jeudi 17 mars 2022

Un ordinateur par élève dès la 5e année dans des écoles de Québec: une initiative qui ne fait pas l'unanimité

À Québec, tous les élèves des écoles primaires du centre de services des Premières-Seigneuries recevront un ordinateur portable en cinquième et sixième année d’ici juin. La décision ne fait toutefois pas l’unanimité : des parents applaudissent, mais d’autres s’y opposent.

L’initiative «a fait pratiquement l’unanimité du conseil d’administration, des directions d’établissement et des équipes-écoles», affirme Martine Chouinard, secrétaire générale des Premières-Seigneuries.

Lors d’une séance du conseil d’administration cet automne, plusieurs parents ont en effet salué l’initiative, a pu constater Le Journal.

D’autres ont toutefois sourcillé en apprenant qu’un Chromebook – un ordinateur portable produit par Google – sera mis à la disposition de leur enfant, y compris pour faire les devoirs à la maison, selon des politiques d’utilisation qui varient d’une école à l’autre.

Sébastien St-Pierre, qui est père de trois enfants, dénonce haut et fort cette décision. Il a déjà beaucoup de difficulté à gérer le temps d’écran de son fils de 12 ans, Jacob, devenu accro aux jeux vidéo pendant la pandémie avec l’école en ligne, affirme-t-il.

M. St-Pierre lui a sérieusement restreint l’accès à la tablette et à l’ordinateur familial, mais voilà qu’un autre appareil, fourni par l’école, a fait son apparition à la maison. «Je trouve ça complètement stupide, ça n’a pas de bon sens. À cet âge-là, ils ne sont pas assez matures et responsables pour gérer un appareil eux-mêmes», lance-t-il.

Il faut alors redoubler d’efforts pour bien encadrer la période des devoirs à la maison, afin de s’assurer que l’écran est bel et bien utilisé pour les travaux scolaires, ce qui est loin d’être toujours le cas, déplore-t-il. 


 

Les dernières semaines lui ont donné raison. Jacob a voulu jouer en ligne à Fortnite, la nuit, avec son ordinateur de l’école. «J’ai été obligé de dire à l’école que je ne voulais plus voir l’ordinateur à la maison», laisse tomber M. St-Pierre. Mais le garçon rapporte quand même parfois l’appareil à la maison, à l’insu de son enseignante.

Au centre de services scolaire, on affirme toutefois que «dans l’ensemble», la situation est bien reçue par les parents. «Souvent ce n’est pas le premier appareil pour l’élève. L’élève apprend à faire la différence entre l’appareil pour son travail d’étudiant et ses autres appareils destinés au loisir», indique Mme Chouinard.

Favoriser la réussite?

Dans ce centre de services scolaire, l’accès à un ordinateur à chaque élève vise notamment à «favoriser sa réussite», peut-on lire dans un message transmis aux parents.

«À la fin de la dernière année scolaire, en contexte de pandémie, les enseignants ont témoigné des avantages de l’utilisation du numérique dans leur enseignement et de l’impact sur les apprentissages des élèves», précise Mme Chouinard.

Or selon les études les plus rigoureuses menées sur le sujet, l’utilisation des technologies en classe n’a qu’un très faible impact sur la réussite scolaire, qui «frôle l’insignifiance», selon Steve Bissonnette, professeur au département d’éducation de la TÉLUQ.

«Oui, le recours aux technologies a un impact sur le rendement. Mais (...) l’effet est tellement minime qu’on ne peut pas penser que ça va devenir un levier majeur pour améliorer le rendement des élèves», affirme-t-il.

Le déploiement d’ordinateurs peut toutefois être «salutaire» dans un contexte de pandémie, afin de s’assurer que chaque élève ait accès à un appareil en cas de fermeture d’école, ajoute toutefois M. Bissonnette. «Tout dépend de l’objectif», souligne-t-il.

Source : Journal de Québec

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mercredi 16 mars 2022

Censure — le CRTC interdit aux fournisseurs de services de télévision canadiens de distribuer RT

Communiqué du CRTC :

Aujourd’hui, le CRTC a officiellement retiré RT (anciennement connu sous le nom de Russia Today) et RT France de la Liste de services de programmation et de stations non canadiens autorisés pour distribution. À la suite d’une consultation publique, le CRTC a conclu que l’autorisation continue de distribuer RT et RT France n’est pas dans l’intérêt public. La programmation de RT n’est conforme ni aux normes que doivent suivre les services canadiens, ni aux objectifs de la politique énoncés dans la Loi sur la radiodiffusion. Le CRTC est également préoccupé par la programmation provenant d’un pays étranger qui cherche à miner la souveraineté d’un autre, à rabaisser les Canadiens d’une certaine origine ethnique et à miner les institutions démocratiques au Canada.
Une seule propagande sera permise. Parce que nous sommes trop idiots pour décider par nous-mêmes. Il faut s’attendre à ce que ce paternalisme pour imposer le bien politique (après celui sanitaire) se généralise.


Entretemps pour un autre point de vue sur le conflit que celui autorisé par le CRTC, voici un extrait du dernier article de Donbass Insider (regrettable nom anglais pour un site en français). Seul le texte en italique est de nous ci-dessous.

L’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD [République populaire de Donetsk] dans Marioupol permet d’accélérer l’évacuation des habitants de la ville. Et ces derniers confirment que les néonazis Ukrainiens installent leur équipement militaire près des abris anti-bombardements où se cachent les civils, et avaient abattu ceux qui tentaient de fuir via les couloirs humanitaires. [Voir la vidéo et résumé en anglais ci-dessous]

[Les troupes ukrainiennes] installé[e]s à Marioupol ont fait exploser le théâtre où ils avaient installé leur quartier général, mais où se trouvait aussi un millier de civils, en accusant bien sûr la Russie d’avoir bombardé l’endroit ! 

[Pour ce carnet, nous n’avons vu aucune preuve dans un sens comme dans l’autre : ni un avion russe qui bombarde le théâtre ni les forces ukrainiennes qui font exploser le théâtre. Nous ne savons pas qui a fait exploser le théâtre de Marioupol, mais on ne voit pas pourquoi les Russes l’auraient visé à dessein, puisque ce théâtre avait été abandonné par les soldats de Kiev, que les Russes disent vouloir libérer les gens de Marioupol sympathisants de la Russie en 2014 et que tout incident de ce type serait d’office attribué par les médias occidentaux à la cruauté des hordes russes…]

Or, aujourd’hui un soldat du régiment Azov qui a fait défection et est passé du côté de la RPD [République populaire de Donetsk], a déclaré les civils qui étaient dans le théâtre étaient gardés comme otages, afin de protéger le quartier général des néonazis Ukrainiens, avant que celui-ci ne soit déplacé cet après-midi !

Au vu de cette information, il est clair que la Russie n’aurait pas bombardé ce bâtiment, de peur de toucher les civils, et aurait opté pour une solution comme celle qui a permis de libérer en toute sécurité les 300 civils qui étaient retenus otages par les néonazis Ukrainiens du bataillon Aïdar dans le monastère de Nikolskoye.

En plus de cela, les combats font rage tout près du théâtre, qui se trouve exactement à la jonction des deux zones d’avancée de l’armé russe et de la milice populaire de la RPD, ce qui veut dire qu’un bombardement d’artillerie ou aérien pourrait aussi toucher ces soldats ! Le ministère de la Défense russe a d’ailleurs indiqué que le 16 mars 2022 aucun avion de combat n’avait mené de bombardement sur Marioupol.

 

Le point de vue du Colonel Cassad (très lu sur Telegram), traduit en français :
Faux : L’armée russe a frappé le théâtre dramatique de Mariupol avec une bombe super puissante. Il y avait environ 1 000 civils à l’intérieur. La version des chaînes ukrainiennes TG a été reprise par les médias américains.
Vérité : Selon Readovka, aucun bombardement n’a été effectué dans le quartier de la ville où se trouve le théâtre dramatique. De violents combats de rue se déroulent dans ses environs, il est impossible de livrer de telles frappes sans risquer de toucher des amis. Auparavant, les chaînes Telegram avaient rapporté que des nationalistes d’Azov préparaient une provocation dans le bâtiment du théâtre. Selon les informations du nationaliste d’Azov capturé, le quartier général des militants ukrainiens est situé dans le sous-sol du théâtre dramatique de Mariupol, et la salle de théâtre est complètement remplie de civils, qui sont gardés par 12 militants du régiment d’Azov, de sorte qu’ils ne s’enfuient pas. Les gens vont se faire exploser en publiant une photo pour les médias occidentaux et en accusant la Russie d’une frappe aérienne.

Des témoins oculaires confirment l’information selon laquelle le siège de « Azov » a déménagé cet après-midi. Apparemment, c’est déjà la deuxième provocation monstrueuse de « Azov » à Marioupol — la première était à la maternité.
 

La destruction de ce théâtre à Marioupol semble être l’ultime tentative désespérée des néonazis du régiment Azov d’attirer l’attention médiatique sur eux, en espérant (en vain) que cela ralentira l’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD. Et je dis en vain, car les soldats tchétchènes de la garde nationale russe sont déjà très près du théâtre, en train d’éliminer les néonazis ukrainiens qui se sont retranchés dans les bâtiments de l’usine Azovstal.

Sans surprise, les médias français se sont jetés sur l’histoire du théâtre de Marioupol, alors que leur silence concernant le tir par l’armée ukrainienne d’un missile Tochka-U sur Donetsk le 14 mars fut assourdissant (sauf TF1 qui a publié un reportage filmé sur place et clairement indiqué que le missile avait été tiré par l’Ukraine), malgré les nombreuses victimes civiles de ce nouveau crime de guerre de Kiev.

Si les médias occidentaux s’étaient contentés de se taire sur le bain de sang que l’armée ukrainienne a provoqué à Donetsk, cela aurait été un moindre mal. Mais malheureusement, certains médias se sont littéralement vautrés dans l’abjection.

Ainsi, plusieurs médias occidentaux, comme La Stampa [du 16 mars], ont illustré des articles concernant la situation à Kiev avec des images venant du carnage dans le centre de Donetsk ! Cette abjection a provoqué une vague d’indignation non seulement en Russie et dans le Donbass, mais aussi en Italie, où des journalistes et de simples citoyens ont exigé de La Stampa une réfutation et des excuses pour cette violation grossière de l’éthique journalistique.

 


ABC News a utilisé les images venant de Donetsk pour illustrer une autre nouvelle sur la frappe de missiles menée par la Russie contre le centre d’entraînement de Iavorovski où étaient stationnés des mercenaires étrangers. Ce qui est là aussi une manipulation pure et simple des faits.


Quant à Reuters, la différence entre ses [billets] Instagram sur le bombardement de Kiev et celui de Donetsk est à vomir. Ainsi concernant Kiev, on voit un vieux monsieur blessé par un bombardement russe, mais à Donetsk, alors qu’il y a une vingtaine de morts parmi les civils, Reuters nous montre… la vitrine endommagée d’un magasin de robes de mariées (!!!) sans mentionner les victimes civiles.

 


Ces omissions et mensonges éhontés des médias occidentaux ne changeront pas la donne. La RPD [République populaire de Donetsk] est en train d’avancer pour reprendre Maryinka, située en périphérie sud-ouest de Donetsk, et la milice populaire de la RPL [Lougansk] avance depuis plusieurs directions dans Severodonetsk.

Voir aussi 

La guerre et son inévitable propagande

 

Une jeune femme grecque de Marioupol qui vient d'arriver en Grèce : « Les soldats ukrainiens nous ont arrêtés et nous ont menacés, les soldats des chars russes essayaient de nous calmer ».

« Nous détestons l'Ukraine ! Merci beaucoup à l'armée russe » - des réfugiés de #Mariupol racontent comment l'armée ukrainienne a refusé d'ouvrir des corridors verts depuis la ville et a tiré sur des civils.

Ne pas prendre pour argent comptant les « informations » provenant de Kiev :

L'ancienne porte-parole du président ukrainien fait passer des pompiers tasmaniens pour des pompiers ukrainiens.

Évacués de Marioupol, Azov [régiments ukrainiens] tiraient sur les civils, des cars entiers

Babouchka rescapée de Marioupol : Ukrainiens fabriquaient des cocktails Molotov dans mon appartement, ils ont tout fait sauter

Anne-Laure Bonnel, reporter indépendante : « 200 guerres par an, lesquelles sont médiatisées ? »

Le refus d’appliquer la loi 101 au collégial va asseoir la domination des cégeps anglos

Un texte de Gabriel Coulombe, professeur d’économie au cégep Garneau.

M. François Legault, Premier ministre

M. Simon Jolin-Barrette, Ministre responsable de la Langue française

Mme Danielle McCann, Ministre de l’Enseignement supérieur

Nous, professeur. e. s de cégep provenant de partout au Québec, vous interpellons afin que vous reconsidériez la pertinence d’étendre les clauses scolaires de la Charte de la Langue française au niveau collégial. Nous tenons pour acquis que l’avenir du français vous préoccupe au plus haut point, et c’est pourquoi nous ne ressentons pas le besoin de vous rappeler les statistiques alarmantes en la matière. En revanche, nous jugeons pertinent de mettre en exergue un élément fondamental qui n’a été que peu entendu dans le débat public : le régime actuel crée un réseau à deux vitesses qui vide les cégeps francophones de leurs meilleurs élèves et qui dévalorise les diplômes émis par ces établissements. Tel que conçu actuellement, le projet de loi 96 viendra amplifier cette réalité. Si Montréal en subira inévitablement les contrecoups les plus importants, c’est le réseau collégial francophone dans son intégralité qui sortira affaibli de la réforme que vous proposez.

D’entrée de jeu, il importe de souligner que le débat sur le « libre choix » est faussé, car dans les faits, seuls les élèves ayant une forte moyenne générale au secondaire ont réellement la liberté de fréquenter un cégep dans la langue de leur choix. En proposant de plafonner le nombre de places disponibles, le projet de loi 96, loin de freiner ce système à deux vitesses, ne fera qu’accentuer l’élitisation des cégeps anglophones puisque ces derniers devront resserrer encore davantage leurs critères de sélection. Paradoxalement, cette situation fait en sorte que plusieurs élèves ayant l’anglais comme langue maternelle se retrouvent exclus des établissements anglophones en raison de leurs moins bons résultats au secondaire.

Cette ségrégation scolaire a une incidence évidente sur la motivation et la persévérance scolaire. Chez bon nombre d’élèves admis dans un cégep francophone après avoir essuyé un refus dans un cégep anglophone s’installe la perception erronée voulant que leur formation soit d’une valeur moindre. Cette réalité est désormais bien ancrée dans la métropole, où la disproportion entre la fréquentation des collèges anglophones et le poids démographique des Québécois. e. s [sic !] ayant l’anglais comme langue maternelle atteint un niveau très préoccupant. Ainsi, dans le secteur préuniversitaire à Montréal, les cégeps anglophones diplôment 52 % des effectifs totaux alors que la proportion d’anglophones qui résident sur l’île de Montréal n’est que de 17 %.

Les détracteurs de l’extension de la loi 101 affirment souvent qu’il est important d’apprendre l’anglais, particulièrement en cette ère de mondialisation. C’est incontestable. Rappelons toutefois que l’apprentissage de l’anglais n’est en rien tributaire de la fréquentation d’un cégep anglophone, et que les élèves admis dans ces établissements ont déjà une excellente connaissance de la langue de Shakespeare. Loin d’empêcher les jeunes francophones de perfectionner leur connaissance de l’anglais, une telle mesure éviterait que la fréquentation des cégeps anglophones soit réservée à l’élite.

Plusieurs membres du gouvernement, à commencer par M. Simon Jolin-Barrette, ont assurément déjà fait valoir ces arguments. Dans l’intérêt supérieur du système d’éducation québécois et de la nation que vous représentez, il serait sage de les écouter.

Des mesures courageuses qui permettront de valoriser les études supérieures francophones doivent être prises. Montréal y gagnera, et tout le Québec y gagnera. En plus de disposer de la légitimité nécessaire, vous vous trouvez devant une fenêtre d’opportunité historique pour emprunter cette avenue.

Au Champlain College St Lawrence, à Québec, 75 % des élèves sont francophones, et 63 % des enseignantes et enseignants sont également francophones. Une majorité de professeurs francophones enseignent, en anglais, à une majorité d’élèves francophones, qui personnifient l’élite académique de la Capitale-Nationale. À votre avis, M. le Premier ministre, s’agit-il davantage d’une aberration ou d’une prophétie ?

Gabriel Coulombe, professeur d’économie, Cégep Garneau.

Ont aussi signé cette lettre :

1. Amélie Desruisseaux-Talbot, professeure de littérature, Cégep Garneau

2. Vicki Plourde, professeure de philosophie, Cégep Garneau

3. Jean-François Joubert, professeur d’anglais, Cégep Garneau

4. Philippe Mottet, professeur de lettres, Cégep Garneau

5. Alexandre Provencher-Gravel, professeur de philosophie, Cégep de Sainte-Foy

6. Michèle Asselin, professeure d’histoire, Cégep Garneau

7. Julia Chamard-Bergeron, professeure de littérature, Cégep Garneau

8. Patrick Moreau, professeur de lettres, Cégep Ahuntsic

9. Mathieu Bélisle, professeur de littérature, Collège Jean-de-Brébeuf

10. Frédéric Belzile, professeur de philosophie, Collège Ahuntsic

11. Yannick Lacroix, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

12. Richard Vaillancourt, professeur de philosophie, Collège de Bois-de-Boulogne

13. Alexis Vaillancourt-Chartrand, professeur de littérature, Cégep de Saint-Jérôme

14. Josée Veilleux, professeure de littérature, responsable du centre d’aide en français, Cégep de Saint-Jérôme

15. Jean-Didier Dufour, professeur de sociologie, Cégep Garneau

16. Jean-François Vallée, professeur de lettres et communication, Cégep de La Pocatière

17. Christian Stoia, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme

18. Rosemarie Allard, professeure d’histoire, Cégep de Sainte-Foy

19. Joëlle Quérin, professeure de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme

20. Nadia Dufour, professeure de littérature, Cégep Garneau

21. Julie Baribeau, professeure de philosophie, Cégep de Sainte-Foy

22. Stéphane Beauregard, professeur de mathématiques, Collège de Bois-de-Boulogne

23. Patrice Boissonneault, professeur de sociologie, Cégep Garneau

24. Nicolas Fournier, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Jérôme

25. Sébastien Mussi, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

26. Céline B. La Terreur, professeure d’arts visuels, Cégep du Vieux Montréal

27. Pier-Olivier Fraser, professeur de science politique, Cégep de Saint-Jérôme

28. Caroline Hébert, professeure de biologie, Cégep de Sainte-Foy

29. Stéphane Kelly, professeur de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme

30. Geneviève Tremblay, professeure d’histoire, cégep de Saint-Jérôme

31. Nicolas Bourdon, professeur de littérature, collège de Bois-de-Boulogne

32. Karine Fortin, professeure de littérature, Cégep de Saint-Jérôme

33. Jocelyn Savard, professeur de physique, Cégep de Sainte-Foy

34. Mélanie Jean, professeure de géographie, Cégep de Saint-Jérôme

35. Patrick Daneau, professeur de philosophie, Cégep Garneau

36. Geneviève Guenette, professeur de littérature, Cégep Garneau

37. Nicole Fortin, professeure de lettres, Cégep Garneau

38. Michèle Legault, professeure de lettres, Cégep Garneau

39. Céline Tanguay, professeure de lettres, Cégep Garneau

40. Aïcha Van Dun, professeure de littérature au CRL à L’Assomption

41. Isabelle Tremblay, professeure de littérature, Cégep Garneau

42. Manon Carrière, professeure de littérature, Cégep Garneau

43. Gabriel Bouchard, professeur de littérature, Cégep Garneau

44. Marie-Josée Tétreault, professeure de littérature, Cégep Garneau

45. Georges-Rémy Fortin, professeur de philosophie, Collège de Bois-de-Boulogne

46. Julie-Mélanie Michaud, professeure de littérature, Cégep Garneau

47. Julien-Bernard Chabot, enseignant de littérature, Cégep Garneau

48. Luc Lafontaine, professeur de sociologie, Cégep Garneau

49. François Laflamme, professeur de physique, Cégep de Sainte-Foy

50. Stéphanie Bédard, professeur en inhalothérapie, Cégep de Sainte-Foy

51. Marie-Josée Robillard, professeure de littérature, Cégep Garneau

52. Valérie Caron, professeure de littérature, Cégep Garneau

53. Alexandra Hinse, professeure de littérature, Cégep Garneau

54. Yves Gingras, professeur d’économie aux Cégep de Saint-Jérôme et de Valleyfield

55. Christian Sabourin, professeur de géographie, Collège Rosemont

56. Camille Cornellier, professeure de littérature, Collège Rosemont

57. Alain Dion, professeure de cinéma, Cégep de Rimouski

58. François Racine, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

59. Blaise Gaulin, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

60. Marie-Lou Bouchard, professeure de communication, Collège de Rosemont

61. Christian Nolet, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

62. Rosalie Roy, professeure de littérature, Cégep André-Laurendeau

63. Guillaume Breault-Duncan, enseignant en histoire, Cégep André-Laurendeau

64. Marc Bordeleau, professeur d’histoire, Collège Jean-de-Brébeuf

65. Claude Gervais, professeur de philosophie, Cégep André-Laurendeau

66. Philippe Dionne, professeur de littérature et de cinéma, Cégep du Vieux Montréal

67. Catherine Arvisais-Castonguay, professeure de français, Cégep André-Laurendeau

68. Isabelle Larrivée, professeure de littérature, Collège de Rosemont

69. Stéphane Cuierrier, professeur de cinéma, Collège de Rosemont

70. Yves Lamontagne, professeur de littérature, Collège de Rosemont

71. Mélanie Bergeron, professeure de littérature, Collège de Rosemont

72. Rémi-Mathieu Tennier, professeur de géographie, Cégep Marie-Victorin

73. Martine Huot, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

74. Éric Bouchard, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

75. Gabrielle Giasson-Dulude, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

76. Bruno Lacroix, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

77. Gabrielle Roy-Chevarier, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

78. Julien Lanteigne, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme

79. Jean-François Bourgeault, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

80. Louis-Philippe Blanchette, professeur de philosophie, Collège Marie-Victorin

81. Yves R. Morin, professeur en commercialisation, Cégep Marie-Victorin

82. Christiane Gauthier, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

83. Jean Frigault, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

84. Mélissa Lavigne, professeure en design d’intérieur, Cégep Marie-Victorin

85. Simon Langlois, professeur de physique, Collège Marie-Victorin

86. Audrey Guillemette, professeure de graphisme, Cégep Marie-Victorin

87. France Lalande, professeure de biologie, Cégep Marie-Victorin

88. MV L’Heureux, professeure de lettres, Cégep de Saint-Laurent

89. Jean-François Marçal, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

90. Emilie Anne Chartier, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

91. Émilie Fortin, professeure de littérature, Cégep André-Laurendeau

92. Nathaly Ledoux, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

93. Christian Braën, professeur de littérature, Cégep Marie-Victorin

94. Mathieu Teasdale, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

95. Christine Côté, professeure de graphisme, Cégep Marie-Victorin

96. Mirabelle Ricard, professeure en communication, Collège de Rosemont

97. Nicolas Champagne, professeur de littérature, Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne

98. Nathalie Travers, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

99. Marie-Claude Dugas-Sampara, professeure de chimie, Collège Bois-de-Boulogne

100. Johanne Thérien, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

101. François-Charles Lévesque, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

102. Yanic Viau, professeur d’histoire, Collège Ahuntsic

103. Jean-Philippe Fortin, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

104. Luc Bouchard-Pigeon, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

105. Tracy Burns, professeure d’anglais, Cégep Garneau

106. Mélanie Collin, enseignante en littérature, Cégep André-Laurendeau

107. Mariane Tassé, professeure de littérature, Cégep Marie-Victorin

108. Christine Provost, professeure de design de mode, Cégep Marie-Victorin

109. Marie-Ève Laurin, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

110. Raphaël Arteau McNeil, professeur de philosophie, Cégep Garneau

111. Denise Paré, professeure de littérature, Cégep Garneau

112. Éric Lavoie, professeur de philosophie, Cégep de L’Assomption

113. Michel Forest, professeur de français, Cégep de Saint-Laurent

114. Maryse Deschamps, professeur de langue et littérature, Cégep Marie-Victorin

115. Marie-Claude Brisson, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

116. Marina Girardin, professeure de français, Cégep de Saint-Laurent

117. Richard Lachance, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

118. Caroline Dubé, enseignante en physique, Cégep Marie-Victorin

119. Geneviève Tardy, enseignante en géographie, Cégep de Valleyfield et Montmorency

120. François Harvey, professeur de littérature, Cégep Édouard-Montpetit

121. Sara Trottier, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

122. Dany Thibault, professeur de science politique, Collège Montmorency

123. Marie-Hélène Voyer, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

124. Gabriel Jacques-Bélair, professeur d’histoire, Collège de Bois-de-Boulogne

125. Marie-Andrée Mongeau, professeure de mécanique de marine, Institut maritime du Québec

126. Alexandre Trudel, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

127. Stéphane Imbeault, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski

128. Corinne Lapointe, professeure en littérature, Collège de Bois-de-Boulogne

129. Youri Trottier, professeur en éducation physique, Cégep Marie-Victorin

130. Nicolas Lamy, professeur en animation 3D, cégep du Vieux Montréal

131. Olivier Normand-Jenny, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

132. Benoît Dugas, professeur de littérature, Collège de Rosemont

133. Joanne Lacas, professeure en géographie, Cégep de St-Hyacinthe

134. Pierre Grenier, professeur en cinéma d’animation, Cégep du Vieux Montréal

135. Mélanie Tardif, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

136. Marie-Pierre Boucher, enseignante en diététique, Cégep de Rimouski

137. Denise Ally, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

138. Marielle Bedek, professeure de français et de littérature, Collège de Rosemont

139. Claude Maryse Lebeuf, professeure retraitée en infographie, Collège Ahuntsic

140. Émilie Fortin, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

141. Antoine Boisclair, professeur de littérature, Collège Jean-de-Brébeuf

142. Jean-François Dion, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

143. Marie-Josée Gaudreau, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

144. Antoine Fortin, professeur de graphisme, Cégep Marie-Victorin

145. André Yelle, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

146. Vincent Gaboury, professeur de littérature, Cégep Garneau

147. Jean-François Gagnon, professeur de chimie, Cégep de Sainte-Foy

148. Guillaume McNeil Arteau, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

149. Catherine Paradis, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

150. Agathe Kissel, professeure en TTS, Cégep Marie-Victorin

151. Julie Boivin, professeure de sociologie, Cégep André-Laurendeau

152. Sylvie Richard-Bessette, professeure de psychologie, Cégep André-Laurendeau

153. Karine Dancause, professeure d’éducation physique, Cégep Marie-Victorin

154. Nicolas Fleury, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

155. François Bordeleau, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

156. Claude Goulet, professeur de psychologie, Collège Ahuntsic

157. Louis Joseph Tassé, professeur de littérature, Cégep Marie-Victorin

158. Lydia Lamontagne, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

159. René-Pierre Carrier, professeur de littérature, Cégep de Thetford

160. Audrey Laliberté-St-Pierre, professeur de littérature, Cégep de Thetford

161. Idir Cherief, professeur d’économie, Cégep Ahuntsic

162. Virginie Dufour, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

163. Steve Laflamme, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

164. Geneviève Boudreau, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

165. Antoine Blais-Laroche, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

166. Annie Johnson, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

lundi 14 mars 2022

L'efficacité de l'ivermectine a-t-elle été cachée ?

En octobre 2020, le Dr Andrew Hill a été mandaté par l’OMS pour évaluer l’efficacité de l’ivermectine. Son travail consistait à faire un rapport qui se voulait une synthèse des dizaines d’études effectuées dans le monde entier qui confirmaient l’efficacité de l’ivermectine dans le traitement du coronavirus. Andrew Hill a échangé avec deux médecins américains, le Dr Paul Marik et le Dr Pierre Kory, ainsi qu’avec la scientifique anglaise Tess Lawrie au sujet des données enthousiasmantes qu’ils avaient observées en soignant les personnes.

Dans une prépublication, Andrew Hill écrivait que l’ivermectine était associée à une réduction de l’inflammation, à une clairance virale plus rapide, une hospitalisation plus courte avec une récupération clinique favorable et une baisse de la mortalité de 75%. Cependant, il concluait que l’ivermectine devait être validée par de larges essais randomisés à grande échelle afin qu’une recommandation puisse être établie par les autorités règlementaires nationales et internationales.

Des conclusions évaporées lors de la publication : face à la sévérité de l’épidémie et l’urgence de soigner, Tess Lawrie lui écrit le 17 janvier 2021 pour lui demander de retirer son article, qui pourrait causer de graves dommages en décourageant l’autorisation de l’ivermectine pour soigner le Sars-CoV-2. Le jour suivant, un échange enregistré en visioconférence révèle un Andrew Hill visiblement embarrassé qui se défend maladroitement. Face à lui, Tess Lawrie essaie désespérément de le faire changer d’avis, n’hésitant pas à user de tous les arguments culpabilisants, parlant des patients hospitalisés en soin intensifs ou en train de mourir.

Qui sont les auteurs cachés qui ont influencé le jugement d’Andrew Hill ? Pourquoi ne sont-ils pas mentionnés dans l’étude scientifique ? Des questions laissées sans réponse par un Andrew Hill qui ne peut masquer son immense gêne. Toutefois, Andrew Hill reconnaît que Unitaid, association pour laquelle il travaille, avait son mot à dire dans les conclusions de l’étude. Les trois scientifiques découvrent alors que Unitaid n’est pas l’œuvre de charité qu’elle prétend être et que de sombres intérêts se cachent derrières les nobles intentions.


De John Campbell (2,2 millions d'abonnés)


La guerre et son inévitable propagande

Aujourd'hui, 74,5% des Russes sondés approuvent le travail de Poutine en tant que président. Une hausse de 10 %, en effet, avant le début de l'opération spéciale (données au 20 février), le taux d'approbation était d'environ 64 %. Il y a eu un « ralliement autour du drapeau » et autour du chef. (Article du 14 mars d'Izvestia). Comparer à cet article de Radio-Canada du 8 mars : « L’inefficace stratégie militaire russe fait mal à Poutine, croit un expert ».

La vérité, première victime de la guerre

Le reportage de Anne-Laure Bonne mentionné dans la vidéo ci-dessus.

 

Autre reportage sur le Donbass (À Granitnoye, l'armée ukrainienne maltraitait les civils - 6 mars 2022)

Civils rescapés de Marioupol (russe sous-titré en français)

Les labos d'agents pathogènes en Ukraine sur FoxNews

Mercredi soir après les propos de Victoria Nuland. Mme Nuland est née de grands-parents paternels (Nudelmann) originaires de Bessarabie (la Moldavie et une partie de l'Ukraine d'aujourd'hui).

Jeudi soir

 

Le dimanche 13 mars, confirmation de ces laboratoires par CBS

Le 13 mars 2022, sur Face The Nation, le correspondant de CBS pour le Pentagone, David Martin, affirme que l'on craint aux États-Unis est que la Russie puisse saisir une installation de recherche biomédicale/biomilitaire en Ukraine, militariser un des agents pathogènes étudiés/développés dans ces laboratoires, puis blâmer l'Ukraine et les États-Unis qui ont financé cette recherche sur les pathogènes en territoire ukrainien. David Martin affirme qu'il appert que les Ukrainiens auraient réussi à détruire « la plupart » de ces agents pathogènes.

 

« Vladimir Poutine pourrait libérer une arme biologique d'un laboratoire ukrainien saisi, craignent les experts. Le colonel Hamish de Bretton-Gordon, ancien chef de l'unité des armes chimiques de l'armée britannique, a déclaré que les troupes russes pourraient prendre d'assaut un laboratoire et l'utiliser comme base pour libérer une arme biologique » (Daily Mirror, 13 mars)

Situation à Marioupol le 10 mars (résumé + témoignage d'un civil qui s'est échappé)  en français et russe

Le côté largement pro-russe par  Xavier Moreau, ancien militaire, établi à Moscou.

 

Ottawa Citizen : « Le grand-père de [la ministre canadienne] Chrystia Freeland était bien un collaborateur [ukrainien] nazi – non ce n'est pas de la désinformation russe »

Le petit-fils du célèbre « héros » galicien (ukrainien de l'Ouest) Stepan Bandera, farouchement anti-russe et collaborateur avec l'Allemagne pendant la 2eGM, assure la couverture de l'Ukraine pour CTV News (Canada). Stepan Bandera naquit en Galicie autrichienne. L'Autriche exacerba le régionalisme galicien pour contrecarrer le panrussisme dans ses provinces orientales. L'élite ukrainienne dans l'empire russe, comme l'auteur Gogol ou Taras Chevtchenko, adoptèrent plutôt le russe comme langue littéraire et administrative. L'ukrainien et le russe sont deux langues slaves voisines du même groupe (slave de l'est).



 

samedi 12 mars 2022

Loi 101 au cégep

C’est majeur et pourtant on en parle peu.

Partout au Québec, des professeurs de cégep se lèvent et revendiquent l’extension de la loi 101 au cégep. [Pour nos lecteurs européens : les enfants d'immigrés et de fracophones devront fréquenter un cégep — la fin du lycée et parfois l'équivalent de la première d'université — francophones]

Ce sont désormais 13 cégeps qui ont adopté cette position lors d’assemblées syndicales.

Des cégeps de partout au Québec : Jean-de-Brébeuf, André-Laurendeau, Bois-de-Boulogne, Sainte-Foy, Rimouski...

Terrain

La prise de position des professeurs est révélatrice.

Ces profs sont tout sauf des militants souhaitant embarrasser le gouvernement. Tout sauf des « extrémistes », pour reprendre la rhétorique du PM Legault.

Ces profs fréquentent plutôt le réel.

Ils sont témoins plus que tous de la dynamique linguistique chez les jeunes.

Témoins que la langue des couloirs est de plus en plus l’anglais.

Les profs s’aperçoivent bien que les jeunes générations s’anglicisent, et que c’est la communauté anglophone qui assimile les nouveaux arrivants.

Les profs défendent aussi leur propre intérêt.

Car la situation actuelle dévalorise la condition même des cégeps francophones.

Le financement dépend du nombre d’étudiants inscrits, et donc, la popularité des établissements anglophones affaiblit la qualité des établissements francophones.

Autre conséquence : les cégeps anglophones admettent les meilleurs étudiants.

Par exemple, à Dawson, ce sont seulement 30 % des étudiants qui sont admis.

Voilà pourquoi les taux de diplomation sont beaucoup plus élevés dans les cégeps anglophones.

C’est un non-sens : notre État finance notre propre anglicisation, dévalorise une partie de notre système d’éducation francophone, et affaiblit une de nos institutions au cœur de notre modèle social.

Très surprenant, à cet égard, que Québec solidaire, parti de gauche, n’appuie pas la revendication de ces professeurs.

Conjoncture favorable

Le Québec a évolué sur la question.

Un sondage de juin 2021 révélait que 58 % des Québécois étaient maintenant favorables à l’extension de la loi 101 au cégep.

Les Québécois le demandent, les chercheurs le justifient, et maintenant les profs le revendiquent. La CAQ, elle, reste figée.

Les professeurs des cégeps nous disent que leur maison est en feu, mais le gouvernement ne sort que des fusils à eau pour éteindre les flammes.

Source : Journal de Québec

Tous des experts...



jeudi 10 mars 2022

Autriche : échec de la politique de vaccination obligatoire anti-covid

L’Autriche abandonne l’obligation vaccinale contre le Covid-19, à peine un mois après l’entrée en vigueur de cette loi qui a eu un impact limité.

 Le gouvernement autrichien a annoncé mercredi la suspension de la loi sur la vaccination obligatoire contre le Covid-19, un mois à peine après son entrée en vigueur, face à la moindre dangerosité du variant Omicron.

Une atteinte «injustifiée» aux droits fondamentaux

« Nous avons décidé de suivre l’avis de la commission des experts » et de « suspendre » le texte, a annoncé la ministre Karoline Edtstadler. « Nous ne voyons pas en ce moment la nécessité de mettre en place l’obligation vaccinale au vu du variant actuel », qui provoque des symptômes moins sévères que le variant Delta auparavant dominant, a-t-elle expliqué. « Il y a actuellement beaucoup d’arguments pour dire que cette atteinte aux droits fondamentaux n’est pas justifiée », a ajouté Mme Edtstadler, chargée de la Constitution.

La loi était entrée en vigueur le 5 février, une mesure inédite dans l’Union européenne (UE) et qui avait suscité une forte opposition d’une partie de la population de 8,9 millions d’habitants. L’ensemble des résidents de plus de 18 ans dans ce pays de 8,9 millions d’habitants étaient concernés, à l’exception des femmes enceintes, de ceux qui ont contracté le virus il y a moins de 180 jours et enfin de ceux qui peuvent se faire exempter pour raisons médicales. Les contrôles devaient débuter mi-mars, avec des sanctions variant de 600 à 3 600 euros. Des voix s’étaient élevées pour revoir le texte, alors que l’Autriche a mis fin début mars à la plupart des restrictions sanitaires.

Ces derniers mois, le taux de vaccination contre le Covid-19 n’a que peu progressé en Autriche. Début novembre dernier, alors que la menace de vaccination obligatoire planait, celui-ci était de 67 % pour la première dose. Fin décembre, il frôlait les 75 %. Depuis, il a fait du surplace. Même avec l’entrée en vigueur de la loi début février, ce taux de primo-vaccination est aujourd’hui de 76,3 %.


mardi 8 mars 2022

Trudeau : le 8 mars, « nous » célébrons les « personnes de diverses identités de genre »

Gazouillis de Trudeau La Science en ce 8 mars :

Voir aussi

Affiche soviétique  pour le 8 mars 1932
contre les femmes au foyer(*)

Effacement des femmes : Teen Vogue parle de « non-propriétaire de prostate »
 

Histoire — l'ex­clusion des femmes du suffrage fut davantage le fait de l'idéologie progressiste que de la pensée réactionnaire.

« Guerre contre les femmes » ? Plutôt, une guerre contre les enfants  

Hommes et femmes – Différences et complémentarités   

Emmanuel Todd : « Le patriarcat n’a pas disparu en Occident, il n’a jamais existé »

Quand la femme était vénérée...

La place des femmes au Moyen-Âge : elles votaient, elles ouvraient boutique sans autorisation maritale

La femme au temps des cathédrales (m-à-j vidéo Apostrophes avec Regine Pernoud)

Le rôle de la femme et de l'Église au Moyen Âge 

Écart salarial entre les sexes : démontage de la « vérification des faits » faite par une chaîne d'« informations » télé

Québec — Plus de femmes font des études, dans des domaines différents des hommes

 


(*) Traduction de l'affiche soviétique : « Le 8 mars, jour de l'insurrection contre l'esclavage des travailleuses de cuisine. À bas l'oppression et la mesquinerie de la vie domestique ! »

8 марта - день восстания работниц против кухонного рабства. Долой гнет и обывательщину домашнего быта! 

 

lundi 7 mars 2022

Le Brésil veut lutter contre la grossophobie

Un pays, connu pour ses plages et leurs corps bronzés, s’attaque à la montée en flèche des taux d’obésité avec de nouvelles lois qui consacrent des protections pour les personnes en surpoids.

Mariana Donato, 36 ans, fait une pause dans ses cours de danse à Recife, au Brésil. Elle et sa troupe de danse se sont réunies pour répéter avant le défilé de mode Miss grande taille à Recife, où elles ont exécuté des exercices qui défient les normes de la beauté mince.

RECIFE, Brésil — Dans cette métropole  au bord de l’océan dans le nord-est du Brésil, les écoles achètent des pupitres plus grands, les hôpitaux achètent des lits plus grands et les machines IRM et le théâtre historique du centre-ville offre des sièges plus larges. [Recife est une ville très métissée, les Blancs autodéclarés n’y représentent que 40 % de la population.]

Recife est l’une des villes les plus grasses du Brésil. Il devient également rapidement l’un des endroits les plus accueillants au monde pour les personnes obèses.

En effet, Recife fait partie d’un mouvement qui s’accélère dans le plus grand pays d’Amérique latine qui, selon les experts, a rapidement fait du Brésil le chef de fil mondial dans la protection des personnes obèses.

Au cours des 20 dernières années, le taux d’obésité au Brésil a doublé pour atteindre plus d’un adulte sur quatre. Conséquemment, des militants au Brésil se sont battus pour rendre la vie moins difficile aux Brésiliens en surpoids — et leurs efforts se démarquent à l’échelle mondiale par leur succès pour changer non seulement les attitudes, mais aussi les lois.

Des règlements à travers le pays donnent désormais aux obèses le droit à des sièges préférentiels dans les métros, la priorité dans des endroits comme les banques et, dans certains cas, une protection contre la discrimination.

Barbara Santos, 30 ans, explique que bien que les bus de Recife disposent désormais de places spéciales pour les personnes en surpoids, les tourniquets ne sont pas adaptés.

À Recife, qui compte 1,6 million d’habitants, une loi adoptée l’année dernière oblige les écoles à acheter des pupitres plus grands et à former les enseignants contre la discrimination fondée sur le poids afin qu’ils puissent l’inclure dans leurs cours. Une autre loi a créé une journée annuelle pour promouvoir les droits des personnes en surpoids.

Comme de nombreux pays, le Brésil a récemment commencé à lutter contre le racisme, le sexisme et l’homophobie. Mais dans un pays où le corps est souvent au premier plan — songez à la chirurgie plastique, aux tongs sur la plage et à un carnaval qui comporte peut-être plus de plumes que de tissu — une conversation nationale émerge également sur la façon dont le Brésil traite les personnes en surpoids.

« Gordofobia » (grossophobie) est le terme désignant la discrimination basée sur le poids en portugais, est devenu un mot à la mode au Brésil. Il est au centre de débats houleux sur l’un des programmes télévisés les plus regardés au Brésil, l’émission de téléréalité « Big Brother », et est le principal problème discuté sur les comptes Instagram et TikTok avec des millions d’abonnés.

La plus grande vedette brésilienne, Anitta, a fait des vagues en incluant des femmes obèses dans ses vidéos et parfois en n’éliminant pas sa cellulite. Et après la mort de la vedette brésilienne de la musique country Marília Mendonça dans un accident d’avion l’année dernière, certains journalistes et commentateurs ont été largement critiqués pour avoir mentionné son poids. À certains égards, le Brésil rattrape la tendance aux États-Unis et en Europe, où les modèles plus gros sont devenus plus courants sur les podiums. Mais, selon des experts, en matière de politique publique, le mouvement au Brésil a rapidement dépassé de nombreux autres pays. Le débat ici est passé des médias aux mairies, aux assemblées législatives des États fédérés et au Congrès brésilien.

En 2015, le Brésil a modifié une loi fédérale vieille de 15 ans pour étendre la protection des personnes handicapées aux personnes en surpoids, leur donnant droit à des sièges préférentiels dans les transports en commun et la priorité dans certains endroits comme les banques. À São Paulo, il y a maintenant des sièges plus larges pour les personnes obèses dans le métro, et à Rio de Janeiro, il y en a au célèbre stade de football Maracanã.

Trois États brésiliens ont récemment consacré le 10 septembre à la promotion des droits des personnes obèses. Et l’un de ces États, Rondônia, a également adopté une loi en décembre qui garantit aux personnes en surpoids « l’accès à tous les lieux », « un traitement digne » et une protection contre la « gordophobie ».

« Ce qui se passe au Brésil, ce sont ces efforts collectifs des décideurs politiques pour résoudre ce problème d’une manière que nous ne voyons vraiment pas ailleurs », a déclaré Rebecca Puhl, professeur à l’Université du Connecticut qui suit ces lois. « Aux États-Unis et franchement partout ailleurs dans le monde, le paysage réglementaire est assez désert. »

Mme Puhl a déclaré que depuis que le Michigan a adopté une loi en 1976 qui protégeait officiellement les personnes contre la discrimination liée au poids, il y a eu peu de politiques importantes dans le domaine aux États-Unis. Le Massachusetts envisage une législation similaire, bien qu’elle y ait échoué auparavant. La capitale islandaise, Reykjavík, a adopté une loi similaire en 2016. Et en 2014, la Cour européenne de justice a statué que l’obésité sévère peut légalement rendre les personnes handicapées, les protégeant potentiellement de la discrimination, mais l’obésité à elle seule ne justifie pas de protection.

Dans les tribunaux brésiliens, des décisions de justice mentionnent la « gordophobie » depuis 2014 et leur nombre n’a cessé d’augmenter depuis, selon un examen des jugements disponibles par Gorda na Lei, ou Grosses dans la loi, un groupe d’activistes brésiliens. En octobre, un juge a ordonné à un comédien de payer une amende de 1 000 dollars pour s’être moqué du poids d’une danseuse brésilienne obèse. « L’accusé exsudait sans équivoque la grossophobie », a déclaré le juge dans sa décision. La liberté d’expression est autorisée, a ajouté le juge, « mais c’est le devoir de l’État de protéger les minorités ».

La performance d’ouverture au concours.

Pourtant, l’application dette protection fait encore souvent défaut au Brésil. Rayane Souza, fondatrice de Gorda na Lei, a déclaré que de nombreux modes de transport public restaient inaccessibles malgré la loi de 2015. Elle a évoqué un incident récent dans la ville côtière de Guarapari, où une femme en surpoids s’est retrouvée coincée dans le tourniquet d’un bus de la ville. Les pompiers ont libéré la femme alors que les autres passagers riaient, selon le site d’informations brésilien G1. « Je pleure la nuit rien qu’en pensant à ce que les gens ont dit », a déclaré Rosangela Pereira à G1 quelques jours plus tard.

En 2020, près de 29 % des Brésiliens de plus de 20 ans étaient obèses, contre environ 15 % en 2000, l’une des plus fortes augmentations de tous les pays au cours de cette période, selon l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’Université de Washington. Parmi les 10 pays les plus peuplés, seuls le Mexique, les États-Unis et la Russie avaient des taux d’obésité plus élevés, allant de 31 % à 37 %, selon les données.

Le Dr Claudia Cozer Kalil, endocrinologue dans l’un des meilleurs hôpitaux du Brésil à São Paulo, a attribué la montée en flèche de l’obésité en partie à la hausse des salaires qui a conduit à une mauvaise alimentation de restauration rapide et d’aliments transformés. À mesure que l’obésité a augmenté, a-t-elle dit, les problèmes de santé connexes comme le diabète, l’hypertension artérielle et l’apnée du sommeil ont également augmenté. Selon elle, le gouvernement devrait faire plus pour résoudre le problème, y compris un meilleur étiquetage des aliments. Au Brésil, par exemple, les étiquettes nutritionnelles n’incluent souvent pas d’information sur le contenu en sucre. Pourtant, elle soutient les lois contre la grossophobie. « Le fait est que la population est plus lourde », a-t-elle déclaré. « Nous devons donc nous adapter à cela. »

Le débat sur la « gordophobie » au Brésil tourne en partie autour de l’image irréaliste du corps brésilien dans les médias à l’intérieur et à l’extérieur du pays. L’impact psychologique de cette image, ont déclaré les militants, peut être illustré par les efforts des Brésiliens pour gonfler leurs lèvres, leurs seins, leurs fesses et leurs muscles — et aspirer chirurgicalement leur graisse — à un rythme bien supérieur à celui de la plupart des autres pays.

En 2019, le Brésil était le chef de file mondial des chirurgies plastiques. En 2020, au milieu de la pandémie, il y avait 6,1 chirurgies plastiques pour 1000 personnes, contre 4,5 pour 1000 personnes aux États-Unis, premier au palmarès mondial du nombre total de chirurgies plastiques cette année-là, selon les statistiques d’un groupe mondial de chirurgiens plasticiens. Une chirurgie risquée qui consiste à transférer de la graisse de l’abdomen vers les fesses s’appelle même le lifting brésilien des fesses.

Lors d’un concours de beauté pour femmes et hommes « forts » en novembre à Recife, le thème était de résister à la « gordofobia » et de défier les stéréotypes du corps parfait. Pendant un moment d’émotion, les candidats se sont tenus sur scène alors que des acteurs leur lançaient des insultes.

De nombreux Brésiliens conviennent que leur culture accepte plus largement les femmes callipyges que les autres pays occidentaux. Et une visite des plages et des parcs du Brésil confirmera qu’il y a beaucoup d’hommes et de femmes en surpoids qui se sentent très à l’aise avec leur corps et qui n’hésitent pas à porter des bikinis ou des sungas, la version brésilienne d’un slip de bain.

Pourtant, ces personnes ne représentent pas tous les Brésiliens de dire des militants. Mme Souza a déclaré que malgré le fait qu’elle vivait près de la plage, elle n’avait pas mis de bikini depuis 11 ans après y avoir été traitée de baleine.

Carol Stadtler, fondatrice de Beautés du Corps, un autre groupe d’activistes à Recife, a déclaré que les personnes en surpoids qui s’intégraient dans la société faisaient partie du mouvement. Le plus important était peut-être de les amener à s’intégrer physiquement dans la société, a-t-elle déclaré.

« Il ne s’agit pas seulement d’être belle ou laide ou d’avoir le corps d’une femme brésilienne », a-t-elle déclaré après le concours, où elle a déclaré que les chaises de théâtre avaient laissé des marques douloureuses sur ses jambes. « Il s’agit aussi de la façon dont les chaises sont trop étroites pour nous. »

Source : New York Times