Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
L’Australie souffre d’un énorme
problème de logement. Mais la cause n’est pas liée à un soudain manque d’offres
de logement.
L’Australie est un chef de fil mondial de la
construction de logements
La base de données de l’OCDE sur le logement abordable montre que l’Australie
a construit beaucoup plus de logements par habitant que la plupart des autres
pays de l’OCDE : L’Australie s’est classée au quatrième rang des pays de l’OCDE
pour la construction de logements en 2020.
Selon l’OCDE, le taux de
construction de logements en Australie est resté inchangé par rapport à
2011.
Un des plus vastes programmes d’immigration au monde
Le problème
fondamental ne réside pas dans la difficulté de l’Australie à construire des
logements, mais dans le fait qu’elle a mis en œuvre l’un des plus vastes
programmes d’immigration au monde, garantissant ainsi que la demande de
logements dépasse toujours l’offre.
Au cours des
deux décennies qui ont précédé 2001, la migration nette à l’étranger (NOM) de
l’Australie s’est élevée en moyenne à 95 000 personnes par an, tandis que la
croissance démographique a été de 217 000 personnes par an en moyenne.
Au cours de la
période de 20 ans qui s’achève en 2021, le solde migratoire de l’Australie a été
en moyenne de 182 000 personnes par an pour une croissance démographique moyenne
de 320 000 personnes par an. Et cette période inclut l’immigration
nette enregistrée pendant la pandémie.
La pénurie de
logements ne fera que s’aggraver si les prévisions agressives du budget fédéral
de mai en matière d’immigration se concrétisent.
Le budget prévoit que la
migration nette de l’étranger atteindra 400 000 pour la toute première fois en
2022-23 avant de ralentir à 315 000 en 2023-24. Elle se modérera ensuite pour
atteindre un niveau historiquement élevé de 260 000, où elle se maintiendra
pendant toute la durée des projections.
L’Australie souffre d’une pénurie de
logements apparemment insurmontable
Il y a cinq ans Greta Thunberg gazouillait :
« Un
éminent scientifique spécialiste du climat avertit que le changement
climatique anéantira toute l’humanité si nous ne cessons pas d’utiliser les
combustibles fossiles au cours des cinq prochaines années ».
Même
l’interprétation la plus généreuse — selon laquelle, en ne mettant pas fin à
l’utilisation des combustibles fossiles à cette date (c’est-à-dire aujourd’hui
21 juin 2023), nous sommes condamnés à un avenir funeste, que nous avons franchi
le point de non-retour fatal et que notre fin est scellée — est aussi
absurde que l’interprétation moins généreuse du tweet ci-dessus, lequel aurait
d’ailleurs récemment été supprimé. Il
serait archivé ici :
L’étude s’appuie sur un vaste sondage effectué en 2021 auprès de 6008 répondants ainsi que sur des groupes de discussion. Ce qui est observable chez les jeunes francophones l’est aussi, mais à un degré bien supérieur, chez les jeunes allophones qui ont pourtant eux aussi fréquenté l’école secondaire française. Moins de 5 % des allophones qui ont fait leurs études post-secondaires en anglais préfèrent travailler en français, contre 41 % qui optent pour l’anglais, 27 % qui préfèrent travailler dans les deux langues et 28 % qui n’affichent aucune préférence.
Confirmant certaines données d’études antérieures, cette enquête de l’OQLF montre que ces préférences se traduisent dans la langue qui est effectivement utilisée au travail. S’ils ont fait leurs études post-secondaires en français, les jeunes francophones travaillent le plus souvent dans leur langue dans une proportion de 87 % contre 55 % s’ils ont fait le même parcours en anglais. Plus du quart de ces derniers travaillent le plus souvent en anglais. Pour les jeunes allophones qui ont choisi le cégep ou l’université de langue anglaise, une majorité travaille le plus souvent en anglais (53 %), à peu près le même pourcentage (55 %) que les anglophones qui ont toujours étudié dans leur langue.
Sans surprise, le portrait de la langue ou des langues parlées par les jeunes au travail est différent selon qu’on se trouve sur l’île de Montréal ou dans des agglomérations comme Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke. Seule Gatineau présente une situation semblable à celle qui prévaut dans la métropole.
Ainsi, à Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke, la proportion des jeunes pour qui le français était la seule langue parlée régulièrement au travail variait de 62 % à 69 %. Sur l’île de Montréal, ce pourcentage chute à 36 % et la moitié des jeunes y travaillent dans les deux langues.
Pour les jeunes francophones, le fait d’avoir une connaissance de l’anglais est perçu comme un minimum pour obtenir un emploi dans plusieurs domaines. Certains d’entre eux estiment toutefois que le fait d’être un francophone unilingue ne devrait pas empêcher quelqu’un d’accéder à un emploi ou d’obtenir une promotion. D’autres font remarquer que les immigrants francophones sont mal informés sur l’importance du bilinguisme pour décrocher un emploi.
Certains jeunes estiment que le bilinguisme au travail est porteur de possibilités sur le plan personnel alors que d’autres s’en inquiètent, « rappelant que cette exigence peut représenter un obstacle professionnel pour de nombreuses personnes », rapportent les auteurs de l’étude.
À l’heure actuelle, 18 % des cégépiens font leurs études en anglais et la majorité d’entre eux proviennent du réseau secondaire français. Cette étude de l’OQLF amène de l’eau au moulin de ceux qui militent pour que la loi 101 soit étendue au cégep. À tout le moins, elle conforte le gouvernement caquiste qui, avec la Loi sur la langue commune (loi 96), a plafonné le nombre de places au cégep anglais, qui allaient en croissant.
Les universités anglaises du Québec (pourquoi existent-elles ou sont-elles accessibles aux étrangers ?) font fortune en offrant un diplôme et la citoyenneté canadienne à la clé. Elles anglicisent Montréal.
Selon ce mémoire, déplacement de la clientèle de langue française vers l'anglais à Montréal:
perte de 11,8% de l'effectif pour les universités françaises;
Dans la ville de Hamtramck au Michigan à
majorité yéménite et bangladeshie, la gauche blanche a fait élire un maire
musulman en grande pompe en 2021, mais
s’étonne maintenant qu’il a décidé d’interdire les drapeaux LGBT sur la voie
publique.
En 2015, de nombreux résidents libéraux de Hamtramck, dans le Michigan, ont
célébré que leur ville ait attiré l’attention internationale pour être devenue
la première aux États-Unis à élire un conseil municipal à majorité
musulmane.
Ils considéraient le changement de pouvoir et la diversité comme une
réprimande symbolique, mais significative de la rhétorique islamophobe qui était
un thème central de la campagne du candidat républicain à la présidence, Donald
Trump.
Cette semaine, beaucoup de ces mêmes résidents ont regardé avec consternation
un conseil municipal maintenant pleinement musulman et socialement conservateur
adopter une loi interdisant aux drapeaux de la fierté d’être hissés sur les
propriétés de la ville qui avait — comme beaucoup d’autres qui volaient à
travers le pays — était destinée à célébrer la communauté LGBTQ +.
Les résidents musulmans qui remplissaient l’hôtel de ville ont éclaté de joie
après le vote unanime du conseil, et sur les pages de médias sociaux de
Hamtramck, les railleries ont été implacables : « Ville sans drapeau », lit-on
dans un message, souligné avec des émojis d’un biceps fléchissant. 💪
Dans un monologue tendu avant le vote, le membre du conseil Mohammed Hassan
s’est justifié en criant aux partisans LGBTQ + : « Je travaille pour le peuple,
ce que la majorité des gens veut. »
[…] « On se sent trahi. » « Nous vous avons soutenu lorsque vous avez été
menacé, et maintenant nos droits sont menacés, et c’est vous qui menacez. »
« Quand on était au pouvoir on leur a laissé faire l’appel à la prière 5 fois
par jour au haut-parleur. Aujourd’hui, il n’y a pas de réciproque quand les
rôles sont inversés. »
Pendant
environ un siècle, les catholiques polonais et ukrainiens ont dominé la
politique à Hamtramck, une ville de 28 000 habitants. En 2013, les immigrants
bangladais et yéménites en grande partie musulmans ont supplanté les Slaves,
bien que la ville reste le foyer d’importantes populations de ces groupes, ainsi
que d’Afro-Américains, de Blancs et d’Américains bosniaques et albanais. Selon
le recensement de 2020, environ 30 % à 38 % des habitants de Hamtramck sont
d’origine yéménite et 24 % sont d’origine asiatique, en grande partie
bangladaise.
Le maire Amer Ghalib, 43 ans, qui a été élu en 2021 avec 67
% des voix pour devenir le premier maire yéménite américain du pays, a déclaré
jeudi au Guardian qu’il essayait de gouverner équitablement pour tout le monde,
mais a déclaré que les partisans LGBTQ+ avaient attisé la tension en « forçant
leur imposer leur ordre du jour aux autres ».
Une promenade dans la rue principale de Hamtramck, dans le Michigan,
ressemble à un tour du monde.
Un magasin de saucisses polonaises et une
boulangerie d’Europe de l’Est côtoient un grand magasin yéménite et un magasin
de vêtements bengali. Les cloches des églises résonnent en même temps que
l’appel à la prière islamique. « Le monde en deux kilomètres carrés » :
Hamtramck est à la hauteur de son slogan, avec une trentaine de langues parlées
sur une superficie de 5 km² […]
Ce mois-ci, cette ville du Midwest de 28 000 habitants franchit une étape
importante. Hamtramck élit un conseil municipal entièrement musulman et un maire
musulman, devenant ainsi la première ville des États-Unis à avoir un
gouvernement musulman américain.
Autrefois confrontés à la discrimination, les résidents musulmans sont
devenus partie intégrante de cette ville multiculturelle, dont ils représentent
désormais plus de la moitié de la population.
Et malgré les défis économiques et les débats culturels intenses, les
habitants d’Hamtramck issus de différents milieux religieux et culturels
coexistent en harmonie, faisant de la ville une étude de cas significative pour
l’avenir de la diversité croissante en Amérique.
Le diffuseur gouvernement britannique notait cependant :
En juin [2021], lorsque le gouvernement
de la ville approuve l’installation d’un drapeau de la Gay pride devant l’hôtel
de ville, certains habitants sont furieux. Plusieurs drapeaux de fierté
accrochés à l’extérieur d’entreprises privées et de maisons sont arrachés, y
compris celui qui se trouve à l’extérieur d’un magasin de vêtements rétro du
centre-ville appartenant à Mme Majewski. « Cela envoie un message vraiment
alarmant aux gens », dit-elle.
La marijuana est également devenue une
source de controverse. L’ouverture de trois dispensaires à Hamtramck suscite la
consternation de certains membres des communautés musulmane et
polonaise-catholique.
D’autres résidents s’inquiètent du
manque de participation politique des femmes dans les communautés musulmanes
conservatrices.
Les affirmations
sensationnelles de 2021 selon lesquelles des tombes d’enfants indigènes non
marquées avaient été découvertes en Colombie-Britannique semblent désormais
douteuses. Mais le dire pourrait bientôt être considéré comme une infraction
pénale. Texte de Jonathan Kay dans
Quillette.
Cela fait
maintenant plus de deux ans que le Canada a été secoué par des allégations selon
lesquelles 215 tombes anonymes d’écoliers autochtones avaient été découvertes
sur le terrain d’un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique. Il
n’y avait pas de corps ou de restes humains, mais des données de géoradar
(radar à pénétration de sol) indiquant des dislocations du sol régulièrement espacées. Mais on ne s’en serait
pas douté à la manière dont l’histoire a été rapportée à l’époque. Un titre de
Global News annonçait la « Découverte de restes humains sur le terrain du
pensionnat de Kamloops ». Un autre, dans le Toronto Star, déclarait : « Les
restes de 215 enfants ont été retrouvés ».
Élèves amérindiennes au pensionnat de
Kamloops
Je faisais partie des nombreux
Canadiens qui ont cru à ces titres. Les sévices racistes perpétrés par les
pensionnats canadiens des XIXe et XXe siècles, créés pour
« civiliser » les peuples indigènes et les dépouiller de leur culture, sont
largement débattus depuis des décennies. Compte tenu de cette sombre histoire,
il n’était pas difficile de croire que certains des prêtres et des éducateurs
qui dirigeaient ces écoles n’avaient pas seulement fait preuve de cruauté et de
négligence (ce que l’on savait déjà), mais qu’ils avaient également commis des
actes de massacre contre des enfants sans défense.
Sans attendre
que les preuves tangibles sortent de terre, les drapeaux ont été mis en berne,
les célébrations de la fête du Canada du 1er juillet ont été annulées, Justin
Trudeau s’est agenouillé devant les caméras et la nation tout entière est entrée
dans une période collective d’autoflagellation sans précédent. Avant la fin de
l’été, Justin Trudeau s’est engagé à verser plus de 300 millions de dollars de
nouveaux fonds aux communautés autochtones, afin qu’elles puissent mener à bien
la sinistre tâche consistant à fouiller la terre à la recherche de cadavres
d’enfants. La Presse canadienne l’a ensuite qualifiée d’histoire de l’année.
Vingt-quatre mois plus tard,
beaucoup de choses ont changé. Pendant toute cette période, on n’a pas trouvé
une seule tombe, un seul corps ou un seul ensemble de restes non marqués à
Kamloops, ni dans aucune des autres communautés des Premières Nations qui ont
effectué des levés similaires au géoradar.
Cela ne
signifie pas que des tombes et des corps ne seront pas découverts à un moment
indéterminé dans l’avenir. Mais étant donné que les données radar initialement
annoncées auraient indiqué aux groupes autochtones et aux enquêteurs
médico-légaux l’emplacement exact des restes humains présumés, le fait que deux
années se soient écoulées sans qu’aucune preuve matérielle n’ait été déterrée ne
peut être qualifié que d’étrange.
Comme je l’ai noté dans un article
récent pour un magazine britannique, et ici à Quillette, c’est un sujet dont
beaucoup de Canadiens polis ont peur de parler. En 2021, la découverte supposée
de ces 215 tombes anonymes a pris l’allure d’un récit national sacré. Souligner
les lacunes de ce récit qui se sont développées depuis, comme je le fais ici,
ressemble à un sacrilège séculaire.
Climatiquement sinistrée
dans les années 1980, la zone enregistre depuis plusieurs années des pluies
abondantes et des récoltes records.
Le 10 mai
2023, le ministère malien de l’Agriculture a mis en ligne un communiqué très
positif sur la récolte de céréales en 2023-2024. Cette saison encore, elle
devrait battre celle de l’année précédente (de 6 % exactement), « sous l’effet
d’une expansion des superficies plantées, d’une météorologie favorable et d’une
distribution améliorée des engrais aux producteurs ». Le Mali exporte désormais
10 à 15 % de ses céréales vers les pays voisins. En décembre 2022, le
gouvernement a même décidé de les bloquer dans l’espoir de ralentir la hausse
des prix en interne !
Les disettes subsistent au Sahel, mais beaucoup
moins désormais à cause du climat qu’en raison de l’insécurité, qui gêne le
travail des agriculteurs. C’est le cas au Niger. Dans ce pays, classé parmi les
plus pauvres d’Afrique, les récoltes battent des records : + 69 % pour les
céréales en 2022 par rapport à l’année précédente, avec une hausse d’un tiers de
la superficie totale des cultures emblavées. L’insécurité alimentaire est causée
par les islamistes et le manque d’engrais, bien plus que par la
sécheresse.
L’anomalie climatique des années 1970 et 1980
Pour les
spécialistes, ces informations n’ont rien de surprenant. Le grand public a gardé
du Sahel une image surannée, fixée dans les années 1980 : une immense zone
subsaharienne inexorablement grignotée par le sable et les dunes, faute de
précipitations. « L’Afrique de l’Ouest a effectivement connu un épisode de
sécheresse brutal de 1968 à 1993 », explique Luc Descroix, hydrologue à
l’Institut de recherche pour le développement. « C’est du passé. Nous avons
désormais des données robustes qui nous permettent de dire que la pluviométrie
est revenue à son niveau moyen de long terme. »
Bonne nouvelle
supplémentaire, le retour de la pluie au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie,
au Niger et au Tchad va se pérenniser, sous l’effet du changement climatique. «
Les terres se réchauffent plus vite que l’eau dans le golfe de Guinée, explique
Luc Descroix. Cela rend la mousson plus puissante. »
Le phénomène est
comparable à ce que les météorologues appellent un « épisode cévenol », ou les
marins un « thermique », mais à l’échelle d’un continent. Schématiquement, l’air
surchauffé du Sahel monte, ce qui pompe vers l’intérieur de l’Afrique des masses
d’air océanique, relativement plus fraîches et surtout chargées d’humidité. « On
est parti pour des moussons efficaces au moins jusqu’en 2100 », résume Luc
Descroix. À tel point que le Sahel connaît parfois maintenant des inondations
!
L’analyse des séries de photos satellites confirme « une tendance au
reverdissement à l’échelle régionale comme résultat de l’amélioration des
conditions pluviométriques à partir des années 1990 », expliquent des chercheurs
français et africains dans une étude parue en 2021 dans la revue Physio-Géo. La
période 1968-1994 était « une anomalie sèche », aux causes encore mal
comprises.
Quand la surpopulation fait reculer la famine
Luc Descroix
fait beaucoup de terrain. Il se trouvait en Guinée lorsque Le Point l’a
interrogé. Il explore sur place un autre phénomène, encore plus contre-intuitif
qu’un reverdissement lié au réchauffement climatique. Le recul de la famine
serait parfois la conséquence, et pas seulement la cause, de la hausse de la
population au Sahel. « On observe un reverdissement accéléré dans les régions
les plus peuplées », relève l’hydrologue.
Il a une hypothèse, assise sur
ses observations, à confirmer : « Les paysans, plus nombreux, ont les moyens de
passer d’une agriculture extensive à une agriculture intensive réfléchie. Rien
de nouveau. On pourrait comparer certains secteurs du Sahel aux zones de culture
en terrasses de Toscane. La terre est ingrate, mais, avec un travail important,
elle peut nourrir beaucoup de monde. »
En deux décennies, dans de
nombreuses zones rurales du Sahel, la population a doublé et les rendements ont
triplé, amorçant une boucle vertueuse. « Il y a de la main-d’œuvre pour
travailler, de la pluie pour faire pousser des acacias qui fixent l’azote et de
l’argent pour acheter des intrants. Résultat, la sécurité alimentaire
s’améliore. Les terres sont très médiocres, mais, avec un travail intensif,
elles nourrissent 400 habitants par kilomètre carré », soit une densité quatre
fois supérieure à celle de la France, plus proche de celle des
Pays-Bas.
La surpopulation n’épuiserait-elle donc pas forcément une terre
spontanément nourricière ? « L’idée fait son chemin, mais elle ne fait pas
encore consensus, sourit Luc Descroix. Disons que je fais figure
d’afro-optimiste… »
À partir de 2024, pour être nommé
comme meilleur film aux Oscars, un film devra absolument inclure un acteur
principal ou important second rôle issu d’un groupe « racial ou ethnique »
sous-représenté, une intrigue principale qui met en scène un groupe
sous-représenté ou 30 % de la distribution doit provenir de 2 groupes ou plus
sous-représentés.
Traduction de ces critères en
français ci-dessous (dans l’encadré).
« C’est
complètement ridicule », a déclaré un réalisateur d’Hollywood au New York Post.
« Je suis pour la diversité, mais vous obliger à choisir certains types de
personnes si vous voulez être nommés ? Cela rend tout le processus artificiel.
La personne qui convient au rôle doit l’obtenir. Pourquoi devriez-vous être
limité dans vos choix ? Mais c’est le monde dans lequel nous vivons. C’est de la
folie ».
Richard Dreyfuss partage cet avis.
En discutant des
nouvelles normes d’inclusion dans l’émission « The Firing Line » sur PBS le mois
dernier, l’acteur chevronné a fustigé ces règles : « Elles me font vomir
».
Décrivant le cinéma comme « une forme d’art » et « une forme de
commerce », l’acteur de « Rencontres du troisième type » a ajouté : « Personne
ne devrait me dire, en tant qu’artiste, que je dois me plier à l’idée la plus
récente de ce qu’est la moralité ».
Un initié de l’industrie a déclaré au
New York Post : « Leur objectif n’est pas de disqualifier des films, mais plutôt
de célébrer et d’encourager les progrès vers une plus grande représentation et
inclusion dans l’industrie ».
L’un des plus grands producteurs
d’Hollywood a déclaré au Post que très peu de personnes dans l’industrie sont
favorables aux nouvelles règles — mais, contrairement à Dreyfuss, elles ne
s’expriment pas par crainte de la culture du bâillon qui sévit.
« Tout le
monde pense que l’Académie est allée trop loin. Il est ridicule de nous dire que
nous devons réglementer notre travail », a-t-il déclaré. « Nous en parlons entre
nous, mais cela ne vaut pas la peine d’en parler publiquement. »
Les
lauréates du meilleur film de ces dernières années répondent déjà à ces
critères.
Dans «
Tout, partout, tout à la fois » (au Québec) ou « Everything Everywhere All at
Once » (dans l’Hexagone, si, si !), qui a remporté le prix 2023, Michelle Yeoh
est à la tête d’une distribution essentiellement asiatique.
« CODA », un
resucé du film français La Famille Bélier, qui a remporté le prix en 2022, est
centré sur une famille de sourds à Gloucester, dans le Massachusetts. «
Nomadland », qui date de 2021, tourne autour du personnage de la veuve de
Frances McDormand qui parcourt les États-Unis dans une camionnette.
«
Parasite » (2020) se concentre sur deux familles sud-coréennes.
Le
lauréat de 2019, « Le livre de Green » (Québec) ou « Green Book: sur les routes
du Sud » (Paris), a suscité la controverse parce qu’il a été accusé de « nourrir
les Blancs de racisme », mais il a tout de même été retenu.
Mais d’autres
films sélectionnés cette année pourraient ne pas être retenus.
« À
l’Ouest, rien de nouveau » n’aurait pas été nommé », a déclaré le réalisateur du
film sur la Première Guerre mondiale, dont les acteurs sont des hommes blancs
qui correspondent à la vérité historique.
Selon le Daily Telegraph britannique, d’autres élèves du même
établissement et d'autres écoles s’identifieraient aussi comme des
animaux, devant des enseignants mal outillés pour gérer ce comportement
des élèves.
Dans une école du Pays de Galles, une élève s’identifiant comme un
chat refuserait notamment de répondre aux questions de son enseignant en
anglais, préférant miauler, selon ce qu’aurait relaté une camarade de
classe au «Telegraph».
«Et les enseignants ne sont pas autorisés à être agacés parce que
c’est vu comme de la discrimination, aurait-elle ajouté. C’est
dérangeant de s’asseoir dans une classe et d’avoir quelqu’un qui miaule à
l’enseignant au lieu de répondre à ses questions.»
Car si les écoles auraient établi des protocoles pour adresser la
question d’identité des élèves transgenres, la question de ceux qui
s’identifient comme des «furry» – des animaux anthropomorphes – ne
devrait pas être adressée par le département de l’Éducation britannique,
qui invite plutôt les enseignants à appliquer le «bon sens», malgré le
sujet délicat.
«Les enseignants devraient gérer la situation sous des lignes
directrices prédéterminées, a martelé Tracy Shaw. Si un enfant se
présente à l’école en s’identifiant comme un chat ou un cheval, cela
devrait immédiatement soulever des drapeaux rouges.»
Billet du 19 juin
Des parents se sont plaints après l’apparition
d’un enregistrement sur lequel un enseignant traite ses élèves d’homophobes et
leur suggère d’« aller dans une autre école ».
Une
enseignante de l’Église d’Angleterre a déclaré à une élève qu’elle était «
méprisable » après qu’elle a refusé d’accepter que sa camarade de classe
s’identifie comme un chat.
La jeune fille
de 13 ans et son amie ont été réprimandées par leur professeur au Rye College,
dans l’East Sussex, vendredi, à la fin d’un cours de 8e année sur « l’éducation
à la vie », au cours duquel on leur a dit qu’elles pouvaient « être qui elles
voulaient être et que la façon dont elles s’identifiaient ne dépendait que
d’elles ».
La dispute,
qui a exaspéré les parents, aurait été déclenchée par l’un d’entre eux qui
aurait demandé à un camarade : « Comment peux-tu t’identifier comme un chat
alors que tu es une fille ? »
Vidéo de présentation du collège (en anglais)
Leur
professeur leur a dit qu’ils seraient signalés à un responsable et qu’ils
n’étaient plus les bienvenus à l’école, qui fait partie de l’Aquinas Trust, un
réseau de 11 écoles de l’Église d’Angleterre, s’ils continuaient à
exprimer l’opinion selon laquelle seuls les garçons et les filles existent.
[Matthieu 19:4 : « Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au
commencement, fit l’homme et la femme » et notamment « Marc 10:6 : “Mais au
commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ;”]
« Elles se sentent vraiment mal, elles sont folles ».
Le Daily
Telegraph de Londres a écouté un enregistrement de l’échange houleux réalisé par
l’un des élèves, dans lequel l’enseignant commence par dire « comment oses-tu —
tu viens de bouleverser quelqu’un » en « remettant en question son identité
».
L’élève a
répondu : « S’ils veulent s’identifier à un chat ou autre, c’est qu’ils vont
vraiment mal, qu’ils sont fous ».
L’enseignant
demande ensuite aux filles « d’où vous vient cette idée qu’il n’y a que deux
sexes », ajoutant : « Ce n’est pas une opinion ».
L’enseignante
précise que « le genre n’est pas lié aux parties avec lesquelles on est né, le
genre est lié à la façon dont on s’identifie, et c’est ce que j’ai dit dès le
début du cours ».
Elle a ajouté
qu’« il y a en fait trois sexes biologiques parce qu’on peut naître avec des
parties du corps masculines et féminines ou avec des hormones » et qu’« il y a
beaucoup de genres — il y a le transgenre, il y a l’ » agender » qui sont des
personnes qui ne croient pas du tout qu’elles ont un genre ».
Les filles ont
déclaré qu’elles n’étaient « pas d’accord avec cela » et qu’il n’était « pas
possible » d’avoir une identité agenre « si vous avez un vagin, vous êtes une
fille et si vous avez un pénis, vous êtes un garçon — c’est tout ».
L’enseignant
s’est interposé en haussant le ton : « Que voulez-vous dire par vous ne pouvez
pas l’avoir ? Ce n’est pas une loi… Cisgenre n’est pas nécessairement la façon
d’être — vous parlez du fait que le cisgenre est la norme, que vous vous
identifiez à l’organe sexuel avec lequel vous êtes né, c’est en gros ce que vous
dites, ce qui est vraiment méprisable ».
L’enseignant a
suggéré qu’elles étaient homophobes et confuses, ce que les filles ont nié.
Lorsque les élèves ont déclaré que leurs mères seraient de leur côté,
l’enseignante a répondu : « Eh bien, c’est aussi très triste ».
L’enseignant a
déclaré que « si vous n’aimez pas cela, vous devez aller dans une autre école »,
ajoutant : « Je vous dénonce auprès de [l’école] » : L’enseignant a déclaré que
« si vous n’aimez pas cela, vous devez aller dans une autre école », ajoutant :
« Je vous dénonce auprès [de la direction], vous devez avoir une véritable
conversation éducative sur l’égalité, la diversité et l’inclusion parce que je
n’ai pas l’intention de l’exprimer dans mon cours ».
La
suppression du débat
Le Daily Telegraph de Londres a contacté l’école
et la fondation pour obtenir des commentaires.
Le parent de l’élève qui a
pris l’enregistrement a exprimé sa colère en ligne et a remercié « ceux qui ont
été gentils et ont apporté leur soutien » à sa fille.
Un parent d’un
autre élève de 8e année de l’école qui a reçu la même leçon a déclaré au
Telegraph : « Je comprends ce que l’enseignante voulait dire : “Je comprends ce
que l’enseignante voulait dire, mais ce qui me dérange, c’est qu’elle mette fin
au débat d’une manière aussi menaçante et agressive, ce qui, selon moi, n’est
pas approprié dans le cadre d’un enseignement.
“Quel que soit le sujet,
l’éducation devrait servir à sensibiliser aux différents points de vue afin
d’élargir la compréhension d’un sujet. Il ne devrait pas s’agir d’un cas
d’endoctrinement”.
La fondation de l’Église d’Angleterre qui gère
l’école, ainsi que d’autres établissements de l’East Sussex, du Kent et du
sud-est de Londres, aurait demandé à ses enseignants, au début de l’année, de
“rééduquer” ceux qui utilisent un “langage négatif” tel que “c’est de la folie”
et “arrêtez de vous comporter comme une fille”.
Un porte-parole du Rye
College a déclaré : “Nous nous engageons à offrir à nos élèves une éducation
inclusive. Les enseignants s’efforcent d’écouter les opinions des élèves et les
encouragent à poser des questions et à s’engager dans la discussion. Ils
s’efforcent également de répondre aux questions avec tact et
honnêteté.
“Nous nous efforçons de maintenir les normes les plus élevées
dans l’ensemble de l’école. Nous allons revoir nos procédures et travailler avec
les personnes concernées pour veiller à ce que de tels événements ne se
reproduisent plus à l’avenir”.
Qu’avez-vous à perdre à tenir un pari qui ne vous coûte rien et qui risque de vous faire gagner l’infini ? Il faut parier, vous n’avez pas le choix, vous êtes embarqué. Ne pas parier que Dieu existe, c’est parier qu’il n’existe pas. Sur quoi pariez-vous donc ? Pesons le gain et la perte. En prenant le pari de croire que Dieu existe, si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Inversement, si vous pariez qu’il n’existe pas, vous perdrez tout s’il existe, et rien s’il n’existe pas. Pariez donc qu’il existe sans hésiter.
Se
rappeler que ce qui suit se passe au Québec sous un gouvernement que l’on
prétend de droite et nationaliste. Texte de Jean-François Lisée…
Dans un service de garde de
Montréal, un jour de mars, une dizaine d’enfants de cinq ans reçoivent une
invitée spéciale venue leur parler de genre. Comment sait-on qu’on est une
fille ou un garçon ? Les parents sont invités. Une mère enregistre.
«
Les filles sont des filles et les garçons sont des garçons à cause de nos
cellules », répond une enfant.
« C’est vrai qu’il y a une partie qu’on
dit biologique ou génétique qui fait de toi un garçon ou une fille, répond
l’intervenante. Après ça, comment, toi, tu le sais, personnellement, que tu es
un garçon ou une fille ? »
Une enfant tente de l’éclairer. À
l’accouchement, « les docteurs, ils savent si c’est un garçon ou une fille. Pour
un garçon, ils le mettent dans une serviette en bleu, pour une fille, la
serviette est rose ».
S’ensuit une discussion sur les préférences de
couleurs. L’intervenante les recentre : « La question […], c’est
personnellement, comment tu le sais […] que tu es un garçon ou une fille ?
»
« Parce qu’on n’a pas de pénis ! crie une petite fille. Mais on va
pas montrer notre vulve à tout le monde ! »
L’intervenante insiste : «
Si je te dis, est-ce que tu es un garçon ou une fille, et est-ce que tu y crois
vraiment fort, comment tu le sais ? »
« J’ai pas de pénis ! » crie à
nouveau la fillette.
Ce n’est pas compliqué. Mais ça devient lassant.
Les enfants s’ennuient et le disent clairement. L’intervenante n’est pas
prête à abdiquer. « Qu’est-ce qui fait que tu es une fille ? C’est parce que
tu te sens une fille. […] T’as pas besoin de me le prouver, je te crois. […]
C’est un sentiment qui est à l’intérieur de toi. » Et à la volée : « Donc […],
c’est quoi le plus important ? » Ils n’ont que cinq ans, mais ils ne
sont pas des tarés. Ils ont compris ce que veut l’intervenante. Une enfant
répond : « Que tu le sentes en toi. » Bingo ! « C’est vraiment une belle réponse
», dit l’intervenante.
La mission est
accomplie. Ces enfants croyaient qu’on était fille ou garçon parce qu’on était
nés ainsi. Ils le pensent sans doute toujours. Mais ils viennent de comprendre
qu’une figure d’autorité insiste pour qu’ils distinguent la biologie et le
sentiment intérieur. Ils n’ont pas fini de l’entendre.
La
théorie du genre devenue certitude
Depuis quelques années, nos enfants, à partir de l’âge de quatre ans et
pendant tout leur parcours préscolaire, primaire et secondaire, apprennent que
les sexes n’existent pas. Qu’il y a une infinité de possibilités et de
choix, non seulement pour l’orientation sexuelle et l’identité de genre, mais
aussi pour le sexe lui-même.