mardi 27 mai 2008

Allemagne — Voix dissonante à la gauche de la gauche en faveur du salaire parental


« Le vent de l’Histoire souffle dans nos voiles », déclarait ce week-end le chef de Die Linke (La Gauche), la gauche de la gauche allemande, Oskar Lafontaine après ses succès électoraux. Mais c’est bien plutôt le vent de la discorde qui semble dominer le premier congrès de ce parti regroupant déçus radicaux du parti socialiste (SPD) et ex-communistes.

Christa Müller, la compagne du dirigeant, a récemment publié (voir ci-contre) dans une maison d’édition catholique un livre intitulé Ton enfant te veut – la véritable liberté de choix grâce au salaire parental, y défendant notamment l’idée d’un bon salaire parental.

Mme Lafontaine a eu, tardivement, un enfant qui a aujourd’hui 10 ans. Ses positions sur les affaires familiales ont, peu à peu, radicalement changé. Devenue mère au foyer, elle affirme que « c’est dans les familles où le père et la mère travaillent à temps partiel ou dans celles où la mère reste à la maison que les enfants se sentent le mieux ». En tant que porte-parole de La Gauche pour les affaires familiales dans le Land de Sarre, elle a commencé à prendre position contre les crèches, soulignant que « l’encadrement de l’État » ne suffit pas à socialiser les jeunes, comme le montrent « les troubles de la jeunesse en France ». Mme Müller n'a sans doute pas entendu parler de l'interculturalisme québécois, recette miracle de l'État à appliquer obligatoirement dès le plus jeune âge...

Christa Müller a annoncé qu’elle prendra la parole en faveur d’une politique nataliste à un congrès de la très conservatrice « Union paneuropéenne » à Augsbourg. Inutile de dire que Die Linke dont elle est porte-parole de la section sarroise est furieuse. Christa Müller a été accusée de développer des thèses rétrogrades « dignes de l’Église catholique », et une pétition a été lancée contre la « prime aux fourneaux ». Les invectives que lui lancent ses camarades frôlent l’exclusion du parti. Tolérants comme on l’est à gauche, de proches collaborateurs de Lafontaine semblent envisager cette éventualité.

Dimanche avait lieu le Congrès de La Gauche, à Cottbus. Pas moins de 200 délégués et fédérations ont présenté une motion réaffirmant que « La Gauche veut des crèches pour tous » tout en condamnant tout discrédit qui serait porté sur cet instrument capital de socialisation et d’émancipation des femmes.

Ce fut le texte clé du congrès, il fut adopté à la quasi-unanimité, sous un tonnerre d’applaudissements. Non sans courage, Christa Müller est montée à la tribune pour plaider la liberté de choix. « J’ai toujours compris La Gauche comme étant un parti de liberté », a-t-elle tenté de dire sous les sifflets...

Un Québécois n’aurait pas été dépaysé.

lundi 26 mai 2008

Les classes séparées pour les garçons et les filles de plus en plus à la mode aux États-Unis



Larry Cahill, membre du Centre pour la neurobiologie de l’apprentissage et de la mémoire à l’Université de Californie à Irvine, déclare que « Nous pouvons dire avec de plus en plus de confiance que les hommes et les femmes traitent l’information de manière différente ».

Michael Gurian, thérapeute de famille à Spokane dans l’État de Washington, précise pour sa part que « ces différences signifient que, dans une classe mixte de trente élèves, cinq à sept garçons connaîtront des difficultés alors qu’on les force à s’asseoir en silence, à lire, à beaucoup écrire tout en se tenant fort occupés. »

Chaque année voit de nouvelles statistiques alarmantes confirmer les difficultés des garçons. Alors que les filles ont fait de grands progrès en mathématiques et en sciences, les garçons continuent de trainer en lecture et, plus significatif encore, en rédaction l’écart s’est même accentué dans des tests comme ceux du NAEP (National Assessment of Educational Progress).

Les garçons sont également plus enclins à décrocher de l’école. Depuis 1970, le taux d’inscription des filles à l’université a crû trois fois plus vite que celui des garçons ; à tel point qu’aujourd’hui les filles représentent 57 % des inscrits à l’université.

« Les garçons de familles à faibles revenus s’en tirent moins bien que les filles de même niveau socio-économique » précise Judith Kleinfeld, professeur de psychologie à l’Université de l’Alaska à Fairbanks.

Les écoles et les classes séparées en fonction du sexe, une solution ?

Les chercheurs de l’université Stetson en Floride ont complété un projet-pilote de trois ans qui compare classes mixtes et classes séparées pour garçons et filles dans une école primaire voisine de l’université. Les écoliers de cette école ont été affectés à une classe mixte ou à une classe unisexe de sorte que la taille et le profil démographique de ces classes soient identiques. Les résultats de ces étudiants aux tests FCAT de Floride (Florida Comprehensive Assessment Test) sont les suivants

Pourcentage des écoliers déclarés compétents selon les tests FCAT

37 % des garçons dans les classes mixtes
59 % des filles dans les classes mixtes
75 % des filles dans les classes unisexes
86 % des garçons dans les classes unisexes

Ces écoliers avaient suivi exactement le même programme dans la même école. Cette école intègre également des écoliers ayant des troubles de l’apprentissage ou un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité. Plusieurs des élèves précédemment dits à troubles et affectés à des classes unisexes ont bien réussi les tests FCAT.

Après 4 ans d’étude, le professeur Kathy Piechura-Couture de l’université Stetson a indiqué à l’antenne de la NBC que 55 % des garçons dans les classes mixtes réussissaient les tests FCAT, alors que 85 % des garçons dans les classes pour garçons réussissaient. À nouveau, même école, même programme, même taille de classe, même profil sociodémographique.

Selon le Dr. Leonard Sax, auteur de plusieurs livres sur le sujet dont celui illustré ici, les écoles et classes séparées pour chaque sexe permettent d’abattre les stéréotypes (« les garçons sont bon en maths, les filles en poésie ») et permettent aux garçons et aux filles de transgresser ceux-ci et d’être bons dans les matières où ils ne sont pas supposés exceller. Les écoles et classes séparant les sexes permettent souvent aux filles de s’exprimer plus librement. Quant aux garçons, une pédagogie qui tient plus en compte leur besoin d’activité physique leur permettrait de mieux réussir à leur propre rythme.

Croissance des classes et écoles de même sexe dans le secteur public

Alors que les écoles ou classes séparées pour les garçons et les filles existent depuis longtemps dans le secteur privé de l’éducation aux États-Unis, le titre IX des Amendements à l’enseignement de 1972 avait en pratique interdit la création de telles classes dans le secteur public puisqu’elles étaient désormais considérées comme une forme de discrimination sexuelle et privaient les écoles en contravention de subsides.

Le titre IX a été modifié à la fin 2006 et il est désormais nettement plus facile de créer des écoles et des classes de même sexe à titre volontaire.

En 1995, il n’existait que deux écoles publiques séparant les sexes aux États-Unis. Personne ne connaît exactement le nombre d’écoles ou de classes séparant les sexes aux États-Unis, mais selon le Dr Sax, il y en aurait plus de 360 et leur nombre serait en forte croissance.

Les politiques du gouvernement du Québec sapent la famille et les communautés religieuses, contre-pouvoirs nécessaires dans une société libre

Douglas Farrow, professeur en Études religieuses de McGill, publie dans la Gazette de Montréal un article critique au sujet des politiques récentes de l'État québécois en matières d'éducation et de politique familiale 
Je me demande quand donc nous rendrons-nous compte que la situation a fondamentalement changé en Occident ? Quand concerterons-nous nos actions pour protéger nos libertés, de façon à ce qu’elles puissent être transmises à nos enfants et à la prochaine génération ?
Je pense que le nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse devrait être un signal d’alarme. Voici pourquoi.

Ce n’est pas parce que je suis contre le fait d’enseigner aux enfants, disons à des enfants plus âgés, des choses concernant d’autres religions que le christianisme. Comme j’enseigne dans une faculté de sciences religieuses, on comprendrait difficilement que je m’oppose à cela. Mais je suis contre le nouveau programme parce qu’il est même imposé aux écoles privées et confessionnelles, et même aux jeunes enfants.

Je me dresse contre ce cours parce que — ne vous y trompez pas — ce cours vise à sevrer les enfants des religions traditionnelles et de leurs engagements moraux pour leur inculquer une idéologie antipathique à ces engagements, l’idéologie dite du « pluralisme normatif ».

Le but est de leur enseigner le principe de Sheerman selon lequel la foi est acceptable tant et aussi longtemps que les gens n’y croient pas trop. Ce qui est visé, en d’autres mots, c’est de les arracher de leur communauté de socialisation de base — leurs familles et leurs lieux de culte — pour les unir dans l’État, avec l’État et sous l’État, un État qui se considère foncièrement plus important que ces familles et ces églises.

Dans un article que j’ai écrit le mois passé, je rappelais aux catholiques canadiens certaines choses que le Pape Léon XIII avait dites dans son encyclique Affari Vos (1897) sur la question scolaire au Manitoba.
  • Léon XIII souligne d'abord que l’Église catholique « se tint au berceau de l’État canadien, » et en particulier au berceau de son système d’éducation, ce qui, normalement, devrait susciter une écoute plus respectueuse de l’État sur cette question alors que nous avons à nouveau à y faire face ; et, réciproquement, il nous faut rappeler à l’Église qu’elle a encore un devoir de responsabilité en cette matière.
  • Deuxièmement, que « nos enfants ne peuvent fréquenter des écoles qui, soit ignorent, soit ont l’intention arrêtée de combattre la religion catholique, ou des écoles dans lesquelles ses enseignements sont méprisés et ses principes fondamentaux rejetés. » C’est précisément ce que le nouveau cours force nos écoles à faire, explicitement ou implicitement. « Il est nécessaire d’éviter à tout prix, comme étant les plus dangereuses, les écoles dans lesquelles toutes les croyances sont bienvenues et traitées comme des égales, comme si, en ce qui concerne Dieu et les choses divines, il n’était d’aucune importance que ce qui est cru par quelqu’un soit correct ou non et qu’il s’engage du côté de la vérité ou de l’erreur. » Mais, au mois de septembre, nos écoles feront précisément cela. Et si elles ne font pas cela, elles feront quelque chose d’encore plus dangereux : la mise en place du « pluralisme normatif » qui est un critère irréligieux pour juger la vérité et l’erreur.
  • Troisièmement, que « sans religion il ne peut y avoir aucune éducation digne de ce nom, ni quelque bien que ce soit, étant donné que la véritable nature et puissance de tous les devoirs origine des devoirs spéciaux qui lient l’homme à Dieu, qui commande, défend et détermine ce qui est bien et mal. » Comme le note Léon XIII : « désirer que les esprits soient gagnés au bien tout en les laissant sans religion est aussi insensé que d’inviter les gens à la vertu après avoir enlevé les fondements sur laquelle elle repose. »
  • Quatrièmement, que les catholiques doivent être unis, en s’élevant au-dessus des partis politiques, s’ils veulent accomplir quelque chose. Le Pape Léon XIII déplore précisément le fait que dans la situation du Manitoba, « les catholiques canadiens eux-mêmes se soient montrés incapables d’agir de concert pour la défense des intérêts qui touchent de si près le bien commun, à un moment où l’importance de ce qui était en jeu aurait dû faire taire les intérêts partisans, qui sont décidément d’un niveau plus bas. » Les choses auraient pu changer depuis cent ans, mais rien n’indique que la situation ait changé. Ici, au Québec, même nos évêques francophones ne semblent pas agir de concert.

En plus de ces orientations de Léon XIII, il ne faudrait pas oublier la mascarade au cours de laquelle nous avons perdu des droits parentaux et familiaux fondamentaux par les lois 109, 118, et 95. Stéphane Dion, à titre de ministre des Affaires intergouvernementales, déposa en 1997 une résolution permettant d’amender la Constitution de telle façon que la loi abolissant le système scolaire confessionnel puisse devenir effective. Stéphane Dion précisa à ce moment que « le droit à une instruction religieuse est toujours garanti sous la Section 41 de la Charte des droits et libertés qui possède un statut quasi constitutionnel selon la Cour Suprême du Canada ». Mais cette garantie s’avéra sans valeur. Quand la loi 95 fut présentée en 2005, la Charte québécoise elle-même fut amendée à l’insu du public, sans débat significatif et sans même qu’il y ait enregistrement d’un vote.

La version originale de la Section 41 accordait aux parents « un droit permettant d’exiger dans les établissements scolaires publics que leurs enfants reçoivent une éducation religieuse ou morale en conformité avec leurs convictions. » La nouvelle version concède seulement « un droit de donner à leurs enfants une éducation religieuse et morale conforme à leurs convictions et respectueuse des droits et des intérêts des enfants. » Tant pis pour la quasi-constitutionnalité. Et qui donc, je me le demande, déterminera ce qui est ou non dans les meilleurs intérêts des enfants ?

Il est crucial que nous comprenions comment la loi fédérale sur le mariage de même sexe, la loi C-38, a changé le terrain légal à la fois au Canada et au Québec. Contrairement à l’Article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la plus haute cour de justice du Canada a transformé le mariage en une institution qui, plutôt qu’être reconnue par l’État, appartient désormais à l’État — une institution qui est une créature de la loi civile et non celle de la loi naturelle. Le Parlement a alors redéfini le mariage de telle façon que la procréation est exclue de ses visées.

Ces changements ont mis en danger la plupart de nos droits et libertés parentaux. Ce n’est plus clair désormais, pour ce qui a trait à la loi, à qui appartiennent les enfants et qui est au bout du compte responsable des enfants. Avec l’éviction du mariage traditionnel, il n’y a plus d’institution qui témoigne clairement que la famille naturelle a des droits et des responsabilités qui ne dérivent pas de l’État, mais existent indépendamment et sont donnés à l’État. La famille ne protège plus ses membres du pouvoir de l’État et de l’autorité.

Cela a des conséquences sur la question de l’éducation. Un des droits particuliers auquel nous avons toujours été attachés, qui était, jusqu’à récemment, reconnu dans notre Constitution, est le droit d’éduquer nos enfants comme nous le souhaitons, spécialement en ce qui regarde la religion. Mais ce droit (toujours valable bien sûr) nous a maintenant été enlevé. L’État a décidé pour nous comment éduquer nos enfants, même en ce qui concerne la religion. Et pourquoi ne le ferait-il pas ? Après tout, n’est-ce pas le même État qui, la même année, fit passer la loi 95 et élimina gaiement, sous la juridiction fédérale, l’institution elle-même qui protégeait l’instance familiale naturelle et ses droits — l’institution qui disait clairement de qui les enfants relèvent ?

Au Québec, le gouvernement fait pression pour aller de l’avant avec un plan de formation de la prochaine génération, image concoctée par des idéologues professionnels qui ne se sont pas souciés de ce que les familles du Québec et les communautés religieuses pouvaient en penser. Il sait, comme un document ministériel récent le déclare, « qu’éduquer c’est, d’abord et avant tout, former un être humain. » Et il avoue que « le besoin de sécularisation de l’école publique de façon à respecter les droits de chaque personne humaine, ne signifie pas que l’école n’a plus à s’occuper du développement spirituel des étudiants. » Ainsi elle s’occupera de leur développement comme il lui semblera bon. Elle formera tous les enfants d’après une philosophie individualiste et pluraliste qui supprime et efface efficacement la conception catholique du développement spirituel.

Pensez-vous que cette prétention est exagérée ? Je peux seulement vous dire, si c’est ce que vous pensez, que soit vous n’avez pas lu soigneusement les documents exposant la politique derrière le nouveau programme, soit vous ne comprenez pas la foi catholique elle-même. La foi catholique — étant trinitaire, incarnée et ecclésiale — est précisément non individualiste ni pluraliste, ni relativiste. Elle s’intéresse à la personne plutôt qu’à l’individu. Elle cherche la communion, non l’homogénéité imposée par l’État. (Notez le mot « normatif » dans l’expression « pluralisme normatif »). La foi catholique désire la vérité et, par conséquent, reconnaît que l’erreur existe. Elle ne se réfugie pas dans le subjectivisme, comme le fait ce programme ; un subjectivisme qui voile à peine le cynisme d’une intelligentsia et d’un service public composés majoritairement de catholiques désenchantés.

Peut-être n’êtes-vous pas conscients que des sommités des deux côtés de l’Atlantique ont commencé à questionner le droit des parents à éduquer leurs enfants conformément à leurs propres croyances religieuses, même dans l’intimité de leurs propres maisons. Notre ministère de l’Éducation n’est pas allé aussi loin, du moins pas encore. Mais il est déterminé à l’’emporter sur les parents. Nos enfants seront soumis au pilonnage de la supériorité de l’individualisme sur le communautarisme ; ce qui fera de l’individualisme le nouveau communautarisme. Quel est le but ou quel est le résultat visé (par cette catéchèse individualiste), je le demande, sinon d’isoler les enfants des communautés — familiales et religieuses — qui relativisent l’État et ses institutions ? Qui nuancent leur dépendance et allégeance envers l’État ? Bref, ce qui fait une société libre ?

D’autres personnalités éminentes (et cela ne devrait pas nous surprendre) ont commencé à remettre en question le droit des organisations religieuses comme telles, et pas seulement leurs écoles privées, à agir librement comme organismes de charité si leurs enseignements et pratiques ne sont pas conformes à l’idéologie actuelle de l’État. Que les croyances et les pratiques de ces mêmes organisations religieuses aient présidé à la fondation de ce même État et de son progrès, et sont à la racine de son histoire et de son organisation ne semble guère compter. La nouvelle image doit l’emporter ; elle doit à tout prix configurer le visage de la nouvelle génération. Les principales sources de résistance à cette image doivent être neutralisées sinon éradiquées. Et la cible principale n’est pas, comme l’imaginent certains, l’islam radical, qui importe, il est vrai, chez nous des idées et des pratiques antagonistes à notre ordre social et à son histoire. La cible essentielle est le christianisme, plus particulièrement le catholicisme.

Ceci peut paraître alarmiste, mais, bien franchement, je veux sonner l’alarme. Je pense que nous devons comprendre le contexte dans lequel le combat sur le nouveau programme s’inscrit et qu’il est désormais impossible de ne pas prendre parti dans cette bataille.

Difficultés scolaires des garçons aux États-Unis – les chiffres

Les garçons connaissent souvent plus de difficultés scolaires que les filles, quelques chiffres des États-Unis :
2,5   Le nombre de fois qu’un garçon risque une retenue comparé à une fille.
3,4Le nombre de fois qu’un garçon risque d’être renvoyé comparé à une fille.
66 % Le pourcentage arrondi des élèves en difficulté qui sont des garçons.
10 %Le pourcentage approximatif des garçons qui ont des troubles d’apprentissage, compare à 6 % de filles.
2,5Le nombre de fois qu’un garçon risque d’être diagnostiqué avec un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité comparé à une fille.
3La différence entre les taux de progression d’inscription à l’université entre les femmes et les hommes depuis 1970 ; le nombre d'étudiantes croît nettement plus vite.
57 %   Le pourcentage d’étudiants universitaires qui sont des femmes.

dimanche 25 mai 2008

Campagne publicitaire simultanée de la CLÉ dans six quotidiens québécois

Le jour même où les commissaires Bouchard et Taylor recommandent au gouvernement de faire une « promotion vigoureuse » du nouveau cours imposé par l’État d’Éthique et culture religieuse, la Coalition pour la liberté de choix en éducation se paie d’énormes publicités dans six journaux de Montréal et de Québec. La CLÉ qui regroupe des parents catholiques, protestants, orthodoxes et athées rappelle aux « Parents, c’est à vous de choisir, pas au gouvernement ! »

Ces publicités de grande taille font écrire à Mme Louise Leduc de La Presse de Montréal que « La Coalition pour la liberté de choix en éducation [...] a manifestement les moyens financiers de ses ambitions ».

La publicité comprend également le formulaire d’exemption à ce cours conçu par la CLÉ, on y invoque l’article 222 de la Loi sur l'instruction publique. Rappelons que ce même article était celui invoqué par les parents athées qui ne voulaient pas envoyer leurs enfants à un cours d'enseignement religieux.

Toutes les exemptions refusées, l’ordre vient d’en haut !

Jusqu’à ce jour, les demandes d’exemption reçues dans une demi-douzaine de commissions scolaires de la Rive-Sud de Montréal, de l’Estrie et du Lac-Saint-Jean ont toutes été refusées. Les demandes en révision n’ont pas eu davantage de succès. Notons que cela n’est absolument pas étonnant puisque, d'une part, la ministre Courchesne a indiqué très tôt à tous les fonctionnaires et commissaires qu'elle refuserait toutes les demandes d’exemption et, d'autre part, comment imaginer que le Monopole de l’Éducation, une nouvelle fois juge et partie, accorde une dispense pour un nouveau programme motivé idéologiquement et que la ministre imagine être la seule réponse adéquate pour formater les futurs élèves dans un Québec « de plus en plus divers ». « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d’orteils » devait déclarer Mme Courchesne, le 18 avril 2008 au Soleil, pour justifier son intransigeance et son zèle dans ce dossier.

Bientôt en cour supérieure ?

Lorsque tous les recours administratifs auront été épuisés, Me Jean-Yves Côté, membre de la Coalition et père de trois enfants, veut se rendre en Cour supérieure avec une demande de contrôle judiciaire. « Le Code civil prévoit que les parents sont responsables de l’éducation de leur enfant, précisait Me Côté au Soleil. Et la déconfessionnalisation des structures n’a jamais voulu dire qu’on devait se faire enseigner une religion d’État et qu’on perdait la liberté de conscience et de religion ! »

Si la CLÉ ne parvient pas à se faire entendre sur le fond du dossier d’ici la rentrée scolaire, elle demandera des exemptions temporaires pour soustraire les enfants au nouveau programme.

Qu’a la ministre contre le cours de religion chrétienne ?

Antoine Malek, porte-parole de la Coalition, n’admet pas que le ministère de l'Éducation ait imposé à tous les élèves ce cours sans véritable consultation indépendante et sans se préoccuper du fait que les enseignants devront se présenter devant les enfants avec une formation minimale « d'à peine huit heures ». M. Malek s’est exclamé à la journaliste de La Presse qui l’interrogeait : « Qu'a donc la ministre Michelle Courchesne contre le cours de religion chrétienne ? »

« Soirées de propagande » payées par le contribuable

Le Monopole de l’Éducation tiendra deux soirées d’information sur le programme d'ECR dans la région de Québec dans les jours à venir : le lundi 26 mai au soir au Collège Saint-Charles-Garnier et le lendemain, mardi soir, à Lévis à l’école secondaire Les Etchemins. La Coalition entend répondre à ce qu’elle qualifiait au Soleil de Québec comme des « soirées de propagande » par une conférence le 9 juin au Montmartre canadien à 19 h 30.

Darcos contre Zemmour



Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, a mis beaucoup d'eau dans son vin depuis 2000 quand il écrivait dans L'art d'apprendre à ignorer que les jeunes d'aujourd'hui, ballotés par les lubies du moment, sont plongés dans un savoir émietté, lacunaire et instable. Il stigmatisait alors les nombreux théoriciens — qui n'ont parfois jamais enseigné — qui tâchent, contre l'évidence, de démontrer l'élévation du niveau des connaissances scolaires parfois en ajustant les résultats au bac pour atteindre les résultats commandés par le Plan.



Concernant la Finlande championne du palmarès PISA, tests internationaux faits auprès de jeunes de 15 ans : l'efficacité de l'autonomie des élèves plus âgés des lycées finlandais, vantée par M. Darcos, ne fait l'objet d'aucune étude internationale comparative comme les tests PISA ou ceux du PIRLS. On ne sait pas si elle est bénéfique ou non, si elle est plus efficace que les classes structurées.

Question subsidiaire : à l'écoute de cet entretien qui évite les sujets qui fâchent (composition de l'immigration et effets sur les résultats, poids des syndicats, comment combattre la dévalorisation des diplômes, coût astronomique de l'Éducation nationale par rapport au privé, etc.), en quoi M. Darcos est-il un ministre de droite ?

samedi 17 mai 2008

Tout ça pour ça ? Les ethnies se replient malgré le multiculturalisme imposé à tous par le Monopole ?

On comprend que l’immigration croissante ait pu plaire à certains « laïques » et autres athées du Québec adeptes du multiculturalisme.

On allait pouvoir prétexter de la diversité croissante, à Montréal surtout, pour imposer à tous les Québécois un programme d’histoire qui sacrifie au prêt-à-penser multiculturel le plus affligeant et un autre d’éthique et de culture religieuse relativiste. Pourquoi ? Parce que. Parce qu’« on en était rendu là » comme l’avait si éloquemment expliqué un ancien ministre de l’éducation du Québec en 2005. Évidemment, il s’agissait d’un bon tour joué aux prétendus extrémistes et autres rétrogrades qui auraient encore voulu qu’on enseigne qu’une religion particulière était la bonne sans que l’État instille le doute par un cours relativiste obligatoire imposé à tous les enfants.

Pour la bonne cause laïciste et relativiste, il avait fallu modifier – sans que cela soit jamais au programme d’un parti lors d’une élection – la constitution canadienne (article 93) pour éliminer d’importantes protections offertes aux parents catholiques et protestants, amender l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés pour limiter le rôle des parents dans le choix de l’éducation de leurs enfants et leur droit à des programmes scolaires qui respectent leurs croyances et convictions. Les professeurs ne pourront plus bénéficier de l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique et refuser de donner le cours d’éthique et de culture religieuse. Les écoles prétendument privées au Québec (même celles qui ne reçoivent aucun subside) devront enseigner ces programmes controversés.

Eh, bien. S’il s’agissait de s’assurer que l’école québécoise serait plus diverse à Montréal en éliminant partout d’anciens droits et libertés religieuses, il semble que toutes ces contraintes et pertes de droits furent en vain. Rappelons que les écoles publiques protestantes et catholiques étaient déjà diverses et qu’aux États-Unis les écoles catholiques privées sont souvent plus diverses que les écoles publiques qui le plus souvent recrutent dans un bassin géographique homogène.

Vaines toutes ces libertés perdues. En effet, on assiste désormais à une demande d’écoles ethniques au Québec, loin du relativisme officiel. Chaque communauté culturelle et ethnique – et le gouvernement s’assure que leur poids augmente chaque année – semble vouloir ses écoles. Foin de l’assimilation et de l’intégration. Vive les racines semblent dire ces immigrants. Rappelons que le Québec est déjà la province qui assimile linguistiquement le moins vite les immigrés. Ils semblent hésiter à se défaire de leur langue dans un milieu où le français n’est pas hégémonique et l’anglais est encore très utile. Il y a fort à parier que les choses n’iront guère mieux en matière de valeurs culturelles alors que les immigrés renforceront leur poids et que la majorité francophone vieillit rapidement et que ses enfants sont déjà minoritaires dans certaines écoles montréalaises et le deviendront de plus en plus.

Isolement des communautés ethniques symbolisé cette semaine par un projet d'école « afrocentriste » qui est sur le point d’accoucher à Montréal. Des représentants de la communauté noire soumettront la semaine prochaine un projet d'école publique anglophone faisant une place importante à la promotion du patrimoine africain.

Selon ses concepteurs, l'école afrocentriste permettrait de redonner une fierté aux jeunes noirs déconnectés de leur héritage culturel. Elle encadrerait mieux les jeunes et contribuerait à lutter contre le décrochage scolaire, qui frôle les 50% chez les élèves noirs au secondaire.

Il existe déjà deux autres primaires publiques anglophones à Montréal qui offrent des projets pédagogiques à caractère ethnoculturel; l’une se concentrant sur la culture italienne et l'autre sur la culture juive.

Le maire de Côte-Saint-Luc, Anthony Housefather, caresse également l'idée de proposer une école secondaire qui se distinguerait par une offre en études juives.

« Ces deux écoles sont très populaires. Des parents campent même dans la cour d'école au moment de l'inscription, ce qui est plutôt rare puisque notre commission scolaire a perdu quelque 800 élèves l'an dernier », précise M. Cohen, porte-parole de la commission scolaire anglophone de Montréal.

Sources : La Presse et Le Devoir.

vendredi 16 mai 2008

À propos de l'examen d'écriture du MELS

Billet amusant du Professeur masqué sur l'examen d'écriture du MELS.

Extraits :
Comme l'ont relevé certains articles de La Presse, la réussite à certains critères de cette épreuve atteint des proportions similaires aux élections soviétiques. Mais comment expliquer un tel succès alors que certains jeunes peinent pourtant à écrire correctement leur langue maternelle?

C'est bien simple: cet examen est conçu pour être réussi par le plus grand nombre possible d'élèves, qu'ils sachent écrire correctement ou pas. L'important, c'est de décerner des diplômes et d'envoyer les petits sur le marché du travail. Pour les autres, des cours de rattrapage sont prévus au cégep et même à l'université. Rattrapage après 13 années d’enseignement du français et deux épreuves ministérielles qui sont supposées valider la maitrise de la langue…

[...]

Une formule gagnante : le cahier de préparation

Afin de s'assurer que le plus grand nombre d'élèves réussissent cet examen, on leur confère certains avantages majeurs.

On remet tout d'abord un cahier de préparation aux élèves. Ce dernier contient des textes à partir desquels ils devront écrire un texte argumentatif d'environ 500 mots.

Le gag, si c'en était drôle, c'est que ce cahier révèle immédiatement une partie du sujet qui sera abordé. Cette année, par exemple, il y avait de fortes chances que le sujet porte sur la gestion des déchets. Pourquoi? Tout d’abord le titre du cahier est «Parlons poubelles!» Ensuite, il écrit dans le cahier qu’une partie du sujet portera sur ce sujet:

«Au cours des prochains jours, on vous demandera de réfléchir et de prendre position, en tant que jeune citoyen ou citoyenne, sur la gestion des déchets au Québec.»

On suggère même à la même page des activités qui pourraient servir à l’écriture du texte:
«La première vous amène à prendre conscience du problème de l’élimination des déchets. La deuxième vise votre gestion écologique des déchets dans le quotidien. La troisième vous propose certains textes sur cette problématique et ses différentes dimensions telles la réduction, la réutilisation, le recyclage, la valorisation des matières résiduelles, etc.»

Et devinez finalement quel a été le sujet de rédaction? Donnez votre opinion sur les mesures mises en place pour gérer les déchets. Quelle surprise!

L'avantage pour l'élève est donc qu'il pourra écrire une partie de son texte et l’apprendre par coeur, anticiper les aspects de celui-ci, ses arguments, etc. On voit ainsi des élèves qui 50% dans l’année bondir à 75% au ministère.

[...]

Ce cahier est évidemment remis aux élèves qui peuvent le travailler pendant près d'une semaine avec un ami, un parent. Quoi de mieux d’ailleurs qu’un parent enseignant de français quand vous êtes Fille masquée! On ne mesure donc pas la capacité des élèves à comprendre des textes, mais plutôt leurs habiletés sociales ou leur entourage familial.

Dans ma classe, les forts se sont regroupés entre eux et n’ont admis qu’un petit nombre d’élèves en difficulté au sein de leur cénacle. Sur quelle base aurais-je pu les obliger à faire autrement? Soyez gentils… Vous me faites de la grosse pé-peine, là…

[...]

Une autre formule gagnante : la feuille de notes

Afin de pouvoir utiliser des arguments solides et précis, on permet à l’élève de retranscrire sur une feuille de notes les extraits tirés des textes qu’il juge pertinents.

Il peut aussi ajouter certains éléments afin de l’aider dans sa correction comme en fait foi cette consigne :

«Après avoir lu et annoté les textes, inscrivez les éléments d’informations susceptibles de soutenir votre argumentation : mots-clés, citations et références, positions d’experts, schémas et définitions. Vous pouvez également y noter des éléments qui vous seront utiles pour vérifier et améliorer la qualité de votre texte (vocabulaire, syntaxe, ponctuation, orthographe d’usage et grammaticale, organisateurs textuels)».

Un élève futé pourra toujours caché au sein de sa feuille de notes des informations qui seraient interdites. De toute façon, à toutes fins pratiques, ces feuilles ne sont pas vérifiées efficacement. Certaines contiennent de milliers de mots, vous imaginez le travail!

Elles ne sont pas envoyées au MELS, le prof qui surveille l’examen n’a souvent aucun idée de ce qu’on doit y retrouver et les zélés comme moi qui demandent à avoir la possibilité d’être libéré pour vérifier les feuilles de notes de ses élèves se heurtent parfois à une direction qui trouve que ça coûte cher.

[...]

Dictionnaire et grammaire

Il faut aussi savoir que les élèves rédigent leur texte en ayant la possibilité de consulter un dictionnaire et une grammaire. On s’étonne toujours du nombre de fautes qu’ils commettent quand on sait qu’ils ont droit à ces deux outils.

[...]

Et pourquoi ne pas faciliter les choses!

On compare souvent les résultats des élèves d’une année à l’autre. Mauvaise idée! En effet, cette comparaison est fautive parce que le MELS change les conditions dans lesquelles celui-ci est administré.

Par exemple, l’année dernière, on a allongé de 15 minutes le temps dont peuvent bénéficier les élèves parce qu’on a remarqué que plusieurs d’entre eux manquaient de temps. Au lieu de remarquer qu’ils étaient plus faibles et que l’épreuve les dépassait, on leur facilite les choses!

De même, cette année, sans avoir averti les enseignants, le MELS a décidé de permettre aux élèves de pouvoir retranscrire des marqueurs organisationnels sur leur feuille de notes. Au début, ils ne m’ont pas cru quand je leur ai annoncé la nouvelle tellement elle semblait incroyable.

L’impact d’une telle décision est évidemment que les choses seront plus faciles pour nos jeunes puisqu’ils pourront écrire les organisateurs textuels suivants :

Devant ce problème
Pour ma part,
Premièrement
En effet
C’est-à-dire
Par exemple
En fait
Il faut
Deuxièmement
Ainsi
En d’autres mots
Pour conclure
En premier lieu
En second lieu


Ajoutez à cette liste les mots-clés, les citations et références, les positions d’experts, les schémas et définitions de vocabulaire, les éléments de syntaxe, de ponctuation, d’orthographe d’usage et grammaticale et vous obtenez rien de moins qu’un texte à numéros.

Dur, dur d’échouer…

Mme Courchesne « serre la vis » et « renforce son autorité »... Quelle surprise !

La Presse titrait au sujet des « conventions de partenariat » que la ministre du Monopole de l'éducation, Mme Courchesne, veut imposer aux commissions scolaires qu'elle « serre la vis ». Le Devoir, pour sa part, parlait du fait qu'elle « renforce son autorité »...

Mme Courchesne serait autoritaire et aurait une tendance à la centralisation ? Allons donc, les mauvaises langues ! Cela ne lui ressemble pas du tout, entêtée et sans tact, d'accord. Mais pas autoritaire quand même !

Ah, ben si, apparemment, le Devoir avait déjà utilisé « serrer la vis » au sujet de Mme Courchesne en parlant de cette grande priorité — surtout quand on la compare aux bagatelles que sont le haut taux de décrochage et la violence dans les écoles — qu'est l'obligation qui serait faite aux rares écoles juives orthodoxes de se conformer complètement au programme unique d'instruction imposé par Mme Courchesne. Rappelons qu'à l'époque le Devoir n'avait pas jugé bon de demander ce qu'en pensaient les personnes concernées : les parents et professeurs de cette communauté hassidim installée depuis près de 60 ans au Québec. Mais Le Devoir est un grand journal objectif.

Mais bon, il est vrai que Mme Courchesne avait déjà déclaré qu'elle refuserait d'office toutes les demandes de dispense du cours d'éthique et de culture religieuse, alors que les commissions de révision des commissions scolaires n'avaient même pas encore statué et que les griefs des requérants n'avaient même pas été entendus. Une première en matière de droit. D'aucuns avaient alors parlé d'« abus de pouvoir » qui motiverait chez un ministre plus scrupuleux une démission.

L'école, havre de socialisation — 13 % des crimes des adolescents y sont commis

Parmi les missions que le Monopole de l'Éducation a données à l'école, on retrouve :
« — l'école doit socialiser et préparer aux rôles sociaux de la vie adulte »
Le terme est défini dans le Rapport final des états généraux en 1996 :
« Socialiser est une autre finalité de l'institution scolaire. Celle-ci doit transmettre les valeurs qui fondent notre société démocratique (l'égalité, les libertés fondamentales, le respect de l'autre, la justice, la coopération, la solidarité) et le respect des institutions communes tout en demeurant un lieu d'exploration des valeurs. Elle prépare les individus à l'exercice de la citoyenneté en leur apprenant leurs droits et leurs devoirs, le respect des règles communes et l'ouverture à la diversité. L'école est aussi le creuset d'une société démocratique par sa fonction d'égalisation des chances et sa contribution à la cohésion sociale. Elle ne doit pas négliger ce volet de sa mission, sous peine d'être elle-même un agent de fracture sociale. (Rénover notre système d'éducation : dix chantiers prioritaires, p. 5) »
Passons sur le fait que d'éminents chercheurs reprochent à l'école d'infantiliser les adolescents en les regroupant par classe d'âge (pour des raisons d'efficacité et non de qualité) et en les coupant des adultes.

Ne revenons pas sur cette socialisation qui justifie l'imposition de valeurs parfois fortement teintées de correctivisme politique multiculturel et relativiste comme dans le cas des nouveaux programmes d'histoire et d' éthique et de culture religieuse, socialisation qui sert également de prétexte pour interdire tout bonnement l'éducation à la maison en Allemagne.

Loin des pétitions de principe grandiloquentes du Monopole, voyons simplement les faits que révèle la dernière étude Criminalité chez les jeunes de Statistique Canada

Environ 1 crime sur 10 commis par les jeunes survient sur les terrains d'une école
« En 2006, environ 1 crime sur 10 commis par les jeunes s'est produit sur les terrains d'une école, les voies de fait étant les plus fréquentes (27 %), suivies des infractions relatives aux drogues (18 %). Une arme était présente dans environ 7 % des crimes perpétrés à l'école. Il s'agissait d'une arme à feu dans moins de 1 % de tous les crimes perpétrés à l'école. »
Le rapport détaillé précise :
« L’inquiétude constante que suscitent le taxage et la violence à l’école fait en sorte que les crimes commis par les jeunes sur les terrains des écoles constituent un sujet d’intérêt croissant. En 2006, environ le dixième (13 %) des infractions au Code criminel (sauf les délits de la route) et des infractions relatives aux drogues commises par des jeunes ont été perpétrées sur les terrains d’une école. À peu près les trois quarts (73 %) de ces crimes ayant été signalés à la police se sont produits pendant les heures d’activités scolaires surveillées, alors qu’environ le quart de ces crimes ont eu lieu après l’école. Toutefois, étant donné l’absence d’élèves, d’enseignants ou d’autres membres du personnel, les crimes commis en dehors des heures de classe seraient plus susceptibles de n’être ni détectés ni signalés que ceux ayant lieu pendant les
heures de classe.
[...]

les taux de crimes commis par des jeunes à l’école ont généralement augmenté. Selon les données déclarées par la police, les taux d’infractions au Code criminel et d’infractions relatives aux drogues commises par des jeunes à l’école étaient 27 % plus élevés en 2006 qu’en 199811. Cette augmentation est attribuable en partie à la hausse de 18 % du taux d’infractions au Code criminel commises par les jeunes à l’école, ainsi qu’au bond de 66 % du taux d’infractions relatives aux drogues. »
Aucune donnée publiée sur les différences intraprovinciales

L'étude complète ne ventile pas les résultats du Québec. Où les violences perpétrées à l'école ont-elles lieu ? Dans les écoles urbaines, de banlieue, rurales ? Dans les réserves indiennes ? Dans les écoles juives, francophones, mennonites, évangéliques, privées, publiques ?