mardi 26 octobre 2021

États-Unis — Viol d’une élève dans les toilettes pour filles, sodomisée par un élève trans, couvert par des autorités scolaires (m à j)

Ce lundi, le juge du tribunal pour mineurs de Virginie a trouvé des preuves suffisantes lors d’un procès pour soutenir les accusations selon lesquelles un adolescent (qui disait avoir un « genre fluide ») aurait agressé sexuellement une camarade de classe dans les toilettes des filles d’un lycée du comté de Loudoun en mai.

L’adolescent, maintenant âgé de 15 ans, est également accusé d’agression sexuelle sur une autre élève survenue des mois plus tard dans une autre école de Loudoun.

L’accusé a d’abord déclaré aux détectives que le deuxième acte sexuel [sodomie] n’avait pas eu lieu, mais a déclaré plus tard que cela s’était peut-être produit brièvement et accidentellement lorsque la courte jupe [le garçon qui se dit fille avait une jupe] qu’il portait s’est retrouvée coincée par sa montre alors que les deux élèves se débattaient dans une cabine des toilettes pour filles.

La juge en chef du tribunal pour mineurs du comté de Loudoun, Pamela L. Brooks, a déclaré qu’elle attendrait pour condamner l’adolescent jusqu’à ce que cette affaire soit tranchée en novembre.

Il y a deux jours, l’ex-président américain, le démocrate Barack Obama, a déclaré que cette histoire était « bidon » (phony) et de l’« indignation feinte » (faked outrage). Le voilà contredit par un tribunal.

La conclusion du juge est l’équivalent d’un verdict de culpabilité prononcé par un tribunal pour enfants dans d’autres tribunaux.

Les élèves de plusieurs écoles du comté manifestent en soutien aux récentes victimes de l’élève trans.

Source


Billet du 15 octobre

On a appris cette semaine qu’une adolescente de Virginie avait été agressée sexuellement dans les toilettes pour filles de son école des filles par un garçon au printemps dernier. L’agresseur se dit « non binaire » et portait une jupe.

Il semble maintenant que l’école a essayé de dissimuler ce viol.

Lorsque l’incident a été signalé pour la première fois aux responsables de l’école locale, ceux-ci ont dit aux parents qu’ils devaient garder le silence pour permettre une enquête appropriée. L’école affirme avoir confié l’incident au bureau du shérif local. Bureau qui continue de cacher de nombreux détails aux parents. Les responsables de l’école auraient ensuite transféré le violeur présumé dans une autre école, où l’on pense qu’il a agressé une autre jeune fille.

Scott Smith est le père de la première fille qui a été agressée. Plus tôt cet été, il a assisté à une réunion du conseil scolaire local, où il a été harcelé par un militant de gauche qui a remis en question l’histoire de sa fille. Un policier a pris Smith par le bras, mais le père a réussi à échapper à cette prise. Avant qu’il ne s’en rende compte, Smith avait été frappé au visage, menotté et traîné sur le sol avec son pantalon baissé.

Il a ensuite été arrêté et condamné pour trouble à l’ordre public.

Administration Biden menace d’utiliser le FBI pour faire taire les parents

La vidéo de l’arrestation est devenue virale — incitant l’administration Biden à annoncer qu’elle utiliserait le FBI pour enquêter sur les « menaces » de violence contre les conseils scolaires. Des militants de gauche ont mis en garde contre la montée du « terrorisme domestique » parmi les parents concernés.

Combien de personnes qui ont entendu parler de cette arrestation ou regardé la vidéo virale de l’arrestation savent que la fille de Scott Smith en 9e année a été agressée sexuellement dans les toilettes d’une école par un garçon vêtu d’une jupe ? Ce garçon a depuis été inculpé de deux chefs de sodomie forcée, d’un chef de sodomie anale et d’un chef de fellation forcée.


Autorisation donnée aux garçons qui se disent filles d’accéder aux toilettes des filles

Deux mois après cette réunion du conseil scolaire, le conseil scolaire du comté de Loudoun a officiellement voté pour autoriser les élèves transgenres (des garçons biologiques) à accéder aux toilettes des filles. Et de manière choquante — selon les informations du Daily Wire — le conseil scolaire a affirmé qu’il n’y avait eu aucun incident d’agression de transgenres dans les toilettes de l’école.

Aujourd’hui, le surintendant scolaire présente ses excuses publiques aux élèves violées

La station locale Fox5 nous apprend ce 15 octobre que le surintendant des écoles publiques du comté de Loudoun, le Dr Scott Ziegler, a présenté ses excuses à deux élèves et à leurs familles qui affirment avoir été agressées sexuellement par le même étudiant dans deux écoles différentes.

« Tout d’abord, permettez-moi de dire aux familles et aux élèves concernées que je partage votre douleur et que je suis désolé que nous n’ayons pas réussi à fournir l’environnement sûr, accueillant et positif que nous aspirons à fournir », a déclaré M. Ziegler lors d’une conférence de presse vendredi. « Nous reconnaissons et partageons votre douleur et nous continuerons à offrir notre soutien pour vous aider, vous et vos familles, à surmonter ce traumatisme. »

Quelques minutes avant l’arrestation de Smith lors de la réunion du conseil d’administration de l’école, le directeur des écoles publiques du comté de Loudoun (LCPS) avait fait la leçon au public en déclarant que les inquiétudes concernant la politique en faveur des transsexuels étaient déplacées, car le système scolaire n’avait aucun historique d’agression dans les toilettes de quelque école que ce soit. Puis une femme portant un t-shirt avec un cœur arc-en-ciel — une activiste communautaire de gauche — a dit à Smith qu’elle ne croyait pas sa fille, dit-il. Sa colère a alors atteint un paroxysme et il a eu un échange de mots houleux avec la femme. Un agent de police, présent pour maintenir la paix lors de la réunion, l’a tiré par le bras. Smith l’a repoussé brusquement. Avant de s’en rendre compte, il était frappé au visage, menotté et traîné sur le sol, le pantalon baissé. Les images de l’incident ont été diffusées par les télévisions et les journaux du monde entier.

Buta Biberaj, la procureure progressiste, élue du comté, qui entretient des liens étroits avec les membres les plus à gauche du conseil scolaire, est arrivée au tribunal pour poursuivre personnellement Smith pour trouble à l’ordre public et refus d’obtempérer. Biberaj avait fait campagne sur un programme visant à mettre fin à « l’incarcération de masse », mais elle voulait mettre Smith en prison pour ces infractions.

En tant que procureure, Biberaj devait être au courant de l’affaire impliquant la fille de Smith. Les procureurs du tribunal pour enfants ont assuré à Smith que le suspect était tenu responsable : Il était assigné à résidence, confiné dans la maison de sa mère. Selon Lancaster, une condamnation était attendue le 14 octobre, probablement sous la forme d’un plaidoyer de culpabilité à une accusation d’agression sexuelle moins grave.

Mais le 6 octobre, selon le bureau du shérif du comté de Loudoun, un jeune homme de 15 ans a été accusé d’agression sexuelle et d’enlèvement après que la police a déclaré qu’il avait forcé une fille à entrer dans une salle de classe vide, l’avait retenue contre sa volonté et l’avait touchée de manière inappropriée.

Lancaster révèle que le suspect est le même garçon qui aurait attaqué la fille de Smith.

lundi 25 octobre 2021

Radio-Canada : décolonialiser les noms d'oiseaux ...

Le site de Radio-Canada (vos impôts à l’œuvre) a consacré un long article à « déboulonner les noms d’oiseaux ». Aucun commentaire des lecteurs n’était admis.
 

 
Il s’agit pour le diffuseur gouvernemental de relater (ou faudrait-il dire promouvoir ?) le combat récent mené par « de plus en plus d’ornithologues » [combien ?] Ceux-ci souhaitent remplacer le nom de personnes dans les noms d’oiseau. Car « certaines de ces personnes étaient impliquées dans l’esclavage ou la colonisation ». Certaines, ce n’est donc pas ce qui est commun entre eux. Il semble plutôt que ce qui irrite c’est qu’il s’agisse d’hommes occidentaux. C’est là que le bât blesserait apparemment. 
 
En quoi est-ce un problème pour des noms d’oiseaux au Québec par exemple ? Est-ce que nous nous étonnerions si les noms d’oiseaux en mandarin commémoraient des Chinois ? Que les Russes célèbrent des ornithologues russes ou soviétiques. Peu nous chaut.
 

En ligne de mire : 

Nyctale de Tengmalm [un naturaliste suédois qui n’est jamais venu en Amérique du Nord], bruant de LeConte [sic, horrible graphie à l’américaine !], solitaire de Townsend, bécassine de Wilson, fou de Grant, pic de Lewis, moqueur de Bendire, mouette de Bonaparte, colibri d’Elena, oie de Ross, coucou de Klaas, bruant de Lincoln, ou encore le guillemot de Brünnich… Tous ces noms d’oiseaux font référence à une personne.

Environ 10 % des espèces d’oiseaux dans le monde sont dotées d’un patronyme, soit près d’un millier, dont 150 en anglais et 250 en français en Amérique du Nord.

Radio-Canada cite un ornithologue :

Jordan Rutter donne aussi l’exemple du plectrophane de McCown qui doit son nom à John Porter McCown qui a accidentellement abattu un premier spécimen. Mais cet homme est aussi devenu général de l’armée confédérée et s’est battu contre plusieurs communautés autochtones [en tant qu’officier fédéral et non sudiste].

En 2018, une demande officielle est soumise au comité nord-américain de classification et de nomenclature (North American Classification and Nomenclature Committee, NACC) de la Société américaine d’ornithologie (American Ornithological Society, AOS) pour changer le nom du plectrophane de McCown. [La demande recommandait de changer le nom de cet oiseau en un nom « tribal » pour ce volatile. Le demandeur avouait ne pas avoir trouvé un tel nom amérindien pour ce plectrophane.]

Du Panama au Canada, c’est l’AOS qui détermine le nom anglais des oiseaux. Elle rejette la demande de modification en évoquant que « l’éthique et la morale ne devraient pas être un facteur décisif pour les noms d’oiseaux ». Mais un an plus tard, en août 2020, le comité change d’avis. Le plectrophane de McCown devient [en anglais…] le plectrophane à ventre gris. Que s’est-il passé entre les deux décisions ?

Le 25 mai 2020, à Minneapolis, George Floyd meurt sous le genou d’un policier blanc. La scène est filmée. La vidéo fait le tour du monde. Cette mort marque le début d’un mouvement contre le racisme et contre l’histoire coloniale et esclavagiste des États-Unis.

[Deux expertises post-mortem ont conclu à des causes de la mort différentes : le médecin légiste a affirmé que Floyd est mort d’un « arrêt cardiopulmonaire », il évoqua en outre de problèmes de santé, une « utilisation récente de méthamphétamine » et une « intoxication au fentanyl » qui ont selon lui contribué à sa mort. À la suite d’une demande de la police fédérale (FBI), le service de médecine légale des forces armées analysa et valida le rapport d’autopsie. Une seconde autopsie, indépendante et réalisée à la demande de la famille par Michael Baden et Allecia Wilson, affirma le 1er juin 2020 que George Floyd était mort d’« asphyxie due à une pression soutenue ». La compression qu’il avait subie, au cou et au dos, aurait bloqué la circulation sanguine jusqu’à son cerveau, causant ainsi un arrêt cardiopulmonaire.]

Le diffuseur gouvernemental nous apprend qu’« Oiseaux Canada prend aussi des engagements pour dénoncer le racisme et favoriser la diversité et l’inclusion en ornithologie ».

Pour simplifier les démarches de changement de taxinomie, et aller plus loin que les noms au passé jugé problématique à la morale et aux valeurs d’aujourd’hui, Bird Names for Birds propose de supprimer tous les noms de personne.

Cela nous paraît excessif. Cela ressemble à une décision dogmatique qui vise à éliminer des noms perçus comme trop européens.

Toutefois, un argument nous paraît valable quand vient le temps de renommer la faune ou la flore (ce qui arrive malheureusement un peu trop souvent en ornithologie). Il nous paraît légitime de choisir un nom plus descriptif pour un oiseau quand le nom actuel est mal connu et n’évoque rien. Mais cela doit être tempéré par d’autres considérations.

Est-ce vraiment utile de renommer la mouette de Bonaparte dont la livrée change selon la saison (nuptial ou internuptiale) et qui est très semblable à la mouette pygmée ? Un nom « descriptif » semble difficile et sera sans doute tout aussi arbitraire.

Que faire de la barge hudsonienne ? Faudrait-il la débaptiser sous prétexte que la baie d’Hudson célèbre un horrible explorateur européen et donc un « colonialiste » ? Faudrait-il débaptiser, en botanique, les bégonias, les magnolias, les fuchsias et les poinsettias parce que Bégon, Magnol, Fuchs et Poinsett étaient des Blancs ?

Au Québec, une quinzaine d’oiseaux ont des noms de personnes. Le Regroupement Québec Oiseaux forme en ce moment un comité de travail pour « réunir des représentants de diverses régions de la francophonie qui auraient pour mandat de se pencher sur ce dossier, ainsi que sur les autres changements de noms qui surviennent annuellement ».

Gageons que Radio-Canada aura leur travail à l’œil. Aucune pression indue ne sera exercée.


Vivement la fin d’ECR !

Plusieurs nous ont demandé ce que nous pensions de l’abrogation du programme ECR.

En quelques lignes, disons que nous saluons cette abrogation, mais que nous sommes très réservés quant à l’instauration d’un nouveau programme. En effet, nous sommes opposés à ce qu’un gouvernement impose des valeurs idéologiques auprès des enfants de toutes les écoles, y compris les écoles privées. C’est aux parents que revient ce privilège. Nous craignons que ce nouveau programme soit détourné et qu’on ne retrouve dans le nouveau programme de « culture et citoyenneté québécoise » [au singulier ?] toutes les lubies de la gauche progressiste : écologisme, multiculturalisme, féminisme exacerbé, portes béantes à toutes les minorités LGBTQ, ethniques, etc.

Nous aurions préféré le remplacement du programme ECR par un supplément de matières de base comme davantage de français, d’histoire (québécoise et occidentale). C’était d’ailleurs une des solutions que plébiscitaient les Québécois dans un sondage Léger il y a 9 ans. Une autre étant de rendre le cours ECR facultatif, ce qui aurait pu être acceptable. Aucun parti politique n’avait eu le courage de relever cette suggestion populaire. Les médias n’avaient donné aucun écho à cette préférence. Les écoles devrait, en outre, pouvoir donner un cours de religion, de morale ou de culture religieuse si cela rentre dans leur mandat (un cours de religion catholique pour les écoles catholiques par exemple)

Enfin, nous nous demandons pourquoi cette annonce a pris tellement d'années alors que la CAQ avait voté en 2012 pour son abrogation au primaire. Se pourrait-il qu'il s'agisse d'un os lâché pour satisfaire (lentement) l'aile nationaliste de la CAQ tout en remettant aux Calendes grecques d'autres dossiers importants comme l'application urgente de la loi 101 aux cégeps ?

Voir aussi

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli (2012)


Texte de Philippe Lorange, Étudiant à la maîtrise en sociologie à l'UQAM,

Cela fait maintenant plus d’un an que le gouvernement du Québec affirme sa volonté d’en finir avec le cours Éthique et culture religieuse, introduit en 2008 à la suite de la crise des accommodements raisonnables. Le dénommé « ECR » avait comme but, dans la tête de ses concepteurs, de remodeler la conscience collective du Québec afin de formater les nouvelles générations au multiculturalisme.

Faisant le diagnostic d’un peuple québécois jugé trop réfractaire à la diversité heureuse, les multiculturalistes de l’époque avaient pris comme résolution de saper les fondements de l’enracinement national. Ainsi, sous ECR, les élèves apprenaient à sacraliser le grand « Autre » et sa gardienne, la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi qu’à faire fi de tout raisonnement critique lorsque vient le temps de penser les valeurs des cultures différentes de la nôtre.

L’imposition du voile islamique, par exemple, ne pouvait plus être vue sous l’angle d’une atteinte à l’égalité homme-femme. Fort heureusement, nous apprenons depuis quelques jours que son remplacement définitif est programmé pour de bon.

Il convient ici de saluer le travail exemplaire de la sociologue Joëlle Quérin dans l’analyse rigoureuse des impostures d’ECR. Rappelons-nous que Quérin, il y a une dizaine d’années, avait courageusement dénoncé les représentations caricaturales des croyants dans les différents manuels d’ECR, et qu’elle avait décortiqué la propagande qui s’effectuait au travers du contenu du programme.

Car il ne faut pas se tromper : sous des apparences de vertus de tolérance se cachait dans les faits un cours qui répandait avec force la doctrine multiculturaliste de Trudeau père, qui a toujours voulu bien faire comprendre aux Québécois que leur peuple ne valait pas la peine d’exister. 


Conséquences néfastes sur les jeunes

Malheureusement, les 13 années d’activité d’ECR auront eu des conséquences néfastes sur la conscience nationale de la génération Z, dont les membres sont aujourd’hui nombreux à croire que leurs ancêtres ont volé les terres des Amérindiens et que leur peuple serait fondamentalement raciste.

Leur lecture est évidemment fausse et relève d’un mépris de soi digne d’un colonisé. Au sujet de menaces réelles qui pèsent sur notre civilisation, comme l’immigration massive et la montée de l’islamisme, ils sont incapables de réfléchir avec lucidité sur ces questions. Les mots qui finissent en « phobe » tiennent lieu de procès et de raccourci intellectuel. 

Un pas dans la bonne direction

Même après la fin d’ECR, ils seront encore nombreux, à l’université, à propager leurs idées mortifères aux jeunes étudiants en pleine heure de classe. Le dogme universitaire woke prendra le relais du petit frère ECR tombé au combat.

L’abolition d’un cours aussi toxique est un pas dans la bonne direction, mais ne saurait suffire. Les élèves québécois doivent nourrir leurs esprits pour aiguiser leur faculté de jugement.

Contrairement à ce qu’en pensent les fonctionnaires, cette éducation de l’intelligence se fait beaucoup moins par une panoplie de cours sur la citoyenneté ou la culture numérique que par la transmission de la grande culture. Entendons par là les grands classiques de la littérature, de la philosophie, de l’histoire.

C’est ce raffinement de l’esprit qui doit être nourri afin d’accoucher de générations qui ont le sens de la nuance et du regard critique. D’une manière ou d’une autre, la littérature devra impérativement refaire sa loi dans l’école, afin d’endiguer les éventuelles lubies pédagogiques qui pourraient faire subir des ravages aussi importants que l’a fait ECR.

Voir aussi 

Joëlle Quérin répond à ses détracteurs chez Denise Bombardier 

Joëlle Quérin et « La face cachée du cours Éthique et culture religieuse »  

En 2012, la CAQ votait pour l'abolition du programme ECR au primaire (Éric Caire avait été suivi par les militants, le futur ministre Roberge avait plaidé devant eux qu'il fallait conserver ECR)

La CAQ veut continuer d'imposer le controversé programme ECR (2018) 

Québec — le programme ECR serait là pour de bon selon le ministre Roberge (janvier 2019)

Livre sur le cours ECR : Au-delà des apparences (Guy Durand)

Livre Regards sur le cours ECR : La Religion sans confession 

L'ex-ministre Jacques Brassard sur Pauline Marois et ses réformes scolaires  

Mme Marois exigeait en 2009 une révision du cours d'éthique et de culture religieuse, l'ADQ un moratoire. En 2008, Pauline Marois soutenait le cours ECR...

Mario Dumont : pour Pauline Marois, l'État comme parent du berceau à l’université ?

Richard Martineau approuvait en 2007 le programme ECR et se moquait des parents catholiques qui voulaient perpétuer la catéchèse à l'école (elle n'était déjà plus enseignée depuis des décennies). Voir la vidéo ci-dessous :
— Je trouve cela intéressant que mes enfants puissent justement s’ouvrir aux religions des autres, non ? »... (à 1 min 20 s) 

puis 

— Moi, j’ai pas eu la chance d’apprendre les autres religions. 

Pour terminer son entretien, M. Martineau s'exclame :

—  Mais enfin, l'école n'est pas là pour des mythes, des légendes, des croyances !

Imperturbable, Mme Morse-Chevrier de répondre :

— Mais si c'est cela que vous croyez, M. Martineau, vous devriez être contre le nouveau cours, car le nouveau programme enseigne des croyances et des mythes. Et beaucoup de parents ne veulent pas que cela soit enseigné à leurs enfants de cette façon-là.


L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi)

Les autorités sanitaires suédoises ont maintenant décidé qu'un moratoire sur l'administration du vaccin Moderna à toute personne de moins de 31 ans sera prolongé indéfiniment, a rapporté le U.K. Daily Mail. La pause sur les injections de vaccin Moderna devait se terminer le 1er décembre. 


Mise à jour du 20 octobre

 
La Food and Drug Administration (FDA) retarde l’approbation du vaccin contre la COVID-19 de Moderna Inc. destiné aux adolescents afin de vérifier si celui-ci pourrait augmenter le risque d’une affection cardiaque inflammatoire rare, a rapporté le Wall Street Journal
 

Mise à jour du 17 octobre
 
Le taux de myocardites et péricardites chez les jeunes hommes vaccinés en Ontario continue de grimper. 
 
Pour les hommes âgés de 18 à 24 ans, cela représente (voir tableau ci-dessous) 42,2 + 173,3 = 215,5 cas pour 2 millions de doses. Pour simplifier le calcul, supposons que tout le monde ait reçu 2 doses (bien qu’en réalité, un certain pourcentage de ce groupe démographique n’ait reçu qu’une seule dose jusqu’à présent). Cela donnerait une incidence chez les hommes âgés de 18 à 24 ans de 215,5 pour 1 million de personnes, soit 1 cas sur 4 640 jeunes hommes vaccinés. Ce qui est au-delà du risque de 1 / 5000 qui avait conduit à la Santé public de l'Ontario de recommander la suspension de la vaccination à l'aide du vaccin Moderna.
 
Rappelons que les responsables ontariens affirmaient à la fin septembre qu'environ un homme sur 5 000 entre 18 et 24 ans avait développé une myocardite ou péricardite après avoir reçu une injection de Moderna comme deuxième dose, contre environ un homme sur 28 000 ayant plutôt reçu le vaccin Pfizer. Ceci semble s'expliquer par le fait que Moderna est aussi le vaccin le plus fortement dosé. Environ une femme sur 17 000 ayant reçu Moderna pour sa deuxième dose avait également développé une myocardite ou une péricardite.


Mise à jour du 8 octobre

L'Islande se joint aux autres pays nordiques pour suspendre les inoculations à l'aide du vaccin Moderna en raison des inquiétudes suscitées par les effets secondaires.

Le vaccin Moderna, qui a principalement été utilisé en Islande pour les deuxièmes doses, ne sera plus utilisé tant que plus d'informations sur sa sécurité n'auront pas été recueillies, a déclaré vendredi l'épidémiologiste en chef.

Source : Bloomberg


 

Mise à jour du 7 octobre

La Finlande suspend l’utilisation du vaccin anti-Covid-19 de Moderna chez les jeunes hommes.

La Finlande a suspendu jeudi l’utilisation du vaccin à ARN messager (ARNm) de Moderna pour les hommes de moins de 30 ans, se fondant sur des données préliminaires suggérant qu’il pourrait être lié à un léger surcroît de risque d’inflammations cardiaques parmi cette frange.

« Une étude nordique menée en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark suggère que les hommes de moins de 30 ans ayant été vaccinés avec le vaccin Spikevax de Moderna présentent un risque légèrement accru de développer une myocardite (inflammation du muscle cardiaque-NDLR) », a déclaré Mika Salminen, le directeur de l’institut finlandais de la santé.

Alors que la vaccination est ouverte à partir de 12 ans en Finlande, les jeunes hommes y seront donc vaccinés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer et BionTech, a-t-il précisé. Les données préliminaires de cette étude — qui n’a pas encore été publiée — ont déjà conduit les autorités sanitaires suédoises et danoises à restreindre mercredi le recours à ce vaccin.

En Suède, il est désormais réservé aux personnes âgées de plus de 30 ans, et au Danemark, il n’est désormais utilisé que pour les plus de 18 ans. D’après l’Institut finlandais de la santé, cette étude, dont les résultats préliminaires ont déjà été communiqués à l’Agence européenne des médicaments (AEM) pour évaluation, sera publiée d’ici deux semaines.

L’AEM a estimé début juillet que les myocardites et les péricardites (inflammation de la membrane recouvrant le cœur-NDLR) devaient être considérées comme un effet indésirable très rare, survenant en particulier chez les jeunes hommes après l’administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer ou Moderna. Elle avait alors réaffirmé que le rapport bénéfices-risques restait largement favorable.

En France, la vaccination est ouverte aux 12-17 ans depuis la mi-juin et seuls les vaccins à ARNm de Pfizer et BionTech ou de Moderna MRNA.O sont autorisés dans cette classe d’âge. 

 


Billet originel du 6 octobre

La Suède a annoncé mercredi 6 octobre suspendre « par précaution » le vaccin anti-Covid de Moderna pour les moins de 30 ans en raison d’un risque d’inflammation cardiaque chez les jeunes.

L’autorité de santé publique (FHM), chargée de la campagne de vaccination en Suède, « a décidé de mettre en pause l’usage du vaccin anti-Covid Spikevax de Moderna pour tous ceux nés en 1991 et après, par principe de précaution », a-t-elle annoncé mercredi 6 octobre. La Suède justifie cette suspension en raison d’un risque d’inflammation cardiaque chez les jeunes, en soulignant que la probabilité de cet effet secondaire était toutefois « minime ».

Cette décision est prise « après des signes de risque accru d’effets secondaires comme les inflammations du myocarde et du péricarde », précise la FHM. Selon l’agence, le risque est plus marqué après la deuxième dose et chez les sujets masculins. « La myocardite et la péricardite disparaissent souvent [mais pas tout le temps donc] d’elles-mêmes, sans causer de problèmes durables, mais les symptômes doivent être évalués par un médecin », explique l’agence.

Pour sa part, le Danemark cesse d’offrir le vaccin Moderna Covid-19 aux moins de 18 ans. Les personnes de moins de 18 ans ne se verront plus proposer le vaccin Covid-19 de Moderna par mesure de précaution, a confirmé l’Autorité sanitaire danoise.

Les personnes âgées de 12 à 17 ans ne recevront donc que la piqûre Pfizer. La décision a été prise sur la base d’un « principe de précaution », a indiqué l’autorité sanitaire dans un communiqué.

Le vaccin Pfizer a, jusqu’à présent, été le principal type de vaccin offert aux Danois. Ce sera désormais le seul vaccin Covid-19 utilisé pour la tranche d’âge.

La décision a été prise « notamment à la lumière du fait qu’il existe la plus grande quantité de données sur l’utilisation (du vaccin Pfizer) chez les enfants et les jeunes en particulier des États-Unis et d’Israël », a déclaré Bolette Søborg, chef du département de l’Autorité sanitaire danoise dans le communiqué de presse.

Environ 1 100 personnes de moins de 18 ans au Danemark ont ​​reçu le vaccin Moderna, selon l’autorité.

Une nouvelle étude nordique a évalué le risque de méningite et de myocardite, deux effets secondaires connus, mais très rares de la vaccination contre le Covid-19.

Les premières données ont soulevé la possibilité d’un risque accru de myocardite avec le vaccin Moderna.

Les symptômes de la maladie peuvent inclure de la fatigue, un pouls irrégulier, de la fièvre, des douleurs thoraciques, des douleurs à la respiration profonde et des douleurs du côté gauche ou au centre de la poitrine, selon un communiqué publié mercredi par l’autorité sanitaire suédoise, Folkhälsomyndigheten.

En Ontario 

Depuis la semaine passée, l’Ontario recommande maintenant le vaccin Pfizer Covid-19 pour les adultes âgés de 18 à 24 ans en raison d’une « augmentation observée » des affections inflammatoires cardiaques rares après des doses de Moderna, principalement chez les hommes.

Décrivant les nouvelles directives comme une « recommandation préférentielle », Moore a déclaré qu’il y avait un risque sur 5 000 de myocardite ou de péricardite pour les hommes âgés de 18 à 24 ans après une deuxième dose de Moderna.

Cela se compare à un risque d’un sur 28 000 pour ceux qui ont reçu Pfizer — environ cinq fois moins. Les taux de risque sont basés sur plus de 96 000 secondes doses de vaccins Pfizer et Moderna injectées entre le 1er juin et le 7 août.

Moore a déclaré que la majorité des cas cardiaques étaient bénins et diagnostiqués dans les salles d’urgence des hôpitaux, bien que moins de 10 personnes aient été admises dans des unités de soins intensifs pour une surveillance supplémentaire.

Les données utilisées par SPO (Santé publique de l’Ontario) dans sa recommandation de la semaine dernière sont désormais désuètes. Elles se fondaient sur des données du 1er juin au 7 août. De nouvelles données sont disponibles auprès du SPO et elles montrent une incidence plus élevée de myocardite/péricardite.


Pour les hommes âgés de 18 à 24 ans, cela représente 41,4 + 170,4 = 211,8 cas pour 2 millions de doses. Pour simplifier le calcul, supposons que tout le monde a reçu 2 doses (bien qu’en réalité, un certain pourcentage de ce groupe démographique n’ait reçu qu’une seule dose jusqu’à présent). Cela donnerait une incidence chez les hommes âgés de 18 à 24 ans de 211,8 pour 1 million de personnes, soit 1 cas sur 4 721 jeunes hommes vaccinés.

Voir aussi 

Canada — Université menace ses étudiants en ligne de suspension s’ils ne sont pas vaccinés, mis en demeure par des avocats, elle recule  

Le vaccin d'AstraZeneca suspendu pour les moins de 55 ans [Le Soleil 29 mars 2021 : « Après avoir clamé sur tous les fronts que le vaccin d’AstraZeneca est efficace et sécuritaire, les autorités fédérales et provinciales en suspendent maintenant l’utilisation pour les personnes de moins de 55 ans. »]

Étude — Plus de risques d’événement cardiaque indésirable après 2e dose du vaccin chez les garçons que d’infection à la Covid sur 120 jours  

«Un nombre important de cas d'échec du vaccin Janssen a été rapporté, avec notamment des formes graves (décès, réanimation) ainsi qu'une surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation dans deux CHU» (Centres Hospitaliers Universitaires), à Marseille (sud) et Tours (ouest), note l'ANSM dans son rapport périodique de surveillance des vaccins.

Vaccins : le doute est-il encore permis ?

Patrick Cohen (France 5) : atteindre l’immunité collective par la vaccination est illusoire  

Une étude révèle que l’immunité naturelle serait supérieure à la vaccination  

Stéphan Bureau blâmé par l’ombudsman de la radio gouvernementale pour son entrevue avec Didier Raoult (l’agronome à l’origine de la plainte s’offusquait que Didier Raoult prétende que l’immunité naturelle était supérieure à la vaccination).

Le variant delta pourrait échapper aux vaccins si elle devient Delta 4+, prévient un nouveau document. Une nouvelle étude suggère que 4 modifications du variant delta pourraient rendre les vaccins actuels inefficaces. (Deseret News

Les vaccins anti-Covid fonctionnent-ils ? Si oui, jusqu’à quel point ?  

D’autres vaccins, comme le Novavax, pourraient mieux résister aux variants. Lire Le battage médiatique persistant autour de la technologie des vaccins à ARNm nous détourne désormais des autres moyens de mettre fin à la pandémie. Pour ne pas parler des traitements bon marché (Ivermectine par exemple) dont on ne parle pas (vidéo).

Les confinements ont nettement réduit les capacités physiques et intellectuelles des enfants

 

 


Dieu et la Science : incompatibles ?

Dans le cadre de la sortie du livre Dieu —La science, Les preuves, CNews a consacré une émission sur ce sujet (la vidéo n’est pas visible en Amérique du Nord). La voici :

Présentation de l’éditeur

Pendant près de quatre siècles, de Copernic à Freud en passant par Galilée et Darwin, les découvertes scientifiques se sont accumulées de façon spectaculaire, donnant l’impression qu’il était possible d’expliquer l’Univers sans avoir besoin de recourir à un dieu créateur. Et c’est ainsi qu’au début du XXe siècle, le matérialisme triomphait intellectuellement.

De façon aussi imprévue qu’étonnante, le balancier de la science est reparti dans l’autre sens, avec une force incroyable. Les découvertes de la Relativité, de la mécanique quantique, de l’expansion de l’Univers, de sa mort thermique, du Big Bang, du réglage fin de l’Univers ou de la complexité du vivant, se sont succédé.

Ces connaissances nouvelles sont venues dynamiter les certitudes ancrées dans l’esprit collectif du XXe siècle, au point que l’on peut dire aujourd’hui que le matérialisme, qui n’a jamais été qu’une croyance comme une autre, est en passe de devenir une croyance irrationnelle.

Dans une langue accessible à tous, les auteurs de ce livre retracent de façon passionnante l’histoire de ces avancées et offrent un panorama rigoureux des nouvelles preuves de l’existence de Dieu. À l’orée du XXe siècle, croire en un dieu créateur semblait s’opposer à la science. Aujourd’hui, ne serait-ce pas le contraire ?

Une invitation à la réflexion et au débat.

 
 
Dieu —La science Les preuves
par Michel-Yves Bolloré, Olivier Bonnassies
publié le 13 octobre 2021,
aux éditions Guy Trédaniel,
à Paris,
577 pp,
ISBN-10 : 2 813 225 851
ISBN-13 : 978-2813225856

 

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Selon la SRC : « Le projet de loi 2 du ministre de la Justice suscite de vives critiques »

Selon le diffuseur gouvernemental, « Le projet de loi 2 du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, suscite de vives critiques. »

Radio-Canada ne précise pas dans son chapeau de qui proviennent ces cris d’orfraies. Or il s’agit de quelques militants trans, peu représentatifs de la population. Dans un long article, la Société d’État retranscrit ces critiques sans aucune distance et ne les oppose pas à des critiques.

Mais que reprochent donc ces militants ?

Projet de loi 2, « la loi la plus transphobe passée dans l’histoire du Québec »

Ils s’opposent à l’exigence d’une chirurgie pour le changement de la mention du sexe à l’état civil dans le projet de loi déposé jeudi dernier par le ministre Simon Jolin-Barrette.

Le texte du projet de loi 2 prévoit qu’une personne ne pourra changer son marqueur de sexe sur son acte de naissance que si elle a des traitements médicaux et des interventions chirurgicales impliquant une modification structurale de ses organes sexuels. Ce qui est déjà discutable, même ces traitements médicaux ne signifient pas que les cellules du corps et leur ADN changent de sexe. Il ne s’agit que de masquer quelques traits visibles par ces traitements médicaux ou chirurgicaux. Pour ceux qui ne subissent pas de chirurgie, le projet de loi prévoit la possibilité d’avoir une identité de genre différente du marqueur de sexe. Le sexe et le genre ne seront pas mis en opposition sur le certificat de naissance, il ne reprendra que l’une ou l’autre mention.

Céleste Trianon, activiste au Centre de lutte contre l’oppression des genres, interrogée par Radio-Canada, n’hésite pas à dire : « La communauté trans considère cette loi comme la loi la plus transphobe passée dans l’histoire du Québec et même du Canada, soutient-elle. » Évanouie la Grande-Noirceur alors ?

samedi 23 octobre 2021

Une propagande insidieuse se déverse au fil des programmes du diffuseur public français

Une propagande insidieuse se déverse, au fil des programmes de France Inter, Info, Culture et des émissions politiques de France Télévisions, sur les électeurs français. Aux frais du contribuable. Il en va de même pour Radio-Canada dont le parti-pris politiquement correct est évident. Voir le reportage caricatural et de mauvaise foi sur Éric Zemmour diffusé cette semaine, le cataloguant de « polémiste d’extrême droite » (voir la vidéo ci-dessous).

Il est 7 h, le 8 octobre. La Pologne vient de défier l’Union européenne et le sommet Afrique-France commence, mais le journal de France Inter ouvre sur une information « édifiante » et « exclusive » : une agence d’intérim sur deux accepterait les demandes des entrepreneurs du BTP de leur fournir de la main-d’œuvre « de type européen ». Le testing « inédit » réalisé par SOS-Racisme — via seulement 69 appels téléphoniques — est présenté sans contradicteur, ni mise en perspective. La journée commence bien.

Vient ensuite le catéchisme de Thomas Legrand sur la lutte contre le dérèglement climatique, domaine dans lequel France Inter rivalise parfois d’intransigeance avec Greta Thunberg. Le chroniqueur politique dresse la liste des 11 arguments « qui fleurent bon ce poison de la pensée » qu’est, selon lui, « le bon sens » : « Ils ont tous un petit morceau de pertinence », mais viseraient surtout à « nous autoconvaincre que ce serait mieux de ne rien faire ». Ne pas dire, donc, que l’empreinte carbone de la France est « ridicule » comparée à celle de l’Inde, de la Chine et des États-Unis. Ni que « la technologie nous sauvera » et que la décroissance serait économiquement et socialement insoutenable, surtout pour les plus pauvres. Ne jamais parler d’« écologie punitive » car ce qui est bon pour la planète ne saurait être une punition. Dans l’audiovisuel public, on adore dresser des listes mais là, l’éditorialiste a simplement repris celle établie par la revue scientifique de l’université de Cambridge et adoubée par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Amen !

Les radios du service public teintent le débat national avec le budget colossal de 600 millions d’euros, le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité

Campagne oblige, en cette rentrée, sur les cent vingt minutes de matinale quotidienne, trois minutes de chronique ont été accordées à nos confrères Alexandre Devecchio (Le Figaro et Le Figaro Magazine), Natacha Polony (Marianne et BFMTV) ou Étienne Gernelle (Le Point). Trois fois trois minutes par semaine, tout au plus, pour écouter autre chose que la pensée dominante : cela équivaut à moins de 2 % du temps d’antenne hebdomadaire entre 7 h et 9 h. La séquence où ils interviennent est intitulée « en toute subjectivité », pour rassurer la Société des journalistes de France Inter, qui s’est émue du choc culturel infligé !

Réunissant près de 15 millions d’auditeurs chaque jour, en audience cumulée, les radios du service public teintent le débat national. Elles le font avec le budget colossal de 600 millions d’euros [autant que le chiffre d’affaires de toutes les radios privées en France réunies], le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité, ce qui garantit un confort d’écoute que la concurrence leur envie.

Histoires édifiantes

Responsable de la revue de presse matinale de France Inter, du lundi au vendredi, suivie par près de 2 millions d’auditeurs depuis 2017, Claude Askolovitch officie sur l’antenne publique Arte. Le soir, dans « 28 Minutes », il raconte des histoires édifiantes, comme celle, le 8 octobre, du boulanger Makram Akrout, lauréat du grand prix de la baguette de tradition française. La récompense : 4000 euros et le titre de fournisseur officiel de l’Élysée, pour un an. Ce gagnant a tout pour plaire à l’auteur de Nos mal-aimés, ces musulmans dont la France ne veut pas. Pensez, « un boulanger, fils de boulanger, venu de Tunisie, clandestinement d’abord, pour gagner son pain et qui avait conquis sa citoyenneté et nos palais » !

vendredi 22 octobre 2021

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes... c’est une folie...

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes… c’est une folie… On est rentré dans une espèce d’ordre sanitaire.. Je sais très bien qu’après cette émission je vais recevoir un courrier (de la hiérarchie).

 

Rappelons que les enfants sont très peu à risques de développer des complications dues à une infection par la Covid. En outre, la vaccination n’empêche ni la contamination ultérieure ni la transmission à des tiers.

Voici ce qu’en disait avant-hier Le Figaro :

À mesure que la campagne de vaccination s’étend, apparaissent des cas de plus en plus nombreux de personnes vaccinées et néanmoins infectées par le Sars-CoV-2, comme l’a fait remarquer il y a quelques jours sur Twitter un professeur d’économie britannique.

Le dernier rapport de surveillance sur les vaccins de l’Agence de santé publique britannique rapporte désormais que les personnes vaccinées sont déclarées positives à un taux plus important que les non-vaccinées, et ceci pour toutes les tranches d’âge à partir de 30-39 ans », écrit celui qui bénéficie d’une large audience sur le réseau social. C’est parfaitement vrai, comme le prouve le rapport en question. Chez les 40-49 ans, la proportion de personnes infectées est même deux fois plus importante chez les vaccinées que chez les non-vaccinés (1281 sur 100 000 personnes contre 690) en septembre. Mais cela signifie-t-il pour autant que les personnes immunisées grâce au vaccin ont plus de risque d’être infectées ?

[C] e phénomène n’est ni surprenant, ni particulièrement inquiétant, et ceci pour deux raisons. D’abord, le vaccin ne protège qu’imparfaitement contre le risque d’infection. Il est donc possible d’être infecté par le virus, même avec un schéma vaccinal complet. « Les vaccins dont nous disposons actuellement sont injectés dans un muscle du bras. Cela permet d’acquérir une bonne immunité générale et de protéger ainsi contre les formes graves, profondes de la maladie. Mais cela ne va pas forcément donner une très bonne immunité de surface au niveau des muqueuses », expliquait il y a quelques semaines au Figaro le Pr Michel Cogné, médecin biologiste et immunologiste au CHU de Rennes. Or la porte d’entrée privilégiée du virus se trouve précisément être la muqueuse nasale. Certains scientifiques avaient d’ailleurs mis en garde sur ce point avant même que les vaccins ne commencent à être utilisés, et leur capacité à empêcher l’infection s’est révélée être encore plus mauvaise qu’escomptée. 

Voir aussi 

L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi) 

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour (vaccination des 5 à 11 ans!)

Selon deux professeurs d'université (gestion de risque, statistiques) : « les statistiques officielles [britanniques] semblent sous-estimer les taux de mortalité des personnes vaccinées dans chaque catégorie d'âge.  » [Résumé en anglais]

Une sénatrice franco-ontarienne (Josée Forest-Niesing, 56 ans) doublement vaccinée hospitalisée en raison de la COVID-19

jeudi 21 octobre 2021

Cégep — « La ministre McCann doit être à l’écoute du corps enseignant »

Depuis plusieurs semaines, le président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, s’exprime sur toutes les tribunes pour donner son avis sur les rapports entre la réussite scolaire et l’enseignement du français au collégial. Et la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, semble n’avoir d’oreille que pour lui : le Plan d’action pour la réussite en enseignement supérieur 2021-2026, qu’elle a présenté au début du mois de septembre, est calqué sur la position de la Fédération des cégeps.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que Bernard Tremblay prétend parler au nom des cégeps, alors que les comités des enseignantes et enseignants de la formation générale ont été exclus jusqu’à présent de la consultation du gouvernement. Rappelons que ceux-ci ne sont pas représentés par la Fédération des cégeps, qui n’a aucune légitimité démocratique et qui ne parle pas au nom de tous les acteurs de l’enseignement au collégial.

L’analyse de la Fédération repose en partie sur une comparaison des taux de diplomation entre les cégeps français et anglais. C’est une litanie que nous connaissons. Depuis plusieurs années déjà, les cours de philosophie sont comparés aux cours dits équivalents dans les cégeps anglais, qui font partie du programme « Humanities ». Mais cette comparaison ne tient pas la route. Ces cours ne sont pas équivalents, pas plus que les résultats moyens des étudiantes et étudiants dans les deux réseaux. […]

Plutôt que d’accuser hâtivement certains cours de la formation générale pour leurs plus faibles taux de réussite en les qualifiant prestement de « cours écueils », il faudrait s’interroger collectivement sur les véritables causes d’un tel écart. Qu’en est-il des inégalités sociales et scolaires entre les élèves qui proviennent des trois filières d’études du secondaire (public régulier, public enrichi et privé) ? Pourquoi un nombre important d’étudiantes et d’étudiants qui font leur entrée au cégep n’ont pas le niveau suffisant en français pour réussir leurs études ? Qu’est-ce qui pousse les meilleurs élèves à migrer vers le cégep anglais ?

La Fédération des cégeps se trompe lorsqu’elle affirme que le collégial n’est pas en cause dans l’anglicisation du Québec. Certes, les cégeps ne sont pas l’unique cause du phénomène, mais il y a une tendance lourde actuellement dans le réseau collégial : les collèges anglophones sont devenus des cégeps d’élite dans le secteur préuniversitaire et attirent un nombre important d’allophones ainsi qu’une proportion croissante de francophones, particulièrement dans les milieux favorisés. Il se produit alors un effritement du français dans les études supérieures au Québec et un « écrémage » du cégep français.

Nous apprenions récemment qu’un groupe de travail avait été mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur pour produire un rapport sur la maîtrise du français au collégial. Or, le groupe de travail est formé de trois expertes qui n’enseignent pas dans les cégeps et qui n’auraient pas le mandat de consulter le comité-conseil de la formation générale, lequel regroupe notamment les représentants des enseignantes et enseignants de philosophie et de littérature, ce que nous déplorons.

Les enseignantes et enseignants de philosophie au collégial ont à cœur la réussite étudiante ; ils sont ouverts à participer à une réflexion commune sur les exigences langagières et la réussite des cours de philosophie au collégial. Encore faudrait-il qu’ils soient invités à une consultation dont les conclusions ne sont pas tirées d’avance par la Fédération des cégeps et que leurs représentantes et représentants aient les ressources suffisantes pour y participer activement.

* Cette lettre publiée dans Le Devoir est cosignée par:
Simon Blouin, Cégep de Granby
Pierre-Olivier Bois, Collège Montmorency
Isabelle Bouchard, Cégep de Trois-Rivières
Félix Brunetta, Cégep régional de Lanaudière
Alexandre Comeau, Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu
Tony Patoine, Cégep du Vieux Montréal
Vicki Plourde, Cégep Garneau
Patrice Létourneau, Cégep de Trois-Rivières
Richard Vaillancourt, Collège de Bois-de-Boulogne
Marc-André Vaudreuil, Cégep Gérald-Godin
Pour le comité des enseignantes et enseignants de philosophie au collégial


Plus de soldats américains sont morts du suicide au 2e trimestre 2021 que de la Covid depuis mars 2020

Plus de membres de l’armée américaine sont morts par suicide au cours du seul deuxième trimestre 2021 que du coronavirus pendant toute la durée de la pandémie, selon un inquiétant rapport du Pentagone.

Entre le début du mois d’avril et la fin du mois de juin 2021, il y a eu 139 suicides militaires au total — 99 dans le service actif, 14 parmi les réservistes et 26 dans la garde nationale — indique le dernier rapport du Defense Suicide Prevention Office (DSPO).

Les statistiques publiées font état d’une hausse de 46 % des suicides au sein des forces actives de l’armée américaine, par rapport à 2020.

Les nouveaux chiffres signifient également que les suicides survenus au cours de ce seul trimestre civil représentent plus du double du nombre officiel de décès dus au Covid-19 dans les forces armées, que le Pentagone a estimé à 58 jusqu’à présent.

Le rapport annuel 2020 du ministère de la Défense sur les suicides militaires, publié fin septembre, faisait état de 580 décès de ce type au cours de l’année 2020 — corrigé à 581 dans le dernier trimestre — contre 505 au total l’année précédente.

Alors que le taux de suicide chez les réservistes et la Garde nationale est resté « statistiquement stable » depuis 2016, la force de service actif a connu une augmentation « significative », a déclaré le Dr Karin Orvis, qui a pris la tête de la DSPO en 2019. Le taux de suicides en service actif était de 28,7 pour 100 000 en 2020, le plus élevé depuis que des registres détaillés ont commencé à être tenus en 2008, où il était de 16,9 pour 100 000.

Les hommes enrôlés de moins de 30 ans sont les plus à risque. Ils représentent 42 % de la population militaire totale en 2020, mais 63 % des suicides cette année-là, a déclaré Orvis. Le taux de suicide de l’armée de terre, 36,4 pour 100 000, est presque le double de celui de la marine, 19,3.

L’archevêque du Pentagone déclare que les troupes ne peuvent pas être forcées à recevoir le vaccin Covid contre leur conscience, alors que les différents corps d’armée examinent les exemptions.

Les chiffres du deuxième trimestre de 2021 sont antérieurs au retrait américain d’Afghanistan, qui a débuté en août. Tout suicide lié au pont aérien de Kaboul et à la fin de ce conflit de 20 ans sera comptabilisé dans le prochain rapport trimestriel.