Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Il est né 42 700 garçons et 41 100 filles au Québec en 2018. Le rapport de masculinité, qui rapporte les naissances masculines aux naissances féminines, est de 104,0 et correspond à peu près au niveau attendu, puisqu’il naît naturellement environ 105 enfants de sexe masculin pour 100 de sexe féminin.
Selon la Banque de prénoms de Retraite Québec, Emma était le prénom le plus souvent donné aux filles nées en 2018. Viennent ensuite Alice, Olivia, Léa, Charlie, Florence, Charlotte, Livia, Zoé et Béatrice. Des dix premiers prénoms féminins de 2018, neuf se trouvaient dans la liste de 2017. Livia rejoint le haut du classement, passant de la 21e à la 8e position, tandis que Rosalie glisse du 8e au 13e rang.
Chez les garçons, William est en tête du palmarès. Viennent ensuite Logan, Liam, Thomas, Noah, Jacob, Léo, Félix, Édouard et Nathan. Des dix prénoms masculins les plus populaires en 2018, deux ont changé par rapport à 2017, soit Félix et Édouard qui remplacent Raphaël et Alexis maintenant au 12e et 13e rang. Les dix prénoms les plus fréquents sont donnés à 11 % des filles et à 13 % des garçons nés en 2018.
Tous les prénoms masculins sont anglo-saxons (Logan, Liam, Noah plutôt que Noé) ou bilingues (de mêmes formes en anglais qu’en français si l’on excepte l’accent : Thomas, Jacob, Félix, Nathan). Seul Édouard se distingue mais il est très proche de l'anglais. Aucun de ces prénoms n’est typiquement français : Pierre, Jean, Arnaud, Étienne, Yves, Thierry, etc.
Les choses sont différentes pour les filles, mais c’est peut-être parce que nombreux prénoms féminins français (Alice, Charlotte, Béatrice) sont prisés par les Anglo-Saxons depuis longtemps. Mais on notera l’absence de prénoms typiquement français (non adoptés par les anglo-saxons) : Françoise, Ève, Marie-France, Jeanne, Mahaut, Manon, Aurélie, etc.
Au Québec, la proportion de naissances comptant au moins un parent né à l’extérieur du Canada était de 32,6% en 2018, comparativement à 21,3% en 2000 et à 12,6% en 1980 (voir tableau ci-dessous). La hausse s’explique surtout par des naissances issues de deux parents nés à l’étranger, dont la part est passée de 7 % à 13 %, puis à 22 % au cours de la même période.
La proportion de nouveau-nés dont l’un des parents est né à l’étranger et l’autre au Canada a aussi augmenté, passant de 5% en 1980 à près de 11% en 2018. Selon les données provisoires, les principaux pays de naissance des mères nés à l’étranger sont l’Algérie, Haïti, le Maroc et la France. Ce sont les mêmes pays pour les pères, Haïti devançant toutefois l’Algérie.
Gabriel Leuvielle, dit Max Linder (se prononce/lɛ̃dɛr/), né le 16 décembre 1883 au lieu-dit « Cavernes », à Saint-Loubès (Gironde) et mort le 1er novembre 1925 (à 41 ans) à Paris, fut un acteur et réalisateur français. Il fut, en France, l’une des plus grandes vedettes comiques au temps du cinéma muet ; son jeu et ses inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot (Charlie Chaplin).
Avec tous ces films, d’une ou deux bobines, le plus souvent écrits et réalisés par lui-même, Max est un triomphe mondial, la première star internationale de cinéma en 1910 (grâce notamment aux encarts publicitaires de Pathé) quelques années avant qu’Hollywood invente les siennes4 (Douglas Fairbanks, Florence Lawrence, Florence Turner, Mary Pickford). Charlie Chaplin s’inspire plus tard de Max Linder pour créer son personnage.
En 1912-1913, il part pour des tournées triomphales à l’étranger, d’abord en Espagne et en Allemagne, où il tourne des scènes qui seront insérées à ses films (Max toréador ou Max, professeur de tango), puis en Russie (Saint-Pétersbourg). Mais c’est surtout la guerre de 1914 qui interrompt cette carrière sans précédent alors que son contrat avec Pathé d’un million de francs prévoit de tourner 150 films sur trois ans, soit un film par semaine. Envoyé au front, gazé, il est définitivement réformé.
La Première Guerre mondiale met un coup d’arrêt brusque à la production cinématographique française pourtant pionnière. Le cinéma français, auparavant un des principaux producteurs de films mondiaux, ne s’en relèvera jamais vraiment. Dès le début, la mobilisation générale vide les studios de tous les hommes valides. Le nord de la France est occupée et détruite. Ce sont dès lors les films américains qui envahissent les écrans français.
Quand l’Estonie a obtenu son indépendance de l’Union soviétique en 1991. Elle a profité de l’occasion pour remodeler le système éducatif du pays. Mailis Reps, l’actuelle ministre de l’Éducation, affirme que les fonctionnaires et les politiciens ont cherché partout une source d’inspiration, de l’Amérique aux Pays-Bas. Mais ils n’arrêtaient pas de revenir à leurs voisins nordiques. Comme le rappelle Mme Reps, les débats se concluaient souvent sur cette observation : « Essayons cela, ça fonctionne en Suède ou en Finlande. »
Beaucoup d’autres pays ont fait de même.
Tous les trois ans, l’OCDE publie le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), dont la plus récente version est parue le 3 décembre. Le PISA teste les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences des jeunes de 15 et 16 ans dans les États membres de l’OCDE, ainsi qu’une série de pays le plus souvent riches. Les résultats fournissent un moyen de comparer les élèves de ces pays. Voilà presque deux décennies que la première enquête a été publiée. À l’époque, il y eut une surprise. La Finlande, qui n’était pas réputée auparavant pour son système éducatif, est arrivée en tête dans le domaine de la lecture tout en excellant dans d’autres catégories.
Ce pays nordique semblait avoir découvert un moyen d’obtenir des résultats brillants sans la discipline et la charge de travail intense des champions d’Asie de l’Est comme le Japon et la Corée du Sud, qui partageaient le haut du podium à l’époque. Les pédagogues ont ensuite envahi Helsinki. Ils en sont revenus et ont fait savoir que non seulement l’éducation y était gratuite et complète, mais que les enseignants étaient très respectés (les syndicats adorèrent ce point) bien formés et bénéficiaient d’autonomie dans leur travail ce qui signifiait souvent permettre aux enfants de découvrir des choses par eux-mêmes. Les écoles dans des pays allant de l’Écosse à la Corée du Sud ont cherché à imiter l’éducation finlandaise. Le Québec ne fut pas en reste, les reportages se succédaient dans la presse canadienne sur la Finlande. Les visites de délégations étrangères en Finlande étaient devenues si courantes que le gouvernement finlandais décida de les rendre payantes. Il en coûte aujourd’hui plus de 1 700 dollars canadiens (1 200 euros) pour visiter une école finlandaise.
Mais voilà, l’image de la Finlande en tant qu’utopie éducative est désormais quelque peu ternie. Les derniers résultats du PISA montrent une nouvelle baisse de ses résultats moyens, une baisse constante qui se poursuit depuis 2006.Les écarts entre les élèves riches et les élèves pauvres se creusent, ce qui est d’une cruelle ironie pour un pays qui se targue d’égalité. L’Estonie, autrefois pâle copie est aujourd’hui le pays plus performant parmi les pays de l’OCDE. Mart Laidmets, le secrétaire général du ministère estonien de l’Éducation, note avec plus qu’un soupçon de satisfaction que, bien que les délégations asiatiques continuent de s’envoler pour Helsinki, c’est de plus en souvent une simple escale pour venir à Tallinn.
L’exemple de la Finlande permet d’expliquer pourquoi il y a eu peu de progrès globaux depuis le début des enquêtes PISA en l’an 2000. L’espoir au tournant du millénaire était que la richesse de nouvelles informations permettraient d’identifier ce qui produit un bon système scolaire, incitant les autres à suivre leur exemple et à le généraliser. Ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se sont passées. Bien que les dépenses par élève aient augmenté de 15 % dans les pays de l’OCDE, les résultats moyens en lecture, en mathématiques et en sciences restent sensiblement les mêmes que lors des premiers tests en l’an 2000. Choisissez un pays au hasard et il est tout aussi probable que ses résultats se soient améliorés que détériorés aux tests PISA.
Comme toujours, les résultats de cette année incluent de nombreux points positifs. Les excellents résultats de Singapour se sont encore améliorés. Même si Singapour n’est plus le pays le plus performant. C’est la Chine ou plus précisément les municipalités de Pékin et de Shanghaï (Chang-haï) ainsi que les provinces du Jiangsu (Kiang-sou) et du Zhejiang (Tché-Kiang) ; l’OCDE refusant de considérant les résultats des régions chinoises plus éloignées, car elle ne peut en garantir la véracité. Dans les régions de Chine retenues, le résultat moyen des élèves en mathématiques est de 591, contre 489 en moyenne dans les pays de l’OCDE, ce qui donne à penser que les adolescents de la région ont environ trois ans d’avance sur la moyenne de l’OCDE. Les pays de rang intermédiaire, notamment la Jordanie, la Pologne et la Turquie se sont aussi améliorés.
Pour chaque Jordanie qui monte, il y a une Finlande qui baisse.
Stabilité globale des résultats, malgré l’augmentation des dépenses en éducation
Une partie de l’absence de progrès global est que les écoles ont moins d’influence sur les résultats que ce qu’on suppose généralement alors que la culture et la société d’un pays en ont plus, ce qui signifie que même les décideurs bien informés ont relativement peu d’influence. Comme le fait remarquer John Jerrim de l’University College de Londres : « Les pays d’Asie de l’Est continueront d’arriver en tête. » Si une solution miracle pour améliorer l’éducation existait, elle aurait déjà été découverte. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien apprendre de PISA. Beaucoup de pays ont vu leurs résultats augmenter ou chuter sans changement culturel spectaculaire. Et, comme le suggèrent les données, une partie de l’absence d’amélioration globale, malgré l’augmentation des dépenses, est qu’au-delà d’un certain niveau (environ 60 000 $ américains par élève, cumulativement entre l’âge de six et 15 ans), il n’y a pas beaucoup de relation entre les dépenses et les résultats des tests.
Importance de la culture, de l’immigration
L’importance de la culture se voit en Estonie et en Finlande, deux pays avec une longue histoire de haut niveau d’alphabétisation, souvent promue par l’Église protestante locale vectrice de la culture nationale menacée par de puissants voisins.
D’autres facteurs échappent également au contrôle des ministres de l’Éducation. L’immigration joue un rôle important, les élèves immigrants récents ont de moins bons résultats que la plupart des élèves de souche dans le monde. La Finlande a connu une légère augmentation du nombre d’élèves immigrants qui ont été soumis à l’enquête PISA au cours de la dernière décennie. Plus de 80 % de ces élèves immigrés ne parlent pas le finnois à la maison, ce qui peut expliquer le grand écart dans les résultats de ces élèves et ceux nés en Finlande. L’Estonie a connu une augmentation similaire du nombre d’élèves immigrés, mais ces nouveaux arrivants sont beaucoup moins susceptibles d’être pauvres que ceux de son voisin nordique.
Le déclin de la Finlande peut faire paraître pour des idiots savants ces pédagogues qui se sont précipités pour copier les écoles finlandaises. Mais en creusant les choses, on peut encore tirer des leçons de la Finlande. Bien que le pays ait la réputation de privilégier une méthode pédagogique « câline », il y a peu ses méthodes pédagogiques étaient plus traditionnelles et directives. En 1996, quatre ans avant le premier lot de résultats PISA, un groupe de chercheurs britanniques a visité le pays. Ils y ont découvert « des classes entières qui suivaient ligne par ligne ce qui était écrit dans le manuel, à un rythme déterminé par l’enseignant... Nous sommes déplacés d’une école à l’autre et nous avons vu des leçons presque identiques — vous auriez pu échanger les maîtres et les élèves n’auraient pas remarqué la différence. » Comme l’a noté Gabriel Heller Sahlgren, un économiste, la plupart des enfants qui ont obtenu un score si élevé lors de la première série de tests en 2000 avaient justement suivi ce genre de scolarité traditionnelle.
Au moment où les résultats PISA 2000 ont été publiés, de nombreuses écoles finlandaises avaient commencé à évoluer dans une direction très différente, ce qui déconcerta nombres d’observateurs et décideurs politiques en tournée dans les écoles finlandaises. Une étude à venir d’Aino Saarinen et ses collègues aux universités d’Helsinki et d’Oulu analyse les données PISA de 2012 et 2015 pour constater que les enfants des écoles qui accordaient le plus de liberté aux élèves pour décider de leur propre apprentissage étaient précisément ceux qui avaient obtenu les pires résultats en mathématiques et en sciences. Ceux des familles pauvres et migrantes ont le plus souffert. Plutôt que d’adopter une heureuse solution médiane entre la lecture collective d’un manuel ligne par ligne et le fait d’abandonner les enfants à eux-mêmes, les écoles finlandaises ont continué à expérimenter. Une série de nouveaux établissements scolaires a ainsi été construite sans salles de classe. Un nouveau programme d’études, introduit à partir de 2016, encourage les leçons sans matières définies à l’avance.
Malgré tout, il subsiste de nombreuses similitudes dans l’organisation des systèmes éducatifs estoniens et finlandais. Très peu d’écoles sont payantes, par exemple, et les deux systèmes cherchent à minimiser le nombre d’examens et la ségrégation selon le niveau des élèves. Rando Kuustik,directeur de l’école Jakob Westholm dans le centre de Tallinn, dit que sa priorité est le bonheur de ses élèves et qu’ensuite sa mission est de « les aider à mieux se débrouiller dans le monde que lorsqu’ils sont entrés à l’école ».
Estonie un cas particulier
Bien que les enseignants de M. Kuustik commencent à modifier leur style d’enseignement notamment en faisant plus de place au travail de groupe, « nous sommes encore une école très traditionnelle », explique-t-il. Avant que les élèves ne travaillent en groupe, l’enseignant s’assure qu’ils maîtrisent la matière sur laquelle ils vont travailler en groupe. Les règles sont claires et les enseignants dirigent les leçons de l’avant de la classe (le style magistral tant honni par certains pédagogues). Les universitaires font état d’une image semblable dans l’ensemble du pays. Tim Oates de Cambridge Assessment, une société qui organise des examens dans le monde entier, salue le programme d’études rigoureux et cohérent du pays.
Une grande partie de cela peut servir de leçon. Mais tout pays qui espère importer le modèle estonien dans son intégralité risque d’être déçu. Le pays a connu une croissance économique rapide au cours des trois dernières décennies, ce qui est généralement associé à de meilleurs résultats scolaires. L’émigration d’une partie de la population (souvent moins nantie) ainsi qu’un indice de fécondité très faible (environ 1,5 enfant/femme comme au Québec) signifient que la population scolaire a chuté de 29 % depuis 2000 et font de l’Estonie un système éducatif inhabituel. L’Estonie a perdu près de 15 % de sa population depuis 1989 (fin de l’URSS) passant de 1 565 662 à 1 324 820 habitants en 2019. Andreas Schleicher, responsable de l’éducation à l’OCDE, note qu’il existe un « degré sain de concurrence » entre les écoles pour attirer les élèves restants. Dans les écoles primaires rurales, il n’est pas rare d’avoir des classes formées de deux ou trois élèves seulement, dit Mme Reps, ce qui signifie que ses élèves reçoivent une instruction qui s’apparente à des cours particuliers donnés par des précepteurs. Une école a même réussi à rester ouverte pendant deux ans sans aucun élève, chose que la plupart des autres pays n’auraient probablement pas imitée.
Le taux de suicide chez les enfants âgés de 10 à 14 ans a presque triplé de 2007 à 2017, tandis que le taux de suicide chez les adolescents plus âgés a augmenté de 76 pour cent entre 2007 et 2017, selon de nouvelles données fédérales.
Selon un nouveau rapport du Centre national de statistique de la santé des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), le taux de suicide chez les 10 à 24 ans a augmenté de 56 % au cours de la dernière décennie, alors que les décès violents (suicide et homicide) continuent d’être les principales causes de décès pour cette tranche d’âge.
En 2017, le suicide était la deuxième cause de décès chez les enfants âgés de 10 à 14 ans, les adolescents de 15 à 19 ans et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans.
Entretemps, l’homicide se classait au troisième rang des causes de décès chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans et chez les adultes âgés de 20 à 24 ans, et la cinquième cause la plus fréquente chez les enfants âgés de 10 à 14 ans.
« Après une période stable de 2000 à 2007, les taux de suicide chez les 10-24 ans ont augmenté de 2007 à 2017, tandis que les taux d’homicides ont augmenté de 2014 à 2017 », explique le rapport.
« Le rythme d’augmentation du nombre de suicides a été plus élevé de 2013 à 2017 (7 % par année, en moyenne) qu’entre 2007 et 2013 (3 % par année) ».
Bien qu’il ait diminué de 2000 à 2007, le taux de suicide pour les enfants âgés de 10 à 14 ans a presque triplé entre 2007 (0,9 décès pour 100 000 personnes) à 2017 (2,5 décès pour 100 000 personnes).
Bien que stable de 2000 à 2007, le taux de suicide chez les adolescents américains âgés de 15 à 19 ans est passé de 6,7 pour 100 000 personnes en 2007 à 11,8 pour 100 000 personnes en 2017. Le rythme d’augmentation a été plus élevé de 2014 à 2017 avec une augmentation de 10 pour cent par an en moyenne.
« Non seulement le suicide tend-il à la hausse, mais le rythme d’augmentation s’accélère », a déclaré la coautrice du rapport, Sally Curtin, dans une interview accordée à NPR.
Les taux d’homicides chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans ont diminué de 2007 à 2014, mais ont augmenté de 30 % pour atteindre 8,7 décès pour 100 000 personnes en 2017.
De 2000 à 2017, le taux de suicide chez les adultes âgés de 20 à 24 ans a augmenté de 36 %, passant de 12,5 décès pour 100 000 personnes à 17. Au cours de cette période, la plus forte augmentation (moyenne de 6 % par an) des homicides dans ce groupe d’âge s’est produite de 2013 à 2017.
Bien que le taux d’homicides chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ait diminué de 24 % entre 2000 et 2014, il a augmenté de 15 % de 2014 à 2017 (12,1 décès pour 100 000 personnes).
Alex Crosby, médecin en chef au CDC, a déclaré à CBS News qu’il est impossible de distinguer un seul facteur qui pourrait être à l’origine de l’augmentation des décès violents chez les jeunes.
Colleen Carr, directrice de la National Action Alliance for Suicide Prevention, a déclaré à Medscape Medical News que davantage de recherche est nécessaire pour mieux comprendre les facteurs en jeu dans l’accélération des taux de suicide chez les jeunes et les jeunes adultes afin de renforcer les efforts de prévention.
« Il est important de reconnaître que le suicide n’est pas causé par un seul facteur, mais plutôt par une gamme de facteurs qui comprennent des problèmes de santé mentale, mais aussi par des facteurs situationnels importants que bon nombre d’entre nous connaîtront au cours d’une vie, y compris sociale, les problèmes physiques, émotionnels ou financiers », a déclaré M. Carr. Apparemment aucun problème « spirituel » ou métaphysique (à quoi bon, la vie n’a aucun sens) selon cet expert.
Glenn Thomas, directeur clinique des services communautaires pour la santé comportementale à l’hôpital pour enfants Nationwide dans l’Ohio, a déclaré à CBS Nouvelles que les taux de dépression ont augmenté d’une manière cohérente avec le taux de suicide.
Le suicide était la 10e cause de décès chez tous les Américains en 2017.
Un total de 170 074 bébés ont vu le jour au premier semestre 2019 en Espagne, soit le niveau de natalité le plus bas enregistré dans le pays ibérique depuis 1941, indique, mercredi, l’Institut national de la statistique (INE). Le nombre des naissances a reculé de 11 292 bébés au premier semestre de l’année en cours, soit une baisse de 6,2 % par rapport à la même période de 2018, précise l’INE.
Naissance au premier semestre de chaque année (2011-2019)
En 2018, l’indice de fécondité en Espagne était de 1,26 enfant par femme (1,59 au Québec). Le taux de remplacement est fixé, rappelons-le, à 2,1 enfants par femme. La seule communauté autonome avec une fécondité supérieure à ce taux de remplacement est celle de Melilla, sur la côte marocaine.
Le chiffre des naissances de mères étrangères a représenté 21,5 % du total, contre 20,1 % l’an dernier. La natalité continue de diminuer pour la dixième année consécutive en Espagne, à l’exception de l’année 2014 qui a enregistré 427 595 naissances, soit 2 000 de plus qu’en 2013.
Concernant le nombre de décès, quelque 215 478 personnes sont mortes pendant le premier semestre 2019 dans ce pays ibérique, en baisse de 5,4 % par rapport au premier semestre 2018.
L’Espagne a enregistré ainsi un solde naturel négatif de 45 404 individus au cours des six premiers mois de 2019, soit un chiffre similaire à celui de l’année précédente, ce qui confirme la tendance négative affichée depuis 2015.
Un étudiant à la faculté de droit de l’Université d’Oklahoma City a été expulsé après avoir distribué des affichettes sur le campus où l’on pouvait lire « Y a pas de mal à être blanc » ou « C’est correct d’être blanc ».
L’étudiant avait déjà été suspendu en octobre lorsque ces dépliants étaient apparus. Il a violé les termes de cette suspension en retournant sur le campus, a déclaré la police universitaire au journal local The Oklahoman. Un porte-parole de la faculté de droit a refusé mardi d’identifier l’étudiant expulsé, citant les lois fédérales sur la vie privée, mais l’université a publié une déclaration sur l’incident.
« L’université a mené une enquête auprès du département de la police d’Oklahoma City et a découvert que la personne responsable était un étudiant qui avait déjà suspendu pour avoir enfreint la politique scolaire », indique le communiqué. « L’étudiant impliqué a été expulsé pour avoir violé les termes de sa suspension. »
Selon la police du campus, rien ne permet de croire que l’étudiant expulsé présentait une menace physique pour l’université ou les étudiants.
« La raison pour laquelle vous examinez ce genre de choses est que vous voulez vous assurer que l’individu n’est pas une menace pour les autres étudiants », a déclaré le directeur de la police de l’Université d’Oklahoma City, Bill Citty, à The Oklahoman. « Il faut se pencher sur ce genre de problèmes potentiels ces jours-ci. Les gens s’inquiètent, les étudiants s’inquiètent, le personnel s’inquiète, les parents s’inquiètent. Vous devez vous en assurer. »
Les affichettes sont l’un des nombreux incidents liés à la race dans les facultés de droit ces dernières années. En octobre, le mot « Trump » et une croix gammée ont été peints à la bombe sur une entrée latérale de la fameuse faculté de droit de l’Université Yale. Ni l’école ni la police n’ont annoncé d’arrestation en lien avec ces graffitis anti-Trump. En 2015, des vandales ont placé du ruban adhésif noir sur les yeux des portraits de professeurs de droit noirs suspendus dans les couloirs de la faculté de droit de l’université Harvard. Les autorités n’ont jamais identifié les coupables.
Les dépliants sont apparus à l’extérieur et aux portes de facultés de droit d’Oklahoma City le 31 octobre. La police a rapidement commencé à rechercher « le coupable ». L’élève a été identifié par les administrateurs de la faculté de droit après avoir examiné les images de sécurité enregistrées ce soir-là. Une fois le dangereux coupable identifié, la police du campus a demandé à la police d’Oklahoma City de trouver et d’interroger l’étudiant, a rapporté The Oklahoman.
Afficher ces messages ne constituait pas un crime, ont constaté les enquêteurs. Cependant, le retour sur le campus pendant une suspension était un motif d’expulsion de l’étudiant. L’élève n’a pas été accusé d’intrusion.
À la suite de l’affichage des « Y a pas de mal à être blanc », le doyen de la faculté de droit Jim Roth a envoyé un message aux étudiants pour condamner ce message.
« Quoi qu’ait pu être les intentions de ce message, le message me rappelle une pensée à laquelle je sais notre communauté adhère : c’est correct d’être TOUT LE MONDE », indique la déclaration de Roth. « L’exclusion et la haine ne seront pas tolérées ici. Vous êtes accepté à la faculté de droit, peu importe comment vous priez, à quoi vous ressemblez ou qui vous aimez. Et vous le serez toujours. »
Cette acceptation n ne semble pas inclure les Blancs qui ne veulent plus être culpabilisés pour leur blanchitude...
Après huit mois d’enquête dans le milieu sportif, Disclose dévoile 77 affaires marquées par des dysfonctionnements graves. Révélations sur une faillite du monde du sport qui a fait au moins 276 victimes, la plupart âgées de moins de 15 ans au moment des faits.
Des rêves de podium brisés. De jeunes athlètes murés dans le silence. Des enfants traumatisés, n’osant plus courir, nager ou combattre. Des centaines de victimes démunies face à l’omerta, au déni et à l’ignorance de la grande famille du sport. Pendant huit mois, Disclose a enquêté sur les violences sexuelles en milieu sportif.
Cette plongée inédite dans le monde fermé des clubs amateurs et professionnels démontre la faillite de tout un système, des associations sportives aux fédérations, jusqu’aux services de l’État. De 1970 à nos jours, notre enquête révèle que 77 affaires ont été marquées par des dysfonctionnements majeurs. Football, gymnastique, équitation, athlétisme, mais aussi tir à l’arc, patins ou échecs… 28 disciplines sportives sont concernées.
[…] Parmi les failles mises au jour : l’absence de contrôle des éducateurs bénévoles, le maintien en poste d’encadrants sous le coup d’une procédure judiciaire ou déjà condamnés, le défaut de suivi sociojudiciaire et l’inaction de dirigeants ayant choisi d’étouffer le scandale plutôt que défendre l’intégrité de leurs licenciés. Au mépris des lois françaises.
La récidive. L’enquête révèle un premier chiffre alarmant, mettant directement en cause le suivi judiciaire des délinquants sexuels. D’après nos données, près d’une affaire d’infractions sexuelles sur deux est un cas de récidive. Par récidive, nous entendons une répétition de faits à caractère sexuel, dans sa définition courante et non juridique. […]
Le maintien en poste. Deuxième donnée inquiétante : dans 77 % des cas recensés, l’agresseur a soit poursuivi son activité malgré une procédure judiciaire en cours, soit retrouvé un poste dans le milieu sportif après une condamnation pour une infraction à caractère sexuel. Une situation qui augmente le péril de la récidive et fait courir des risques aux jeunes sportifs. Pourtant, un article de loi stipule précisément qu’une personne condamnée pour un crime ou un délit à caractère sexuel ne peut entraîner des athlètes ou encadrer une activité sportive. Il s’agit de l’article 212-9 du code du sport, un ensemble de lois et décrets applicables au domaine du sport. […]
Le soutien donné à l’agresseur. Dans 18 affaires, le club, la fédération, la collectivité locale ou l’institution scolaire ont pris fait et cause pour l’agresseur. Une défense souvent accompagnée d’un mépris pour la parole des victimes, voire de tentatives d’intimidation. Des condamnations pour des faits de violences sexuelles ou des décisions de justice ont parfois été remises en cause, certains soutiens allant même jusqu’à invoquer l’erreur judiciaire.
La négligence de signaux forts. Enfin, dans une dernière catégorie, nous avons recensé neuf affaires où des alertes, pas toujours de nature à être caractérisées sur le plan pénal, ont été prises à la légère avant que l’éducateur ne commette des agressions. Par exemple, un entraîneur passant la nuit seul dans une chambre avec un athlète. Ou un autre ayant pour habitude de prendre sa douche, nu, au milieu de ses élèves. Dans ces cas-là, les professionnels de la protection de l’enfance — brigade des mineurs et associations contre les violences sexuelles — recommandent d’alerter les autorités.
La justice. Dans 53 % des cas, les défaillances viennent de la justice. Avec des situations qui interpellent : comment se fait-il qu’une personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur ne fasse pas systématiquement l’objet d’une interdiction d’exercer auprès d’enfants ? Pourquoi le suivi sociojudiciaire ne dure-t-il parfois que quelques années ? Quels critères conduisent à ce qu’une condamnation pour des délits ou crimes sexuels disparaisse des différents extraits du casier judiciaire ?
Les clubs et les fédérations. Viennent ensuite les clubs, à l’origine de dysfonctionnements dans 35 % des cas. Notre enquête révèle que les informations ne remontent pas toujours jusqu’aux fédérations, la préfecture ou la justice, souvent par volonté de protéger le club d’un scandale. […]
L’entourage des victimes. Il arrive aussi que les familles des victimes elles-mêmes éprouvent une réticence à parler. La reconnaissance et l’attachement à l’égard de l’entraîneur peuvent être des freins à la dénonciation. « Dans l’Église, on parle d’une emprise morale, mais c’est pareil dans le sport », souligne Marie Mercier, rapporteuse de la mission d’information sur les infractions sexuelles sur mineurs mise en place par le Sénat en 2019.
Les autorités. À l’inverse des affaires de pédophilie dans l’Église catholique, les violences sexuelles en milieu sportif restent peu médiatisées en France.
Au Canada, selon plusieurs chefs autochtones, de plus en plus de personnes se font frauduleusement passer pour des membres de leurs communautés, ce qui les inquiète et les choque.
Ce fait ne semble pas limité au Canada, on a ainsi vu la candidate démocrate Elizabeth Warren qu’elle était d’origine amérindienne. Des tests ADN qu’elle a elle-même présentés suggèrent plutôt qu’elle pourrait avoir 1/1024 de sang indien (si tant est que les tests sont fiables à un si petit pourcentage), moins que la moyenne des Américains. L’université Harvard avait inscrit Warren comme Amérindienne dans ses formulaires fédéraux relatifs aux politiques de discrimination positive de 1995 à 2004. Dans une interview, Elizabeth Warren a déclaré qu’elle avait l’intention de présenter des excuses pour s’être étiquetée comme amérindienne à l’Université de Pennsylvanie et à l’Université de Harvard. Elle a donné la même réponse lorsqu’on lui a demandé si cela incluait le fait qu’elle avait déclaré être membre d’une minorité dans le répertoire de l’Association of American Law Schools.
Bruce Pascoe (photographié)
dénoncé dans la presse australienne
En Australie, l’auteur à succès Bruce Pascoe prétend aussi être en partie aborigène. Il est surtout connu pour son ouvrage Dark emu : Black seeds: agriculture or accident ? « qui réexamine les récits coloniaux des peuples autochtones en Australie et cite des preuves des débuts de l’agriculture, de l’ingénierie et de la construction de bâtiments ». L’ennui c’est que les sources qu’il cite dans son ouvrage — quand elles existent vraiment — affirment plutôt l’inverse. En outre son ascendance aborigène, sur lequel il insiste beaucoup, est sérieusement mise en doute. Voir Dark Emu Exposed qui confronte les affirmations de son livre avec les sources que Pascoe cite. Sur sa généalogie voir Is Bruce Pascoe an Aboriginal man ?. « Pascoe n’a pas d'ascendance aborigène et ses prétentions sont absurdes », a déclaré Michael Mansell via le Tasmanian Aboriginal Land Council, concernant la revendication de Pascoe quant à son héritage aborigène. « Nous n’acceptons pas du tout que M. Pascoe possède des ancêtres Boonwurrung », a déclaré Jason Briggs au nom du Conseil Boonwurrung. Il est allé plus loin pour dire que Pascoe « devrait parler de sa véritable ascendance et cesser de tromper et de bénéficier de l’intégrité culturelle de notre communauté ».
Le diffuseur public australien (ABC) a tourné un documentaire en deux parties basé le livre primé de Pascoe, Dark Emu. Il sera bientôt diffusé. Selon celui-ci, contrairement aux sources européennes, les Aborigènes n’étaient pas des chasseurs-cueilleurs primitifs, mais des agriculteurs perfectionnés avec une « industrie agricole » — des champs labourés, de grands villages et d’immenses greniers aériens. Tout cela réduit à néant par des hommes méchants aussi blancs que, euh, le visage de Bruce Pascoe. C’est le genre de sanglot de l’homme blanc que les progressistes « éveillés » adorent ces jours-ci. Pascoe a donc reçu le prix du Premier ministre de la Nouvelle-Galles-du-Sud pour le livre de l’année et un autre du meilleur écrivain aborigène. Le Conseil australien lui a décerné un prix pour l’ensemble de ses réalisations. Il a même été nommé professeur à la faculté indigène de l’Université de technologie de Sydney.
Les preuves que les Aborigènes étaient en fait des agriculteurs rassemblées par Pascoe sont pour le moins douteuses. Pascoe a ainsi affirmé que l’explorateur Thomas Mitchell a écrit qu’il avait « une fois parcouru neuf milles de céréales arrimés » — des gerbes de grains coupées et entassées pour les faire sécher. En fait, Mitchell, dans son Journal of an Expedition Into the Interior of Tropical Australia de 1848, écrivait qu’il avait « compté neuf milles le long de la rivière pendant lesquels nous avons traversé une plaine herbeuse qui atteignait la sangle de nos selles », et que « des tas secs de cette herbe, qu’on avait arrachée expressément dans le but d’en récolter les graines, gisaient sur notre chemin sur plusieurs kilomètres ». Pour le journaliste Andrew Bolt dans le Herald Sun, Pascoe cite mal ses sources. La prairie faisait neuf milles. Les « épis arrimés » n’étaient que des tas d’herbe qui jonchaient le parcours, comme on peut s’y attendre de la part des chasseurs-cueilleurs. Andrew Bolt lui a posé des questions à ce sujet, mais n’a obtenu aucune réponse sur ces interprétations « osées » des sources historiques. Pas plus que lorsque Andrew Bolt l’a confronté aux archives officielles sur ses aïeuls en Australie, tous Anglo-saxons sur plus de trois générations.
Andrew Bolt (en anglais) sur la généalogie de Bruce Pascoe et comment les médias (surtout ABC) le couvrent.
Entretemps, au Québec...
En entrevue, Raphaël Picard, ex-chef de la communauté montagnaise de Pessamit, au Québec, dénonce les Indian Lovers déconnectés de la réalité du terrain. Les faux Autochtones sont-ils en train de se multiplier au pays de l’érable ?
Le 5 novembre dernier, les Canadiens ont appris que la toute première élue autochtone de la Ville de Montréal était loin de l’être réellement... En août 2018, la mairesse de cette ville, Valérie Plante, avait confié à Marie-Josée Parent le prestigieux dossier de la réconciliation avec les Premières Nations. Mme Parent a toutefois été forcée de se retirer du dossier après que deux historiens aient révélé qu’aucun ancêtre amérindien ne figurait dans son arbre généalogique. Dans leurs recherches, ces derniers ont remonté jusqu’au XVIIe siècle pour en venir à cette conclusion catégorique. « J’ai été élevée dans cette culture, avec ces valeurs et cette vision du monde. [...] Nos identités à moi et ma sœur vont au-delà d’un arbre généalogique », s’est défendue la principale intéressée dans une entrevue accordée à Radio Canada.
Faux Autochtones au Canada : pour un grand chef, « ça frise l’escroquerie ou la fraude ». Raphaël Picard est l’un de ces leaders amérindiens pour qui le récent phénomène des faux Autochtones représente une menace pour la survie même des Premières Nations. M. Picard a été chef (2002-2012) de la communauté montagnaise de Pessamit, sur la Côte-Nord du Québec. Paru en septembre dernier, son dernier ouvrage, Nutshimit, est un roman ethnographique consacré à l’imaginaire de son peuple. « Certaines personnes voudraient implanter une nouvelle manière de définir qui est Autochtone. Pourtant, la Loi fédérale sur les Indiens le définit déjà. Il y a des critères et l’origine ethnique en fait partie [...] Certaines personnes qui travaillent avec les Amérindiens développent un sentiment d’appartenance envers eux. Des gens finissent par s’autodésigner Autochtones, comme Marie-Josée Parent. C’est un problème. Concrètement, nous ne sommes pas des sociétés ouvertes », souligne d’entrée de jeu M. Picard à notre micro. Le 28 novembre dernier, M. Picard a publié une lettre sur le site de Radio Canada critiquant ces « Indian Lovers qui décident et agissent au nom des Premières Nations ». Dans cette lettre, l’ex-chef distingue les Amérindiens vivant sur leurs territoires d’une certaine diaspora autochtone urbaine, qu’il juge déconnectée de la réalité du terrain. Questionné à ce sujet par Spoutnik, M. Picard a tenu à redire son indignation : « Ce qui se passe à Montréal est injuste et anormal. Il y a des gens qui n’ont jamais vécu dans des communautés autochtones et qui prennent des décisions en notre nom, souvent par opportunisme. Ces orientations ont des répercussions importantes sur nos communautés, mais sont prises sans que nous soyons consultés », s’indigne-t-il. Raphaël Picard considère que les enjeux affectant les Autochtones en région sont trop grands pour qu’ils soient confiés à des organismes sans véritable lien avec le terrain. De fait, une majorité de communautés autochtones souffre de nombreux problèmes sociaux que les pouvoirs publics ont beaucoup de mal à enrayer. Pauvreté, manques de ressources en tout genre, alcoolisme, toxicomanie et inceste sont quelques-uns des plus graves problèmes recensés.
« C’est une question de représentativité. Nous ne pouvons pas accepter que des gens méconnaissant notre réalité gèrent des organismes en notre nom. [...] À Montréal, il y a deux types de personnes. Premièrement, il y a les vrais Autochtones — les Indiens inscrits —, que nous respectons. Mais deuxièmement, il y a ces Indian Lovers, des gens qui disent aimer les Indiens... Ces gens essaient de se mêler à la diaspora autochtone de Montréal pour faire avancer leurs propres intérêts », dénonce le chef montagnais. Intellectuel engagé, Raphaël Picard estime même que le grand projet de réconciliation des Autochtones avec les Canadiens d’origine européenne est un leurre. Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, le Premier ministre Justin Trudeau a d’ailleurs beaucoup insisté sur l’importance de revaloriser l’apport des Premières Nations. « L’une des causes de cette déconnexion entre les élites urbaines et la réalité autochtone sur les réserves est le projet de réconciliation. La réconciliation est utilisée à toutes les sauces par des personnes qui veulent obtenir des subventions ou des avantages. Nous ne voyons jamais la couleur de cet argent sur nos territoires. En Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, la réconciliation a été un énorme piège. Le Canada n’échappe pas à cette imposture », poursuit-il. Faute d’un rapide changement d’approche, M. Picard estime enfin que le phénomène des faux Autochtones est appelé à s’amplifier dans les prochaines années. Il s’inquiète aussi beaucoup pour l’avenir de son peuple : « La mondialisation a un effet pervers sur nos communautés. D’ailleurs, le multiculturalisme ne fait pas l’unanimité parmi nous, car il sert à noyer les minorités comme la nôtre [...] Que fera-t-on de nos langues ? Si on ne fait pas quelque chose, d’ici quelques années plus personne ne les parlera », a tristement conclu l’ancien chef de Pessamit.