à une hypothèque traditionnelle
mardi 16 avril 2024
Février 1934 en France : une menace fasciste ?
L'auteur : Olivier Dard est professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, spécialiste d’histoire politique. Il est l'auteur de biographies de référence consacrées à Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008, 527 p., 27 €) et à Charles Maurras. Le nationaliste intégral (Dunod, 2023, 432 p., 11,90 €). Il publie avec Jean-Philippet : Février 34. L'affrontement (Fayard, 752 pages, 34 €). Grâce à la mobilisation de nombreuses archives, le livre replace la manifestation du 6 février dans une plus large séquence.
Présentation du livre par l'éditeur
Le spectre des années trente plane sur la France d’aujourd’hui. Des mobilisations de masse récentes comme les gilets jaunes ont ravivé la mémoire de l’émeute sanglante du 6 février 1934, largement assimilée à une tentative de coup de force fasciste des ligues. La réalité fut bien plus complexe.
Olivier Dard et Jean Philippet s’appuient sur un dépouillement systématique des sources pour replacer cette journée au cœur d’une séquence de deux ans, de « l’hiver du malaise » de 1932-1933 à l’échec de « l’union nationale » autour de Doumergue à l’automne 1934. Ils racontent au plus près du terrain, entre Paris et la province, l’affaire Stavisky et ses multiples rebondissements, les coulisses et le déroulement de la manifestation meurtrière du 6 février, de même que ses répliques, tout aussi violentes, des 7 et 9 ainsi que du 12, marqué par une grève générale.
En examinant les multiples acteurs de ces journées – membres des ligues, communistes, forces de l’ordre ou simples passants –, cette somme propose une lecture renouvelée du 6 février 1934, par-delà les mythes et les récupérations.
Les auteurs
Professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université [et non plus La Sorbonne pour épouser l'ordre anglais des mots : Sorbonne University], Olivier Dard est un spécialiste d’histoire politique et tout particulièrement des années trente. Outre une synthèse sur le sujet (Les années trente. Le choix impossible, LGF/Le Livre de poche, 1999) et une étude sur Le rendez-vous manqué des relèves des années 30 (PUF, 2002), il a notamment publié des biographies consacrées à Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008) et à Charles Maurras. Le nationaliste intégral (Dunod/Poche, 2023).
Docteur en histoire de Sciences Po, Jean Philippet est chercheur indépendant après une carrière de conseiller parlementaire dans les deux Chambres. Sa thèse « Le temps des ligues. Pierre Taittinger et les Jeunesses Patriotes » fait autorité sur le sujet.
Février 1934,
L'Affrontement,
752 pp.,
ISBN-13 : 978-2213655260






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