vendredi 30 mai 2025

Nouveau député à Ottawa dit représenter le Roi au parlement fédéral et non ses électeurs

(La vidéo a été supprimée)

Il s'agit de Natilien Joseph élu dans Longueuil–Saint-Hubert.

Le 9 avril, Le Courrier du Sud révélait que M. Joseph suivait sur son compte Instagram officiel de candidat un nombre important de comptes à caractère sexuellement explicite.

Moins d’une journée après une publication Facebook de «L’Actualité en mèmes» à ce propos, de nombreux abonnements avaient disparu (dont les plus suggestifs), avant que la page du compte soit entièrement supprimée. M. Joseph a évoqué la thèse d’un piratage.

Le Journal a joint l'agente de M. Joseph: «On est au courant pour la demande de retrait, mais on va en rester là. Pas de commentaire», de déclarer Nersa Dorismond. Le candidat libéral s’est désisté à la dernière minute d’un débat prévu entre lui et le député sortant Denis Trudel, à la radio FM 103,3 lors de la campagne électorale.

Convoqué par Le Courrier du Sud à une entrevue réunissant aussi les députées sortantes libérales Sherry Romanado et Alexandra Mendès, M. Joseph ne s’est pas pointé. Il avait confirmé sa présence plusieurs jours plus tôt, et l’avait réitéré quelques heures avant. 
 
Le journaliste Pierre Allard, anciennement au Droit et lauréat du Prix de journalisme Olivar-Asselin 2014, indique :



Québec ne veut pas d'enfants avec trois parents : la question des «trouples» portée en appel

Québec s’oppose à la reconnaissance d’une parentalité à trois têtes.

Le gouvernement de M. Legault, fidèle à une conception classique des fondements de la famille, a résolu de porter en appel une décision judiciaire l’enjoignant de reconnaître, en droit, la pluriparentalité. Le ministre de la Justice, Me Simon Jolin-Barrette (ci-contre), entend défendre ce qu’il qualifie de « modèle québécois », fondé sur le principe de la dualité parentale.

Il n’est pas dans les vues du gouvernement du Québec de reconnaître légalement les liens de filiation unissant un enfant à plus de deux adultes. Un trio amoureux, aussi sincère soit-il dans ses affections, ne saurait à ses yeux fonder une cellule parentale aux yeux de la loi. C’est cette position, qualifiée de principe fondamental, que le gouvernement s’apprête à faire valoir devant la Cour d’appel.

« Le modèle québécois qu’on a choisi, c’est deux parents », proclame Me Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et Procureur général, dans un entretien accordé à notre Bureau parlementaire. Selon lui, cette norme repose sur la pierre angulaire du droit familial : l’intérêt supérieur de l’enfant.

Or, voilà qu’un jugement récent de la Cour supérieure, émis par le juge Andres C. Garin, est venu ébranler cette conception. Celui-ci a estimé que le Code civil du Québec, en restreignant la reconnaissance parentale à deux individus, portait atteinte aux droits fondamentaux consacrés par la Charte canadienne. Cette restriction constituerait une forme de discrimination à l’égard de ceux qui, selon ses termes, vivent dans un « modèle familial particulier ».

Pour appuyer sa réflexion, le magistrat a examiné trois affaires singulières : la première concernait un trio amoureux revendiquant le droit d’élever ensemble leur progéniture ; la seconde, un couple de femmes ayant sollicité l’aide d’un ami afin de concevoir un enfant ; la troisième, une femme, convalescente après un traitement de chimiothérapie, ayant fait appel à une mère porteuse et au concours fidèle d’une amie pour donner naissance à ses enfants.

Néanmoins, le gouvernement ne souhaite point s’engager sur la voie d’une reconnaissance juridique de telles configurations parentales, fussent-elles motivées par les circonstances de la vie ou la générosité des cœurs. Procréation assistée, gestation pour autrui : autant de cas particuliers qui ne sauraient, selon l’exécutif, justifier une remise en cause des fondements du droit civil québécois.

« On est en désaccord avec la décision du juge Garin », déclare sans détour Me Jolin-Barrette. Il affirme que la province portera cette cause devant le plus éminent tribunal de son ordre juridictionnel.

La filiation, un pacte à double sens


Le ministre rappelle que les parents conservent la liberté de désigner, dans la vie de leur enfant, les personnes qui leur sont chères. Toutefois, ajoute-t-il avec gravité, il revient à l’État de veiller à l’intérêt fondamental de l’enfant et à la cohérence de ses liens juridiques de filiation.

« Si on est dans la logique du jugement, il n’y a pas de limite, ça peut être quatre, cinq, six, sept, huit parents qui auraient des droits reconnus sur les enfants. Donc on se retrouve dans une situation où, en cas de conflit, en cas de séparation, ça pourrait être pas nécessairement dans l’intérêt de l’enfant, [...] qui ne choisit pas cette situation. »

Et ce lien de filiation, précise le ministre, n’est point unilatéral. Le droit québécois reconnaît que si les parents sont tenus de subvenir aux besoins matériels et moraux de leurs enfants, les enfants, à leur tour, doivent assistance à leurs géniteurs.

« L’enfant [devenu majeur] a des obligations alimentaires et financières envers ses parents », rappelle Me Jolin-Barrette. Dès lors, l’on peut concevoir qu’une multiplication des liens de filiation pourrait engendrer, dans les années futures, des situations complexes où un adulte serait appelé à soutenir un nombre croissant de personnes légalement reconnues comme ses parents.

Un choix de civilisation

Par sa décision de contester ce jugement, le Québec affirme une volonté d’autonomie doctrinale, distincte des orientations adoptées ailleurs au Canada. Provinces et territoires tels que l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan ou le Yukon ont déjà reconnu la légalité de la pluriparentalité. Le Québec, pour sa part, entend s’en tenir à sa propre voie.

« C’est le choix comme société que nous faisons, clame Simon Jolin-Barrette. Au Québec, on a le droit de faire nos propres choix en fonction de notre propre modèle, [...] qui place l’enfant au cœur des décisions. »

Ainsi s’exprime le ministre, soucieux de préserver une conception structurée de la famille, qui, à ses yeux, demeure l’un des piliers de la stabilité sociale. 

jeudi 29 mai 2025

Professeure célèbre de Harvard licenciée pour avoir manipulé des données sur la malhonnêteté


Une professeure renommée de l'université Harvard a été dépouillée de son poste permanent et licenciée après qu'une enquête a révélé qu'elle avait falsifié des données dans plusieurs études consacrées à la malhonnêteté.

Francesca Gino, célèbre spécialiste du comportement à la Harvard Business School, a été licenciée après que le conseil d'administration de l'école a déterminé qu'elle avait modifié les observations de quatre études afin que leurs conclusions corroborent ses hypothèses, a rapporté GBH News.

Les administrateurs de Harvard ont informé la faculté de commerce que Mme Gino (ci-contre) avait perdu son emploi lors d'une réunion à huis clos la semaine dernière, a rapporté le média.

Harvard n'a pas donné de détails sur le licenciement de la professeure ni sur la révocation de son poste permanent, invoquant une question personnelle, mais a déclaré à GBH News que l'école n'avait pas révoqué le poste permanent d'un professeur depuis des décennies.

Aucun professeur n'a vu son poste permanent révoqué à Harvard depuis les années 1940, lorsque l'Association américaine des professeurs d'université a officialisé les règles de licenciement, selon The Harvard Crimson.

Cette professeure vedette de l'Ivy League, auteure de plus de 140 articles scientifiques et lauréate de nombreux prix, avait fait l'objet d'une enquête en 2023 lorsqu'un trio de spécialistes du comportement avait publié une série d'articles sur le carnet Data Colada, présentant des preuves accusant quatre de ses articles publiés entre 2012 et 2020, dont elle était co-auteure, de contenir des « données frauduleuses ».

Une enquête préliminaire sur les travaux de Mme Gino fut lancée par Harvard en octobre 2021, à la suite de préoccupations concernant une étude dont elle était co-auteure et qui affirmait que le fait d'exiger des individus qu'ils signent un engagement d'honnêteté au début d'un formulaire, plutôt qu'à la fin, augmentait considérablement le nombre de réponses honnêtes.

Cette étude a été définitivement retirée en 2021 en raison de « preuves » de fabrication de données, qui s'appuyaient sur trois expériences de laboratoire distinctes pour étayer ses conclusions.

Les trois mêmes spécialistes du comportement identifièrent des preuves indiquant que trois autres études figurant dans le même article semblaient s'appuyer sur des données manipulées.

Une enquête approfondie sur ces allégations fut menée en 2022 et 2023, au cours de laquelle Gino et les personnes qui avaient collaboré avec elle sur ces articles furent interrogées, et les professeurs de la Harvard Business School examinèrent et analysèrent également ses données, ses e-mails et les manuscrits de ses articles.

Une société d'expertise judiciaire externe fut également engagée pour analyser les données de ses études.

Interrogée sur les problèmes liés à ses travaux, Gino affirma que ceux-ci pouvaient provenir d'erreurs commises par elle-même ou ses assistants de recherche, ou d'une éventuelle falsification par une personne ayant des « intentions malveillantes », selon le rapport de l'université.

Cependant, les enquêteurs rejetèrent ces deux théories et présentèrent leurs conclusions au doyen de la HBS, Datar, en mars 2023.

L'université de l'Ivy League mit Gino en congé sans solde et entama une procédure de licenciement.

Les enquêteurs par ailleurs suggérèrent que l'université procède à un audit du travail de Gino et demande le retrait de trois de ses articles ; un quatrième article avait déjà été retiré au moment de leur enquête.

Alors que l'enquête était en cours en 2023, Gino a nié les accusations portées contre elle sur son site web.

« Il y a une chose dont je suis certaine : je n'ai pas commis de fraude académique. Je n'ai pas manipulé les données pour obtenir un résultat particulier », avait-elle écrit.

« Je n'ai pas falsifié de données pour renforcer un résultat quelconque. Je n'ai pas commis l'infraction dont je suis accusée. Point final. »

Gino, dont les recherches comportementales sur la tricherie, le mensonge et la malhonnêteté ont fait l'objet d'une large couverture médiatique au cours de la dernière décennie, a intenté un procès de 25 millions de dollars contre Harvard, le doyen de la Harvard Business School, Srikant Datar, et les blogueurs de Data Colada.

Dans ses documents judiciaires, Gino a invoqué une atteinte à sa réputation ainsi qu'une perte de revenus et d'opportunités professionnelles en raison de l'enquête menée par l'université et de sa décision de la mettre en congé administratif à compter de juin 2023, en plus des blogs Data Colada.

« Harvard a rendu son affaire publique. Et bien que mes avocats m'aient déconseillé de m'exprimer, je tiens à dire que je ne me suis jamais livrée à une fraude académique », a déclaré Mme Gino sur son site web en mars 2024.

« Une fois que j'aurai l'occasion de le prouver devant les tribunaux, avec le soutien d'experts qui m'ont été refusés lors de l'enquête menée par Harvard, vous comprendrez pourquoi leur dossier est si faible et qu'il s'agit d'allégations fallacieuses. »

Cependant, un juge fédéral de Boston a rejeté les accusations de diffamation portées par Gino contre Harvard et les blogueurs de Data Colada en septembre dernier, selon The Harvard Crimson.

Le juge a estimé que la professeure était une personnalité publique, ce qui permettait que son travail soit examiné à la lumière du premier amendement.

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La chute de Michael Mann, la figure de proue du changement climatique

Études manipulées autour de la maladie d'Alzheimer

Fraude délibérée aurait plombé deux décennies de recherche sur Alzheimer

Une nouvelle étude nous apprend par ailleurs, la même semaine, qu’il n’y aurait aucun lien entre la dépression et la sérotonine. Cette découverte remet en cause l’efficacité de nombreux antidépresseurs.

Comment la science se trompe.... Dans The Economist du 26 octobre, un dossier sur l’évolution du système mondial de recherche scientifique : « How science goes wrong ». On y apprend notamment qu’un nombre important et croissant de publications souffrent de biais statistiques ou défauts méthodologiques qui devraient inciter à la prudence sur les conclusions, quand il ne s’agit pas d’erreurs pures et simples. 

« Des coraux plus résistants à la chaleur » ou des études précédentes peu fiables et alarmistes ? 

La menace stéréotypée n’expliquerait pas la différence de résultats entre les sexes en mathématiques (suite) 

Mythe : le traitement de l’« hystérie » féminine à l’époque victorienne 

Recherche — Failles dans le mécanisme de relecture par des pairs

Comment publier un article scientifique en 2020 

Reproduction d’études marketing — Jusqu’à présent (2022), seules 3 tentatives de réplication sur 34 (8,8 %) en marketing ont réussi sans ambiguïté.

Canulars embarrassants : revues « savantes » dupées par de fausses études adoptant des mots clés à la mode

Association mondiale pour la santé des personnes transgenres « coupable » d’une « fraude scientifique majeure et inqualifiable »

Les études de McKinsey sur la relation entre la diversité et la performance des entreprises ne sont pas reproductibles

La plaque commémorant la première Britannique noire a été retirée parce qu’elle « venait de Chypre »

« Racisme systémique » — Professeur congédié après des soupçons de falsification de données dans de nombreuses études

Le président de l’université de Stanford a été démasqué pour falsification de données. Les preuves sont choquantes et il est déprimant de voir que Marc Tessier-Lavigne, ancien éminent neuroscientifique, n’ait pas été sanctionné comme il se doit pour sa faute professionnelle. (Voir les articles qui ont dévoilé ces scandales 1re partie, 2nde partie). 

Médecins admettent le lien entre hormonothérapie transgenre et le cancer dans des courriels fuités

La langue des thèses universitaires devient de plus en plus impénétrable (surtout dans les sciences humaines et sociales)

Selon une étude universitaire, une bonne partie des études universitaires ne seraient pas fiables…

 

 

 

Le 29 mai 1453, Constantinople tombe

Le 29 mai 1453, Constantinople tombe. La ville est prise par le sultan Mehmet II, dénommé dès lors le «conquérant» (Fathi). Constantin XI Paléologue meurt, les armes à la main, anonyme dans la masse des guerriers.

La chute de Constantinople marque la fin d’un empire qui, depuis la chute de Rome, avait maintenu l’Occident dans l’ère chrétienne : l’Empire byzantin. Cette ville , qui porte le nom de son bâtisseur Constantin, revêt une symbolique particulière.

Les Turcs du sultan Mehmet II sont parvenus à mettre Constantinople à sac par un déploiement colossal d’artillerie, de guerriers et de navires. Les récits des témoins oculaires de cette bataille sans précédent mettent en lumière la puissance de l'Empire ottoman, qui parvient à faire de la basilique Sainte-Sophie une mosquée stambouliote.


Perte majeure pour l’Occident chrétien, la prise de la ville résulte d’un long abandon, d’un délaissement des marges de l’empire, qui représentaient pourtant un point de contact central avec l’ennemi turc. La prise constitue l’apogée de la lutte entre l’Occident chrétien et l’Orient musulman.

L'auteur : Sylvain Gouguenheim, historien médiéviste, spécialiste de la Réforme grégorienne, est l'auteur de Constantinople 1453. La ville est tombée, Perrin, Paris, 2024, 372 p., 25 €, ISBN-13 : 978-2262101145

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mercredi 28 mai 2025

Les menaces américaines rapprochent le Groenland du Danemark

La peur de l'invasion mine le mouvement antidanois.

LES ESPIONS AMÉRICAINS disposent de formidables outils de collecte de renseignements. Chaque jour, ils peuvent être en train de siphonner les relevés téléphoniques de terroristes présumés ou de suivre les troupes russes en Ukraine.

Aujourd'hui, cependant, les espions peuvent être amenés à espionner une cible beaucoup plus proche de chez eux : le Groenland. Selon un récent rapport du Wall Street Journal, l'administration Trump a demandé à ses agences de renseignement, notamment la CIA et la National Security Agency, d'intensifier la surveillance du mouvement indépendantiste du Groenland et d'identifier les habitants favorables aux projets américains sur l'île arctique.

Il s'agit du dernier rebondissement en date dans la volonté affichée du président Donald Trump d'acheter ou de conquérir ce territoire autonome de 56 000 habitants, qui fait partie du royaume du Danemark. Une visite en mars du vice-président, J.D. Vance, au cours de laquelle il a affirmé que le Danemark n'avait « pas fait du bon travail pour les habitants du Groenland », avait déjà fait monter la pression.

Mais les allégations d'espionnage ont suscité l'indignation générale des Groenlandais et des Danois. « L'espionnage à l'encontre d'un allié et d'un partenaire est totalement inacceptable », a déclaré Jens-Frederik Nielsen, premier ministre du Groenland. Le gouvernement danois a rapidement convoqué l'ambassadeur des États-Unis pour lui faire passer un savon. Les législateurs envisagent de fermer le consulat américain à Nuuk, la capitale.

L'intérêt initial de M. Trump pour le Groenland, et la frénésie médiatique qui s'en est suivie, ont contribué à raviver le débat sur l'indépendance du Groenland. Mais ses prédations continues semblent désormais avoir l'effet inverse : Le Groenland et le Danemark se rapprochent.

Les élections au parlement groenlandais, qui compte 31 membres, ont permis aux Démocrates de l'opposition de remporter une majorité écrasante, eux qui sont favorables à des liens plus étroits avec le Danemark et à une évolution plus lente vers l'indépendance. La nouvelle coalition au pouvoir a déclaré qu'elle ferait preuve de prudence en ce qui concerne l'indépendance (c'est-à-dire qu'elle n'est pas près d'y parvenir).

Les relations entre le Groenland et le Danemark se réchauffent sensiblement. Lors d'une visite à Copenhague fin avril, M. Nielsen a convenu avec Mette Frederiksen, premier ministre danois, de faire front commun face aux menaces américaines « irrespectueuses ». M. Nielsen s'est envolé pour le Groenland en compagnie du roi du Danemark, Frederik X, pour une visite qui se voulait solidaire. Vêtu d'un manteau chaud orné des drapeaux danois et groenlandais, le roi a rencontré des centaines d'habitants autour d'un café au centre culturel de Nuuk.

Le gouvernement danois a accepté d'augmenter ses maigres dépenses pour la défense de l'Arctique. Pipaluk Lynge, président de la commission des affaires étrangères du parlement groenlandais, s'est félicité de la coopération avec le Danemark pour contrer les menaces américaines. «Nous ne pouvons pas nous en sortir sans eux.»

Les partisans de l'indépendance sentent une perte de vitesse. Kuno Fencker, un député au tempérament de feu, déplore la baisse de l'enthousiasme. « Les Groenlandais ont désormais très peur d'une invasion américaine », soupire-t-il, accusant la presse danoise et internationale d'attiser la paranoïa. La politique de l'île, habituellement sereine, est également devenue plus venimeuse. M. Fencker, qui s'est rendu à l'investiture de M. Trump en janvier, a porté plainte pour diffamation contre Aaja Chemnitz, une compatriote groenlandaise siégeant au parlement danois, après qu'elle a qualifié sa virée à Washington de menace pour l'intérêt national.

Pour l'instant, les menaces répétées de M. Trump ont masqué les frustrations de certains Groenlandais face à l'héritage de la domination coloniale danoise. Mais les vieilles blessures sont profondes.

L'une des questions névralgiques reste celle des 4 500 filles et femmes inuites auxquelles des médecins danois ont posé de force des stérilets contraceptifs dans les années 1960 et 1970. De nombreux Groenlandais affirment qu'il s'agit d'une forme de génocide. Le gouvernement danois n'a pas encore présenté d'excuses officielles. Les résultats d'une enquête conjointe sont attendus en septembre, ce qui pourrait entraîner une nouvelle vague de soutien à l'indépendance. « Nous avons perdu une bataille », concède M. Fencker. « Mais la guerre n'est pas terminée ».

Source: The Economist



Le « patriarcat blanc » à la belle époque

Tiré de Qu'elle était verte ma vallée (1941), cette vignette avec un chant gallois et les hommes qui se sont échinés dans la mine qui remettent leurs gages à la matriarche qui les attend à l'entrée de la maison.



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mardi 27 mai 2025

Québec — taux de chômage des immigrants récents (moins de 10 ans) est plus du double de celui des Québécois d'origine

 
Selon un rapport de l'Institut du Québec d'octobre 2024: 
L'afflux important d'immigrants temporaires a conduit à une expansion rapide de la population active, qui a surpassé le rythme de création d'emplois. Ce sont les immigrants eux-mêmes, tant permanents que temporaires, qui en ont payé le prix. Ainsi, au Québec, le taux de chômage des personnes natives du Canada a très peu augmenté au cours de la dernière année pour atteindre un très faible 4,6 %, tandis que celui des immigrants permanents récents (11 %) et temporaires (12,5 %) s’est considérablement accru.

lundi 26 mai 2025

PIB par habitant : l’Italie rattrape la France, mais les fondamentaux démographiques transalpins demeurent négatifs

Georgia Meloni,
Présidente du Conseil des ministres d'Italie

Les derniers chiffres de la Commission européenne révèlent que Rome rejoint ses voisins européens, en termes de richesse par habitant. Malgré cette bonne performance, le pays connaît une crise démographique et une productivité amorphe.

Nouvelle victoire pour la droite italienne? Le PIB par habitant des Italiens, à parité de pouvoir d’achat, est désormais identique à celui des Français. C’est le constat de la Commission européenne dans ses dernières prévisions de printemps, qui prennent en considération la période 2020-2025, relèvent Les Échos.

En 2025, l'Italie fait enfin jeu égal avec la France en termes de PIB par habitant, effaçant un écart qui s'établissait encore en sa défaveur de 10,1 % en 2020. La péninsule divise presque par deux la distance qui la sépare de l'Allemagne, avec un écart qui passe de 24,3 % à 13,9 % au cours des cinq dernières années. Elle se rapproche enfin de la moyenne de la zone euro, dont elle n'est désormais séparée que de 5,9 % au lieu des 10,7 % de 2020.

Cette nouvelle information reflète le formidable rebond de l’économie transalpine depuis la pandémie de Covid-19. Par rapport à son niveau de 2019, le PIB italien a progressé dès 2022 de 3,9 %, contre seulement 1,5 % en France et 0,8 % en Allemagne. Mais il y a d’autres raisons à cette renaissance italienne : le pays a largement bénéficié du plan de relance européen.

Des chiffres en trompe-l’œil

« Ce sont des chiffres en trompe-l’œil, relativise l'économiste Jacopo Sala. L'Italie profite d'une situation conjoncturelle, mais ses graves difficultés structurelles demeurent. Ces bons résultats du PIB par habitant reposent essentiellement sur les bonnes performances de son marché du travail, conjuguées à son hiver démographique. »

Selon les derniers chiffres du patronat, 847.0000 emplois ont été créés depuis 2022, dont 672.000 CDI et 175.000 autoentrepreneurs. Un record historique qui s'ajoute à celui du taux d'emploi au plus haut, à 62,3 % de la population active.

Cette dernière ne cesse pourtant de se contracter, en raison du vieillissement accéléré des Italiens dont le nombre ne cesse de diminuer. Entre 2020 et 2025, le pays a perdu 707.000 habitants, le faisant passer sous le seuil symbolique des 60 millions.

« Ce n'est pas tant que les Italiens produisent plus, c'est surtout qu'ils sont moins nombreux à se partager la richesse produite », estime Jacopo Sala, rappelant les piètres performances transalpines depuis le début du siècle. Selon l'Istat, entre 2000 et 2019, le taux de croissance moyen a été de 0,38 % et n'a dépassé les 1 % qu'en 2015 et 2016.

Une productivité amorphe

Si l'on considère le poids global de l'économie italienne dans la zone euro, il est passé de 18,9 % en 2000 à 15,7 % attendu cette année. Alors que le moteur de la croissance tournait au ralenti, celui de la productivité tombait en panne. En 2000, le travailleur italien moyen générait un PIB supérieur de 18,2 % à celui de son collègue dans la zone euro, en moyenne. Un niveau qui s'est effondré, à -1,1 % en 2020.

Si la productivité d'un Italien dépassait celle d'un Français en 2000, elle était inférieure de 9 % en 2020 et de 2,1 % cette année. La légère amélioration de ces dernières années n'enrayera pas le déclin de la production industrielle, qui a reculé de 20 % depuis 2000. Sur la même période, la productivité horaire a progressé d'à peine 1,3 % en Italie tandis qu'elle bondissait de 15 % en France et de 20 % en Allemagne et en Espagne.

« Cela s'explique par les secteurs sur lesquels repose traditionnellement la croissance italienne, ajoute Jacopo Sala. L'hôtellerie, la restauration, le tourisme, le commerce au détail… demandent un important capital humain mais sont peu innovants. La Banque d'Italie pointe également la responsabilité des entreprises qui ont négligé les investissements en recherche et innovation, surtout après le Covid et la guerre en Ukraine. Elles ont préféré embaucher des travailleurs peu qualifiés à qui elles versent les salaires parmi les plus bas d'Europe. »

Les pays du Sud sur le devant de la scène

Si la richesse par habitant a augmenté en Italie, c’est également parce que la natalité est de plus en plus faible. Le nombre d’habitants, qui est tombé sous le seuil symbolique des 60 millions, a fondu de plus de 700 000 personnes sur les cinq dernières années. Par conséquent, les parts de PIB pour chaque habitant sont plus élevées.

Ces nouveaux chiffres italiens contrastent tout de même avec ceux de ses voisins européens du Nord. L’Allemagne tâtonne pour sortir durablement de deux années de récession et la France fait du surplace, avec des croissances proches de 0, tout en voyant ses déficits se creuser. Les pays du Sud, de leur côté, reviennent sur le devant de la scène. Des pays comme l’Italie, mais aussi l’Espagne, ont aujourd’hui des économies plus dynamiques que les deux mastodontes européens.

L'Afrique du Sud s'apprête à assouplir la discrimination anti-blanche pour attirer Starlink d'Elon Musk

Le gouvernement sud-africain de l'ANC a fait un pas important vers la modification de ses lois discriminatoires BEE strictes dans le secteur des télécommunications.

Le projet de loi intervient quelques jours après la rencontre entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue américain. (Voir ici : Échange tendu entre le président sud-africain et donal Trump devant la presse internationale)

Le gouvernement sud-africain a fait un pas important vers la modification de ses lois strictes sur le Black Economic Empowerment (BEE) dans le secteur des télécommunications, introduisant un changement de politique qui pourrait ouvrir la voie au service Internet par satellite d'Elon Musk, Starlink, pour lancer des opérations dans le pays.

Cette décision fait suite à des discussions tendues entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le président américain Donald Trump visant à réparer les relations diplomatiques et économiques qui s'effritent.

Blancs défavorisés

Actuellement, les opérateurs de télécommunications en Afrique du Sud sont tenus de céder 30 % de leurs parts à des groupes dit historiquement défavorisés - une réglementation conçue pour remédier à l'héritage de l'apartheid (quand l'Afrique du Sud puissance économique de l'Afrique) et favoriser des groupes d'investisseurs noirs.

M. Musk, qui est né en Afrique du Sud, a vivement critiqué ces politiques discriminatoires, qu'il a qualifiée d'« ouvertement raciste » et qu'il accuse d'être à l'origine du retard de l'absence de Starlink en Afrique du Sud alors que ses voisins y ont accès (voir la carte ci-dessus, le bleu clair représente les zones couvertes par Starlink).


Vendredi, le ministre des communications et des technologies numériques, Solly Malatsi, a dévoilé un projet de directive qui propose d'autoriser un programme d'équivalence en actions au lieu de transferts directs de propriété.

Selon ce modèle, les entreprises pourraient remplir leurs obligations en matière de prise de contrôle par des noirs en investissant dans des fournisseurs locaux, en créant des emplois ou en finançant des petites entreprises détenues par des Noirs.


« La politique vise à fournir la certitude politique nécessaire pour attirer les investissements dans le secteur des TIC », a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant que le changement bénéficierait aux diffuseurs, aux fournisseurs d'accès à Internet et aux opérateurs de réseaux.

Le projet de règlement est maintenant ouvert à la consultation publique pendant 30 jours avant d'être finalisé.

Précédent d'équivalence d'actions

L'Afrique du Sud a déjà autorisé des modèles d'équivalence d'actions pour des géants mondiaux de la technologie tels que Microsoft, Hewlett Packard et Samsung Electronics.

Une exception similaire a été accordée à l'industrie automobile en 2019, afin d'encourager les investissements tout en respectant les objectifs de discrimination pro-noire.

Le changement de politique est largement considéré comme faisant partie d'un effort plus large de l'administration Ramaphosa pour stimuler les investissements étrangers et stabiliser les relations commerciales avec les États-Unis, qui se sont fortement détériorées sous Trump.

Le président américain a réduit l'aide, expulsé l'ambassadeur sud-africain et menacé de nouveaux tarifs douaniers.

Les deux gouvernements ont publié une déclaration commune après leur réunion à Washington, s'engageant à renforcer les échanges commerciaux, à augmenter les investissements bilatéraux et à coopérer en matière d'échanges technologiques.

Bien que la question de Starlink ait été abordée, les responsables ont précisé que le changement de politique proposé devait bénéficier à l'ensemble du secteur des télécommunications.

Dans le même ordre d'idées, le Lesotho a accordé une licence d'exploitation à Starlink quelques heures après avoir nié que cette décision était liée à des concessions commerciales américaines.

S'il est mis en œuvre, le projet de politique pourrait donner lieu à une nouvelle vague d'investissements dans les infrastructures technologiques en Afrique du Sud, en particulier dans les zones rurales, où l'accès à l'internet reste rare.

Selon une étude gouvernementale réalisée en 2023, seuls 1,7 % des ménages ruraux du pays disposent d'un accès fiable à l'internet.

Voir aussi
 
 
Trump déclare qu'il supprime tout financement à l'Afrique du Sud en raison de la discrimination anti-blanche (extraits de la loi sur l'Éducation de base et sur l'expropriation sans compensation).
 
 

Vivre-ensemble : chef du 3e parti (13 %) en Afrique du Sud chante « Tirez pour tuer, Tuez le Boer, tuez le fermier » devant stade comble

Une semaine à Orania, cette petite ville qui refuse le multiculturalisme sud-africain

 
 

Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ?

Afrique du Sud — volonté de spolier les terres et d’angliciser les écoles malgré la constitution

Le père d'Elon Musk, Errol Musk, a été attaqué sur sa ferme alors qu'il s'y trouvait avec sa fille de six ans. Il a repoussé l'attaque et tué trois des assaillants noirs (ci-dessus au début de la vidéo, en anglais).

Pays de naissance des « réfugiés » arrivés au Québec en 2024


 

Le montant versé en aide financière de dernier recours à des demandeurs d'asile a atteint un sommet au Québec en 2024, soit 507,7 millions de dollars, en hausse de 37 % comparativement à la somme de 369,4 millions versée en 2023. Il était de 161,4 millions en 2022. Ce montant ne comprend pas par exemple les frais liés à la scolarisation des enfants de ces réfugiés. (Source)