vendredi 8 mai 2020

Un documentaire, produit par Michael Moore, dénonce les ravages des énergies dites renouvelables (m-à-j)

Michael Moore, homme de gauche avéré, subit actuellement les foudres de la gauche écologiste pour ce documentaire qui torpille les énergies censées être renouvelables et moins polluantes. Michael Moore est actuellement impliqué dans un différend avec Michael Mann, l’homme de la courbe de hockey qui a perdu son procès contre le climatologue canadien Tim Ball, principalement parce qu’il avait usé de méthodes dilatoires, pendant neuf ans, avait refusé de fournir les informations demandées par un tribunal de Colombie-Britannique. (Plus de détails dans la note "Voir aussi » de ce billet)

Michael Moore, qui se présente à tort comme un lauréat du prix Nobel, attaque Michael Moore au sujet de son nouveau film La Planète des Humains (ci-dessous).

Mann demande que le documentaire soit « retiré ». Il a accusé Moore d’être un agent russe (la gauche américaine ne pratique pas le complotisme — non !). Voir les gazouillis de Michael Mann reproduits ci-dessous (il bloque vite ses critiques). Il a, pour l’instant, évité l’autre anathème pavlovien de la gauche américaine : le racisme. Attendons.

Michael Moore, un gauchiste militant certifié, apprend à ses dépens ce que les conservateurs aux États-Unis savent depuis des décennies : dans le monde des réchauffistes de Michael Mann, ceux qui ne se prosternent pas, ceux qui ne paniquent pas devant l’urgence climatique, ont juste le droit de se taire.





Le réalisateur Michael Moore a diffusé, ce mercredi 22 avril, un documentaire qui pointe notamment la présence de puissants lobbies au sein du mouvement de défense de l’environnement.


Toujours prompt à dénoncer les errements de la société américaine, Michael Moore récidive ce mercredi 22 avril. Avec son collaborateur et producteur Jeff Gibbs, il diffuse gratuitement Planet Of The Humans, réalisé par ce dernier. Un documentaire militant qui porte sur l’économie verte.

Nous ne partageons pas les craintes de Michael Moore sur de nombreux sujets dont ceux sur le « réchauffement climatique » ou sur la surpopulation alors que les Occidentaux ne font plus assez d’enfants pour se remplacer depuis 50 ans... La surpopulation n’est pas occidentale, l’immigration de masse vers l’Occident augmente l’émission de CO2 qui fait peur à Michael Moore, mais Michael Moore ne critique ni la natalité en Afrique ni l’immigration de masse vers l’Occident. Nous trouvons cependant ce documentaire utile devant le matraquage constant et peu critique en faveur des énergies dites renouvelables.


Version originale sous-titrée en français

« Le mouvement vendu aux riches intérêts »

« Nous sommes en train de perdre la bataille pour stopper le changement climatique sur la planète parce que nous suivons des dirigeants qui nous ont menés sur la mauvaise voie en vendant le mouvement vert aux riches intérêts et aux entreprises américaines », explique Michael Moore dans le texte descriptif de la vidéo, sur YouTube.

Le réalisateur ajoute : « Ce film ne fait aucune concession et expose la vérité sur comment nous avons été influencés dans cette bataille pour sauver la planète, au point où si nous ne renversons pas le cours des choses dès à présent, les événements comme la pandémie actuelle seront de plus en plus nombreux, dévastateurs et insurmontables. » Parmi les intervenants figurent des personnalités telles que Al Gore, Bill McKibben, Richard Branson ou Robert F Kennedy Jr.

Un habitué des documentaires-chocs

Michael Moore a pris l’habitude, ces dernières décennies, de s’attaquer au travers de la société et de la politique américaines. En 2002, il réalisait Bowling for Columbine, une enquête sur la violence liée aux armes à feu aux États-Unis, notamment au travers de la tuerie de Columbine, survenue dans un lycée du Colorado en 1999. En 2004, il réalisait Fahrenheit 9/11, qui portait sur les années post-11 Septembre et sur des liens supposés entre la famille Bush et la famille ben Laden.

mardi 5 mai 2020

Le « syndicat des enseignants fait preuve de mauvaise foi »

Lettre ouverte de Martine Bouliane, enseignante à la Commission scolaire de Montréal.

Depuis plus d’une semaine, mon syndicat d’enseignants, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, m’envoie des photos des membres du conseil d’administration. Ils se disent solidaires avec telle ou telle cause.

Dans la vraie vie, je me demande bien avec qui ils sont vraiment solidaires. Parce que bien qu’ils disent ne pas s’opposer à un retour, disons qu’ils font beaucoup pour que ça ne se passe pas rondement.

À preuve, mon syndicat, affilié à la Fédération autonome de l’enseignement, m’a envoyé mercredi dernier un courriel nous rappelant que les directions ne pouvaient nous obliger à nous rendre à l’école avant la date d’entrée des élèves à Montréal. Finalement, il a admis avoir fait une erreur et dit que nous pourrions être convoqués à nos lieux de travail. Toutefois, le simple fait de nous enjoindre à ne pas aller organiser nos classes en vue du retour est un non-sens. À moins qu’on ne veuille, rempli de mauvaise foi, critiquer par la suite la sécurité déficiente.

Ici, nous ne sommes assurément pas solidaires des élèves. Ceux qui vivent dans des familles où la vie n’est pas facile ou ceux qui n’ont pas le confinement bourgeois. Mais aussi tous les autres, parce qu’être en congé sans pouvoir rien faire, ça joue dans la tête des grands et des petits. Des enfants qui n’étaient pas à risque pourraient le devenir parce que les parents sont épuisés, en manque d’argent, déprimés.

[Personne, même cette enseignante, ne semble croire que l'école est importante parce qu'elle enseignerait des savoirs, ce qui compte c'est de ne pas isoler les enfants dans des familles épuisées, de les socialiser, de faire garderie. Notons que cela représente bien la fonction principale de l'école québécoise : socialiser puis inculquer des valeurs progressistes, multiculturalistes, « modernes ».]

Nous ne sommes pas non plus solidaires avec les parents de nos élèves qui ont perdu leur emploi et les autres travailleurs qui seront déconfinés. L’idée n’est pas d’être un service de garde pour la reprise de l’économie – les enfants auront toujours des apprentissages à faire et à consolider. Quand le déconfinement sera chose faite, les parents nouvellement chômeurs pourront chercher un nouveau travail sachant que leur enfant est en sécurité à l’école.

Nous ne sommes pas plus solidaires avec les travailleurs de l’alimentation et des services essentiels, qui n’ont jamais arrêté de travailler. Nous nous plaignons en encaissant notre plein salaire pour des prestations non seulement variables, mais qui ne totalisent jamais le nombre d’heures que nous faisons habituellement.

Nous voudrions être exemptés de travailler ou avoir des masques, des gants et tout le tralala alors que les éducatrices, en service de garde d’urgence pour la petite enfance notamment, n’en ont pas eu depuis le début de la crise. Même chose pour les gens qui travaillent dans les épiceries, qui côtoient des personnes beaucoup plus à risque que nos élèves.

Opposition systématique

Malheureusement, comme bien souvent, le syndicat des enseignants fait preuve de mauvaise foi. Il s’oppose systématiquement à tout ce qui est proposé, représentant ainsi une seule frange de la population enseignante. Ainsi, moi, qui paie près de 1000 $ par année à mon syndicat, je ne l’entends JAMAIS prendre une position qui me rejoigne.

Au fil des ans, j’en suis même venue à me dire que les syndicats en éducation sont responsables de plusieurs problèmes d’apprentissage et du décrochage des élèves.

En protégeant des enseignants qui ne sont pas compétents, dont certains qui tirent même des oreilles ou insultent des élèves. En s’opposant à la formation continue obligatoire et à la diffusion des façons de faire approuvées par la recherche, ce qui diminuerait le nombre d’élèves en difficulté. En critiquant le manque de services, notamment en orthopédagogie quand, dans la réalité, plusieurs enseignants ne veulent pas que les services dérangent leur horaire plus de deux fois par semaine et refusent que l’orthopédagogue vienne travailler dans la classe. Les recherches insistent pourtant sur la fréquence élevée et le fait que mieux vaut garder l’élève en difficulté en classe avec un soutien additionnel.

L’autonomie professionnelle est un paravent derrière lequel des gens peuvent perpétuer des façons de faire qui posent problème. Le syndicat et le gouvernement devraient encourager les enseignants qui désirent se réorienter à le faire. Un enseignant malheureux, ça ne peut pas donner des élèves heureux.

Pour la présente période très particulière, notre syndicat a été aussi intransigeant que d’habitude.

Il nous a répété ad nauseam que
personne ne pouvait nous obliger à envoyer les trousses du ministère de l’Éducation ni à les modifier ou les bonifier. Personne ne pouvait nous obliger à contacter ou à appeler nos élèves.

Cette intransigeance ne nous a pas amenés à faire du vrai enseignement à distance comme en Ontario. Si nous l’avions fait, je suis certaine que le gouvernement n’aurait pas eu le même empressement à ouvrir les écoles. Là-dessus, le syndicat devrait se regarder dans le miroir.

Je dis à tout le monde que je vais croire au retour le jour où je serai debout dans ma classe et que je verrai les élèves y entrer. Je n’y crois pas tant ; j’ai l’impression que les syndicats d’enseignants essaient de faire dérailler le processus. Ils sont très, trop puissants.


Dans le cas d’un non-retour à l’école, je rirais dans ma barbe que le gouvernement utilise son décret concernant les enseignants. Une belle main-d’œuvre payée de toute façon à déployer dans les CHSLD, de soir, de fin de semaine et de nuit. J’espère que si c’est le cas, les représentants syndicaux qui auront si bien défendu nos droits auront la décence d’être à nos côtés.

Source

dimanche 3 mai 2020

Angleterre — gouvernement considère interdire les chirurgies transgenres pour les mineurs

Le 22 avril, le Daily Telegraph, un des grands journaux du Royaume Uni, a publié cette histoire : « Les enfants trans ne pourront pas avoir de chirurgie pour changer leur sexe, a déclaré le ministre de l’égalité ».

Liz Truss (ci-contre) est la ministre pour les femmes et l’égalité au sein du gouvernement conservateur du Premier ministre Boris Johnson. Johnson lui-même a été le Premier ministre depuis juillet, et a été victorieux avec une large majorité lors de la récente élection de décembre 2019.

Boris Johnson est l’ancien maire de Londres et il a une réputation d’être un franc partisan des demandes des LGBT.

Liz Truss s’est donc présentée récemment au Comité parlementaire sur les femmes et l’égalité en tant que ministre des Égalités pour présenter un mémoire comprend sur la question transgenre et la réforme — reportée, peut-être définitivement — de la loi sur la Reconnaissance du genre.

Les remarques d’ouverture de Truss au comité étaient intéressantes et méritent l’attention, car elle a choisi d’aborder l’aspect le plus controversé de ce débat : les enfants.

Il est désormais largement admis qu’on assiste à une augmentation significative du nombre d’enfants se présentant dans les hôpitaux publics anglais qui traitent les transgenres. Certains — pas tous — de ces enfants se verront prescrire des médicaments bloquant la puberté puis, plus tard dans la vie, un traitement hormonal et une intervention chirurgicale.

Cela inquiète beaucoup de gens qui se demandent si les enfants sont capables de donner un consentement éclairé approprié pour des interventions médicales qui peuvent avoir des effets durables et parfois inconnus. C’est ainsi que les médicaments bloquant la puberté (non conçus à cette fin) donnés aux enfants peuvent réduire la fertilité à l’âge adulte. Parmi certaines militantes féministes et parents inquiets qui ont cherché à sensibiliser le public à ces questions, il existe un aphorisme : « Un enfant transgenre c’est comme un chat végétarien. On sait qui prend vraiment les décisions. »

La ministre Truss a déclaré que le gouvernement veut s’assurer que les gens âgés de moins de 18 ans sont « protégés de décisions qu’ils pourraient prendre [sous pression] et qui sont irréversibles dans le futur. »


Les études révèlent que 80 % des enfants qui remettent en question leur sexe finissent par s’identifier avec le « sexe de leur naissance » avant qu’ils atteignent l’âge de 18 ans. Sachant cela, pourquoi est-ce que le gouvernement du Canada permet-il aux enfants de subir une chirurgie de changement de sexe ?

Le projet de loi C-16 de Trudeau a enchâssé l’idéologie du genre dans la Loi canadienne sur les droits de la personne. Selon le candidat à la présidence du Parti conservateur du Canada, Derek Sloan, « Le projet de loi C-8 récemment proposé rendra possible pour les parents canadiens d’être emprisonnés simplement parce qu’ils essaient d’aider leur enfant à résoudre des problèmes de dysphorie de genre. C’est le projet de loi des libéraux de la prétendue “interdiction de la thérapie de conversion”, un projet de loi qui, en tant que Premier ministre, je vais voter contre. Aux yeux des activistes sociaux, aider un enfant à accepter le corps avec lequel il est né a été criminalisé en tant que “thérapie de conversion”, tout en donnant au même enfant des hormones artificielles et une chirurgie plastique pour les mutiler est célébré comme une “affirmation du genre”. »


Sources : Sky News, Spectator

vendredi 1 mai 2020

Québec — Écoles privées: plus de 80% des élèves de retour en classe

Plus de 80 % des élèves qui fréquentent les écoles privées seront de retour en classe à partir du 11 mai, selon la fédération qui les représente.

Même si les données restent préliminaires, les établissements privés ont déjà une bonne idée du nombre d’étudiants qu’ils accueilleront au cours des prochaines semaines.

« On estime déjà que plus de 80 % de nos élèves vont revenir, ça va être difficile de s’organiser. C’est tout un défi logistique », affirme David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés.


Comme dans le réseau public, les écoles privées se demandent où mettre tous leurs élèves, avec un maximum de 15 enfants par classe et deux mètres de distance entre eux à respecter.

Des ententes sont en cours afin de pouvoir notamment utiliser les locaux vides d’écoles secondaires privées.

Modèle hybride demandé

Les établissements auraient toutefois préféré pouvoir mettre en place un modèle d’enseignement hybride, qui aurait permis de combiner une fréquentation en classe à temps partiel accompagné d’enseignement à la maison.

« On s’attendait à ça, pour être bien honnête », affirme M. Bowles.

Jeudi, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a refusé que les écoles prévoient un retour en classe à temps partiel en raison des contraintes d’espace et de manque de personnel, évoquant un « demi-service » qui représenterait l’équivalent de trois semaines de classe d’ici la fin de l’année scolaire.

« C’est un compromis qu’on n’a pas le goût de faire », a-t-il affirmé.

Pertes financières causées par la décision gouvernementale de fermer les écoles

Les écoles privées qui ont subi des pertes financières pendant la période de fermeture réclament une compensation au gouvernement Legault pour éponger les pertes.

Un mandat a été inscrit au registre des lobbyistes à la fin mars en ce sens. David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés, explique que cette démarche vise entre autres à compenser les coûts reliés au transport scolaire qui ont dû être payés à 100 % pendant les deux premières semaines de fermeture, à la demande de Québec.

« On aimerait aussi pouvoir rembourser les parents pour les semaines où il n’y a pas eu de services. On demande qu’il puisse y avoir des compensations s’il y a des pertes subies à d’autres endroits », précise M. Bowles.

L’entente prise avec les parents dans « une majorité d’établissements » est d’évaluer en fin d’année ce qui pourra être remboursé ou non, ajoute-t-il.

M. Bowles ne craint pas « pour l’instant » pour la survie de certaines écoles privées. La situation financière de certaines d’entre elles pourrait toutefois devenir « complexe » l’an prochain si la crise se poursuit, admet-il.

De son côté, le mouvement L’école ensemble, qui s’oppose au financement public des écoles privées, dénonce cette démarche.

Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement, affirme que le financement public accordé aux écoles privées est déjà trop élevé.

Cette crise pourrait toutefois être l’occasion pour les écoles privées qui se retrouveraient dans une situation financière difficile d’opérer une transition afin de rejoindre le réseau public, avance toutefois M. Vigneault.

Cette demande d’indemnisation de la part des écoles privées pour une décision gouvernementale, a suscité une réaction laconique d’Emmanuelle Latraverse, analyste politique TVA/LCN et chroniqueuse Journal de Montréal et Québec. Toute une kyrielle d’entreprises est indemnisée pour la décision gouvernementale de les fermer, on ne sache pas que Mme Latraverse ait eu la même réaction à leur sujet.


Rappelons que Mme Latraverse est au cœur d’accusations de harcèlement psychologique, d’agression verbale et d’intimidation, sur plusieurs années. Telles sont les conclusions d’une enquête externe commandée par Radio-Canada il y a près d’un an au sujet de son ex-chef de bureau à Ottawa, Emmanuelle Latraverse, récemment embauchée à TVA.





jeudi 30 avril 2020

Légère baisse de la fécondité en 2019 au Québec : 1,58 enfant/femme en 2019

Alors que l’indice synthétique de fécondité au Québec s’établissait en 2018 à 1,59 enfant par femme (nettement insuffisant pour remplacer les générations), cet indice a encore légèrement diminué en 2019 pour atteindre 1,58 enfant par femme.

L’indice synthétique de fécondité au Québec est inférieur à 1,6 enfant par femme pour une deuxième année consécutive. Il s’était maintenu au-dessus de ce niveau de 2006 à 2017, atteignant un maximum de 1,73 enfant par femme en 2008 et en 2009. Depuis 11 ans, il est en légère baisse continue. La fécondité au Québec est sous le seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme) depuis 1970.


La fécondité demeure la plus élevée dans le Nord-du-Québec (2,6 enfants par femme) et les territoires amérindiens et esquimaux, alors qu’elle est la plus faible dans les grandes villes de Montréal (1,38 enfant/femme) et de Québec (1,48 enfant/femme).

L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’auraient un groupe de femmes si elles connaissaient, tout au long de leur vie féconde, les niveaux de fécondité par âge d’une année donnée.

En 2019, on estime à 84 200 le nombre de naissances au Québec, un nombre légèrement supérieur à celui enregistré en 2018 (83 840). Cette faible augmentation (environ 0,4 %) est la première observée depuis 2012. La hausse du nombre de naissances observée entre 2018 et 2019 s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants, due principalement à l’immigration, et non par une hausse de la fécondité.

mercredi 29 avril 2020

L'instruction à la maison et le confinement selon le niveau culturel des parents

Olivier Babeau président du réseau pensant, du laboratoire d’idées, l’Institut Sapiens et, par ailleurs, professeur en sciences de gestion à l’université de Bordeaux s’est penché dans les colonnes du Figaro sur les effets sociaux du confinent. Il a récemment publié Éloge de l’hypocrisie (Éditions du Cerf, 2018).

Le confinement aura éprouvé en priorité les urbains habitant dans de petites surfaces. Jamais le mètre carré supplémentaire et le bout de jardin n’auront eu une telle valeur. Les salariés du secteur tertiaire auront eu la ressource du télétravail ; pas ceux, en majorité moins bien payés, dont la tâche est manuelle ou implique des services à la personne.

L’école à la maison n’a pas posé de problèmes aux familles éduquées et férues de transmission culturelle. Elles auront constaté que deux heures de préceptorat rigoureux égalaient aisément une journée de classe. D’autres enfants, hélas, n’auront pas eu la chance d’avoir des parents pouvant ou voulant s’investir. Ils auront été laissés à eux-mêmes et à l’abrutissement des écrans. Les élèves les plus faibles seront ceux qui auront décroché en priorité. Notre école était déjà impuissante à endiguer les déterminismes sociaux ; son absence prolongée élargira le fossé qui sépare les décrocheurs des autres.

La décroissance est peut-être un thème qui fait rêver certains cercles intellectuels de la rive gauche, sa réalité est, nous allons nous en rendre compte, beaucoup moins séduisante. Concrètement, la chute de la richesse produite se traduira par un chômage massif et une stagnation voire une régression des salaires. Les Gilets jaunes étaient l’expression de cette classe moyenne française qui craignait le déclassement social entraîné par la disparition des emplois faiblement qualifiés. Ce déclassement sera malheureusement accéléré par une crise qui va précipiter nombre d’entre eux dans la pauvreté. Les technologies, qui sont devenues plus indispensables que jamais pour maîtriser la diffusion du virus, vont symétriquement accroître la concentration de la valeur créée par quelques emplois hautement qualifiés.

Source : Le Figaro

Entretien : Mathieu Bock-Côté, « l’université est de plus en plus hostile à un authentique pluralisme intellectuel »

Campus Vox : Vous dénoncez souvent la pensée unique et la politique de la pensée dans le monde universitaire, en quoi ce concept est-il par nature antinomique avec celui de l’université ?

Mathieu Bock-Côté : Théoriquement, mais je dis bien, théoriquement, l’université devrait être le lieu du libre examen de toutes les idées, de tous les problèmes, sous le signe d’un savoir qui se sait par définition inachevé, qui n’a jamais la prétention d’être une vérité révélée, définitive, incontestable. Si elle était fidèle à elle-même, elle verrait dans la curiosité intellectuelle une authentique vertu philosophique. Telle n’est pas la réalité, hélas. En philosophie politique comme en sciences sociales, certaines tendances idéologiques qui ne veulent pas se reconnaître comme telles sont absolument hégémoniques et dominent complètement la vie académique. Elles travaillent à exclure ceux qui ne s’y reconnaissent pas et plus encore, ceux qui les défient, en les transformant en parias académiques. De manière plus large, il faudrait parler de l’idéologisation des sciences sociales, qui paradoxalement, prétendent plus que jamais se conformer à une exigence de scientificité tout en contribuant à la normalisation théorique d’abracadabrantes lubies. Ne nous laissons pas bluffer.

N’oublions pas non plus le rôle de certains groupuscules étudiants associés à l’ultragauche ou à certaines franges extrêmes de « l’antiracisme » ou du « féminisme » qui entendent encadrer la parole sur les campus, en distinguant ceux qui ont le droit de s’exprimer et ceux qui ne l’ont pas. De leur point de vue, la liberté d’expression n’est qu’une ruse « conservatrice » servant à légitimer l’expression de propos haineux ou discriminatoires — c’est ainsi qu’ils ont tendance à se représenter tous les discours qui s’opposent à eux frontalement. Ces groupuscules au comportement milicien n’hésitent pas à verser dans la violence, et pas que verbale, et cela, avec la complaisance d’une partie du corps professoral, qui s’enthousiasme de cette lutte contre les « réactionnaires » et autres vilains. Ils entrainent avec eux des étudiants emportés par une forme d’hystérie collective dont les manifestations font penser à la scène des deux minutes de la haine chez Orwell. Nous pourrions parler d’ivresse idéologique : des idées trop vite ingérées et mal comprises montent à la tête de jeunes personnes qui se transforment en vrais fanatiques.

On comprend, dès lors que l’université est de plus en plus hostile à un authentique pluralisme intellectuel. Cela ne veut pas dire qu’on ne trouve pas de nombreux professeurs qui font un travail admirable, dans le domaine qui est le leur, mais que certaines questions jugées sensibles seront laissées de côté, tant le prix à payer est élevé pour les explorer librement. Évidemment, certains parviennent à se faufiler dans ce système de plus en plus contraignant. Convenons qu’ils ne sont pas si nombreux et qu’ils le seront de moins en moins. Et les jeunes chercheurs qui entrent dans la carrière comprennent vite quelle posture adopter s’ils veulent être admis dans l’institution. Certaines adoptent des positions qui ne sont pas vraiment les leurs, dans l’espoir de donner des gages idéologiques pour favoriser leur reconnaissance institutionnelle. Ils se croient rusés, mais à force de faire semblant, ils finissent par croire à ce qu’ils disent et se laisser piéger par leur propre stratégie. Il vaudrait la peine de relire La pensée captive de Czeslaw Milosz sur la schizophrénie propre aux milieux intellectuels dans les régimes idéocratiques.

Campus Vox : Vous avez écrit un ouvrage sur « l’Empire du politiquement correct » et vous dénoncez au Québec la culture victimaire et les fables des oppressions, pensez-vous que cette culture soit aussi présente en France ?

Mathieu Bock-Côté : Je la dénonce au Québec, certes, mais comme vous l’aurez noté dans mon livre, je la dénonce en France et ailleurs dans le monde. Aucune société occidentale ne me semble épargnée par cette tendance : c’est en se présentant comme la victime du grand méchant homme blanc hétérosexuel de plus de 50 ans qu’on peut accéder à l’espace public aujourd’hui et y obtenir une position favorable, symboliquement privilégiée. Contre lui, tout est permis : il incarne le mal dans l’histoire. Il faut en finir avec lui en démantelant ses privilèges pour qu’un nouveau monde lavé de ses péchés advienne, en renaissant à travers une diversité sacralisée. Il y a une prime à la revendication minoritaire, pour peu qu’elle participe à la dénonciation rituelle d’une civilisation décrétée raciste, sexiste, homophobe, transphobe et ainsi de suite. Chez vous, par exemple, le discours indigéniste se normalise de plus en plus dans le langage médiatique, il se banalise, et à travers lui, on assiste à la racialisation des rapports sociaux, comme on le voit avec cette effrayante manie qui se veut aujourd’hui progressiste de ramener les individus à la couleur de leur peau en les classant dans une petite catégorie identitaire dont ils ne pourront tout simplement plus s’extraire. Mais il n’est pas présent qu’aux extrêmes : certaines figures politiques associées à la majorité présidentielle, en France, parlent ce langage et le placent au cœur de ce qu’on appelle le progressisme.

Campus Vox : Vous évoquez souvent le déconstructivisme, en quoi cette idéologie peut tuer l’université française ?

Mathieu Bock-Côté : Il y a dans la logique déconstructrice une forme de tentation du néant. Elle décrète, en fait, que le réel n’existe pas, que le monde n’est que discours. Il y aurait une plasticité infinie de la matière sociale. On comprend l’idée : si tout peut être déconstruit, tout peut être reconstruit, à partir d’un autre plan. Nous retrouvons la matrice de l’utopisme, à l’origine du totalitarisme. On peut ainsi soumettre le monde à ses fantasmes. Le constructivisme prépare  théoriquement le terrain à une ingénierie sociale de plus en plus ambitieuse et militante. C’est dans cet esprit qu’on en trouve plusieurs, aujourd’hui, pour contester l’existence de l’homme et de la femme, non seulement en rappelant que la signification du masculin et du féminin ont évolué à travers l’histoire, ce qui est incontestable, mais en cherchant à nier l’empreinte même de la nature sur la culture. Et ceux qui refusent de se soumettre à ce discours sont suspectés d’obscurantisme. Comment ne pas voir là une forme de lyssenkisme ? Le réel n’existe plus, c’est même une catégorie réactionnaire, puisqu’il vient limiter la prétention des idéologues à soumettre l’entièreté de la société à leur vision du monde. Il n’est plus possible de chercher à dégager des invariants anthropologiques : ceux qui relèveraient de la terrible pensée de droite ! De ce point de vue, derrière le constructivisme, on trouve un impensé religieux : celui d’idéologues qui se croient démiurges et qui veulent avoir le pouvoir de décréer le monde pour ensuite le recréer dans un acte de pure volonté.

Ajoutons, puisque ce n’est pas un détail, que cela contribue à un terrible appauvrissement théorique des sciences sociales en général et de la sociologie en particulier, dans la mesure où elle ne sait rien faire d’autre que déconstruire, toujours déconstruire, tout déconstruire. Elle en devient terriblement lassante en plus de ne plus rien parvenir à expliquer.

Campus Vox : Dans une de nos vidéos on voit un jeune militant communiste invectiver un jeune militant de la cocarde en lui disant : « vous êtes pour le mérite », comment en est-on arrivé là ?

Mathieu Bock-Côté : Pour certains, le mérite est une fiction libérale cherchant à normaliser sous le signe du succès individuel la reproduction de rapports de pouvoir entre groupes antagonistes, en lutte au sein d’une structure de domination qui avantage les uns et désavantage les autres. Nous retrouvons ici une forme de marxisme primaire, qui pense les rapports sociaux sous le signe d’une guerre civile plus ou moins maquillée par le droit. Dans cette logique, l’individu avec ses efforts, son travail, ses talents, ses limites, n’existe tout simplement plus, et il faut déconstruire la possibilité même de son émancipation, qui serait toujours illusoire, sauf dans certains cas marginaux, insignifiants statistiquement. À cela, il faut répondre simplement en rappelant que la réalité sociale ne se laisse pas comprimer dans une telle théorie et que si nul ne conteste l’existence des déterminants sociaux sur l’existence humaine, il est insensé de postuler qu’ils l’écrasent totalement, surtout dans une société démocratique. Le mérite est l’autre nom donné à la possibilité pour l’individu d’avoir une certaine emprise sur son destin et de s’accomplir. Une société qui congédie cette idée, qui la décrète impossible, fait le choix d’abolir l’individu et la possibilité de son émancipation. Dans le cas de la France, cela consisterait aussi à abolir la meilleure part de l’idéal républicain.

Campus Vox : Il y a peu l’université française était encore épargnée par les dérives des universités nord-américaines, notamment racialistes. On voit bien dans le travail de recherche que l’on a mené et par les témoignages des étudiants que les ateliers non mixtes, les problématiques de races arrivent en force au cœur de l’université, l’exception universaliste française n’est-elle plus qu’un rêve ?

Mathieu Bock-Côté : L’université française était-elle autant épargnée qu’on l’a dit ? Une chose est certaine, la vie intellectuelle française n’était pas épargnée par le sectarisme. Il suffirait de se rappeler l’histoire de l’hégémonie idéologique du marxisme, d’abord, puis du post-marxisme, dans la deuxième moitié du XXe siècle, pour s’en convaincre. Cela dit, il est vrai que la France est aujourd’hui victime d’une forme de colonisation idéologique américaine — on le voit par exemple avec l’application systématique sur la situation des banlieues issues de l’immigration de grilles d’analyse élaborées pour penser la situation des Noirs américains, comme si les deux étaient comparables ou interchangeables. La sociologie décoloniale s’autorise cette analyse dans la mesure où elle racialise les rapports sociaux, évidemment.

La France, plutôt que de devenir une province idéologique de l’empire américain, devrait plutôt chercher à préserver sa singularité — sa remarquable singularité. La France a sa propre manière de penser la culture commune, la nation, les rapports entre les sexes, et tant d’autres domaines de l’existence humaine. Mais ne nous trompons pas : l’universalisme français est un particularisme inconscient de l’être. L’idée que la France se fait de l’universel est liée à son histoire, et plus particulièrement, à l’identité française — chaque peuple, en fait, élabore sa propre idée de l’universel. Il nous faudrait retrouver une certaine idée de la diversité du monde, en nous rappelant que les peuples ne sont pas des populations interchangeables et qu’on ne saurait voir dans les cultures des amas de coutumes superficielles, ne modelant pas en profondeur les comportements sociaux.

Campus Vox : On a vu récemment Caroline Fourest dénoncer cette nouvelle « génération offensée », peut-on dire qu’il y ait une prise de conscience en France de ces nouveaux phénomènes ?

Mathieu Bock-Côté : Cela fait des années que ceux qu’on appelle les conservateurs (mais pas seulement eux) tiennent tête au politiquement correct et il est heureux de voir qu’ils ont du renfort. Jacques Parizeau, l’ancien Premier ministre du Québec, disait, à propos de ceux qui rejoignaient le mouvement indépendantiste : « que le dernier entré laisse la porte ouverte s’il vous plaît ». Les conservateurs peuvent dire la même chose dans leur combat contre le régime diversitaire. L’enjeu est historique : il s’agit de préserver aujourd’hui la possibilité même du débat public en rappelant que le pluralisme intellectuel ne consiste pas à diverger dans l’interprétation d’un même dogme, mais dans la capacité de faire débattre des visions fondamentalement contradictoires qui reconnaissent néanmoins mutuellement leur légitimité. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra tenir tête à la tyrannie des offensés qui entendent soumettre la vie publique à leur sensibilité, et qui souhaitent transformer tout ce qui les indigne en blasphème. La France n’est pas épargnée par le politiquement correct, mais elle y résiste, en bonne partie, justement, parce qu’elle dispose d’un espace intellectuel autonome d’un système universitaire idéologiquement sclérosé. On peut croire aussi que la culture du débat au cœur de l’espace public français contribue à cette résistance. C’est en puisant dans leur propre culture que les Français trouveront la force et les moyens de résister au politiquement correct.

Source : Campus Vox

lundi 27 avril 2020

Québec — Cinq raisons qui expliquent la réouverture des écoles et des garderies

La réouverture des garderies et des écoles primaires se fait pour des raisons sociales et parce que la situation est maîtrisée, a déclaré le Premier ministre François Legault lors de l’annonce de son plan de déconfinement des écoles prévu au cours des prochaines semaines.


Le Premier ministre François Legault a énuméré cinq raisons pour lesquelles le Québec est prêt à voir ses garderies et ses écoles rouvrir.

1. Pour le bien des enfants

« Surtout pour les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage, pour que ces enfants-là ne restent pas six mois sans être allés à l’école. Ceux qu’on appelle dans le jargon des écoles les EHDAA, les enfants qui ont des handicaps ou des troubles d’apprentissage de toutes sortes, dyslexie, dysphasie, trouble de l’attention, autisme et autres, c’est important qu’ils ne soient pas absents de l’école pour six mois, et qu’ils soient bien suivis. »

Le Premier ministre a ajouté que ces enfants pourront rester à la maison, mais avec un encadrement des autorités scolaires, et des enseignants.

2. Les risques pour les personnes de moins de 60 ans et en bonne santé sont limités

« Les parents qui ont des problèmes de santé ou de maladies chroniques devraient garder leurs enfants à la maison. Les enfants malades ne devraient pas aller à l’école. Ce n’est pas le temps d’aller exposer les enfants à l’école présentement », a ajouté François Legault.

3. La situation dans les hôpitaux est maîtrisée

« Si jamais il y a des enfants ou des enseignants qui devenaient malades, on a toutes les capacités et le personnel disponible pour s’en occuper. C’est important que ça reste comme ça et que ça soit graduel. C’est pour cela qu’on n’envoie pas le primaire et le secondaire en même temps. »


4. Parce qu’on a l’aval de la Santé publique

« Ce n’est pas une décision qui est sur la gueule. On écoute la science, et la science nous dit que c’est possible de retourner ces enfants si la situation reste sous contrôle d’ici le 11 et le 19 mai. »

5. La vie doit continuer

« Je pense que c’est bon que les enfants revoient leurs amis, leurs enseignants. On ne prévoit pas de vaccin avant 12 à 18 mois. Je ne vois pas les enfants rester chez eux pendant tout ce temps. La vie doit continuer, et si on attendait le premier septembre la situation sera la même », assure Legault.

Immunité collective : pas officiellement un argument

Des experts pensent que d’avoir contracté la COVID-19 permettrait d’immuniser les gens atteints et donc éventuellement, une portion de la société, mais François Legault assure que sa décision de rouvrir les écoles et les garderies ne se base pas sur ce principe.

« C’est ce que l’on souhaite tout le monde [que les gens qui l’ont eue soient protégés] sinon ça pourrait même être difficile d’avoir un vaccin. On ne doit pas prendre notre décision sur cette base-là. Ça sera un bénéfice secondaire si jamais c’est le cas. On ouvre nos écoles pour des raisons sociales et parce que la situation est sous contrôle [calque : maîtrisée] dans le système hospitalier. »

Les écoles primaires et les garderies rouvriront le 19 mai dans le Grand Montréal et le 11 mai ailleurs, écoles dans lesquelles les enfants devront autant que possible se tenir à deux mètres les uns des autres.


Les écoles secondaires, cégeps et universités ne rouvriront pas avant le mois d’août.

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vendredi 24 avril 2020

L'Association des pédiatres du Québec pour le retour à l'école

Dans un communiqué paru jeudi, l’Association des pédiatres du Québec a fait le bilan des dernières semaines et surtout de l’impact des mesures mises en place sur le développement des enfants.

L’association déplore notamment que des enfants plus vulnérables aient été abandonnés. « De nombreuses familles dont la situation financière déjà précaire a été fragilisée par la crise actuelle peinent à nourrir convenablement leurs enfants », explique-t-on. 

Les pédiatres rappellent aussi la baisse des signalements à la DPJ alors que le risque de violence domestique risque d’augmenter. « Privés de contacts avec l’extérieur, bon nombre d’enfants vivent sur une bombe à retardement », peut-on lire.

« Le recours aux écrans plusieurs heures par jour est une solution de survie dans plusieurs foyers, et prive les enfants de la stimulation cognitive et sociale dont ils ont absolument besoin, et à laquelle ils ont droit », insiste-t-on.

L’association soulève également l’enjeu du suivi médical, notamment les retards sur le calendrier de vaccination, mais aussi le dépistage de retards de développements.

« L’intervention précoce par les différents professionnels auprès de ces enfants est primordiale. Or, pour plusieurs, le temps qui passe limite les occasions d’intervenir, et la fenêtre se referme. Les conséquences seront souvent irréversibles et à long terme », affirme-t-on.

Au terme de cette analyse, l’Association des pédiatres du Québec se dit en faveur d’un retour rapide sur les bancs d’école pour les enfants québécois.

« Les enfants ne doivent surtout pas devenir les principales victimes de cette pandémie ! Ainsi, laissons-les retrouver leur vie », conclut le communiqué.

Si le confinement perdure, attention aux éclosions de rougeole

Si le confinement se poursuit, les dommages sur les enfants risquent d’être plus importants que leur exposition à la COVID-19 et il pourrait y avoir recrudescence d’autres maladies.

C’est ce qu’avance la pédiatre Marie-Claude Roy, qui à l’image de son association professionnelle, est en faveur d’un déconfinement et d’un retour à l’école dans les prochaines semaines pour les petits Québécois.

« Le confinement était nécessaire, mais, en ce moment, on s’inquiète pour les enfants plus vulnérables qui sont à domicile privés de tous leurs filets sociaux et de sécurité : de la malnutrition, car ils n’ont pas de petits déjeuners à l’école ou à la garderie, il y a moins de signalements à la DPJ, de la violence dans certains milieux, etc. Après six semaines de confinement, c’est beaucoup plus dommageable pour les enfants que la protection que ça pourrait leur apporter [contre la COVID] », fait valoir la Dre Roy.

La pédiatre met aussi en lumière que d’autres maladies que le coronavirus pourraient s’attaquer aux enfants privés de leur vaccination, si le confinement perdure, et générer des foyers d’infection.

« Beaucoup d’enfants n’ont pas actuellement de suivi périodique de leurs vaccins. Ils manquent une dose, parfois deux en raison du confinement. À moyen terme, ce sont des éclosions de rougeole et de varicelle et toutes leurs complications qui seront probablement beaucoup plus dommageables que la COVID pour certains », soutient Marie-Claude Roy.

Risqué pour les enfants ? 

Mais exposer les enfants au coronavirus n’est-il pas risqué pour la santé des tout-petits et des plus vieux ? La Dre Roy en regard de ce qu’il a été possible d’observer dans les autres pays aux prises avec le SARS-CoV-2, répond non. « Tout comme l’influenza, la COVID-19 pour la très grande majorité des enfants est une maladie bénigne, voire asymptomatique. On [notre association] ne veut pas banaliser l’infection par ce coronavirus, mais on sait que la communauté pédiatrique d’un point de vue immunitaire est très bien outillée », assure Marie-Claude Roy.

Le virus ne disparaitra pas et le vaccin n’est pas pour demain. Les enfants devront donc affronter la COVID, et il faut que ça soit plus tôt que tard, selon la médecin spécialiste.

« Ce qui ressort beaucoup dans la littérature, c’est que ceux qui ont des déficits immunitaires : les greffés, les gens immunosupprimés sont plus à risques. Mais pour le reste des enfants, les données ne sont pas très inquiétantes, même pour nos patients avec des maladies chroniques. Il y aura des exceptions chez les enfants, comme pour l’influenza et n’importe quel virus, mais la majorité des enfants sera bien outillée pour faire face à la COVID au cours des prochains mois », avance Marie-Claude Roy.

De plus, en raison de la pandémie de coronavirus, de nombreux parents craignent de consulter avec leurs enfants de peur de s’infecter en sortant de chez eux, ce qui pourrait avoir des impacts sur leur santé.

« Des parents me disent au téléphone qu’ils n’osent pas venir à l’hôpital, alors que l’hôpital en ce moment doit être presque plus sécuritaire que l’épicerie. On voit moins de jeunes patients et toute la prévention ne peut pas se faire, et ça risque de créer des dommages collatéraux », conclut la pédiatre.

Source : TVA

lundi 20 avril 2020

Le féminisme au temps du coronavirus

Éric Zemmour sur les déclarations voulant que les femmes dirigent les pays qui ont le mieux réagi face au coronavirus, qu'elles sont essentielles dans cette crise.




Éric Zemmour n'a pas la langue dans sa poche quand il s'agit du féminisme moderne. Le voici en 2006 dans l'émission Tout le monde en parle française qui n'a que peu à voir avec son homonyme québécois, temple du prêt à-penser conformiste et étriqué.



La grande intellectuelle québécoise Anne Dorval en pleine réflexion quand Zemmour parle du féminisme, de l'avortement ou des LGBTQ. Plus de détails ici : « Je lis quatre journaux [québécois] chaque matin, la pluralité d'opinion elle existe »