jeudi 18 août 2011

Chaque année, il naît davantage d'enfants au Nigéria que dans toute l'Europe

• Le match Chine-Inde 

En 400 av. J.-C., la Chine (19 millions d'habitants) traînait derrière l'Inde (30 millions). En l'an 1000, elle était devant. En 1300, derrière. En 1800, largement devant. En 2011 aussi. Mais les projections indiquent qu'en 2050 l'Inde comptera 300 millions d'habitants de plus que la Chine (1,692 milliard contre 1,313).

• Le taux de fécondité 

Sans surprise, l'Afrique compte nombre de pays aux plus forts taux de fécondité. Le Niger arrive en tête avec une moyenne de 7 enfants par femme. À titre de comparaison, le taux de fécondité moyen dans le monde est de 2,5, et est dans l'Union européenne de 1,6.


• Le cas du Nigéria 

Le Nigeria est actuellement le 7e pays par son peuplement avec 162,3 millions d'habitants. Selon les projections, à l'horizon 2050, il sera le 3e après l'Inde et la Chine, avec 433 millions d'habitants. Pourtant, il est le 2e pays par le nombre de décès annuels d'enfants de moins de un an mais 3e en nombre de naissances annuelles, devant l'Union européenne, avec presque 8 fois plus de naissances qu'en France. Le Nigeria a une densité d'habitants au kilomètre carré à peine plus élevée que la France, avec un revenu national brut par habitant 5 fois inférieur à la moyenne mondiale.


Source : Le Figaro







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vendredi 12 août 2011

Émeutes d'Angleterre — « L'intelligentsia progressiste a brisé presque toutes les valeurs sociales »

Melanie Phillips revient dans le Daily Mail sur ce qu'elle considère être les causes profondes des émeutes et des pillages perpétrés récemment en Angleterre.

« Voilà que nous récoltons vraiment ce que nous avons semé. L'anarchie violente qui s'est emparée des villes britanniques est le résultat bien trop prévisible de trois décennies d’expérimentation progressiste, qui a réduit en miettes presque toutes les valeurs sociales fondamentales.

La famille mariée biparentale, la méritocratie éducative, le châtiment des criminels, l'identité nationale, l'application de la loi sur les stupéfiants et de nombreuses autres conventions fondamentales ont été jetés aux orties par une intelligentsia de gauche déterminée à mener une transformation révolutionnaire de la société.

Ceux d'entre nous qui, par le passé, ont averti que l'on jouait là avec le feu ont été traités de cinglés de droite, qui voulaient revenir à un mythique âge d'or.

Le résultat de cette politique : des scènes horribles et sans précédent de la part d'émeutiers violents, des maisons et des commerces en flammes et une épidémie de pillages.

[…]

Ces jeunes se sentaient parfaitement justifiés à « travailler la tire » et voler qui et ce qui leur plaisait. Ils ne comprennent d'ailleurs pas qu'il y ait des gens qui leur disent qu'ils ne devraient pas sauter sur l'occasion.

La pauvreté n'est pas ce qui a causé cette violence, comme certains l'ont affirmé de façon prévisible, mais bien un effondrement moral. Nous avons assisté à un effondrement total du comportement civilisé chez des adolescents tout droit tiré du roman fondamental de William Golding sur la sauvagerie adolescente, Sa Majesté des mouches.

Magasin de Tottenham incendié lors des émeutes
On a beaucoup parlé de « sauvageons », des appels déses pérés des autorités demandant aux parents de ces sauva geons de les garder la nuit à la maison et de les inter roger au sujet de tout objet volé qu'ils ramèneraient.

Comme s'il y avait des parents responsables dans ces foyers ! Nous n'avons pas uni quement affaire à des enfants insociables, mais aussi à des parents insociables.

Ces parents savent pertinemment que leurs enfants sont dans la rue. Ils les voient bien sûr revenir, titubants, avec leur butin. Mais ils sont trop ivres, drogués ou déconnectés pour encore s'en inquiéter, ou bien ils servent eux-mêmes à même le butin.

Comme David Cameron l'a observé, hier, il y a clairement des sections de notre société qui ne sont pas seulement désunies ou dysfonctionnelles, mais malades.

Les causes de cette maladie sont nombreuses et complexes. Mais on peut affirmer avec confiance trois choses : chacune d'entre elles trouve sa source dans l'intelligentsia progressiste, chacune d'entre elles a été créée ou exacerbée par le gouvernement travailliste ; et au cœur de tous ces problèmes se retrouve l'éclatement de la famille.

En effet, la majorité de ces enfants proviennent de foyers dirigés par une mère seule. Et le facteur unique le plus important dans tout ce gâchis est la suppression délibérée du facteur le plus déterminant dans la socialisation des adolescents qui les transforme de sauvageons en citoyens civilisés : un père qui est un membre pleinement impliqué dans la cellule familiale.

[...]

Lorsque le Parti travailliste est arrivé au pouvoir en 1997, il s’est attelé à détruire systématiquement non seulement la famille traditionnelle, mais l'idée même que des parents mariés constituent le meilleur environnement pour les enfants.

En outre, l'État-Providence a non seulement fermé les yeux sur cette dissolution de la famille, mais il l'a récompensé et encouragé, en ne considérant les besoins qu'en termes financiers en subventionnant la monoparentalité et les comportements destructeurs qu’entraîne l’absence d'un père.

La dépendance à l'aide sociale a, de surcroît, créé cette culture du « tout m'est dû » qu'ont exhibé de manière flagrante les émeutiers. Ils en ont conçu l'idée que la société devait leur assurer un revenu. Cette dépendance leur a également appris que leurs actions ne portaient pas à conséquence. Enfin, elle leur a enseigné que le monde tournait autour de leur nombril.

[...]

Car cette offensive contre le mariage — l'institution fondamentale de notre société — en pénalisant fiscalement les couples mariés où la femme ne travaillerait pas, s'est accompagnée d'un assaut simultané visant à saper l'identité même de cette société. Il ne fallait plus transmettre des connaissances à l'école, car c'était brimer l'autonomie de l'enfant et son estime de soi.

[...]

Tout cela a été aggravé encore par la catastrophe du multiculturalisme — la doctrine qui soutenait qu’aucune culture ne pouvait être considérée comme supérieure à une autre, parce que ce serait « raciste ».

[…]

Au lieu de renforcer les liens sociaux, le multiculturalisme les dissout — et introduit à leur place une guerre primitive de tous contre tous, où les groupes les plus forts détruisent les faibles.

 […]

Cette Angleterre disloquée peut-elle être réparée ? David Cameron, il faut s'en féliciter, dit vouloir être ferme. Mais aura-t-il le cran de prendre des décisions difficiles ?

Va-t-il, par exemple, supprimer les incitations fiscales à avoir des enfants hors mariage pour une femme ?

[...]

Réparer ces dégâts terribles requiert aussi, oserai-je le dire, un retour à la transmission énergique de la morale biblique.

[…]

Lorsque les responsables religieux cesseront de parloter comme des travailleurs sociaux aux idées molles et recommenceront à défendre les concepts moraux qui sous-tendent notre civilisation, et quand nos dirigeants politiques décideront de s'opposer à la guerre culturelle qui a été menée contre cette civilisation, plutôt que d’acquiescer passivement à sa destruction, alors — et alors seulement – nous pourrons commencer à affronter cette crise terrible.

[...]

»


L'avis d'Ezra Levant sur ces pillages



(Les « Charvs » dont l'historien David Starkey parle dans cette vidéo sont des représentants d'une sous-culture britannique dont le stéréotype aime les bijoux clinquants, vit de l'assistance sociale et de rapines, affectionne l'apparence d'un caïd, parle un argot prolo mêlé de termes américains et antillais et aime le rap.)


L'avis de Mark Steyn : les enfants de l'assistance et des stimulus




« En Grande-Bretagne, tout est réglementé et contrôlé, sauf le crime. Le Bureau national pour l'enfance, financé par l'État, a exhorté les puéricultrices et les surveillantes de garderie à consigner et à signaler tout propos raciste prononcé par des bambins, et ce dès l'âge de trois ans. »

Mark Steyn, After America, p. 204 (voir aussi Maclean's)




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jeudi 11 août 2011

Philosophie — Conférence sur Condorcet et l'instruction publique

Catherine Kintzler, née en 1947, est une philosophe française, spécialiste de l'esthétique et de la laïcité. Agrégée de philosophie, docteur en philosophie, elle est professeure1 émérite à l'université Lille III.

Elle s'est intéressée à Condorcet par réaction avec une politique scolaire ou l'école est adaptée, ouverte sur le monde et qui vise à centrer l'école sur l'élève, plutôt que les connaissances.




Voir aussi :

Condorcet : « Il faut donc que la puissance publique se borne à régler l’instruction, en abandonnant aux familles le reste de l’éducation. »




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mercredi 10 août 2011

La CLÉ lance une nouvelle campagne de financement pour 2011-2012

Nous reproduisons ci-dessous un message sur le lancement d'une nouvelle campagne de financement.


11 août 2011 — La CLÉ lance sa campagne de financement 2011-2012.

Grâce à nos très nombreux donateurs, la CLÉ a réussi à dépasser son objectif de financement de 100.000 $ pour 2010-2011.

La CLÉ a décidé de lancer une nouvelle campagne de financement de 50.000 $ pour 2011 et 2012 car

  1. Les frais juridiques liés à notre présence en Cour suprême ont dépassé de plusieurs milliers de dollars notre budget initial.
  2. Nous devons créer un fonds juridique afin de défendre d’autres parents qui voient leur liberté en éducation menacée que cela soit, par exemple mais pas uniquement, pour défendre l'accord passé avec le MELS il y a quelques années qui permet aux élèves qui le veulent d'être dispensés du cours d'éducation sexuelle — cours qui sera réintroduit sous peu dans les écoles québécoises — ou pour défendre les parents qui veulent limiter l'emprise de l'État dans les garderies et les CPE.
Il existe deux manières de nous nous faire parvenir vos dons :
  • Première procédure. Elle n’a pas changé. Utilisez-la si vous désirez contribuer au fonds juridique pour la cause en Cour Suprême de la famille Lavallée qui a connu un dépassement imprévu des coûts :
— Faire chèque à l’ordre de : Institut Rocher pour la liberté en éducation
— Inscrire au bas du chèque : Liberté religieuse
  • Deuxième procédure pour créer un fonds juridique pour nous aider à défendre la liberté des parents en éducation dans d'autres causes :
— Faire chèque à l’ordre de : Institut Rocher
— Inscrire au bas du chèque : Fond pour la CLÉ

Dans les 2 cas, un reçu fiscal vous sera envoyé pour tous les dons de 50 $ et plus.

L’adresse où envoyer les dons reste la même :

Coalition CLÉ
C.P. 3315
Valcourt
(Québec)
J0E 2L0





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lundi 8 août 2011

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine

Le plus récent ouvrage du célèbre chroniqueur culturel canadien Mark Steyn vient de sortir ce lundi en Amérique du Nord. Il est déjà numéro un sur Amazon.ca et Amazon.com dans la catégorie des essais politiques (il l'est aussi à la 13e place dans sa forme électronique aux États-Unis).

Mark Steyn est né en 1959 à Toronto d'une mère belge, il vit aujourd'hui au Nouveau Hampshire. Ses points de vue tranchés sont publiés dans le monde entier. Aux États-Unis, ses articles sont parus dans The Chicago Sun-Times, The Washington Times, The Orange County Register, The National Review, The New Criterion et The Atlantic Monthly. Au Canada, il fut un des principaux éditorialistes du défunt magazine politique le Western Standard, et le critique culturel de l'hebdomadaire Maclean's, qui détient le plus fort tirage du pays. On retrouve également sa signature dans de nombreuses publications internationales.

Ses chroniques dans Maclean's, reprises de son ouvrage America Alone (traduit en français), lui ont valu d'être traîné devant plusieurs commissions des droits de la personne du Canada par des groupes radicaux musulmans. Mark Steyn a condamné avec virulence le fonctionnement de ces commissions.

Mark Steyn manie avec régal la langue anglaise, sa prose foisonne de jeux de mots, de néologismes assassins, de phrases courtes et percutantes qui rendent la traduction de ses textes difficiles. Cette prose jouissive n'est pas sans rappeler celle du regretté Philippe Muray ou même celle du grand Rabelais (Mark Steyn ne dédaigne pas d'aborder la sexualité).

Dans son dernier ouvrage, After America, Mark Steyn se penche avec une plume trempée dans le vitriol sur l’européanisation croissante des États-Unis, du socialisme infantilisant, de la tyrannie du correctivisme politique, de la diplômanie, de l'émasculation de l'homo americanus et de nombreuses autres tares du progressisme. Malgré tout ce vitriol, malgré ce déclin par trop visible, on rit.

Comme ce carnet est voué à l'éducation, nous vous proposons ci-dessous deux extraits traduits d'After America sur ce sujet.

« En 1940, la majorité de la population américaine n'avait pas été à l'école pendant plus de huit années.

En 2008, 40 pour cent des jeunes âgés de 18 à 24 ans étaient inscrits à une université.

Nous nous dirigeons vers un monde où l'Américain moyen serait deux fois plus âgé au moment où il termine ses études qu'il ne l'était en 1940, il aura passé deux fois plus de temps sur les bancs de l'école — et, en théorie, il aura bénéficié de deux fois plus d'attention de la part de sa maîtresse d'école : le taux d'élèves par enseignant est deux fois plus bas que ce qu'il était il y a un siècle. Depuis 1970, le nombre d'employés dans les écoles publiques a même augmenté dix fois plus vite que le nombre d'élèves qui s'y inscrivaient sans avantage perceptible pour ce qui est du rendement des élèves..

[…]

Aujourd'hui, les « enseignants » ne prennent aucun risque avec leurs jeunes protégés, au point qu'ils en gardent autant que possible jusqu'à l'âge adulte. Quels dragons cet allongement constant des études a-t-il permis d'occire ? En 1940, avant que ce processus ne s'enclenche, les Américains avaient un taux d'alphabétisation de plus de 97 pour cent. Soixante-dix ans plus tard, lors d'une manifestation d'étudiants pour protester contre les coupes budgétaires à l'Université de Washington, les manifestants agitaient des pancartes où l'on pouvait lire ce slogan :

QU'ELLES ECOLES ? NOS ÉCOLES !1

[...] Des étudiants en lettres ?

L'éducation est le plus grand défaut structurel des États-Unis. Aucun pays n'a besoin d'envoyer la majorité (pour ne pas parler de « tous » comme le désire le président Obama) de ses enfants à l'université et aucun pays ne devrait le faire : tous les élèves n'ont pas les aptitudes requises, tous les enfants ne veulent pas y aller et tous les élèves qui veulent y aller ne devraient pas y aller. Pour la majorité qui s'y retrouve,   l'université est une perte de temps et d'argent. Des « professaillons » prétendent enseigner à des flemmards qui prétendent apprendre et les employeurs prétendent qu'il s'agit d'une formation. »

Israël — privatisation croissante de l'éducation

Confronté aux mêmes difficultés financières qu'ailleurs, l'État-providence est remis en question en Israël. Trois priorités caractérise cette plus grande responsabilisation fiscales des citoyens : la réduction du secteur public, la baisse de la pression fiscale et l’encouragement au secteur privé.

Résultat : les écoles font appel aux parents d’élèves pour financer une partie de leurs activités, les caisses de maladie font payer les malades pour l’achat de médicaments tandis que les crédits bancaires pour accéder à la propriété ont remplacé les prêts hypothécaires subventionnés.

La privatisation des services publics entamée en 2001 a d’abord concerné le système éducatif : alors que le nombre d’élèves a augmenté de 7 % entre 2001 et 2005, le budget affecté aux heures d’enseignement a diminué de 15 %. Pour faire face aux défaillances de l’État, la part des ménages dans le financement de l’éducation va en s’accroissant, alors que la gratuité de l’enseignement jusqu’à 16 ans deviendrait de plus en plus relative.

Les directeurs d’école se trouvent dans l’obligation de rechercher d'autres sources de financement pour assurer des activités réalisées dans le cadre scolaire, et les parents sont mis à contribution pour ne pas subir une baisse de la qualité ou de la quantité des services fournis à leurs enfants. Dorénavant, plus du quart des dépenses nationales d’éducation est financé par des sources privées, c’est-à-dire principalement par les parents d’élèves et les étudiants. La réduction continue des heures d’enseignement a obligé aussi les parents à accroître leur budget pour des activités extrascolaires, cours particuliers et clubs divers.

Source : CCFI




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dimanche 7 août 2011

Australie — pas de preuve d'une baisse du couvert corallien

Vidéo de vulgarisation pour les jeunes
On répète aux enfants (comme aux adultes) que le « changement climatique » (le climat change sans cesse !) et « la pollution du méchant carbone » (la nourriture des plantes !) sont responsables de la disparition prochaine des récifs coralliens et plus particulièrement de la Grande Barrière de corail au large de l'Australie.

Or voici qu'une étude quantitative importante de l'Institut australien des sciences de la mer remet en question cet élément de la vulgate catastrophiste.

Selon Osborne et al. (2011), « le changement climatique est largement considéré comme la plus grande menace pour les écosystèmes des récifs coralliens ». Par conséquent, et notant en outre que « l'ampleur et l'étendue du blanchissement sur la Grande Barrière de corail [GBC] depuis 1998 est sans précédent (Oliver et al., 2009), ils ont décidé de quantifier l'évolution du couvert corallien vivant de la Grande barrière pendant la période critique allant de 1995 à 2009 que les alarmistes affirment avoir été la décennie et demie la plus chaude depuis au moins mille ans.

Dans le cadre de la recherche continue de l'Institut australien des sciences de la mer, des colonies coralliennes réparties sur 47 récifs ont été sondées sur une base annuelle entre 1995 et 2009 dans six secteurs latitudinaux le long des 1300 km de la GBC.

Les quatre chercheurs de l'Institut australien des sciences de la mer concluent que « le couvert corallien a augmenté dans six sous-régions et diminué dans sept sous-régions », dans certains cas ces changements « sont très dynamique alors que d'autres sont très stables. » Quant à l'ensemble du système récifal, ils signalent que « dans l'ensemble le couvert corallien régional est resté stable (en moyenne 29 % et allant de 23 % à 33 % selon les années) sans diminution notable entre 1995 et 2009. » Les chercheurs affirment en outre clairement qu'ils n'ont trouvé « aucune preuve d'une baisse générale et systématique du couvert corallien depuis 1995.  »

« Les épidémies d'étoiles de mer Couronne d'épines (Acanthaster planci) [qui se nourrissent de coraux] et les tempêtes ont été responsables de plus de perte des coraux durant cette période que le blanchiment ou les maladies, et ce malgré deux épisodes massifs de blanchissement et une augmentation de l'incidence de maladie du corail » d'ajouter les quatre chercheurs australiens dans leur rapport.

Malgré toutes les influences négatives prétendument inédites dues aux changements climatiques au cours de la dernière décennie et demie, les coraux de la Grande Barrière semblent avoir tenu bon et maintiennent une présence stable tout le long des 1300 km.

Ces bonnes nouvelles ne facilitent pas les choses pour le gouvernement travailliste australien qui essaie d'imposer une taxe sur le carbone malgré une très vive opposition de la population qui ne voit pas pourquoi rendre l'Australie moins compétitive de la sorte alors que l'effet sur le climat de cette dîme écologiste est au mieux négligeable et sans doute proche de nul.


Andrew Bolt sur la taxe sur le carbone en Australie
(en anglais australien, puis avec l'invité, une pointe d'accent sud-africain)

Pour le Professeur Murray Salby, titulaire de la chaire sur le climat à l'Université Macquarie d'Australie, une grande partie de la hausse du dioxyde de carbone dans l'atmosphère pourrait être naturelle et ne serait pas due à un réchauffement anthropique.

Selon le prof. Salby, « Quiconque croit que la science liée à cette chose complexe [qu'est le climat] est chose réglée vit dans un monde imaginaire. » Les modèles climatiques utilisés par les partisans du réchauffement planétaire suggèrent que nous devrions avoir deux fois le réchauffement que nous mesurons  actuellement. (Écouter sa conférence en anglais)



Ces déclarations font suite à un autre article de chercheurs de l'Université de l'Alabama (UA) à Huntsville qui suggèrent que le réchauffement planétaire ne se produit pas aussi rapidement que ce que les modèles climatiques prédisent.

Roy Spencer, chercheur principal au Centre des sciences de la Terre de l'UA, et son collègue Danny Braswell affirment que les observations du satellite Terra de la NASA démontrent que, lorsque le climat se réchauffe, l'atmosphère terrestre libère davantage d'énergie vers l'espace que ce que les modélisateurs ont programmé dans les modèles utilisés pour prévoir les changements climatiques
.



Le professeur et climatologue Tim Ball parle avec Ezra Levant de cet article de l'Université d'Alabama





Sources :

Disturbance and the Dynamics of Coral Cover on the Great Barrier Reef (1995–2009) par Kate Osborne, Andrew M. Dolman, Scott C. Burgess et Kerryn A. Johns de l'Institut australien des sciences de la mer.

On the Misdiagnosis of Climate Feedbacks from Variations in Earth's Radiant Energy Balance par Roy W. Spencer et William D. Braswell, Université de l'Alabama à Huntsville.

Espagne — bilan désastreux pour les socialistes, il ne reste que l'idéologie et le chômage

Jose Luis Rodriguez Zapatero, à droite, le soir des élections régionales le 22 mai 2011
Les élections législatives anticipées en Espagne suscitent beaucoup de commentaires. Le conservateur espagnol De la cigüeña de la Torre résume ainsi le bilan des socialistes de Zapatero :

« Cinq millions de chômeurs [21,29 % !], l’unité nationale en grave danger, tout le crédit international perdu, sur le point d’être l'objet d'une intervention économique extérieure ; à force de mensonges et d'idéologie, l’échec du PSOE lors des dernières élections municipales et régionales n’allait être rien à côté des élections législatives qui approchaient. Les siens ont donc jeté Zapatero par-dessus bord comme d’un bateau l’on jette les détritus. [...] Toute sa politique, sauf la haine de l’Église, était un mensonge dont il ne reste rien. Il ne nous reste que le mariage homosexuel, le divorce express, l’avortement comme un « droit », la persécution de la Vallée de Morts, le célèbre monument aux morts des deux camps de la Guerre civile, l’Éducation pour la citoyenneté [dont nous avons abondamment parlé, notamment ici et là], à l’intérieur du plus retentissant échec scolaire, la prétendue et sectaire Mémoire Historique [N.d.t. qui a entraîné une « réécriture officielle » de l’Histoire de la Guerre Civile, et monter les gens les uns contre les autres. Tout à coup, plus de « vivre ensemble », mais la division exacerbée], la suppression des honneurs militaires au Saint Sacrement [N.d.t. Les autorités militaires espagnoles avaient réussi à les conserver jusqu’en 2010 !], l’interdiction des messes… [...] Et bien il s’en est donc allé. Il ne va pas être le candidat lors des prochaines élections. Pour lesquelles, s’il se présentait, même Sonsoles, son épouse, ne voterait pas pour lui. Il a touché le fond. Jusqu’à sa propre famille. Aujourd’hui l’Espagne respire, plus que soulagée de sa disparition. »

Nicolas Bonnal trace un bilan tout aussi sombre :
« Il y a dix ans l’Espagne connaissait un taux de croissance annuel de 3 ou 4 % ; le chômage avait fortement reculé[...].

Sur le plan économique, l’Espagne est ruinée, avec un déficit budgétaire de l’ordre de 9 à 10 % (du temps d’Aznar, le superavit ou excédent était permanent), 5 millions de chômeurs, trois ans de décroissance et une dette globale qui lui a permis de rejoindre le groupe peu envié des EPIIG [Espagne, Portugal, Italie, Irlande et Grèce] qui menace de couler l’Europe d’ici peu. L’immobilier facile (le « ladrillo ») a aussi ruiné le pays et les ménages ; la belle terre espagnole s’est recouverte de projets pompeux et les communautés, provinces, municipalités, ces mini-États, comme dit Aznar, héritiers du socialisme aussi, rivalisent de projets monstrueux et pharaoniques (un métro à Grenade [ville de 240 000 habitants, et pour 500 millions d'euros encore !).

Le tout s’est fait dans une indifférence gouvernementale exécrable : Zapatero s’est contenté d’oublier l’euro, d’ignorer la crise, en se moquant de ses adversaires. Aujourd’hui, il part avant de prendre sa raclée méritée aux prochaines élections (28 % pour le PSOE de Zapatero contre 44 % pour le Parti populaire, l'opposition de droite) [...].

L'idéologie illuminée

Plus exaspérantes encore, les idées politiques, sociétales, « illuminées » de ce politicien dont les modèles sont l’utopie, la maçonnerie déjantée et le féminisme le plus rouge. Zapatero a déconsidéré l’État et les institutions en discutant d’égal à égal avec [les terroristes Basques de l']ETA, en légalisant l’immigration clandestine (qui est passée ailleurs en Europe), le mariage homosexuel, en faisant adopter un loi ubuesque sur la mémoire historique du pays (bon vieux révisionnisme de l’extrême-gauche), en nommant de ministres ridiculement incompétents au seul motif qu’ils étaient des femmes, en radicalisant la guerre des sexes dans un pays déjà frappé par le post-catholicisme et la culture almodovarienne (on reviendra un jour sur ce point).



Merci à Carlota pour la traduction du texte espagnol.




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samedi 6 août 2011

Les écoles catholiques privées du Liban : « blindés de la langue française »

Le journal libanais L'Orient-Le Jour nous apprend qu'une classe entière de jeunes Libanais du Liban-Sud ont pu passer une semaine en France à la suite d'un concours.

La supérieure générale de la Congrégation des sœurs des Saints-Cœurs :
« Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous »
Le contingent français de la Finul (forces intérimaires des Nations-Unies au Liban) avait lancé dans toute la zone du sud du fleuve Litani (l'antique Léontes) un concours destiné aux élèves des classes de 7e et 6e. Plus de 3 000 élèves ont pris part à ce concours. Ces écoliers devaient se présenter et parler d’eux-mêmes, de leurs vies et activités, sous une forme imagée ou écrite, leur permettant de s’exprimer en quelques mots ou par un ensemble de dessins.

Dans son discours marquant le départ pour la France des gagnants, le général Xavier de Woillemont, chef d’état-major de la Finul, a indiqué que les Casques bleus français estiment que ce genre de programmes constitue un facteur de paix et de stabilité. Il a souligné que « la francophonie n’est pas seulement une participation linguistique, c’est aussi un mélange de cultures et de valeurs humaines portant la paix en soi. C’est cette paix qui est au cœur de la mission de la Finul au Liban-Sud ».

Pour sa part, Didier Chabert, représentant l’ambassade de France, a noté que la participation massive au concours a révélé l’importance que le peuple libanais accorde à l’apprentissage de la langue française, mettant l’accent sur l’histoire du Liban et son valeureux héritage à travers sa culture bilingue.

Arrivés en France, la mairie de la ville d'accueil a organisé une cérémonie officielle à laquelle a notamment pris part le colonel Jérôme Pupa, qui avait lancé le concours de la francophonie avant son départ du Liban.

Prenant la parole, mère Daniella Harrouk, supérieure générale de la Congrégation des Saints-Cœurs, a surpris l’assistance en déclarant : « Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous », faisant ainsi allusion aux plus de 43 000 élèves qui apprennent le français dans les écoles de l’institution.

De son côté, le maire Philippe Jovan a mis l’accent sur les relations historiques entre le Liban et la France, précisant que « le français n’est pas seulement une langue, mais aussi une histoire et une civilisation ».

Le colonel Pupa a souhaité, pour sa part, que ce voyage marque le début d’une importante série d’activités et de programmes qui contribueront à développer la francophonie. Quatre jours en France, c’était une belle initiative du contingent français de la Finul pour promouvoir sa langue maternelle et c’était aussi une occasion pour ces vingt élèves du caza de Marjeyoun de découvrir la France et échapper à leur quotidien difficile, dans une zone qui n’a quasiment jamais connu la paix.

L'effondrement de la francophone égyptienne, son impact

Au sujet de l'influence de la francophonie sur les pays arabes et leur ancrage à la civilisation occidentale. Notons, a contrario, l'effet de l'élimination des élites francophones en Égypte.

Les Égyptiens sont très fiers d'avoir eu très tôt un élite « moderne », y compris sur le plan religieux. Et cela, disent-ils, depuis Napoléon via Mehemet Ali, mais en fait surtout depuis la fin du XIXe siècle. C'est relativement exact, mais cette élite égyptienne devait beaucoup à l'environnement (français et européen, grec, libanais, juif…) intellectuel et entrepreneurial, religieusement varié et francophone, qui a été détruit par la conjonction du nassérisme (socialisme national panarabe) et de la calamiteuse franco-britannique expédition de 1956. Cette élite a été en gros remplacée par la montée de la petite bourgeoisie musulmane, masculine, nationaliste et souvent fonctionnaire ou du secteur public, donc peu soucieuse de la dérive policière et militaire ou de l’écroulement économique. Elle était également peu soucieuse, malgré quelques proclamations, de la vie concrète du peuple. L’intendance sociale a été abandonnée notamment aux Frères Musulmans, que l'on veillait à emprisonner ou pendre s’ils devenaient politiquement gênants.

Mais Nasser reste populaire, ayant fait de grands et beaux discours dont les peuples se souviennent encore aujourd’hui. Quant à la libéralisation économique partielle menée par ses successeurs, elle a certes accéléré la croissance économique, mais surtout au bénéfice des enfants de cette même élite. On voit bien aujourd’hui les réticences des militaires et des entreprises nationales face aux demandes populaires.

Devenue panarabe, non francophone, fonctionnarisée, l'Égypte (comme d'autres pays arabes nationalistes) envoya au Maghreb des bataillons d'enseignants qui devaient arabiser cette région peuplée en grande partie de Berbères et devenue indépendante. Ces enseignants, souvent médiocres, mais qui connaissaient l'arabe et le coran, eurent une influence notable dans l'apparition de l'islamisme en Algérie.[Voir Pierre Vermeren, historien]





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vendredi 5 août 2011

France — École traditionaliste subventionnée à partir de 60 $ par mois

L’abbé Loddé de la FSSP (traditionaliste en union avec Rome) annonce son retour en France, il succède à un laïc, Yann de Caqueray, à la direction de l'école L’Espérance. L’Espérance est un établissement catholique traditionnel vendéen (Ouest de la France), qui accueille des élèves de 6 à 18 ans – dont la plupart en internat. Sa particularité est d’être subventionné par l'État. L’avantage, explique l’abbé Loddé, est que « les professeurs sont payés par la République française [en réalité les contribuables et donc les parents], ce qui évite aux familles de se ruiner ». En effet, la demi-pension y est d'environ 60 $ par mois – une somme symbolique comparée à ce que demandent les autres établissements du même type non subventionné.

L'inconvénient est que l’école n’est pas « totalement libre dans le choix des professeurs et des programmes ». L'abbé Loddé déplore cette imposition du programme : « Nous sommes parfois obligés d’enseigner des contre-vérités », mais il affirme aussitôt pouvoir « rectifier » - pour le plus grand profit des élèves : « un jour ou l’autre ils entendront des idées contraires aux leurs : autant que ce soit des gens bien informés qui leur expliquent et leur disent tout de suite le danger de certaines idéologies ».




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