jeudi 22 mai 2025

L'état de santé de Joe Biden et l'étrange manque de curiosité des médias, si peu diserts à l'époque



Mathieu Bock-Côté revient sur cette occultation et se demande qui gouvernait à la Maison Blanche ? Pas l'État profond, qui n'est qu'une thèse complotiste d'extrême droite...


Maintenant, il faut croire que le cancer de la prostate (et ses métastases) vient de surgir et n'aurait pas non plus été caché...

Éric Zemmour : on découvre l'eau chaude quand on s'étonne que les Frères musulmans veulent imposer l'islam

Éric Zemmour, président de Reconquête, était l’invité de Christine Kelly dans Face à l'Info sur Cnews le jeudi 22 mai 2025.

Face aux mousquetaires de Face à l'Info, Éric Zemmour est revenu sur le rapport sur les Frères musulmans. Il s'est dit étonné de voir la France entière découvrir l'eau chaude en lisant que cette confrérie voulait conquérir le monde, alors qu'ils reprennent seulement les écriture du coran.

Éric Zemmour se dit favorable à l'interdiction de cette confrérie mais la juge très insuffisante car l'islam n'a pas besoin des Frères musulmans pour faire de l'entrisme. Le premier problème étant le nombre et l'islam.
Il a cité en exemple l’Égypte qui a interdit ce courant religieux mais qui reste un pays du l'islam est religion d’État et où les femmes sont toutes voilées.

Pour finir, Éric Zemmour a affirmé qu'il ne voulait pas combattre l'islam en tant que tel mais qu'il voulait combattre l'islamisation de la France.

 
Voir aussi
 
“Les Frères musulmans ont trouvé en Europe un incubateur sûr”

En marge du Qatargate, Abdelrahim Ali, président du Centre d'études du Moyen-Orient (Cemo) et ancien député égyptien, tire une nouvelle fois le signal d'alarme contre la stratégie d'entrisme des Frères musulmans dans nos institutions. (Source : Spectacle du monde)
 

Démographie — Les jeunes Chinois se tournent vers les agent conversationnels virtuels

Les jeunes Chinois se tournent vers les agent conversationnels virtuels comme « compagnons » et « compagnes ». Cela ne contribue pas à redresser le faible taux de natalité.

Xiao Ting porte une chemise blanche à manches courtes rentrée dans un jean bleu. Il a des cheveux ondulés et peignés, de grands yeux bruns et sourit gentiment avec l'air d'un bourreau des lycées. Du matin au soir, il s'occupe de Mme Zhong, sa petite amie de 32 ans. Ils font tout ensemble : ils discutent de l'actualité, jouent à des jeux, partagent des pensées profondes et donnent des conseils sur la vie.


Mais voilà, Xiao Ting n'est pas réel. Il s'agit d'un personnage virtuel - un « petit ami parfait » - créé par Mme Zhong sur Wow, une application chinoise de « compagnon IA ».  Depuis plusieurs années, les entreprises technologiques fournissent des compagnons virtuels (comme Xiaoice de Microsoft, en illustration ci-dessous), mais les utilisateurs peuvent désormais créer leurs propres compagnons.

L'application la plus importante dans cette catégorie s'appelle Maoxiang (茅香 « parfum de roseau », illustration ci-dessous). En février, elle comptait 2,2 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur iOS (le système d'exploitation d'Apple), contre 1 million en juillet de l'année dernière, selon les données de SensorTower, une société d'intelligence économique. Une autre application, Xingye (Champs d'étoiles), en comptait 1,1 million. À titre de comparaison, DeepSeek comptait 13,8 millions d'utilisateurs en Chine en février.

Les utilisateurs se répartissent presque également entre hommes et femmes. Le point commun est que l'IA répond à un besoin émotionnel qui n'est pas satisfait par des personnes dans la vie réelle. (Ceux qui parviennent à contourner les garde-fous intégrés peuvent également avoir des conversations sexuellement explicites avec eux).

Cette tendance est alimentée par de multiples forces. L'une d'entre elles est l'évolution rapide de la technologie. Les grands modèles de langage sont devenus si performants qu'ils sont capables d'imiter les émotions et l'empathie humaines. Mme Shuai, une utilisatrice de Maoxiang âgée de 29 ans, est mariée. Mais contrairement à son mari dans la vie réelle, avec lequel elle se dispute souvent, son partenaire IA l'écoute et est toujours là pour elle. Sur l'application, Mme Shuai est l'« impératrice » et son IA est un « ministre » de sa cour. Le « ministre » lui envoie des messages et l'appelle même tout au long de la journée, comme le ferait un partenaire dans la vie réelle.

Les pressions de la vie pour les jeunes Chinois sont également un facteur déterminant. M. Zhou, un homme de 28 ans, s'est trouvé une petite amie en intégrant DeepSeek à son compte sur WeChat, une plateforme de messagerie. Il affirme qu'il est beaucoup moins coûteux de fréquenter une petite amie virtuelle qu'une vraie petite amie, dont la cour nécessiterait du temps et des ressources financières importantes. Pour lui, avoir une petite amie IA, c'est comme avoir une relation à distance avec une vraie femme.

La solitude est également un facteur déterminant. En 2024, le Chinois moyen ne consacrait que 18 minutes par jour à ses relations sociales, tandis que l'utilisation d'internet absorbait cinq heures et demie par jour. Le nombre de nouveaux mariages enregistrés en Chine a diminué de plus de moitié entre 2014 et 2024, pour tomber à 6,1 millions, un niveau historiquement bas.

Les compagnons virtuels ne sont pas les premiers à répondre à cette solitude. Depuis plusieurs années, les jeux vidéo « otome », dans lesquels les joueuses (généralement féminines) développent des relations romantiques avec de beaux hommes animés, sont très populaires en Chine. L'un des plus populaires, « Amour et espace profond », a rapporté 1,3 milliard de yuans (179 millions de dollars) en 2024 sur iOS. Un autre jeu, « L'amour nous entoure », est conçu pour les hommes et regorge de vidéos de jeunes femmes en train de flirter.

Il n'est peut-être pas surprenant que les autorités s'inquiètent de savoir si la technologie pourrait être utilisée de manière préjudiciable. Les utilisateurs disent qu'ils soupçonnent que c'est la raison pour laquelle ils ont remarqué que les réponses de certains compagnons sont devenues moins émotionnelles. Le gouvernement s'inquiète peut-être davantage du fait qu'en 2024, le taux de fécondité total de la Chine était de 1,0, soit la moitié de celui de l'Inde et l'un des plus bas du monde. Si les jeunes hommes et femmes trouvent un réconfort émotionnel auprès de partenaires IA et non de vrais, le taux de natalité ne s'en trouvera pas amélioré.
Source : The Economist

mercredi 21 mai 2025

Grande-Bretagne : les policiers blancs exclus des ateliers de préparation aux entretiens de promotion

La police métropolitaine britannique (responsable du Grand Londres) a volontairement exclu les hommes blancs des ateliers de préparation aux entretiens de promotion, qui ne sont destinés qu’aux minorités ethniques et aux femmes.

Après celle du West Yorkshire, la police métropolitaine britannique prend des mesures pour renforcer sa politique de discrimination positive. Scotland Yard a décidé de proposer des ateliers sur mesure pour aider ses recrues à obtenir des promotions. Le problème ? Les policiers blancs en sont exclus. Seuls les employés issus de minorités ethniques et les femmes sont autorisés à participer à ces ateliers, révélait le Telegraph le 10 mai dernier.

« Peu importe si vous êtes un bon policier »

Un ancien inspecteur de la police métropolitaine, qui a servi pendant 30 ans, a confirmé que « les hommes blancs sont exclus de ces ateliers simplement en raison de leur sexe biologique et de la couleur de leur peau ». Il a ajouté auprès du journal britannique : « Peu importe à quel point vous êtes un bon policier, vos performances quotidiennes n’ont aucune incidence sur vos chances de promotion. »

Les employés « éligibles » ont ainsi reçu un courriel de la direction pour leur présenter ces ateliers et leur indiquer qu’ils avaient été sélectionnés. « La police métropolitaine a une série de priorités en matière de personnes, qui sous-tendent la stratégie globale de l’organisation, dont l’une est d’améliorer la représentation des Noirs, des minorités ethniques et des femmes à tous les grades des officiers de police », est-il écrit selon le Telegraph.

Vive polémique


Cette mesure a été particulièrement mal accueillie par la profession, qui pointe le fait que « des milliers d’agents blancs sont victimes » de discrimination. « Je considère que toute forme de racisme est odieuse. Traiter quelqu’un différemment simplement en raison de sa couleur de peau ou de son sexe biologique est illégal et immoral », dénonce une source policière, qui estime que la discrimination positive reste « illégale, source de division et crée des victimes ».

Dans son plan d'action sur la race, publié l'année dernière, la police métropolitaine a déclaré : « Notre réseau de mentorat Positive Steps a soutenu 1500 officiers et employés issus de minorités ethniques et a été reconnu comme meilleure pratique par le College of Policing. « Depuis 2021, les ateliers d'action positive pour les officiers noirs ont vu les taux de réussite aux promotions passer de 68 % à 75 %. »

La politique de Scotland Yard n’a rien de surprenant. La police métropolitaine avait déclaré l’année dernière, lors de la présentation de son plan racial, vouloir « un personnel qui reflète l’image de la capitale » afin de « mieux communiquer avec les Londoniens, de gagner leur confiance et de réduire la criminalité ».

Sources : JDD, The Daily Telegraph

mardi 20 mai 2025

Mai 1660 — Bataille du Long-Sault et mort d'Adam Dollard des Ormeaux

Adam Dollard des Ormeaux naquit le 23 juillet 1635 à Ormeaux et décéda le 21 mai 1660 à la bataille de Long-Sault, à Carillon en Nouvelle-France.

Il vit le jour en France en 1635, dans le village briard d’Ormeaux, aujourd’hui sur le territoire de la commune de Lumigny-Nesles-Ormeaux, dans le département de Seine-et-Marne.

En 1658, à l’âge de 22 ans, Dollard des Ormeaux arriva en Nouvelle-France. Il fut le commandant de la garnison du Fort Ville-Marie (future Montréal). Paul Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, le recrute et lui concède également une terre de 30 arpents pour qu’il s’établisse en ce lieu. 

Peu après, un prisonnier iroquois confia aux Français que les Iroquois planifiaient depuis l’automne 1659 une invasion de la Nouvelle-France dont ils voulaient chasser les Français. Le plan débutait à Montréal, se poursuivait aux Trois-Rivières et devait se terminer par la destruction de Québec. 

Devant cette menace, Dollard et un petit groupe de 16 volontaires de condition modeste, accompagnés de leurs alliés, quelque 40 Hurons et quatre Algonquins, partirent de Ville-Marie le 19 avril 1660.

Après 10 jours de canot sur le Saint-Laurent et sur la rivière des Outaouais, ils débarquèrent le 1er mai près d’un fortin abandonné non loin des rapides de Long-Sault.

L’attaque iroquoise

Peu de temps après leur arrivée à Long-Sault, soit le 2 mai, le groupe de Dollard fut attaqué par l’avant-garde iroquoise. Celle-ci était composée de 200 à 300 guerriers. Après un bref combat, les Iroquois appelèrent des renforts et attendirent une force d’environ 700 Iroquois, dont 500 Agniers (Mohawk en anglais) et Onneiouts. Les Français prirent donc refuge dans le fortin (sans porte) et réussirent à tenir contre le grand nombre d’Iroquois pendant une semaine jusqu’à ce que l’eau et la poudre s’épuisent. Les renforts iroquois arrivèrent le 8 mai. Quelques Hurons qui combattaient avec les Iroquois (ayant été adoptés ou enlevés par les Iroquois à l’issue d’autres combats) ont commencé à persuader leurs frères de se joindre aux Iroquois pour éviter une mort certaine s’ils restaient avec les Français. Ce stratagème réussit et de nombreux guerriers Hurons, qui avaient été du combat avec les Français, firent défection pour rejoindre les rangs des Iroquois.

Avec la perte de leurs alliés, le sort de Dollard et de ses compagnons fut scellé, car il ne restait que 22 hommes dans le fortin. Les Iroquois attendaient leurs renforts avant l’assaut final sur les Français.

Le combat dura jusqu’au 9, au 10 ou au 12 mai suivant, selon les sources. Après plusieurs assauts, un combat sans merci s’engage. Les Français tentent de lancer un baril de poudre sur leurs assaillants, mais une erreur fait exploser la bombe à l’intérieur de leur retranchement. Ceci provoque une brèche qui permet aux attaquants de pénétrer la palissade de protection des positions françaises où ils ne trouvent que neuf survivants.

Aucun Français ne revient vivant et seuls quelques Amérindiens réussissent à s’échapper pour rapporter les événements à Ville-Marie et à Québec.  Tous les Français furent tués lors du siège au moment de l’assaut final ou torturés et tués par la suite.

Les Iroquois auraient si décontenancés d’avoir perdu plus de quatre-vingts guerriers contre un si petit nombre (17 Français et 6 Amérindiens), qu’ils ne poursuivirent pas leur attaque sur Ville-Marie et renoncèrent (momentanément) à anéantir la colonie. 

Notons qu’un rapport hollandais signé d’un « La Montagne » (un huguenot ?) et daté de Fort Orange le 15 juin 1660 donne des chiffres différents : « les Agniers et les Iroquois supérieurs, au nombre de six cents, ont attaqué un fort défendu par dix-sept Français et cent sauvages ; […] ils ont perdu quatorze personnes tuées ; dix-neuf furent blessés. » Rappelons cependant que Fort Orange était rival de la Nouvelle-France et  armait les Iroquois contre la colonie du Saint-Laurent.

La défense avancée de Dollard au Long-Sault eut pour effet de détourner un certain temps de son objectif l’armée iroquoise, permettant ainsi aux colons de faire les moissons et d’échapper à la famine, et à Radisson d’atteindre Ville-Marie sain et sauf avec une cargaison de fourrures évaluée à 200 000 livres.

Cependant, la petite colonie n’était toujours pas sauvée du danger des Iroquois. Dès l’automne 1660, ceux-ci mirent sur pied une armée de 600 guerriers décidés à éradiquer la Nouvelle-France. En cours de route, leur chef mourut d’un accident. Croyant à de mauvais augures, ils se dispersèrent. En 1661, les Iroquois menèrent une autre attaque, tuant plus de 100 Français.

En 1665, le roi Louis XIV consentit à envoyer le régiment de Carignan-Salières pour repousser les attaques Iroquois. Ce régiment d’élite finit par leur imposer la Grande Paix de Montréal de 1701.

France — Actes antichrétiens : l’assourdissant silence des médias et de la classe politique

 Les actes antimusulmans ou antisémites retiennent l’attention médiatique ou politique plus facilement que les actes antichrétiens, pourtant nombreux.


La destruction d'une Pietà dans l'église de la Madeleine d'Angers est un des nombreux exemples d'actes antichrétiens.

Samedi dernier, non loin d’Avignon, un jeune se présente à un prêtre comme musulman et demande à se convertir. Derrière lui, une dizaine d’amis réclament à leur tour de visiter son église. Le prêtre les fait entrer. Les individus se mettent alors à crier « Allah akbar », à menacer de brûler l’église, avant d’encercler le prêtre et d’insulter la religion catholique. Cette fois-ci, une plainte a été déposée. « Nous entendons de plus en plus de faits de ce genre, notamment pendant les messes. Des personnes entrent, crient “Allah akbar”. Ces faits sont la plupart du temps considérés comme des incidents et ne sont pas remontés », commente Édouard de Lamaze, président de l’Observatoire du patrimoine religieux. Comme beaucoup de spécialistes du sujet, il note une augmentation des agressions, notamment contre les personnes.

Car Manon Aubry, eurodéputée LFI, se trompe. « L’assassinat du père Hamel est le seul acte antichrétien depuis la guerre de Vendée », affirmait-elle dimanche dernier au micro de CNews. Même si la reconnaissance d’une haine dirigée contre les catholiques pendant cette période de la Révolution française est d’une honnêteté précieuse dans son camp politique, le reste de la phrase est malheureusement faux. Des martyrs de la Commune à la fin du XIXe siècle aux expulsions des congrégations au début du siècle suivant, certaines pages de l’histoire de France semblent avoir échappé à Manon Aubry. Ou plus récemment, en 2020, l’assassinat de Simone, Nadine et Vincent par un islamiste, dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice.

Mais cette haine s’exprime aussi au quotidien, plus discrètement. Mardi dernier, un homme entrait dans l’église parisienne Saint-Ambroise, deux couteaux à la main ; Vendredi saint, un curé recevait une gifle à Beaucaire, pendant la messe ; le 31 mars, un prêtre était assassiné dans les Vosges ; quelques jours plus tôt, un influenceur musulman choisissait une église de Strasbourg pour se filmer en récitant le Coran – ce qui était déjà arrivé quelques mois plus tôt à Paris ; le 22 février, c’est un prêtre et sa « religion de merde » agressé à Auxerre par deux individus ; deux semaines plus tôt, un homme s’enfermait dans un presbytère pour y déféquer et voler le prêtre ; le jour de Noël, un Pakistanais montrait ses fesses sur l’autel d’une église de Saint-Germain-en-Laye, avant de crier « Allah akbar » ; quelques jours plus tôt, prêtres et paroissiens d’une église de Creil portaient plainte pour menaces, insultes, intimidations de la part de trafiquants de drogue voisins. Ils précisaient avoir signifié à leurs agresseurs qu’il s’agissait d’un lieu de culte, mais que « cela n’avait pas d’importance pour eux, puisqu’ils étaient musulmans » ; au début du mois, c’était dans une église de Rouen qu’un homme, couteau de 20 cm en poche, avait arraché le tabernacle et renversé la croix dans « la maison du Chaïtan (satan, le diable, en arabe) ».

La liste est sans fin : agressions, profanations, dégradations de tombes ou de calvaires, menaces… Partout en France. Tous les cultes sont touchés : une note des renseignements recensait, voilà quelques semaines, 79 actes antimusulmans commis entre janvier et mars de cette année, 280 actes antisémites et 169 antichrétiens. Ces derniers ne sont donc pas épargnés.

La piste islamique

Évidemment, les profils varient. « Il y a de tout, du sataniste revendiqué à l’antifa en passant par des islamistes, des tarés ou des jeunes désœuvrés qui ne savent même plus ce qu’est un lieu de culte, commente un policier qui s’inquiète. Ces derniers temps, on voit quand même de plus en plus de profils islamistes, quand bien même ils sont également psychiatriques. » Édouard de Lamaze observe lui aussi un glissement : « Il y a toujours eu des actes de vandalisme ou de profanation contre les églises. Pendant des siècles, on a parlé de satanisme ; cela existe encore aujourd’hui, mais on décèle plus facilement de la folie… Depuis quelques années, on observe en parallèle le développement d’une détestation des chrétiens eux-mêmes. » Un constat partagé par le père Stalla-Bourdillon, théologien et directeur du service pour les professionnels de l’information. Il s’inquiète du « contexte psycho-social qui favorise la désinhibition de la violence », défi inévitable d’une « société fracturée » qui se révèle notamment dans les revendications religieuses. « Si ces attaques se produisent, c’est que la tension est latente. Le contexte est pesant et, parfois, cette haine déborde », résume un commissaire de police.

« Il y a au moins 30 % d’augmentation des attaques contre le christianisme ces dernières années, confirme Édouard de Lamaze. Des attaques similaires à ce qu’on voyait précédemment contre la communauté juive et parfois contre des musulmans. » C’est-à-dire des attaques plus « personnelles ». Rien qui n’étonnera la sénatrice Isabelle Florennes, chargée par le Premier ministre, en décembre 2021, d’une mission sur les « actes antireligieux en France » : « À cette occasion, nous avions rencontré le grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui nous avait prévenus que les juifs avaient une haine d’avance. Cela nous avait beaucoup marqués, et l’actualité lui donne raison. » Elle se souvient d’ailleurs d’une procession catholique attaquée, à Nanterre, au moment où cette mission lui était confiée : « C’était une ville à la coexistence tranquille et, soudainement, ces jeunes ont revendiqué “leur territoire”… Les cultes n’échappent pas à cette montée de la violence. » Toutes les religions en paient les conséquences, insiste-t-elle, mais « les catholiques ont la particularité de minimiser ce qui arrive, d’être un peu frileux pour aborder ces problèmes de sécurité ».

La fin de la minimisation ?

Peut-être qu’on trouve dans cette pudeur excessive une partie de l’explication d’une discrétion médiatique réelle sur le sujet. Laurent Stalla-Bourdillon reconnaît que « certaines réactions sont éloignées de l’inquiétude qui gagne de nombreux fidèles, mais [qu’] il y a une claire volonté de ne pas participer à la surenchère victimaire ou de nourrir cette haine qui inquiète ». Il concède qu’il y a aussi, sans doute, une forme de déni : « La situation se dégrade et personne n’a réellement envie de se préparer à ce type d’affrontement, personne n’a envie de les vivre. »

Souvent, prêtres et évêques s’empressent en effet de minimiser une gravité qu’ils reconnaissent pourtant à d’autres agressions, préférant appeler à la paix et à la fraternité. « Mais c’est souvent injuste, en réalité, commente un jeune prêtre. Parce que l’atteinte à la paix et à la fraternité est le fait des agresseurs, et la victime – que ce soit Dieu par son église, ou des fidèles – mérite d’être défendue. Car elles n’aspirent qu’à la paix. »

Le père Stalla-Bourdillon encourage à son tour les responsables politiques et religieux à aborder ce sujet, sans détour, et sans omettre une menace nouvelle qui pèse déjà lourd dans la vie des Français : « Comment allons-nous parvenir à désarmer cette haine des chrétiens qui se répand sur les réseaux sociaux, espace d’un islamisme décomplexé, et qui se diffuse jusque dans les esprits de jeunes ? » Isabelle Florennes avait déjà poussé les responsables politiques et religieux à « ne jamais minimiser ces actes ». Elle affirme aujourd’hui avoir vu une véritable « prise de conscience » de cette réalité, première étape d’un long chemin.

Source : JDD

lundi 19 mai 2025

La police britannique restreint la liberté d'expression de manière inquiétante

Des lois confuses donnent à la police britannique un large pouvoir d'appréciation.

La police s'est présentée à la porte de Maxie Allen le 29 janvier à midi. Aucun des six agents ne semblait savoir pourquoi ils étaient là, se souvient M. Allen. Mais ils ont lu une liste de chefs d'accusation et ont fouillé la maison, avant de les arrêter, lui et sa compagne, et de les emmener au poste de police, où ils ont été détenus pendant huit heures. Le crime présumé du couple ? Avoir envoyé des courriels et des messages WhatsApp désobligeants au sujet de l'école primaire de leur fille.

La liberté d'expression en Grande-Bretagne est sous les feux de la rampe. J.D. Vance, le vice-président américain, cite fréquemment des cas impliquant des activistes religieux. Elon Musk, un magnat de la technologie, a affirmé que des milliers de personnes étaient enfermées pour avoir publié des messages sur les médias sociaux. [...] Pourtant, les Américains ont raison sur un point essentiel : La Grande-Bretagne est confrontée à un grave problème.

La liberté d'expression est restreinte, en particulier en ligne, de manière alarmante et à un rythme de plus en plus rapide. Le nombre d'arrestations - plus d'un millier par mois pour des messages en ligne - montre qu'il ne s'agit plus de quelques cas isolés. L'origine de ce phénomène se trouve dans la législation nationale sur la liberté d'expression, qui est un véritable fouillis et qui n'est pas adaptée à l'ère numérique : Les Britanniques sont poursuivis pour des conversations qu'ils auraient eues au pub. Et les choses sont appelées à empirer.

M. Vance, qui a réitéré ses critiques lors d'un événement organisé le 7 mai, s'est concentré sur le « recul des droits de la conscience » en Grande-Bretagne et considère que la vie religieuse est étouffée par le conformisme. Mais la différence entre l'Amérique et l'Europe dans la manière dont elles traitent les discours problématiques a moins à voir avec les récents travaux qu'avec l'évolution des lois et des attitudes au cours des siècles.

Le premier amendement américain offre de loin les protections les plus solides au monde en matière de liberté d'expression ; les pères fondateurs ont inscrit dans la constitution que « le Congrès ne fera aucune loi » limitant la liberté d'expression. Cette protection a été mise à l'épreuve et élargie, en particulier au cours du XXe siècle. Les Européens [et les Canadiens], quant à eux, n'ont codifié un tel droit qu'au milieu du XXe siècle et, même alors, il comportait des limites claires. Les législateurs ont longtemps cherché à trouver un équilibre entre le droit à la liberté d'expression et le préjudice qu'elle peut causer.

[...Récemment] Quelques dizaines de personnes ont été poursuivies pour des messages en ligne. Parmi eux, on trouve des personnes qui ont dit des choses comme « faites sauter la mosquée » et « mettez le feu à tous les putains d'hôtels remplis de ces bâtards ». Selon Gavin Phillipson, de l'université de Bristol, ces propos auraient probablement été légaux en Amérique, car ils ne présentent pas un danger clair et imminent. En vertu des lois en vigueur en Grande-Bretagne et dans une grande partie de l'Europe, il est probable que cela soit considéré comme une incitation à la violence.

D'autres, en revanche, ont été poursuivis pour des déclarations plus anodines. Jamie Michael a publié sur Facebook, après les coups de couteau, une vidéo de 12 minutes dans laquelle il fulminait contre l'immigration clandestine et prévenait que le pays était « attaqué ». Il a été arrêté et détenu pendant 17 jours pour « incitation à la haine raciale », avant d'être acquitté.

La Grande-Bretagne a un problème

Prenons trois exemples plus récents. Un homme a posté une photo de lui se rendant à une fête d'Halloween habillé comme l'islamiste qui a perpétré un attentat terroriste à Manchester en 2017. Un autre homme a critiqué les manifestants pro-palestiniens, en tweetant : « À un pas de prendre d'assaut Heathrow à la recherche d'arrivées juives ». Six policiers à la retraite auraient envoyé des messages racistes dans un groupe de discussion WhatsApp appelé « Old Boys Beer Meet-Wales ».

Le premier homme risquait jusqu'à deux ans de prison avant que son procès ne soit annulé en avril. La police a saccagé la maison et inspecté les étagères du second - bizarrement soupçonné d'antisémitisme - et l'a interrogé dans un poste de police avant de le relâcher. Les anciens policiers ont tous été condamnés à des peines avec sursis et à des travaux d'intérêt général.
 
Ses problèmes découlent en grande partie de deux lois dépassées : la loi de 1988 sur les communications malveillantes (Malicious Communications Act) et la loi de 2003 sur les communications (Communications Act).

La première se concentre sur les informations indécentes, offensantes, menaçantes ou fausses.

La seconde érige en infraction le fait d'être « grossièrement offensant » sur tout « réseau public de communications électroniques ».

En vertu de ces lois, la police britannique arrête plus de 30 personnes par jour pour des publications en ligne, soit deux fois plus qu'en 2017. Certains sont des délinquants graves, comme des harceleurs. Beaucoup ont simplement dit quelque chose que quelqu'un d'autre considère comme offensant.

La police est peu diserte quant à l'origine exacte de la hausse des arrestations. Mais il semble qu'il y ait plusieurs facteurs. Les agents doivent enquêter sur chaque message qui leur est signalé, et le volume de contenu qu'ils reçoivent a fortement augmenté. En conséquence, un plus grand nombre d'agents ont été affectés à cette tâche. En 2010, la police métropolitaine de Londres a créé une petite équipe de 24 agents chargée de surveiller les activités illicites sur les médias sociaux, la première du genre. Aujourd'hui, tous les services de police du pays disposent d'une équipe qui passe au crible les messages des internautes pour tenter de déterminer ce qui dépasse un seuil indéfini. « C'est un véritable cauchemar », reconnaît un policier.

Le public pourrait bien se demander pourquoi tant de temps y est consacré, alors que les cambriolages ne sont généralement pas élucidés. [...]

Quoi qu'il en soit, l'arbitraire se poursuit devant les tribunaux. Ces affaires doivent être entendues par des tribunaux de première instance, ce qui signifie qu'elles sont plaidées devant des magistrats non professionnels qui ne connaissent pas ou peu la jurisprudence. Souvent, les défendeurs ne connaissent pas non plus leurs droits. La Free Speech Union, une organisation à but non lucratif, a commencé à contester, et à annuler avec succès, certaines condamnations (y compris celle de l'homme au costume grossier). Pourtant, il est clair que la Grande-Bretagne ne parvient pas à faire la part des choses.

Elle n'est d'ailleurs pas la seule. Frustrés par leur faible emprise sur les plates-formes américaines, les responsables politiques européens ont eu du mal à trouver une approche cohérente. Selon David Kaye, de l'université de Californie à Irvine, il en résulte des lois vagues à portée large qui confèrent un pouvoir discrétionnaire excessif aux autorités publiques. La Grande-Bretagne et l'Union européenne ont toutes deux introduit une législation qui accroît la pression sur les plateformes pour qu'elles retirent les contenus « illégaux » sous peine d'amendes. Cela risque d'avoir un effet dissuasif. Un conflit se prépare entre les régulateurs et la plateforme de M. Musk, X.

Mais c'est en Grande-Bretagne que l'imbroglio est le plus complet. Une préoccupation particulière est l'intrusion croissante dans les messages privés. Cela découle de la loi de 2003 ; une clause écrite pour empêcher les parasites de harceler les téléphonistes est utilisée pour passer au crible les discussions sur WhatsApp. « En droit anglais, il n'y a pas de concept de conversation privée en ligne », explique Adam King, avocat. En outre, une loi de 2022 a élargi le champ d'application des délits d'ordre public. Cela a permis à la police d'adopter une approche draconienne à l'égard des manifestations en faveur de Gaza ; elle a récemment perquisitionné le domicile d'un journaliste.

[...]

Source : The Economist 

Voir aussi 

La police britannique procède à 30 arrestations par jour pour des messages « offensants » sur Internet

Douglas Murray sur les gangs musulmans violeurs, Tommy Robinson et ce qui cloche en Grande-Bretagne

Scandale des gangs sexuels pakistanais au Royaume-Uni

Déboulonner les déboulonneurs de gangs de violeurs pédophiles (en anglais), sur la minimisation dans les médias au sujet de ce scandale

 
 
 
 

vendredi 16 mai 2025

Québec veut réduire l’immigration à Montréal et à Laval


Selon le recensement de 2021 de Statistique Canada, 40 % des résidants de Montréal sont nés à l’étranger, une proportion qui est de 33 % à Laval. Ailleurs au Québec, elle tombe à 8 %. Dans un message publié sur X mardi, le premier ministre François Legault dit avoir discuté avec son ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, des demandes adressées au gouvernement fédéral pour réduire le nombre d’immigrants dans les régions de Montréal et de Laval.

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        Hausse du nombre de résidents non permanents entre 2021 et 2024

L'Algérie règle ses comptes avec la France et sacrifie la « langue du colonisateur »


À l’ombre de la crise diplomatique qui caractérise les relations entre Alger et Paris, la langue française perd de plus en plus du terrain. Malgré tout, elle tente de résister.

« C’est donc une décision judicieuse ! » Debout devant des étudiants de la Faculté de médecine de Béchar (Sud-Ouest) jeudi 24 avril, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, entouré du ministre de l’Enseignement Supérieur, du chef d’État-Major de l’Armée le Général d’armée Said-Chengriha et d’autres responsables, s’est félicité d’une décision que son gouvernement avait prise quelques jours auparavant : à partir de la rentrée universitaire de septembre 2025, les filières médicales, jusque-là enseignées en français, seront désormais dispensées en anglais. Une des dernières digues qui entourent la langue de Molière en Algérie vient ainsi de tomber. Car si l’arabe et le berbère sont les deux langues officielles, beaucoup de filières sont encore enseignées en français. De moins en moins depuis quelques mois. Motif ? « Depuis 2022, tous les ouvrages que nous utilisons sont en anglais. Il n’y a pas d’autre solution que le passage à l’anglais, si nous voulons être au diapason des nouvelles technologies », a expliqué un enseignant au chef de l’État lors de la même visite.

Reconversion forcée des professeurs

Le remplacement du français par l’anglais dans les facultés de médecine est le dernier épisode de la démarche qui consiste à supprimer graduellement la langue française des enseignements universitaires. Rien que ces cinq dernières années, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a produit plusieurs circulaires dans ce sens. Cela a consisté d’abord à « obliger » les professeurs à se reconvertir à l’anglais depuis la rentrée universitaire 2022-2023. Des cours accélérés en langue de Shakespeare étaient prévus. Sans succès. « Après 37 ans d’enseignement en français, on m’oblige à dispenser des cours en anglais. Je préfère prendre ma retraite », nous confiait à l’époque un professeur de physique à l’Université des Sciences et technologies Houari-Boumediène, dans la proche banlieue d’Alger. Comme notre interlocuteur, beaucoup d’enseignants n’ont pas caché leur désarroi. Le projet est tombé à l’eau, mais il est sorti des tiroirs à chaque poussée de fièvre dans les relations algéro-françaises.

En plus de l’Université, le gouvernement algérien a décidé, à l’été 2023, d’introduire, dans la rentrée de septembre de la même année, l’anglais dès la troisième année du cycle primaire, ex aequo avec le français qui était jusque-là première langue étrangère. Les deux langues se partagent désormais le volume horaire hebdomadaire, qui diffère d’un niveau à un autre. Des professeurs d’anglais ont été recrutés et formés dans l’urgence. Et malgré la sonnette d’alarme des syndicats d’enseignants et des partis de l’opposition qui ont dénoncé une décision prise dans la précipitation, Abdelmadjid Tebboune, parfait francophone, a maintenu le cap. « L’école, c’est du temps long. Il faut planifier sur 20, 30 ans », avait par exemple dénoncé le sociologue Aissa Kadri qui a consacré une bonne partie de sa très longue carrière universitaire, menée autant en Algérie qu’en France, aux questions pédagogiques.

Du prestige, encore et toujours

L’école et l’Université ne sont pas les seuls espaces où la langue française est pourchassée. Dans l’espace public, de nombreux frontons d’établissements publics, civils et militaires, portent désormais des inscriptions en arabe et en berbère doublées de l’anglais, alors que jusque-là, c’est le français qui côtoyait les deux langues nationales. Puis, plus récemment, la compagnie de transport aérien, Air Algérie a supprimé la langue de Malraux de ses billets et la Société de distribution des eaux d’Alger, fondée initialement avec l’assistance de la française Suez avant d’être nationalisée, de ses factures. « Un manque de respect aux clients qui ne comprennent que le français », a posté le syndicaliste Nouredine Bouderba. Cette chasse au français est étendue à la musique puisque depuis le début des récentes crises diplomatiques entre les deux pays, les chansons françaises, très populaires dans le pays, sont quasiment bannies des radios d’État, dont l’une des chaînes les plus importantes parle… en français.

« La langue française est un butin de guerre ! À quoi bon un butin de guerre si l'on doit le jeter ou le restituer à son propriétaire dès la fin des hostilités ? » Cette phrase prononcée par le célèbre écrivain algérien Kateb Yacine a toujours sonné comme une parade aux nombreuses tentatives visant à évincer la langue de l’ancien colonisateur du pays. Car, depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, quasiment tous les gouvernements ont eu leur projet de remplacer cette langue par l’arabe, devenue certes au fil du temps celle de l’administration, de l’enseignement et de la majorité des filières des sciences humaines à l’université.

Mais les projets, idéologiques pour la plupart car répondant souvent à une revendication des courants conservateurs qui poussent des cris d’orfraie contre « une colonisation linguistique » de la langue française, ont souvent échoué. Des livres continuent d’être édités en Français, tout comme une bonne partie des journaux du pays. Des écoles privées continuent de dispenser des programmes français, y compris clandestinement et le nombre d’Algériens inscrits aux cours de langue français à l’Institut français d’Alger n’a jamais baissé, selon une responsable de cette institution qui confirme que le nombre a même augmenté en 2023. À l’Université, comme dans des pans entiers de l’économie tels que les banques, les impôts et les assurances, le français tient seul le haut du pavé et n’est pas près d’y descendre, ce qui permet aux cadres y travaillant de garder un prestige souvent envié. Un sursis, selon de nombreux observateurs.

Fait paradoxal, des figures de la classe politique algérienne, y compris parmi les pourfendeurs de la langue française, font des pieds et des mains pour inscrire leurs enfants dans la seule école française autorisée en Algérie !

(Notons que l'arabe est aussi la « langue du colonisateur »...) 
 
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mercredi 14 mai 2025

Grenoble : l'université retire des dizaines d'inscriptions « artistiques » conspuant les « mâles blancs »

Des messages « à caractère raciste » qui ont scandalisé l’UNI (l'Union nationale inter-universitaire). « Ces messages inacceptables encouragent le racisme à l’encontre des personnes blanches et diffuse l’idée woke selon laquelle nous serions dans une société systématiquement raciste », a dénoncé l'association de droite qui a lancé une pétition pour que l’université de Grenoble retire les inscriptions.

La direction a condamné cette initiative. «Il y a des messages qui ont débordé le cadre acceptable. Ce sont des messages qui sont intolérables pour l’université, qui ne sont pas compatibles avec les valeurs universitaires et républicaines», a-t-il déclaré au micro de CNEWS.

Sur X, l’université Grenoble Alpes a de son côté confirmé, mercredi 14 mai, que les messages ont été effacés. « Le contenu de ces inscriptions, réalisées dans le cadre d'un atelier artistique, n’est pas à l’initiative de l’Université Grenoble Alpes et ne reflètent pas la position de l’établissement », est-il écrit.