lundi 6 septembre 2021

Médias de grands chemins diffusent infos fausses ou douteuses sur l'ivermectine

De nombreux médias traditionnels comme le Guardian, la BBC, MSNBC et la RTBF ont colporté cette histoire sur l’ivermectine :

La « nouvelle » telle que diffusée par la RTBF (diffuseur étatique belge)

 

La « nouvelle » selon la BBC, notons que l’ivermectine est un antiparasitaire en rien limité aux animaux, elle est notamment utilisée pour lutter contre la cécité des rivières chez l’homme.


Rachel Maddow, l’égérie de la gauche qui officie sur MSNBC relaie aussi la « nouvelle »

 

L’ennui c’est que cette histoire n’est en rien confirmée et probablement fausse. Notons qu’aucun article ne précise quels sont les hôpitaux débordés par ces patients qui prendraient de l’ivermectine (sous forme vétérinaire).

Un hôpital (voir ci-dessous) a démenti l’affirmation du Dr Jason McElyea selon laquelle les surdoses d’ivermectine causent des retards dans les soins médicaux aux urgences et des retards dans les soins médicaux dans l’Oklahoma rural. Selon le National Poison Data System, 459 cas de surdose d’ivermectine ont été signalés aux États-Unis en août. Les chiffres sur les surdoses d’ivermectine spécifiques à l’Oklahoma ne sont pas disponibles, mais il est peu probable que le nombre soit un facteur important dans la disponibilité des lits d’hôpital dans un État qui, selon le CDC, a actuellement une moyenne hebdomadaire de 1 528 hospitalisations pour Covid-19. Le médecin est affilié à un groupe de personnel médical qui dessert plusieurs hôpitaux de l’Oklahoma. À la suite de la publication à grande échelle de ses déclarations, un hôpital desservi par le groupe de médecins, le NHS Sequoyah, a déclaré que son service d’urgence n’avait traité aucune surdose d’ivermectine et qu’il n’avait eu à refuser aucune personne cherchant à se faire soigner, en outre le Dr Jason McElyea n'avait plus travaillé pour eux depuis des mois et n'avait traité aucun cas de surdose d'ivermectine. 



On apprend par ailleurs qu’une autre « information » liée à l’ivermectine était fausse. L’agence de presse Associated Press avait fait circuler la rumeur selon laquelle 70 % des appels des centres antipoison du Mississippi auraient concerné des intoxications à l’ivermectine. L’agence a dû se rétracter : l’épidémiologiste du Mississippi, le Dr Paul Byers, a déclaré mercredi que le nombre d’appels au contrôle antipoison concernant l’ivermectine était plutôt d’environ 2 %. La difficulté de se faire prescrire de l’ivermectine par des docteurs fait que de nombreuses personnes se tournent vers l’ivermectine vétérinaire mal dosée pour l’homme.

dimanche 5 septembre 2021

Vaccins : le doute est-il encore permis ?

Texte du virologue Jean-Michel Claverie dans le journal Les Échos du 3 septembre:


Les tableaux contrastés d'Israël et de l'Inde devraient nous amener à nous interroger sur la pertinence des campagnes de vaccination, écrit le virologue Jean-Michel Claverie. Oui, mais voilà : dans la confusion actuelle, ceux qui doutent sont vite assimilés à des complotistes ou des ignares...

Triste rentrée. Le Covid est toujours là et nous accueille de retour de vacances dans un contexte de confusion grandissante.

Israël, un des pays le mieux vaccinés (150 doses/100 habitants) et dont les contraintes sanitaires ont été parmi les plus sévères, se débat maintenant avec quatre fois plus d'infections journalières que la France (1.000/million), sans que personne ne comprenne pourquoi. Même incompréhension dans l'autre sens, avec l'Inde, qui dénombre cinq fois moins de décès par million d'habitants (0,36) que la France (2), avec un taux de vaccination de seulement 10 %.

Adepte du « en même temps », le PDG de Pfizer, aussitôt suivi par la plupart des gouvernements occidentaux, assure que son vaccin est toujours efficace contre le variant Delta, mais recommande une troisième dose. Les rebonds épidémiques seraient dus à une (trop) faible persistance de l'immunité. Cette obsolescence (non programmée !?) ne devrait-elle pas entraîner une révision des contrats plutôt qu'une hausse des tarifs (actée) ? Elle est pourtant la conséquence d'un recul insuffisant des essais cliniques.

Situation complexe et chaotique

Ce vaccin, qui n'empêche ni l'infection ni la contagion, doit-il rester la seule solution vers une éradication du virus désormais élusive, alors que l'immunité naturelle beaucoup plus large et durable acquise par les jeunes (mineurs et enfants) au terme d'une infection souvent asymptomatique est maintenant avérée ?

Et le « passe sanitaire », autorisant le mélange de vaccinés infectés avec des non-vaccinés sains, est-il encore justifié ? Et quid de la vaccination obligatoire des soignants s'ils peuvent toujours infecter les patients ?

Face à cette situation complexe et chaotique, il semblerait raisonnable de prôner une réflexion aussi large que possible, réhabilitant la pratique contradictoire du doute, concept fondateur de la science moderne. Or on assiste au contraire. Dans un amalgame avec les tenants du complotisme et les ignorants, ceux qui doutent, de par leur expertise même, sont désormais censurés par les médias, vilipendés par les ministres, accusés de trahison par les sociétés savantes. Attention : la science « officielle » n'a jamais fait bon ménage avec la vérité !

Jean-Michel Claverie

Voir aussi

En Islande, les seuls voyageurs qui sont dispensés de présenter un test PCR négatif sont ceux qui peuvent prouver qu'ils ont été contaminés (PCR+) dans les 6 derniers mois (et plus de 14 jours). Le fait d'être vacciné n'est pas pris en compte. (« Those who are vaccinated will still have to bring a negative PCR-test result / rapid antigen test upon arrival to Iceland.»)

Covid — Le Danemark dépasse la Suède et devient le pays nordique avec le moins de restrictions

Patrick Cohen (France 5) : atteindre l'immunité collective par la vaccination est illusoire

Longtemps épargnée par la pandémie, l'Australie en fin d'hiver austral est aujourd'hui frappée par une flambée des contaminations malgré des restrictions très sévères. Le nombre de décès cet hiver est néanmoins bas et moins important que lors de l'hiver austral 2020.

Ami - Ennemi, le fondement du politique (Carl Schmitt)

Dans cette vidéo, nous verrons un des concepts majeurs dus au philosophe et juriste Carl Schmitt, à savoir la célèbre antinomie de l’ami et de l’ennemi qui serait le fondement du politique. L’enjeu est ici de clarifier et de distinguer des notions importantes comme politique, État, morale, etc. pour mieux penser certains débats contemporains.


Droite/gauche, un clivage dépassé ? L'extrême-droite une catégorie fantomatique. Les hommes providentiels dans l'histoire

Mathieu Bock-Côté et ses invités. Sur la droite. Sur l’extrême droite. Sur « la visite de Marseille » de Macron. Sur l’homme providentiel avec l’historien Patrice Guéniffey.


Covid — Le Danemark dépasse la Suède et devient le pays nordique avec le moins de restrictions

Le gouvernement danois ne considère plus la Covid-19 comme une menace critique pour la société.

Le pont de l’Oresund reliant le Danemark et la Suède avait été fermé plus tôt lors de la pandémie


Le Danemark, un pays dont la stratégie plus tôt lors de la pandémie de Covid était considérée comme le contraire de celle adoptée par la Suède, avec des restrictions frontalières et des fermetures d’écoles précoces, a désormais dépassé son voisin pour devenir le pays avec le moins de restrictions sanitaires en Scandinavie.

Un article paru aujourd’hui dans Svenska Dagbladet, un grand journal suédois, observe :

Tout d’un coup, on dirait le monde à l’envers : les Danois, qui au début de la pandémie battaient froid aux voyageurs suédois sur le pont de l’Oresund et leur disaient de s’en retourner dans leur pays parce que les restrictions suédoises contre la Covid étaient trop laxistes, lâchent désormais complètement les rênes.

– SVENSKA DAGBLADET

Les boîtes de nuit au Danemark sont ouvertes depuis la semaine dernière, et à partir du 10 septembre, les clients n’auront plus besoin de montrer leur « Coronapass » qui sert de preuve de vaccination ou d’un test négatif récent. Malgré un nombre de cas plus élevé que la Suède, toutes les restrictions restantes seront levées — le gouvernement danois ne considère plus Covid-19 comme une « menace critique pour la société ».

La Suède progresse plus prudemment. L’administration a établi un plan en 5 étapes pour lever les restrictions. L’étape 3 a été adoptée le 15 juillet, comprenant la fin de l’obligation de porter des masques dans les transports en commun et une augmentation de la taille des tables de restaurant autorisées de 4 à 8 convives.

L’étape 4, y compris la suppression de toutes les restrictions sur la taille des rassemblements, a été provisoirement fixée à septembre, mais, le nombre de cas augmentant doucement en Suède, la date n’a pas encore été confirmée. Les responsables de la santé ont averti qu’il pourrait être encore retardé, avec certaines restrictions jusqu’à l’année prochaine.

Lone Simonsen, professeur d’épidémiologie à l’université de Roskilde au Danemark, a déclaré à Svenska Dagbladet :

Les Suédois étaient sur la bonne voie plus tôt dans la pandémie. Anders Tegnell avait déclaré : « nous garderons les écoles ouvertes, nous devons faire attention à ne pas étrangler la société » puis a réussi à maîtriser l’épidémie tout au long de l’été 2020. C’est une histoire qu’on ne raconte pas assez souvent… Nous étions vraiment jaloux ici au Danemark, car nous étions davantage coincés à la maison.

– PROFESSEUR LONE SIMONSEN

Pendant ce temps, la Norvège, qui affichait auparavant le nombre de Covid les plus bas de la région, connaît une forte augmentation des infections. Jeudi a vu 1785 nouvelles infections, le nombre quotidien le plus élevé depuis le début de la pandémie au printemps 2020.

Entretemps au Québec, à la traîne de la France

Christian Dufour de La Presse revient sur la facilité inquiétante avec laquelle le Québec a imposé le passeport sanitaire, ce laissez-passer moderne.

Alors qu’on nous disait au départ que tout reposait sur la nécessité de sauver des vies, presque personne n’ose plus attirer l’attention sur le fait que la COVID-19 fait désormais peu de morts, 90 % des citoyens les plus vulnérables étant doublement vaccinés.

Le but premier est de protéger notre irréformable système de santé d’un variant Delta menaçant les jeunes non pas de mourir, mais d’être malades. En attendant d’autres variants potentiellement plus dangereux et résistants aux vaccins : Epsilon, Zêta, Êta… Sans parler du reste de la planète où la vaccination souvent tarde.

L’approche québécoise de cette crise comporte quelque chose de foncièrement malsain parce qu’elle est basée sur l’absurdité du risque zéro, elle est basée sur la peur de vivre.

On l’a encore vu la semaine dernière au sujet du passeport vaccinal qui entre en vigueur au Québec aujourd’hui et plus en tard en Ontario, et dont il faut rappeler qu’il n’est pas justifié par des motifs avant tout sanitaires.

Comme le couvre-feu, cette importation française est passée comme une lettre à la poste bien qu’il s’agisse véritablement d’une première : des Québécois qui se verront désormais imposer, comme les Français, le port d’une carte d’identité à présenter obligatoirement avec leur passeport vaccinal.

Il n’a pas fallu 48 heures pour qu’il soit à nouveau clair dans cette affaire que l’obsession de la sécurité l’emporte désormais sur la liberté au Québec.

[...]

Un peuple qui fait passer à ce point la sécurité avant la liberté ne peut pas devenir indépendant.

samedi 4 septembre 2021

Impossibilité de se faire servir en français à l'hôpital au Québec — réponse molle de la CAQ

Incapable de se faire soigner en français à Montréal, l’animatrice Sophie Durocher a dénoncé mercredi son expérience à l’Hôpital général juif de Montréal, où elle est hospitalisée depuis mardi soir.

L’anglophone du Québec demande en anglais au francophone de l’Ontario : « Dans une mauvaise passe !? Je connais ça. » Derrière l’anglo, la pléthore d’établissements anglophones au Québec (McGill, Concordia, le Centre universitaire de santé McGill). Derrière le Franco-Ontarien, le désert froid.

L’animatrice, qui avait un calcul à la vésicule biliaire et qui a dû subir une ablation de cet organe, a été incapable d’être traitée par un médecin parlant français.

Après une consultation avec son médecin de famille, l’animatrice a dû se rendre d’urgence à l’hôpital pour y recevoir des soins. Elle a toutefois hésité longuement à se rendre à l’hôpital général Juif, par crainte de se faire traiter en anglais.

« C’est inacceptable qu’en 2021 je ne puisse pas me faire soigner en français », a ajouté la chroniqueuse du Journal de Montréal. Cette dernière a aussi déploré le manque d’effort de la part du corps médical pour pousser, ne serait-ce que quelques mots avec un français cassé, comme un « bonjour » ou un « désolé, je ne parle pas le français ».

Sur Twitter, Sophie Durocher a interpellé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, mercredi en matinée. « INACCEPTABLE. Je suis à l’hôpital Juif en attente de chirurgie et les deux chirurgiennes et le résident sont unilingues anglais ! Incapable de me faire soigner au Québec en français en 2021 !!! “Your government hired me” m’a lancé la chirurgienne ! », a-t-elle écrit, mercredi matin.

Ce à quoi le ministre a répondu que toute personne devait pouvoir « se faire soigner en français au Québec. C’est un droit fondamental et c’est non négociable ».

Plus tard dans la journée, le ministre a répondu par voie de communiqué qu’il avait « pris contact avec l’établissement afin d’examiner cette situation de plus près » et qu’un « rappel aux résidents en médecine concernés par cette histoire sera fait afin de rappeler à tous l’importance d’offrir aux citoyens les services dans la langue officielle ».

L’ensemble du CIUSSS sera aussi contacté à cet effet, incluant tous les employés et médecins, a poursuivi le cabinet dans sa missive.

« Des services de traduction en français doivent être assurés sur le terrain, si jamais les employés éprouvent de la difficulté [bel euphémisme!] dans cette langue première », a aussi fait savoir le cabinet ministériel.

Réponse molle de la CAQ

Cette réponse nous semble inacceptable : il faut que tous les docteurs au Québec parlent français à un haut niveau. Il est inacceptable qu’ils baragouinent le français, qu’ils sollicitent sans cesse le passage à l’anglais quand ils soupçonnent le moindre accent étranger (nous avons été témoins de telles scènes) ou qu’ils aient recours à un service de traduction pour se faire comprendre en français !

McGill a le plus gros hôpital universitaire au Québec, mais le moins de médecins qui y pratiquent

Données : cihi.ca via Frédéric Lacroix

Au Québec, il existe quatre facultés de médecine une à l’Université McGill ; une autre à l’Université Laval ; à l’Université de Montréal et finale la dernière à l’Université de Sherbrooke. En 2020, 5 528 étudiants étaient inscrits à la faculté de Médecine et sciences de la santé de McGill. Laval aurait à titre de comparaison 4249 étudiants inscrits à sa faculté de médecine.

En 1972 déjà

Au Royal Victoria, le personnel serait bilingue dans une proportion de 65 % ; la proportion serait de 60 % au Montreal Children, de 38 % au Jewish General. […]  On utilise dans tous ces hôpitaux la langue usuelle de travail plus que ne le nécessite la proportion anglaise-français de la clientèle. On peut donc penser que ce sont les patients qui, souvent, font les frais du bilinguisme. […] À Montréal, il semble donc dans l’ensemble, que les hôpitaux francophones, malgré la faible proportion de leur clientèle anglophone, projettent une image d’adaptation linguistique plus favorable que celle des hôpitaux de langue anglaise.

Commission Gendron, Rapport 1, p.266-267, 1972.

Voir aussi

La maîtrise du français des étudiants au cégep et à l’université préoccupe la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, qui crée un groupe de travail pour se pencher sur la question. Les résultats ne sont « pas à la hauteur », selon Québec.


Un exemplaire du livre Pourquoi la loi 101 est un échec envoyé à chaque député de la CAQ

Le ministre de l’Agriculture du Québec André Lamontagne vient d’offrir à chacun de ses collègues du Conseil des ministres un exemplaire du livre Pourquoi la loi 101 est un échec, qu’il a payé de sa poche, et dans lequel il a écrit une note personnalisée.

Voir aussi 

Pourquoi la loi 101 est un échec

Oui, la loi 101 est un échec 

« Le français pourrait disparaître de la fonction publique au Québec »

« Nous avons tous été stupéfaits d’apprendre que 74 % des employés de l’État à Montréal utilisent parfois une autre langue que le français dans leurs interactions orales avec des personnes physiques au Québec, une proportion qui grimpe à 81 % à Laval et à 88 % en Outaouais », soulignait Mme Lamarre dans les pages du Devoir.

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Laval s’anglicise

Natalité baisse au Québec depuis 7 ans, mais CS de Montréal devrait accueillir 5000 élèves de plus d’ici cinq ans [impact de l’immigration]

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger 

Canada — un pays non blanc vers le milieu de ce siècle ?

 

Patrick Cohen (France 5) : atteindre l'immunité collective par la vaccination est illusoire

Intervention de Patrick Cohen en présence du ministre de la Santé Olivier Véran… selon qui l’immunité collective par la vaccination est illusoire… Rappelons que ce même Patrick Cohen critiquait le prof. Didier Raoult quand il disait en substance la même chose (le vaccin ne sera probablement pas une solution miracle, car cela ne l’a pas été pour les autres coronavirus). Olivier Véran avait déclaré le 13 juillet 2021 faussement donc : « Si nous étions tous vaccinés, le virus ne pourrait plus cheminer. La protection collective c’est ça. »

Olivier Véran répond ensuite que le vaccin empêche les formes graves et les décès. C’est inexact, il y a des formes graves et des décès parmi les double vaccinés en Israël, mais moins que chez les non-vaccinés. 

Lecture : dans la semaine du 15 août au 21 août 2021 pour les 70-79 ans en Israël : moins de 5 morts chez les simple vaccinés, 20 chez les double vaccinés, 5 pour les triple vaccinés et 9 chez les non vaccinés. À la mi août, plus de 5,4 millions de personnes avaient reçu deux doses de vaccin en Israël, soit 58 % de la population totale (y compris les enfants donc), et plus d’1,5 million une troisième.

Olivier Véran ne pouvait d'ailleurs pas plaidé la bonne foi à la mi-juillet, car on savait déjà depuis quelques jours que l'efficacité du vaccin contre les infections, et donc contre la circulation du virus était en train de s'effondrer en Israël.

Source : Rentrée sous Covid : Olivier Véran s’exprime — C à Vous — 30/08/2021, sur la chaîne publique France 5.

Voir aussi

Une vaste étude israélienne révèle que l'immunité naturelle serait supérieure à la vaccination

Stéphan Bureau blâmé par l’ombudsman de la radio gouvernementale pour son entrevue avec Didier Raoult (l’agronome à l’origine de la plainte s’offusquait que Didier Raoult prétende que l’imminuté naturelle était supérieure à la vaccination).

Le variant delta pourrait échapper aux vaccins si elle devient Delta 4+, prévient un nouveau document. Une nouvelle étude suggère que 4 modifications du variant delta pourraient rendre les vaccins actuels inefficaces. (Deseret News) Les vaccins anti-Covid fonctionnent-ils ? Si oui, jusqu’à quel point ?

D’autres vaccins (sous-unitaires ou à virus désactivés) comme le Novavax ou Valneva, pourraient mieux résister aux variants. Lire Le battage médiatique persistant autour de la technologie des vaccins à ARNm nous détourne désormais des autres moyens de mettre fin à la pandémie. Pour ne pas parler des traitements bon marché (Ivermectine par exemple) dont on ne parle pas (vidéo).

Les confinements ont nettement réduit les capacités physiques et intellectuelles des enfants

Covid — Les enfants ne devraient pas être obligés de porter des masques, selon des chercheurs.

 

jeudi 2 septembre 2021

Suède — Un rapport explosif fait le lien entre immigration et criminalité

En Suède, un rapport sur l’origine des délinquants suscite de vifs débats. L’étude, liant immigration et criminalité, est publiée à un an des législatives.

De l’avis général, c’est un rapport explosif que le Conseil national de prévention du crime (Bra) qui dépend du ministère de la Justice à Stockholm a publié mercredi 25 août. Déjà amplement débattu, à droite comme à gauche, il continuera sans aucun doute à alimenter les discussions dans les prochains mois, alors que l’insécurité et l’immigration dominent le programme politique, à un an des législatives.

Sur 162 pages, le rapport analyse les statistiques de la criminalité, entre 2007 et 2018, en fonction de l’origine des suspects. Première observation : il est 2,5 fois plus fréquent pour un immigré de première génération (8 %) d’avoir des ennuis avec la justice que pour une personne née en Suède, de deux parents d’origine suédoise (3,2 %). Seconde observation : trois fois plus d’immigrés de seconde génération (10,2 %) sont suspectés dans des enquêtes policières que des personnes d’origine suédoise.

« Une charge pour la Suède »

Le rapport ne s’arrête pas là. Il souligne que la part des immigrés de première et de seconde génération, parmi les suspects d’un crime ou d’un délit, progresse. Notamment, les personnes nées à l’étranger, qui comptaient pour 29,8 % des suspects en 2018 (contre 23,6 % onze ans plus tôt). Une surreprésentation particulièrement visible dans les affaires de meurtres et les vols. Le rapport s’intéresse aussi aux pays d’origine des suspects et constate la prédominance « des personnes nées dans les régions de l’Asie centrale et occidentale et les différentes régions d’Afrique. »

Bien conscients de la sensibilité du sujet, dans un pays où la population immigrée a doublé en vingt ans, les chercheurs prennent soin de préciser que l’origine des suspects ne suffit pas à tout expliquer. Selon eux, d’autres facteurs peuvent jouer un rôle, comme l’origine socio-économique, la santé mentale, l’éducation, l’expérience des parents dans leur pays d’origine, ou l’exposition à un environnement criminel. À noter que, au premier semestre de cette année, d’après l’institut de statistiques SCB, le taux de chômage des personnes nées en Suède s’élève à 5 %, contre 21,2 % pour les immigrés.

Le ministre social-démocrate de la justice et des migrations, Morgan Johansson, a estimé que les conclusions du rapport étaient « assez attendues », mais qu’elles ne devaient « pas être utilisées pour dépeindre les immigrés comme des gens plus mauvais ». Car « oui, les immigrés sont surreprésentés dans les statistiques des crimes, mais ils le sont aussi dans les professions de la santé », a constaté le ministre. Pour le Parti social-démocrate, comme pour le Vänsterpartiet (gauche radicale), plus que l’immigration à son niveau le plus bas depuis 2008 c’est l’intégration qui pose problème.

« Une immigration très importante et une intégration très faible créent des zones d’exclusion et favorisent la criminalité », a réagi, pour sa part, le leader du parti conservateur, Ulf Kristersson. Avant l’été, il avait estimé que l’immigration était devenue « une charge pour la Suède », notamment « du point de vue de la criminalité ». L’extrême droite, de son côté, jubile : à 20 % dans les sondages, les Démocrates de Suède voient une validation de leur programme en faveur de l’arrêt total de l’accueil des réfugiés.

La publication du rapport intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que des affrontements entre bandes rivales, composées de jeunes souvent issus de l’immigration, sont à l’origine d’une flambée de violence en Suède. Entre le 1er janvier et le 15 août, la police a enregistré cent quatre-vingt-douze fusillades, qui ont fait vingt-six morts et cinquante-sept blessés. Parmi eux, deux enfants de 5 et 8 ans, touchés par une balle perdue, le 18 juillet, alors qu’ils jouaient devant chez eux, dans la banlieue de Flemingsberg, au sud de Stockholm. L’incident a suscité une vague d’indignation.

En septembre 2020, le Premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, avait pour la première fois fait le lien entre l’immigration et la criminalité organisée, constatant que, « avec une grosse immigration, quand l’intégration échoue, il y a plus de risques pour ce type de problèmes. Il avait exhorté, cependant, à “ne pas lier automatiquement la criminalité à la couleur de peau ou à la religion”.

Source : Le Monde

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Suède — Immigration et guerre des gangs

En Suède, éviter à tout prix la “catastrophe” migratoire de 2015

Suède — “Le Paradis” retable pro-homo ôté de l’église par crainte de transphobie

Scandinavie — Les élèves immigrés non occidentaux à la peine (y compris la 3e génération) 

Jordan Peterson et l’égalité des sexes : députée et ex-ministre suédoise à du mal à comprendre

Plusieurs grandes études : l’égalité juridique des sexes renforce les différences sexuelles

“Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits”

Suède — La baisse du niveau scolaire en partie imputable à l’immigration ?

Suède — Échec de l’intégration des immigrés, ce n’est pas faute de moyens ou de bons sentiments

Suède — Cour d’appel retire les droits parentaux de parents coupables d’instruction à la maison

 

Brève analyse lexicale du programme électoral du PLC

Brève analyse lexicale du programme électoral du Parti libéral du Canada :

180 mentions à « autochtones »

102 à « femmes » (5 à « hommes »)

70 à « climatique » 

58 mentions à « racisé » et « racisme »

44 à « LGBTQ2 »

41 à « diversité » (souvent associé à « genre »)

36 à « environnement »

22 à « français »

17 à « haineux » (5) et « la haine »  (12) 

14 à « obligation » et « obligatoire »

11 à « immigration » et « immigrant »

7 à « Radio-Canada »

5 à « Afghan » et « Afghanistan » (20 000 réfugiés à accueillir = 350 millions $ d’« investissements »)

4 à « réfugiés »

4 à « ethnique »

4 à « avortement »

4 à « liberté »

3 à « pétrole »  (éliminer aides, transition vers l’économie verte) 

3 à « mères » (dont 2 à mères porteuses)

3 à « démographie » (la perte du poids démographique => immigration, démographie autochtone)

2 à « déficit »

2 à « chômage »

0 à « natalité »


Le programme électoral comprend également de nombreuses fautes de français (parions qu’il y en a nettement moins en anglais…)