De l’Empire romain à la Chine des Ming, les civilisations se sont-elles effondrées à cause du changement climatique ?

Optimum climatique
Tempêtes et famines
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Lors de l’élection de 2024, il existait une corrélation étroite entre le taux de fécondité d’un État et la proportion de personnes ayant voté pour Trump.
Le fossé partisan autour des familles continue de se creuser. Cela peut également expliquer pourquoi Trump a failli remporter le New Jersey.
Pourquoi les Français sont autant nostalgiques de la France d’hier ? Il faut lire Métamorphoses françaises (Seuil) de Jérôme Fourquet pour le comprendre.
La France broie du noir. Elle regarde en arrière. Selon un sondage récent 64 % des Français «aimeraient que leur pays redevienne comme autrefois». +8 % en dix ans. Ils ne sont que 34 % à affirmer que la mondialisation leur a été bénéfique, contre 40 % en 2022. 26 points d’écart avec la moyenne mondiale. Les JO Potemkine de cet été n’ont eu aucun effet sur leur moral. « La vie, c’est ce qu’on a vécu ces dernières semaines, c’est ça la vraie vie ! », avait dit Emmanuel Macron à la sortie de la fête olympique. « Oui, ça ira » : tel était le message que voulait faire passer l’historien et architecte de la cérémonie d’ouverture Patrick Boucheron dans son spectacle « pourtoussiste » et progressiste. Les Français ne semblent pas avoir retenu la leçon.
Pourquoi sont-ils autant tournés vers le passé ? Quelle France regrettent-ils ? Pour le comprendre, il faut lire Métamorphoses françaises (Seuil), le nouveau livre de Jérôme Fourquet. Cette synthèse de ses livres précédents — L’Archipel français, La France sous nos yeux et La France d’après —, richement illustrée d’images et d’infographies nous donne en un coup d’œil magistralement agencé l’état de la France d’aujourd’hui.
Jérôme Fourquet n’est pas un prophète. Il n’est pas de ceux qui annoncent tambour battant des fléaux à venir. Il n’est pas non plus un historien faisant la généalogie des maux français. Non, Jérôme Fourquet analyse le présent. C’est un sondeur au sens noble du terme : il lance sa sonde dans les profondeurs du pays, prospecte, explore, compare, décortique. Tel un médecin légiste, il dissèque le cadavre encore chaud de la France d’hier. Il ne fait pas d’ordonnance, mais il a l’œil pour repérer les symptômes les plus ténus, les changements les plus insaisissables, la progression souterraine de maladies secrètes.
Les mœurs ont profondément muté
Les nouveaux Pangloss qui aiment à rappeler que la nostalgie est un sentiment construit par l’extrême droite devraient lire ce livre. Ils comprendraient que l’ampleur du bouleversement qu’a subi la France en quarante ans est inédite dans sa brutalité et sa profondeur. Il est déjà arrivé dans l’histoire de France que des changements radicaux s’opèrent en l’espace d’une génération : songeons à la Révolution française ou à la révolution industrielle. « La forme d’une ville/ Change plus vite, hélas !/ Que le cœur d’un mortel », écrivait Baudelaire pour décrire le galop de la modernité.
Mais quand c’est la forme d’un pays qui change à l’échelle d’une vie d’homme ? Les mœurs ont profondément muté en quarante ans. Jérôme Fourquet introduit son livre par cette comparaison révélatrice : en 1969, Gabrielle Russier est condamnée pour avoir eu une affaire avec un de ses élèves lycéens. En 2017, Emmanuel Macron, qui a épousé sa professeur de français rencontrée au lycée, entre à l’Élysée. O tempora, o mores.
Les quatre cavaliers de la grande métamorphose française s’appellent l’immigration, l’américanisation, la désindustrialisation et la déchristianisation.
La déchristianisation d’abord. «Ce ne sont pas uniquement les églises qui se sont vidées, mais tout un référentiel culturel qui a disparu», insiste Jérôme Fourquet. Deux chiffres vertigineux suffisent à le montrer : la chute des baptêmes d’un côté (on est passé de 82 % de baptisés en 1961 à 27 % en 2018), la flambée des crémations de l’autre (0,9 % en 1980, 43 % aujourd’hui). Cette sortie de la religion a des conséquences en chaîne : des plus graves (la fin du mariage, la reconfiguration des structures familiales et la poussée des familles monoparentales qui composent un quart de la population) aux plus banales (la montée en puissance du tatouage et la disparition du prénom Marie).
La désindustrialisation ensuite. Il n’y a pas que Don Camillo qui a disparu : Peppone l’a suivi dans le tombeau. L’Église rouge, celle du Parti communiste, qui avait profondément structuré la société française a elle aussi disparu. Les églises ferment, les usines, aussi. La mondialisation les a emportées. En quarante ans, la France est passée d’un pays de producteurs à un pays de consommateurs, d’un pays où il y avait encore des agriculteurs à un pays essentiellement porté par le tourisme et le loisir, une zone de chalandise quadrillée par les grandes surfaces. En 1992, l’usine Renault de Billancourt ferme. La même année, Eurodisney ouvre ses portes.
L’américanisation est un phénomène souvent tenu pour secondaire, mais qui marque la France en profondeur. La couche yankee imprègne toute la société, aussi bien en haut qu’en bas, de la diffusion des McDonald’s au choix du nom « Les Républicains » pour la droite française en passant par le phénomène de la danse country dans la France périphérique.
L’immigration enfin est un bouleversement majeur et indéniable de la société française. À ceux qui martèlent qu’elle a toujours existé, que le changement démographique de ces dernières années peut être comparé à l’immigration italienne ou polonaise du XXe siècle, Fourquet vient rappeler l’ampleur de l’évidence. Dans les années 1920 les Polonais constituaient 40 % des effectifs de mineurs, mais seulement 3,2 % des prénoms des nouveau-nés. En l’espace d’une génération cette communauté s’est fondue dans le reste de la population. L’immigration des quarante dernières années est bien différente. En 1900 : 0 % des nouveau-nés étaient porteurs d’un prénom arabo-musulman en France. En 2021, ils étaient 21,1 % Cette dynamique a déjà transformé en profondeur la physionomie culturelle de la France.
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| page 85 du dernier ouvrage de Jérôme Fourquet |
Il manque sans doute un élément à la dislocation qui n’est pas présent dans le livre de Fourquet : le numérique et la grande virtualisation du monde qui ont changé la tessiture du lien social et accéléré l’archipellisation. La réclusion des jeunes, la chute de la sexualité, la rencontre par applications plutôt que par lieux de socialisation sont des changements dont on peine encore à mesurer l’importance notamment chez la «génération Z » et les suivantes.
Le tableau que dessine Fourquet est déprimant, il faut le dire. Çà et là on décèlera tout de même quelques atouts, quelques pousses d’espérance : la force du tourisme d’une patrie exceptionnellement belle, la richesse de patrimoines locaux encore vivants, la persistance des identités régionales. Mais ce livre sert surtout à mesurer la puissance du bouleversement opéré en un demi-siècle. De telles métamorphoses sociales, économiques et culturelles ne peuvent pas ne pas avoir d’impact politique : le big bang électoral de la dissolution n’en est que l’écho. «Le changement, c’est maintenant!» proclamait un slogan de campagne des années 2010. Face à l’ampleur des changements, il semble au contraire que c’est à un puissant souci de réassurance, à un désir de conservation que les Français aspirent. On les comprend.
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Éducation ou confusion? L’organisme GRIS Montréal a publié un guide pédagogique pour les enseignants du secondaire.
Le guide prétend « expliquer »
ce qu’est une fille ou un garçon, mais d’une manière très critiquable. Le GRIS est invité dans les écoles publiques, même quand les parents des élèves s'y opposent explicitement (voir la relation parue dans la Presse récemment ci-dessous dans l'encadré.)
Entrevue avec François Chapleau, professeur émérite au Département de
biologie de l’Université d’Ottawa.
Le 4 juin 2024, les fonctions et pouvoirs de cette structure de gouvernance essentielle au bon fonctionnement de l’école ont carrément été suspendus, tant les tensions étaient vives entre les parents et les enseignants qui y siégeaient. En pleine séance, le président du conseil, Said Soali, ainsi que les trois autres membres parents se sont levés en bloc et ont quitté les lieux, furieux de se voir manquer de respect, selon eux, par les membres du personnel éducatif, d’après nos trois sources.
À la source du conflit : l’invitation à l’école La Voie du Groupe de recherche en Intervention Sociale (GRIS-Montréal), un organisme œuvrant à démystifier la diversité sexuelle et de genre. Ses intervenants bénévoles témoignent de leur vécu en classe, puis répondent aux questions des élèves, du genre : Quand avez-vous su que vous étiez homosexuel ? Comment vos parents ont-ils réagi ?
Depuis des mois, les quatre parents membres du conseil d’établissement de l’école La Voie s’opposaient à cette visite. Dès le 7 novembre 2023, ils avaient refusé d’approuver la planification en éducation à la sexualité proposée par la directrice, en raison de la visite du GRIS-Montréal parmi les activités prévues, selon le procès-verbal de la séance.
La directrice est revenue à la charge à la séance suivante, tenue le 6 février 2024, selon le procès-verbal. Les parents du conseil se sont à nouveau opposés à la visite du GRIS-Montréal dans des classes de 4e secondaire. Ils ont voté pour qu’on retire l’organisme des activités prévues à l’horaire.
Malgré cette résolution, un intervenant du GRIS-Montréal s’est rendu à l’école La Voie, quelques jours plus tard, puisque les enseignants, jouissant d’une autonomie professionnelle, n’ont pas à se faire dicter les outils pédagogiques à employer – ou à éviter – par des parents d’élèves, fussent-ils membres du conseil d’établissement.
Le GRIS-Montréal a même été invité une seconde fois à l’école La Voie, à la fin mai [...]
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Critique de la définition du sexe dans un manuel approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec
L'idéologie LGBTQ/trans dans le nouveau cours de culture et citoyenneté québécoise
Le rôle des femmes dans les religions selon le livre ECR d’ERPI pour la 2e secondaire
Canada — cinq femmes anthropologues bannies d'un colloque pour « transphobie »
Pour le gouvernement québécois, le sexe est une catégorie sociale, la biologie abolie (2023, extraits du programme ci-dessous) :
France -- Le ministère n'approuve pas les manuels. « Seul le régime de Vichy s’est permis cela. » (contrairement au Québec...)
Table ronde sur le matériel pédagogique ECR
Conférence du « politburo » du Monopole de l'Éducation du Québec (rencontre avec le personnel du Bureau d'approbation du matériel didactique, BAMD)
ECR — Dix ans plus tard, le ministère considère corriger les manuels qu'il a pourtant approuvés
He @JustinTrudeau are you bli*nd 😡,you are trying to save your sinking political career, by ignoring attacks on Hindu's & indirectly on India 😡
— The Voice Of Citizens®️ (@TVOCNews) November 3, 2024
This is Brampton, Ontario.
Khalistani extremists attacked Hindu devotees at the Hindu Sabha Mandir.#Dustbintrudeau pic.twitter.com/pcp3wEP0aV
Depuis dimanche, on assiste à de violentes émeutes à Brampton (650.165 habitants dont 523.850 font partie d'une « minorité » visible, soit plus de 80 %), près de Toronto.
Violence erupted outside the Hindu Sabha temple in Brampton after a pro-Khalistan protest. Here's how Canadian leaders and India reacted. pic.twitter.com/03lzzXQdtC
— Brut India (@BrutIndia) November 5, 2024
Mobs with SWORDS patrol the streets in BRAMPTON last night
— The Pleb 🇨🇦 Reporter (@truckdriverpleb) November 5, 2024
Canada is brokenpic.twitter.com/0mhpe1xsMt
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| En janvier, un Boeing de la compagnie Alaska Airlines a vu l'une de ses portes exploser lors d'un vol. |
Le géant de l'aérospatiale — qui a été critiqué par le magnat de la technologie Elon Musk pour avoir donné la priorité à l'EDI plutôt qu'à la sécurité et aux contrôles de qualité après une explosion quasi-catastrophique lors d'un vol d'Alaska Airlines — a déclaré que le personnel de son bureau EDI serait absorbé par une autre équipe de ressources humaines axée sur les talents et l'expérience des employés, selon Bloomberg News.
Sara Liang Bowen, vice-présidente de la société et responsable de la défunte unité EDI, a quitté la société jeudi.
« L'équipe a accompli tant de choses — parfois de manière imparfaite, jamais facilement — et rêvait d'en faire encore beaucoup plus », a écrit Mme Bowen dans un message d'adieu sur LinkedIn.
« J'ai eu le privilège de diriger l'équité, la diversité et l'inclusion au sein de la société Boeing au cours des cinq dernières années. Notre équipe s'est efforcée chaque jour de soutenir l'évolution de la brillance et de la créativité de notre main-d'œuvre. »
Un influenceur conservateur qui a lancé des campagnes virales qui ont forcé d'autres entreprises de premier plan — dont John Deere, Harley Davidson et Jack Daniels — à supprimer leurs politiques d'EDI s'est attribué le mérite de la refonte de Boeing.
Robby Starbuck a déclaré avoir contacté le PDG de Boeing, Kelly Ortberg, et le président du conseil d'administration, Steve Mollenkopf, par courrier électronique le mois dernier pour leur faire savoir qu'il mènerait une campagne en ligne contre leurs politiques en matière d'EDI.
« Nos campagnes sont si efficaces que certaines des plus grandes entreprises de la planète changent leurs politiques sans même que je ne publie une vidéo au préalable, simplement parce qu'elles ont peur d'être la prochaine entreprise que nous dénoncerons », a écrit M. Starbuck sur 𝕏 jeudi.
Il a ajouté que « le paysage des entreprises américaines évolue rapidement vers la raison et la neutralité ».
Musk avait mis en cause Boeing à la suite de l'incident en vol en janvier, à propos d'un dossier qui semblait montrer que l'entreprise avait commencé il y a deux ans à utiliser les objectifs de l'EDI comme incitations pour la rémunération des cadres, alors qu'elle se concentrait auparavant uniquement sur les contrôles de sécurité et de qualité.
« Voulez-vous voler dans un avion où l'on a donné la priorité à l'embauche diversitaire [EDI] plutôt qu'à votre sécurité ? C'est ce qui se passe actuellement », a déclaré Musk sur X.
Dans un article suivant, Musk a écrit : « Des gens vont mourir à cause de l'EDI », citant un article sur le vol 1282 d'Alaska Airlines, qui a dû effectuer un atterrissage d'urgence à l'aéroport international de Portland après qu'un morceau de l'avion se soit détaché à environ 16 000 pieds, laissant un trou béant dans l'avion.
L'entreprise, qui a été impliquée dans une grève dommageable, a renforcé ses initiatives en matière d'EDI à la suite du décès de George Floyd en mai 2020, s'engageant à augmenter l'emploi des Noirs de 20 % d'ici à 2025.
L'année dernière, Boeing a déclaré avoir augmenté l'emploi des Noirs de 17 % depuis 2020.
« Boeing reste déterminé à recruter et à retenir les meilleurs talents et à créer un environnement de travail inclusif où chaque coéquipier dans le monde entier peut donner le meilleur de lui-même tout en soutenant la mission de l'entreprise », a déclaré l'entreprise après l'annonce de la suppression de son département EDI.
Les entreprises américaines se sont progressivement détournées des initiatives EDI en raison des réactions négatives qui se sont multipliées sur les médias sociaux.
En juin, Tractor Supply Co. a déclaré qu'elle avait supprimé les fonctions de l'EDI et s'était retirée de diverses activités liées à l'EDI.
John Deere, le fabricant d'équipements agricoles, a récemment mis fin à son soutien aux « événements de sensibilisation sociale et culturelle », tandis que Harley-Davidson s'est retiré de la participation à l'indice d'égalité des entreprises de la Human Rights Campaign.
Toyota et Ford ont également annoncé qu'ils réduisaient leurs programmes et politiques d'EDI.
Les critiques affirment que les programmes éducatifs, gouvernementaux et commerciaux qui distinguent les participants sur la base de facteurs tels que la race, le sexe et l'orientation sexuelle sont injustes et que les mêmes opportunités devraient être offertes à tous.
Pendant ce temps, les grévistes de Boeing voteront lundi sur une proposition qui prévoit une augmentation de salaire de 38 % sur quatre ans, contre 35 % auparavant, et une prime de ratification améliorée de 12 000 dollars, mais qui ne répond pas à leur principale revendication, à savoir le retour à un régime de retraite à prestations définies.
Environ 33 000 membres de l'IAM sont en grève depuis sept semaines, ce qui a entraîné l'arrêt de la production de la plupart des avions de ligne Boeing, y compris le best-seller de la société, le 737 Max.
La grève a débuté le 13 septembre lorsque plus de 94 % des travailleurs ont rejeté une offre de 25 % sur quatre ans. La semaine dernière, 64 % des travailleurs ont rejeté une proposition qui aurait augmenté les salaires généraux de 35 % sur quatre ans.
Voir aussi
Quand les entreprises américaines déboulonnent leurs politiques diversitaires
Boeing : victoire des diversitaires pieux, déboires dans les cieux
Vos impôts à l’œuvre.
Radio-Canada prétend que défendre les femmes dans leurs compétitions sportives (en interdisant aux hommes biologiques d'y participer) et s'opposer à ce que les enfants soient charcutés lors de « chirurgies de changement de sexe » ou mis sous hormones bloqueuses de puberté c'est s'attaquer à des « droits des personnes trans ». Quels droits ?
La société de diffusion gouvernementale en ses mots:
Le gouvernement de l’Alberta a déposé jeudi trois projets de loi qui affectent directement les personnes en transition de genre ou qui ont transitionné. Deux d'entre eux touchent aux droits des mineurs qui souffrent de dysphorie de genre, et un interdit l'accès aux compétitions sportives pour les personnes trans féminines.La même nouvelle vue par LifeSiteNews
À travers une série d’amendements, la province entend modifier la Loi sur les professions de santé. Ce faisant, elle veut interdire aux médecins, chirurgiens, infirmières et autres professionnels de la santé d'effectuer des chirurgies d’affirmation de genre chez les mineurs.
Le projet de loi 26, s’il est adopté, prévoit de bannir 10 procédures médicales irréversibles pour le haut et le bas du corps à la Loi. Le ministère de la Santé se verrait aussi donner le pouvoir d'interdire plus de procédures chirurgicales dans la définition de "chirurgie d’affirmation de genre", s’il le juge nécessaire.
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À noter qu’au Canada, les chirurgies d'affirmation de genres pour le bas du corps sont déjà interdites pour les personnes de moins de 18 ans.
AILLEURS SUR INFO : Voici comment a évolué l'histoire électorale américaine
De plus, les professionnels de la santé ne pourront plus prescrire d’interventions non chirurgicales, comme les bloqueurs d'hormones et les thérapies hormonales pour les personnes souffrant de dysphorie ou d'incongruité de genre.
À l'exception des personnes de plus de 15 ans qui ont l’autorisation de leurs parents et d’un psychologue, ou ceux et celles qui ont déjà entrepris un traitement hormonal.
Les modifications proposées à la Loi sur les professions de santé n'empêchent pas les Albertains de changer le sexe indiqué sur leur certificat de naissance.
L’Alberta dépose un projet de loi interdisant la chirurgie de changement de sexe sur les mineurs
La première ministre conservatrice de l’Alberta, Danielle Smith, a tenu sa promesse de protéger les enfants de l’idéologie transgenre extrême après avoir présenté un projet de loi interdisant les chirurgies dites « du haut et du bas » pour les mineurs.
« Il est très important que tous les jeunes puissent entrer dans l’âge adulte équipés pour prendre des décisions d’adultes. Pour ce faire, nous devons préserver leur capacité à prendre ces décisions, et c’est ce que nous faisons », a déclaré Smith dans un communiqué de presse.
« Les changements que nous apportons sont fondés sur la compassion et la science, deux éléments essentiels au développement des jeunes tout au long d’une période qui peut être difficile et déroutante. »
Le nouveau projet de loi, ou projet de loi 26, Loi de 2024 modifiant certaines lois sur la santé, « reflète l’engagement du gouvernement à bâtir un système de soins de santé qui répond aux besoins changeants des Albertains », affirme le gouvernement.
Le projet de loi modifiera la Loi sur la santé afin d’interdire aux professionnels de la santé réglementés d’effectuer des chirurgies de changement de sexe sur des mineurs.
Il interdira également « l’utilisation de bloqueurs de puberté et de thérapies hormonales pour le traitement de la dysphorie de genre ou de l’incongruence de genre » aux enfants de 15 ans et moins « sauf pour ceux qui ont déjà commencé le traitement et permettrait aux mineurs âgés de 16 et 17 ans de choisir de commencer des bloqueurs de puberté et des thérapies hormonales à des fins de réassignation de sexe et d’affirmation avec les parents, l’approbation d’un médecin et d’un psychologue.
La ministre de la Santé de l’Alberta, Adriana LaGrange, qui parraine le projet de loi, a déclaré que les priorités législatives de la province comprennent « la mise en œuvre de changements de politique pour poursuivre notre travail de réorientation, positionner notre système de soins de santé pour répondre aux pressions et aux urgences de santé publique, et préserver le choix pour les mineurs. Ces modifications témoignent de notre engagement à faire en sorte que notre système de soins de santé réponde aux besoins de tous les Albertains.
Plus tôt cette année, le gouvernement provincial du Parti conservateur uni (PCU), dirigé par Mme Smith, a annoncé qu’elle présenterait une loi pro-famille solide qui renforce les droits parentaux, protège les enfants contre les chirurgies dites « du haut et du bas » qui changent la vie, ainsi que contre d’autres formes extrêmes d’idéologie transgenre.
Avec l’UCP de Smith détenant la majorité à l’Assemblée législative provinciale, l’adoption du projet de loi 26 est presque certaine.
À propos de la loi proposée, Smith a déclaré que son gouvernement croyait qu’il était « d’une importance vitale de préserver le temps » que les enfants ont en tant que « jeunesse ». Elle a ajouté qu’elle croit que c’est pour que les enfants puissent « acquérir suffisamment de connaissances, d’expérience et de perspective pour que vous puissiez pleinement comprendre qui vous êtes, qui vous voulez être et quelles opportunités vous voudrez peut-être avoir en tant qu’adulte avant de prendre des décisions permanentes qui changeront la vie de votre corps ».
Bien que Smith ait bien réussi sur certains points, bien plus que son prédécesseur Jason Kenney, elle a été la plupart du temps molle sur les questions sociales importantes pour les conservateurs comme l’avortement et a publiquement exprimé des opinions pro-LGBT, disant à Jordan Peterson que les conservateurs doivent accepter les « couples » homosexuels comme des « familles nucléaires ».
Cette fin de semaine, des milliers de membres de l’UCP se réuniront pour l’assemblée générale annuelle du parti, où la direction de Smith sera votée ainsi que de nombreuses autres propositions de politique pro-liberté et familiale de la part des membres. Smith devrait passer son vote de révision de la direction avec une large majorité.
En vertu du projet de loi 27, les enseignants devront informer les parents au moins 30 jours à l’avance s'ils veulent utiliser du matériel scolaire qui fait référence à la sexualité, à l’identité de genre ou à l’orientation sexuelle, ou encore avant de donner un cours d’éducation sexuelle.
Le gouvernement de l'Alberta a déposé un projet de loi, jeudi, qui n'impose pas une éducation sexuelle à l'école aux élèves dont les parents n'ont pas signifié leur consentement.
Si le projet de loi 27 est adopté, les enseignants devront informer les parents au moins 30 jours à l’avance avant de donner un cours d’éducation sexuelle ou d’utiliser du matériel scolaire qui fait référence à la sexualité, à l’identité de genre ou à l’orientation sexuelle.
Le ministre de l’Éducation, Demetrios Nicolaides (ci-contre), explique que cela permettra aux parents de décider consciemment s’ils veulent que leurs enfants participent à cette discussion.
Des discussions sur l'identité de genre ou les pronoms ont été abordées en classe sans que les parents soient avertis, ce qui en a inquiété plusieurs, selon Demetrios Nicolaides.
Des parents inquiets
À Edmonton, Geraldine Balao est en faveur du projet de loi, car elle insiste sur la participation des parents dans l'éducation des enfants. Selon elle, il lui permettra d'être plus informée et impliquée dans l'éducation de ses enfants.
Tandis que les écoles publiques accueillent massivement des déplacés et ont dû reporter la rentrée scolaire, les établissements privés - majoritairement chrétiens - ont pu accueillir leurs élèves.