dimanche 10 septembre 2023

Congrès du Parti conservateur du Canada: pour la protection des mineurs contre les chirurgies de changement de sexe

Les militants conservateurs réunis en congrès à Québec ont envoyé à leur chef le message que le parti devrait sauter à pieds joints dans le débat sur les droits des personnes transgenres et non binaires.

Les délégués conservateurs ont massivement appuyé deux propositions, dont une interdisant les chirurgies de changement de sexe chez les mineurs, à 69% contre 31%. Même les délégués du Québec ont voté pour cette proposition à 58 %.

Les militants ont aussi voté, à 87%, pour interdire aux hommes biologiques d'avoir accès aux espaces intimes des femmes (tels que les toilettes, les douches et les prisons) et aux sports féminins. 

Une politique anti-euthanasie plus ferme a été adoptée, avec 71 % de votes positifs. Elle s'oppose explicitement à l'extension du régime de mort sur demande de Trudeau aux personnes déprimées, aux malades mentaux, aux pauvres et aux handicapés, ainsi qu'aux personnes qui ne sont pas en phase terminale. Cette complétée par une politique de soins palliatifs et une politique nationale de soins aux personnes âgées qui, si elles étaient mises en œuvre par un gouvernement conservateur, réduiraient la demande d'euthanasie.

Une autre proposition notable qui promeut le respect des enfants à naître et de la maternité, bien qu'indirectement, provient de l'association de Louis-Saint-Laurent. Elle engage le PCC à éliminer la taxe fédérale sur les «produits essentiels pour la maternité et les nouveau-nés».

Les 30 résolutions débattues par les militants ce samedi sont non contraignantes. C’est-à-dire que M. Poilièvre pourra les ignorer s’il le souhaite au moment de l’élaboration de la prochaine plateforme électorale.  

Les prétendus « droits des personnes transgenres et non binaires » font l’objet d’un débat politique de plus en plus intense au Canada anglais.  

Le Nouveau-Brunswick a récemment adopté une loi qui oblige les enfants de moins de 16 ans à obtenir le consentement parental avant de changer leur prénom ou leur pronom à l’école.

Le premier ministre Justin Trudeau a vertement critiqué le gouvernement de Blaine Higgs, qu’il a associé à la droite dure américaine.  

En réponse, Pierre Poilievre a demandé au premier ministre canadien de «laisser les provinces gérer les écoles, et les parents élever leurs enfants». 

Contre la discrimination positive

Les délégués conservateurs ont aussi voté massivement en faveur d’une résolution visant à abolir la discrimination positive dans les embauches au sein d’organismes de recherche recevant des fonds fédéraux, à 95% contre 5%.  

«Il faut se débarrasser de ces politiques wokes», a dit au micro un militant d’origine asiatique, qui souhaite «être reconnu pour ses compétences, et non pour son origine ethnique».  

Ils ont aussi voté à 80% en faveur d’une résolution visant à abolir les ateliers obligatoires de sensibilisation à la diversité et à l’inclusion en milieu de travail. 

La partialité de Radio-Canada 

Reportage de la SRC ci-dessous, évidemment, Radio-Canada n'a invité aucun opposant aux traitements et aux chirurgies (stérilisation, castration, ablations des seins) avant 18 ans, ni aucune personne ayant regretté sa transition. Et bien sûr, les commentaires sont désactivés.

 


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Euthanasie — une femme belge étouffée avec un coussin

Le 29 mars 2022, les produits utilisés pour euthanasier une femme belge âgée de 36 ans n’étant « pas suffisants », le médecin et les deux infirmières présentes l’ont étouffée avec un coussin. Le parquet en a été informé et les faits ont pu être constatés par un médecin légiste avant ses funérailles.
 

En décembre 2021, les médecins avait annoncé à Alexina, originaire d’Oupeye, qu’elle était atteinte d’un cancer incurable et qu’il ne lui restait qu’un an à vivre. Son état s’est dégradé de manière critique en mars 2022. Les deux infirmières qui s’occupaient d’elle à domicile ont alors appelé le médecin de famille pour l’euthanasier.

Mais la procédure ne s’est pas passée « comme prévu » et Alexina a été étouffée sous un coussin. Son compagnon et sa fille se sont constitués partie civile contre le médecin et les deux infirmières.

 

Sources : 7 sur 7 (06/09/2023) ; RTL (06/09/2023)

11 septembre 1758 — Gaspé est réduite en cendres par les Anglais

Le 21 août 1758, James Wolfe reçut l’ordre de se rendre dans la Baie de Gaspé et de tout détruire. Ce sera fait le 11 septembre: désertée de ses habitants, Gaspé est réduite en cendres. Tous les bateaux, entrepôts, filets et poissons séchés furent brûlés par Wolfe et ses hommes.


samedi 9 septembre 2023

Kayla/Kerry Lemieux, l'enseignant aux prothèses mammaires XXXL, suspendu ; les parents soulagés (m à j)

«Kayla» Lemieux, l'enseignant qui se disait être une femme, s'est présentée à l'école habillé en homme et sans ses prothèses mammaires de taille Z, alors qu'on apprend qu'il s'identifie désormais comme un homme et qu'il utilise son vrai nom, "Kerry".

Un garde a escorté "Kayla" Lemieux jusqu'à l'école et on l'a vu sans sa perruque blonde caractéristique et sans ses prothèses mammaires gigantesques qui avaient semé le trouble l'automne dernier.

L'année passée, Lemieux avait proposé comme excuse qu’il était atteint de « gigantomastie » et que ses seins n’étaient pas faux...



 Billet du 8 mars 2023

Kerry « Kayla » Lemieux, l’enseignant prétendument transgenre d’Oakville en Ontario qui paradait dans son école avec des prothèses mammaires massives et un accoutrement impudique, aurait été mis en congé payé.

Kerry Lemieux en classe (à gauche) et dans la rue (à droite) selon le New York Post
 

Une enquête du New York Post a conclu que « l’expression de genre » féminin de Lemieux était incohérente ou non sincère. Lemieux a proposé comme excuse qu’il était atteint de « gigantomastie » et que ses seins n’étaient pas faux.

Comme l’a rapporté le Toronto Sun, « si ces affirmations de Lemieux ne sont pas certifiées par un docteur, il est impossible pour que cet enseignant retourne en classe. »

Ce dernier chapitre de la saga a suscité la colère politique et embarrassé davantage le conseil local scolaire qui a longtemps défendu le comportement outrancier de Kerry Lemieux.

« Cela aurait dû arriver il y a six mois », a déclaré Celina Close, parent d’Oakville, au New York Post jeudi. Al Saplys, dont l’enfant est en 12e année à l’école, partage cet avis. « C’est la bonne chose à faire », a-t-il déclaré. « Je suis heureux qu’il ait été mis en congé administratif. » Le père a ajouté : « Très franchement, c’est une distraction dont personne ne voulait plus et cela aidera à ramener l’école à un niveau de normalité. »

L’école a fait l’objet d’alertes à la bombe incessantes et d’avertissements de violence armée depuis que des images de Lemieux portant des prothèses mammaires gigantesques dans sa salle de classe sont devenues virales l’année dernière.  

Les parents espèrent que les menaces s’atténueront avec l’absence de Lemieux. 

Source

vendredi 8 septembre 2023

Comment l'école prive nos enfants d'instruction

Dans « La Grande Garderie »*, Lisa Kamen-Hirsig (ci-dessous) raconte ses batailles quotidiennes pour accomplir sa mission : transmettre des connaissances à ses élèves. Malgré les consignes de l’Éducation nationale, déterminée à leur épargner les contraintes du par cœur et de la discipline pour rendre l’enseignement « ludique ». Extraits.

ÉDUCATION SEXUELLE

Puisque l’école est considérée comme un domaine régalien en France et qu’elle doit dispenser 36 séances d’éducation sexuelle à chaque élève du CP (6 ans) à la terminale (17/18 ans), l’éducation sexuelle des petits Français devient, de fait, un domaine régalien. Le prétexte tout trouvé est la « lutte contre les inégalités de genre ». Sous couvert de promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons et de lutter contre les violences faites aux femmes, armés de chiffres massues (il y a 75 millions de grossesses non désirées dans le monde, 81 % des femmes ont déjà été harcelées dans un lieu public en France…), on impose à tous les gamins dès le CP de parler de sexe à l’école. Le domaine le plus intime de la vie privée est aujourd’hui entre les mains de l’État.

jeudi 7 septembre 2023

Sondage — Parents sont très favorables au retour de l'autorité, s'opposent à l'éducation sexuelle au primaire

L’édition n° 3 du Baromètre IFOP/SOS Éducation - Les parents notent l’école est sorti. 

Les parents sont très majoritairement favorable à des réformes qui permettent le retour de l'autorité, afin d'enrayer cette baisse du niveau.

Les parents demandent à l’école d’instruire et de protéger pas d’endoctriner ni de mettre en danger. Il faut que cela change!

70% des parents d’élèves de primaire sont contre l’éducation sexuelle à l’école. Les parents attendent de l’École qu’elle instruise dans un cadre protecteur. 

 


Cliquez sur les images ci-dessous pour les agrandir










mercredi 6 septembre 2023

« L'Éducation nationale est gangrénée par l'égalitarisme »

Professeur des écoles, exerçant son métier dans un établissement privé sous contrat, Lisa Kamen-Hirsig tape du poing sur le bureau. Dans un entretien sans fard, elle décrit la dégradation de l’école à laquelle elle a assisté. Elle est aussi l’auteur d’un livre choc contre l'idéologie qui a conduit au naufrage des élèves français dans les classements internationaux.

Lisa Kamen-Hirsig (ci-contre) raconte dans « La Grande Garderie » comment l’école a abandonné sa mission fondamentale : transmettre le savoir.

— Emmanuel Macron a donné des indications sur ce qu’il voulait faire de l’école la semaine dernière dans « Le Point ». Que pensez-vous de ses déclarations ?

Je les ai trouvées floues et souvent contradictoires. Le président emploie une rhétorique très martiale – l’école appartiendrait au « domaine réservé » du président – qui dément sa volonté affichée d’accorder plus d’autonomie aux établissements. Mettre les élèves à genoux en classe, pour reprendre l’exemple qu’il donne en matière de liberté pédagogique, ne me paraît pas relever du régalien ! Il ne dit rien de neuf quand il annonce qu’il veut fabriquer des citoyens respectueux de notre République. Plus urgent, il faut s’attaquer à ces nouvelles religions que sont l’égalitarisme, l’antiracisme, l’écologisme… Ce que l’Éducation nationale appelle désormais les « valeurs républicaines ». Pour atteindre ces objectifs, encore faut-il que l’école dispense le savoir, forme l’intelligence des enfants, les rende libres et responsables. Si elle produit des générations d’analphabètes, rétifs à l’effort et ignorants de leur histoire et de leurs institutions, ils finissent par ne plus rien respecter !

Justement, le président insiste sur l’importance des savoirs fondamentaux…
 
Pourquoi pas mais lesquels ? Quid, par exemple, de cette étude hebdomadaire d’un « grand texte fondamental sur nos valeurs » qu’il a évoqué ? J’attends avec curiosité sa liste ! Je crois au contraire qu’il faut maintenant alléger, et vite, les programmes. Ce retour aux fondamentaux n’est pas, lui non plus, une nouveauté. de nombreux ministres de l’Éducation ont essayé et ont échoué, faute d’avoir pris la mesure des obstacles ! La lâcheté d’une partie des enseignants, qui n’osent plus exiger de leurs élèves un travail digne de ce nom, n’arrange rien. Il faut y ajouter le pouvoir de nuisance des inspecteurs généraux, dont Jean-Pierre Chevènement disait « Quand j’étais ministre de l’Éducation nationale, j’ai tout de suite vu que la moitié était à pendre, et l’autre à fusiller. » tout cela illustre la force d’inertie de la bureaucratie et des multiples « directions » très représentatives du millefeuille administratif français. À l’Éducation nationale, il y a 850 000 professeurs, et en plus 350 000 non-professeurs, un ratio délirant qui n’a pas d’équivalent chez nos voisins. N’oublions pas le pouvoir des syndicats… Quand Jean-Michel Blanquer a voulu réhabiliter la méthode syllabique, nombre d’enseignants ont refusé, se disant dépossédés de leur liberté pédagogique. Ils l’ont même écrit en toute impunité sur les réseaux sociaux, sans crainte d’être sanctionnés. Le problème de l’illettrisme a été pointé dès 1996 dans un rapport que François Bayrou a enterré pour ne pas insulter les instituteurs. Les ministres ont peur des grèves. En fait, les parents ne se rebellent que lorsqu’il n’y a personne devant leurs enfants. Certains montent même des collectifs « Un prof devant chaque classe ». Ils veulent que leurs enfants soient gardés, d’où le titre de mon livre, La Grande Garderie.

L’influence du « pédagogisme » est-elle toujours aussi prégnante ?

Elle subsiste à travers l’héritage des gourous comme Philippe Meirieu ou Jean Foucambert, le promoteur de la méthode globale. M. Foucambert reprochait à l’école de Jules Ferry d’être un instrument aux mains des bourgeois, destiné à « saigner » les classes laborieuses et qui aurait favorisé une philosophie de la réussite individuelle fondée sur le mérite pour écarter la réussite collective. Les pédagogues restent puissants donc nuisibles car la pédagogie se revendique comme une science et, vertu suprême, postule l’égalité intellectuelle des enfants. Il suffirait de les usiner pour les rendre aptes à apprendre !

Certains ministres ont pourtant donné des directives pour simplifier les enseignements dans les quartiers dits « difficiles », pour ne pas « stigmatiser » les enfants issus de milieux modestes. N’est-ce pas là une forme de mépris social ?

Philippe Meirieu, qui reste l’une des éminences grises du ministère, préconisait d’apprendre à lire dans les notices des appareils ménagers parce que c’est ce qui intéresse les masses… Si ça n’est pas du mépris de classe ! On prend les pauvres pour des idiots, incapables de s’intéresser à autre chose qu’à leur quotidien. On cherche à se rapprocher de ce qu’on suppose être leurs préoccupations : on ne leur parle que de leurs difficultés au lieu de leur offrir la mythologie, les contes fondateurs de notre civilisation et la littérature classique ! La culture est vue comme un fétiche qu’il suffirait d’arracher à la classe dominante. On ignore volontairement le cheminement individuel et les efforts qu’il suppose. François Dubet, un autre penseur du ministère, l’homme des IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) et du « socle commun », disait que les contenus du collège devaient être adaptés à « ce que doit savoir le plus faible des élèves quand il en sort »… On croit rêver ! L’Éducation nationale, institution toute-puissante, est gangrenée par le gauchisme et l’égalitarisme. Le plus terrible c’est que lorsqu’on constate l’échec de cette pédagogie catastrophique, au lieu de revenir au savoir et à la didactique, on prétend que c’est parce qu’elle n’a pas été appliquée avec assez de rigueur. Au lieu de s’inspirer des réussites du privé, de libérer l’école du monopole du ministère en ouvrant les écoles libres aux plus modestes par un financement public type chèque scolarité ou défiscalisation, on tente de supprimer le patrimoine culturel des classes dites « favorisées ». C’est le lit de Procuste (1) pédagogique et c’est aussi un signe de mépris social.

Le problème ne se situe-t-il pas aussi à la source, c’est-à-dire dès la formation des profs ?

Si, bien sûr ! Les formations des enseignants consistent essentiellement à leur expliquer qu’ils ne doivent pas imposer leur savoir : ce serait faire violence aux élèves, qui possèdent tout en eux ! Le mode de recrutement et le statut de fonctionnaire des professeurs participent eux aussi à la médiocrité du système. En quoi un concours passé à 20 ou 25 ans garantit-il des compétences et une motivation à vie ? Pourquoi ne pas laisser les collectivités libres de recruter sur contrat des élèves du supérieur, experts dans leur discipline et formés pour l’enseigner ? De nombreux pays le font, parmi lesquels la Finlande [moins récemment] qui squatte le haut des classements Timms (2) et Pisa (3) depuis longtemps… Et bien sûr, un directeur devrait pouvoir licencier un mauvais professeur. Les enseignants, qui sont sur un marché où la demande est supérieure à l’offre, y gagneraient aussi. Ils pourraient négocier leurs salaires et s’affranchir de la carte scolaire.

Emmanuel Macron défend le collège unique, que vous critiquez. Par quoi faudrait-il le remplacer ?

Le collège unique est un échec depuis sa création, en 1975 ! Pourquoi s’échiner à regrouper les enfants par âge, plutôt que par besoins ? On voit bien qu’en sixième, certains lisent couramment alors que d’autres ânonnent ! Fixons des objectifs de fin de troisième, avec un examen pour vérifier qu’ils sont atteints, mais laissons les établissements libres d’essayer ces groupes de niveau.

Vous êtes particulièrement sévère avec les moyens mis en place par Jean-Michel Blanquer pour détecter et combattre le séparatisme. Il ne faudrait rien faire ?

Le dispositif mis en place par Jean-Michel Blanquer revient à donner des coups d’épée dans l’eau. Il ne suffira pas de former les enseignants à la laïcité ou de mettre en place des « carrés régaliens » dans les écoles. Quant à l’interdiction de fait de l’instruction en famille et à l’obligation de scolarisation à 3 ans, elles réduisent les libertés de tous dans l’espoir de sanctionner les contrevenants. On a beaucoup entendu parler du lycée musulman Averroès, dans le Nord, où de nombreuses dérives ont été détectées. Eh bien, il est sous contrat avec l’État. Avant de pister les familles qui ont décidé d’instruire leurs enfants à la maison – et qui sont inspectées également – l’Éducation nationale devrait balayer devant sa porte.

Notes
 
(1) Procuste, brigand de l’Antiquité, étendait les voyageurs sur un lit trop court et leur coupait la partie du corps qui dépassait. 
(2) Timss (Trends in International Mathematics and Science Study) est une étude comparative qui mesure le niveau des connaissances scolaires des élèves de CM1 et de 4e en mathématiques et en sciences. 
(3) Le Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) est un ensemble d’études menées par l’OCDE auprès des jeunes de 15 ans, visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs.

Source : Le Figaro Magazine

mardi 5 septembre 2023

Note de service fuitée montre que Trudeau avait été prévenu que l'immigration aggravait la crise du logement

En juin 2022, le Premier ministre Justin Trudeau a été averti par la secrétaire du cabinet Janice Charette que la politique d’immigration qu’il menait depuis son entrée en fonction en 2015 était l’une des causes de la crise du logement au Canada.

Mme Charette, nommée par M. Trudeau moins d’un mois auparavant, l’a directement rendu responsable de l’escalade des prix de l’immobilier et de la grave pénurie de logements au Canada.

« L’objectif de cette note est de vous fournir un résumé analytique des conclusions du rapport », a écrit M. Charette dans une note confidentielle intitulée Rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) sur la Pénurie d'offres de logement, obtenue par The Counter Signal.

Cette note a été envoyée directement à M. Trudeau.

« Les experts s’accordent à dire que la construction de logements a été insuffisante par rapport à la demande ces dernières années, notamment en raison de l’augmentation de l’immigration depuis 2015. »

La note indique que la pénurie d’offres de logements au Canada est le « facteur clé » de la crise de l’accessibilité et que le rythme de construction de logements ne pourra pas répondre aux besoins d’ici 2030 pour rétablir l’accessibilité.

« La SCHL prévoit que le parc de logements augmentera d’environ 2,3 millions entre 2021 et 2030 et, lorsqu’elle incorpore les facteurs économiques aux facteurs démographiques, elle prévoit que 3,5 millions de logements supplémentaires seront nécessaires au-delà des projections actuelles pour rétablir l’accessibilité. »
 
La note indique que les 223 000 unités construites en 2021 (un chiffre pourtant en nette hausse par rapport à la période pré-Covid) sont inférieures aux 665 000 unités annuelles estimées nécessaires “ce qui serait nettement plus ambitieux” que les 3,5 millions d’unités prévues par le gouvernement fédéral dans son budget pour 2022.

Les besoins totaux de construction s’élèvent à 5,8 millions d’unités.

Les deux tiers du déficit d’offre de logements se situent en Colombie-Britannique et en Ontario.

Mais, malgré ces avertissements, en novembre, M. Trudeau a annoncé ses objectifs en matière d’immigration pour la période 2023-2025, ils augmenteraient à 465 000 en 2023, 485 000 en 2024 et 500 000 en 2025.







La vérité souvent ignorée sur les « tombes anonymes d’enfants indigènes disparus »

Une chronique de Conrad Black parue dans le National Post sur ce sujet délicat.

Un mémorial à l’extérieur de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, en Colombie-Britannique.

C’est à contrecœur que je reviens sur les questions autochtones, pour m’attaquer directement au discours pieux et compulsif du gouvernement fédéral sur ce que l’on appelle communément et fallacieusement la « réconciliation ». Pratiquement tout le monde s’accorde à dire que les Premières Nations du Canada ont de nombreux griefs légitimes et souhaite que justice leur soit rendue. Pour y parvenir, nous devons non seulement élaborer une politique radicalement nouvelle, mais aussi réparer les injustices que nous nous sommes infligées à nous-mêmes. La controverse sur les « tombes anonymes d’enfants disparus » s’est calmée, probablement parce que ses propagateurs ont refusé d’utiliser l’argent qui a été alloué pour établir si de telles tombes existent. Cette controverse s’est transformée si rapidement en accusations choquantes, diffusées et répétées dans le monde entier, qu’une pause nous permet de les passer brièvement en revue, sans hyperbole.

Comme l'a expliqué Tom Flanagan, éminent politologue conservateur de l'Alberta, dans un article paru en juin 2022 dans Unherd, le 27 mai 2021, la Première nation Tkʼemlúps te Secwépemc, en Colombie-Britannique, annonça qu'un sondage au géoradar (GPR) avait permis de retrouver "les restes de 215 enfants qui étaient des élèves du pensionnat indien de Kamloops". Son chef affirmait que « ces enfants disparus sont des morts non documentées ». L’anthropologue qui a mené la recherche GPR a par la suite averti que des fouilles seraient nécessaires pour s’assurer que ce qui avait été trouvé était bien des sépultures. Au moment où cette mise en garde, passée inaperçue, fut prononcée, une tempête de dénigrement de masse proche de l’hystérie avait déjà déferlé sur tout le pays et le Canada était plongé dans un tourbillon d’autodénigrement et d’opprobre international.

D’autres Premières Nations qui avaient accueilli des pensionnats ont rapidement vu le potentiel de ce type d’accusation, ont effectué leurs propres relevés géoradiodésiques et ont annoncé des révélations similaires. Le 30 mai 2021, le Premier ministre Justin Trudeau a pris la tête de ce mouvement naissant d’autoflagellation nationale en ordonnant que tous les drapeaux canadiens du gouvernement fédéral soient mis en berne jusqu’à nouvel ordre, en reconnaissance des « 215 enfants dont la vie a été enlevée au pensionnat de Kamloops ».

Ainsi, sans aucune preuve, il a utilisé la possibilité de sépultures non vérifiées de personnes non identifiées pour dépeindre le Canada comme ayant été un charnier d’enfants autochtones assassinés et enterrés en secret. Là encore, aucun élément de preuve n’est venu étayer cette allégation. Les drapeaux restèrent en berne pendant près de six mois, à la stupéfaction des personnes passant devant les ambassades et les consulats du Canada dans le monde entier.

En juin 2021, l’escalade se poursuivit avec l’annonce par la Première nation de Cowessess, en Saskatchewan, de la découverte de 751 tombes anonymes près du site de son ancien pensionnat. Le 18 octobre 2021, M. Trudeau assiste à une cérémonie commémorative pour les « enfants disparus » à Kamloops, en Colombie-Britannique, et est agressé verbalement par certains Autochtones présents. À cette époque, 68 églises, principalement catholiques, dont beaucoup étaient des églises paroissiales autochtones, ont été vandalisées et plusieurs ont été incendiées en représailles apparentes pour les « enfants assassinés ». La réaction du public a été minime. Comme l’a fait remarquer Flanagan, on pourrait « imaginer l’indignation si 68 synagogues ou mosquées avaient été vandalisées et incendiées ». La campagne du gouvernement canadien visant à plonger le pays dans une autophobie injustifiée sous les yeux ébahis du monde entier a atteint une nouvelle profondeur, comme en témoigne le commentaire du New York Times du 28 mai 2021 : « Pendant des décennies, la plupart des enfants indigènes du Canada ont été arrachés à leur famille et placés de force dans des pensionnats. Un grand nombre d’entre eux ne sont jamais rentrés chez eux, leurs familles n’ayant reçu que de vagues explications, voire aucune ». La découverte de ces supposées tombes à Kamloops a été choisie par les rédacteurs en chef des journaux canadiens comme le fait divers de l’année et la photo de presse mondiale de l’année était celle de robes rouges accrochées à des croix avec un arc-en-ciel en arrière-plan, dont il a été utilement expliqué qu’il s’agissait d’une commémoration des enfants victimes du système des pensionnats indiens.

En dehors de Flanagan et de quelques autres (dont je fais partie), peu de voix se sont élevées pour souligner qu’en fait, aucun ensemble de tombes non marquées n’a été découvert au Canada ; que des centaines de perturbations du sol ont été détectées, mais qu’en dépit de l’octroi généreux de fonds publics pour mener les enquêtes médico-légales nécessaires, on ignore si l’une d’entre elles est une sépulture humaine et plus encore une sépulture d’enfant.
 
On ignore presque totalement qu’une grande partie des recherches RPG ont été menées dans des cimetières communautaires ne se limitant pas aux populations autochtones et situés à proximité des sites des pensionnats, et que les tombes étaient souvent marquées par de simples croix de bois qui n’auraient pas pu survivre longtemps au climat canadien. Il est possible que des milliers de tombes d’autochtones de tous âges soient désormais dépourvues de toute inscription.

Le New York Post a publié un article fort lu sur l’absence de sépultures deux ans après l’hystérie médiatique entourant ce dossier. On voit une statue d’Egerton Ryerson, l’architecte des pensionnats canadiens, vandalisée à la suite d’allégations concernant la découverte de fosses communes il y a 2 ans. Les vandales ont écrit « déterrez-les » mais, malgré des fonds importants mis à disposition par le fédéral, aucune tribu indienne n’a déterré les restes de quiconque.

Il n’y a pas plus d’« enfants disparus ». Comme le montre Flanagan, il s’agit d’une invention de la Commission vérité et réconciliation, dont certains membres ont pris l’habitude de prétendre que des milliers d’enfants envoyés dans des pensionnats avaient disparu. Au XIXe siècle, de nombreux enfants sont morts de la tuberculose dans l’ensemble de la société [chez les Amérindiens comme parmi les enfants européens], mais tous ces décès ont été enregistrés et les familles ont évidemment été informées ; aucune enquête sur la disparition d’enfants indigènes n’a jamais été déposée auprès de la police ou d’autres autorités. Les élèves des pensionnats indiens ont été méticuleusement recensés, en partie pour calculer la subvention par habitant versée par le ministère des Affaires indiennes aux écoles.

On prétend que 150 000 élèves ont été « forcés » de fréquenter les pensionnats et de nombreuses descriptions déchirantes ont été faites de ces enfants arrachés aux bras de leurs parents, en particulier le célèbre tableau de l’artiste cri Kent Monkman montrant des missionnaires et des policiers à cheval arrachant des enfants indigènes à leur mère, mais il s’agit d’une pure fiction.
 
Comme l’écrit Flanagan, il s’agit d’un « songe fébrile et imaginaire ». La scolarisation des enfants indigènes n’a été rendue obligatoire qu’en 1920, pour la même raison que cette règle a été appliquée à tous les autres enfants. La majorité des écoliers indigènes fréquentaient des externats, et ceux qui allaient dans des pensionnats ne le faisaient qu’après avoir signé un formulaire de demande d’inscription par un parent ou un tuteur. Un grand nombre de ces formulaires de demande sont accessibles au public grâce aux archives gouvernementales, et ont été ostensiblement ignorés par ceux qui les trouvent gênants pour leur fabrication zélée de mythes. C’est de ce farrago indigeste d’absurdités malveillantes qu’ont surgi ces accusations calomnieuses d’un génocide perpétré à l’encontre des Premières Nations.

Outre les quelque 4,7 milliards de dollars de réparations aux Premières Nations [pour les pensionnats autochtones], les récents budgets fédéraux ont consacré des centaines de millions de dollars pour « remédier à l’héritage honteux des pensionnats ».

Encore une fois, les pensionnats ont sans aucun doute infligé de nombreux épisodes de mauvais traitements. Mais leur objectif était de sortir les enfants autochtones de la pauvreté et de l’analphabétisme et de les lancer de manière prometteuse dans la vie adulte. Toute cette controverse est un scandale, un gâchis et une fraude. Les fausses accusations de génocide ne favorisent pas la « réconciliation ». La performance de Justin Trudeau a été honteuse ; il a déshonoré le Canada.

[Le gouvernement fédéral du Canada et un groupe d’autochtones ont conclu, au début du mois d’avril 2023, un autre accord d’un montant total de 23,34 milliards de dollars canadiens afin de « dédommager les enfants et les familles des Premières Nations pour les préjudices causés pendant des décennies par un système d’aide sociale discriminatoire ». L’accord concerne environ 300 000 enfants, jeunes et familles des Premières Nations.]

Voir aussi

Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l’islamophobie (m à j)

La découverte de tombes d’enfants à Kamloops demande une enquête rigoureuse et non des conclusions trop hâtives et partiales 

Le gouvernement canadien, responsable des conditions des pensionnats amérindiens comme celui de Kamloops  

Ce qu’on ne dit jamais : certains Autochtones ont grandement apprécié leur pensionnat

[m à j 2022] : Le plus gros bobard ? Un an plus tard, toujours aucune preuve de nouvelles tombes anonymes dans les anciens pensionnats indiens… 

Quillette : « Au Canada, demander des preuves est désormais considéré comme du “négationnisme” »

Pensionnats — Quels enfants disparus ?

Le ministre de l'Éducation français, Gabriel Attal à 9 ans, en 1998. Il est alors élève à l'École alsacienne, une école privée sélective

Voir aussi

France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants... (vidéo)

France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »

« Dans l'école française, la réussite des uns se mesure par l'échec des autres »