mardi 25 juillet 2017

Les Français veulent le retour à l'uniforme et la promotion du latin et du grec

Qui a dit que les Français n’étaient pas prêts pour les réformes ? Ceux qui ont été interrogés par l’IFOP pour le Journal du Dimanche ont en tout cas dit tout le bien qu’ils pensaient de changements au sein de l’institution.

Elle doit être le lieu de « transmission des connaissances et des savoirs ». C’est en tout cas ce que pensent 52 % des personnes interrogées par l’IFOP au sujet de l’école. Publiés le 23 juillet dans le JDD, les résultats de cette enquête réalisée auprès de 960 personnes selon la méthode des quotas tendent à prouver le contraire de ce qui se répète depuis bien longtemps. Non, les Français ne sont pas allergiques aux réformes quand il s’agit de l’Éducation nationale.

Pour preuve : la quasi-intégralité des mesures proposées (13 sur 14) — dont certaines sont déjà en place — est adoubée par les sondés.

Les Français interrogés souhaiteraient également que le latin et le grec soient davantage promus (63 %) et que l’enseignement de l’histoire et de la philosophie des religions intervienne dès le collège (62 %). Autre retour en arrière ? La tenue vestimentaire. Le retour de l’uniforme obligatoire en primaire et au collège est plébiscité par 56 % des sondés. Les changements souhaités passent également par le baccalauréat, que les sondés voudraient voir profondément modifié « avec davantage de contrôle continu » (80 %).

Les Français sont également massivement (69 %) d’accord pour qu’on dépiste l’usage du cannabis dans les lycées. Ils sollicitent à 84 % l’autorisation de l’apprentissage dès 14 ans.

Par contre, seuls 24 % sont pour la suppression du redoublement.


dimanche 23 juillet 2017

Thèse doctorale — Des enseignants d’éthique loin d’être neutres ?

Des enseignants d’éthique et culture religieuse ne se gêneraient pas pour faire l’éloge du végétarisme ou étaler leurs convictions politiques devant leur classe, révèle une nouvelle étude.

« Qu’ils soient athées ou croyants, les enseignants font très attention de ne pas transmettre leurs croyances religieuses à leurs élèves. Mais quand vient le temps d’enseigner la portion “éthique”, beaucoup d’entre eux vont donner leurs opinions personnelles », a dit Stéphanie Gravel, une étudiante au doctorat en sciences des religions à l’Université de Montréal.

[Note du carnet : Comme l’a écrit Luc Phaneuf, enseignant d’ECR, dans le NIC du 21 mars 2010 : « Un prof convaincu et habile fera des miracles avec ce cours dans les consciences des jeunes, surtout les incroyants agnostiques. » Pour lui, avec un bon professeur, avec de bonnes notes de cours, le cours peut être bénéfique et servir d’éveil spirituel à ces très nombreux jeunes qui auparavant n’entendaient pas parler de la religion. Cet enseignant modèle posera les bonnes questions, abordera des sujets peu fréquents, éveillera les consciences... Mais voilà, Luc Phaneuf est un catholique convaincu. Que pense-t-il qu’il arrivera avec un professeur athée ou agnostique qui posera les bonnes questions ? Quid des sujets éthiques ? Les professeurs ne laisseront-ils vraiment pas paraître leurs opinions (souvent très politiquement correctes) dans leurs encouragements, leurs questions, les thèmes qu’ils choisiront de discuter ou non...? On peut en douter à la lumière de certains témoignages qui nous sont parvenus. Voir la liste des liens connexes.]


Le cours d’éthique et culture religieuse (ECR), qui remplace depuis 2008 l’enseignement confessionnel et moral dans les classes du Québec, a soulevé la controverse à maintes reprises.

Tandis que les détracteurs du programme disent généralement craindre l’endoctrinement religieux des élèves, la thèse de doctorat de Mme Gravel souligne que c’est plutôt le volet « éthique » qui pourrait poser problème.

[Note du carnet : Loyola s’opposait au volet éthique dès mai 2008. L’apprentissage des faits sur d’autres religions au secondaire ne la gênait pas vraiment puisqu’elle le faisait déjà, Loyola trouvait le volet religieux ECR trop superficiel cependant. Le collège répètera cette opposition devant la Cour suprême : comment une école catholique peut-elle rester neutre dans des discussions éthiques sur la malhonnêteté, une vie dissolue, la pornographie ? Lors d’une réunion de parents tenue à Valcourt en septembre 2008 avec des représentants du Monopole de l’Éducation, on avait également souligné des problèmes avec le volet éthique. Le professeur Douglas Farrow de McGill s’était également opposé, en août 2008, dans les colonnes du National Post, à la volonté sous-jacente dans ce programme de créer chez les élèves captifs du cours ECR une distance critique envers les préceptes moraux de leurs parents. Dans l’ensemble, nous ne sommes pas sûrs qu’une bonne éducation soit assurée par un enseignement éthique impartial, neutre ou objectif. Les parents cherchent plutôt que leurs enfants soient éduqués avec certaines valeurs morales précises à transmettre. Devant la multiplicité de ces choix, il faut abolir le programme ECR ou pour le moins permettre des mises en œuvre très différentes de celui-ci en accord avec les parents et la direction de chaque école.]

Pendant plus d’un an, Stéphanie Gravel a observé 12 enseignants et enseignantes d’ECR dans autant d’écoles secondaires francophones québécoises.

Dans cet échantillon se trouvaient des personnes catholiques, protestantes, bouddhistes, syncrétistes, athées et agnostiques.

« Je pense qu’il y a un consensus social selon lequel l’école n’est pas là pour te transmettre ta croyance ni pour t’endoctriner. Et ça, c’était unanimement appliqué chez les enseignants, peu importe, leur religion », a indiqué Mme Gravel.

Végétarisme et carré rouge

L’étudiante de l’Université de Montréal a même remarqué qu’une enseignante très croyante, qui porte quotidiennement un collier avec une croix, dissimulait son pendentif lorsqu’elle donnait son cours, par souci de neutralité.

« Par contre, la surprise que j’ai eue, c’est que, pour la partie “éthique” du programme, la plupart des enseignants me disaient en entrevue que ça devenait moins important pour eux de ne pas donner leurs points de vue aux élèves », a dit Mme Gravel.

Par exemple, la chercheuse a été témoin d’une discussion entre un enseignant végétarien et des élèves qui cherchaient à savoir pourquoi il ne consommait jamais de viande lors des sorties scolaires. L’enseignant s’est alors lancé dans un discours en faveur du végétarisme, n’exposant que les arguments écologiques liés à cette pratique alimentaire.

« Il aurait pu présenter les mêmes arguments, mais sans parler de sa propre opinion et en abordant aussi les autres points de vue qui existent », a noté Mme Gravel.

Un carré rouge

Un autre enseignant arborait fièrement le carré rouge sur son sac, en refusant d’y voir un manque d’impartialité.

« Il m’a expliqué qu’il ne disait jamais aux élèves qu’il était athée, mais le port du carré rouge, c’était fondamental pour lui. À son avis, ça rejoignait les valeurs de la société, alors c’était correct. »

Résumé de Stéphanie Gravel de sa thèse
(disponible ici)

Le programme québécois non confessionnel d’Éthique et culture religieuse (ECR) exige de ses enseignants une posture professionnelle d’impartialité et d’objectivité. Cette dernière suscite une controverse sociale et des poursuites judiciaires. Les détracteurs du programme, comme ses défenseurs, invoquent l’impartialité de l’enseignement pour justifier leur position, mais en y conférant un sens différent. Malgré l’importance de cette question, aucune recherche empirique ne propose d’analyser l’impartialité des enseignants. Sur le plan théorique, on rencontre une diversité d’usages des concepts. Cette thèse propose une clarification de la question, tant sur le plan théorique que pratique. Une analyse approfondie de la posture professionnelle d’impartialité exigée en ECR est effectuée en première partie. S’ensuit une clarification des concepts d’impartialité, d’objectivité et de neutralité. Si le terme neutralité semble dominer la littérature en éducation et en politique, l’objectivité est principalement utilisée pour définir la posture du chercheur scientifique et le savoir qu’il produit. De son côté, l’impartialité est le parent pauvre de la littérature, particulièrement en éducation. Elle se trouve mieux définie dans le domaine de la justice et du droit, qualifiant surtout l’impartialité du juge.

Dans la deuxième partie de cette thèse, la méthodologie, les résultats d’analyse d’entrevues et ceux des observations sont présentés en examinant comment les enseignants d’ECR problématisent et négocient avec l’exigence d’impartialité professionnelle. La thèse innove aussi en analysant tant le propos que la mise en pratique de cette exigence d’impartialité en ECR chez 12 enseignants « typiques » ou « exemplaires » au secondaire provenant de milieux socioculturels différents (écoles privées confessionnelles ou publiques non confessionnelles de milieu multiculturel ou non multiculturel), répondant aux questions suivantes : Comment les enseignants conçoivent-ils l’impartialité exigée en ECR ? Comment l’impartialité exigée en ECR est-elle mise en pratique dans l’enseignement d’ECR au secondaire ? Réalisées à partir d’une approche déductive thématique, les analyses transversales des observations non participantes en classe et des entrevues semi-directives d’enseignants permettent de cerner les liens existant entre l’analyse théorique des prescriptions du programme ECR réalisée en première instance et les données qualitatives recueillies en deuxième instance.

Dans la discussion sont présentés les six principaux résultats se dégageant des analyses des 12 enseignants participants. Proposant une réflexion critique sur l’impartialité exigée en ECR, les résultats empiriques sont approfondis par les analyses théoriques, contribuant aussi à éclairer la question dans les domaines préoccupés par des défis professionnels similaires. Le premier résultat indique qu’il n’y a aucune influence des variables personnelles ou professionnelles des enseignants participants sur leur compréhension et leur mise en pratique de l’impartialité professionnelle exigée en ECR. Le deuxième rappelle qu’il existe une polysémie et une confusion conceptuelle entre les termes neutralité, impartialité et objectivité, tant chez nos enseignants que dans la littérature. La thèse propose à ce sujet des voies de clarification utiles. S’appuyant sur une typologie de l’impartialité élaborée en première partie, le troisième résultat explique que l’impartialité absolue ou « axiologique » est généralement rejetée. Le quatrième résultat rappelle que la notion de distance critique s’avère être le fondement de l’impartialité exigée en ECR. Le cinquième montre les différences entre l’impartialité religieuse et éthique, les questions d’endoctrinement religieux et d’expression ou non des croyances religieuses personnelles dominant la question de l’impartialité. Quant au sixième résultat, il résume les nombreux problèmes associés à l’exigence d’intervenir à partir des finalités du programme, ces finalités renvoyant à des concepts polysémiques et flous pour les enseignants.


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mercredi 19 juillet 2017

Activités des Parents catholiques du Québec : éducation sexuelle et Révolution tranquille

Communiqué de l’Association des parents catholiques du Québec

Les événements du 10 et 13 mai organisés par l’Association des parents catholiques du Québec furent de francs succès.

L’Association des parents catholiques du Québec a présenté récemment deux événements à l’intention des parents et toutes les personnes intéressées à l’éducation des jeunes. La conférence « De la Révolution française à la Révolution tranquille », revisitait la Réforme Parent, une réforme qui a mis fin, au Québec dans les années 60, au cours classique et à un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Puis, dans les jours suivants, le colloque sur les programmes d’éducation sexuelle dans le monde et chez nous, au Québec : « L’éducation sexuelle : une idéologie imposée aux enfants ».

Ces deux événements ont su répondre à un public nombreux et enthousiaste. Mais la suite, bien sûr, est de répondre à la question : que pouvons-nous faire, nous qui sommes parents ? La réponse varie selon les circonstances de chacun. Nous y reviendrons dans les mois prochains ; vous êtes entre-temps invités à nous transmettre vos réflexions sur ce sujet à notre courriel : info@parentscatholiques.org.

Vous pouvez vous procurer pour 30 $ un double-DVD du colloque du 13 mai sur l’éducation sexuelle au Québec en faisant un don de 30 $ et plus et en indiquant « DVD 13 mai » comme commentaire.



Vous pouvez aussi visionner l’intégralité du colloque du 13 mai sur notre page YouTube [deux vidéos de celle-ci sont intégrées dans ce billet]



Notre journal Famille-Québec, publié depuis maintenant 50 ans, a été publié dernièrement dans son nouveau format. Votre association est, elle aussi, en perpétuelle « rénovation » et veut s’accorder toujours davantage aux défis actuels des jeunes familles.

Pour recevoir cette revue ou vous abonner, vous pouvez donner 15 $ et plus à l’APCQ et notez « Famille-Québec juin 2017 » dans la boîte commentaire.

Les conférences tenues au mois de mai n’auraient pas pu avoir lieu sans votre appui spirituel et matériel. Nous comptons sur votre appui — Merci de donner généreusement à l’Association des parents catholiques !

Donnez aujourd’hui à l’APCQ >>

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lundi 17 juillet 2017

Londres — Trop « genré », « Mesdames et Messieurs » bientôt banni des annonces sonores

Cela fait plusieurs semaines que les associations militantes lesbiennes, homosexuelles, bisexuels et trans (LGBT) font campagne pour l’utilisation d’un langage « plus neutre et moins genré » dans le métro de Londres. Elles ont finalement eu gain de cause, rapporte le journal britannique Metro. Fini le « mesdames et messieurs » séculaire, place au « Bonjour tout le monde », qui fait nettement moins référence aux identités de genre.

« Nous voulons que tout le monde se sente le ou la bienvenue dans notre réseau de transports. Nous avons modifié les termes que nous employons dans les annonces et ailleurs et nous nous assurerons que notre langage est totalement inclusif et reflète la grande diversité de Londres », a ainsi annoncé dans un communiqué Mark Evers, directeur de la stratégie clientèle au Transport for London (Tfl), l’organisme public responsable des transports dans la capitale britannique.

L’association Stonewall, qui a milité pour ce changement souligne de son côté que le « langage est extrêmement important pour la communauté lesbienne, homosexuelle, bi et trans, de même que la manière dont nous l’utilisons pour s’assurer que tout le monde se sente inclus ».

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Angleterre — Les bustes d'universitaires blancs « intimident les minorités ethniques »

Dans le hall d’entrée de l’Institut de psychiatrie du King’s College de Londres, des bustes honorent la mémoire de ses deux figures fondatrices — des hommes blancs. Un climat « aliénant » auquel la direction a décidé de mettre fin.

Le buste aliénant de Henry Maudsley
qui surplombe l’entrée de l’Institut de Psychiatrie
Les professeurs Henry Maudsley et Frederick Mot n’ont pas seulement fait avancer la recherche médicale dans les années 1920 : ils ont également contribué à fonder l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neuroscience du King’s College de Londres, l’un des établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux au monde. Si leur génie leur a valu de passer à la postérité, la couleur de leur peau pourrait aujourd’hui les priver de l’hommage qui leur a été rendu.

En effet, les bustes de ces deux éminents professeurs britanniques, qui ornent le hall d’entrée de l’Institut, fondé en 1924, seraient trop « intimidants pour les minorités ethniques » qui y étudient selon les termes du doyen de l’Institut, Patrick Leman, rapportés par la presse britannique. Après avoir reçu plusieurs plaintes d’associations d’étudiants, celui-ci a finalement reconnu que les bustes des deux professeurs, ainsi que ceux d’autres chercheurs, trônant à l’intérieur du bâtiment, représentaient « presque exclusivement des hommes d’âge mûr et de couleur blanche ». Pour atténuer le présumé caractère discriminatoire de ces représentations, les sculptures et portraits représentant Henry Maudsley, Frederick Mot et d’autres figures illustres de l’établissement seront donc remplacés, dans le hall d’entrée, par un « mur de la diversité ».

« Nous ne jetons rien à la poubelle », se défend Patrick Leman. « Il s’agit juste de rendre l’Institut moins aliénant », explique-t-il. Les bustes et tableaux en question seront donc décrochés et exposés ailleurs, moins en évidence, afin de faire une plus grande place aux universitaires issus de minorités. « Nous essayons de refléter la diversité de nos étudiants, mais aussi d’être plus interculturels, plus internationaux dans notre approche du développement des sciences », assure le doyen.

Nous essayons de refléter la diversité de nos étudiants, mais en essayant d’être plus interculturels, plus internationaux en ce qui concerne la façon dont nous développons la science », a déclaré le professeur Leman au Daily Telegraph.

« Une grande partie de la recherche médicale et psychologique a été des étudiants blancs, masculins, nord-américains ou européens... de plus en plus nous essayons de l’élargir pour inclure des recherches plus récentes en provenance d’Asie, d’Afrique et d’autres parties du monde. » d’ajouter le professeur.

Autre mesure annoncée pour combattre le racisme larvé que véhiculeraient certains matériels d’enseignement : les planches et diagrammes anatomiques proposés aux élèves présenteront à l’avenir des corps de différentes couleurs.

Ce n’est pas la première fois que des étudiants exigent, dans le monde universitaire britannique, une moindre représentation des figures historiques blanches.

En janvier dernier, des étudiants de l’École des études orientales et africaines de l’Université de Londres avaient demandé que des philosophes tels que Platon, Aristote, Voltaire, Descartes ou encore Kant, soient bannis du programme de philosophie. Jugés peu pertinents parce que rédigés par des philosophes européens blancs, les ouvrages de ces auteurs devaient, selon eux, céder la place à des ouvrages d’auteurs africains et asiatiques.

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Canada — Liberté d’expression et d’opinion menacée dans les universités



Les principaux dirigeants européens n’ont pas d’enfants (mis à jour)

Un nouveau dirigeant européen s’ajoute à cette liste : Leo Varadkar (ci-contre) élu au début du mois de juin 2017 à la tête du parti irlandais Fine Gael. Il a remplacé, 10 jours plus tard, le Premier ministre irlandais démissionnaire Enda Kenny. La presse a beaucoup insisté sur sa « modernité » : Leo Varadkar est jeune (38 ans), homosexuel et métis. Ces attributs auraient représenté une barrière pour quiconque voulait prétendre aux plus hautes fonctions dans ce pays de 4,6 millions d’habitants à forte tradition catholique. Il est né d’un père médecin originaire de Bombay et d’une mère infirmière irlandaise, il a grandi avec ses deux sœurs aînées à Dublin.

Les médias n’ont pas souligné qu’il n’avait pas d’enfant.


Billet originel du 12 mai 2017 [une mise à jour dans la liste]

De gauche à droite : Theresa May, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker


Les dirigeants des principaux pays européens ont un inquiétant point commun, mis en évidence par Phil Lawler (éditeur du » Catholic World News ») :

  • Nouveau ! Leo Varadkar, nouveau Premier ministre irlandais n’a pas d’enfants
  • Emmanuel Macron, le nouveau président français, n’a pas d’enfants (il a épousé son ancienne prof, de 25 ans son aînée)
  • La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfants
  • Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfants

(Le Premier ministre belge, Charles Michel, a deux enfants, une moyenne haute dans cette Europe qui ne se reproduit plus. Mais son prédécesseur, Élio di Rupo, était un homosexuel sans enfant.)


Xavier Bettel (à droite) et son mari


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samedi 15 juillet 2017

Étude : les croyants ne sont pas moins ouverts d'esprit que les athées, parfois ils sont même plus ouverts

Une nouvelle étude indique qu’en Europe occidentale les croyants religieux seraient mieux à même d’appréhender et d’intégrer différents points de vue que les athées.

« L’idée maîtresse de l’étude est que les personnes religieuses n’ont pas nécessairement l’apanage de la fermeture d’esprit », a déclaré Filip Uzarevic, un des auteurs de l’étude, chercheur auprès de l’Université catholique de Louvain en Belgique.

La recherche a été publiée le 27 avril 2017, dans la revue à comité de lecture Personality and Individual Differences.

La recherche trouve son origine dans un constat. Avec son équipe, Uzarevic avait constaté que dans le débat public, « bien que les groupes conservateurs et religieux, d’une part, et les groupes progressistes et athées, d’autre part, faisaient montre d’une forte animosité à l’égard de leurs opposants sur l’échiquier idéologique, c’était généralement les premiers qui étaient désignés comme ayant l’esprit étroit ».

« En outre, de déclarer Uzarevic, cette conception du non-religieux comme plus tolérant et ouvert paraissait dominante dans les ouvrages de psychologie. Intéressés par le sujet, nous nous sommes demandés si cela est nécessairement toujours le cas : les religieux sont-ils en général plus étroits d’esprit, ou serait-il utile d’enquêter sur les différents aspects de la fermeture d’esprit et sur leur relation avec la (non-)religion. »

Les chercheurs ont constaté que les participants chrétiens obtenaient une note plus haute sur une mesure de dogmatisme que les participants non religieux. Les participants chrétiens, par exemple, étaient plus susceptibles de ne pas être d’accord avec des affirmations telles qu’« Il y a tellement de choses que nous n’avons pas encore découvertes, personne ne peut être absolument certain que ses croyances sont correctes ».

Mais deux autres mesures d’étroitesse d’esprit donnaient des résultats très différents.

Les athées s’avèrent plus intolérants face à la contradiction, c’est-à-dire lorsqu’ils ont été présentés avec deux déclarations apparemment contradictoires, ils considéraient l’une comme très vraie et l’autre comme très fausse. Ils ont également montré moins de propension à pouvoir imaginer des arguments contraires à leur propre point de vue et à les trouver quelque peu convaincants.

« Dans notre étude, la relation entre la religion et l’étroitesse d’esprit dépendait de l’aspect de fermeture d’esprit considéré », a déclaré Uzarevic à PsyPost. « Les non-religieux semblaient plus ouverts que les religieux quand il s’agissait de mesurer explicitement la certitude dans ses propres croyances. Toutefois, de façon assez étonnante, quand il s’agit de mesurer subtilement une inclinaison à intégrer des opinions divergentes ou contraires à ses propres opinions, ce sont les religieux qui ont montré le plus d’ouverture. En somme, l’étroitesse d’esprit (ou du moins certains aspects de celle-ci) n’est peut-être pas l’apanage des seuls religieux. En outre, sous certains aspects, les non-religieux peuvent même être plus étroits d’esprit que les religieux. »

L’échantillon de l’étude était constitué de 788 adultes du Royaume-Uni, d’Espagne et de France. La majorité des participants ont déclaré être athées (302) ou agnostiques (143). Les autres participants étaient chrétiens (255), musulmans (17), bouddhistes (17), juifs (3) ou identifiés comme « autres » (51).

« Il y a, bien entendu, des limites à cette étude. Il est particulièrement important de les garder à l’esprit puisque l’étude psychologique de la non-religion n’en est encore qu’à ses balbutiements, et il convient d’interpréter ces résultats avec circonspection », de déclarer Uzarevic.

« Premièrement, nous ne savons pas si les résultats ne valent que pour le contexte de l’Europe de l’Ouest (sécularisée) d’où provient l’échantillon ou s’ils reflètent une tendance mondiale ».

« En gardant ceci à l’esprit et en se souvenant que l’ampleur des effets observés dans notre étude est assez petite, la reproduction de cette étude devrait permettre de confirmer la stabilité des résultats. Il est important de souligner l’importance de cette reproduction, car notre étude a été réalisée en ligne ce qui prête naturellement le flanc à des critiques (notamment sur une potentielle non-représentativité de l’échantillon, sur l’impossibilité de contrôler complètement la structure et la qualité de l’échantillon). Cependant, malgré ces limites, l’étude fournit des résultats relativement cohérents et un bon point de départ pour de futures recherches. »

L’étude, “Les athées sont-ils non dogmatiques ?”, est également signée par Vassilis Saroglou et Magali Clobert.

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Étude — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?

Les enfants non religieux sont-ils vraiment plus altruistes

(Statistiques Canada 2015) Œuvres de bienfaisance : les plus religieux donnent le plus, le Québec le moins

Les enfants religieux seraient plus heureux


Les athées sont-ils moins altruistes ?
(Statistiques Canada 2009) « ces personnes pratiquantes sont nettement plus enclines à faire des dons à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif et à faire des dons nettement plus importants à des organismes religieux et non religieux que ceux qui ne vont pas régulièrement à l'église. »

mercredi 12 juillet 2017

Église catholique s'inquiète du projet de loi punissant la liberté d'expression sur le genre

Extrait d’un communiqué de Mgr Douglas Crosby, Évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada :


Le projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel, a récemment été adopté par le Parlement du Canada et a reçu la sanction royale le 19 juin 2017. Cette loi ajoute l’identité de genre et l’expression de genre à la liste des distinctions illicites en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, et elle modifie le Code criminel afin d’étendre la protection contre la propagande haineuse aux membres des groupes qui se distinguent par l’identité de genre ou l’expression de genre.

L’Église catholique regarde toutes les personnes, quelle que soit la manière dont elles s’identifient ou dont elles choisissent de vivre leur vie, comme investies d’une dignité inhérente que leur confère Dieu notre Créateur. Pour cette raison, toute discrimination injuste ou toute forme de violence contre une personne, ou une communauté, ou une classe de personnes, est toujours moralement mauvaise. Dès le moment de sa conception, l’être humain reçoit la dignité innée de porter l’image de Dieu. Toutes les personnes, y compris celles qui se disent « transgenres », doivent toujours être traitées avec compassion, respect et amour.

Bien que la Conférence des évêques catholiques du Canada soutienne l’objectif du projet de loi C 16, qui vise à assurer la protection des Canadiennes et des Canadiens, certains des principes qui le sous-tendent — si largement reçus qu’ils puissent être dans notre société — ne sauraient être appuyés par les catholiques. Le plus grave parmi ceux-ci prétend que le genre puisse être séparé de la sexualité biologique et choisi par l’individu. Ce principe clé de la théorie contemporaine du genre contrevient à la loi naturelle et à la révélation chrétienne, et, par conséquent, il a explicitement été rejeté par le pape François et le pape Benoît XVI.

Selon la Genèse, nous sommes créés homme et femme, à l’image de Dieu (Genèse 1, 26,27). Chacune et chacun de nous est donc appelé à accomplir sa vocation d’une façon qui est à la fois individuellement unique et néanmoins fidèle à celle ou à celui pour lequel nous avons été créés. Pour reprendre les mots du Catéchisme de l’Église catholique, aux numéros 2332 et 2333, « il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle », laquelle comprend « la différence et la complémentarité physique, morale et spirituelle » et « affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l’unité de son corps et de son âme ». Cette identité « concerne particulièrement l’affectivité, la capacité d’aimer et de procréer, et, d’une manière plus générale, l’aptitude à nouer des liens de communion avec autrui. »

Soucieux du bien-être, non seulement des catholiques, mais aussi de toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, nous tenons à exprimer de nouveau nos graves inquiétudes au sujet du projet de loi C-16. Il est probable que cette législation soulèvera des questions liées à la liberté de parole, la liberté d’association et la liberté de religion. Nous invitons instamment tous les fidèles catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à faire preuve de diligence en défendant ces libertés et la conception de la dignité humaine sur laquelle elles sont fondées.

Source

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La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

lundi 10 juillet 2017

Le Canada aujourd'hui : « Élever un enfant sans genre »

Cela semble être la dernière mode progressiste : s’extirper de sa réalité sexuelle biologique. Radio-Canada en parle souvent avec détachement ou bienveillance.

Voici ce que nos impôts payés à Radio-Canada (plus d’un milliard de $/an) nous apprenaient :

Alors qu’un parent en Colombie-Britannique se bat en cour pour que le sexe de son enfant ne soit pas inclus sur son certificat de naissance, ce mouvement prend de l’ampleur à l’échelle du pays.

En attendant des changements en Ontario, un couple de Toronto utilise des pronoms neutres et tente d’éviter toute notion de genre avec son enfant.

Ils ont décidé d’élever leur enfant, Ollie, en évitant toute notion de genre.

« On utilise les pronoms “they” et “them” (“eux”, en anglais) autant que possible et nous demandons à nos proches, notre médecin et d’autres fournisseurs de services de faire de même », explique Ashley McGee.

Les vêtements et les jouets du bébé, par exemple, ne sont ni féminins, ni masculins. [Note du carnet : donc ni poupée, ni camion, ni soldats ? Que reste-t-il ?]

L’Ontario, tout comme l’Alberta, étudie la possibilité d’ajouter un troisième genre non binaire sur les documents officiels. Certains veulent aller encore plus loin et complètement retirer la notion de genre sur les documents officiels.

Ce n’est pas assez, selon Barb Besharat, l’autre parent du couple. « Nous préfèrerions qu’il n’y ait pas de sexe sur les cartes d’identité », dit-elle.

Ce débat fait l’objet d’une révision judiciaire en Colombie-Britannique.

D’ailleurs, la coalition Gender Free ID surveille de près ce qui s’y passe en cour. « Je crois que c’est important parce que ça rendra tous les autres cas légaux similaires plus faciles », explique Felix Gilliand, porte-parole de la coalition.

Ottawa, de son côté, étudie déjà la possibilité d’ajouter des catégories de genres sur les passeports canadiens.

Aucune critique dans l’article de Radio-Canada. Il ne donne la parole qu’à des militants extrémistes.

Personne pour se plaindre de ces parents dont l’obsession asexuée risque de laisser des séquelles dans leurs enfants ? Que diront les parents quand leur fille aura ses premières règles et que la réalité physiologique reviendra au galop ? Ou feront-ils comme ces deux « mères » lesbiennes qui ont fait subir un traitement hormonal à « leur » fils pour bloquer sa puberté.

Thomas entre Pauline Moreno et Debra Lobel qui affirment qu'il n'a pas subi de pressions dans sa décision de devenir une fille


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Remplacement du mot « principes » par celui de « valeurs »

La philosophe Bérénice Levet dans son dernier ouvrage, Le Crépuscule des idoles progressistes, analyse la fortune du mot « valeur » dans le discours politique récent :
D’ailleurs, au lendemain des 6-7-8 janvier [2015, l’attentat de Charlie Hebdo], on se garda bien de parler de la France ; un mot hypnotisa, neutralisa la réflexion : le mot « valeur », dont l’usage présidentiel, ministériel confirma de façon assourdissante son statut, déjà identifié par le poète Michel Deguy, de « lieu commun de l’éloquence politique » et de son « intarissable caquetage ». Et le 11 janvier, c’est au nom des valeurs que l’on se mobilisa. Les valeurs sont des universaux, sans ancrage historique. Charlie ne saurait donc prétendre au beau titre de citoyen, de patriote.

La fortune que connaît ce mot de « valeur » importé de la sphère économique dans la sphère politique atteste la perte de sens du politique. Dans ce domaine politique, ce sont les principes qui commandent — le principe de par son étymologie renvoie au commencement, à ce qui a été déposé par les ancêtres, origine fondatrice qui nous porte, nous soutient, nous inspire.

Mais le vocable a des accents par trop rigides pour l’esprit démocratique, on lui préfère donc celui de « valeurs », qui a quelque chose de plus souple — elles se troquent, se négocient, comme à la Bourse du commerce, et ont pour vertu d’être universelles. Et d’ailleurs, ce n’est pas tant d’avec les valeurs, de la République que les candidats au djihad font sécession — ils parlent volontiers l’idiome des droits de l’homme — mais bien d’avec l’identité française, ou plutôt, d’avec ce qu’ils en connaissent au travers de la propagande islamiste, et, hélas, du discours de certains de nos historiens, sociologues, journalistes dont le code de déontologie tient en un article : reconnaître les erreurs de la France.